« Après l'audition du juge Burgaud | Page d'accueil | Le CPE : ni cet excès d'honneur ni cette indignité ! »
dimanche, 26 février 2006
Une fusion Suez-Gaz de France ?
Le projet de fusion entre Suez et GDF à la suite d’une éventuelle OPA de l’italien ENEL sur Electrabel, qui appartient au groupe Suez, soulève bien des débats et des réactions.
Je comprends le mécontentement italien. Il faut se souvenir en effet qu’EDF a finalisé l’an dernier le contrôle d’EDISON, très important fournisseur d’électricité en Italie. Au début, les Italiens avaient mal vécu cette prise de contrôle par une entreprise d’Etat française, alors qu’ils venaient justement de privatiser EDISON avec beaucoup de difficultés (réactions hostiles de l’opinion et des syndicats italiens).
En contrepartie de cette prise de contrôle, il était prévu qu’ENEL, autre entreprise italienne, pourrait acquérir des moyens de production électrique en France.
L’Italie, en effet, qui s’interdit toute nouvelle centrale nucléaire sur son territoire, a une production d’électricité insuffisante. La France lui vend environ 12 % de sa consommation et, malgré cela, l’Italie a connu récemment encore une coupure totale (black-out) pendant plusieurs heures.
ENEL espérait donc acquérir à l’étranger des moyens nucléaires pour produire de l’électricité à redistribuer en Italie et le groupe Suez, par Electrabel, est propriétaire de plusieurs centrales.
La fusion du groupe Suez et de GDF est stratégiquement cohérente : elle a toujours été envisagée par les deux sociétés et seule la nationalisation de GDF l’empêchait. Car ces deux sociétés sont complémentaires : on produit aussi de l’électricité avec des centrales à gaz.
GDF recèle une faiblesse stratégique : elle ne produit pratiquement pas de gaz et se contente de le revendre. Elle dépend donc à la fois du prix à la production, dont le cours est mondial, et du prix à la revente, qui est contrôlé par l’Etat : elle est donc essentiellement une entreprise qui dispose de tuyaux. Ces tuyaux sont bien ramifiés sur le territoire français mais très peu à l’étranger.
Suez est un groupe franco-belge qui, par la fusion, deviendrait majoritairement français tout en ayant une envergure européenne, le 2ème groupe européen.
La fusion est bonne pour le consommateur. En l’état actuel, EDF a un monopole de fait de la fourniture d’électricité sur le marché français. EDF peut donc imposer des prix élevés qui lui laissent une confortable marge sur le coût réduit de production de l’électricité nucléaire.
Le nouveau groupe fusionné, Suez-GDF, deviendrait donc un concurrent pour EDF et la concurrence réelle est le seul moyen de contenir ou de faire baisser les prix. Tôt ou tard, Bruxelles imposera la concurrence sur le marché français : par cette fusion, la concurrence peut avoir lieu entre groupes français.
Le concurrent le plus sérieux d’EDF en Europe est le groupe allemand EON, qui vient de faire une OPA hostile sur l’espagnol ENDESA. Le plus dangereux pour EDF serait une absorption de Suez par EON.
Mais il ne faudrait pas non plus qu’EON prenne le contrôle d’ENEL et s’implante solidement sur le marché italien où la France est désormais présente avec EDISON. C’est la raison pour laquelle l’idéal serait une fusion des trois groupes ENEL, Suez, GDF.
Dans la compétition européenne et mondiale, c’est un handicap pour une entreprise que d’être contrôlée par l’Etat. Pour entrer sur le marché d’un pays étranger, il faut absorber une ou plusieurs entreprises de ce pays. Les pays admettent ces prises de contrôle par des entreprises privées mais les refusent quand il s’agit d’entreprises nationalisées : c’est pour cette raison qu’EDF a été bloquée par le gouvernement italien avant de pouvoir prendre le contrôle effectif d’EDISON. L’Etat français ne peut devenir un partenaire industriel mondial, c’est là la vocation d’entreprises indépendantes des Etats.
21:13 Publié dans Energie | Lien permanent | Commentaires (81) | Envoyer cette note









Trackbacks
Faut-il vraiment nationaliser Suez ?
Faut-il vraiment nationaliser Suez ?
Evidemment il y a une part de provocation dans cette question. Mais est-ce si faux ? Et n'est-ce pas nécessaire de la poser ainsi, afin que ce projet soit analysé sous tous ses aspects ? Gageons qu'il ne manquera
Trackback par : Alain Lambert - Bienvenue sur mon Blog | dimanche, 26 février 2006
FRECHE GREMETZ = AESCHLIMANN ?
Le PS sanctionne FRECHE, Le PC sanctionnerait GREMETZ ... et l'UMP (le parti de Nicolas, de Thierry et de Dominique) il fait quoi avec AESCHLIMANN, et CECALDI et DEVEDJIAN (désolé pour devedjian c'est une erreur) ? Sérieux j'ai entendu
Trackback par : Laurent Bervas | mercredi, 01 mars 2006
MAROC : L'ESPAGNE INVESTIT
Alors que la France défend un nationalisme économique d'un autre age, l'Espagne (comme d'autre Pays ) encourage leurs entreprises nationales à s'implanter à l'étranger notamment au Maroc en jouant le jeu de la libre concurence :Un ''Plan Maroc'...
Trackback par : Laurent Bervas | jeudi, 02 mars 2006
Breton, tu me prends pour un con
Ce texte est trops bie, écrit pour que l'on n'en parle pas (Merci krysztoff) : Que les bretons ne s'offusquent pas de ce titre, je ne parle pas ici de nos amis aux chapeaux ronds mais bien de notre
Trackback par : Laurent Bervas | jeudi, 02 mars 2006
La fusion Suez - Gaz de France
Comme toujours Martine Orange
Trackback par : l'éternité plus un jour | vendredi, 03 mars 2006
L'Europe selon Villepin et Breton
Après les vives réactions du gouvernement français suite à la tentative d'OPA hostile du (soi-disant) indien Mittal sur le (pseudo) français Arcelor, voici que le gouvernement tente de contrecarrer les plans de rachat de Suez par l'italien Enel en...
Trackback par : etienne fillol [ le blog ] | vendredi, 03 mars 2006
BLOG
J’inaugure avec Thierry SOLERE un petit questionnaire adressé aux hommes politiques avec un blog. J’ai posté dans les commentaires les questions suivantes : 1) Approuvez vous la publicité politique sur GOOGLE ? 2) Approuvez vous le spamming pour transm...
Trackback par : Laurent Bervas | mardi, 07 mars 2006
Commentaires
"C’est la raison pour laquelle l’idéal serait une fusion des trois groupes ENEL, Suez, GDF."
Tout à fait d'accord.
Par contre je veux bien que l'on dise qu'il faut que les grandes entreprises de ce genre soit indépendante de tout Etat, mais par contre elles n'ont pas à être distinctes de toute identité et de toute politique.
J'entends par là : vivent les champions civilisationnels !
Ecrit par : Alceste | dimanche, 26 février 2006
" [---] et la concurrence réelle est le seul moyen de contenir ou de faire baisser les prix"
Oui, on a vu ça quand les services de distribution de l'eau ont été privatisés. Depuis l'eau est bien moins chère qu'avant...
Ecrit par : Hervé | dimanche, 26 février 2006
Quel etait deja le raisonnement sur la non-fusion des sociétés EDF et GDF dejà?
Et dans le projet Suez GDF, beatrice Shonberg bous dit que GDF (qui precise t elle est moins importante!!) absorberait Suez......
Les bonnes affaires continuent dans la plus grande lisibilité de l'action politique.
Quant au HANDICAP d'avoir des entreprises nationales EDF et GDF ont effectivmeùent montre depuis des années leurs incapacités ? C'est d'ailleurs pour cela que l'italie est l'un de nos plus grands client importateur d'energie et ce depuis des années.........
C'est meme tellement vrai que d'ailleurs pour justifier la fusion GDF SUEZ on nouc explique que c'est l'absorption par l'entreprise publique GDF de l'entreprise privée SUEZ que l'on formera un groupe stratégique pour la Nation.........
Sentez vous un peu les quelques contradictions de vos allégations .
Sans egard pour le dedit moins de 24 mois apres la loi sur le pourcentage de détention a 70% minimum , vous argumentez avec des projets qui seraient dans les cahiers depuis des mois .......
Doit on en faire un rapprochement avec VOS propos comme ministre lors du changement de statut d'EDF et GDF pour lesquels l'exception du maintien du regime de retraite devait etre "exceptionnel"....
Il parait que le meme schema est etudié pour la RATP, la POSTE et bientot la SNCF ......
VOUS VOYEZ PEUT ETRE POURQUOI LES RETOURS DE BATONS PEUVENT PARFOIS ETRE DURS !!!!
Cher Alceste pourquoi pas une bonne grosse mega fusion GDF, Suez , ENEL , EON et aussi leur homologue espagnol
-------------------------------------------
precedent post
Monsieur Breton est donc pres cette fois a nous expliquer que pour sauver Suez (alors qu'il ne s'agit que de electrobel , societe belge) , il faut faire une fusion avec GDF. Ne nous a t il pas plaider la hausse de 23% de l'abonnement France telecom a la veille de l'emergence de la telephonie ADSL...... (après les soldes plus souvent: 2 ou 3 fois par an).
Mais qui absorera qui ?
Des modalités et des consequences de ce projet, il s'agit davantage d'amener GDF dans un environnement privé .
Et dire que par la la loi voté par un gouvernement auquel vous avez appartenu, il avait fixé a 70% le seuil de détention minimal. Et cela il n'y a meme pas deux ans.
C'est vraiment de la stratégie industrielle a la petite semaine.
Un tel projet déclenché sur des rumeurs d'opa sur une FILIALE de suez (faudra refaire faire les illustration de France2 et pointer la fleche en belgique) , on fait une présentation de grand dessein economique: faire un grand groupe mondial; c'est étrange je croyait que EDF GDF n'etaient pas des nains. et il me semblait que Enel etait une société européenne.
Il faudra remercier Enel pour nous faire reflechir a des politiques industrielles. qu'aurions nous fait sans eux ?
Ou est donc la grande politique européenne de l'energie dont la présentation fut le motif du changement de statuts des deux entreprises public.
Ou es l'europe de l'energie ? les traités sont pourtant deja signés et la constitution n'a rien a voir la dedans (autant prendre les devant car on voit bien que cela devient la bonne excuse a la mode: le non qui explique tout - avant c'etait Bruxelles , maintenant ce serait le non)
Suez vous avez dit suez ?
N'est ce pas cette remarquable société vantée en 1987 par Catherine Deneuve lors de sa privatisation sous un gouvernement Balladur , quelques jours avant un krach boursier?
NE parlait on pas de noyaux durs a l'époque qui protégeait notamment le caractère national ........ Que suez activie donc ces noyaux durs.....
Que sont donc toutes ces duperies successives ......
L'ancien ministre du l'industrie a t il un billet sur le sujet ?
Entre la grippe aviaire et les médications culinaires de l'executif et du gouvernement , les porte avions en gogette et les moustiques handicapant, tout cela laisse passer les 49-3 sur des sujets multiples et maintenant les présentations le temps d'un week-end de mises en vente .
Tout cela avec une vue de l'economie sociale et du dialogue social des plus clairs. A force, il y a des votes qui vont aussi avoir le merite d'être de plus en plus clairs. Et ce ne sera pas sur la couleur de la chemise ou du brushing......
on ne semble pas s'etre posé de questions sur la nationalité des sociétés acquereuses des concessions d'autoroutes ces derniers temps ......
Ecrit par : eric | dimanche, 26 février 2006
A SE TORDRE !!!! voila ce qu'il faut lire aujourd'hui
"PARIS (AP) -- Il n'y a aucune contradiction entre la fusion annoncée de GDF et Suez et l'engagement pris en 2004 par Nicolas Sarkozy, et confirmé par la loi, de ne pas faire descendre la part de l'Etat dans le capital d'EDF et de GDF en dessous de 70%, a assuré lundi le porte-parole de l'UMP Luc Chatel
"Quant le ministre de l'Economie de l'époque avait soutenu un amendement à la loi du 9 août 2004 qui limitait à 30% la part du privé dans EDF et GDF, il s'agissait avant tout d'affirmer le caractère «stratégique» du secteur de l'énergie, a expliqué M. Chatel lors du point-presse hebdomadaire de l'UMP. "
Je resterai correct (condition sinequanone a un minimum de dialogue) car la pensée venant apres une telle lecture passe par des expressions fort familières mais dont l'imagerie est tout a fait parlante quant au sentiment.
Peut on insulter l'intelligence des gens longtemps ? une part de la réponse en 2007 certainement si le rythme de ce genre de déclarations doit se confirmer.
Ecrit par : eric | lundi, 27 février 2006
Le ministre de l'Economie Thierry Breton a précisé que «la participation de l'Etat ne sera en aucun cas inférieure à la minorité de blocage, soit 34%».
Ben tient !!!! D'ailleurs il y a moins de 18 mois , son prédecesseur disait la meme chose avec juste une difference le chiffre. en aout 2004 c'etait 70%.
Avecde telle declaration c'est sûr, il n'y a aucune raison de ne pas voter UMP.!!!!!
Vous serez d'accord . Autant de constance mérite reconnaissance .....
Ecrit par : eric | lundi, 27 février 2006
je ne partage pas l'optimisme de Patrick Devedjian.
A partir de décembre 2007, c'est à dire à l'échéance du contrat de service public passé entre GDF et l'état, ce sont les actionnaires qui fixeront le prix du gaz.
Et les actionnaires, ils veulent du rendement à 2 chiffres.
Dans tous, je dis bien tous les pays ou ce genre de privatisation a eu lieu, la concurrence n'a pas fait baisser les prix, bien au contraire.
Ecrire que la fusion est bonne pour le consommateur, c'est méconnaitre la réalité du terrain.
C'est tellement outrancier que ça pourrait faire rire.
Alors je vous donne rendez vous sur ce même blog d'ici 2 ou 3 ans, et je vous donne mon billet que le consommateur verra sa facture EDF augmentée de façon COLOSSALE.
En conclusion, comme l'écrir Éric : Ou est l'europe de l'énergie ?
Comme tous les hommes politiques, vous êtes européen à Bruxelles, et franco français au retour en France.
Frédéric.
Ecrit par : Frédéric | lundi, 27 février 2006
M. Devedjian, une fois n'est pas coutume, je ne partage pas votre position.
Tout d'abord cette opération protectionniste engendre une légitime irritation de tous nos partenaires européens. Après le "non" au traité constitutionnel cet incident ne va pas améliorer notre image.
Ensuite je m'étonne qu'un "libéral" comme vous puisse soutenir cette aberration qu'est le "patriotisme économique" et qui, sur la durée, nous sera dommageable.
Enfin, il est difficile de soutenir que les engagements de Nicolas Sarkozy sont compatibles avec cette opération.
Ainsi même si je partage votre analyse sur la cohérence stratégique de la fusion, mon opinion est que les arguments contre la fusion l'emportent sur les arguments en sa faveur.
Ecrit par : Tristan | lundi, 27 février 2006
Tous les pays font du "patriotisme économique", les Etats-Unis comme l'Espagne, surtout en matière d'énergie, si importante en matière d'indépendance. L'important est de ne pas fausser la concurrence et de ne pas léser le consommateur : il me semble que ce projet de fusion peut le respecter. Il y aussi la manière, vis à vis de nos partenaires européens.
