lundi, 13 juin 2005

La libération de Florence Aubenas est une joie !

13 juin 2005

Cette joie est d’autant plus profonde et partagée qu’elle était espérée par tous grâce à ses amis qui ont su avec courage et conviction tout faire pour qu’elle ne soit pas oubliée.
Cette libération représente aussi un soulagement pour notre politique qui, inévitablement, en était entravée.

Comment, à l’avenir, trouver les moyens pour que de tels actes ne puissent se renouveler et se développer comme une industrie prospère, dont la dimension inquiète et nous interroge nécessairement sur les contreparties ?
Je me pose aussi la question de l’effet de la médiatisation de la prise d’otage. Moi qui suis si sensible à la médiatisation de la reconnaissance du génocide arménien, comment puis-je douter de l’effet qu’elle produit face à une injustice criante et urgente ? Pourtant, bien qu’elle soit un indiscutable soutien psychologique pour les victimes, je me demande si elle ne fait pas monter les enchères : cet enlèvement a succédé de quelques jours à la libération des otages précédents… Bagdad donne le sentiment d’un grand marché aux esclaves.
Ce qui conduit à s’interroger sur l’impuissance des forces américaines présentes...

Faut-il continuer à envoyer des journalistes dans de telles conditions de risques ?
Je crois que oui, même si je le dis comme quelqu’un qui, lui, ne risque rien à donner de tels conseils. Bien entendu il y a certainement des précautions à prendre et des risques à soupeser. Mais c’est bien ce qu’attendent ceux qui emploient de telles méthodes : être à l’abri de la vue de leurs crimes. La médiatisation du crime est aussi un moyen de le combattre. C’est la noblesse du métier de journaliste qui est là en jeu : soutenons-la.

Quand il y a des journalistes et des avocats, la démocratie et les droits de l'homme peuvent progresser !

Commentaires

J'ai lu une réaction de Pierre Lellouche, qui détonnait un peu et, dans le fond, je suis assez d'accord. Même si lorsqu'il dit que la France a été humiliée, je trouve cela excessif.

Oui, bien sûr, il faut se réjouir de la libération de Florence Aubenas. Mais va-t-on continuer à jouer ainsi au chat et à la souris ? On enlève nos ressortissants, nos journalistes, on les entrave, on les séquestre dans une cave, et, pour un peu, nous serions reconnaissants aux ravisseurs de ne pas les avoir décapités ? C'est du syndrôme de Stockholm (orthographe ?) puissance nationale, tout de même.

J'imagine que c'est la prudence qui empêche nos responsables de condamner plus fermement ces prises d'otages... Mais tout de même. Seront-ils un jour punis ?

Ecrit par : KoZ | mercredi, 22 juin 2005

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Ecrit par : chesney | samedi, 19 novembre 2005

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