lundi, 10 décembre 2007
"L'ouverture n'est pas un gadget"
LE FIGARO. – À l’approche des municipales, " l’ouverture" refait débat. Êtes-vous hostile, comme tant d’élus UMP, à une éventuelle nomination de Jack Lang au gouvernement ?
Patrick DEVEDJIAN. – À mes amis UMP, je citerai l’Évangile : «Il y a plus de joie dans le ciel pour le retour d’une brebis égarée que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont jamais quitté le bercail.» L’«ouverture» n’est pas un gadget. Il faut continuer à recruter à gauche pour atténuer des clivages politiques qui sont trop profonds dans notre pays, ce qui entrave les réformes. Il peut y avoir ici et là des aspérités entre des personnes, ou des difficultés dues à des circonstances locales pour les municipales, mais, d’une manière générale, l’intégration des ministres d’ouverture à la majorité s’est très bien faite.
Au sein de la majorité, le centre s’éparpille. Quelle capacité d’attraction peut-il exercer ?
Cet émiettement du centre, aussi bien à gauche qu’à droite, témoigne à la fois de l’affaiblissement du PS et de sa perte d’attractivité, et d’un besoin de recomposition dans cette partie de l’univers politique. Mais comme l’a dit Sénèque, il n’est pas de vent favorable pour qui ne connaît son port. Or, au centre, actuellement, il n’y a pas de projet, pas de stratégie, pas de leader. Même chez les radicaux valoisiens ? Je les mets à part : ils ont Jean-Louis Borloo comme président, et je l’ai entendu dire qu’il voulait faire du parti radical le «premier parti de France»…
Selon vous, qui sortira gagnant de cette course au centre ?
La majorité présidentielle. N’oubliez pas que l’UMP, avec ses 360 000 adhérents, représente déjà fortement l’électorat centriste, même si je vous accorde volontiers qu’elle ne le représente pas complètement. La majorité doit avoir plusieurs pôles, dotés chacun d’une identité propre. Elle a vocation à rassembler la droite et le centre, conformément à son projet d’origine et à ce que souhaitent ses composantes. L’UMP a besoin elle aussi d’exprimer sa sensibilité centriste d’une voix plus forte, ce qui peut être vécu comme un défi par certains centristes autonomes. À eux, s’ils veulent avoir un avenir, de se rassembler autour d’un projet et d’un leader, voire de plusieurs.
Dans cet espace central, qui est l’adversaire le plus dangereux de François Bayrou ?
Lui-même ! Après avoir atteint un score remarquable au premier tour de la présidentielle, il s’est à nouveau distingué par l’extrême rapidité avec laquelle il a dilapidé son capital politique. Lui aussi souffre d’une absence de véritable projet politique. Ses idées ne sont pas suffisamment claires, et la politique d’ouverture au Nouveau Centre lui a enlevé l’essentiel de ses arguments, fondés sur la dénonciation du sectarisme des grands partis.
L’UMP peut-elle se revendiquer comme acteur principal de la majorité, dès lors que tout semble se décider à l’Élysée ?
Vous ne pouvez pas dire cela. La proximité avec le président est nécessaire à l’UMP : pour agir, elle doit comprendre de l’intérieur la politique du président et du premier ministre. Mais l’UMP n’est pas le gouvernement, et elle fait parfois entendre une musique un peu différente. C’est normal, c’est même souhaitable.
Concernant les institutions, Nicolas Sarkozy doit-il renoncer à s’adresser directement au Parlement pour que le PS approuve la réforme ?
Le débat mérite d’être poursuivi. Le gouvernement a fait une concession en renonçant, à la demande du PS, à modifier les articles 20 et 21 de la Constitution, ce qui aurait pourtant permis de clarifier les rôles du président et du gouvernement et de mettre la pratique en accord avec le droit. Mais après tout, l’ambiguïté existe depuis cinquante ans… En revanche, le refus des socialistes de moderniser une institution qui est d’essence monarchique me paraît singulier. C’est sous la République des Ducs qu’a été érigée l’interdiction pour celui qui incarnait le pouvoir, en l’occurrence le roi, de s’adresser directement à l’Assemblée. Pourquoi la France resterait-elle la seule démocratie moderne à interdire à son président de s’adresser directement aux élus, alors que les chefs d’État ou de gouvernement étrangers peuvent s’exprimer devant notre Parlement ?
Certains à l’UMP craignent que l’exécutif ne se lie les mains en acceptant de partager la maîtrise de l’ordre du jour de l’Assemblée…
Il y a eu des mises en garde, mais pas de rejet. La revalorisation du Parlement est l’élément clef de cette réforme. Si l’on veut lutter contre l’absentéisme, il faut bien qu’il s’y passe quelque chose !
Les ministres qui seront élus maires devront-ils quitter le gouvernement?
Le cumul, qui n’est pas une question constitutionnelle, mérite un vrai débat. Le PS réclame le mandat unique, mais la plupart des parlementaires socialistes sont candidats aux municipales. Quand on veut faire la morale, il faut commencer par donner l’exemple !
Avez-vous réglé la querelle de chefs qui vous opposait à Jean-Pierre Raffarin ?
Je ne sais pas qui est le chef. Il y a une répartition des tâches. Jean-Pierre Raffarin se passionne pour l’international, moi, je suis davantage dans le national et la gestion du quotidien. Nous échangeons constamment nos expériences et nos points de vue.
Que répondez-vous à Jean-François Copé, qui vous reproche d’avoir suspendu Jean-Pierre Grand de l’UMP ?
Je l’ai suspendu parce qu’un député de l’UMP ne peut pas soutenir l’adversaire d’un candidat UMP aux municipales, comme il le fait à Montpellier. Jean-François Copé préside le groupe UMP de l’Assemblée, dont les règles de fonctionnement sont différentes. Je me garderais bien de me prononcer sur la gestion du groupe parlementaire.
Quel bilan tirez-vous de l’activité de l’UMP depuis que vous en êtes le secrétaire général ?
Depuis la victoire à la présidentielle, l’UMP est passée de 243 000 à 360 000 adhérents. Ce succès nous oblige à repenser notre fonctionnement. Depuis que j’ai été élu secrétaire général, j’ai lancé plusieurs projets : nous réactivons notre association d’élus locaux, dont Camille de Rocca-Serra vient de prendre la tête, nous développons nos fédérations numériques avec beaucoup d’initiatives sur le Net, nous affinons nos outils de marketing direct et nous accentuons la recherche de financements, dans le cadre défini par la loi. J’envisage aussi la création d’une Fondation, à laquelle nous ne participerons pas mais qui ferait écho à nos idées. Je souhaite également que l’UMP, qui loue très cher des locaux où on ne peut pas tenir une réunion de plus de cent personnes, se dote d’un siège plus adapté à ses besoins et à ses moyens.
Propos recueillis par Judith Waintraub
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Commentaires
L'ouverture,c'est une bonne chose dans la limite où elle ne modifie pas,substanciellement le programe pour lequel le Président et la maorité ont été élus....par ailleurs,on doit quantifier les apports externes de manière à ce que l'équilibre majoritaire soit maintenu...c'est fondammental pour assurer la cohésion de la majorité..dont vous êtes responsable...le dosage est primordial si on veut maintenir les militants sans créer un appel inconsidéré qui serait largement proportionnel à un départ de militants qui ne se trouveraient plus dans ce qui faudea alors bien appeler une "nouvelle majorité' soyez très attentf à cet aspect qui pourrait avoir des conséquenecs importantes....
Écrit par : laporte | lundi, 10 décembre 2007
Excusez mes fautes de frappe....
Pour Lang, je pense que ce n'est pas un personnage important,pour la raison qu'il est trop mégalo.Il n'apportera rien collectivement parce que trop personnel...c'est un homme du passé...dépassé !
