lundi, 11 juillet 2005
La droite et le "social"
Je voudrais répondre à certains d'entre vous, Ali, Guillaume S., Sylvain ou encore Laure et Nicolas Lobin, qui veulent opposer la droite et le "social".
C'est vrai qu'on a mis le "social" à toutes les sauces et que le mot a une image langue de bois compassionnelle horripilante. Mais ma droite à moi, et à beaucoup je pense, est démocrate, républicaine et "aronienne". La liberté est formidable parce qu'elle donne à tous sa chance et qu'elle n'inscrit pas l'individu dans son milieu, sa religion, son pays. Elle est une source d'énergie irremplaçable : c'est à moi, à chacun de se bouger, et pas à la collectivité.
En même temps, la démocratie nous rend très profondément proche les uns des autres : un citoyen ne vaut pas plus qu'un autre, une voix c'est une voix, quelle que soit l'intelligence ou la richesse ou la notoriété. Et si mon voisin a son fils au chômage, si mon ami se fait insulter parce qu'il est d'origine étrangère, si un malade ne peut pas se faire soigner, c'est moi qui me sens visé. Et donc, j'ai envie de de faire quelque chose, et, fondamentalement, c'est pour ça que je fais de la politique...
Alors "supprimer la Sécu", ce n'est pas la bonne piste ! Mais sortir du "j'y ai droit" pour encourager financièrement ceux qui bougent, ne pas culpabiliser la réussite qui profite à la société (impôts, effet d'entraînement, etc.), c'est plutôt de ce côté que j'irai.
14:00 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note









Trackbacks
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Trackback par : KoZtoujours... tu m'intéresses. | samedi, 06 août 2005
Note aux fidèles
Chers amis, veuillez nous excuser pour la petite baisse de régime des publications sur le blog en ce moment... alors que nous venons pourtant de dépasser la barre symbolique des 10000 visites sur le blog !!! Si vous voulez tout
Trackback par : Réflexions Mêlées | vendredi, 18 août 2006
Enfants gâtés...
Voici ce que l’on pouvait lire dans le Monde daté de ce mercredi : Avec, en moyenne, 39 jours de congé par an – 31 payés et 8 de RTT – pour l’ensemble de la population active, les Français restent
Trackback par : Réflexions Mêlées | vendredi, 18 août 2006
Commentaires
"La liberté est formidable parce qu'elle (...) n'inscrit pas l'individu dans son milieu, sa religion, son pays."
Cette perspective de ce qu'est la liberté est pour le moins amusante.
Vous seriez donc désincarnationiste? Déconstructiviste?
La liberté est une permissivité individualiste existentielle?
Eh bien, c du joli !
J'ose esperer que ce n'est qu'un discours officiel (je refoule mdr).
Aron est certes sympathique mais je doute de la potency (vs devez aimer les anglicismes ;)) de ses opinions comme feuille de route salvatrice pour notre société présente.. Il ne faudrait pas trop consommer de l'opium des modérés.
Sinon, après planer la chute !
Écrit par : Alceste | lundi, 11 juillet 2005
2007..encore un peu de patience....
Écrit par : sarko | mercredi, 20 juillet 2005
Salut patrick....
je sais pas si tu te rappelles de moi, si tu te rappelles des dimanches au marches, des meetings ou je ramenais ma gueule, des rally entreprises pour gagner un superbe peignoir aux couleurs du " neuf-deux-un-six-zero".... je suis et je viens des bacconets..... tu sais ce qu'il en est hein ???
la droite et le social ?
l'essence et les allumettes...... l'eau et le feu..... l'eau et l'huile...... le vin et le vinaigre.....
a plus mon pote.... et n'oublie pas..... the harder they come the harder they fall !
Écrit par : zabaniet | mercredi, 20 juillet 2005
Cher Patrick,
Je suis un peu triste de voir que votre blog ne bouge plus trop...
J'aurais bien aime avoir votre avis sur le dossier Danone.
A bientot j'espere.
Écrit par : Jean-Baptiste | vendredi, 22 juillet 2005
Cher Jean-Baptiste, j'ai pris quelques jours de vacances, et loin d'un ordinateur... mais vous allez avoir très vite mon opinion sur Danone !