Ecrit par : Patrick Devedjian | lundi, 27 février 2006
Bonsoir,
Après avoir lu le Courrier International de la deuxième semaine de Janvier, et les rapports plus qu'ambigus entre Enel et Gazprom (Russe) d'une part, Berlusconi et Poutine de l'autre (et aussi le lien Poutine -Schröder enfin)
Après avoir compris qu'Enel et Gazprom sont en train d'élaborer un gazoduc sud-européen qui accentuerait encore la dépendance de l'Europe par rapport aux ressources énergétiques Russes,
je me demande si cette fusion n'a pas aussi un lien avec ça, étant donné de surcroît, que l'Europe ne dispose pas de plan commun concernant l'énergie.
J'aimerais bien avoir votre avis, monsieur Devedjian.
Ecrit par : pierre | lundi, 27 février 2006
Vous ecrivez:
"L'important est de ne pas fausser la concurrence et de ne pas léser le consommateur".
Fausser la concurrence dans un marché oligopolistique n'est vraiment pas un probleme.
Suez et vivendi en font la demonstration depuis des années avec le marché de l'eau aux collectiivtés.
Expliquez nous la concurrence dans ce cas prcis ou l'experience n'est pas a venir mais bien datée et observable.
NE pas léser la concurrence. Avec l'accord de service publlic qui sera donc echu en décemblre 2007, nous verrons revenir le discours sur le prix de l'energie et les effets de la hausse du prix du prétrole.
Et l'on aura tout le plaisir d'oublier les 80% d'origine nucleaire de notre electricite pour nous mettre le prix du baril en avant.
Monsieur Breton compte nous faire la meme proposition en detente a deux coups qu'il nous a fait avec le GAZ: +12% immediat sur le prix du gaz avec 4 mois a 25% de rabais sur l'abonnement. Resultat acquis : la hausse du prix du gaz et les gens qui se chauffent au gaz on du apprecié les présentations pédoagogiques du ministre de France Telecom.....
Fin 2007, c'est a dire demain, nouverrons revenir les rentabilités a deux chiffres sur le devant des objectifs et nous vous remercierons pour la politique de haute strategie de defenseurs des interets des citoyens...... (en fait ils auront la delicatesse d'attendre juin 2007, pour pas affoler les electeurs...Pas bougé , pas faire peur !!!)
Et vous nous reparlerez des interets du consommateurs.
PS: c'est marrant d'ailleurs de voir , dans un domaine voisin, comment ont été négocié pour 2007 seulement la fin des facturations des temps d'attente aux services d'assistance téléphonique. On a su nous présenter cela comme une avancée fin 2005 pour 2006 (de l'art de s'avancer avec lenteur).
Et , en l'especes, on verra combien seront facturés ces services compte tenu les nouvelles obligations de conservations des données électroniques imposées par les nouvelles reglementations européennes aux frais de la princesse....
Ecrit par : eric | mardi, 28 février 2006
Dans cette affaire,tout le monde est perdant : la France et son national/opportunisme qui va disposer les autres nations à protéger leurs entreprises de toute vélléité d'OPA d'origine française,les consommateurs comme il a été écrit par ERIC notamment,l'europe qui aura l'incapacité de faire face à des assauts de grosses sociétés US ou Japonaises sur les nains nationaux d'Europe,la droite française embourbée dans les non choix économiques,la gauche balancée entre le protectionisme et le conservatisme.
Cette situation est tout à fait,par contre,instructive sur l'incohérence de la politique économique de nos dirigeants..... français à Paris et Européens à Bruxelles.
L'indépendance énergétique est une billevesée qui sert à justifier des positions nationalistes.
Ecrit par : LAPORTE | mardi, 28 février 2006
Quand on sait que l'actionnaire exige une rentabilité de 15% alors que le taux de croissance des nations ne s'élève pas à plus de 3% du PNB au maximum selon les pays, il faut bien que nos chères multinationales trouvent la différence quelques part ?
Devinez où ?
A.V.
Ecrit par : A.V. | mardi, 28 février 2006
Je partage les différents avis émis par A.V, Éric ou Laporte.
Ne pas avoir conscience que les actionnaires vont exiger une rentabilité maximum sur GDF relève soit de la mauvaise foi, soit d'une méconnaissance absolue du monde des affaires.
La privatisation n'a jamis été à l'avantage du consommateur, comme vous l'écrivez, Mr Devedjian.
Et les exemples sont nombreux :
La privatisation de l'eau au Maroc a t'elle été bénéfique pour le consommateur ?
Réponse : de nombreux marocains ont du vendre tout leur équipement de maison pour payer les factures de l'eau privatisée et ne puvent plus régler les factures.
On a vu des anciens manifester et pleurer dans la rue.
la privation de l'électricité a t'elle été bénéfique en Californie ?
Réponse : les tarifs ont explosés, et les délais d'intervention sont beaucoup plus longs.
Imaginons un instant la tempête de décembre 99 en France avec une compagnie privée, je ne vous fais pas de dessin.
La privatisation de la poste aux pays-Bas a t'elle fait baisser les prix ?
Réponse :Non
La privatisation du rail en Angleterre a t'elle fait baisser les prix ?
réponse : augmenatation colossale des tarifs.
Bref, l'idéologie consistant à faire croire que le public est déficitaire et que le privé est rentable ne repose sur aucune donnée objective, et tous les exemples prouvent exacetment le contraire.
Sortez de votre bulle, Mr Devedjian et Sarkozy, nous sommes au 21è siècle.
Antoine.
Ecrit par : Antoine | mardi, 28 février 2006
Rappelez-vous de vos factures téléphoniques d'il y a 10 ans...
Rappelez-vous de la qualité de service de nos banques nationalisées, de l'argent gaspillé, détourné...
Rappelez-vous de l'état de notre sidérurgie il y a 20 ans,
Rappelez-vous des pertes collossales d'AIr France il y a 10 ans.. que supportaient le privé
etc...
etc...
Et puis, pourquoi le gaz devrait-il être un service public?
Je ne consomme pas de gaz et nous sommes des millions en France à vivre sans.
Tout cela est absurde.
ET là je vais sûrement choquer ...mais à la fin c'est exaspérant:
"Tout cela est peut être précipité, mais en France ce genre de chose ne peut se faire autrement, les Français qui se sont exprimé plus haut sont tellement craintifs et déconnectés de la réalité de notre monde que pour ce genre de dossier, la politique du fait accompli est la seule qui vaille.
Que ce peuple murisse et il méritera d'être traité en adulte
Ecrit par : J-Louis | mardi, 28 février 2006
""Le statut des personnels des industries électriques et gazières sera intégralement préservé, y compris naturellement pour les nouveaux salariés""
Cette phrase de D. De Villepin ne présage aucune évolution des réformes des régimes spéciaux et autres avantages pléthoriques de la fonction publique..
Apparemment 2000 Milliards de déficit ne suffisent pas!!!
Don Quichotte
Ecrit par : Don Quichotte | mardi, 28 février 2006
A JEAN LOUIS
Tres bon exposé.
vous avez brillamment cité des exemples ou l'incurie des gouvernants n'est jamais mis en cause.
Est cepour autant qu'il faille faire croire que l'addition finale doit toujours etre payée par le citoyen ? Surement pas.
Vous parlez de maturité et de 21e siecle. Si la maturité passe par le mensonge et le dedit c'est vraiment un reel progres.!!!!
Entendre Monsieur Breton prendre aujourd'hui prétexte de la hausse du pétrole depuis 2004 pour excuser le leger dedit des gouverments issu de l'UMP pour se permettre de ne pas tenir les 70%, c'est du GRAND ART.
BRETON , ex PDG de France Telecom, vous sort de son chapeau un fait tout nouveau qu'il n'avait pas prévu: la hausse du cout du pétrole.
CA NOUS DONNE UNE HAUTE IDEE DE SES CAPACITES A GOUVERNER........ A VUE.
Si en aout 2004, les ministres UMP ne savaient pas que nous alions clairement vers un petrole cher, nous pouvons craindre des tas de mauvaises surprises sur leur décision.
Si vous n'etes pas pour le moins circonscpect avec de tels propos ministériels, vous n'etes pas lucide ou vous etes intellectuellement malhonnete devant un tel foutage de gueule.
------------------------------
PS: Vous faites vous aussi partie de la tribu des "CE PAYS" et "CE PEUPLE" .Pour etre un peu plus convaincant vous feriez mieux de revenir a "NOTRE PAYS" , "LA FRANCE" et "LES FRANCAIS".
La distance avec l'utilisation permanente des demonstratifs répond un peu trop souvent aux interets des affairistes qui ne connaissent qu'une chose LEUR interet.
-------------------------
PS: vous devriez vous souvenir des factures telephoniques il y a 20 ans quand nous ne payions qu'une simple et UNIQUE unite locale par appel quelle qu'en soit la durée.
Et je n'ai pas encore oublie que le conseil de la concurrence vient d'affliger une amende record aux FRANCE TELECOM, SFR et BOUYTEL pour ENTENTE SUR LES PRIX.
Ecrit par : eric | mardi, 28 février 2006
Oui le risque ans 'un système de concurrence: c'est l'entente...
Mais il y des contre pouvoir qui veillent.
La preuve!...
C'est sûr que sans concurrence, il ne peut y avoir d'entente !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
ET puis concernant les tarifs:
Je me souviens qu'il y a 20 ans pour appeler la province ou l'étranger, il fallait se serrer la ceinture ensuite pour le reste du mois
Vous pensez qu'avec France Telecom d'il y a 10 ans nous aurions le téléphone gratuit, l'internet à 30 €?
Ecrit par : J-Louis | mardi, 28 février 2006
CHER DON QUICHOTTE,
vous faites bien de venir parler du statut maintenu sur ce blog.
Extrati des debats a l'assemblée sur la loi d'aout 2004
"M. le Ministre d'Etat - (Nicolas Sarkosy)
"Notre projet est un projet pour les entreprises et pour leurs agents. Il change l'accessoire - le statut juridique - pour préserver l'essentiel : la bonne santé des entreprises, leur caractère intégré, les valeurs de service public, le régime spécial de retraites, le statut des agents. Nos entreprises sont des champions nationaux. Elle doivent désormais pouvoir lutter à armes égales avec tous leurs concurrents."
....
"Puisque des inquiétudes se sont exprimées à ce
sujet, je le redis avec force : conformément aux engagements du Président de la République et du Gouvernement, EDF et Gaz de France ne seront pas privatisées. Mieux, le Gouvernement acceptera l'amendement du rapporteur portant de 50 % à 70 % le taux de détention minimum du capital des entreprises. Alors, vous me direz : « qu'est-ce qui garantit que la loi ne permettra pas de privatiser plus tard ? » La réponse est simple : il n'y aura pas de privatisation parce qu'EDF, c'est le nucléaire, et qu'une centrale nucléaire,
ce n'est pas un central téléphonique ! Un gouvernement ne prendra jamais le risque de privatiser l'opérateur des centrales nucléaires."
POUR LA BONNE HISTOIRE SUEZ AU LENDEMAIN DE L'OUVERTURE DU CAPITAL D'EDF disait par la voie de son préisdent son intention d'acquerir des tranches de centrales nucléaires.........
QUANT AUX 2000 milliards. Ayez l'amabilité de lire la différence entre une dette et un déficit. Portez une attention particuliere au facteur date d'exigibilité.
Et n'oubliez pas que le meme ministre qui a fait la publicite de ce chiffre est celui qui a présenté un budget avec une réduction du nombre des fonctionnaires ridicules au regard des chiffres annoncés par son parti. (son nom est BRETON).
Ecrit par : eric | mardi, 28 février 2006
Chre jean-louis ,
faites vous briefer sur la grande aventure du téléphone en France. N'oubliez pas l'étendue du reseau en moins de 15 ans a partir de Pompidou.
Quand vous aurez votre assistance telephonique a 34 centimes la minute et que vous paierez votre renseignement au 118218 a 99 centimes pour les 20 premieres seconcdes, nous reparlerons des couts. (regarder la bande defilante des pubs au lieu d'ecouter uniquement les doup douyoudou)
Quand nous en seront a voir le rapport entre l'utilité et le prix d'un produit, nous reparlerons de ces discusssions palpitantes aux portables (t'es ou, tu fais quoi, je suis a la porte, en bas , j'arrive). la democratisation au sacro saint besoin de la consommation a tout crin, on voit ce que cela donne avec les grilles de programmes de TF1 (plus aucune emission politique et une emission economique a 1 heure du matin) Tout ca au nom de la sainte et benefique ouverture au privé.
Suez est privée, elle a des actionnaires de référence qui représentent 35% des droits de vote. Que sa minorité de blocage lui soit donc utile puisqu'il parait que dans l'ensemble GDF Suez cette meme minorité de blocage serait la solution.
Dernier point l'actionnaire principale de Suez : le GROUPE BRUXELLES LAMBERT.
Groupe Bruxelles Lambert ("GBL") est une société à portefeuille cotée à la Bourse de Bruxelles depuis le 15 octobre 1956. Avec une capitalisation boursière de près de EUR 5,4 milliards (au 4 novembre 2002), GBL figure parmi les 10 premières sociétés belges.
Son portefeuille comprend 4 participations, à savoir, Bertelsmann, Total, Suez et Imerys.
Voila donc le patriotisme à extension variable. vous m'etonnez que l'etat belge est serein......
Ecrit par : eric | mardi, 28 février 2006
Eric,
De quoi vous plaignez vous au juste ?
Excusez-moi mais je ne vois pas...
Ecrit par : J-Louis | mardi, 28 février 2006
"Eric,
De quoi vous plaignez vous au juste ?
Excusez-moi mais je ne vois pas..."
MERCI Jean Louis !!!!
C'est exactement la même reflexion que je me faisais !
Pardon, effectivement ce n'est pas 2000 Milliards de déficit mais de dettes !
Mais à y réfléchir de plus prêt, tout cela n'est pas très éloigné, non ?
Don Quichotte
Ecrit par : Don Quichotte | mardi, 28 février 2006
Rappelons nous de la promesse absolue de Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre des finances, il n'y a pas longtemps du tout.
Il déclarait solennement que l'État ne se désengagerait pas en dessous de 70 % du capital de GDF, grand dieu JAMAIS.
Mécaniquement, la part de l'état va descendre à 35%.
Les promesses de Sarkozy ne valent pas plus que celles de Chirac.
Une privatisation à la hussarde, en un week-end, l'utilisation du 49/3 à tour de bras, et des sous emplois précaires pour nos jeunes, tout cela va couter cher à ce gouvernement en mai 2007.
Et qui attend en souriant ?
LePen compte les points, tranquillement.
Cinésias
Ecrit par : Cinésias | mardi, 28 février 2006
Jean-Louis vous avez un raisonnement international et Eric a un raisonnement national que je partage personnellement.
ce qui peut être un bien au niveau de la mondialisation (gros groupes internationaux nationaux compétitifs : Elf, Suez-GDF, Danone...).
Les intérêts supranationaux n'ont pas en règle générale d'impact positif et réel sur les citoyens lambas que nous sommes.
Cela ne veut pas dire que nous ne comprenons rien ou nous ne voyons rien comme vous le sous-entendez, mais nous sommes de ce monde de petit entrepreneur, encore en activité ou tentant de l'être, qui voit bien que les choses se dégradent alors que c'est nous qui faisons marcher l'économie nationale.
Les affrontements internationaux conduisent au final à des situations de monopole ou de quasi monopole, qui par définition sont contradictoires avec la libre concurrence (Ex : microsof que les tribunaux américains n'arrivent même plus à faire plier).
