vendredi, 25 novembre 2005

SNCF : le service minimum doit être garanti par la loi!

A la sixième grève de la SNCF de l'année, malheureusement la démonstration est quasiment faite de l'échec du dialogue social. La privatisation de la SNCF n'est pas à l'ordre du jour et ce n'est qu'un prétexte. Car les vraies causes de la grève, on les connaît, ce sont les élections syndicales. Elle s'explique par la surenchère que les syndicats pratiquent entre eux pour gagner ces élections de mars prochain.


La manière dont la grève a été décidée est scandaleuse. En effet, si cela avait été fait de manière démocratique, elle aurait été votée par les salariés au scrutin secret. Or, on est dans des assemblées générales houleuses où celui qui ne voterait pas en faveur de la grève est répertorié. C'est une pratique totalitaire. La procédure du bulletin secret n'étant employée que pour la cessation de la grève.
La grève est de plus non représentative du personnel dans son ensemble mais plutôt des conducteurs dont l'embauche est contrôlée par les syndicats.

La direction a pratiquement tout concédé au point d'accepter la co-gestion avec les syndicats qui ont obtenu satisfaction sur l'organisation interne de la SNCF.
Seul un service minimum garanti par la loi est de nature à assurer la continuité du service public.

Commentaires

Bravo !

Ecrit par : Alceste | vendredi, 25 novembre 2005

Bizarre, il me semblait que toutes les AG syndicales étaient toujours ponctuées par des votes à main levée, y compris lorsqu'elles se soldaient par la fin de la grève. :-)

Ben oui c'est une organisation de type totalitaire. Et alors, vous ne le saviez pas ?

Oui, la loi qui protège les syndicats est dévoyée. Elle permet à un noyau dur d’agitateurs qui ne représentent qu’eux-mêmes et qui ont été boutés hors du jeu des idées par les expériences de l’Histoire, d’exister autant qu’ils sont nuisibles.

A leur façon, ce sont aussi des politiciens, mais pervertis. Comme eux, ce qui les intéresse d’abord, c’est le pouvoir, mais contrairement à ceux qui utilisent les moyens mis en place par la république démocratique, ils en sont réduits à profiter des failles du système pour prendre ce qu’ils peuvent comme pouvoir, de manière brutale et parfaitement illégitime.

Le comble, c’est qu’ici, en plus, ils ont fait perdre les avantages de l’intéressement aux salariés qu’ils sont sensés défendre, alors que, semble-t-il, c’était plus avantageux pour eux. C’est un pur jeu de pouvoir.

Tout ça, on le sait. Ce n'est pas parce qu'on ne fait pas partie du microcosme qu'on est dupe !

Et on remarque aussi que la réaction du pouvoir en place tient à chaque fois en un mot : pusillanimité.

Emrys Myrdyn

Ecrit par : Emrys Myrdyn | vendredi, 25 novembre 2005

Je ne saurais que vous encourager à signer et faire signer cette pétition :
http://www.serviceminimum.com/

Il faut en effet agir.

Ecrit par : elegoff | mercredi, 30 novembre 2005

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