Écrit par : Patrick Devedjian | dimanche, 24 juillet 2005
OK Mr Devedjian,
Le RDV est pris car il y a un double langage.
Quand Toyota s'installe dans le Nord de la France, c'est formidable!
Quand Renault s'installe dans l'Est de l'Europe, c'est terrible!
Quand Pernod Ricard fait main basse sur un concurrent, c'est formidable!
Si un concurrent fait main basse sur Danone, c'est terrible...
Y a-t-il comme dans le sketch des Inconnus "Les chasseurs (ou l'art de la chasse)" un "bon" et un "mauvais" chasseur, c'est-à-dire, y a-t-il un "bon" et un "mauvais" libéral?
Tony Blair en pareille occasion s'en laverait les mains (exemple: Rover)...
Écrit par : Helder | lundi, 25 juillet 2005
Monsieur,
je me permets de vous indiquer que je suis candidat royaliste sur la 13e circonscription des Hauts de Seine pour le scrutin du 25 septembre.
Nous aurons sûrement l'occasion de nous croiser dans les rues ou sur les marchés de la circonscription, que j'ai déjà commencé à arpenter. Si vous souhaitez connaître mes idées, voici l'adresse de mon blog: www.u-blog.net/jpchauvin .
Cordialement.
Jean-Philippe Chauvin
Écrit par : J.-P. Chauvin | mercredi, 27 juillet 2005
cher patrick
tu à tout mon soutien pour les législatives
je suis pret pour la campagne sur le terrain.
j'attent un signe de ta part.
michel fouquet 06.03.22.18.63
Écrit par : michel fouquet | samedi, 30 juillet 2005
Heureux de rencontrer un royaliste sur ce blog.
Salut à vous Jean-Philippe et bonjour à tous.
EM
Écrit par : Emrys Myrdyn | samedi, 30 juillet 2005
J-P Chauvin, c'est notre "Prince Charles" ;-)
Écrit par : Helder | samedi, 30 juillet 2005
je suis actuellement en République Tchèque pour ma troisième année de Sc Po à l'étranger.
Je constate que les tchèques sont un poil plus courageux que les petits français, qui se portent pâles pour s'être cassés un ongle, qui manifestent "au cas que si jamais et en solidarité", et qui refusent de travailler plus de 35 ans...
En effet, énormément, mais vraiment un très très grand nombre (je n'ai pas de chiffre, mais ça saute aux yeux) de retraités tchèques continuent à essayer de gagner leur croûte tellement les retraites sont minables. Dame-pipi, médecin, secrétaire, elles ont parfois 75 ans...
La "solidarité" de FO ou CGT me fait assez rigoler.
Décidément, l'internationalisme a perdu de son sens...
Écrit par : pierre | dimanche, 28 août 2005
Formidable le courage de ces personnes d'Europe de l'Est et des USA qui après avoir passé largement l'age de cession d'activité continuent de vendre leur travail, participant ainsi à la création de la richesse du pays. Pourquoi font elle cela ? Vous donnez vous même la réponse : car l'assistance qu'elles ont de la solidarité nationale n'est pas SUFFISANTE pour VIVRE.
Par contre ces miliers de fainiants français qui, foutu à la porte à 59 ans, s'investissent dans le domaine associatif, profitent de la vie en consommant ou épargnent par crainte du lendemains, ce sont des NULS.
Votre vision me semble un peu biaisée... Mais si cela vous donne confiance dans l'avenir, grand bien vous fasse.
Écrit par : egdltp | jeudi, 08 septembre 2005
Je parle de courage. Je ne dis pas pour autant que la situation est idéale et que ces conditions de vie doivent être généralisées! Bien au contraire!
Je parle donc de courage. De leur courage à eux, face au courage des syndicats français, par exemple. Le gouvernement tchèque, qui est ric-rac sur son budget croyez moi, ne lru demande pas de faire des efforts, ou ne leur tient pas la main pour en faire. C'est juste une autre culture. Evidemment, ce que je décris est inacceptable, et nous sommes bien d'accord là dessus. Toutefois il décrit un état d'esprit que les Français n'ont pas, et qu'ils pourraient avoir. Le courage n'a jamais nuit à personne.