Cela n'avantage qu'une petite partie de priviliégiers qui se partage le gâteau (politiciens, actionnaires et gros actionnaires institutionnels (non les petits porteurs) , banques, ...). Ils sont loins d'être représentatifs de la majorité.
C'est comme si vous nous parliez du bien fondé de trouver pour les années à venir une nouvelle planète hors de notre système solaire, alors que nous tentons déjà de continuer à faire tourner notre bonne vieille terre : trop facile d'aller chercher un nouveau jouet quand on a cassé celui qu'on a !!
De plus, il est vraiment désagréable d'entendre des citoyens parler de notre pays en disant "les français", "ce pays", comme s'ils n'en faisaient pas partis.
Vivez durant des années loin de votre pays comme je l'ai fait et là, vous réaliserez que votre pays n'est pas si mal que cela. Trop facile est de critiquer sans proposer des solutions ! j'en ai pas plus, mais je crie et je revendique haut et fort que j'aime mon pays et que je suis fière d'être française et de notre histoire, n'en déplaise à certains. On ne construit bien son futur qu'en connaissant son passé et en assumant bien son présent.
La vie n'est pas si mal que cela en France. preuve, les chiffres ne mentent pas :
- L'année dernière, selon les chiffres de l'ONS britanique 350 000 britaniques ont quitté volontairement la grande-bretagne. Pourquoi ? revenus insuffisants, coût de la vie trop cher, manque de logement et flambée des prix, fiscalité trop forte, insécurité... et ce sont des jeunes chercheurs qui se sont le plus expatriés.
- 1 anglais sur 2 rêvent de s'installer ailleurs, notamment en France car ils nous envient notre qualité de vie (venez voir les petits villages du sud de la France achetés par les anglais, belges, hollandais).
Peut-être devrions nous traiter ces anglais d'anglophobes ! Et dire qu'on nous bassine à longueur de journée le modèle anglo saxon suivre, que parait il tous nos têtes pensantes rêvent d'aller en angleterre !!
Au final, l'économie aura réussi ce que la guerre de 100 ans aura raté : les anglais chez nous pour la dolche vita et nous en angleterre pour apprendre à trimer !!! (je rigole ! pour ceux qui n'ont pas d'humour).
Marre aussi de voir les médias au service des politiques nous vendre des vérités contrefaites que les rapports économiques démentent :
-On raconte que le français est fénéant, la fiscalité trop lourde pour les entreprises, l'administration trop pesante, les syndicats trop agressifs....
-En vérité, la fiscalité est une des moins élevée d'europe pour les multinationales (je ne parle pas des PME) aux allentours de 17% et à tel point que Bercy refuse de donner les chiffres désormais, les français sont parmis les plus productifs, les coûts de production parmis les moins élevés (c'est pour cela que nous sommes un des pays où nous avons beaucoup d'investisseurs contrairement à ce qu'on raconte, et notamment nos PME intéressent beaucoup). Nos syndicats ? des enfants de coeur à côté des anglais et des allemands car très divisés ce qui divisent aussi leur pouvoir de nocivité. Blair le sait : il a voulu faire passer un projet de loi, rien que la menace des syndicats anglais lui a fait immédiatement retiré le projet de loi en question...
Les exemples sont nombreux de ce type.
Mon pays, je l'aime bien. Je ne suis pas de culture anglo saxone, je ne pense pas comme eux, je ne bois pas comme eux, je ne vis pas comme eux, je ne mange pas comme eux, je ne b...e pas comme eux (non, je rigole !), quand nous les battons au foot ou rugby, je jubile.... Je les respecte, mais je ne veux pas de leur mode de fonctionnement qu'on tente de m'imposer aux forceps au nom d'une mondialisation inévitable parait-il.
Et au final, quand je me retrouve avec nos amis anglais autour d'une bonne table chez nous, ils pensent comme nous ses expatriés et ils trouvent nos gouvernants timbrés.
Tout cela pour vous dire, que la france est un beau pays et que soit on la respecte, soit on part.
Tout cela aussi pour vous dire, très cher Jean-Louis, que la fusion Suez-GDF était prévue depuis longtemps et pas pour les raisons que vous croyiez. Il fallait juste trouver la bonne excuse pour la faire et l'occasion a fait le larron. Ainsi, nos chers politiciens pensent qu'en faisant appel à notre patriotisme économique, ils pourront nous faire avaler la pillule plus facilement.
Après avoir fait passer en force le CNE, puis le CPE, en attendant d'attaquer le SMIC (j'en suis sure, cela sera la prochaine étape), le gouvernement marchait sur des oeufs et devait trouver une bonne excuse pour nous faire avaler cette privatisation rapide et rondement menée de GDF.
he ben, voilà ! C'est fait !
Un garant à la sortie de l'indépendance et de la force futur de ce grand groupe en devenir sur les marchés internationaux ? Je n'en suis même pas sure. Le cas Arcelor en est la grande démonstration. Notre numéro 1 de l'acier, malgré ces bons résultats et sa place de leader, risque fort de se faire gentiment avaler et en plus, de se faire payer en actions de singe et non en liquidité. Ensuite, il ne restera plus qu'à celui qui a fait cette gentille OPA amicale de venir ce servir dans une trésorerie bien garnie (alors que celle de son groupe est dans le rouge). Ca s'est la vraie mondialisation : la loi de l'intox et du plus fort.
Alors le futur de Suez-GDF ? personne ne sait si demain un autre groupe américain, asiatique ou européen ne viendra pas faire une gentille OPA amicale à son tour !!
Mais là, nous ne jouons plus dans la meme cour, nous sommes des spectateurs impuissants qui payerons les pots cassés comme d'habitude.
Votre discour est très dogmatique, mais restez les pieds sur terre (comme vous nous le conseillez gentiemment.).
Nous pouvons aussi inventer un système, un mode d'organisation et de fonctionnement différent.
Des économistes libéraux tirent aussi la sirène d'alarme (Stiglitz ancien dirigeant de la banque mondiale, Artus du groupe Caisse d'Epargne, J-L Gréau membre du MEDEF, ...). Le néolibéralisme tel qu'il nous est imosé fabrique du pauvres, étruit l'environnement, sacrifie les futures générations au profit de l'instantannée. Ce néolibéralisme va droit dans le mur et périra par ses excès (comme le communisme est mort) dans un bain de sang qui fera le bonheur des extrémistes de tout bord.
La richesse des états est complétement captée au profit d'une minorité qui ne connait ni les lois économiques internationales, encore moins celles nationales. Des contrebalances ? Cela fait longtemps qu'elles ne sont plus que théoriques ! Arrêtez de rêver !
La réalité au final, sera celle-là : tous retraités, tous actionnaires ! .... et tous chômeurs pour les générations à venir ! Vous croyez que cela va marcher combien de temps comme cela avant que cela n'explose.
Alors on fait quoi ? On continue à regarder en disant c'est bien, sans se projeter dans l'avenir et en sachant bien que nous ne ferons pas partis de ces privilégiés qui profitent de la mondialisation. Où on dit STOP et on propose un nouveau modèle plus acceptable.
Le libéralisme c'est possible, c'est même l'avenir, mais avec une réelle redistribution proportionnelle des richesses et un contrôle rigoureux du respect des règles par les Etats.
Le néo libéralisme, dont cette fusion est encore un exemple, est la mort de nos sociétés occidentales à long terme.
je plains vraiment les génrations futures !
A.V.
Ecrit par : A.V. | mardi, 28 février 2006
Ho fait ! ce n'est pas 2000 milliards de dettes, mais 1000 : c'est déjà pas mal !
mais consolez vous messieurs : les anglais font pire sauf... qu'en retirant de leur comptabilité les retraites à venir (alors que nous les avons comptabilsé), les dettes de leur réseau et d'autres petites astuces comptables de ce genre, ils ont présenté un taux d'endettement en dessous des notres !
Au final, tout est une question de lecture !
A.V.
Ecrit par : A.V. | mardi, 28 février 2006
L'analyse d'AV me parait juste.
Pour synthétiser, je dirais que ceux qui prêchent le libéralisme à tout crin sont les premiers à ne jamais partager le gâteau et à refuser la concurrence.
L'idéologie libérale consiste à réduire les couts des salariés ( ceux qui produisent) et à augmenter les dividendes des actionnaires ( ceux qui ne produisent pas).
Pourquoi parle t'on de cout pour désigner un salaire ?
Pourquoi parle t'on de bénéfice pour désigner le chèque fait à l'actionnaire ?
Ce néo-libéralisme dur ne va qu'accroitre les tensions entre les individus, exacerber les jalousies.
Ma crainte, à terme est celle d'une guerre civile.
Cinésias.
Ecrit par : Cinésias | mardi, 28 février 2006
Et encore, je ne suis pas en forme aujourd'hui. L'écriture s'en ressent ! (rire)
A.V.
Ecrit par : A.V. | mardi, 28 février 2006
Loué soit AV
une lecture sans poncifs et un discours avec du fond.
merci.
Monsieur le député aura surement plaisir à vous lire.
Ecrit par : eric | mardi, 28 février 2006
Vous oubliez, Éric, que Patrick Devedjian est un libéral dur.
Et l'analyse pertinente d'AV ne trouvera pas grâce à ses yeux, car l'idéologie néo-libérale, lorsqu'on est tombé dedans tout petit, prend systématiquement le pas sur les meilleures analyses, et, en particulier, celles qui mettent l'homme au centre du système.
Le néo-libéral ne réfléchit pas. Il compte, il amasse et fait fructifier à son profit.
Jules Vallès disait :
"Le capital mourrait, si, tous les matins, on ne graissait pas les rouages de ses machines avec de l'huile d'homme".
Cinésias.
Ecrit par : Cinésias | mardi, 28 février 2006
Tous les individus ne rêvent pas forcément de posséder un pavillon, un renault espace et 3 lecteurs DVD.
Certains peuvent avoir d'autres motivations, la lecture, le théâtre (c'est mon cas) ou tout autre activité ou autre raison de vivre.
Le néo-libéralisme consiste à faire consommer les individus, de plus en plus, au risque naturellement de polluer la planète de manière endémique.
Travailler, être plus performant que son collègue de travail, tenter d'amasser des biens, d'emmener ses 3 marmots dans un bel hôtel aux Antilles et toutes ces valeurs là ne m'ont jamais fait flipper.
Je préférerai un monde ou l'on se parle, ou les hommes politques tiennent leurs engagements, ou le travail est une composante de la vie et pas son but ultime.
Frédéric.
Ecrit par : Frédéric | mardi, 28 février 2006
Que de pleurnichards....
Avec A.V en leader des pleureuses.
..
« Les intérêts supranationaux n'ont pas en règle générale d'impact positif et réel sur les citoyens lambdas que nous sommes. » = Dogmatisme
»Cela ne veut pas dire que nous ne comprenons rien ou nous ne voyons rien comme vous le sous-entendez, mais nous sommes de ce monde de petit entrepreneur, encore en activité ou tentant de l'être, qui voit bien que les choses se dégradent alors que c'est nous qui faisons marcher l'économie nationale. »
Vous seriez surprise de savoir que je suis un jeune entrepreneur avec peu de moyen .. mais qui croit sans naîveté en son avenir.
Vous parlez de Microsoft et des situations de monopole :
Vous connaissez « open office », Mozilla, Sun, google etc... Les choses changent très vite dans le petit monde des multinationales ne vous en déplaise.
Il reste toujours des opportunités pour des esprits libres et courageux, tournés vers l’avenir et non le passé comme vous.
Je crois que vous êtes pessimiste et aigrie A.V. . Que vous soyez pessimiste c’est votre droit, mais s’il vous plait épargnez aux jeunes vos jérémiades, vos jugements partiaux et quasi idéologiques.
Et puis vos chiffres sur la Grande Bretagne ne signifient rien :
Tout le monde sait que pour les jeunes surtout « ailleurs s’est mieux »..
Mais je vois moi le dynamisme de ce pays, celui de l’Espagne celui des ex pays de l’Est.
Et je vois cette morosité, ce discours d’un autre temps digne de la lutte des classes et là je dis stop
Le dogme est chez vous moi je me considère comme pragmatique, qui veut faire avancer la France vers la réussite (plus de liberté, plus de choix de vie, plus de savoir...) contre ceux qui comme vous freinent son évolution pour des raisons idéologiques ou personnelles (dépression ?...)
Vous mélangez tout : le libéralisme n’est pas une idéologie, il est au service des rêves des habitants de cette planète et aujourd’hui le besoin écologique se fait sentir.
Je ne doute donc pas que grâce à un libéralisme contrôlé (qui dit le contraire????) nous saurons adapter nos économies à cette nouvelle donne, malgré les pressions certaines que certains groupes internationaux exerceront. Mais en bout de compte ils devront s'adapter.
Ecrit par : J-Louis | mardi, 28 février 2006
Continuez à croire jeune homme... je suis aussi entrepreneuse et créé des emplois, c'est que j'y crois un minimum aussi.
Nous ne voulons pas le même monde.
Le respect est normalement un mot d'ordre. Avoir vos idées et les défendre par une argumentation posée ne vous en dispense pas.
je veux aussi changer les choses, mais pas comme vous. Ce n'est pas pour cela que je vous considère comme plus c...s ou moi pour une pleurnicharde. Quant à la crédibilité de vos opinions, vu les commentaires des autres intervenants, elles n'ont pas l'air de convaincre. Alors tenter d'être un peu plus logique dans vos raisonnement que d'utiliser les sarcasmes quand vous n'avez plus rien à dire.
en vous répondant, je suis restée respectueuse et ne vous ai à aucun moment insulté.
En général, lorsqu'on commence à attaquer les gens en les traitant de pleurnichards ou de pleureuses, c'est qu'on commence à être à court d'argumentation et on tente de faire passer en force ses convictions. Cela n'élève pas le débat et ne vous rend pas crédible.
je ne suis ni pessimiste, ni aigrie jeune homme. D'ailleurs vous me faitesbien marrer. Ho moins vous m'aurez fait passer une bonne soirée.
Quant à ce qu'est le libéralisme, qui a dit que c'est une idéologie ? Vous et vous seul dans votre réponse.
Je ne suis même pas sure que vous connaissez l'histoire socio économique de votre pays quand j'entends cela. Tocqueville vous connaissez ? Alors lisez, et alors vous serez comment le libéralisme a été inventé au départ et dans quel objectif.
Il ne faut pas utiliser des mots dont on ne connait pas le sens originel et ne pas puiser sa culture uniquement sur LCI ou les hebdo économiques à la mode comme un mouton de panurge (Là, je suis un peu méchante, mais vous l'avez bien cherché). Rien n'a été inventé, mais tout a été aménagé et réinterprété.
On fera un petit comparatif ensuite : l'augmentation de nos CA entre 2004 et 2005, celle de nos bénéfices et ensuite de nos masses salariales et de nos bons de commande.
Ensuite, on pourra peut être causé et voir celui qui applique vraiment la notion de libéralisme dans les faits.
Vouloir un monde meilleur et arriver au mérite sans écraser pour cela les autres, je ne vois pas en quoi cela est pleurnichard, pessimiste ou aigri. Mettre en accord ses actions avec ses idées aussi.
Si au final, je vois : je suis une femme et je vois plus loin que le bout de mon nez et que demain. Quant à vous, dans vos réactions d'agressivité, vous restez un homme assez primaire au fond !
Allez, je ne vous en veux pas !
