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vendredi, 30 novembre 2007

Séquence média: Christophe Barbier sur LCI

Je serai « l’invité du matin » de Christophe Barbier sur LCI à 8h15 lundi prochain.

Voir l'interview.

 

dimanche, 25 novembre 2007

Que faire pour le pouvoir d'achat ?

Le pouvoir d’achat est un vrai problème en France : de 1998 à 2003, le niveau des salaires n’a augmenté en France que de 12 %, alors que pour la même période la hausse est de 32 % au Royaume-Uni, 25 % aux Pays-Bas, 16 % en Espagne. (On peut trouver tous ces chiffres et ceux qui suivent dans les documents de l’INSEE et dans le dernier rapport du CERC).

Aujourd’hui les salaires français sont parmi les plus bas d’Europe : le salaire brut moyen dans le privé est inférieur de plus de 350 € à la moyenne des pays de l’Europe des 15. Et 16,8 % des salariés du privé sont rémunérés au SMIC, contre 2 % aux Pays-Bas, 1,4 % au Royaume-Uni.

Pourquoi connaissons-nous cette situation défavorable ?

D’abord, nous avons moins de croissance que les autres pays de l’Union européenne : en moyenne 1 % de moins.

Ensuite, les 35 heures ont empêché les salaires de profiter de la croissance : en 1999,la croissance en France a été de 3,3 % et en 2000 de 4,1 %, mais les salaires n’ont augmenté que de 1,5 % en 1999 et de moins de 0,5 % en 2000. Les entreprises ont contenu les salaires pour éponger le coût des 35 heures tout en bénéficiant de subventions de la part de l’Etat.

Enfin, les exonérations de charges sociales patronales sur les seuls bas salaires ( 1,3 fois le SMIC) ont conduit les entreprises à maintenir les salaires en-dessous de ce seuil d’exonération.

Que faire ?

En premier lieu s’attaquer au chômage car les revenus du travail doivent être supérieurs aux indemnités de chômage (et quand ce n’est pas le cas, l’instauration du RSA, revenu de solidarité active, y conduira) et cela entraîne automatiquement une hausse du pouvoir d’achat. Cette politique de réduction du chômage produit déjà des résultats puisqu’en un an, le chômage est passé de 9,1 % à 8,1 %.

Deuxièmement, encourager le travail de tout le monde, parce que le travail des uns crée le travail des autres. Le travail ne se partage pas il se multiplie. La défiscalisation des heures supplémentaires va permettre à 6 millions de personnes au travail d’augmenter leurs revenus. Celui qui gagne plus dépense plus, ou investit plus, ou épargne plus : dans tous les cas, cela favorise le travail des autres.

Troisièmement, favoriser l’égalité de salaires entre hommes et femmes : les femmes salariées sont en moyenne plus mal loties en France qu’ailleurs. En moyenne une femme allemande travaillant à plein temps gagne 675 euros de salaire brut par mois de plus qu’une femme française.

Enfin, je suis favorable à ce qu’on incite fortement les entreprises à des négociations salariales en liant un effort de hausse de salaire à la continuité du versement des subventions compensatrices des 35 heures qui coûtent chaque année 25 milliards au budget de l’Etat et qui doivent aussi permettre des hausses de salaires lorsque les entreprises font des profits.

samedi, 17 novembre 2007

L'UMP et les grèves

La réforme des régimes spéciaux est un engagement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Non seulement 53 % des Français ont élu le Président pour qu’il applique son programme, mais depuis, sans discontinuer, l’opinion s’est déclarée très majoritairement favorable à cette réforme dans toutes les enquêtes. C’est une question de justice : l’allongement de la vie oblige à travailler plus longtemps pour maintenir notre régime de retraites. Les principes de 40 annuités de cotisations et du départ à la retraite à partir de 60 ans doivent être appliqués à tous. Après la réforme Balladur pour les salariés du privé en 1993 et la réforme Fillon pour la fonction publique en 2003, il reste 500 000 actifs bénéficiaires des régimes spéciaux, qui coûtent chaque année 5 milliards aux contribuables. Naturellement les parlementaires, qui ont déjà voté ces principes pour eux-mêmes, doivent se montrer exemplaires et poursuivre la réforme de leur régime de retraite pour qu’il se conforme au droit commun : la crédibilité des politiques est à ce prix.