Pour le cumul,faites un effort,il y a des signes qui montrent l'impatience des français de voir cumuler des fonctions alors que beaucoup ont bien du mal a en trouver une seule ! accordez y la plus grance célérité.....il y a tout à gagner sur une mesure forte dans ce domaine...sans démagogie..mais fermement.
Pour JP Grand,je suis d'accord avec vous...
Écrit par : laporte | lundi, 10 décembre 2007
La vérité, c'est que "l'ouverture" a été la seule décision de Sarkozy/Guéant/Guaino, et met mal à l'aise nombre d'élus de droite, dont vous faites partie, Patrick Devedjian. On est en droit de penser qu'il n'y avait personne de valable à droite puisque Sarkozy a fait appel à des vieux dinosaures comme Kouchner et est en train de draguer ouvertement Lang et Allègre.
Comme renouveau, on fait mieux quand même.
La question est : quel est l'objectif réel de Sarkozy ?
Fuslller la gauche mesurée, et faire en sorte que la seule opposition soit représentée par le seul Besancenot, et ainsi montrer qu'il n'y a pas d'opposition crédible ?
Ainsi, le président s'ouvre des boulevards et ne craint plus d'être inquiété.
Dites nous vraiment ce que vous pensez, Patrick Devedjian, sans arrière pensée.
Merci d'avance
Gilles
Écrit par : Gilles | lundi, 10 décembre 2007
Franchement, M. Devedjian, croyez-vous que ce sujet intéresse les Français. Le gouvernement que vous soutenez gagnera ses lettres de noblesse s'il est capable de faire ce pour quoi les électeurs l'ont porté au pouvoir. Le reste est de la cuisine interne, parfois peu râgoutante. Moins de bruit, et plus d'action !
Pour ce qui me concerne personnellement, je crois que nous sommes parvenus à l'éclatante démonstration de l'interchangeabilité entre les autoproclamés partis de gouvernement. il vous reste quelques années pour montrer que ceux-ci ne sont pas complètement décrédibilisés. Et je ne suis pas franchement optimiste...
Et puis, enfin, de grâce, ne salissez pas l'Evangile en le ramenant à la basse-cour politique française...
Écrit par : phiconvers | lundi, 10 décembre 2007
Cher Phiconvers, je vous lis toujours avec intérêt même si je n'ai pas le temps de vous répondre, comme à beaucoup hélas. D'abord, vous avez raison de dire que le gouvernement doit faire ce pour quoi les électeurs l'ont choisi. Et je pense qu'il avance ! et c'est pourquoi je le soutiens.
Mais l'ouverture, ce n'est pas la "basse-cour" politique : c'est un signe intelligent et fort que l'intérêt de notre pays, son avenir peut rassembler des Français différents, et cela vaut bien une parole d'Evangile (que je ne salis pas parce que je le fais intervenir dans la vie, l'Evangile n'est pas sur un petit nuage ou alors il ne veut rien dire à mon sens !).
Quant aux "tous les mêmes", ne serait-ce pas un nouvel avatar de cet antiparlementarisme récurrent ? Je suis profondément d'accord avec Churchill, "la démocratie ? le pire des systèmes à l'exception de tous les autres..."
Bonne journée à tous !
Écrit par : patrick devedjian | mardi, 11 décembre 2007
Philippe,
tu viens de te faire moucher !
Écrit par : erebus | mardi, 11 décembre 2007
La sémantique politique a ceci de merveilleux qu'elle procède,in fine,par récurrence surtout lorsqu'elle veut dissimuler un malaise ou la difficulté de répondre par pertinence et évidence....ce n'est pas l'apanage de la droite,c'est une posture politique générale....celle qui tue vient d'être exprimée par Devedjian "anti parlementarisme réccurrent"....tout est dit ! fermez le ban !
il y a aussi,dans ce même registre,"rassembler des français différents" ou bien encore "un parti sectaire" "une gauche sans idées" "une droite ultra libérale"
Termes miasmatiques qui véhiculent des généralités souvent inexactes.
Pour en revenir au sujet,Phiconvers,lui véhicule des idées qui,ma foi (excusez)sont frappées au coin du bon sens.Nous avons besoin,nous demandons de l'action,pas une introspection sur la pertinence de telle ou telle mesure...selon qu'elle rassemblerait je ne sais quelle "majorité de français différents"
Bien sûr on objectera "qu'il faut donner du temps au temps"autre boursouflure du verbiage politique,après on nous dira "que la mandat est trop court pour appliquer une politique de réformes idoines"
Les électeurs possèdent une capacité limitée d'incompréhension,n'allons pas au delà sans risquer de dire "lorsque la limite est franchie il n'y a plus de limites"
Écrit par : laporte | mardi, 11 décembre 2007
"JE SERAI un président comme Louis de Funès dans le Grand restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J’adore."
C’était à la mi-février dans la piscine d’un hôtel chic de la Réunion, et l'auteur de cette phrase est Nicolas Sarkozy.
Que pensez vous de cette formule/boutade/semie-provoc., Mr Devedjian ?
Sylvie
Écrit par : sylvie | mardi, 11 décembre 2007
Bof, l'ouverture n'a pas à refaire débat. L'affaire est close non ?
***Il peut y avoir ici et là des aspérités entre des personnes, ou des difficultés dues à des circonstances locales pour les municipales, mais, d’une manière générale, l’intégration des ministres d’ouverture à la majorité s’est très bien faite.***
Bref, en tout cas, je suis d'accord avec vous : l'intégration des ministres d'ouverture s'est tres bien faite. D'ailleurs pourquoi voudriez vous qu'elle ne soit pas bien faite ?
Concernant le PS ou le Centre, ce n'est pas qu'ils soient faibles, c'est que cela fait déjà 7 mois qu'ils restent sur leur défaite présidentielle (ils ne parlent que de ça que cela en devient irritant à force)... surtout la gauche... Aussi, elle croit que c'est en sautant sur tout scandale du moment qu'ils vont gagner aux municipales ou que le parti va se renforcer.
Je ne sais pas, je m'attendais à une opposition un peu plus interessante... je m'étais dit qu'apres leur défaite, ils apprendraient à mieux réfléchir, mais ce n'est pas le cas... Apres, encore un an ou deux, ils seront encore à "c'est la faute de untel si on n'a pas gagner"...
Écrit par : Diamant | mardi, 11 décembre 2007
@ Sylvie
***"JE SERAI un président comme Louis de Funès dans le Grand restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J’adore."***
Sylvie, si on avait entendu cette phrase, je pense qu'on se serait garder de voter pour lui.
Mais qqpart, c'est vrai qu'il m'a toujours fait penser à Louis de Funes par rapport à son tempérament. Cela dit, LDF était un acteur, je ne pense pas qu'il était comme ça en vrai.
En tout cas, qu''il essaie et il verra s'il va rigoler encore longtemps avec ses mascarades.
Écrit par : Diamant | mardi, 11 décembre 2007
Tiens ! Kadhafi à fait un tour à l'Assemblée nationale ! Il apprend ce qu'est la démocratie ? Parce qu'on peut se demander ce qu'il fout à l'Assemblée du peuple... M'enfin, si c'est ce sens là (pour lui apprendre la démocratie, les droits de l'homme, etc.), alors ok.
Écrit par : Diamant | mardi, 11 décembre 2007
Sylvie
Donnez vos sources, s'il vous plaît. C'est un peu facile comme ça.