Je peux même vous donner quelques adresses pour vous aider à expatrier votre petite affaire qui ne connait pas la crise, comme cela vous pourrez aller jouer avec tous ces grands que vous admirez tant sur les places financières du Luxembourg, Zurich ou Bruxelle. Et qui sait, avec un peu de chance, demain vous serez invité à Davos avec Breton et Sarko !!!
j'espère que vous avez le slip bien accroché car eux, ils ne vous louperont pas !
Au moins, pendant ce temps, nous pourrons continuer à gérer nos entreprises tranquillement.
Autres choses cher Jean-Louis, il faudrait aussi peut être que vous étudiez le principe de Kanban, très utile en économie. Quand vous n'aurez plus de demande, on verra à qui vous proposerez votre offre.
Avec tout mon respect et mes salutations
A.V.
Ecrit par : A.V. | mardi, 28 février 2006
Pour jean-lius,
le liberalisme cher monsieur serait donc de laisser ENEL faire son OPA sur suez et non pas de faire appel au pretexte national pour donner au prive l'entreprise publique.
Je fais court pour que vous entendiez bien mon propos.
Surtout quand le gourvernement en place nous a vante avec 73% de ses militants les vertues d'une Europe puissante dont la FRANCE avait besoin (dixit la pensée du chef du parti).
Vous etes lliberal alors assumer votre aspirtaion et ne venez pas vous refugiez sous la banniere étattique qd le vent tourne.
un peu trop facile de vanter l'europe comme pare-feu a la mondialisation et de revenir a des reflexes nationalistes soudain quand toute l'année on vante les vertues anglaises liberales.....
Derniere chose si vbous savez gobé des promesses qui sont reniées sous 18 mois sous pretexte de hausse de prix du petrole c'est que vos convictions personnelles sont faites sur des sables mouvants.
La hausse du petrole en 2004 (soit plus de 15 mois apres la guerre en irak), n'importe qui était clairement en mesure de savoir que ce n'etait plus une vague idée mais une realite.
Nulle besoin d'etre ministre et d'attendre 2006 pour sortir de telles banalites en guise de pretexte.
J'espere que vous serez ainsi renseigné sur ma pensée.
Ecrit par : eric | mercredi, 01 mars 2006
Cher cinesias,
Monsieur Devedjian est tellement un liberal dur que lors de la oi d'aout 2004, en qualité dem inistre de l'industrie:
- il a maintenu le regime des retraites des personnels EDG et GDF en les basculant sur le regimes des retraites,
tellemement liberal dur que:
pour financer le rattrapage des taux de cotisations entre ces personnels et ceux du privé, une nouvelle taxe a été instaurée pour ne pas leser les dits personnels.
tellement liberal dur que :
la soulte pour compenser partiellement les dates de départ en retraite plus precoces par rapport au regime des salariés du preive n'est toujours aps completement versé au caisse de retraite
tellement liberal dur que:
le maitien de ce regime de retraite qui devait selon ces mots a l'assemblée etre un umtime exception, ne sera pas le dernier: en effet les regime de la Poste , de la RATP sont en train d'etre basculé sur le regime du privé avec le meme mecanisme de soulte.
Poour rappel la soulte EDF GDF devait etre de 9 milliards selon la caisse qui est censé proteger les interets des salariés, elle n'a été que de 7 milliards et enplus EDF et GDF n'ont pas versé cette somme immediatement mais ont obtenu par l'etat un étalement. Ces 9 milliards etaient censé , apres placement, compenser 40 milliards de dettes de retraites pour les seuls personnels EDG GDF.
EN RESUME.
1- on fait financer par la facture et par le regime de retraite privé, le courage d'un liberalisme dur qui s'assume.
2- on garantit des verrous qui tombe en un week end tellement le liberalisme est dur et s'assume.
Rappel: suez a été privatisée en 1987, que diantre le liberalisme pur et dur n'a t il protégé cette societe des affres de la vie economique ? les revenus provenant de la gestion des eaux des collectivites locales n'auraient ils pas ete assez élévés dans un marché captif ????
POURQUOI DONC SUEZ NE LANCE T ELLE PAS ELLE MEME UNE CONTRE-OPA sur ENEL ?
ENEL est valorisé a 44 milliards d'euros et Suez a 40 milliards. mais pourquoi donc le "danger" serait il a sens unique ? Et quelle belle aventure européenne qu'un groupe franco-belgo-italien.......
Faut il vous rappeller qu'avant cela , il n'a jamais été dit a aucun moment que GDF etait dans une situation délicate. on nous l'aurait dit lors de la loi d'aout 2004. rappellez vous que le ministre de l'epoque "dit ce qu'il fait et fait ce qu'il dit " et on a encore entendu sa declaration a l'epoque face camera au moment du vote. Si GDF etait fragilisée avec le changement de statut et l'ouverture du capital a 30ù maximum, il nous l'aurait dit. non?
Un postulant chef d'Etat ne s'exposerait pas a ne pas avoir de bons diagnostiques sur des secteurs aussi stratégiques , n'est ce pas ....?
Ecrit par : eric | mercredi, 01 mars 2006
Pour don quichotte
Le déficit c'est une dette constituée pour des consommations deja réalisées.
chaque année quand le budget de l'état est déficit , ses recettes ont été inférieurs aux dépenses DE L'ANNEE
La dette ce sont des emprunts qui ont une durée de remboursements convenus dès le depart.
Etre emprunteur n'a rien a voir avec la banqueroute. VOILA LA DIFFERENCE.
Et devinez quel est l'xecellent ministre qui a declaré que "s'endetter s'etait faire preuve de confiance dans l'avenir". Le ministre de l'economie Nicolas Sarkosy.
tellement vrai !!!!!
D'ailleurs les Sujets de sa gracieuse, si souvent pris en référence sont particulierement interessants
Dettes de l'etat britannique : 1900 milliards ( a comparer a nos 2000 milliards)
Dettes des britanniques: 102% du PIB soit 1700 milliards (les francais qui n'ont pas encore le m2 au prix britannique n'en sont qu'a 60%).
Et pour le fun:
Au pays de sa gracieuse et de ces 8 millions de caméras pour 60 millions d'habitants: 6 millions de crimes et délits
Au pays de voltaire avec son archaisme revolutionnaire et tellement peu de caméras: moins de 4 millions de crimes et delits
Ecrit par : eric | mercredi, 01 mars 2006
Mme A. V, et ous les autres, vous êtes des moulins à parole pleins de contradictions.
Aucune pensée claire malgré vos références que vou sortez à tire la rigot ne se dégage de vos propos.
Et vous me semblez surtout faire un ENORME complexe d'infériorité vis à vis des multinationales.
Laissez les faire leurs vies...
Il y a des hommes et des femmes pour le "fonctionnariat", il y a des hommes et des femmes faits pour travailler dans les multinationales et ceux pour l'entreprenariat à taille humaine.
A chacun de trouver sa voie.
Ecrit par : J-Louis | mercredi, 01 mars 2006
A Jean-Louis ,
avant de reprendre votre clavier, prenez le temps de lecture necessaire d'une part et de reflexion d'autre part.
Nous vous avons fait des commentaires sur des stratégies a geometrie variable d'un gourvernement qui dit blanc puis noir en 18 mois.
quant a vos lecons sur les multinationales, il n'a jamais ete dit que EDF et GDF etait des PME, idem pour TOTAL.
Quand a vos considerations facon 19e siecle, vous confondez courage politique dans la gestion des entreprises publiques et defaussement par la vente de celles-ci.
Dernier exemple en date , la SNCM : 20 ans de gestion pitoyable a gauche comme a droite et seule décision de gestion : ceder au prive.
PS: autre info, les multinationales vivent aussi grace a l'enorme sous-traitance faite aupres des PME. Et la aucun debat entre prive et public.
Alors gardez vos commentaires sur le fonctionnariat et lisez un peu mieux les commentaires postés.
Si vous ne comprenez pas, si vous notez des contradictions, citez-les et on verra.
Quant aux "moulins a paroles": les blogs sont des espaces de discussions et pas a la sauce Bern- Fogiel entre deux pubs et rasades d'applaudissements commandés où les hommes politiques se produisent tels des pots de fleurs souriant.
Fort heureusement ici, le député Devedjian a toute l'opportunité d'expliciter son opinion. On la partage totalement partiellement ou pas du tout mais au moins il a le merite de dire ce qu'il pense a la difference de nombreux autres qui ont des sites qui sont des nomansland ou des copies du site du parti.
Si les post que vous attendez ce sont des posts à deux phrases avec (je suis d'accord, bravo continuez ou je ne suis pas d'accord honte a vous ) , je vous donnerais de bonne adresse , vous pourrez profiter de ces sites a l'encephalogramme proche du plat.
Les post sur blogs ne sont pas censés être des SMS a 4 lignes.
Tres cordialement
Ecrit par : eric | mercredi, 01 mars 2006
J'ai noté quelques contradictions aux propos d'AV principalement mais bien sûr elles non pas été reprises...
Relisez vous-même !
IL y a des dettes productives: des dettes basées sur un investissement, sur l'avenir et des dettes qui financent des déficits.
Nous sommes dans le 2d cas en France depuis 20 ans.Et cela, parce qu'il y quantité de gens comme vous très bons dans la théorie mais innopérants dans la pratique.
Et vous voudriez que ça continue.
Quel retour sur investiissement prévu sur cette dette?.
0 puisqu'il ne s'agit pas d'investissements !!!
L'essentiel se dit en peu de mot par définition.
Ecrit par : J-Louis | mercredi, 01 mars 2006
Ne comparer par la comptabilité publique à la comptabilité privée, elle n'obéit pas aux memes normes J-L. Même les collectivités ne sont pas soumsies au même règles comptables que l'Etat (obligation d'équilibre). L'Etat n'est pas une entreprise !
Faites des leçons à tout le monde, mais réviser avant vos classiques et le droit fiscal !
Relever n'est pas un problème, contre argumenter objectivement avec des exemples en est un autre que vous ne savez pas faire à l'évidence.
Prenez exemple sur Eric, Frédéric, don qui chotte... qui n'ont pas parfois les mêmes opinions mais qui au moins ont l'intelligence de contrargumenter respectueusement.
Quant à moi, ne me prenez surtout pas comme exemple, je vois à vous lire que je suis inculte, peureuse, déprimée, pleurnicharde, illogique... et j'en passe ! (tellement facile)
Allez bonne journée
A.V.
Ecrit par : A.V. | mercredi, 01 mars 2006
Juste quelques mots pour vous transmettre l'adresse du blog des Jeunes Populaires des Grandes Ecoles, sur lequel figurent des articles divers et des commentaires qui ne demandent qu'à être complétés !
http://jpopgrandesecoles.hautetfort.com/
A bientôt,
Ecrit par : James | mercredi, 01 mars 2006
Je crois que notre idéal de vie transparait à travers nos messages.
Je ne connais pas A.V, mais je dois dire que ses arguments me font vibrer, et l'homme de théâtre que je suis mettrai volontiers en scène ses idées.
Frédéric.
Ecrit par : Frédéric | mercredi, 01 mars 2006
Allez-y je ne vous retiens pas: en scène pas de problème mais en oeuvre... NON!!!! Au secours...
C'est bien ce que je dis Mesdames et messieurs vous êtes des idéalistes.
J'aime les idéalistes: certains me font rêver lorsque je lis leurs romans ou que je vois leurs films.
Mais en politique je préfère les réalistes, les pragmatiques.
Et ceux qui peuvent dire "I have a dream" et ensuite les réaliser ce qui est l'essentiel, sont très rares.
Vos rêves à vous sont irréalistes et en ne me font pas rêver du tout....
Cordialement,
Ecrit par : J-Louis | mercredi, 01 mars 2006
Pour vous faire plaisir jean-louis.
1- Vous parlez des dettes le France dans débat sur la fusion Suez GDF.
Etes vous informez que cette opération n'a pas vocation a rapporter le moindre centime a l'ETAT , puisque celui-ci conservera sa participation actuelle ? Elle sera simplement diluée dans le nouveau groupe si celui-ci est constitué.
2- Vous parlez d'idealiste mais mon bon monsieur, il y a encore 10 jours vous n'etiez meme pas au fait de cette opération dans votre realisme qui confond choix economique et coup en douce dans le dos des citoyens
Quant a mes reves, je ne vous en ai nullement fait part. Si des reves ont été evoques ce sont surtout ceux attachés a un discours de stratégie energétique tenue en aout 2004 qui vient de s'inflechir avec beaucoup de facilité a la bonne grace des conteurs.
les ambitions passent par des objectifs et des moyens auxquels il faut se tenir.
les girouettes donnent le tournis et certainement plus la bonne direction.
Si demain, comme le propose Monsieur Devedjian, une fusion ENEL SUEZ GDF etait proposée vous auriez exactement la meme position sans aucune nuance, a ne pas en douter....
Alors bonne route cher Monsieur, dans vos illusions de realisme pragmatique !!!!!
PS: Des reves qui n'auraient pas leur dose d'irrealisme au moment de leur revelation ne seraient que de pitoyables et pauvres abandon de la pensée.
Heureusement mes reves sont hors normes, je ne m'en sens que plus motivé a chaque reveil pour établir mes objectifs.
Je vous en souhaite de pareils.
Renseignez vous aupres d'entrepreneurs et vous leur demanderez s'il ont commencé leurs aventures sans une touche bien trempée de rêves.
Ecrit par : eric | mercredi, 01 mars 2006
Ya, naturlich Eric !
Au cours de ma petite vie, j'ai été employé, cadre, syndicaliste puis entrepreneur.
Et tout ça sans rêve, sans idéal, n'aurait jamais été possible.
J'ai quitté une multinationale avec voiture de fonction, un beau bureau et tout le tralala sans aucun d'état d'âme.
Et, s'ils ne m'ont rien dit sur le coup, tous mes collègues de travail de l'époque ont pensé que j'étais un fou, un inconscient, un utopiste de créer ma propre structure dans ces conditions.
ça n'a pas été tout rose, et ça ne l'est pas tous les jours, mais je ne regrette rien.
Si j'avais été pragmatique, je me morfondrais à suivre les objectifs auxquels je n'adhère pas de la multinationale qui m'emploie.
Mon objectif de vie n'est pas de posséder pour être heureux.
L'entreprise individuelle permet de se réaliser, et de travailler avec des valeurs justes et humaines.
Bien que travaillant beaucoup et ne prenant pas beaucoup de vacances, je ne suis pas un adepte du néo-libéralisme, ni d'un prétendu "pragmatisme"qui, selon Jean-Louis, permet de voir clair.
Frédéric
Ecrit par : frédéric | mercredi, 01 mars 2006
Maintenant cela suffit J-L !
J'ai de la patience, mais elle a des limites.
Il est étonnant de voir que sur ce site d'autres intervenants émettent les mêmes opinions que moi (je dirais même la majorité), mais étonnemment c'est essentiellement vers moi que vos propos reviennent au quotidien. Serait ce parce que je suis une des seules femmes au débat et que votre courage d'opinion s'arrête à votre capacité à polémiquer avec une femme mais surtout pas avec un homme ?
Nous allons mettre les choses à plat une bonne fois pour toute.
Vous dites que je mélange tout et que le libéralisme n'est pas une idéologie.
Comme l'a constaté si justement Eric, vous ne lisez que ce qui vous arrange et en faîtes une interprétation plus qu'approximative. Arrêtez de vous regarder dans un miroir en vous répétant tous les jours que vous êtes le plus beau et le plus fort et peut être que vous commencerez à devenir un peu plus "intelligent" et ouvert.
