mardi, 28 juin 2005

Libéral contre social ?

Merci à Raphaël, Helder et Jean, lecteurs assidus du blog de Roxane Decorte de leurs commentaires, et merci à Roxane d'avoir fait connaître mon blog !
Pourquoi toujours opposer libéral et social ?
Notre ambition c'est justement de concilier la liberté (qu'est-ce que c'est qu'une vie d'homme et une société sans liberté ?) et la solidarité (sinon c'est la liberté du renard dans le poulailler !), non ?

Trackbacks

Le blog de Patrick Devedjian

Il faut rendre à César ce qui est à César, n'est ce pas Roxane? C'est bien moi qui ait révélé à Roxane l'existence de votre blog cher Patrick :)

Trackback par : autremonde | mardi, 28 juin 2005

Commentaires

Monsieur le Ministre, Cher Patrick,

Je suis complètement d'accord :notre belle ambition est de concilier liberté et solidarité. L'Etat doit permettre à chacun d'être debout et à l'ascenseur social de fonctionner. Or, celui-ci est en panne...
Notre pays traverse une crise majeure, Il est complètement fracturé. J'ai vraiment le sentiment que les leçons du 21 avril n'ont pas été tirées. Or, s'il y avait eu un candidat de plus à droite au hasard Charles Pasqua en 2002, nous aurions pu avoir un second tour Lepen Jospin, ce qui signifie humilité de notre part et nécessité de restaurer la confiance de toute urgence avec les Français. Je pensais qu'on ne pourrait plus faire de la politique comme avant après le 21 avril. Force est de constater la donne n'a pas changé.
Par ailleurs, je m'interroge sur notre politique économique pourquoi ne pas avoir privilégié une baisse importante des charges pour les entreprises? Les PME PMI qui créent le plus d'emplois l'attendent.
Merci pour ton commentaire sur mon blog.

Écrit par : Roxane | mardi, 28 juin 2005

Pourquoi cette impression de bla-bla ? Aucun pays n'a réussi à accorder libéralisme et socialisme. Il faut choisir. Notre nouveau modèle serait-il la Chine ?

Bon, sinon, de manière plus pragmatique, imposez à Sarko l'idée d'une candidature Debré (Bernard) à Paris. Les cinq zozos pour nous faire patienter et ne pas se les aliéner jusqu'à la présidentielle, ça ne trompe personne.

Il ne fonde son parcours, ses idées, que sur le volontarisme. Qu'il applique cette manière de faire à Paris. Les cinq prétendants, enfin quatre et demi parce que Roméro, sincèrement, n'exagérons rien non plus, ont tous plus ou moins partie dans la défaite historique de la droite parisienne. Résultat = dehors !

Écrit par : Raphaël | mardi, 28 juin 2005

Sans être un spécialiste sur les questions du "libéral" et du "social", au lendemain du référendum, on nous a présenté les deux modèles qui obtiennent les meilleurs résultats: la Grande-Bretagne et le Danemark.

Ces deux pays sont plus libérales que le nôtre mais ils ont chacun un modèle différent.
La France doit faire évoluer son propre modèle mais sans chercher à tout casser.

Un exemple concret:

Si un gouvernement propose de baisser les charges patronales pour que les entreprises embauchent, je suis d'accord.

Mais si finalement il n'y a aucun effet, est-ce normal de baisser à nouveau les charges patronales?

Peut-être...mais on est en droit de se poser la question sur l'utilité de reconduire une mesure qui n'a donné presqu'aucun résultat la première fois.

Écrit par : Helder | mardi, 28 juin 2005

Cher Patrick,
pourquoi t'as une tronche de canne sur la photo ? Tu devrais la faire retoucher,mon p'tit Mickey

Écrit par : roland Roland | mardi, 28 juin 2005

Bravo Roland pour ton site et surtout pour les citations en page d'accueil, ça situe bien le personnage ... :-))

Écrit par : KoZ | mercredi, 29 juin 2005

Roland Roland : Je crois que le délit de facies est une mauvaise argumentation politique, qu'elle considère mon pote marocain, mon voisin handicapé ou un personnage politique.
Celà dit, l'humour de ton site me fait bien rire.

Écrit par : nOOn | mercredi, 29 juin 2005

Patrick,

Vive le libéralisme, nous sommes d'accord. Ce n'est pas un gros mot, c'est juste le meilleur des systèmes - voire le moins mauvais - qui doit être expliqué aux Français, sans démagogie ni fanatisme.

