dimanche, 17 janvier 2010
Enfin d'accord avec Jospin !
J'ai entendu avec sympathie sur Canal + tout à l'heure les propos de Lionel Jospin à l'égard de Mrs Robinson : il a su dire avec élégance d'abord qu'une femme pouvait être belle à 60 ans, ensuite qu'elle avait tout autant le droit d'avoir une relation avec un jeune homme, qu'un homme âgé et riche avec une jeune fille !
19:05 Publié dans Emotions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jospin
Pour un contrôle de constitutionnalité à l'abri de tout soupçon
Après la polémique sur l’entretien paru dans Le Monde daté du 13 janvier dernier (voir les propos exacts que j’ai tenus), il me semble pertinent de rouvrir ce blog pour éclairer ce que j’ai voulu dire. J’ai toujours soutenu la nécessité du contrôle de constitutionnalité, et voté les réformes qui élargissaient son champ (saisine parlementaire puis depuis la dernière révision constitutionnelle de 2008, saisine par le justiciable qui doit encore faire l’objet d’une loi organique, très prochainement je l’espère). Il s’agit d’un vrai débat de fond qui ne me semble ni politicien ni médiocre.
1) A-t-on le droit de commenter ou de critiquer les décisions du Conseil constitutionnel ?
C’est une opinion souvent répandue qu’on ne devrait pas commenter les décisions de justice. Il suffit de rappeler que le droit est par nature le commentaire des décisions de justice et que c’est bien souvent de cette manière qu’il évolue et progresse.
Pourquoi, dans notre société démocratique de transparence et de débats, une assemblée de personnes nommées serait-elle seule à pouvoir échapper à toute critique ? Aujourd’hui, le Pape lui-même est soumis à une critique, parfois virulente…
Devrait-on, au moins, s’abstenir quand on est membre du gouvernement ?
J’ai regretté que l’examen par le Conseil constitutionnel ne soit pas réellement contradictoire : le gouvernement ne pourrait donc ni pendant l’instance, ni même après, faire le moindre commentaire aux reproches qui lui ont été faits. Il ne lui reste qu’à obéir sans mot dire, après un « jugement » pour lequel il n’y a, et je le conçois, pas d’appel ?
Tout un chacun peut approuver la décision et l’utiliser à des fins polémiques, le gouvernement, seul, n’aurait pas le droit de donner son avis ? L’éloge de tous les thuriféraires est sans valeur puisque la critique n’est pas permise.
2) Le Conseil constitutionnel a, par construction, une relation forte avec l’univers politique, ce qui donne irrésistiblement une coloration à ses décisions.
D’abord, comme chacun le sait, tous ses membres ont été nommés par une autorité politique. A l’origine, ils pouvaient même conserver un mandat politique. Dorénavant, grâce à la réforme voulue par le Président de la République, les membres pressentis devront passer l’épreuve d’une audition avec droit de veto devant une commission parlementaire, ce qui devrait garantir leur compétence juridique.
Les anciens Présidents de la République, qui ont exercé une si forte empreinte dans notre vie politique y siègent de droit et à vie. Parfois même aux côtés de membres ou du Président qu’ils ont nommés.
Il faut croire sur parole les bons esprits qui pensent que tous les membres du Conseil sont dégagés de toute mémoire, gratitude ou rancune. On me dit que le modèle est Thomas Beckett qui après avoir été le compagnon du roi d’Angleterre en a été le plus vigilant censeur au point d’être canonisé après son assassinat ! C’est un modèle bien exigeant pour s’appliquer à tant de gens.
J’avais observé dans mon interview que deux Présidents de la République avaient nommé le Président du Conseil Constitutionnel chargé de juger de la validité de leur réélection. Sans mettre en cause les personnes, le fait de nommer ses juges pose une question de principe ; même si ce cas de figure est devenu plus aléatoire avec la réforme du quinquennat, la question continue de se poser. Personne n’a même consenti à en parler !
3) Faut-il déplorer l’insuffisance du débat contradictoire dans l’examen constitutionnel d’un texte de loi ?