Si vous pensez que nous faisons un complexe d'infériorité c'est qu' :
1- vous n'avez pas lu complétement ce que nous disons car contrairement à vous, nous démontrant que nous aimons notre pays et que nous en sommes fiers, ne le considérant pas du tout comme le dernier de la classe européenne.
2- Vous avez par contre de votre côté un sacré complexe de supériorité.
Vous faites parti de ces moutons de panurge qui suivent aveuglement leur champion, sans le moindre esprit de réflexion ou critique. Tout ce qu'il dit est beau et obligatoirement vrai. En 2007, vous vous réveillerez avec la gueule de bois en gueulant que les français sont tous des cons (sauf vous, car vous n'êtes pas français bien sûr !) et ce sera vous le aigri. Vous direz comme nos hommes politiques : responsable mais pas coupable. Mais si vous serez coupable car à force de ne pas vouloir écouter et de tenter de trouver des solutions médianes acceptables pour tous et pas que par une minorité, vous aurez fait le lit de la gauche et des extrêmes. Parfait, mais personnellement, je n'ai pas envie de perdre ses elections et je n'ai pas envie non plus de me voir dicter ma façon de penser par les autres pays au nom d'une mondialisation uniformisée ou par un quelconque petit despote adepte de la pensée unique.
Vous vous vanter d'être un pragmatique face à des utopistes. Pour être pragmatique faut il encore connaître ce dont on parle et la réalité du terrain. Vous affichez des opinions comme certains enfileraient des perles sans arguments, sans exemples concrets et surtout, cela est plus grave, sans aucunes connaissances en histoire économique et sociale ou en finances.
Conséquences vous avancez des contrevérités, tout fier de vous, basées sur ce que vous avez entendu ou lu, mais sans aucune réflexion et analyse propre. Vous vous contentez de répéter bêtement comme un gentil perroquet, ce que nous lisons et entendons de nos hommes politiques ou de nos médias. Quant aux autres, bien sûr, ne pensant pas comme vous, ce ne sont que des imbéciles.
Mais non J-L, cela ne se passe pas du tout comme cela.
Vous dites tout et son contraire.
Ainsi vous affirmez : "Vous mélangez tout : le libéralisme n’est pas une idéologie, il est au service des rêves des habitants "
Savez vous seulement ce qu'est le libéralisme ?
Pour commencer, si d'après vous le libéralisme n'est pas une idéologie mais au service des rêves des habitants, je vous conseille de vous reporter à la définition d'idéologie, à savoir "système d'idées qui constituent une doctrine, ensemble des idées et des croyances propres à une époque, une société ou une classe sociale, doctrine préconisant un idéal irréalisable". Quant au rêve, c'est "une idée plus ou moins imaginaire irréalisable" (Définition Larousse).
Alors expliquez moi, vous qui parlez si bien comment, non pas une idéologie (sur ce point seulement je vous rejoins) mais un concept économique qui prend véritablement naissance dans le courant du XIXe siècle, peut être au service des rêves des habitants ? Dès lors, il ne pourra que tendre vers un idéal irréalisable et deviendra a contrario une idéologie (ce qu'il n'est pas), perdant son statut de concept.
Vous me suivez, j'espère. Alors maintenant, nous allons corser la chose.
A aucun moment, je ne dis que le libéralisme que j'invoque et revendique est une idéologie. C'est bien un concept économique et politique.
Je me prononce par contre contre le néo libéralisme, à savoir un concept dérivé du libéralisme qui vide celui-ci de tout son contenu originel et pêche par ses excès. A savoir encore si vous êtes capable intellectuellement de faire la différence entre ses deux notions, cela doit être pour vous bonnet blanc et blanc bonnet. C'est vrai, je suis une dogmatique et vous un pragmatique, encore faut il que vous sachiez de quoi vous parlez. J'ai l'impression que tout se mélange dans votre tête (capitalisme, libéralisme, néolibéralisme, SPIC (service pubic industriel et commercial) et SPA (service public administratif), comptabilité publique, comptabilité privée...).
Mais, vous êtes à l'évidence plus brillant que Joseph Stiglitz (le connaissez vous seulement ?) ancien dirigeant de la banque mondiale, qu'Artus, que Jean Peyrelevade, Jean-Luc Gréau (économiste) qui sont tous des défendeurs du libéralisme connus et qui pourtant le dénoncent aujourd'hui pour ses excès.
La différence entre vous et eux, c'est qu'eux ils savent de quoi ils parlent et donc parlent en connaissance de cause.
Vous vous permettez de me dire : "Je crois que vous êtes pessimiste et aigrie A.V. . Que vous soyez pessimiste c’est votre droit, mais s’il vous plait épargnez aux jeunes vos jérémiades, vos jugements partiaux et quasi idéologiques."
A 37 ans, je ne suis pas encore une retraitée et ce dont je suis sure à vous lire, c'est que je ne peux vraiment pas avoir un complexe d'infériorité par rapport à vous. Bien au contraire, je suis nettement plus balaise en économie, sciences politiques et droit que vous et mille fois plus humaine que vous.
De plus, si je suis idéologiste selon vos dires, je ne peux pas être dans ces cas là dogmatique. Et si je suis dogmatique toujours selon vos dires, je ne peux pas être utopiste. Il vous faut faire un choix de sémentique si vous ne voulez pas à défaut passer pour un imbécile.
Maintenant passons à un petit cours d'histoire économique et sociale avant de vous faire une petite leçon d'économie. Comme cela, vous pourrez argumenter plus intelligemment.
Je confonds tout mais je sais ce qu'est le libéralisme et ce n'est pas ce qu'on nous propose aujourd'hui.
La force et la légitimité du libéralisme reposait sur sa capacité à produire, à investir et à créer des richesses par le travail.
Ce concept a été défini en 1818 par Maine de Biran "doctrine favorable au développement des libertés". Pour Taine, cela passait notamment par le respect d'autrui (nous en sommes loins aujourd'hui !).
Sur le plan philosophique, le vrai libéral peut se révolter contre un pouvoir politique (le cas sur ce blog) mais il ne se départit pas d'un certain accord avec le réel qu'il veut comprendre avant de le changer (d'où l'importance de l'analyse critique).
Le libéral s'est toujours battu contre tout pouvoir absolu et la mise en place de situation de monopole est implicitement la mise en place de pouvoir absolu au niveau économique.
Trois modèles libéraux s'affrontent depuis le XVIIIe siècle : britanique, américain et français.
Le modèle britanique avec Burke, se rapprochera du modèle américain sous l'impulsion de Paine, modèle où seul le consentement des gouvernés peut servir de fondement au libéralisme et où un compromis est nécessaire entre le respect des libertés individuelles et l'exercice des droits politiques.
En France, Tocqueville s'inspirera du modèle libéral américain essentiellement.
Les physiocrates au XVIIIe siècle affirmeront que c'est le travail qui est créateur de richesse (nous en sommes loin aujourd'hui !) et sont convaincus des bienfaits de la concurrence. Chacun poursuit son intérêt particulier et cela conduit au final à la satisfaction de l'intérêt général. Pour Bentham, le libéralisme a pour fonction d'obtenir le bien être du plus grand nombre.
Mais avec les difficultés à atteindre à un bien être général durant le XIXe siècle avec une augmentation de la pauvreté, le libéralisme devra réfléchir à un assouplissement au motif que le marché (Stuart Mill) est limité par la pauvreté (nous en sommes là à notre époque encore).
Les difficultés politiques du début du XXe siècle obligent les libéraux à assouplir leur libéralisme.
Keynes, libéral convaincu pragmatique et pourtant réformateur, pour s'opposer aux régimes totalitaire, n'hésitera pas à démontrer la nécessité de la présence d'une action étatique sur le marché. Il préconisera notamment la baisse des taux d'intérêt, l'utilisation des déficits budgétaires pour redistribuer des revenus aux classes les moins aisées pour relancer la consommation. Ce type d'action étant valable dans une conjoncture internationale de dépression générale des échanges internationaux, nécessitant un fort protectionnisme (Nous sommes en plein de ce type de conjoncture mais nous oublions nos fondamentaux).
Keynes dès 1938 sera attaqué par les néolibéraux qui considèrent que seul le marché et la demande des consommateurs permettent de fixer la production et les prix. Cette thèse est valable dans un contexte de croissance comme c'était le cas dans les années 50 et 60. Le problème est que ce modèle ne fonctionne plus dans le cadre d'une consommation réduite et dans une conjoncture où la concurrence est faussée. Nous nous retrouvons alors dans la situation d'un marché dont l'expansion est freinée par la pauvreté. Les théories de Keynes retrouvent dès lors tout leur sens, mais sont inopérantes dans un marché trop ouvert à l'international. Le protectionnisme et la régulation redeviennent une exigence vitale pour que les théories de Keynes puissent trouver une application.
Ce qui a tué les fondements du libéralisme actuellement est qu'il a été détourné de son objectif initial. Ce n'est plus le marché seul qui décide. Désormais, il créée de la pauvreté et des inégalités et ne favorise plus la liberté d'entreprendre individuelle. Cela ne veut pas dire qu'il est mort. Cela veut dire qu'il faut soit le réaménager, soit revenir à sa source en mettant en avant des gardes fous institutionnels. En effet, le fait qu'il a été perverti au profit de certain a eu pour conséquence que les Etats sont obligés ensuite d'en assumer les conséquences (Crédit Lyonnais en France par exemple, l'Etat fédéral américain qui a du payer les 120 000 pensions des compagnies aériennes défaillantes...).
Alors, vous pouvez constater J-L que l'Etat ne doit pas payer que pour les entreprises publiques (ce qui au fond me dérange moins puisqu'elles sont censées appartenir aux citoyens) mais aussi pour les défaillances des entreprises privées.
Je ne parlerais de ce capitalisme familiale qui est en train d'apparaître de nouveau, comme aux pires heures du XIXe siècles (pire que le capitalisme institutionnel), et dont des entreprises comme Arcellor vont pouvoir bientôt goûter les pratiques.
Maintenant, une petite leçon d'économie basique :
Vous dites qu'il y a trois sphéres (publique (fonctionnariat), nationale (PME-PMI), et supra nationale (Multinationale).
A vous entendre, chacune n'aurait aucune interaction les unes envers les autres.
Sachez qu'en économie, il y a totale interaction entre tous les acteurs économiques, les uns dépendants des autres. C'est le propre même de la mondialisation.
C'est comme si vous disez qu'un magasin ne dépend pas de ses fournisseurs et de ses clients, ils sont tous indépendants les uns des autres. C'est du n'importe quoi. L'existence des uns et subordonnés à l'existence des autres. C'est l'essence même de l'économie. Après tout est une question d'organisation des rapports entre les uns et les autres et c'est là que les problèmes se posent.
Vous dites :"Je ne doute donc pas que grâce à un libéralisme contrôlé (qui dit le contraire????) ", moi je vous dis le contraire et je vais vous dire pourquoi et comment. Vous ne savez vraiment pas comment fonctionnent les multinationales.
Le contrôle que vous évoquez souvent n'existe plus depuis longtemps.
Si vous assurez le contraire, prouvez le moi !
Pourquoi il n'existe plus ? Les mutinationales sous traitent à près de 100% la fabrication par le biais des délocalisation et ne connaissent plus du coup les contraintes des coûts de production comme une petite entreprise nationale. L'objectif est la rentabilité et non plus la capacité de production pour booster les titres et satisfaire l'actionariat. Pour satisfaire ce besoin à court terme, les états et les autorités de marché ont modifié les règles de fonctionnement pour faciliter la création de valeur pour l'actionnaire. Les normes d'évaluation des entreprises ont été modifiées à cette fin.
Ce ne sont même plus les PDG des multinationales les responsables. Aujourd'hui, ils ont autant de pouvoir qu'une savonette. Leur durée de vie à la tête d'une multinationale est en moyenne de 5 ans (cela explique leur gloden parachute si décrié. 42% ont été virés dans ces délai en europe.). Ils sont virés pour insuffisance de rendement. L'actionnaire exige du profit immédiat au détriment du long terme, du respect humain et de l'environnement.
Le consommateur ne fait pas contrebalance non plus, puisque comme l'actionnariat, il exige la satisfaction de ses besoins de façon aussi immédiate.
Les Etats ont perdu de leur puissance depuis longtemps et n'ont plus de marge de manoeuvre. L'enquête journalistique bien menée de Godeluck démontre bien les mécanismes qui font qu'aujourd'hui les autorités de régulation n'arrivent plus à se dégager de l'influence des milieux dirigeants.
Elie Cohen lui même le reconnait (le connaissez vous ?). Il a bien été obligé de le reconnaitre devant les scandales Enron, WordCom, ou Vivendi. Il a reconnu que le risque a été transféré aux épargnants et n'est plus assumé par les banques qui contrôlaient les multinationales.
Alors oui, il faut remettre de la régulation étatique et vite. Pour cela il faut un certain courage politique et pas de copinage entre la sphère politique et la sphère économique.
Faites vous des propositions en la matière ? Non comme d'habitude.
Pourtant des solutions existent :entre autre limiter ou interdire le rachat de leurs propres actions, indexer les salaires des dirigeants sur le résultat à moyen terme et non plus sur le cour des actions, défiscaliser la détention durable des actions pour diminuer les risques de spéculation.....
Avant on investissait après réflexion, chacun avait son libre arbitre. Aujourd'hui, c'est la course en avant, plus rien n'est sous contrôle, le système s'affole, le libre arbitre n'existe plus sur les marchés et les risques de crise et de déséquilibre sont permanents. C'est ce que nous vivons actuellement.
Le libre arbitre n'existera plus bientôt et votre apologie de la pensée unique le démontre parfaitement.
Nous sommes dans un capitalisme financé et non plus productif.
Vous semblez parler des investissements de ses mutinationales. Quels investissements aujourd'hui ?
Cela fait déjà bien longtemps qu'elles n'investissent plus dans de nouveaux projets pouvant créer des emplois et des richesses pour les pays dans lesquels elles sont implantées.
Elles ne pensent qu'à racheter leurs propres actions, ce qui ne produit aucune richesse et fait baisser l'investissement. Par contre, cela accroit le fameux TRI (taux de rentabilité interne) et par de là même le rendement par action.
Vous voyez le dynamisme des autres pays, regarder aussi les qualités de celui dans lequel vous travailler et qui vous fait vivre. Et si vous n'êtes pas capable de le faire, je considère que c'est vous qui avez une vision très négative et pessimiste qui ne donnera pas aux futurs jeunes d'entreprendre dans notre pays en leur dressant un tableau aussi noir.
Vous dites à Eric qu'il est très bon en théorie, mais pas en pratique ? Quel jeune coq présomptueux et arrogant.
Eric est aussi je crois chef d'entreprise et assume ses responsabilités tout comme chacun. Il a le droit d'avoir son avis.
Vous dites que nous sommes une bande de peureux ne comprenant rien et faisant une confusion entre le problème des PME et celui des multinationales.
C'est vous qui n'avez rien compris, c'est vous qui n'êtes ni réaliste, ni pragmatique.
Le sujet est bien ici la fusion entre Suez et GDF pour donner naissance à un nouveau géant de l'énergie.
Les conséquences de cette naissance ne seront pas celles espérées contrairement à ce que vous prétendez.
La déroute de la dérégulation de l'électricité aux Etats unis (en particulier en Californie) l'illustre. Le démantellement des monopoles nationaux et l'optimisation des marchés électriques ont conduit à des hausses de prix et à des manipulations de bourse. Nous avons connu cela avec l'eau avant. Seul problème, l'énergie est encore plus stratégique.