Et je rigole en fin de commentaire, en citant par exemple Buffet et sa préférence nationale pour empêcher le dumping social. "Ces gens qui bossent beaucoup plus que nous dans des conditions plus dures, surtout il faut les enfoncer et les empêcher de gagner du mérite en France: ça mettrait en péril notre petit confort! On serait en CONCURRENCE (comme le mot est mal vu à gauche!)"
Donc je conclus; il est beau l'internationalisme.
Écrit par : pierre CATALAN | samedi, 10 septembre 2005
à une photo deriere l'etendard national regard brillant de reve plein la tete un blog staline fashion pour un politique fucking action
Écrit par : jerome | lundi, 30 janvier 2006
La droite et le social...
Moi je suis chef d'enteprise (3), j'ai 35 ans et 25 salariés... Et vous savez quoi ? C'est de tous les métiers que j'ai fais le plus dur... Pourquoi ?
Pour plusieurs raisons :
- c'est dur de voir que tous les 3 mois, les charges tombent malgré tout pour payer tout ce "social" dont la France est si fier mais qu'elle ne sait plus comment payer...
- c'est dur de voir les gens faire grève et me bloquer le matin alors que si je ne bosse pas mes 15 heures par jour, je risque de finir SDF avec ma femme et ma fille ! Moi je n'ai pas le choix !!!
- c'est dur de voir que le gouvernement réfléchi à l'envers et augmentent encore les taxes, invente des nouveaux contrats de travail au lieu de tout simplement baisser nos charges...
- C'est dur d'entendre des mecs comme Bensancenot qui crache dans la soupe et sur les patrons alors que c'est des mecs comme moi qui le faisons bouffer...
bref, c'est dur de se bouger le cul tous les jours comme un dingue, de voir un bon nombre d'amis chef d'entreprises déposer les armes car les banques ne servent qu'à s'auto-gaver dans se pays, de stresser come un malade pour réussir à payer sans fautes mes collaborateurs (moi n'en parlons pas), et de se dire que pendant se temps certains tirent sur la corde du social, de largent public, du RMI (j'ai embauché 3 RMIstes en 2005), etc...
Les charges augmentent, les entreprises sont exangues, les banques ont peur et ne nous accompagnent plus car elles savent que nous sommes fragiles, ... C'est un cercle vicieux... Pourquoi ne pas l'inverser ? Je suis sur qu'en baissant les charges des entreprises de moins de 50 salariés de manières conséquentes le chomage reculerait fortement et rapidement... Et qui dit chomage en baisse dit coisations en hausse et le cercle devient vertueux...
En deux mots, je suis d'accord pour le social mais faut pas oublier qui créent la richesse dans ce pays et qui en profitent... Malheureusement ce ne sont pas les mêmes !!!
Écrit par : Fred | mercredi, 01 février 2006
Cher Fred,
Meme si je comprends ce que vous dites pour l'avoir vécu récemment de l'intérieur, je ne peux vous laisser tout dire.
C'est donc respectueusement que je vous répondrais.
Vous faites le plus beau métier du monde et si vous ne l'aimiez pas, avec votre expérience, vous en auriez changé.
J'ai été la compagne d'un chef d'entreprise comme vous durant de nombreuses années.
Autodidacte, il a fait souvent de graces erreurs de management et de gestion.
Lorsque j'ai été à ces côtés, de part ma formation supérieure (juridique et gestion d'entreprise), je l'ai épaulé sans réfléchir et lui ai offert toutes mes compétentences... gratuitement.
Aujourd'hui, nous sommes séparés, je fais partie de cette population de Rmiste qui n'ont rien demandé et qui sont loin d'être des incultes ou des incapables.
Je n'ai pourtant aucun regret... j'ai fait 15 heures par jours, 365 jours sur 365 jours (15 jours de vacances à deux par an), samedi compris. Si c'était à refaire, je signerais tout de suite des deux mains car le résultat était plus que gratifiant :
J'ai aidé à liquider dans les meilleures conditions possibles deux entreprises, j'ai évité à des salariés d'etre au chômage en créant en parallèle une société pour relancer l'activité, j'ai participé à mettre en place un nouveau mode de management qu'il ne connaissait pas...
La société est belle et se porte bien.