Cordialement
Bernard
Écrit par : Bernard | mardi, 11 décembre 2007
M. Devedjian,
Merci pour votre réponse, je ne vous tiens pas rigueur de ne pas réagir à chacun de mes commentaires, ne prétendant pas m'engager dans un dialogue exclusif avec vous ! Je ne vous cache pas que votre réponse sur la désastreuse gestion du dossier Betancourt m'aurait néanmoins plu http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=32155
erebus, je ne me sens pas du tout "mouché" :-)
Je pense en effet que le parlement n'est pas représentatif de la société française du fait de l'élection des députés au suffrage majoritaire. L'exemple de l'Europe et du décalage entre l'opinion des députés et celle des Français est à cet égard saisissant. Donc, oui, je revendique un anti-parlementarisme non pas structurel mais circonstantiel, dans le cadre de nos institutions.
Quant à l'Evangile, je me réjouis de savoir qu'il vous accompagne, M. Devedjian, au jour le jour. Il n'y a de fait pas de meilleur guide. Pour que votre parti se mette en conformité avec ses commandements, il y a cependant beaucoup de boulot ! Et puis, N. Sarkozy n'est pas le berger divin !
Écrit par : phiconvers | mardi, 11 décembre 2007
Phiconvers,J'ai lu votre article sur agora vox qui résume bien la situation Colombienne et Chavezienne.J'y trouve une similitude avec la plupart des pays qui subissent ds oligarchies comme l'Algérie,la Tunisie ou tout autre peuples d'afrique ou d'amérique latine...
Le FLN en algérie qui tient le peuple en misère alors que les bénéfices colossaux dus au ressources gazières sont acaparés par quelques uns alors que les groupes salafistes auxquels ils sont aux prises (voir l'attentat récent) sévissent comme les FARCS.
S'agissant d'Ingrid Bétancourt,il faut bien observer qu'elle constitue la meilleure garantie de survie des FARCS et que, de ce fait,ils ne la lâcheront pas facilement sauf d'assurer leur propre sécurité.Sans otages ils sont condamnés à mort et ils le savent très bien....alors que peut on faire sinon s'impliquer pour justement assurer leur sécurité afin qu'ils n'aient plus cette épée de Damoclès sur leurs têtes ? là est sûrement la solution...
Pour Diamant: s'il suffisait d'aller à l'Assemblée Nationale pour avoir le label "Démocrate"alors il y aurait beaucoup de monde dans l'hémicycle !
Écrit par : LAPORTE | mardi, 11 décembre 2007
Pour Laporte
Contrairement à Kadhafi, on est quand meme un exemple de démocratie... malgré le peu de monde présent à l'Assemblée.
Écrit par : Diamant | mardi, 11 décembre 2007
Mais bien sur, mon cher Bernard, c'est paru dans "Le parisien" du 7 mai 2007, cf : http://www.leparisien.fr/search/resultat.html
Mais aussi dans le nouvel obs. Surement tous des menteurs, ces journalistes, n'est ce pas ?
Sylvie
Écrit par : sylvie | mardi, 11 décembre 2007
Il n'y a pas que les journalistes les menteurs...
http://www.couleurfrance.net/actualite/politique/un-malentendu-sarkozy-kadhafi-101937.html
http://www.rue89.com/2007/12/11/sarkozy-et-kadhafi-ont-ils-parle-des-droits-de-lhomme
http://www.20minutes.fr/article/200322/France-Pour-Kadhafi-Sarkozy-n-a-pas-parle-Droits-de-l-homme-l-Elysee-persiste.php
Les journalistes ne racontent que de la merde et les politiques aussi... dans cette histoire.
Écrit par : Diamant | mardi, 11 décembre 2007
Désolé Sylvie : le lien ne prouve rien, on tombe sur Le Parisien du jour. Et en cherchant dans les archives ce qui concerne Sarkozy en mai 2007 ou même en février, il n'y a aucune réponse sur ce thème.
Mais si elle est vraie, je trouve cette boutade très fine : elle prouve que N Sarkozy a beaucoup d'humour. Ce n'est pas un péché au moins ?
Écrit par : Bernard | mardi, 11 décembre 2007
Bernard, vous êtes probablement aveuglé, car ces propos ont aussi été repris par le journal " le monde". Il se sont passés en off, sur l'ile de la réunion, avec quelques journalistes. Donc, ils sont réels. Quant au pré-supposé sens de l'humour du président, vous me permettrez de ne pas trouver cet humour là drôle du tout. On peut rire de tout, parait il, mais pas avec n'importe qui. Et la, Sarkozy était avec des journalistes qui rapporent des propos totalement outranciers, l'humour n'était pas au rendez vous
Écrit par : Sylvie | mardi, 11 décembre 2007
Sylvie a totalement raison. Le parisien a fait un papier sur ces propos inadmissibles, l'article commence par :
« Le combat d'une vie »
.
«JE SERAI un président comme Louis de Funès dans le Grand restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J'adore. » C'était à la mi-février dans la piscine d'un hôtel chic de la Réunion. Son voyage sur l'île touchait à sa fin et Nicolas Sarkozy était d'humeur rigolarde. Une heur... "
Et la suite est disponible pour les abonnés du parisien.
Écrit par : Julien | mardi, 11 décembre 2007
Voici l'article complet du journal le parisien du 7 mai 2007, pour les non abonnés :
"Le combat d’une vie"
"JE SERAI un président comme Louis de Funès dans le Grand restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J’adore."
C’était à la mi-février dans la piscine d’un hôtel chic de la Réunion.
Son voyage sur l’île touchait à sa fin et Nicolas Sarkozy était d’humeur rigolarde. Une heure plus tôt, il s’était déjà laissé aller à un excès d’enthousiasme en prononçant sur le perron de la mairie de Saint-Paul cette phrase qu’il avait aussitôt regrettée : "Cette élection, pourquoi ne pas le dire ? je commence à ne pas trop mal la sentir." Mais bon, pourquoi ne pas l’avouer ? sa campagne, dont il a en tête depuis si longtemps la moindre des étapes, il la jugeait si bien partie...
Trois mois et demi plus tard, Nicolas Sarkozy peut laisser libre cours à son euphorie. A 52 ans, le voilà à l’Elysée. A quoi pensera-t-il le 16 mai lors de la passation de pouvoir avec Jacques Chirac ? A son père, qui a quitté sa mère adorée, lui et ses deux frères pour aller vivre sa vie et qui l’a tant humilié quand, lors de leur déjeuner hebdomadaire, il le réprimandait pour ses mauvaises notes ? A ses camarades de classe qui se moquaient de sa petite taille ou qui le méprisaient car il venait d’une classe sociale un peu moins aisée ? A tous ses rivaux de droite, d’Alain Juppé à Dominique de Villepin, qui ont toujours pensé que les Français ne voudraient jamais pour les diriger d’un homme si clivant ? A celui dont il prend la place et qu’il a si souvent défié ?
Car il est comme cela Nicolas Sarkozy, la soif de revanche chevillée au coeur, l’ambition revendiquée de devenir quelqu’un, la boulimie assumée de pouvoir. « Ce qu’on vous donne n’a pas la même saveur que ce que vous avez gagné », déclarait-il le 19 mars aux cadres de l’UMP dans le huis clos de la Mutualité. De Neuilly à l’Elysée, lui aura tout pris sans rien demander à personne.
« Je suis indestructible »
La légende sarkozyste est connue. Elle démarre le 29 avril 1983. Un avocat de 28 ans, né d’un père hongrois et d’une mère issue d’une famille juive de Salonique, devient le plus jeune maire d’une commune de plus de 50 000 habitants. Nicolas Sarkozy est élu maire de Neuilly au nez et à la barbe de Charles Pasqua. Il a résisté à toutes les pressions des pontes du RPR, qui pensaient faire plier si facilement ce jeune ambitieux. Six ans plus tôt, lors des municipales de 1977, il était 37 e et dernier sur la liste que présentait son maire Achille Peretti, candidat à un nouveau mandat ! C’est le début d’une conquête du pouvoir méthodique, chaotique, violente, marquée de très hauts et de très bas. 1988 : il est élu à l’Assemblée nationale ; au RPR, il grimpe régulièrement les échelons. 1993 : il est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement Balladur. Il devient très vite son principal bras droit.