Les fusions ont un autre inconvénient majeur. C'est qu'elles ne crééent pas d'emplois, au contraire elles les détruisent.
Connaissez vous seulement le principe de Kanban, selon lequel c'est l'aval qui tire l'amont ? Donc c'est la commande qui décide de la production. Des emplois détruits ou non créées, c'est la consommation qu'elles tuent, ce sont des commandes en moins et donc de la production en moins pour nos PME-PMI.
Les multinationales s'en fichent car elles ont les moyens de se soustraire à un marché concurrentiel pour se placer dans un marché quasi monopolistique. Elles produiront ailleurs, ce que les PME ne peuvent pas faire et vendront partout, y compris sur nos parts de marché. Alors là, cela devient aussi notre problème car nous n'avons pas les mêmes armes pour nous battre contre elles(fiscalité, coût de production plus élevés). Nous leurs sommes soumis et nos marges de manoeuvre sont étroites.
Lorsque nos entreprises qui crééent des richesses et des emplois au niveau national et qui sont soumises à une fiscalité plus importante ne peuvent bénéficier de la croissance qu'elles crééent, il est évident que le sentiment d'injustice est flagrant.
Car avec un taux de rentabilité exigé à 15% minimum par l'actionnariat de ces multinationnales alors que la croissance des PNB est au maximum de 3% dans les meilleurs des cas (peu de pays en bénéficient), ne vous leurrez pas, elles viennent se servir sur la richesse que vous produisez et sur la masse salariale sans donner aucune contrepartie.
Le gouvernement, qui ne régule plus, ne trouve plus d'argent pour assumer ses charges régaliennes (voir la définition du libéralisme qui n'exclut pas l'interventionnisme de l'Etat, bien au contraire). Pour ce faire, il vient d'ailleurs de demander à ses services fiscaux d'accentuer ses contrôles sur les entreprises nationales pour récupérer de l'argent (info provenant d'une des directions générales des impôts). Cela nous promet des beaux jours !
De plus, grand nombre de ses fusions conduise à un échec sur la durée. Elles ne servent qu'à booster un temps les actions. Par contre, les entreprises qui innovent et investissent ne sont plus récompensées dans ce type de système.
Je suis pour le libéralisme, la liberté d'entreprendre, mais avec les mêmes règles de jeu pour tous et le même marché concurrentiel pour tous aussi. Je ne veux plus de dés pipés. Je préfère donner à bouffer à des êtres humains qui travaillent et non pas à des entités juridiques qui passent par dessus des états et à des spéculateurs non productifs et ne créant pas de richesse. Question de moralité ! Faire du business n'interdit pas d'avoir une certaine moralité.
Je finirais en vous confiant quelque chose : vous ne me faites pas rêver non plus (j'aime les hommes qui me font vibrer et pas ceux qui me font flipper) et je ne vous confierais pas la gestion de mon entreprise pour tout l'or du monde (pas assez d'intuition et de bon sens).
A bon entendeur salut
A.V.
Ecrit par : A.V. | jeudi, 02 mars 2006
AV,
je ne m'adressais pas simplement à vous...
relisez...
ça doit être votre côté parano.
et puis AV, je ne suis pas votre psy ! Racontez toutes ces histoires à qui vous savez...
Cela dit je comprends bien vos aspirations, évitez le copier coller, et pas la peine d'en mettre une tartine.
Simplement elles sont irréalistes aujourd'hui.
ET donc pour 2007.
Au risque de vous étonner, je me considère comme moral moi-même et cette dimension éthique est essentielle dans mon action de modeste entrepreneur .Mais on n 'impose pas la moralité à une personne ni à une entreprise.
Elles sont morales ou ne le sont pas. IL a toujours fallu de tout pour faire un monde.
Alors c'est vrai je suis un peu brusque, mais voyez vous le hors sujet, ça m'exaspère.
Ecrit par : J-Louis | jeudi, 02 mars 2006
Marrant !
J-L dans ses interventions considère qu'on ne relève pas les contradictions des autres intervenants, mais quand on relève les siennes (et cela prend du temps car il y en a une tartine) il n'apprécie plus du tout et demande d'éviter les copie-coller.
Par contre, sur le fond plus personne !
Cela calme et cela fait du bien !
Quand on veut jouer, faut savoir jouer.
Allez ! on ne fera jamais d'un âne un cheval de course et sûrement pas pour 2007, cela est sûr.... malheureusement pour nous !
La parano vous souhaite bien le bonjour (j''ai plus souvent lu A.V. (3 fois alors que rien sur l'identité d'un autre intervenant.).
Quand on me cherche gratuitement, on me trouve !
A.V.
Ecrit par : A.V. | jeudi, 02 mars 2006
Il n'y a plus rien de personnel contre vous J-L.
Lorsque une telle incompréhension s'installe et tombe dans la caricature ensuite, il est parfois nécessaire de revenir au basique pour mieux faire comprendre ses positions.
Il est évident que c'est fastueux mais parfois plus explicite.
De plus, sur certaines de vos positions, je suis en accord avec vous, mais je reste vigilente et critique.
Ici personne ne se connait et nous ne connaissons pas les modes de vie ou les difficultés rencontrées par chacun.
Aussi, appuyer une argumentation essentiellement par des jugements de valeur (pleurnichard, utopiste, parano, peureux, dépressive, aigrie....) est du coup difficile à accepter, ce qui vous explique ma réaction.
Je suis ravie qu'on vienne me contredire mais avec une argumentation construire avec des exemples, c'est ainsi que je peux réfléchir et éventuellement, si cela est logique, faire évoluer mes positions.
Le problème de la fusion de Suez et de GDF est complexe.
Etre vigilent sur ce qui nous est proposé vient du fait que trop souvent il nous a été donné ces arguments de patriotisme économique ou de grande évolution positive à terme pour le citoyen. A la sortie, il n'y en a rien été.
L'énergie est d'autant plus préoccupant que c'est un secteur hautement stratégique.
Quels gardes fous institutionnels ou de contrôle nous proposons nous pour l'avenir à la sortie ? Aucun (pas de loi en ce sens).
Quels avantages peut on garantir aux citoyens sur les tarifs et la qualité du service ? (aucun)
Le cas de Arcelor est édifiant. Etre en bonne santé financièrement et en bonne place sur les marchés internationaux, n'ont même pas pu protéger cette société d'une OPA hostile. L'europe comme la France n'ont pu rien faire.
Quelle protection assurée du coup dans le futur à ce nouveau géant contre ce type d'action ? Aucune.
De plus, la mise en place de situation de quasi monopole sur certain segment de marché rende la concurrence impossible et les contrôles ou la régulation difficile.
Je n'ai pas envie de dépendre demain en matière d'énergie, suite à la réussite d'une OPA hostile, d'une entreprise étrangère qui disposant du coup d'un levier d'action vitale pour un pays, pourra imposer à sa classe dirigeante ses conditions.
Ne pouvons pas considérer que des domaines hautement stratégiques pour la survie d'un Etat comme l'eau, l'énergie, la communication sont des marchés un peu particulier ne pouvant pas sortir du domaine d'intervention et de contrôle des Etats ?
Personnellement je me pose la question.
A.V.
Ecrit par : A.V. | jeudi, 02 mars 2006
AV est une bonne pédagogue et une excellente vulgarisatrice...dont acte !
Néanmoins le meccano GDF/SUEZ fort d'une capitalisation boursière de l'ordre de 70 milliars d'euros ne peut plus faire l'objet d'une OPA de quelconque concurrent européen.Il y a donc,de facto,une protection de caractère national et un quasi-monopole ce qui tendrait à placer cette opération dans un contexte hors des règles communautaires de la concurrence.C'est un fait incontestable qui comporte à termes des risques.Il faut aussi évoquer la nature des cultures des deux entreprises aussi différentes dans leur mode de gestion et dans la tradition de chacune.N'oublions pas la concurrence dans la production d'électricité entre EDF et TRACTEBEL appartenant maintenant au groupe GDF/SUEZ...vous avez raison de dire que le maccano est complexe et c'est pour cette raison qu'il n'est pas certain que l'interpénétration de tous les paramètres dans cette affaire n'est été correctement évalué...mais peut être que si.
Au plan de l'encadrement de l'économie néo-libérale,que vous appelez de vos voeux,il est remarquable de constater que celà soit évoqué par les pays ou la croissance est défaillante mais beaucoup de pays ont des croissances à deux chiffres.Faut il alors adapter l'économie selon que les pays créent des richesses ou pas? et puis vous savez bien que les garde-fous peuvent être de nature et d'importance différentes...alors peut on concevoir des écomies à géométries variables ? personnellement je ne le pense pas pour la simple raison que l'ensemble des pays souhaite la globalisation.Ne raisonnons pas toujours selon les économies des pays développés et réfléchissons sur des concepts acceptables pour la plupart des pays....
Ecrit par : laporte | jeudi, 02 mars 2006
A.V. je viens de vous lire sur la journée du 2 mars. Diantre ! quelle vivacité et quelle honneteté dans l'appreciation sur soi.
La lecture de vos deux post fut une delice digne d'un (souvenez-vous) After Eight.
After Eight, After Dinner, Chocolate, Mint. "It is delissious". NO DELICIOUS.
Et en parfait accord avec votre présentation final .
Ecrit par : eric | jeudi, 02 mars 2006
Pour Laporte,
Vous retenez comme suffisant le poids de la nouvelle structure GDF/SUEZ comme garant contre toute nouvelle OPA hostile.
Deux commentaires:
Je vous fais remarqué que Suez est valorisé a 40 milliards d'euros quand Enel est evalué a 44 milliards. Cela n'empeche donc nullement au tout jsute plus gros de vouloir absorbé le legerement moins gros. Et l'on pourrait se demander pourquoi Suez ne repondrait pas par une contre OPA.
Apres l'opération envisagée le nouveau groupe serait tout juste plus fort que la société E-on si elle -meme reussi son opération sur l'espagnil Endesa.
ALORS ATTENTION SUIVEZ MOI.
il est clair que E-on "nouvelle version" ne devrait pas pouvoir faire une telle opération sur le nouveau GDF/SUEZ (idem dans l'autre sens) au nom de regles européennes sur la position dominante.
Mais alors donc nous serions devant des évolutions qui seraient donc figer apres ces episodes ?
Nous serions dans une situation de quasi-monopole ou oligopole.
Ou serait donc à notre niveau francais (et meme européen), la logique de la saine concurrence puisque nous serions dans un marché des lors figé quant aux opérateurs.
Regarder France Telecom SFR et Bouygtel dont la plupart des commentaires indiquent qu'aujourd'hui les parts de marché de chacun est figé et que la guerre des prix n'aura plus lieu (meme pire puisque l'on a une affaire d'entente au conseil de la concurrence).
EN CONCLUSION
On nous a vendu depuis la decennie 1990 , un marché concurrentiel de l'energie à ouvrir au profit du consommateur (l'acteur principal et unique du discours Bruxellois, dans les textes du moins).
on reoganise notre marché national public pour figer le marché en donnant GDF au marché privé . Car GDF n'était nullement en danger dans tous les discours prononcés , on ne parle que de la situation de Suez.
Pour nous consommateur, aucun progres en perspective.
Ecoutez l'ex candidat du medef, le frere de l'autre , le pdg de PWEO, monsieur Begbeider. Lui ne voit que deux choses: un marché de vente de mega watts et toutes les opportunités de speculations (avec toute la part decrochée des realités de la production).
Nous avions deux sociétés nationales publiques et nous allons nous retrouver avec deux sociétés dont l'une aura deplus une autre variable de domiantion economique: le marché de l'eaa sur le marché francais.
Ou est la concurrence dans tout cela ? Nulle part et le marché de l'eau en était deja l'illustration avec le duopole Cie generale des eaux devenu Veolia du groupe devenu Vivendi et Suez issu de lyonnaise Dumez.
On nous parle de concurrence alors que ces deux groupes sont devenus les opératuers incontournables d'un tas d'activité de la vie nationale.
VIVENDI et SUEZ opérent sur la marché du BTP, de l'immobilier, de l'eau et des multimédias. Il faudrait maintenant ajouter l'electircite et le gaz en version monopolistique ? L'ETAT dans L'ETAT.
Ou est la fin des monopoles au profit du consommateur ? Ou est la dimension européenne dans tout cela ?
Que les vertueux du liberalisme s'arretent deux secondes sur le sujet quant ils decrient les marchés publics de secteurs essentiels comme celui de l'energie.
Et surtout qu'ils repensent a cette brillante demonstration de patriotisme economique quant on viendra représenter le projet politique européen avec les grands discours sur la puissance de l'Europe dans un marché ouvert AU PROFIT DU SAINT CONSOMMATEUR .
Ecrit par : Eric | jeudi, 02 mars 2006
Ah la methode KANBAN !!
C'etait apres le rangement au placard du modele suédois de la co-gestion
c'etait au temps ou il n'y en avait que pour le Japon , son economie et ses vertues.
C'etait avant que les banques japonaises frolent la banqueroute généralisée dans la tourmente de la bulle immobiliere, avant que l'on nous parle des excellentes conditions de vie de seniors, avant que soit "decouverts" des scandales de corruption au plus haut niveau du pays du soleil levant
C'etait a l'epoque de la derégulation des marchés aeriens aux Etats-unis. C'etait avant les banqueroutes des grandes compagnies aeriennes comme TWA.
C'etait avant les black-out du reseau electrique nord américain pour insuffisance d'investissement (petits arbitrages entre rentabilité et investissements sur la croissance de la consommation ; au profit du consommateur)
C'etait avant la dérégulation des transports .....(j'ose ?) ferroviaires britanniques . Avant le retour d'investissements publics....
Ahhh la methode Kanban, la gestion des stock zero, le paradis de la sous-traitance tampon......au profit du consommateur .....comme de bien entendu.
Ecrit par : Eric | jeudi, 02 mars 2006
Et oui Eric, c'est pourquoi je dis bien que les gros "s'en fichent" maintenant, ils ont dépassé ce concept de base, obéissant à d'autres références économiques. Ils ont bien au dessus de cela comme nous le voyons tous les jours. Ce qui est logique en situation de quasi ou de monopole.
Par contre, pour les petites socicétés, ce principe reste malheureusement incontournable pour qu'elles survivent dans un marché très tendu.
Quant au stock zéro, même les multinationales s'en soucient encore car il existe une nouvelle règle qui est la comptabilisation des actifs au jour le jour (favorisant le court terme et uniquement la recherche du profit au détriment de l'investissement). Si elles détiennent des stocks de M.P. ou d'actions, ce n'est plus la valeur de l'achat ou de la vente des actifs qui compte, mais la valeur instannée qui varient en fonction de ce stock tous les jours. Tordu n'est ce pas ?
Quant à l'analyse sur l'OPA, je pense aussi que le nouveau groupe malgré son poid financier, n'est pas à l'abri d'une nouvelle OPA (difficilement européenne, mais à coup sûr internationale et vu la solidarité de l'europe dans de ce type de situation proche de zéro, cela devient fortement risqué) et nous sommes bien loin de la libre concurrence avec l'interdiction des situations de monopole fondement du traité de Rome notamment.
A.V.