Le premier point, préambule à tout, est de rappeler aux Français que ce sont eux qui sont maîtres de leur vie. Les travailleurs travaillent, les commerçants commercent et le gouvernement gouverne, c'est-à-dire facilite la vie de tous ces gens, ce qui n'est pas le plus simple. Le jour où nos élus arrêteront de vouloir guérir les écrouelles et résoudre le chômage par impostion des mains, nous aurons déja fait un grand pas en avant. Il est temps, nous sommes au bord du précipice...

Je suis de droite. Je suis libéral. Je suis attaché à l'Etat de Droit. Je ne supporte plus Chirac ni Villepin. J'aime bien Sarko, il est enthousiasmant et tonique, mais il conserve ce défaut insupportable: il veut résoudre les problèmes des Français. Ce n'est pas son rôle, il est juste leader, c'est le nôtre (nous, les Français). Je rêve de l'entendre déclarer "Mr Mazerolle, si je suis élu, ne comptez pas sur moi pour résoudre le chômage / l'insécurité / la crise politique. Je ne serai que le président".

Écrit par : Pierre | jeudi, 30 juin 2005

> Pierre

"Mr Mazerolle, si je suis élu, ne comptez pas sur moi pour résoudre le chômage / l'insécurité / la crise politique. Je ne serai que le président"

C' est exactement ce qu'aurait pu vous dire Chirac en 1995...

Il n'est que président et ça fait longtemps que l'on ne compte plus sur lui pour résoudre le chômage / l'insécurité / la crise politique.

Mais la Chiraquie prenant l'eau vous faites comme les rats...vous quittez le navire!

Chiraquiste hier, sarkozyste aujourd'hui, et demain?

Pierre, j'espère que demain vous serez helderiste!

;-)

Écrit par : Helder | jeudi, 30 juin 2005

" Pourquoi cette impression de bla-bla ? Aucun pays n'a réussi à accorder libéralisme et socialisme. Il faut choisir. Notre nouveau modèle serait-il la Chine ? "

On voit que vous n'y connaissez rien. La Chine sur le plan économique repose sur un capitalisme d'Etat, le secteur privé ne représente que 1 % de toute l'économie chinoise. Par ailleurs, ce modèle va bientôt imploser à cause de problèmes notamment au niveau du secteur bancaire.

" La France doit faire évoluer son propre modèle mais sans chercher à tout casser. Un exemple concret: Si un gouvernement propose de baisser les charges patronales pour que les entreprises embauchent, je suis d'accord.
Mais si finalement il n'y a aucun effet, est-ce normal de baisser à nouveau les charges patronales? "

Pourquoi voulez-vous que cela n'ait aucun effet ? Allez donc aux USA avant de tenir ce genre de propos, où les salaires sont deux fois plus élevés toutes professions confondues et où le coût de la vie est deux fois moindre. Je le sais, je m'y suis rendu plusieurs fois ! Aux USA, les pauvres gagnent beaucoup plus qu'en France et la plupart d'entre eux rejoignent la classe moyenne où les plus fortunés. En France, à part le Loto, c'est pas possible.
Mais surtout aux USA, les personnes de plus de 50 ans peuvent travailler. En France, quand vous êtes virés, c'est foutu. Là-bas, on vous réembauche.

Écrit par : Nicolas Lobin | jeudi, 30 juin 2005

Le pays est en train de crever de trop de "social", trop de sécu, trop de cotisations antisociales, trop de taxes, trop de collectivisme, trop de poliiticiens qui se mêlent de régir la vie des autres !!
Le renard dans le poulailler : oui, c'est l'Etat !

Écrit par : Laure | jeudi, 30 juin 2005

Quittons la sécu, c'est la seule solution :
http://quitter_la_secu.blogspot.com/

Écrit par : Laure | jeudi, 30 juin 2005

Cher Nicolas Lobin,

J'ai une question et j'espère que vous pourrez éclairer mon ignorance.

En Grande-Bretagne, 79% des employés de l'hôtellerie, 60% des ouvriers du bâtiment et 54% des travailleurs de la vente au détail ne cotisent pas ou à peine.

Quelle vieillesse pour ces "actifs"?

Un autre point intéressant:

Si l'on tient compte des statistiques du Bureau international du travail (BIT), le taux de chômage des britanniques est de 9,4% (en février 2005).


Continuons cher Nicolas...

En France, ces 3 dernières années avec Raffarin, la dette a augmenté de 10 points! 67 % du PIB!
Raffarin a baissé les impôts des plus aisés, sans que ça crée un seul emploi.