L’UMP soutient fermement le gouvernement dans l’application du projet présidentiel et dans cette réforme des régimes spéciaux. Le gouvernement est dans son rôle en privilégiant les négociations et l’UMP, favorable au dialogue social, l’approuve. Il y a eu la semaine dernière des signes encourageants : tout en maintenant les principes de la réforme, le gouvernement, les entreprises et certains syndicats se sont montrés prêts à discuter des modalités pour que la plus grande équité soit apportée à tous. Le FGAAC a ainsi obtenu une augmentation de salaire qui permet aux conducteurs d’avoir une aussi bonne retraite avec la réforme qu’avant, mais en respectant les 40 annuités et le départ à 60 ans.

Mais le blocage actuellement imposé à la population par une petite minorité est inadmissible : l’impossibilité de se rendre à son travail, les pertes de salaires que cela entraîne, l’attente, le froid, la fatigue, les quelques rames prises d’assaut, les embouteillages monstrueux, ne peuvent être acceptées plus longtemps. La population prise en otage souffre et nos 350 000 adhérents, représentatifs des Français, sont indignés par cet égoïsme brutal. Les maires UMP d’Ile-de-France, que j’ai réunis jeudi dernier, font leur possible pour faciliter la vie de leurs concitoyens : navettes de bus, co-voiturage, informations, ouverture des services publics locaux au-delà des horaires habituels ; les militants, de leur côté, font connaître notre opposition en distribuant des millions de tracts.

Le rôle de l’UMP est de faire comprendre aux syndicats que la population n’accepte pas cela. Si la grève se prolonge la semaine prochaine, nous étudierons d’autres actions et notamment des manifestations contre ce blocage. Mais pour être un succès une grande manifestation doit être comprise par la plus large partie de la population et ne peut être improvisée.

mercredi, 14 novembre 2007

RTL - Le Grand Jury

J'étais l’invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro dimanche dernier à 18h30
Ecouter l'émission

 

dimanche, 04 novembre 2007

Lutter contre la pauvreté

Aujourd’hui à 13 h, je regarde Canal+ rendant compte du petit déjeuner de Martin Hirsch à l’UMP lundi dernier et je suis assez abasourdi par l’accent mis sur la question d’un journaliste à Martin Hirsch à sa sortie : « Alors, vous allez travailler avec l’UMP ? »… Comme s’il s’agissait d’une incongruité !

L’étonnant serait le contraire ! Cette façon qu’a la gauche bien pensante d’affirmer péremptoirement que l’UMP ne saurait s’intéresser à la lutte contre la pauvreté… Je n’en reviens toujours pas.

Dans toutes les villes et tous les départements dirigés par la droite, on se soucie de l’insertion et de l’accompagnement de ceux qui en ont besoin. Le RSA (Revenu de solidarité active) proposé par Martin Hirsch a été promis par Nicolas Sarkozy pendant la campagne et inscrit dans la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat. Il doit inciter les bénéficiaires de minima sociaux à reprendre un travail en faisant que le produit de chaque heure travaillée se traduise par une augmentation de revenus.

L’expérimentation du RSA, qui est actuellement menée par Martin Hirsch, a été lancée dans la Côte d’Or, département dirigé par l’UMP, et dans l’Eure, dirigé par la gauche. Dans les Hauts-de-Seine, la part des dépenses sociales est déjà supérieure à celle des autres départements et nous sommes actuellement en train d’évaluer les dispositifs existants : nos conclusions viendront en même temps que les premiers résultats de l’expérimentation et nous espérons pouvoir alors l’engager. La plus grande plaie sociale, c’est l’absence de travail.

La lutte contre la pauvreté dépasse, et de loin, nos clivages partisans. Accompagner vers l’emploi, par une formation qualifiée et vers une offre pérenne, insérer durablement exige que l’on mobilise tous les partenaires  (collectivités territoriales, travailleurs sociaux, enseignants, formateurs…), que l’on évalue régulièrement les résultats et que l’on mobilise les moyens à bon escient.

La plupart des acteurs politiques veulent faire le bien, encore faut-il bien le faire. Et sans sectarisme.

 

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