Ecrit par : A.V. | vendredi, 03 mars 2006
On connaît les limites de la méthode KANBAN et ses inconvénients,ceux notamment liés au refus des fournisseurs d'y souscrire.Il s'agit d'un principe de gestion des stocks à flux tirés qui n'ont pour autre objectif que de réduire les approvisionnements et leur présence dans l'entreprise en fonction de la demande amont.Toyota,qui est le promoteur de cette méthode,en revient au point de ne l'appliquer que dans des cas limites (pièces et modèles standardisés)
Personnes n'a avancé qu'il s'agissait de principes ayant des conséquences positives pour le consommateur.Il ne s'agit,en l'occurence qu'une disposition parmi d'autres pour accroître les rendements et la performance des produits en terme de coûts.En ce qui concerne la gestion des actifs il en va strictement de même compte tenu des rendements recherchés.On est dans une logique absolue qui fait fi d'autres critères que le profit et,il n'y a là après tout que pratiques bien conduites dans le but recherché.Le reste est affaire de stratégie de développement à moyen ou long terme dont se soucient,il faut bien le dire,assez peu d'entreprises aujourd'hui.Néanmoins on peut constater un intérêt pour des pratiques de gestion mieux construites et qui conduisent à des avantages non négligeables pour les entrepreuneurs et les investisseurs soucieux d'assurer un avenir pérenne,une image et une confiance dans l'entreprise.Nous verrons que cette posture aura des résultats pour peu que les pourvoyeurs de la rentabilité à tout crin pousuivent et accentuent leur pression afin de convaincre les acteurs que celà ne constitue pas un avenir économique fiable et durable.
Pour l'OPA dont on nous rebat les oreilles,il faut attendre et venir voir à la fois les réactions Eurpéennes et Internationales ainsi que les interactions internes dans le nouveau groupe qui ne manqueront pas de se produire.
On nous amuse aussi avec le flambeau de "l'indépendance énergétique" mais il faudrait savoir qu'il s'agit de la distribution de l'énergie et non pas de l'énergie elle même que d'ailleurs nous ne possédons pas à part le nucléaire excepté le combustible alors....trouvons d'autres excuses et débrouillons nous avec nos turpitudes franco-françaises..on a déja et longtemps donné.
Ecrit par : LAPORTE | vendredi, 03 mars 2006
M. Devedjian, avec tout le respect que l'on doit à un élu de la République, permettez moi de vous dire que vous êtes un menteur.
Je vous cite: "EDF peut donc imposer des prix élevés qui lui laissent une confortable marge sur le coût réduit de production de l’électricité nucléaire."
Outre le fait que, comme le montre les études disponibles publiquement sur le site de la CRE, le prix de l'électricité en France se situe en deçà de la moyenne européenne, quels que soient les profils de consommation étudiés, vous ne pouvez ignorer que les tarifs de l'électricité en France sont régulés et fixés par le gouvernement pour le marché non ouvert à la concurrence. Ce n'est donc pas EDF qui fixe le prix en fonction de ses coûts de production mais le gouvernement. Parlez en donc à votre ministre, auprès duquel vous devez avoir quelque oreille attentive non?
Pour le reste du marché, et bien il est ouvert à la concurrence, alors qu'attend donc la concurrence pour faire baisser significativement les prix?
Par ailleurs, quelle manque de cohérence dans vos propos!
"L’Etat français ne peut devenir un partenaire industriel mondial, c’est là la vocation d’entreprises indépendantes des Etats". Alors pourquoi dans ce cas rester en disposant d'une minorité de blocage dans le nouvel attelage proposé GDF-Suez? Autant sortir complétement pour laisser faire les actionnaires privés.
Et une dernière encore :"La fusion du groupe Suez et de GDF est stratégiquement cohérente : elle a toujours été envisagée par les deux sociétés et seule la nationalisation de GDF l’empêchait. Car ces deux sociétés sont complémentaires : on produit aussi de l’électricité avec des centrales à gaz." Figurez-vous qu'une autre fusion eut été encore plus stratégiquement cohérente et naturelle... celle de GDF et d'EDF!
Ecrit par : Krysztoff | samedi, 04 mars 2006
Paroles, paroles, paroles...
Pourquoi ne pas immédiatement supprimer les avantages des agents EDF GDF qui surchauffent leurs maisons, travaillent 30 heures, sont en retraite très tôt? Qui aura ce courage? On n'est plus en 1945!
Aurez-vous le courage de la suggérer? Ce serait courageux!
Ecrit par : suchet | samedi, 04 mars 2006
Notre pays à besoin d'une subversion idéologique, d'une kulturkampf, mais laisser cela aux candidats de partis électoralistes et de gouvernement me paraît bien dangereux.
Une profonde et durable campagne idéologique nationale diabolisant et stigmatisant les fonctionnaires, les bobos, les syndicats et associations néo-marxistes et malthusiens, les martyrocrates et les impérialistes allogènes, etc. est indispensable.
Les "déclinologues" ont commençés une telle dynamique, et je les en félicite, mais l'emprise des catégories de population précités est telle qu'il faut s'attaquer directement et avec une juste violence à leur légitimité, à leur discours, à leur coût, etc. pour pouvoir authentiquement abattre leur domination.
Que partout résonnent les mantras :
Abolition du fonctionnariat et de l'assistanat !
Unification civilisationelle d'Europe !
Ordre et Création !
Souveraineté indigène !
Optimiser, Légitimer, Permettre !
Heureux qui se dit d'Europe !
Transition générationelle et impulsion démographique !
...
Ecrit par : Alceste | samedi, 04 mars 2006
Et même chauffent leurs piscines gratos !! c'est pas beau çà? alors que l'on va aller couper le courant aux nécessiteux..c'est la grande solidarité à la française "tout pour moi et le reste pour les autres".Nous sommes l'exemple que le monde entier nous envie...on comprends pourquoi ces gens là ne veulent pas que les choses changent,comme la SNCF (voyages gratos) Air France (billet gratos) Banque de France 16 mois de salaire...les fonds de retraite PREFON ,la retraite des esclaves du TGV à 50 ans...les journalistes qui bénéficient d'un abattement de 30% sur leurs revenus...çà fait des sous tout çà!!
Mon cher Suchet il y faudra plus d'un homme politique pour s'attaquer à ces bastions marxistes et ces avantages qui font de notre pays une immense république bananière dont même le grand démocrate BAGBO et autre BONGO n'ont pas réussi à établir.Sarko lui même est dans l'incapacité de broncher là dessus sans voir une floraison de banderolles rouges et le petit peuple dans la rue chantant l'Internationale comme au bon vieux temps du petit père des peuples.Cà c'est la France mon cher ..celle qui veut que les choses changent pour les autres...celle qui téléthone et qui grogne lorsque on lui tire un euro,celle qui balance des milliards dans les caisses de la Française des jeux et qui se plaint lorsqu'on lui tire un euro..celle qui veut bien racheter des sociétés étrangères mais qui tempête lorsque elle fait l'objet d'OPA,celle qui laisse partir ses élites vers des cieux plus cléments et qui importe n'importe quoi!! celle dont le Président va faire ses courses dans les pays qui ont largement optés pour d'autres choix industriels...celle qui a réduit à néant les amitiés de ses alliés les plus fidèles...c'est dur Suchet de vivre dans un tel pays et j'en connaît plus d'un qui en a même honte...alors le reste,le courage et tout celà sont largement hors de propos....hélas
Ecrit par : laporte | samedi, 04 mars 2006
Alceste qui a été plus rapide que moi,est dans le discours et pas dans une dynamique qui concrétiserait ses propos.Tout celà est bien réel mais aux antipodes de la réalité française.Nos jeunes veulent être fonctionnaires et pas maçons, les plus capables savent que leur avenir est ailleurs,les nantis ont déserté l'hexagone,ceux qui restent sont démissionnaires et las de ces jeux politiques et des promesses que tout change...on voit ce qu'il en est.On nous dit que c'est compliqué,que les esprits ne sont pas prêts aux changements...etc..etc la musique roborative de ceux qui savent bien que rien ne changera dans un pays qui ne le souhaite pas...c'est aussi çà la politique.
Ecrit par : LAPORTE | samedi, 04 mars 2006
En quoi ne suis-je pas dans une dynamique qui concrétiserait mes propos, je te prie ? Franchement, c'est assez stupéfiant de voir qqn s'exprimer comme ça sur un sujet dont il ne peut que rien connaître (tu me connais, Laporte ?).
Et en quoi le discours n'est-il pas un élément fondamental de toute dynamique sociale et politique ?
Ecrit par : Alceste | samedi, 04 mars 2006
Mon blog est meilleur que celui de M. Devedjian...
http://aveeuropa.blogspot.com/
Ecrit par : Rambo 2 | samedi, 04 mars 2006
Je trouve ce débat sur la fusion GDF-Suez passionnant et très souvent réfléchi et argumenté.
Ma très vive admiration pour A.V., cultivée, patiente, pédagogue, raisonnable. Je ne suis pas d'accord sur tout mais là n'est pas la question.
Sur la fusion, je reconnais qu'il n'y a pas de très bon argument pour expliquer que le gouvernement se dédit en moins de deux ans. La vérité est qu'il ne fallait pas s'engager sur Gaz de France dont la situation est très différente de celle d'EDF. Sarkozy s'était engagé au nom du gouvenement Raffarin et Villepin ne se sent pas obligé de prendre des gants avec cet engagement.
A tout le moins on doit un dialogue social approfondi aux syndicats qui ont été la cause réelle de l'engagement.
Mais il est vrai que l'économie va plus vite que la politique.
Ceux qui se plaignent des Etats-Unis n'acceptent pas que l'Europe les suive dans la course à la puissance économique. N'est-ce pas accepter de disparaitre dans la compétition mondiale et de s'en remettre à leur succès?
Pour moi le patriotisme économique n'est pas dans la nationalité des entreprises - qui varie avec le temps et les circonstances- mais dans la localisation des activités sur le territoire national et au premier rang la recherche car elle induit aussi une culture.
Il est vrai aussi qu'il n'y a pas de véritable concurrence sur le marché européen, encore plus dans le domaine qui échappe au régulateur. Les prix de l'électricité nucléaire s'alignent en fait sur le marché allemand qui ne bénéficie pourtant pas de l'avantage nucléaire pour les coûts.
L'émergence de nouveaux acteurs puissants sur le marché européen de l'énergie n'est pas une garantie de concurrence mais s'en est une condition.
Je ne sais si je suis un "libéral dur" mais je crois qu'on a besoin de l'Etat pour veiller à la loyauté de la concurrence. Curieusement on ne parle pas des "socialistes durs"!
Ecrit par : patrick devedjian | samedi, 04 mars 2006
Merci monsieur Devedjian,
pour les socialistes "très durs", je vous répondrais tout simplement :
Il n'y a plus de socialistes du tout depuis que "tonton" est mort !
Ils n'inventent plus rien, voguent à vue, résultat : plus personne ne se reconnait en elle.
La droite est aimée ou détestée, mais elle a au moins le mérite de rester fidèle à ses convictions de base et tenter ensuite de créer un projet autour.
Beaucoup dans la rue vous diront au sujet de la gauche, qu'avec la droite c'est blanc bonnet et bonnet blanc. Leur propre électorat ne reconnait pas dans leurs propositions une politique de gauche.
C'est peut-être là le danger : il y a de moins en moins de réelle confrontation droite-gauche au niveau intellectuelle, ce qui laisse la place belle aux extrêmes.
C'est mon intime conviction et elle n'implique que moi comme d'habitude.
Amicalement
A.V.
Ecrit par : A.V. | samedi, 04 mars 2006
Une fois encore je vais être en contradiction avec AV mais bon celà alimente le dialogue!
Des socialistes "durs" pullullent dans notre pays et dans ma région il y en a plus que de palombes et de cèpes réunis...c'est peu dire !!si on qualifie les socialistes de "durs" ceux qui n'ont pas quitté les marches du troskysme et qui affichent une attitude archaïque sur la chose politique et économique,on peut dire qu'ils constituent environ 30 % de l'électorat militant et sympathisant,ce n'est pas rien.Dans ma région Aquitaine c'est 100%.Attachés aux traditions radicales,ils sont restés en rade plantés dans les certitudes issues de la lutte des classes et celles des paysans métayers.Les autres "durs" c'est la même chose en remplaçant paysans par ouvriers.Ajoutons y la soupe SFIO et nous avons le cocktail idéal des socialistes "durs" es ce celà dont vous parlez avec P.Devedjian ? ou autre chose ?
Pour moi si droite "dure" il y a ,elle est plutôt incarné par Madelin et Villiers
Ecrit par : LAPORTE | dimanche, 05 mars 2006
Au contraire Laporte,
Cela ne me dérange nullement que vous soyez en contradiction avec moi car vous le faites avec courtoisie et argumentation.
Continuez donc !
Je vous relis et je réfléchis à ce que vous avancez.
Je suis loin d'être bornée.
Si après réflexion, je suis toujours franchement contre, je ne lâche pas le morceau comme vous avez pu le constater.
Tout est dans l'art et dans la manière d'apporter la contradiction qui est ainsi positive et constructive.
Il n'y a que les imbéciles qui n'évoluent jamais, ne changent pas d'avis et n'ont jamais tort (à leurs yeux bien sûr) !
Je pense de plus que c'est de la contradiction que part le dialogue (sinon, nous serions dans le monologue) et la possibiité de construire un projet autour d'un consensus et de différentes sensibilités.
A.V.
Ecrit par : A.V. | dimanche, 05 mars 2006
Je ne veux plus recevoir de discussions qui encombrent ma boîte!
Salut!
Ecrit par : suchet | dimanche, 05 mars 2006
Monsieur le Député, un grand merci !
Votre dernier post est une illustration passionnante de la place et ud poids du politique.
Vous ecrivez (et je me permets d'intervertir les extraits):
1- "Mais il est vrai que l'économie va plus vite que la politique."
2-"Sur la fusion, je reconnais qu'il n'y a pas de très bon argument pour expliquer que le gouvernement se dédit en moins de deux ans."
FORT HEUREUSEMENT GOUVERNER C'EST PREVOIR !!!!! LA FRANCE D'APRES , le nouveau slogan ? LE POLITIQUE VA SE VANTER DE DETENIR QUELS OUTILS APRES UNE TELLE VISION DU RAPPORT DE FORCE.....
En l'espèce , que ne nous a t on expliquer que le gouvernant "sachant" avait toutes les raisons de faire sa loi en aout 2004 , aux conditions énoncées a cette meme date.
Avec un aplomb fantastique Monsieur Breton nous sert l'excuse ridiculement structurée de la HAUSSE DU PETROLE observée en 2005 pour expliquer le dedit de la parole gourvernementale et précisons le aussi, présidentielle (parole fort discrète ces jours -ci, hormis pour les consignes culinaires).
Faut il lui rappeler L'EVOLUTION DU PRIX DU PETROLE en janvier 2002: 19 $ le baril, aout 2004 43$. Quelle revelation !!! On etait DEJA DANS LE DOUBLEMENT du prix du baril et c'est etrange aucun spécialiste n'a fait depuis 4 ans des revelations de nouveau gisements bon marché . Mieux ce n'est qu'au prix d'un pétrole cher que certains gisements pourront etre envisagés. Alors pour quelles raisons donc les raisonnements d'aujourd'hui n'ont ils pas été tenus hier ?
VOUS -MEME Monsieur le député,
N'etes vous pas un peu leger de pointer seulement du doigt Nicolas Sarkosy? Auriez vous une liberte de parole restreinte qui vous interdirait de commenter VOTRE PRESENCE a ses cotés en qualité , EXCUSEZ DU PEU, de ministre de l'INDUSTRIE.
Et vous dites bien sagement que GDF n'est pas dans le meme cas qu'EDF. Que n'avez vous fait cette mise en lumiere a la représentation nationale et par voie de conséquence aux francais lors de cette loi des 70% !!!!!