Prouvez moi le contraire cher Nicolas.


La baisse de l'impôt sur le revenu a atteint 43 milliards d'euros.
En échange, pas d'investissements, pas d'emplois.

Prouvez moi le contraire cher Nicolas.


Les éxonérations de charges sociales aux entreprises ont atteint 51 milliards d'euros.
Pas un seul emploi créé en échange.

Prouvez moi le contraire cher Nicolas.


Maintenant j'espère que vous pouvez comprendre ma première question:

"Mais si finalement il n'y a aucun effet, est-ce normal de baisser à nouveau les charges patronales?"


Cher Nicolas, je compte sur vous pour éclairer mon ignorance.

Cordialement,

Helder

P.S. Pour information, tout est relatif...même la pauvreté.

Écrit par : Helder | jeudi, 30 juin 2005

Chère Laure,

Evitons les commentaires trop caricaturaux...on dirait certains hommes politiques...aussi bien de Droite que de Gauche.

Je suis désolé mais même si je ne suis pas sarkozyste, j'assume ce que je dis comme Sarkozy!

Écrit par : Helder | jeudi, 30 juin 2005

cher Helder,
comme partout, les leaders arrivent et puis partent, on ne peut demander à Zidane d'être le meilleur du monde pendant encore 10ans, il en est de même pour Chirac, l'homme se fait vieux, et certaines de ses idées sont démodées, il faut faire place aux jeunes mais attendons qu'il ai fini son mandat car ne l'oublions pas dans un contexte internationale tendu, il reste le meilleur pour véhiculé des valeurs de paix et de tolérance et pour garantir les intérêts français à l'echellon internationnale, il a je vous le rappelle su faire front aux Etats Unis, et pour ça il fallait en avoir une sacré paire...Et puis, si vous n'êtes pas content il fallait voté le Pen au deuxième tour de la présidentielle...

Écrit par : adrien | mardi, 05 juillet 2005

> Adrien

"Et puis, si vous n'êtes pas content il fallait voté le Pen au deuxième tour de la présidentielle..."

Cher Adrien,

Chirac, en politique, n'a jamais été l'équivalent de Zidane en football.

Mais il est toujours intéressant de constater que lorsque l'on est à court d'arguments comme vous, on sort Le Pen de son placard...

Pour information, j'ai voté deux fois pour Chirac en 1995 et une fois en 2002 (je n'ai pas voté le 21 avril 2002) mais on ne m'y reprendra plus à voter pour un candidat de droite aux présidentielles.

Écrit par : Helder | mardi, 05 juillet 2005

Ce quil fallait comprendre par l'exemple de Zidane c'est l'exemple d'un chef de file, un leader derrière qui se ranger, et il en faut.
Mais cher Helder, ce que je déplore chez vous c'est le fait que vous venez de sortir les choses de leur contexte, je parlais de symbole pas quil était l' équivalent de Zidane en foot.
Concernant l'argument Le Pen, je ne suis pas à court d'arguments, loin de là, mais vous critiquez, vous ne faites que ça, proposez des solutions, faites ce que ne sait pas faire le PS: proposer au lieux de critiquer.

Écrit par : adrien | mardi, 05 juillet 2005

Je ne critique pas: je constate!

Je vous renvois au post de Mr Devedjian et à mon 1er commentaire...à partir de là un certain Nicolas à commencer à critiquer une partie de mon commentaire d'où ma réponse...que vous critiquez...etc...

Le problème c'est qu'en 2002, la droite pouvait toujours mettre les problèmes rencontrés sur le dos de la gauche.

Mais en 2005, si l'on fait un bilan des 3 dernières années, ce n'est pas brillant.

Le meilleur Premier Ministre de Chirac fut Lionel Jospin...

Écrit par : Helder | mercredi, 06 juillet 2005

Le bilan n'est pas brillant ? Certes bon nombre de choses vont mal, mais des reforme de fond ont ete realiser. La politique ce s'est pas que la gestion du quotidien, c'est aussi preparer l'avenir et assumer le passer, meme lorsque l'on en est pas responsable !
La legislature dure 5 ans, on fera le bilan a la fin si vous voulez bien...