Cliquer pour agrandir
1995 : il n’est plus rien, à l’issue de la présidentielle, où il a choisi le mauvais camp et trahi Chirac. 1997 : après la dissolution ratée, il est numéro deux du RPR au côté de Philippe Séguin qui en prend les commandes. 1999 : il n’est à nouveau plus rien après le revers qu’il subit aux élections européennes où la liste qu’il conduit n’obtient que 12,82 %. 2002 : il est ministre de l’Intérieur. 2007 : le voilà à l’Elysée... « L’élection présidentielle, c’est le combat d’une vie. Je vais aux extrêmes de la résistance physique, morale, intellectuelle. Je suis indestructible », disait-il toujours devant les cadres de l’UMP à la Mutualité. Cette prise de l’Elysée, c’est peu dire qu’il l’a soigneusement préparée, pensée, organisée. C’est en 1999 que tout commence. Après sa claque aux européennes, Sarkozy se met en retrait. Quitter la politique pour vivre une autre vie comme l’y pousse Cécilia ? Continuer, mais cette fois-ci revenir pour tout rafler ? Le maire de Neuilly choisit la seconde solution.
Pendant plus d’un an, il s’astreint à un devoir de silence. Il réfléchit. Ecrit un livre-référence, « Libre », où il explique ce que doit être une droite assumée. Décide que 2007 sera pour lui. Met tout en place pour cela. Ses maîtres mots ? Le travail, le travail et encore le travail.
« Les héritiers sont faits pour être guillotinés »
En 2002, il rate Matignon, mais devient ministre de l’Intérieur. Il gère la priorité numéro un des Français, la sécurité et entame une véritable campagne de cinq ans. Il élimine un à un ses adversaires, Alain Juppé (« Les héritiers sont faits pour être guillotinés », dit-il à son sujet), Jean-Pierre Raffarin (« On a été à égalité un an »), Michèle Alliot-Marie (« Je n’aime pas beaucoup les gens qui ont le coeur sec »), Dominique de Villepin (« J’ai toujours pensé que la politique était un métier »). Le 28 octobre 2004, il remporte un point décisif en prenant la présidence de l’UMP. « On prend du Sarko pour dix ans, commente le chiraquien François Baroin. Et encore dans l’hypothèse la plus basse... » Chirac justement est de plus en plus retranché à l’Elysée, sans moyens de faire face à une ascension irrésistible... qui amène Sarkozy à prendre sa place ! Sarkozy président !
Durant sa campagne, le président de l’UMP aura beaucoup convoqué ses prédécesseurs. De Gaulle évidemment, que son grand-père maternel, le docteur Mallah, dont il a été si proche, lui a appris à admirer. Pompidou, à qui il s’est comparé il y a huit jours lors de son meeting de Clermont-Ferrand, dressant un parallèle entre l’affaire Markovic et toutes les rumeurs qui ont touché son couple avec Cécilia (« On a voulu le salir, le détruire en attaquant sa famille, son honneur, mais il a finalement été élu parce que les Français ne sont jamais dupes de ces coups bas »). Mitterrand aussi murmuré à l’oreille des journalistes au lendemain du discours fleuve de Ségolène Royal à Villepinte pour souligner à quel point son art oratoire était loin de celui de l’ancien chef d’Etat socialiste... Mais Sarkozy compte bien être un président d’un genre inédit, qu’il a déjà - lui qui est tellement organisé - largement en tête : moderne, direct, plongé dans l’action.
Retour dans la piscine de cet hôtel chic de la Réunion. Le candidat confie même qu’il « ne pourrait faire qu’un seul mandat ». « Mon travail, c’est plus de décider que de faire campagne. Je crois qu’il y a des choses à faire et que ce n’est pas si difficile. En 2012, j’aurai 57 ans. Je peux encore faire plein de choses. Martin (NDLR : Bouygues) n’a qu’une envie : que je vienne et que je gère pendant que lui s’occupera de ses actions. Vous savez, avec Martin, on s’appelle tous les jours depuis trente ans... »
Écrit par : Julien | mardi, 11 décembre 2007
J'ai le regret de dire,
que la politique étrangère de sarkozy manque de structure cohérente....Certes cela ne fait que 7 mois qu'il est président...Mais il devrait donner une ligne cohérente entre la nécessaire real politique et une vision droit de l'hommisme...Pour l'instant il semble perdre sur les deux tableaux...
Écrit par : alex | mercredi, 12 décembre 2007
Moi je prefere croire Nicolas quand il dit qu'il a parlé des droits de l'homme avec Kadhafi.
Tiens bon mon Nicolas, ne te laisse pas faire.
Écrit par : Diamant | mercredi, 12 décembre 2007
Diamant,
a supposer que ce soit sarko qui disent la vérité....A mon avis il à du parler des droits de l'homme mais de façon tellement detourné que kadhafi n'en à eu cure...Le problème c'est que sarko ne se rend pas compte que kadhafi l'instrumentalise....Et il fait ses craneries......J'espère simplement que le jeu en vaut la chandelle...
Écrit par : alex | mercredi, 12 décembre 2007
L'essentiel n'est pas de savoir qui ment, Kadhafi ou Sarkozy, mais de savoir qui est le meilleur menteur.
Écrit par : Bernard | mercredi, 12 décembre 2007
Allez on va dire que dans cette histoire, personne ne ment. C'est le traducteur qui n'a pas trouver dans le dico lybien la traduction "déclaration des droits de l'homme".
La vérité nous ferait hérisser les cheveux sur la tête.
Écrit par : Maud | mercredi, 12 décembre 2007
Autre chose....Notre sarkozy parait il serait tout fier (sans doute par antichiraquisme) de renouer avec paul kagamé....Il lui aurait même dit(à lui à ce dictateur qui porte une responsabilité bien plus grande que la France dans le drame du génocide)....Allons vers l'avenir et aurait parlé pour l'action passé de la France "de faiblesses et d'erreurs"...Très bien mais il dit ça au dictateur kagamé....
Contradictoire pour un non adepte de la repentance????non mes chers umpistes pro sarko?????Autre chose sarko cautionne il les accusations contre les soldats français au rwanda??Cautionne il les accusations délirante que l'on préte au soldats de turquoise(via la commission rwandaise, le cec???)?......Si c'est le cas attention à l'effet boomerang....Certes védrine est le seul qui pour l'instant s'est vu jeté du sang sur la tête....
Mais j'ai rappelé que sarko avait été mis en cause en 94 comme ministre du budget de balladur et aussi porte parole...D'avoir défendu l'intervention de turquoise...Et plus grave les officines pro kagamé(type survie)...Ont parfois mis en cause sarko dans son rôle au budget en l'accusant carrément d'avoir detourné de l'argent du rwanda pour vendre des armes au génocideurs...On en est là au niveau des accusations...Il faut le savoir mes chers umpistes.....
Alors bien sur sarko peut faire son craneur en se disant en rupture par rapport à Chirac ou Mittérrand.....Mais je le répète attention a l'effet boomerang....Comme pour kadhafi toute concession à un tyran se paye cash...
Écrit par : alex | mercredi, 12 décembre 2007
Monsieur Devedjian,
L'ouverture n'est pas un gadget.
.» L’«ouverture» n’est pas un gadget. Il faut continuer à recruter à gauche pour atténuer des clivages politiques qui sont trop profonds dans notre pays, ce qui entrave les réformes. Il peut y avoir ici et là des aspérités entre des personnes, ou des difficultés dues à des circonstances locales pour les municipales, mais, d’une manière générale, l’intégration des ministres d’ouverture à la majorité s’est très bien faite.
