dimanche, 16 octobre 2005

A propos de la "rupture"

Je voudrais vous faire part de mon étonnement devant la frilosité de certains devant la rupture.

Quand l'UMP emploie le mot "rupture", c'est volonté de rupture avec le chômage, avec l'endettement astronomique,  avec l'état envahissant mais impuissant, avec l'abaissement du Parlement qui nourrit la faiblesse du débat démocratique, etc..

L'histoire de France est une succession de ruptures : il n'y a pas que la Révolution de 1789.

Le coup d'état du 18 brumaire par Bonaparte en est une, la Restauration de Louis XVIII  est une rupture, la Révolution de 1830 et l'avènement de Louis-Philippe en sont une autre, tout comme la Révolution de 1848 avec l'avènement de la IIème République, tout comme le coup d'état de Napoléon III, tout comme l'avènement de la IIIème République...

Pour les gaullistes, l'appel du 18 juin 1940 est une rupture avec le régime de Pétain qui était approuvé à l'époque par 90 % des Français, la Libération en est une aussi. L'avènement de la Vème République en 1958 est naturellement une rupture avec la IVème et reconnaissons que l'élection de François Mitterrand en 1981 a été une rupture avec la politique précédente. 

Il n'y a donc pas lieu de s'effaroucher d'un mot qui ne chagrine que les conservateurs.

La rupture peut et doit être positive. La mondialisation nous place devant l'alternative : se réformer ou mourir.

Trackbacks

Rompons ! Rompons ! Petit patapon

S’il est un terme qui provoque bien des réactions, notamment à droite, c’est bien celui de “rupture“, celle que Nicolas Sarkozy incarne / veut, souhaite ou prétend incarner (choisissez votre terme pré...

Trackback par : KoZtoujours... tu m'intéresses | lundi, 17 octobre 2005

Commentaires

Certains n'en perçoivent que l'aspect négatif : ie la "cassure". Il y a toujours, aussi, l'idée qu'une présidentielle se gagne au centre, que les français ne souhaitent pas les réformes...

Ce qui, en ce qui me concerne, me parle, c'est que, face au constat d'un modèle en panne, on ne peut se contenter d'un simple "changement", un peu mou à mon goût.

En revanche, permettez-moi de m'inquiéter d'un point : je trouve que l'on n'entend pas Nicolas Sarkozy sur le terrain social. Il se trouve déjà dans un Ministère qui, même s'il peut plaire à certains par ailleurs, l'enferme dans une caricature répressive. Il faut, je pense, qu'il se fasse entendre sur ce terrain social, où on ne l'attend guère, et où on l'entend pas trop non plus. Et sans se contenter du credo selon lequel en relançant l'offre, à moyen terme, ça rejaillit sur la demande etc... C'est peut-être vrai mais, si vous me permettez cette formule, il y a peu d'offreurs dans l'électorat et beaucoup de demandeurs...

Il y aussi beaucoup de personnes qui sont clairement dans la m... (panade) et qui se soucient comme d'une guigne du moyen terme, lorsque c'est la fin du mois qui les inquiète.

Écrit par : koz | lundi, 17 octobre 2005

On peut même remonter encore plus loin ! Jules César (cité par De Gaulle dans "Mémoires d'Espoir") parlait déjà de la France comme le théâtre de "secousses soudaines et imprévues" !

Aujourd'hui, la rupture devrait être une évidence. Un simple et frileux changement dans la continuité consisterait à rester autiste devant les Français et les 3 "tsunamis politiques" du 21 avril 2002, des regionales 2004 et du référendum du 29 mai 2005.

"Toute création vient de sa rupture" disait Malraux...

Écrit par : Benjamin OPPERT | mardi, 18 octobre 2005

Monsieur le Député, je m’intéresse à l'actualité politique de très prêt et je m'étonne que vous ne parliez pas de l'initiative de Monsieur Lellouche sur l’isf qui me parait être judicieuse pour les classes moyennes.
Je me suis rendu sur le site de la pétition (www.petition-isf.org) pour la signer, je vous conseil d’en faire autant et de le signaler plus largement.
Alexia

Écrit par : Alexia | mercredi, 19 octobre 2005

C'est vrai, la rupture peut être nécessaire: encore faut-il qu'elle ne soit pas simplement un effet d'annonce ou, autre cas, une simple destruction. "La rupture, pour quoi faire ?" A mon sens, celle qui aurait une vraie valeur serait celle qui romprait avec la "politique de la facilité" mais aussi avec le dilemme étatisme-libéralisme. Une politique qui place l'économie au service de l'homme, et non l'inverse. Un Etat à la fois fort en son centre et léger en ses extrémités. En somme, une Nouvelle Monarchie, fondée sur l'Action et le Service.

Écrit par : J.-P. Chauvin | mercredi, 19 octobre 2005

Je suis d'accord sur ce point de JP: une rupture, très bien, mais quelle rupture ?!