Écrit par : Jean-Baptiste | mercredi, 06 juillet 2005

Mr Devedjian,
Vous semblez mettre en opposition libéralisme et social comme si la question se posait.
En tant qu'homme de droite je souhaite que les choses sont claires. Pour ma part, la question du social est le talon d'achille du libéralisme. La civillisation s'est affranchit de ses lois sauvages et barbares le jour où l'homme s'est inventé une vision fataliste et reconfortante à travers les religions .
Le virage lent et continu pour s'écarter du religieux a pour effet de rendre l'avenir moins certain et moins reconfortant.La vie dun être humain ne se joue plus en trois manches( avec la "belle" détenue par dieu) pour jouer la partie. La fatalté ne permet plus d'accepter la dureté du libéralisme.
L'économie ne pourra pas faire l'économie du religieux pour réguler les rapports sociaux.
Pourquoi ne pas remettre une petite dose d'eau bénite, les kippas et la main de Fatma pour mieux faire accepter aux communs des mortels que l'excellence n'est pas un attribut que l'on peut démocratiser.
Marx disait que la religion est l'opium du peuple. Pourquoi faisons-nous encore l'impasse sur cette analyse pleine de bon sens.

Écrit par : ali | dimanche, 10 juillet 2005

C'est sûr que les 17% d'américains qui vivent en dessous du seuil de pauvreté y sont parce qu'ils l'ont bien voulu...
A la la Occident Occident...

Écrit par : Guillaume S. | dimanche, 10 juillet 2005

Mr Devedjian,
Vous semblez mettre en opposition libéralisme et social comme si la question se posait.
Vous etes un sacré farceur, vous savez bien (et les exemples ne manque pas) qu'une politique liberale va à l'encontre d'une politique social.
A poser des questions aussi debile, on comprend comment vous jugez vos (é)lecteurs, et à lire certaines des reactions, je dois bien avouer que vous avez raison.

Politique liberale =
"Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire" (Newsweek International, 1er février 1999) David Rockefeller

Écrit par : sylvain | lundi, 11 juillet 2005

> Sylvain

Tu es un de ces lecteurs de blogs qui n'a pas le courage de ses opinions et qui se cache derrière l'anonymat...

Écrit par : Helder | lundi, 11 juillet 2005

Je me trompe ou ce sont souvent les Libéraux qui se proclament aussi bien sociaux ?
A l'exception d'un Dominique Strauss-Kahn version 1997 ou d'un Jean-Marie Bockel à gauche, c'est souvent l'apanage de la droite de se proclamer également de gauche...

On sait qu'il y a des blocages idéologiques en FRance :ils font que ça a l'air plus facile de réformer lorsqu'on vient de la Gauche, cf. le Gvt. Jospin qui a privatisé plus que n'importe quel autre gvt et Strauss-Kahn qui a tenté de nouveaux statuts pour les créateurs d'entreprises innovantes...

Peut-on rêver à la création d'un Parti Réformateur en France qui regrouperait ceux qui sont portés à l'action ?

Écrit par : Adso | lundi, 11 juillet 2005

Monsieur,

J'ai été profondément indigné de votre propos lors de l'émission
"on ne peut pas plaire à tout le monde" du 11/09/05.

Interrogé au sujet de l'ISF, vous osez scander (en substance) : "...je paie
l'ISF comme tous les Franciliens disposant d'un logement familial..."

Ce à quoi M.O. Fogiel rétorque à juste titre (mais à mon avis par un
euphémisme), en substance, que lorsqu'on sait que l'ISF concerne les
patrimoines supérieurs à 730000 €, ça représente un "beau logement".

Et vous de répondre sur un ton très spontané qui témoigne de votre sincérité (en
substance) : "...j'ai travaillé toute ma vie, c'est normal d'avoir un beau
logement, non ?"...

Certes ! je suis donc heureux de connaître votre position sur le fait qu'il est
normal" d'avoir un beau logement lorsqu'on a travaillé toute sa vie.

Serait-il donc "anormal" que DES MILLIONS de vos concitoyens n'arrivent même pas
à louer un logement décent après avoir, eux aussi M. Devedjian, travaillé toute
leur vie ?

Ces propos sont tout simplement indignes d'un homme qui prétend se préoccuper
activement du bien-être de ses concitoyens, et illustrent à mon avis, si besoin
était, le fond du projet politique porté par votre mentor M. Sarkhozy.

Ceci mérite à mon avis pour le moins, dans le language du Carnard Enchaîné, une
Noix d'Honneur pour ce franchissement du "Mur du çon".

Au delà de la gaffe de communication, ce bref échange a eu le mérite d'être
sincère (c'est si rare), mais il met en évidence ô combien vous êtes
DECONNECTES des réalités de la vie de vos concitoyens.

Avec sincère désolation,

Écrit par : alain | lundi, 12 septembre 2005

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