Atténuer les clivages politiques.... ce qui entrave les réforme.
OK pour la stratégie quand on sait que les ministères sont plombés par les mentalités d'auto-protection de gauche.
Mais, recruter : pas n'importe qui : 1) "Dany C" pour l'école. A droite, ne me dites pas qu'aucune idée n'émerge.
2) Lang : franchement , au fond de vous même je suis certaine que cela vous irrite.
Faut-il faire un petit rappel de ce qu'il a détruit au ministère de l'EN.
La mémoire courte, je ne l'ai pas, s'il rentre dans le gouvernement, pour n'importe quelle mission, il faudra m'expliquer ce que Lang apportera de plus qu'un autre.
Je croyais que l'hypocrisie ne faisait pas partie de votre langage.
Ne me dites pas que nous en sommes au jeu des casseroles.
Ouverture OK, mais sensée.
Je voyais Hirsch dimanche en Argentine.
Il n'a pas l'air mal dans ses baskets. Il faut dire qu'il a une mission qui tient la route.
Monsieur Fillon nous a recus en privé après son discours.
Déterminé, objectif et sans langue de bois. Je souhaite de tout coeur que cela continue et que l'on ne s'égare pas, comme certaines brebis dans la bible.
Écrit par : Carole | mercredi, 12 décembre 2007
L'ouverture,comme je l'ai déjà dit ,doit tenir compte des obectfs fixés par le Président.Si elle a pour conséquence la modification,ou l'altération du programme politique voulu par les Français,nous allons assister a un rééquilibrage à droite.....l'échéance visée est 2012..à ce moment là nous ferons un bilan sans complaisance en ayant a l'esprit les promesses originales faites pendant la campagne...chacun jugera si les objectifs sont atteints ou bien si,une fois de plus,on nous a trompé...dans ce dernier cas,la déroute sera implacable...
On prépare les militants à accepter des distorsions et des concessions au programme original,au prétexte que l'ouverture l'exigerait...nous n'avons pas voté pour Kouchner,Lang ou autre Jouyet ......
Immédiatement après avoir été élu,Nicolas Sarkozy a déclaré l'ouverture...peut être aurait il dû déclarer ses intentions avant....ce qui n'aurait pas fondammentalement changé le résultat de l'élection...mais,au moins,les électeurs auraient été avertis.
Quelqun pourrait il me dire ce que l'ouverture va changer profondemment par la seule action des Ministres de gauche ? pour ma part la réponse est rien ! si ce n'est de servir de viatique et de faire valoir à la majorité..c'est peu !
L'alibi n'est pas de la politique...c'est un ersatz de démocratie !
C'est mon avis en tous cas !
Écrit par : LAPORTE | mercredi, 12 décembre 2007
bien vue Sylvie,
qui cherche un peu trouve, il en est certains qui vont encore dire que l'on dénigre le président sur le blog de devedjian et comme son post ne m'inspire pas du tout ou plutôt il y aurait tant à dire sur le plumage entre les différents acteurs de l'ump
Je serai un président comme Louis de Funès dans le Grand restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J’adore.
jeudi 10 mai 2007
Hé oui, il y a des choses qui sont publiées seulement après la victoire, démocratie et liberté obligent. Comme cette petite phrase prémonitoire de Nicolas Sarkozy :
Je serai un président comme Louis de Funès dans le Grand restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J’adore.
Je vous mets l’ensemble de l’article du Parisien ci-dessous :
« JE SERAI un président comme Louis de Funès dans le Grand restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J’adore. » C’était à la mi-février dans la piscine d’un hôtel chic de la Réunion. Son voyage sur l’île touchait à sa fin et Nicolas Sarkozy était d’humeur rigolarde. Une heure plus tôt, il s’était déjà laissé aller à un excès d’enthousiasme en prononçant sur le perron de la mairie de Saint-Paul cette phrase qu’il avait aussitôt regrettée : « Cette élection, pourquoi ne pas le dire ? je commence à ne pas trop mal la sentir. » Mais bon, pourquoi ne pas l’avouer ? sa campagne, dont il a en tête depuis si longtemps la moindre des étapes, il la jugeait si bien partie... Trois mois et demi plus tard, Nicolas Sarkozy peut laisser libre cours à son euphorie. A 52 ans, le voilà à l’Elysée. A quoi pensera-t-il le 16 mai lors de la passation de pouvoir avec Jacques Chirac ? A son père, qui a quitté sa mère adorée, lui et ses deux frères pour aller vivre sa vie et qui l’a tant humilié quand, lors de leur déjeuner hebdomadaire, il le réprimandait pour ses mauvaises notes ? A ses camarades de classe qui se moquaient de sa petite taille ou qui le méprisaient car il venait d’une classe sociale un peu moins aisée ? A tous ses rivaux de droite, d’Alain Juppé à Dominique de Villepin, qui ont toujours pensé que les Français ne voudraient jamais pour les diriger d’un homme si clivant ? A celui dont il prend la place et qu’il a si souvent défié ? Car il est comme cela Nicolas Sarkozy, la soif de revanche chevillée au coeur, l’ambition revendiquée de devenir quelqu’un, la boulimie assumée de pouvoir. « Ce qu’on vous donne n’a pas la même saveur que ce que vous avez gagné », déclarait-il le 19 mars aux cadres de l’UMP dans le huis clos de la Mutualité. De Neuilly à l’Elysée, lui aura tout pris sans rien demander à personne.
« Je suis indestructible »
La légende sarkozyste est connue. Elle démarre le 29 avril 1983. Un avocat de 28 ans, né d’un père hongrois et d’une mère issue d’une famille juive de Salonique, devient le plus jeune maire d’une commune de plus de 50 000 habitants. Nicolas Sarkozy est élu maire de Neuilly au nez et à la barbe de Charles Pasqua. Il a résisté à toutes les pressions des pontes du RPR, qui pensaient faire plier si facilement ce jeune ambitieux. Six ans plus tôt, lors des municipales de 1977, il était 37 e et dernier sur la liste que présentait son maire Achille Peretti, candidat à un nouveau mandat ! C’est le début d’une conquête du pouvoir méthodique, chaotique, violente, marquée de très hauts et de très bas. 1988 : il est élu à l’Assemblée nationale ; au RPR, il grimpe régulièrement les échelons. 1993 : il est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement Balladur. Il devient très vite son principal bras droit. 1995 : il n’est plus rien, à l’issue de la présidentielle, où il a choisi le mauvais camp et trahi Chirac. 1997 : après la dissolution ratée, il est numéro deux du RPR au côté de Philippe Séguin qui en prend les commandes. 1999 : il n’est à nouveau plus rien après le revers qu’il subit aux élections européennes où la liste qu’il conduit n’obtient que 12,82 %. 2002 : il est ministre de l’Intérieur. 2007 : le voilà à l’Elysée... « L’élection présidentielle, c’est le combat d’une vie. Je vais aux extrêmes de la résistance physique, morale, intellectuelle. Je suis indestructible », disait-il toujours devant les cadres de l’UMP à la Mutualité. Cette prise de l’Elysée, c’est peu dire qu’il l’a soigneusement préparée, pensée, organisée. C’est en 1999 que tout commence. Après sa claque aux européennes, Sarkozy se met en retrait. Quitter la politique pour vivre une autre vie comme l’y pousse Cécilia ? Continuer, mais cette fois-ci revenir pour tout rafler ? Le maire de Neuilly choisit la seconde solution. Pendant plus d’un an, il s’astreint à un devoir de silence. Il réfléchit. Ecrit un livre-référence, « Libre », où il explique ce que doit être une droite assumée. Décide que 2007 sera pour lui. Met tout en place pour cela. Ses maîtres mots ? Le travail, le travail et encore le travail.