La rupture que moi je souhaite est une radicale évolution d'ensemble:
- confusion du peuple avec l'Etat (abolition du fonctionnariat, décentralisation, force de l'ordre de conscription...)
- transition à l'ère des civilisations-nations (nouvelle constitution européenne instaurant une réelle subsidiarité, établissant la civilisation européenne et ses charactéristiques identitaires comme ce qui fonde et régit l'Europe, établissant l'élection du président de la comission européenne au suffrage universel, etc... / impôt européen / reconfiguration de l'OTAN en organisation bicéphale UE-US / mise en oeuvre du principe d'équilibre démographique comparatif inter-civilisationnel: politique nataliste européenne / ...)
- génération d'une idéologie dominante qui remplace le jacobinisme et réconcilie l'essence et l'existence, qui prône un stoïcisme et un culte de l'étude, qui soit à la fois un personnalisme, un positivisme et une forme de panthéisme.
- génération d'un ordre qui tienne lieu de colonne vertébrale du nouveau régime civilisationnel (toute société à une élite, le nier est ridicule, l'ignorer est dangereux) et qui vive selon l'idéologie précitée; ordre qui serait constitué des européens aux mérites essentiels et existenciels optimaux (on peut penser à un recrutement à travers un processus de Portiques, prenant en compte le QI, le QE, la beauté, la santé physique, le courage, les talents, le niveau d'intégration social, etc...). Ce serait nettement mieux que le bobo-fonctionnariat.
- Etc...

Bon j'ai un peu dévié du sujet du post à proprement parler mais tout ça pour dire que si la rupture c'est Sarkozy à l'Elysée, les mosquées qui poussent comme des champignons, la "discrimination positive", un peu moins de fonctionnaires, un peu moins d'impôts, un peu moins d'immigrés clandestins, une politique atlantiste plutôt qu'arabe... j'hésite entre citer le chiraquisme "ça m'en touche une sans faire bouger l'autre" et dire que ça pourrait toujours être utile comme facteur de transition vers qque chose de mieux.
Mais, en gros, j'attends toujours la panacée et on en est loin.

Écrit par : Alceste | vendredi, 21 octobre 2005

monsieur le député,cher compatriote franco-arménien,
Tout d'abord je tenais à souligner le fait que l'évocation de votre personne et le fait d'entendre votre nom cité à la télé m'est particulièrement agréable de par avant tout les qualités dans l'exercice de vos fonctions ainsi que la consonnance de votre nom:patrick devedjian mon père se prenommant patrick devletian medecin de son état et exemple parmi tant d'autre et vous en etes un significatif de la réussite de l'immigration arménienne laborieuse et plein de valeur.mais je ne me perdrai pas dans un chauvinisme nostalgique mais cette evocation me permet de faire un pont avec les propos que je tiens au sujet de la vie politique française.Etudiant en maitrise de droit je suis d'autant plus sensibilisé à la res publica.Monsieur le député votre engagement politique ainsi que votre programme et pensée développée avec Nicolas Sarkozy me redonne espoir en l'avenir de notre pays:le moderniser le reformer rompre avec ce modèle français totalement obsolète désormais parait plus que vital.il faut en finir avec cette France en panne sclérosée,injuste qui donne aux moins méritants et aux plus paresseux et qui retire aux plus entreprenants,ambitieux et travailleurs.
J'appelle de mes voeux les électeurs à faire le bon choix en 2007:décidément le tandem sarkozy-devedjian serait celui de la victoire et de l'espoir.
Veuillez accepter mes salutations distinguées Monsieur le député,dans l'attente de votre réponse.Arnaud Devletian montpellier

Écrit par : arnaud devletian | vendredi, 21 octobre 2005

Elle est bien bonne. La rupture ça fait 5 ans qu'il aurait fallu la faire !
C'est bien politicien de dire qu'il faut changer ... aorès les élections d'untel ou d'untel.
Quelle grande vision de la France ! Quelle intégrité !
Et on se demande après pourquoi les français sont écoeurés par les gens qu'ils ont élus. Car les promesses n'engagent que ceux qui les croient ...
http://sarkostique.over-blog.com
Sarkophage

Écrit par : sarkophage | dimanche, 23 octobre 2005

Monsieur le Ministre, Cher Patick Devedjan
Comme vous j'ai été abasourdi par la tirade de Villepin nous livrant une interprétation de l'Histoire contemporaine française absurde, à laquelle aucun, qu'il soit partisan de Furet ou de Soboul, de Aron ou de Sartre, ne pourrait souscrire sans se pisser dessus de rire. Mais nulle surprise! Je conseille à tout Villepiniste en puissance de se plonger dans "Le Requin et la Mouette":un torche cul bon ton, qui à défaut d'évoquer ne serait-ce que l'ébauche d'une idée, accumule des citations gratuites dans un long billet d'humeur paresseux et complaisant. Une merde inégalée.

Écrit par : Julien M. | mardi, 25 octobre 2005

Bien, mais pourquoi si vulgaire ?

Écrit par : Alceste | mardi, 25 octobre 2005

Ecoutez c'est irrésistible! je tape le nom d'une connaissance perdu et voilà que je le retrouve sur un site en l'honneur de Patrick Devedjian (solidarité Arménienne oblige).Arnaud Devletian!! !! toi qui disais que le meilleur de tous les politiques c'était Mittérand, voilà que tu as changé de camp!! en même temps tu avais 14 ans.Ca m'amuse c'est tout.Attention, ton arrogance te perdra!! je dis ça amicalement.. très drôle...

Écrit par : sifaka | dimanche, 21 mai 2006

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