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dimanche, 23 septembre 2007

Nicolas Sarkozy en fait-il trop ?

C’est le dernier cliché de la semaine : le Président de la République serait trop visible et trop actif !

Les critiques viennent de ceux que les Français n’ont pas choisis, qu’ils soient à gauche, au centre ou à droite. Ils lancent des anathèmes plus violents les uns que les autres en oubliant que le premier et le seul devoir du Président élu, c’est de réaliser les réformes qu’il a proposées aux Français.

Il en parle trop ? N’est-ce pas à lui d’abord de venir régulièrement devant les électeurs pour expliquer ce qu’il engage et comment il va s’y prendre ? Il est excellent pédagogue, il parle un langage que tout le monde comprend, il est le meilleur pour tordre le cou à la désinformation. Après tout, le premier à avoir lancé des causeries hebdomadaires pour expliquer son action, (en 1954 !), c’est un homme de gauche apprécié par une grande majorité : Pierre Mendès-France. Ce qui serait loué pour la gauche, ne serait pas acceptable si c’est la droite qui le met en œuvre ?

Il lance toutes les réformes à la fois ? Les régimes spéciaux, l’équilibre de la Sécurité Sociale, la fonction publique, le droit du travail, le service minimum, le regroupement familial, (et j’en oublie !) ? C’est que toutes sont importantes et urgentes. La France n’a pas de temps à perdre si elle veut faire ce que tous les pays européens ont déjà fait : se réformer pour s’adapter à la mondialisation.  Les pays à forte protection sociale comme la Suède ou le Danemark, aussi bien que les pays plus libéraux comme le Royaume-Uni :  à nous de choisir les modèles, mais on ne peut plus reculer. Et toutes ces réformes ont été annoncées pendant la campagne présidentielle, personne n’est pris par surprise.

L’action du gouvernement, comme celle des forces politiques qui le soutiennent sont indispensables, mais c’est le Président qui donne l’impulsion. Réjouissons-nous d’avoir en Nicolas Sarkozy cet homme infatigable et travailleur qui veut sortir la France de son marasme.

Le vrai problème que nous avons, c’est de créer la croissance : ce n’est certes pas l’immobilisme ou les petites phrase perfides et vengeresses qui le feront !

samedi, 15 septembre 2007

A propos de la proposition Jouyet

Bien entendu, il faut empêcher la Turquie d’adhérer à l’Union européenne : d’abord parce que géographiquement elle n’est pas dans l’Europe, ensuite parce qu’elle ne partage pas nos valeurs démocratiques, enfin parce qu’elle est en conflit permanent avec ses voisins ce qui nous entraînerait dans la guerre alors que l’Europe c’est la paix. C’est un grand pays avec lequel nous devons établir un partenariat privilégié, ce n’est pas un pays européen.

C’est la raison pour laquelle le Président de la République a obtenu de nos partenaires européens que soit constitué un comité européen définissant les frontières de l’Europe. Dès lors que celles-ci auront été définies et que la Turquie en sera naturellement exclue, le dispositif constitutionnel spécifique qui avait été inventé pour empêcher l’entrée de la Turquie devient plus nuisible qu’utile. Mais l'abandon du référendum n'est concevable qu'en échange de la garantie par l'Union européenne que la Turquie n'adhérera pas.

Ce qui explique la proposition Jouyet, c'est qu'il y a de vrais pays européens, comme la Norvège ou la Suisse ou les pays des Balkans, qui ont vocation à entrer dans l’Union européenne dans les mêmes conditions que les pays qui les ont précédés. Il me paraît dangereux de conférer aux adversaires de la construction européenne un pouvoir de veto qui emprunte souvent les voies de la démagogie.

Il faut en même temps reconnaître que c’est faute d’avoir le courage de s’opposer à l’entrée de la Turquie que nos dirigeants politiques ont délégué la responsabilité au suffrage populaire : je pense que le fond de la question est de savoir s’opposer politiquement et fermement à l’adhésion de la Turquie à l’Union.

dimanche, 09 septembre 2007

Pour un meilleur équilibre des pouvoirs

N’en déplaise aux inquiets et aux adversaires, la présence et le dynamisme de notre Président de la République répond aux attentes des Français.