« Les héritiers sont faits pour être guillotinés »
En 2002, il rate Matignon, mais devient ministre de l’Intérieur. Il gère la priorité numéro un des Français, la sécurité et entame une véritable campagne de cinq ans. Il élimine un à un ses adversaires, Alain Juppé (« Les héritiers sont faits pour être guillotinés », dit-il à son sujet), Jean-Pierre Raffarin (« On a été à égalité un an »), Michèle Alliot-Marie (« Je n’aime pas beaucoup les gens qui ont le coeur sec »), Dominique de Villepin (« J’ai toujours pensé que la politique était un métier »). Le 28 octobre 2004, il remporte un point décisif en prenant la présidence de l’UMP. « On prend du Sarko pour dix ans, commente le chiraquien François Baroin. Et encore dans l’hypothèse la plus basse... » Chirac justement est de plus en plus retranché à l’Elysée, sans moyens de faire face à une ascension irrésistible... qui amène Sarkozy à prendre sa place ! Sarkozy président ! Durant sa campagne, le président de l’UMP aura beaucoup convoqué ses prédécesseurs. De Gaulle évidemment, que son grand-père maternel, le docteur Mallah, dont il a été si proche, lui a appris à admirer. Pompidou, à qui il s’est comparé il y a huit jours lors de son meeting de Clermont-Ferrand, dressant un parallèle entre l’affaire Markovic et toutes les rumeurs qui ont touché son couple avec Cécilia (« On a voulu le salir, le détruire en attaquant sa famille, son honneur, mais il a finalement été élu parce que les Français ne sont jamais dupes de ces coups bas »). Mitterrand aussi murmuré à l’oreille des journalistes au lendemain du discours fleuve de Ségolène Royal à Villepinte pour souligner à quel point son art oratoire était loin de celui de l’ancien chef d’Etat socialiste... Mais Sarkozy compte bien être un président d’un genre inédit, qu’il a déjà - lui qui est tellement organisé - largement en tête : moderne, direct, plongé dans l’action. Retour dans la piscine de cet hôtel chic de la Réunion. Le candidat confie même qu’il « ne pourrait faire qu’un seul mandat ». « Mon travail, c’est plus de décider que de faire campagne. Je crois qu’il y a des choses à faire et que ce n’est pas si difficile. En 2012, j’aurai 57 ans. Je peux encore faire plein de choses. Martin (NDLR : Bouygues) n’a qu’une envie : que je vienne et que je gère pendant que lui s’occupera de ses actions. Vous savez, avec Martin, on s’appelle tous les jours depuis trente ans... »
Écrit par : Alladin | mercredi, 12 décembre 2007
Dans les puissants vous croyez qu'il pensait déja à Kadhafi ? Parce que là , du coup ce serait lui le faible. Le pauvre.
Je n'ai jamais vu un discours faisant aussi vite le tour de la planête. Le discours de Kadha fifi a l'Unesco hier soir à fait le tour de l'Afrique où il est considéré comme un héro audacieux dans un pays colonialiste. M'incendiez pas c'est déja sur les site de presse d'Afrique.
Après on va encore dire, "oui maud vilaine " je commence à vous connaitre.
Écrit par : Maud | mercredi, 12 décembre 2007
Vous allez nous le copier/coller combien de fois l'article du Parisien ?
Super ! C'est véritablement passionnant, et cela prouve combien vous avez d'humour.
Pour être un peu plus sérieux : vous, les Sylvie (?), Bernard, Jean, Jacques, Julien, Charlie et autres Alladin : comment pouvez-vous affirmer que les médias sont aux ordres du Président après cela ? A cause des propriétaires-bailleurs de fonds ? Comme s'il pouvaient s'opposer au SNJ en France et avoir la moindre influence sur la ligne éditoriale d'un journal ! Libé, le Nouvel Obs, Marianne, Le Canard, l'intégralité du Service Public inféodé à la gauche (quel scandale avec la redevance de tous les Français !).
Il faut savoir.
A propos, bravo à J.C.Gaudin pour ses propos "off", largement repris ; en substance : "les journalistes de Libé que l'on sent de loin, aux cheveux longs et aux ongles noirs" ! tant que nous pourrons entendre de telles vérités, tout espoir de démocratie n'est pas mort.
Écrit par : J.Doe | mercredi, 12 décembre 2007
C'est pas faut J.Doe, à croire qu'a force d'ouverture, de modifications, de réformes, la seule opposition devient la Presse. Il faut dire que les politiciens sont devenus écrivains. J'espère ne pas finir Ninja féminine au service de sécurité de kakafi ,
elles ont pas la belle vie il parait. (humour je précise).
Je conclue ma soirée , deux mots pour l'ouverture. C'est un peu comme l'idéologie et la foi aujourd'hui, c'est la desertion. Droite et gauche main dans la main ca peut se concevoir pour un conseil municipal, ou dans un conseil régional, mais au gouvernement est-ce que l'absence d'ouverture aurait changé quelques choses à la politique de Nike ? je pense pas. Par contre elle a superbement destabilisé une opposition qui était déja bien fatiguée. Changer les repères pouquoi pas , mais il faut vite redonner une habitude aux citoyens.
Écrit par : Maud | mercredi, 12 décembre 2007
J.Doe,
Excellent ce JC Gaudin.
Mais il a totalement raison quand il dit :
"les journalistes de Libé que nous reniflons dans l'avion".
Ils ont tous le même look, ils se la joue intellos, ils brassent de l'air et réussissent à activer les tensions. C'est leur particularité.
Enfin quelqu'un qui ne fait pas de langue de bois.
Écrit par : Carole | mercredi, 12 décembre 2007
J.Doe,
A paraître demain dans le Nouvel Obs, un article de N Sarkozy sur cette presse globalement à gauche.
Remettre tout et chacun à sa place de temps à autre ne nuit pas.
Les journalistes devraient avoir le privilège de l'information objective, mais la subjectivité manipulatrice est malheureusement leur seule arme.
Je regardais Pujadas sur TV5Monde quand il interrogeait le président lybien, et son sourire vicieux quand il a fait répeter à Kadafi que N Sarkozy ne lui avait pas parlé des droits de l'homme.
Pauvre petit Pujadas qui en est réduit aux potins de service.
Punaise, être en France et payer une redevance pour voir de pauvres clowns, c'est vraiment triste.
Monsieur Devedjian,
Il faut supprimer cette redevance qui n'a pas lieu d'être.
Avec le satellite, on ne devrait plus avoir besoin de payer cette taxe infondée.
Écrit par : Carole | mercredi, 12 décembre 2007
Carole,
quand le pauvre Bertrand se fait traité de connard dans le bureau de fillon avec à l'écoute dans le couloir le sieur Santini et que par la suite Sarkozy interdit à tous ses ministres la moindre communication avec les journalistes, il y a quand même matière à réflexion, ni aurait il pas un système dictatorial au sein du gouvernement.
Il faut recadrer tout cela
Écrit par : Alladin | mercredi, 12 décembre 2007
Alladin,
Cela ne me choque pas que quelqu'un soit traité de connard.
Cela ne vous arrive jamais, en voiture par ex ?
Eh bien, je vous avouerais que c'est un de mes mots favoris, (connard, pendero, maricon...). Et croyez-moi, je ne suis pas vulgaire. Mais l'être humain a ses faiblesses.
Quant à un peu de discrétion de la part des conseillers, je ne trouve pas cela anormal, quand on connait la déformation maladive des journaleux francais.
Vous savez très bien que sur 100 personnes qui lisent ou entendent une info, plus de 60 n'ont pas la même approche.
Et si vous appelez cela "un système dictatorial", je ne vous suis pas.