Mes salariés n'ont jamais été des charges mais des ressources "humaines", même si je savais qu'il me fallait un FDR de minimum 100 000 euros pour les assumer.
Pour moi, des êtres humains ont des compétences et des talents et sont une richesse. La qualité de vie dans mon entreprise était la garantie d'un bon rendement.
Une bonne gestion financière faisait la différence (bonne connaissance de mes marchés, de mon coût de production, mon coût de revient, grande négociation avec mes fournisseurs, surveillance des décisions prises par mon comptable au moment du bilan...).
Etre humain ne veut pas dire être faible ou incompétent.
Les dernières lois prises par le gouvernement assure une plus grande protection aux chefs d'entreprise, encore faut il accepter d'être conseillé pour choisir le meilleur statut, comprendre que meme si on est chef d'entreprise on ne peut pas être compétent partout, savoir s'entourer, s'avoir déléguer tout en surveillant.
Vous pouvez aujourd'hui être chef d'entreprise, être libre alors de vos décisions et de votre stratégie, tout en étant salarié de votre entreprise (votre patrimoine protégé) et toucher vos IJAt quand vous êtes malade, vos allocations si cela se passe mal...
Alors Fred, oui les banques sont frileuses et là est le drame en France, je n'ai pas de capitaux pour me lancer (la SARL à 1 euro me fait mourir de rire car il ne permettra jamais la constitution du BFR nécessaire la première année), mais si je les avais, je ressignerais des deux mains.
je suis sure que je ne suis pas la seule.
Cela ne me dérange pas de payer des impots ou des charges, cela ne me gênerait pas car je préfère cela que de n'avoir rien à payer, car là je réalise que je n'ai aucune utilité sociale, ni existence sociale.
Pour moi c'est aussi un devoir économique et sociale.
La T.V.A. pour moi est beaucoup plus injuste car elle pénalise la consommation, donc notre aval (notre demande) qui nous permet de produire.
De plus, lorsqu'elle est récoltée par nos entreprise, elle créée une fausse trésorerie dont certains chefs d'entreprise ne se méfient pas. Lorsqu'ils doivent la reverser, elle a été utilisée et là, c'est le drame (j'ai vu combien de fois de telle erreur commise volontairement ou involontairement.).
Alors oui Fred, vous connaissez des moments de déprime, des moments de ras-le-bol, des moments de peur, mais pensez que vous êtes libres et que le Rmiste ou le Smicard au bout de la chaîne connaît les mêmes peurs... à part que lui, il n'a pas choisit souvent (ne généralisons pas par pitié !) et qu'il est sous la tutelle d'un patron.
Chacun voit midi à sa porte, c'est normal et humain. Mais au delà de cela, au delà des clivages politiques, un consensus devra bien être trouvé à la sortie de toute façon : la mort de l'un entrainant la mort de l'autre à moyen ou long terme.
Le libéralisme n'était pas à l'origine ce que l'être humain en a fait à travers le monde.
leurs créateurs (Benjamin Constant et Alexis de Tocqueville) voulaient une émancipation de l'homme et non son éradication économique, ils voulaient créer des emplois et non les détruire, créer de la richesse pour la redistribuer et non pour organiser la fuite au profit d'un petit nombre pour éviter la distribution, de valoriser le travail grâce au capital et non de l'annihiler au bénéfice de la spéculation, de libérer le marché et non de l'assécher, de favoriser la concurrence et non les trusts et le doping pour tuer cette dernière...
Nous sommes tous responsables, nous avons tous pêché par orgueil, par gourmandisme, par égoïsme... et cela continue.
est ce le monde que vous voulez demain pour vos enfants ?
Je suis libérale, capitaliste, à droite, mais non néolibérale.
Je n'ai jamais hésité à redistribuer ou réinvestir mes bénéfices (que nous obtenions dès la première année), tant que j'avais ce qu'il fallait pour vivre agréablement (encore faut il définir ce qui est pour chacun la notion de "vivre agréablement").
c'est ce que j'ai appris à mon compagnon. C'est ce qui lui a permis de repartir, de réussir et de vir notre entreprise gagnait sur la concurrence. Etre une entreprise citoyenne, c'est aussi cela Fred.
Bon courage et ne baissez pas les bras.
