jeudi, 24 novembre 2005

L'UDF a refusé de voter le budget : est-ce grave docteur ?

C'était prévisible... les relations entre l'UDF et le gouvernement n'ont cessé de se détériorer. Je dis bien le gouvernement, beaucoup plus que l'UMP.

Tout a commencé avec la création de l'UMP, projet de Jacques Chirac destiné en  particulier à faire disparaître l'UDF, et qui l'a effectivement réduite à la portion congrue. Tout a continué avec la constitution des gouvernements successifs de Jacques Chirac : un seul ministre UDF!


A l'UMP, on a toujours essayé de ne pas envenimer les choses, même si la stratégie de François Bayrou le conduit à faire monter progressivement les enchères. Dans les Hauts-de-Seine, les rapports entre l'UMP et l'UDF sont au Conseil général d'une excellente qualité : il n'a jamais manqué une voix à la majorité et Nicolas Sarkozy prend soin d'apporter à chacun la considération qui est justifiée par l'existence d'un électorat UDF.

Certes, en présentant des listes concurrentes lors des élections régionales ou des candidats lors des élections partielles, l'UDF réagit à ce qu'elle ressent comme une absence de considération: elle montre qu'elle existe, c'est naturel. En refusant le budget, elle prend cependant des risques. Car ses députés sont généralement élus par un même électorat que ceux de l'UMP, et cet électorat ne se reconnaît pas dans cette attitude.

Commentaires

A vous lire, on croirait que le comportement d'opposition de l'UDF est la cause directe de Jacques CHIRAC et du Gouvernement ... Votre interprétation me semble un peu manichéenne. Heureusement, Nicolas SARKOZY, le sauveur de la Droite et de tous les Français, est là pour travailler à l'Union. Car avec Nicolas tout marche bien ...

Ecrit par : Antoine DB | vendredi, 25 novembre 2005

"Car avec Nicolas tout marche bien" ... mais est ce un argument ?
Oui, le comportement de l'UDF est directement lié à la politique de Jacques Chirac et à ce qu'il a voulu faire, lorsqu'il pouvait encore le maitriser, de l'UMP.
Un parti politique ne s'établit pas sans négociation, et visiblement, la négociation avec l'UDF nous coûte cher en ce moment !
Notre sensibilité de droite, qui veut rassembler les mouvements de la droite et du centre, se voit dénigrée par le leader de l'UDF.
Il faut ainsi en tirer les conclusions adéquates, sans exclure pour autant les élus qui n'ont pas suivi leur leader. C'est dans cela que réside toute la complexité de la situation.
Malgré notre volonté de rassemblement, nous ne pouvons tolérer les écarts de François Bayrou.
Situation complexe, mais non sans issue, les échéances de 2007 sauront nous prouver qu'un rassemblement massif autour de nos valeurs pourra nous préserver du laxisme socialiste que nous avons trop vécu et qui a paralysé la France depuis trop longtemps.

Ecrit par : Thomas Jeanin | samedi, 26 novembre 2005

Oui... Dommage que vous ayiez agit de la sorte avec un parti ami et fédéraliste...

Peut-être auriez vous pu oeuvrer efficacement à l'amenuisement de la LCR, par exemple... Ou du MPF.

Hem.

Ecrit par : pierre | samedi, 26 novembre 2005

Au passage, je continue à me demander ce que m. Dupont-Aignan, chantre du NON, proche du MPF xénophobe et populiste fait encore dans les rangs de l'UMP, menant en plus désormais une campagne d'autopromotion en vue de 2007...
(je rappelle que M. Dupont-Aignan voulait "une union de la droite de l'UDF à De Villiers": Il me semblait que l'époque des accords avec l'Immonde à la Jean-Pierre Soisson en Bourgogne étaient révolus à l'UMP...)

Ecrit par : pierre | dimanche, 27 novembre 2005

"Cet électorat (UMP) ne se reconnaît pas dans cette attitude"

Je ne suis vraiment pas certain que les électeurs de l'UMP seraient ravis de constater que les Députés UMP ont osé voter un budget:
- irréaliste dans ses prévisions de recettes et de dépenses
- toujours plus en déficit
- qui ne s'attaque toujours pas aux dépenses

Et pour s'attaquer aux dépenses, il faut du courage. Du quoi?

Ecrit par : Pierre | vendredi, 02 décembre 2005

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