Lorsque que j'étais en France, j'étais dans le nucléaire. Du confidentiel défense au secret défense, je sais ce que cela veut dire et pour moi, la discrétion devrait être la qualité première de toute personne.
Le problème, une petite info, et il y en a certains qui se pavannent et font l'erreur de transmettre. Et cette petite erreur fini par devenir une mauvaise interprétation d'info, suivant la personne qui la récupère.
Quant à dire "ce pauvre Bertrand", je ne le plains pas, ne serait-ce que pour la loi anti-tabac que je réprouve.
D'ailleurs, en pensant à lui, je vais m'en fumer une.
Au fait, vous étiez dans le bureau de Fillon ?
Écrit par : Carole | jeudi, 13 décembre 2007
Les journaleux de Libé et autres vassaux gauchos qui ne parlent ou n'écrivent que sur la couleur du slip de Sarko,seraient bien inspirés,comme leurs collègues anglo-saxons (gros mot) de s'interesser à l'investigation dans les arcanes affairistes (autre gros mot) et les faits de société dans notre pays.
Par exemple on serait interessé de savoir quels sont les comptes exacts des grands distibuteurs en France qui ne sont hamais publiés...pourquoi Intermarché possède deux grandes sufaces à Monaco sans aucun m2 de surface commerciale, quelles sont les relations entre les gérants de ces grandes surfaces et les dirigeants qui sont des plus détestables, quels sont les intérêts des grands groupes à multiplier et segmenter leur enseigne (véti marché,brico marché, auto marché,jardi marché...) quelle sont les marges réelles des distributeurs qui n'apparaissent pas aux bilans, (par exemple le PDG d'Intermarché déclarant que l'enseigne Véti marché fait un tabac alors que 60% de ces magasins est en quasi faillite,..cherchez l'erreur) quelles sont les dispositions contractuelles d'attribution des gérances, quelles sont les conditions d'attribution d'implantations dans les communes.....
On devrait rigoler un bon coup sur ces coups...mais on préfère taper sur le Président,c'est plus simple que de sortir son cul du bureau.....
C'est vrai, ces questions n'interessent que très peu les français...surtout si on ne leur en cause pas !!!!
Écrit par : LAPORTE | jeudi, 13 décembre 2007
Je ne pense pas, Carole, que la question des droits de l'homme soit à ranger au rayon des potins.
C'est vrai que quelques milliers de civils tués, c'est quoi au regard de 10 milliards d'euros de contrats ?
hein, franchement ?
Écrit par : Julien | jeudi, 13 décembre 2007
Julien
Et Arafat, hein ? C'est quoi Kadhafi par rapport à Arafat ? Un petit enfant de choeur. Tu as entendu parler de Septembre Noir, de Munich et de toute sa "glorieuse" carrière pendant plus de trente ans ?
Et pourtant combien de dizaines, de centaines de milliards lui avons-nous donné (La France même sous les deux septennats de Mitterand et l'Europe) sans contrôle et sans rien en retour que des détournements persos ? Ce qui a permis au Hamas d'être élu : c'est pas beau, çà ? Et pour finir par cette mascarade infâmante, pour le coup, du Prix Nobel de la Paix qui lui a été attribué ?
Et je n'ai pas vu que Carole rangeait les droits de l'homme au rang des potins, mais que Pujadas, en bon journaliste soi-disant à la botte du Président, comme tous les journaleux, préfèrait croire Kadhafi plutôt que N.Sarkozy.
Toi et les autres dinosaures aussi.
Grand bien vous fasse, avec votre vertu hypocrite de vierge effarouchée.
Écrit par : J.Doe | jeudi, 13 décembre 2007
Bon Carole,
arrête de fumer c'est pas bon pour tes petits poumons.
Pujadas ? C'est pas le gugus qui bosse pour VOICI ?
Ou bien celui qui le 11 septembre devant les images du premier avion s'écrasant sur les tours du world trade center exulte en disant " c'est bon ! c'est très bon"
Et maintenant il nous fait l'interwiew exclusive de Kadhafi et ses "révélations" fracassantes;
il a pas autre choses à foutre, par exemple réparer le toit de son garage et nous lâcher un peu.
Écrit par : erebus | jeudi, 13 décembre 2007
Merci J.Doe,
Julien lit trop vite et mal ce qui fausse ses interprétations.
Excellent exemple que celui d'Arafat. Justement nous en parlions hier soir.
Voici un autre exemple qui peut permettre de faire réfléchir certains.
Lettre d'un professeur agrégé du Val de Grâce.
A lire attentivement.
LETTRE A Mr BOUTEFLIKA , président de la République algérienne.
Monsieur le Président,
En brandissant l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous saviez bien que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Mr Ferrat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée en vain. Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles ! C’était le Maghreb ou l’Ifriqiya, de la Libye au Maroc. Les populations, d’origine phénicienne (punique), berbère (numide) et romaine, étaient, avant le VIIIème siècle, en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui d’Hippone/ Annaba, avec Saint Augustin). Ces régions agricoles étaient prospères.
Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés, ont envahi le Maghreb et converti de force, « béçif » (par l’épée), toutes ces populations. « Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la religion….Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez » (Coran, sourate II, 186-7). Ce motif religieux était élargi par celui de faire du butin, argent, pierreries, trésor, bétail, et aussi bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d’esclaves berbères; ceci légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20) . Et après quelques siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadrami, Histoire des Berbères,T I, p.36-37,40,45-46. 1382) .
Faut-il oublier aussi que les Turcs Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi esclavage, malgré la même religion, les laissant se battre entre elles et prélevant la dîme, sans rien construire en contre partie. Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. Dans l’Alger des corsaires du XVI ème siècle, il y avait plus de 30.000 esclaves enchaînés. D’où les tentatives de destruction de ces bases depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et même américain…Les beys d’Alger et des autres villes se maintenaient par la ruse et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue, ayant avoué avoir fait trancher 12.000 têtes pendant son règne.
Faut-il oublier que l’esclavage existait en Afrique depuis des lustres et existe toujours. Les familles aisées musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains. Les premiers esclavagistes,
Monsieur le Président, étaient les négriers noirs eux-mêmes qui vendaient leurs frères aux Musulmans du Moyen Orient, aux Indes et en Afrique (du Nord surtout), des siècles avant l’apparition de la triangulaire avec les Amériques et les Antilles, ce qui n’excuse en rien cette dernière, même si les esclaves domestiques étaient souvent bien traités.
Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement, affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées.
Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait à peu près 5.000 Turcs, 100.000 Koulouglis, 350.000 Arabes et 400.000 Berbères dans cette région du Maghreb où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner.
Faut-il oublier qu’en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme. Les talebs les plus évolués qui servaient de toubibs (les hakems), suivaient les recettes du grand savant « Bou Krat » (ou plutôt Hippocrate), vieilles de plus de 2.000 ans. La médecine avait quand même sérieusement évolué depuis !
Faut-il oublier qu’à l’inverse du génocide, ou plutôt du massacre arménien par les Turcs, du massacre amérindien par les Américains, du massacre aborigène par les Anglais et du massacre romano berbère par les Arabes entre l’an 700 et 1500, la France a soigné, grâce à ses médecins (militaires au début puis civils) toutes les populations du Maghreb les amenant de moins d’un million en 1830 en Algérie, à dix millions en 1962.
Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère, du tamashek et d es autres dialectes, et a respecté la religion (ce que n’avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour ne pas être tués, d’où le nom de «kabyle » - j’accepte).
Faut-il oublier qu’en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des fautes graves et des injustices, une population à la démographie galopante, souvent encore trop pauvre, - il manquait du temps pour passer du moyen âge au XX ème siècle - mais en bonne santé, une agriculture redevenue riche grâce aux travaux des Jardins d’Essais, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles, un Institut Pasteur, des hôpitaux et une université, la poste… Il n’existait rien avant 1830. Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, a été capital pour l’Etat naissant de l’Algérie .