Avec tout mon respect.
A.V.
Écrit par : A.V. | mercredi, 01 février 2006
Managez,managez il en retsera toujours quelque chose.Votre expérience personnelle reste personnelle et, à ce titre n'éclaire pas et n'enrichit pas le débat qui est la droite et le socilal.Bien ! (au passage vous oubliez Frédéric Bastiat mais bon passons)
Les capitalistes sont merveileux (surtout les français)...ils croient au capitalisme sans capitaux et sans....capitalisme.On voit les dégats avec notre "géant"Arcelor dont le management est digne de spirou chez les aborigènes.Chére Madane,avec tout mon respect vous voulez tout,avec une conviction certaine mais l'utopie est une science exacte pour les idiots pas pour les chefs d'entreprises.Il serait grand temps que la droite (ou la gauche) regarde le monde tel qu'il est sans aphorismes aussi ridicules que libéral,néolibéral,ultra libéral, qui polarise les populations et font pâmer d'aise nos syndicalistes stipendiés et nos technocrates auto-proclamés.Alonns nous oui ou non continuer de dire,et croire,que le monde entier à tort de nous regarder comme des ombres d'un univers révolu?
Écrit par : LAPORTE | jeudi, 02 février 2006
A Laporte,
Cher monsieur Laporte,
je lis avec un certain intérêt vos interventions "pertinente" successives sur tous les sujets de ce blog.
A part insulter les trois quarts des intervenants en règle générale lorsqu'ils ne sont pas de votre opinion, je ne vois pas ce que vous apportez de plus au débat, si ce n'est un parasytage et une ambiance malsaine non constructive.
- Sur vos propres expériences : rien.
- Sur vos opinions sur tel ou tel sujet : rien à part insultes et dévalorisation des autres.
- Sur des propositions à faire : rien non plus.
Lorsque je vous lis, je suis ravie de ne pas vous ressemblez.
Comparer le système de fonctionnement, d'organisation ou de gestion des PME de moins de 200 salariés avec celui d'une multinationale comme Arcelor côtée en bourse frise la stupidité parfaite et une méconnaissance totale du terrain.
Au final, vous m'insultez gratuitement sur ce site en me traitant "d'utopiste idiot", mais au final vous dites la même chose que moi.
En effet, quelle différence entre ce que je dis : "la SARL à 1 euro me fait mourir de rire car il ne permettra jamais la constitution du BFR nécessaire la première année (surtout quand une masse salariale est à assumer)" et votre affirmation selon laquelle "ils croient au capitalisme sans capitaux " ?
Aucune, sans argent il est impossible de vraiment réussir et investir dans une société.
Par contre, vouloir remettre l'homme au coeur de l'économie n'est pas de l'utopisme mais une urgence que de nombreux économistes et grands PDG de mutinationale commencent à avancer.
ils sont des précurseurs, alors que vous, vous continuez à nous sortir des vieilles recettes essayées ailleurs, réchauffées qui n'ont pas fait leur preuve, loin delà, dans les autres états européens.
Lorsque je vous lis, je suis admirative de voir autant de délicatesse, d'intelligence, de diplomatie, de respect des autres, de modestie, d'idées innovatrices et percutantes, .. et tout cela réunit dans un seul homme : VOUS !!!
Il est vrai que mon expérience n'engage que moi et j'ai au moins le mérite de le dire à quasiment chacune de mes interventions.
Pour la première fois, je vais rompre le serment que je m'étais fait lors de ma première intervention sur ce blog : ne jamais rentrer dans des polémiques stériles, rester dans le débat et le respect, ne pas utiliser l'insulte ou l'agressivité... Mais, cette fois-ci, vous allez trop loin,... et ce n'est pas la première fois !
Je vous réponds, je sais que vous me répondrez avec votre délicatesse légendaire ensuite, mais je ne perdrais pas mon temps ensuite à continuer la polémique avec vous.
Au final, je préfère être "encore" une utopiste idiote (car cette catégorie continue à chercher des solutions pour améliorer les choses) qu'un microcéphale conservateur, intransigeant, ne connaissant pas à l'évidence l'origine sociologique et l'historique des mots qu'il utilise "capitalisme, libéralisme, néo-libéralisme" et qui ne trouve une contre argumentation que dans la rage et l'insulte, sans aucuns fondements économiques sérieux.