C’est lui qu’ils ont élu sur un projet et c’est lui qu’ils veulent voir agir. Le gouvernement qu’il a nommé a un immense travail à faire sous sa direction, mais si le Premier Ministre continue à conduire la politique de la nation, ce qui n’est pas rien, c’est bien le Président qui la détermine. Ce fut d’ailleurs le plus souvent le cas, hors cohabitation : qui peut penser que ce n’était pas le général de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing ou François Mitterrand qui déterminait la politique ?

Mais la contrepartie de cette « présidentialisation » du régime, que Nicolas Sarkozy avait annoncée dans son projet présidentiel, c’est le renforcement du rôle du Parlement.

Notre Parlement est faible, trop faible : il n’est pas maître de son ordre du jour, contrairement à la quasi-totalité des parlements démocratiques ; il n’a que peu de temps pour examiner la loi et donc il la consent plus qu’il ne la décide ; il ne peut l’amender que si l’exécutif le veut bien en raison notamment de la procédure du « vote bloqué » et de celle du 49-3 qui l’oblige à passer sous les fourches caudines du gouvernement ou à le renverser par la motion de censure.

Comment s’étonner qu’un Parlement si faible soit souvent déserté dans les séances publiques ? Pourquoi venir des heures et des heures assister à un débat où l’on ne peut que lever la main, alors que le travail a eu lieu en commission, et qu’il y a, heureusement, d’autres façons d’être utiles (rapports, enquêtes, rencontres avec les électeurs…) ? Si l’on veut que les députés soient là, il faut leur donner quelque chose à décider !

Nicolas Sarkozy a ouvert des pistes importantes sur le rôle des commissions, l’ordre du jour, la publicité des travaux, l’audition publique des candidats aux grands postes publics, par exemple. Il faut que le Parlement redevienne le lieu du débat des grandes questions politiques : sinon le débat se tient dans la rue ou à la télévision, et ne gagne ni en sérieux ni en profondeur.

La commission Balladur composée de constitutionnalistes de droite, du centre et de gauche proposera, après avoir écouté toutes les forces politiques, ses solutions avant la fin du mois d’octobre. La réforme pourrait être votée en début d’année.

Il s’agit d’une réforme essentielle pour l’avenir de la démocratie dans notre pays : la dernière élections présidentielle semble avoir réconcilié les Français avec la politique, ils ont massivement participé à la campagne comme au vote. Ne laissons pas s’éteindre cette flamme !

dimanche, 02 septembre 2007

GDF-Suez : un mariage d'avenir !

Après dix-huit mois de fiançailles tourmentées, le mariage Suez-GDF semble enfin annoncé. Je m’en réjouis, j’en ai toujours été partisan, je le reste pour des raisons de fond : cela me semble le meilleur moyen de préparer l’avenir énergétique de la France comme de l’Europe.

1)    Depuis 2004, on a vu la montée en puissance de Gazprom et  de la Russie pour essayer de dominer le marché de l’énergie et placer l’Europe sous sa dépendance. L’Europe a besoin de créer des outils pour accéder au marché mondial en position respectable.

2)    GDF est une entreprise fragile car elle ne produit pas de gaz : son principal atout est de revendre sur le sur le seul marché français ce qu’elle achète sur le marché mondial. Elle possède un atout supplémentaire avec sa flotte de méthaniers car le gaz liquide représente un marché sensible notamment aux Etats-Unis.

3)    Suez était autrefois une entreprise française : elle est aujourd’hui dominée par les capitaux belges. La fusion la réintègre dans le concert national. Autrement, elle peut tomber entre les mains d’on ne sait qui.

4)    Or Suez contrôle 9 centrales nucléaires, dont 2 en France. Notre pays, qui est leader mondial reconnu dans ce domaine, ne peut se permettre de laisser un tel patrimoine entre les mains de concurrents qui nuiraient à ses intérêts.

5)    Au regard de ces enjeux, vouloir à tout prix conserver la nationalisation de GDF, c’est se limiter au petit bout de la lorgnette.

6)    Contrairement à ce que proposent des syndicalistes, on ne peut fusionner GDF et EDF car Bruxelles, considérant l’importance du conglomérat énergétique ainsi constitué et le monopole qui s’en suivrait, nous obligerait à céder sur le marché un certain nombre de centrales nucléaires, ce qui est inacceptable tant du point de vue de l’investissement déjà réalisé que du point de vue de la sécurité.

Pour toutes ces raisons, longue vie à GDF-Suez !

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