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mardi, 24 juillet 2007

L’opinion et les réformes

Autonomie des universités, travail le dimanche, fin des 35 heures, modernisation des institutions, service minimum… La mise en œuvre du projet présidentiel de Nicolas Sarkozy a commencé.

Il ne s’agit pas d’appliquer une idéologie, contrairement à ce que les prises de position du parti socialiste et d’autres organisations « de gauche » veulent faire croire. Il s’agit de l’avenir de notre pays.

Il s’agit de permettre à la France d’être à nouveau un lieu d’innovation et de croissance, qui apporte un « plus » à toute la planète et qui permette à ses habitants de produire et de bien vivre.

Cela ne se fera pas en restant frileusement accroché à nos privilèges et en espérant que le reste du monde nous paie notre protection sociale et nos retraites. Mais, comme l’a dit et redit notre Président pendant toute sa campagne, en travaillant plus, en démultipliant nos capacités de recherche, en répondant avec imagination et intelligence aux demandes de produits et de services nouveaux de tous les pays du monde.

La France a choisi d’élire un homme qui ne compte pas sa peine et qui a foi dans l’énergie de ses concitoyens. Les premières réformes annoncées sont engagées au Parlement, et les frilosités et les conservatismes apparaissent immédiatement pour tenter de les empêcher.

Comme l’opinion publique a gagné l’élection présidentielle, ignorant les apriori et les préjugés qui diabolisaient Nicolas Sarkozy comme son projet, aujourd’hui encore, c’est l’opinion qui confortera les parlementaires et les corps intermédiaires dans la nécessité de la réforme : il est donc essentiel de l’éclairer dans la transparence. Ces réformes sont complexes, difficiles à élaborer pour qu’elles n’engendrent pas d’effets pervers, et ne se résument pas à des slogans.

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jeudi, 05 juillet 2007

Electricité et concurrence

Après les entreprises en 2004, ce sont les particuliers qui, depuis le 1er juillet, peuvent acheter leur électricité à d’autres fournisseurs qu’à EDF. Fort peu de Français semblent encore intéressés par cette possibilité et craignent davantage l’augmentation du coût de l’électricité qu’ils n’espèrent leur modération par la concurrence.

Comme France Telecom, EDF va bénéficier pendant un temps certain des avantages acquis de l’expérience et de sa position sur le marché, d’autant que le réseau d’acheminement de l’électricité reste entièrement public avec RTE et que les nouveaux acteurs du marché sont bien moins connus.

A quoi sert donc cette ouverture ?

D’abord, comme celui de la téléphonie mobile, ce secteur doit sortir du monopole pour que la concurrence apporte une réelle liberté des prix : c’est une exigence européenne qui, à terme, sera sûrement bénéfique aux consommateurs.

Ensuite, cette concurrence existe dans les autres pays européens et EDF y trouve des marchés fort intéressants en Angleterre, en Italie, en Espagne, en Allemagne… Il serait paradoxal et injuste que la France reste fermée aux autres opérateurs européens : le « faites ce que je dis mais pas ce que je fais » est inacceptable.

Enfin, un certain nombre de producteurs spécifiques, notamment dans le domaine des énergies renouvelables, vont permettre à ceux qui le souhaitent de donner une vraie priorité à l’électricité « propre » ou « proche » et favoriseront donc le développement durable.

Aux consommateurs cependant d’être vigilants, de lire « tous les petits caractères » des contrats, comme l’a bien dit notre ministre de l’Economie, Christine Lagarde, pour profiter au mieux de ces nouvelles conditions du marché.