Il faut dire aussi que toute vos interventions lues avec attention (notamment sur la justice) font merveilleusement avancer le débat ! Au passage, vous me donnerez les noms des intervenants que vous n'avez pas agressé ou insulté et avec lesquels vous n'avez pas eu des mots, dépassant le cadre d'un débat idéologique normal ?
Je respecte mille fois plus Fred auquel je répondais, un homme qui fait part de son expérience, des difficultés qu'il rencontre et des emplois qu'il créée en tant que chef d'entreprise malgré cette dernière. Il est courageux et méritant.
Il et vrai, je ne suis qu'une idiote utopiste qui a sauvé 45 emplois et en a créée que 15 autres en plus lorsque j'étais en poste. Cela ne fait que 60 familles qui vivent et consomment ! une pécadille aujourd'hui !
Mais si chacun, de Fred à moi, faisons la même chose, au lieu de pleurer et cracher sur le système continuellement, peut être que les choses avanceraient.
Au fait, pour votre culture, sachez que dans toutes les formations de gestion d'entreprise "anglo saxone" notamment, le management est le coeur de métier (un talent à développer) et que la gestion financière, le marketing, la gestion de production et la stratégie d'entreprise sont des compétences à acquérir.
C'est ainsi que le PDG de Siemen interrogé aujourd'hui sur LCI ne s'offusquait en rien de se voir donner le titre de manager lors des questions car cela n'est en rien compatible avec la qualité de bon gestionnaire, bien au contraire !
Mais, je parle un langage que vous ne semblez pas apte intellectuellement à saisir.
Comme me disait mon maître il y a bien des années, on ne fait pas d'un âne un cheval de course !
Le propre des femmes cadres sup. ou chef d'entreprise est qu'elles sont évidemment des "idiotes utopistes", mais elles ne baissent jamais les bras et continuent à se battre, font preuve de plus de constance que les hommes face à l'adversité, se relèvent et recommencent quand elles tombent, ne refont jamais les mêmes erreurs, ont une vision souvent plus globale et à long terme que les hommes.
Ce sont les raisons pour lesquelles elles sont des meilleures gestionnaires que les hommes à la tête des entreprises. Ce n'est pas moi qui le dit mais les statistiques (8 femmes sur 10, anciennes compagnes ou enfants de chef d'entreprise, conservent et développent mieux leurs entreprises que les hommes. L'espérance de vie de leur entreprise dépasse les 5 ans contre 3 ans pour les hommes. Regardez aussi les femmes en Afrique auxquelles on accorde des crédits pour montrer leur micro entreprise...). Il faut croire que d'être "idiote utopiste" est un couple gagnant-gagnant !
Bonne soirée
A.V.
Écrit par : A.V. | jeudi, 02 février 2006
monsieur Laporte,
Je vous ai confondu avec monsieur Latoison. Mais, je ne retire rien à ce que j'ai dit et ce que je pense sur la façon que vous avez d'imposer vos idées sans nuance et avec beaucoup d'irrespect !
Bonne soirée
Écrit par : A.V. | vendredi, 03 février 2006
J'avoue que je ne pensais pas déchaîner les passions et des mails aussi longs ;o)
Mais je suis un peu d'accord avec A.V., rien ne sert d'être si vindicatif, c'est je pense la meilleure façon de ne pas se faire entendre. Maintenant, si je dois retenir une chose du discours de LAPORTE, c'est qu'effectivement, le monde bouge et il ne nous attend pas... Que faire alors ? Lutter au risque de se perdre ou tout faire pour sortir du lot ? Bien entendu, l'un n'empêche pas l'autre et je suis content de penser de cette manière. Par contre, concernant l'utopie, je ne peux être d'accord avec LAPORTE, c'est bien parcque j'ai cette qualité que depuis plus de 10 ans je donne du travail aux autres et fais vivre quelques familles dont la mienne. L'utopie constructive nous sauvera ;o)
Parcontre mon message avait un objectif clair qui pour le moment n'est pas atteint, c'est d'avoir l'avis de notre hôte sur le vaste sujet de la baisse des charges des entreprises afin de relancer les embauches. Car je reste persuadé malgré tout que c'est en grande partie la solution n'en déplaisent aux économistes surdiplomés (ce que je ne suis pas étant un pur autodidacte ayant un pauvre BAC G3) ou aux politiciens verbeux.
