dimanche, 23 octobre 2005

La "Rupture" improbable ?

Je voudrais d'abord répondre à ceux qui disent qu'on aurait dû engager la rupture plus tôt, et que l'élection présidentielle de 2002 était un bon moment, et que c'est une occasion gâchée : je suis d'accord avec eux !

Bon, on ne l'a pas fait, pour mille raisons, cela prendrait un livre (d'ailleurs je suis en train de l'écrire) mais la rupture est toujours aussi nécessaire et on n'a pas le choix.

Le monde ne nous attend pas : ou l'on se réforme profondément et vite pour s'y adapter, ou l'on continue à jouer l'autruche, en se cachant la tête dans le sable, et on se retrouvera en cessation de paiement de notre merveilleux modèle social et la réforme sera encore plus douloureuse.

Je pense que 2007 est un vrai rendez-vous et que Nicolas Sarkozy est celui qui a le mieux compris cet enjeu, qu'il a le courage nécessaire et qu'il se sait se faire comprendre de tous les Français. Ce sont les qualités essentielles.

En France, on demande aux hommes politiques d'être parfaits, ce qu'ils ne sont pas et loin de là ! alors qu'on devrait s'interroger sur la capacité à conduire le pays et à voir loin pour leurs concitoyens...

Commentaires

Ce matin lundi, dans le Fig éco: "nous sommes subrepticement engagés dans un processus de décrochage..."Michel Camdessus.

Plus loin: "les hommes politiques ne doivent plus se dérober"

Si je suis bien d'accord avec le fond de votre billet ( j'attends pour savoir si vous avez raison en ce qui concerne Nicolas Sarkozy), je pense que la communication politique dans son ensemble n'est plus adaptée à la situation;
il me semble nécessaire de creuser davantage vos argumentations et surtout de relier entre elles les différentes solutions nécessaires à une évolution rapide et nette de la "French Touch" (j'évoque notre "modèle économique et social!).

Comme les cadres sups dépendants des résultats de l'action en bourse, les hommes politiques professionnels sautebnt en cas de mauvais résultats (où même parce que l'opposition a su les "ringardiser");

Difficile pour eux (pour vous) de se "lâcher", d'agir pleinement en visant l'efficacité (au sens large).

Non, nous ne vous demandons pas d'être parfaits mais très certainement d'opérer, vous, une rupture dans votre attitude face à nous électeurs, citoyens et...contribuables. Soyez cons-truc-tifs, soyez po-si-tifs et surtout dites-nous où vous voulez aller sans avoir la trouille de la gauche qu'il va bien falloir convaincre d'un certain nombre de d'évolutions indispensables.

Marc Simoncini in "le Monde":
"Etes-vous de droite ou de gauche" ?
"Et bien rester en France, c'est déjà être de gauche, non ?"

Aie!! Vais-je devoir m'expatrier?? ;-))

Écrit par : Philippe Grisoni | lundi, 24 octobre 2005

La ruptue est nécessaire, et l'était déjà en 2002. très bien. Je pense que pas mal de français son d'accord, ils souhaitent un changement profond, même si beaucoup ont conscience de la difficulté que celà entrainera.

Et si on passait à la suite : quelle rupture ?
Je pense que ce qui fait peur à pas mal concernant N. Sarkozy, c'est bien que cette rupture n'aille pas bien dans le même sens. Ils sont sensibles au fait qu'il ait empoigné ce thème, mais redoutent que la potion ne soit pas celle qu'ils veulent. Je pense notamment à tous ceux qui sont aujourd'hui au centre, dans une mouvance réformiste. Ils partagent l'idée d'une modernisation de l'Etat, de l'économie, etc... mais sont souvent radicalement opposés à N.S. sur des aspects sociétaux, sur la gestion de l'immigration, sur la "sécurité"...
En gros, ils préféreraient un Blair à une Thatcher, et Sarkozy leur fait penser à une Thatcher... Et quand la potion est pire que le mal...

Écrit par : versac | mercredi, 26 octobre 2005

A propos de rupture :

Quand la France se donnera-t'elle les moyens de libérer ses territoires occupés par les milices nationalistes oummesques et mafieuses ?

Aussi, un peu sur le même sujet, quand la France (comme l'Europe) se donnera-t'elle les moyens de redresser radicalement la natalité de sa population indigène, condition sine qua none de l'éventuelle absorbtion progressive d'une conséquente immigration exo-européenne ?

Écrit par : Alceste | dimanche, 30 octobre 2005

Devedjian et les rimes en "an" :
- arrogant : à chaque prestation télévisée, c'est la même chose. Comment voulez-vous que l'on redonne du crédit aux hommes politiques lorsqu'on voit à quel point certains peuvent être désagréables ?
- suffisant : même remarque que ci-dessus, et votre prestation chez Ardisson, face à Alévêque, est exemplaire de votre personnalité détestable;
- incompétent : je ne vous ai jamais entendu formuler la moindre idée politique innovante, pertinente, progressiste: C'est au-dessus de vos moyens.
- démagogisant (OK, j'invente un mot, mais c'est pour la bonne cause) : un grand classque chez les hommes politiques, mais chez vous c'est poussé à l'extrême ! Roi de la désinformation, prince du trucage des chiffres, chantre de la mauvaise foi, bref parangon de la malhonnêteté intellectuelle;
- aux fétides relents : votre passé au sein du groupuscule d'extrême-droite "Occident" est une trace indélébile, révélatrice de votre mentalité et de vos convictions profondes... Vous essayez de faire oublier cet héritage si peu glorieux, mais quand on se penche sur vos dires et vos écrits, le naturel revient vite au galop...
- léche-fondement : n'ayant aucune idée sur rien, vous vous rattachez à la remorque de Sarkozy, par opportunisme et parce que c'est votre seul moyen d'exister. Vous choisissez le bon cheval du moment, vous vous mettez dans le sens du vent...
Tiens, le vent : une autre rime. Car oui, M. Devedjian, vous n'êtes rien d'autre que du vent. Mais un vent mauvais.

Écrit par : Laurent | vendredi, 28 avril 2006

Les commentaires sont fermés.