Quand il faut entendre comme une revelation dans le propos de certans que GDF ne fait que du GAZ, c'est digne d'un dialogue des Bronzes !!!
"PAS POSSIBLE? GAZ DE FRANCE depuis 50 ans ne fait que du GAZ et certains s'en rendent compte comme d'une tare apres la loi de 2004 et la regle érigée en principe de non fusion de EDF et GDF......
POUR RESTER SUR VOTRE APPORCHE, PRENEZ VOTRE FARDEAU , un peu SVP !
Cette capacité a détenir la verité pour l'avenir et ne jamais reconnaitre des erreurs personnelles (indivudiellement ou solidairement) ET les reponsabilités qui s'y rattachent , voila de quoi meure la fonction politique.
Pourquoi pas suggerer aussi que ce dedit fait parti de la "guerre mediatique" Chirac/ de Villepin versus Sarkosy" ?
A 20 milliards de CA , l'enjeu de la tactique 2007, cela fait un peu beaucoup (grace! ne me repondez pas que pire a pu deja etre fait)
QUANT A LA CONCURRENCE ..... voila bien un tir groupé interessant entre votre post et l'interview ce weekend de Monsieur Cirelli , pdg de GDF.
A suivre.....
Ecrit par : Eric | dimanche, 05 mars 2006
PETITS RACCOURCIS POUR DE GRANDS RAISONNMENTS.
Ainsi donc l'ouverture du marché de l'énergie en Europe a été organisée dans l'intérêt du consommateur (conforter l'approvisionnement et un prix concurrentiel).
A cet effet , Monsieur le député vous venez donc de nous indiquez que la concurrence etait un objectif du domaine du possible ou de l'improbable mais qu'en revanche l'ouverture du marché etait une condition indispensable .
Monsieur Jean Francois Cirelli , pdf de GDF, ce samedi sur Europe 1 était interveiwé a 9h par Dominique Suchez (pour les sceptiques qui auront soin de reecouter cette interview in extenso sur le site de la radio).
Ecoutez bien c'est FORT ET BRUTAL.
Dominique Suchez (DS)
"Au 1er janvier, Thierry Breton s'est opposé a l'augmentation de tarif de gaz que vous aviez , vous, prévu. Est ce que demain n'etant plus une entrerpise publique , vous pourrez faire ce que vous voulez ?"
Jean Francois Cirelli (JFC)
"Non, parce que le premier mininstre l'a dit, NOUS GARDERIONS en France des TARIFS SOUS CONTROLE de l'ETAT et donc l'Etat conservera son role dans ce domaine"
DS:
"Ca, vous l'avez dit aux actionnaires de suez , ils vont devoir apprendre a vivre avec ces contraintes"
JFC:
"Ah ben oui, la vie c'est ca, ya des contraintes . ils rentrent dans un nouveau métier avec des contraintes. Et s'ils sont pas d'accord et bien ils ne seront pas actionnaires de la nouvelle entreprise"
------------------------------------------------
Je laisse a ceux que cela interesse d'entendre l'intégralité du propos, c'est d'une pure beauté
----------------------------------------------
EN RESUME LA CONCURRENCE RESUMEE A DEUX GROUPES EDF ET GDF(privée) AVEC DES TARIFS SOUS CONTROLE DE L'ETAT CELA EST DIFFERENT DE LA SITUATION DU MARCHE ENERGETIQUE AVEC EDG GDF publiques ?
une réponse de JFC
Autre morceau de bravoure !!!
DS:
"Est ce que le plus logique n'aurait pas été de fusionner GDF et EDF ?"
JFC
".....la faire (la fusion) là c'etait detruire des emplois et couper l'entreprise et on le voulait pas".
DS (surmenent pertube enchaine directement ):
"Qu'est ce qui vous permet d'affirmer catégoriquement que la fusion (GDF Suez) creera des emplois ?"
JFC
"la nous avons une chance inouie, c'est qu'il n'y a pas de recoupement entre Suez et GDF en termes d'emplois. ils font de l'electricité en Belgique et nous faisons du Gaz en France. Quand on ajoute les deux on addtitionne on ne soustrait pas ".........
pas mieux: "quand on enleve on soustrait on additionne pas"
D'ailleurs c'est tellement vrai cette approche de la fusion EDF GDF que les premieres reactions des syndicats de GDF a été d'evoquer les personnels communs à GDF et EDF . surement les fameux emplois qui auraient été en doublons en cas de fusion EDF GDF.
-----------------------------------
Dans la presse écrite Monsieur Cirelli a declaré qu'il etait ravi d'etre le futur numero 2 du groupe GDF Suez en devenir.
Comme il a raison, c'est tellement rare des fusions dans lesquelles les dirigeants des sociétés fusionnées restent en place sur la durée apres la dite fusion.
Mais qui est monsieur CIrelli (petite biographie a son arrivée a GDF):
Sur proposition du Conseil d'administration de Gaz de France, le Conseil des Ministres a nommé Jean-François Cirelli, Président de Gaz de France, en remplacement de Pierre Gadonneix, nommé à la Présidence d'EDF.
Né le 9 juillet 1958 à Chambéry (Savoie), diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et licencié en droit, ancien élève de l'ENA (1985), Jean-François Cirelli était depuis 2002 Directeur adjoint au cabinet du Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, en charge des questions économiques, industrielles et sociales.
Jean-François Cirelli a été, de 1997 à 2002, conseiller économique, et de 1995 à 1997, conseiller technique à la Présidence de la République.
Auparavant, Jean-François Cirelli a effectué sa carrière de 1985 à 1995 à la direction du Trésor au ministère de l'Economie et des Finances.
---------------------------------------------
Un vraie carriere de chef d'entrerpise a qui la place de numero 2 ne peut clairement pas échapper en cas de fusion avec Suez, c'est évident .
Alors qu'en cas de fusion avec EDF ....... (son predecesseur aurait eu de forte chance de lui succéder).
Avec une telle retrospective j'ai toutes les raisons de croire entierement Monsieur Breton quand il nous dit qu'il a eu connaissance du projet , il y a seulement quelques semaines alors que les dirigeants de GDF et Suez avaient monté leur dossier dans la plus stricte discretion vis a vis du ministère bien avant .
Bien sur , Monsieur Breton, c'est bien connu , sur de tels sujets le ministre de l'economie est toujours le dernier informé et les nombreux directeurs de cabinet attendent que cela viennent a eux pour vous preparer des dossiers de presse ....
PEUT ON ENCORE RIRE ?
Ecrit par : ERIC | dimanche, 05 mars 2006
A Eric:
Et alors????
J'ai passé quelque temps à lire vos posts et je n'en retiens pas grand chose à part quelques informations que l'on peut trouver partout sur internet...
Je ne vois pas où vous voulez en venir à part occuper le blog...
Ecrit par : J-Louis | dimanche, 05 mars 2006
Cher jean-louis,
Tous vos commentaires précisant votre incompréhension confirment clairement une chose: tout cela vous passe des kilometres au dessus de votre tête.
Dites moi un peu en quoi VOS posts apportent quelque chose au débat sur ce blog ?
De vos interventions, il ressort le souvenirs de vos factures de telephone, il y a 10 ans, la dette publique de la France, vos considérations sur le liberalisme. Tellement dans l'egarement que AV a du vous faire un post plus que detaillé pour vous informer de ce que bien évidemment vous auriez pu trouve sur internet.
Votre probleme, cher jean louis, c'est que vous ne cherchez pas !!!
Alors qu'en a trouver bien evidemment cela est un plus dur encore
Nous avons bien compris que pour vous un Etat qui se dedit a moins de deux ans de sa decision stratégique et q'un ministre vous présentent des arguments discutables ne vous posent AUCUN probleme.
nous l'avons compris alors maintenant , dites nous ce que vos contributions apportent au débat ?
Cher Jean-louis, tres cordialement !!
Ecrit par : ERIC | dimanche, 05 mars 2006
Je partage l'avis et les commentaires d'Eric qui sont performants et hélas bien réels.Cirelli et Gadonneix sont les mêmes personnages clonés à l'ENA et serviteurs zélés dans la haute administration comme on dit.De mon point de vue,ils ne sont que celà si je puis dire;car la décision de fusion GDF/SUEZ leur est passée par dessus le crâne.Il s'agit en fait,et exclusivement d'une décision politique au plus haut niveau prise sans aucune consultation préalable de qui que ce soit.C'est une posture arrogante et une décision fumeuse.Evidemment les vrais conséquences n'ont pas été évaluées au plan économique et politique.C'est une lubie basée sur la seule explication de la défense de l'intérêt national..point.Presque un effet d'annonce..alors les commentaires d'Eric sur cette affaire prennent toute leur valeur surtout au lire des élucubrations alambiquées de notre Ministre Econnome et de ses sujets GDF et SUEZ.
Ecrit par : LAPORTE | dimanche, 05 mars 2006
Je cherche et je ne vois toujours pas le problème.
A part des problèmes de personnes.
Oui nous avons affaire à des technocrates, oui il ya des motivations cachées, oui Cirelli est un politque, (vous ne parlez pas de Mestrallet...)
ET alors????
Alors peut être je ne cherche pas assez mais sur un blog généraliste tel que celui de m. Devedjian je ne vois toujours pas où vous voulez en venir...
Vous cherchez, mais vous ne trouvez rien ...
Je ne vois rien dans vos propos qui vienne démontrer que la France pâtira de cette décision.
Cordialement,
Ecrit par : J-Louis | dimanche, 05 mars 2006
Je cherche et je ne vois toujours pas le problème.
A part des problèmes de personnes.
Oui nous avons affaire à des technocrates, oui il ya des motivations cachées, oui Cirelli est un politque, (vous ne parlez pas de Mestrallet...)
ET alors????
Alors peut être je ne cherche pas assez mais sur un blog généraliste tel que celui de m. Devedjian je ne vois toujours pas où vous voulez en venir...
Vous cherchez, mais vous ne trouvez rien ...
Je ne vois rien dans vos propos qui vienne démontrer que la France pâtira de cette décision.
Cordialement,
Ecrit par : J-Louis | dimanche, 05 mars 2006
Ah la la Jean-louis,
C'est sous une cloche en verre qu'il faut vous mettre.
Vous cherchez, dites vous ? Alors un indice pour vous sur cet écran ...
La France en patira comme vous en patissez actuellement avec l'augmentation reguliere du prix du m3 geré par Veolia ou Suez.
Et vous pourrez toujours vous souvenir de vos factures de telephone d'il y a 10 ans comme douce comparaison, quand dans votre gaz vous aurez la belle illusion de payer un petit supplement de dividende et de speculation.
Ah mais oui j'oubliais, vous pensez que personne n'utilise de gaz en france (a part les industriels et les millions de francais qui ont opté pour un chauffage au gaz depuis des années que la flamme bleue leur vante la "Dolce Vita".
Vous allez voir comme ca va etre bien .....
Et je vous invite a bien relire Monsieur Devedjian : la concurrence n'est pas certaine .....
Ecrit par : eric | dimanche, 05 mars 2006
Cher Monsieur Devedjian,
j'ai exprimé un certain nombre de commentaires a votre encontre du temps où vous étiez ministre de l'industrie .
Mais je dois reconnaitre qu'entre vous et MONSIEUR LOOOS actuel ministre de l'industrie......il n'y a PAS PHOTO!!!!
Il y a quelques mois il nous laissait entendre , apres une question de Bruce Toussaint sur ce qu'il pensait du CDD Senior . Il avait fait une reponse particulierement rassurante qui commencait par "le CDD, je ne sais pas ce que c'est mais pour les seniors c'est bien".......
Admirable !
Ce matin sur I-tele, Laurent Bazin lui fait "decouvrir" la une de la Tribune qui titre "Enel mobilise ses banques pour s'emparer de suez".
Commentaire du ministre: "j'apprend la nouvelle ".
Laurent Bazin poursuit; "je suis surpris que vous ne soyez pas au courant d'une telle information à la une du journal economique".
Réponse du ministre : " ecoutez , cette information c'est vous qui me l'apprenez !".
Brillantissime.
AVEC UN POSTE DE MINISTRE (et le cabient ministériel qui doit s'y rattacher) , DES UNE DE JOURNAUX ANNONCEES DANS TOUS LES MEDIAS AUDIOVISUELS la veille au soir, des kiosques ouverts dès 7h....
On est vraiment rassuré.
Deja que pour les francais que nous sommes, il est tout a fait motivant d'entendre messieurs Larcher, Borloo, et de Robien nous parlez des difficultés de leur enfants pour avoir un stage...... (d'autant que l'on y croit vraiment , c'est bien connu les relations que nous ne qualifierons pas de piston, un ministre francais n'en a pas, bien sur)
Certains ministres de la nation feraient bien de mieux reflechir a l'impact de leur propos ( ma grandmere parlait de la langue que l'on remue 7 fois fois dans sa bouche avant de parler).
Ecrit par : Eric | lundi, 06 mars 2006
Monsieur le ministre je me permet de vous adresser comme a certains blogger politiciens ce petit questionnaire :
1) Approuvez vous la publicité politique sur GOOGLE ?
2) Approuvez vous le spamming pour transmettre des messages politiques ?
3) connaissez vous l'affaire AESCHLIMANN ?
Merci de voitre réponse :)
Ecrit par : ~laurent | mardi, 07 mars 2006
Vous vous faites rare ! Parler nous encore pour que l'on garde un peu d'espoir malgré les vitupérations que l'on trouve dans les commentaires.
Courage. Beaucoup de gens silencieux croient en vous et en Nicolas Sarkozy.
Cordialement.
Ecrit par : pingeon | jeudi, 09 mars 2006
AMEN !
Ecrit par : eric | jeudi, 09 mars 2006
CERISE DE LA SEMAINE . AUTEUR -JEAN-FRANCOIS FILLON
Contexte: émission Question d'Info (F-info / LCP)
"La fusion GDF SUEZ est plutot une bonne idée si elle est conduite dans le sens de privatisation de GDF dont PERSONNE NE POUVAIT PENSER QU'ELLE NE SE PRODUIRAIT PAS."
Surpris, les journalistes lui rappellent qu'il y a eu une declaration de Nicolas Sarkosy a l'époque. Francois Fillon se souvient également des voeux du président et il complète.
" oui, je suis d'accord, il y a eu une ETAPE !!! "
(chez moi une appelle ca, un mensonge ou une tromperie mais pas une étape)
Question sur la possibilité d'une privatisation de EDF
Francois Fillon précise son point de vue: " moi, je pense que sur ses sujet la , il faut parler le LANGAGE DE LA VERITE AUX FRANCAIS, il ne faut rien exclure."
Arretez le carnage !
-------------------------------------------
Rappellons que FRANCOIS FILLON est le DIRECTEUR DE CAMPAGNE du fort probable candidat à la présidentielle NICOLAS SARKOSY.
RE-BRAVO et milles merci.
Ecrit par : Eric | jeudi, 09 mars 2006
saviez vous qu'un general de l'armée francaise a créé son blog??la grande muette a la parole! ceci dit tout est passionnant: http://general.de.richoufftz.over-blog.com
Ecrit par : luc | jeudi, 09 mars 2006
ca devrait plaire à m.Devedjan qui, ne l'oublions pas, est officier de réserve...
Ecrit par : carole | jeudi, 09 mars 2006
ah j'ai enfin pu lire ce blog passionant! vraiment ca fait plaisir de sentir que l'armée s'implique dans la Nation...
Ecrit par : fost | mardi, 14 mars 2006
Les commentaires sont fermés.