Mais je ne me leurre pas, ce blog n'est peut être encore qu'un outil de plus pour dire "je fais" sans avoir les moyens de faire ce qui est dit... Voilà bien toute l'histoire de la France d'aujourd'hui et de ses hommes politiques.
La politique et la religion, 2 concepts inventés par l'homme pour endormir le peuple. Le premier pour faire croire que tout va bien et que l'on s'occupe de tout, le second pour faire croire que tout va mal et qu'on y peut rien ! Vas comprendre Charles, moi je ne crois ni en l'un ni en l'autre. Et plus j'observe mes contemporain plus je me sens seul comme disais le poête. Heureusement que je rêve ;o)
Allez bonne nuit, je continu j'ai du travail ;o)
Écrit par : fred | vendredi, 03 février 2006
monsieur devedjian,
je ne peux que réagir suite à la lecture du volet social de votre blog. c'est un beau texte, il est bourré de bonnes intentions mais dans les faits... cela fait des années que votre formation politique nous sert des utopies, de beaux discours mais la réalité prend le contrepied de vos propos. j'ai l'impression en vous lisant que nous ne vivons pas dans le même pays, je me demandais également si vous croyez à ce que vous publiez (pour le social) ? bien sincèrement
Écrit par : arnaud | vendredi, 03 février 2006
Fred,
ce ne sont pas les diplômes qui font la valeur des gens.
Votre expérience vaut tous les diplômes du monde.
Je connais de nombreux petits chefs d'entreprise qui n'ont même pas le bac, qui entreprennent et réussissent, mieux parfois que ceux qui ont des diplômes.
Pourquoi ? Par ce qu'ils sont un sens du terrain et une intuition non parasytée par des doctrines édictées.
L'avantage est d'avoir les deux : obtenir la culture que donne les diplômes par soi-même. Pourquoi ? Parce qu'avec l'âge et l'expérience, nous n'abordons pas de la même façon ce quenous apprenons, nous l'adaptons au terrain.
Un exemple : j'étais juriste et j'ai fait sur le tard une formation en gestion financière et gestion d'entreprise pour m'aider dans mon activité. Autrefois, je ne m'en serais pas cru capable. Or, j'ai compris et adapté ce que l'on m'a enseigné sûrement autrement que je l'aurais fait à 20 ans.
Je crois donc sincèrement que votre expérience vaut tout l'or du monde.
Pour moi les charges sociales ne peuvent être baissées dans ce pays et sont nécesssaires vu la conjoncture actuelle. Le pays est trop endetté et son désendettement est primordial.
Il est vrai qu'elles sont trop importantes, mais de nombreux PDG de multinationales n'ont pas joué le jeu, à chaque fois qu'ils ont bébéficié de subvention. Regardons ces grands groupes qui s'installaient grâce à nos subventions, puis qui au bout de deux ans, malgré leurs promesses, fement leurs usines.
Qui payent pour le pillage de notre économie et leur désengagement ? toutes les petites PME sérieuses qui sont les entreprises qui créent des emplois dans ce pays. C'est à se demander s'il ne faudrait pas créer une fiscalité à deux vitesses : une plus souple et légére pour les PME pour leur donner une synergie et une force dans leur dévelopement et investissement. Et une autre adaptée à ses gros groupes internationales qui passent au dessus des Etats et font du lobbyng, jouant tranquillement la carte du chantage alors que nous savons pertinemment qu'à la sortie ,de toute façon, ils ne feront que ce qui correspond à leurs intérêts.
Jamais l'Etat ne leur a demandé de rembourser ou de prendre leur responsabilité.
Rares sont encore plus les PDG de grands groupes comme celui des montres SWATCH (non français, il faut dire) qui appelle à un assainissement du marché et à l'arrêt de la perdition du système avant que le gros crash n'arrive.).
Le problème est de contrôler à quoi sert véritablement toutes les charges que les entreprises et les contribuables payent (la Cour des comptes n'a malheureusement qu'un pouvoir consultatif et ses dénonciations pleines de bon sens ne restent que des coups d'épée dans l'eau.).