Faut-il oublier que les colons français ont asséché, entre autres, les marécages palustres de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle.
Faut-il oublier que la France a permis aux institutions de passer, progressivement, de l’état tribal à un Etat nation, et aux hommes de la sujétion à la citoyenneté en construction, de façon, il est vrai, insuffisamment rapide. Le colonialisme, ou plutôt la colonisation a projeté le Maghreb, à travers l’Algérie, dans l’ère de la mondialisation.
Faut-il oublier qu’en 1962, un million d’européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, de devenir des habitants de seconde zone, des dhimmis, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés. Il en est de même de quelques cent mille israélites dont nombre d’ancêtres s’étaient pourtant installés, là, 1000 ans avant que le premier arabe musulman ne s’y établisse. Etait-ce une guerre d’indépendance ou encore de religion ?
Faut-il oublier qu’à notre départ en 1962, outre au moins 75.000 Harkis, sauvagement assassinés, véritable crime contre l’humanité, et des milliers d’européens tués ou disparus, après ou avant, il est vrai, les excès de l’O.A.S., il y a eu plus de200.000 tués dans le peuple algérien qui refusait un parti unique , beaucoup plus que pendant la guerre d’Algérie. C’est cette guerre d’indépendance, avec ses cruautés et ses horreurs de part et d’autre, qui a fondé l’identité algérienne. Les hommes sont ainsi faits !
Monsieur le Président, vous savez que la France forme de bons médecins, comme de bons enseignants. Vous avez choisi, avec votre premier ministre, de vous faire soigner par mes confrères du Val de Grâce. L’un d’eux, Lucien Baudens, créa la première Ecole de médecine d’Alger en 1832, insistant pour y recevoir des élèves autochtones. Ces rappels historiques vous inciteront, peut-être, Monsieur le Président, à reconnaître que la France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su et pu forger, grâce au travail de toutes les populations, des plus pauvres aux plus aisées - ces dernières ayant souvent connu des débuts très précaires -. La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie. Personne ne vous demandera de faire acte de repentance pour l’avoir laissé péricliter, mais comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l’Algérie pour la France ?
En fait, le passé, diabolisé, désinformé, n’est-il pas utilisé pour permettre la mainmise d’un groupe sur le territoire algérien ?
Je présente mes respects au Président de la République, car j’honore cette fonction.
Un citoyen français, André Savelli, Professeur agrégé du Val de Grâce.
Écrit par : Carole | jeudi, 13 décembre 2007
Alex,
Sarko a quand meme réussi à faire parler Kadhafi contre le terrorisme à Alger. Il a finit par ondamner toute forme de terrorisme... ce qui est déjà une avancée.
Écrit par : Diamant | jeudi, 13 décembre 2007
Il y a un D.Joe qui s'excite tout seul. Prends un calmant, camarade tu te sentiras mieux. Tu fais les questions et réponses du café du commerce, c'est bien.
Mais tout le monde s'en fout, vas boire un pastis.
Écrit par : Julien | jeudi, 13 décembre 2007
@ Carole
Le pire dans cette lettre c'est que tout ces faits Mr Bouteflika les connait, mais ces discours s'addressent à ceux qui ne les connaissent pas. Même kakafi selectionne l'histoire pour mieux diriger les foules. Un général à dit : " un terroriste c'est quelqu'un à qui on a occulté la connaissance, pour lui inculquer l'ignorance. "
Écrit par : Maud | jeudi, 13 décembre 2007
Maud,
Si j'ai envoyé cette lettre, c'est pour remettre les pendules à l'heure de nos jeunes décérébrés (pas totalement leur faute l'école publique avec l'entrée de mai 68 à l'EN s'en est chargée)) puissent lire et réfléchir.
Mais vu l'écho, je doute.
Écrit par : Carole | jeudi, 13 décembre 2007
Carole,
non je n'étais pas dans le bureau, je rapporte en bien ou en mal ce que je vois ou j'entends, voyez vous si vous avez travaillé dans le nucléaire en France, du confidentiel défense au secret défense, pas de problème quand vous travaillez pour une société d’armement il n’y aucun problème tout est accessible, alors de grâce arrêtez les ronds de jambes je connais la maison, par contre je pense que vous tenez une haute opinion de vous, la seule réponse faite à Maud ne vous honore pas :
« Si j'ai envoyé cette lettre, c'est pour remettre les pendules à l'heure de nos jeunes décérébrés (pas totalement leur faute l'école publique avec l'entrée de mai 68 à l'EN s'en est chargée)) puissent lire et réfléchir».
Pensez vous que l’école soit le seul responsable de leur situation, la société dans son ensemble y est grandement responsable, il est tellement facile de taper sur des enseignants, votre étroitesse d’esprit ne vous honore pas
Écrit par : Alladin | jeudi, 13 décembre 2007
Alladin,
Vous me faire penser à un gros nounours au fond de sa caverne, toujours prêt à mordre.
Je maintiens que l'école ne fait plus son job.
L'absurdité de l'école a voulu que les enseignants (les serfs de l'états) appliquent à l'aveuglette des méthodes d'enseignement (écrites par les soi-disants experts de la rue de Grenelle).
Ils ont instauré l'esclavagisme intellectuel, le zapping, l'enfant doit être acteur de son savoir, sur de pauvres gamins, qui avec leurs parents, ont développé le marché parallèle médical de l'école (ortho, sophro, spy........) et de plus le marché des éditeurs qui se sont fait une joie (via le CA) de combler les lacunes de l'école.
Elle est belle l'égalité pour tous, cela laisse rêveur.
Plus gros budget de l'état, pour une réussite minable.
Alors, il va de soit, que sur des milliers d'enseignants, ils ne sont pas tous à mettre dans le même sac, on en rencontre encore, pour qui l'instruction est leur première motivation.
Je ne suis pas étriquée, mais réaliste.
Quoique, je veux bien être étriquée en ce qui concerne l'école, si cela vous fait plaisir.
Écrit par : Carole | vendredi, 14 décembre 2007
Non non carole je vous assure, s'il doit y avoir un gros nounours dans sa caverne sur ce salon c'est clair ce n'est pas alladin, ou alors il y à de nouvelles espèces.
Sincèrement je pense que l'enseignement joue son role ou pas, il y a des choses qui ne peuvent pas s'apprendre à l'école. C'est une manière de s'informer qui vient de soi.
Écrit par : Maud | vendredi, 14 décembre 2007
Carole,
Sous certains aspect effectivement, je pourrais ressembler à un nounours, gros je ne sais pas, gentil c'est ce que disent mes collègues de boulot. Je ne connais pas grand chose à l'enseignement, et il est vrai que depuis que j’ai fini mes études cela à bien changé. Vous qui connaissez bien le système pouvez vous nous expliquez qui conçoit les programmes, les enseignants ou les différents ministres successifs de l’éducation nationale, vous pouvez avoir de bons enseignants si les programmes sont nuls que pouvez vous y faire ?
Autre point, un enseignant transmet son savoir après la phase suivante est celle qui consiste en un suivi parental qui de nos jours existe de moins en moins. Moi je ne doute pas trop de la compétence de tous ses parents mais plutôt du système dans lequel nous sommes et vers lequel nous nous dirigeons ou plutôt le gouvernement actuel nous envoie directement.
Quand les électrons sont libres il y forcément des dégâts collatéraux c’est ce qui se passe actuellement avec notre pauvre gouvernance c’est plutôt vers le niveau zéro de la compétence que nous nous dirigeons
J’oubliais, mon épouse est professeur d’anglais, j’expire !!!!
Écrit par : Alladin | vendredi, 14 décembre 2007
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