J’avais, en particulier, demandé que les parlementaires rapporteurs du texte et le ministre qui avait soutenu le projet de loi, soient entendus. J’avais également précisé que le Conseil Constitutionnel pourrait être éclairé par des experts, quand il y a des aspects techniques.
Guy Carcassonne me répond, sur Europe 1 ce samedi, que le Conseil Constitutionnel le fait déjà « dans la discrétion » en ajoutant que le secrétaire général du Gouvernement « fait part des motivations ». Soulignons que ces auditions éventuelles ne sont ni la règle, ni publiques, ni contradictoires.
Malheureusement les bonnes intentions ne suffisent pas, le droit est constitué de garanties matérialisées par des écrits. Sur ce point, il n’y en a aucun et la preuve en est que les visas des décisions ne portent la mention d’aucune audition. Il est vrai que le Conseil Constitutionnel n’a eu pour la loi de finances 2010 que 7 jours pour rendre sa décision (recours déposé le 22 décembre, décision rendue le 29 décembre 2009) et que le champ à examiner était si vaste qu’il n’a consacré à la taxe carbone que 7 considérants sur 112 (de 77 à 83) (3).
Qu’on me permette de penser que les obligations procédurales seraient plus sûres que la bonne volonté des juges !
Cela est si vrai que le législateur a prévu, et je m’en félicite, pour la question préalable de constitutionnalité récemment instituée, que le citoyen pourrait bénéficier d’une procédure publique et contradictoire. Guy Carcassonne trouve d’ailleurs cela très bien pour le citoyen : mais inutile pour le Gouvernement ou le Parlement ?
4) La montée des pouvoirs du Conseil Constitutionnel
Alors que l’article 44 de la Constitution, alinéa 1 dispose : « les membres du parlement et le gouvernement ont le droit d’amendement », ni cet article, ni l’article 39 parfois invoqué, ne contiennent la moindre restriction à ce droit d’amendement, depuis 2006 le Conseil constitutionnel annule systématiquement et sans même être saisi, les amendements dont il estime qu’ils sont sans lien avec le texte de loi en discussion et qu’on appelle des « cavaliers ».
Certains pensent que cela améliore la cohérence des textes, ce qui se discute, mais c’est seulement après 48 ans et sans disposition constitutionnelle nouvelle, que le Conseil constitutionnel s’est emparé de ce nouveau pouvoir. Il interprète de plus en plus extensivement l’absence prétendue de lien avec le texte, et j’avais donné dans mon interview l’exemple du classement des vins de Bordeaux.
Je crois, pour ma part, que le droit d’amendement est une disposition fondamentale de notre démocratie et qu’on ne saurait y toucher sans un texte formel.
Je le redis, ce débat est important pour notre vie publique et pour le respect de notre Constitution, il n’est ni partisan ni médiocre.
18:55 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil constitutionnel, taxe carbone, guy carcassonne, philippe bilger
dimanche, 26 avril 2009
Continental : contre le cynisme
La direction du groupe allemand Continental ne veut pas seulement se débarrasser du site de Clairoix : elle veut le supprimer purement et simplement, même si cela lui coût plus cher qu’une cession. Car elle veut réduire la capacité de production du marché et s’éviter la possibilité d’un concurrent. Son intention est de développer sa production en Roumanie où les charges salariales sont moins coûteuses.
Or le personnel de Continental-Clairoix a un vrai savoir-faire et produit des biens de qualité dans un marché qui offre un potentiel. J’ai rencontré un repreneur éventuel (le Groupe MAG) qui veut s’investir dans cette industrie en France, à Clairoix, car il est intéressé par le professionnalisme du personnel.
Sans être fabricant, il est le distributeur de pneus le plus important du Moyen-Orient. Je ne me porte pas garant, mais sa proposition mérite d’être étudiée.
Il ne faut pas donner de faux espoirs, mais il ne faut pas manquer une occasion non plus.