500% d'augmentation du budget à l'Elysée en 10 ans !!! Ce n'est pas pour cela que j'ai voté pour Chirac ! Est ce à cela que servent nos impôts et les charges de nos entreprises ?
Le citoyen (même non diplômé, le citoyen est plein de bon sens) aujourd'hui avec les journeaux, les médias (même s'ilssont souvent dirigés) internet, sont au courant.
Aujourd'hui, si ces charges n'étaient pas payées, le mal serait encore pire.
La pauvreté est le nid de toutes les révoltes et les extrémismes.
Lorsque vous voyez qu'un SMIC est insuffisant aujourd'hui pour pouvoir avoir le minimum : se loger et manger, comment consommer alors ?
Ce n'est pas la faute des entreprises, mais bien celle de l'Etat qui se refuse à réguler le marché sur des biens qui sont vitaux.
La concurrence loyale n'existe plus depuis longtemps. C'est la loi du plus fort, les gros mangent les petits (pas assez protégés) et peuvent ensuite en toute impunité pratiquaient le dumping et imposaient leur prix.
Les grandes surfaces, comme les télécom, ont en été le parfait exemple. Mais, ils en subissent aujourd'hui de plein fouet les conséquences.
Les gens n'ayant plus d'argent ne consomment plus et du coup le CA diminue. Carrefour, Auchan par exemple commencent à réduire leur effectif.
Or, sans consommation, les entreprises françaises qui n'ont pas les moyens de se délocaliser seront frappées de plein fouet. Quoiqu'on fasse, c'est quand meme la demande qui fait la consommation.
ALors la France sans sociale, c'est l'explosion assurée et la mort encore plus rapide de la consommation et ensuite des peties PME.
Les multinationales iront ailleurs, pour eux, ce n'est pas un problème.
Courage Fred et gardez votre utopie, c'estainsi qu'on se bat et qu'on fait avancer les choses.
C'est vous qui êtes dans le vrai.
A.V.
Écrit par : A.V. | vendredi, 03 février 2006
A. V
Pour arriver à Latoison, il faut passer par Laporte.
CQFD
Grégory
Écrit par : Grégory | vendredi, 03 février 2006
Je lis toutes les interentions avec beaucoup d'intérêt. Chaque intervention mériterait souvent une réponse personnelle. Je cherche la compréhension mutuelle dans des domaines où reconnaissons que rien n'est simple.
D'abord je veux dire mon accord pour ne pas rejeter l'utopie qui est à l'origine de la plupart des progrès de l'humanité mais aussi, parfois de ses régressions ou de ses crimes les plus grands. Il faut l'accueillir avec circonspection mais sans préjugé.
Je voudrais dire ici ce que sont mes convictions philosophiques sur la question sociale. Je pense qu'on ne peut distribuer que ce qu'on gagne. Sinon le système s'effondre. L'économie de marchéest sans doute critiquable, mais comme la démocratie, on n'a jamais trouvé mieux pour obtenir de la croissance et des richesses. Or, l'économie de marché c'est la concurrence.Il est vrai qu'elle est souvent imparfaite et c'estpourquoi on a besoin de l'Etat, afin de veiller à sa loyauté. La société n'est prospère t paisible que si chacun y trouve son épanouissement. c'est la raison pour laquelle la société doit être solidaire. C'est l'intérêt de tous. Ainsi les fort et les riches doivent aider les faibles et les pauvres. Ces derniers doivent eux-mêmes avoir envie d'améliorer leur sitation de manière active, en profitant des chances que la société doit leur offrir. Tel me semble les fondements d'un système politique démocratique.
Écrit par : patrick devedjian | dimanche, 05 février 2006
Monsieur Devedjian, à défaut de partager leur perspective, comprenez vous ceux qui, comme moi, pensent que notre situation française, européenne, voire plus, est telle que la politique "traditionelle", cad ses pratiques comme ses paradigmes idéologiques, n'est plus capable d'assurer la sécurité, la vertu, l'accomplissement... collectifs ?
Quoi qu'il en soit, merci pour votre service et votre oeuvre.
Écrit par : Alceste | dimanche, 05 février 2006
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