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samedi, 30 juin 2007
Un dérapage verbal privé aussitôt regretté publiquement
Mardi 26 juin sur la place du Palais-Bourbon, j’ai dit, en privé, une grossièreté détestable à l’égard d’Anne-Marie Comparini. Je n’imaginais pas une seconde qu’elle serait rendue publique. Certes, ce n’est pas une raison pour l’avoir proférée, mais il arrive aux hommes politiques comme à tout le monde de se laisser aller, stupidement.
Dès que j’ai appris que ces propos avaient été diffusés à mon insu, jeudi 28 juin dans la soirée, j’ai immédiatement fait un communiqué pour m’excuser publiquement et j'ai appelé personnellement Anne-Marie Comparini pour lui dire tous mes profonds regrets et mon estime personnelle. J’ai réitéré des excuses publiques le lendemain.
Je voudrais dire trois choses :
Tout d’abord cette grossièreté ne correspond en rien ni à mes convictions ni à mon comportement à l’égard des femmes en général, des femmes politiques en particulier. Je ne suis ni machiste ni sexiste : pour moi l’égalité des hommes et des femmes est évidente et, en politique, j'ai instauré la parité dans mon exécutif municipal bien avant la loi et je me suis toujours battu pour la cause des femmes et la parité. Je ne crois pas qu’aucune femme, de mon parti ou d’un autre, puisse le contredire.
Ensuite, il s’agissait d’une conversation dans laquelle on évoquait la volonté des candidats Modem de se maintenir au 2ème tour s’ils le pouvaient. J’ai fait une interjection, totalement déplacée je le reconnais, qui soulignait la tension qu’il y avait eu avec le Modem pendant les législatives.
Enfin, la façon dont mes propos ont été diffusés et visionnés par des millions d’internautes pose quand même un vrai problème : si plus rien n’est privé, si tout doit être totalement transparent, le totalitarisme n’est pas loin et la liberté individuelle vraiment menacée. Et, au-delà d'une indignation que je crois sincère chez certains, il y a chez d'autres une exploitation politique qui a peu de choses à voir avec les bons sentiments évoqués.
21:20 Publié dans Emotions | Lien permanent | Commentaires (316) | Envoyer cette note
dimanche, 24 juin 2007
Débattre pour agir
Nous le voyons déjà avec les polémiques naissantes sur le service minimum dans les transports, l’autonomie des universités, ou la TVA sociale : toute nouveauté suscite inévitablement des réactions d’inquiétude et de conservatisme. Or ces réformes font partie du projet sur lequel le Président de la République et la majorité de l’Assemblée nationale ont été élus.
Il faut donc sans cesse, comme le fait le Président de la République, expliquer l’objectif des réformes en termes clairs, rappeler les effets négatifs de la situation actuelle, et ne pas refuser de discuter ensemble les effets pervers que peuvent craindre les uns ou les autres.
C’est ce à quoi va s’attacher dès maintenant l’UMP : nous allons former des groupes de travail de parlementaires et d’experts qui auront pour mission d’écouter toutes les observations et critiques, de regarder les expériences déjà menées en France et ailleurs, d’être le lieu du débat et le relais de l’information entre les Français et le gouvernement.
Dès lundi, nous lançons le premier groupe de travail sur la TVA sociale sous la direction de Jérôme Chartier, député du Val d’Oise : qu’a apporté l’expérience danoise ? Quel effet sur la compétitivité des entreprises pour faire face à la délocalisation ? Comment empêcher la hausse des prix qui réduirait le pouvoir d’achat ? Les Français attendent des réponses pour se faire une idée de l’intérêt de cette mesure.
De même, il faut rapidement un autre groupe de travail, que pourrait mener Yves Jégo sur l’autonomie des universités : celle-ci est indispensable pour garantir de bonnes études supérieures, et conduire les jeunes vers les emplois très qualifiés qui pourront accroître notre compétitivité.
Le service minimum, les mesures pour favoriser le travail, la réduction de l’endettement sont autant de sujets qui vont aussi nous mobiliser.
Le grand parti politique qu’est devenue l’UMP a cette responsabilité nouvelle et essentielle, parce qu’il représente vraiment aujourd’hui les Français dans leur diversité et qu’il peut être à la fois la caisse de résonance des attentes de notre peuple et l’aiguillon dynamique de la réforme.
16:50 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (129) | Envoyer cette note
lundi, 18 juin 2007
Le choix du renouveau
La majorité sortante conserve la majorité absolue, donnant ainsi au Président de la République et au gouvernement dirigé par François Fillon les moyens d’agir. Elle obtiendrait une cinquantaine de sièges de plus que la majorité absolue.
Les Français ont choisi la voie du renouveau le plus profond, le plus résolu et le plus rapide.
La majorité qui avait été élue en 2002 l’avait été dans des circonstances exceptionnelles, en l’absence d’un candidat du Parti socialiste au second tour de l’élection présidentielle : celle d’aujourd’hui l’est dans des circonstances normales.
Nous partions d’un potentiel très élevé : 365 députés UMP sortants et 22 du Nouveau Centre, soit 387. Le tsunami annoncé et craint par nos adversaires était donc impossible.
Comme je l’ai dit au soir du premier tour, chaque circonscription est une situation particulière avec ses propres problèmes, et une élection législative se joue en deux tours.
Il ne faut pas oublier que le mode de scrutin est uninominal : il a aussi pour objet de porter un jugement sur la personnalité du candidat. Et c’est même une de ses principales qualités. Même si le jugement du corps électoral peut parfois être injuste.
Le débat confus et de mauvaise foi entretenu par le Parti socialiste entre les deux tours a sans doute contribué à démobiliser une partie de l’électorat.
12:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (97) | Envoyer cette note
lundi, 11 juin 2007
Au soir du 1er tour
Pour autant, il ne s’agit que d’un premier tour et nous avons déjà connu dans le passé des seconds tours qui démentaient le premier.
Il n’y a donc place ni pour l’arrogance ni pour le triomphalisme. Et cela d’autant que ce premier succès marque l’accord des Français pour la politique d’ouverture qui doit être continuée et approfondie.
Nous devons garder une écoute attentive de notre peuple et de ses aspirations.
Je souhaite que l’UMP soit représentative de la diversité de la société française. L’ouverture qui a eu lieu au gouvernement, je la souhaite à l’UMP également. Pour que l’UMP soit non seulement la gardienne des promesses annoncées mais aussi pour que nous sachions faire émerger de nouveaux changements.
Je souhaite que la gauche sache aussi, comme nous l’avons fait, se réformer. C’est l’intérêt de notre pays, c’est l’intérêt de la démocratie.
La gauche doit être en mesure d’offrir un projet aux Français, ce qu’elle n’a pas fait durant cette campagne législative.
En ce qui nous concerne, nous ferons appel à son sens des responsabilités en l’associant autant qu’elle le voudra au chantier des réformes. (Siège de l'UMP, au soir du 10 juin 2007)
Voir les résultats définitifs dans ma circonscription (Antony, Châtenay-Malabry, Sceaux et Bourg-la-Reine)
résultats_1er_tour_législative_13ème.xls
07:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (70) | Envoyer cette note
vendredi, 01 juin 2007
Je suis élu Président du CG 92
Pour lire le discours d'investiture que j'ai prononcé lors de ma prise de fonction : InvestitureDevedjian010607.doc
16:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (42) | Envoyer cette note