La direction de Continental a d’abord déclaré qu’ils n’avaient pas connaissance de ce repreneur éventuel mais, dans le même temps, ils se sont rendus à Dubaï pour tenter de dissuader le groupe MAG de poursuivre son offre, en lui proposant une association sur d’autres sites de production, hors de France !
Ce cynisme vis-à-vis de leurs propres salariés rappelle les plus mauvais excès du capitalisme qui traite l’homme uniquement comme une force de production, tout en refusant la concurrence et la liberté.
Mon action en tant que Ministre de la Relance vise d’abord à préserver l’emploi. Dans cette affaire, rien n’est gagné, mais l’attractivité du territoire français et la qualité de sa main d’œuvre sont réelles et permettent une étude sérieuse d’une reprise du site : début mai, le groupe MAG doit venir en France, Continental doit permettre cette étude et laisser visiter son usine, ce qu’ils refusent aujourd’hui, je me bats pour cela.
Il ne faut pas ajouter la violence sociale, par désespoir ou par calcul, à la violence de la crise : elle est contre-productive car peut dissuader d’éventuels acquéreurs. Au contraire, rassemblons tous les atouts pour maintenir en France une production industrielle de qualité, concurrentielle et qui réponde durablement aux attentes du marché.
15:22 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : continental, clairoix, relance, emploi, groupe mag
lundi, 16 février 2009
"Coordonner les plans de relance en Europe"
Journée spéciale consacrée à la crise aujourd'hui sur France Info. A cette oocasion, le ministre de la Relance, Patrick Devedjian était l'invité de Raphaëlle Duchemin ce matin. Voir la vidéo
23:04 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 03 février 2009
L'invité de France-Inter

"Le plan de relance au 1000 projets"
"Invité ce matin : Patrick Devedjian, Ministre chargé de la mise en oeuvre du plan de relance"
17:10 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 31 janvier 2009
Plan de relance : c'est parti
09:04 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 25 janvier 2009
La relance est une priorité !
J'ai décidé de suspendre mon blog, n'ayant vraiment plus le temps de le consulter et de l'animer.
Certains en profitent pour y mettre des posts injurieux, ce qui est franchement regrettable pour le débat.
Je vous invite à suivre mon action sur le site de la relance (encore en cours de construction, mais c'est un début !).
Dès que j'aurai retrouvé un peu de disponibilité, je reprendrais nos discussions.
Merci à tous et à bientôt.
20:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 23 janvier 2009
Le contre-plan de relance socialiste : un goût de déjà vu
15:12 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
lundi, 19 janvier 2009
A quoi sert le ministre de la relance ?
14:37 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note | Tags : relance, plan de relance, budget
dimanche, 11 janvier 2009
Invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI
Je serai à 18 h 30 ce dimanche l'invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI
15:42 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (74) | Envoyer cette note
dimanche, 04 janvier 2009
Passages media
Je serai demain matin l’invité politique face à laurent Bazin à 08H30 (rediffusion à 09H30) sur I-Télé
j'étais ce lundi matin l'invité de la Matinale de Canal + (voir l'émission)
19:39 Publié dans Rendez-vous | Lien permanent | Commentaires (53) | Envoyer cette note
Un moment de réflexion
Quelques heures de liberté ce week-end m’ont permis de lire dans le dernier numéro de Commentaire (voir le sommaire complet) plusieurs articles très intéressants sur la crise, notamment celui de Nouriel Roubini.
C’est d’abord une excellente explication de la crise par quelqu’un qui l’avait prévue (ce qui est rare !) et qui, dès le printemps 2008, demandait une réforme de la régulation financière aux Etats-Unis en 10 points très précis (toujours d’actualité !). Il indique les principales actions politiques à entreprendre aujourd’hui.
Je ne vais pas le plagier, mais lisez-le, c’est passionnant, de même que les points de vue de Georges de Ménil, d’Antoine Jeancourt-Galignani, Javier Suarez ou Nicolas Véron.
19:31 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : crise, roubini









Patrick Devedjian : "
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