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dimanche, 24 février 2008
Trop c’est trop…
Mais, au nom de la liberté, je peux aussi dire mon indignation personnelle sur l’acharnement dont est victime notre Président de la République.
Rien qu’hier…
Il va au Salon de l’Agriculture, reste deux heures, fait une intervention importante et saluée par les professionnels sur la nécessaire réforme de la politique agricole commune. Qu’est-ce qu’il en ressort ? Une attaque disproportionnée sur une réponse un peu vive, diffusée à des centaines de milliers d’internautes sur Dailymotion. Le débat sur l’agriculture a beaucoup avancé !Dans la même journée, il est allé au Mont Valérien rendre un hommage très beau, en compagnie pour la première fois, d’un ministre allemand. Tout le monde s’en moque.
Sa directrice de cabinet s’embrouille dans une mauvaise explication sur le danger des sectes en France, reprise malicieusement par la presse : il rappelle aussitôt que sa "position a toujours été claire : les activités sectaires sont inadmissibles et inacceptables et il faut faire preuve de la plus grande fermeté". Personne n’en parle.
Il demande au premier Président de la Cour de Cassation, le plus haut magistrat de France, comment on doit interpréter la décision du Conseil constitutionnel sur la rétention de sûreté, (décision très ambiguë : faut-il appliquer ou non cette nouvelle loi ?) : aussitôt cris d’orfraies, le Président met en danger les libertés et la Constitution ! Excusez du peu.
Le pétrole augmente, les matières premières aussi, la croissance mondiale baisse, c’est la faute de Sarkozy ! Mais le chômage baisse, les heures supplémentaires donnent plus de pouvoir d’achat, on n’a jamais construit autant de logements, ça ce n’est pas lui, cela tombe probablement du ciel !
Cet acharnement excessif et permanent ne doit pas nous faire oublier trois choses :
1) Les Français ont élu Nicolas Sarkozy pour qu’il fasse les réformes indispensables à l’adaptation de notre pays à la concurrence mondiale. Les réformes sont lancées, les Français l’apprécient, comme le prouve la popularité du Premier Ministre, François Fillon.
2) C’est à la fin de ses 5 ans de mandat que l’on jugera le Président de la République, pas au bout de 9 mois.
3) Le Président a dit lors de sa campagne et après son élection que c’était lui qui serait jugé : il ne s’abrite pas derrière une soi-disant fonction présidentielle au-dessus des partis. Il est actif, travailleur, énergique, toujours en première ligne. Donc il prend les coups en première ligne. Mais il a le courage, le sang-froid et l’intelligence nécessaire pour tenir le choc.
Tout ce qui est excessif est insignifiant. Je soutiens l’action du Président de la République parce que c’est la politique qui va permettre à la France de faire face à la mondialisation et aux Français de bien vivre.
15:10 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (567) | Envoyer cette note
mercredi, 20 février 2008
Regards croisés sur la campagne - Le Figaro
Ce matin, j'ai débattu avec François Hollande des enjeux des élections municipales 2008, lors d'un petit-déjeuner débat organisé par Le Figaro et l'institut de sondage TNS Sofres.
18:25 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (68) | Envoyer cette note
lundi, 18 février 2008
Le grand débat - LCI

A deux semaines du premier tour des Elections Municipales, je serai l'invité de Michel Field ce soir à 18h30 sur LCI face à François Hollande, pour un grand débat à suivre en direct sur LCI et LCI.fr.
15:40 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (57) | Envoyer cette note
samedi, 16 février 2008
"Elle s'appelait Sarah, elle n'avait pas 8 ans..."
Par mon histoire personnelle si liée au génocide des Arméniens, génocide si longtemps occulté et encore aujourd’hui nié par la Turquie, je suis particulièrement conscient de la nécessité du devoir de mémoire.
Je pense profondément que la seule façon de ne pas recommencer les erreurs et les crimes du passé, c’est de se souvenir en permanence que l’homme est capable d’horreurs. La Shoah, l’esclavage, le Cambodge, le Rwanda, les aborigènes d’Australie,… chaque fois que nous nous souvenons de ce que les hommes ont été capables de faire à d’autres hommes, nous regardons en nous-mêmes pour tenter d’éradiquer ce mal profond qui est en la nature humaine et qui ne disparaît pas.
Il me semble donc que la proposition du Président de la République va dans le sens de cette prise de conscience, indispensable à chaque génération. L’oubli vient vite, d’autant qu’il est pénible de se souvenir du mal qu’on a fait, mais c’est la seule façon d’éviter la récidive.A quel âge est –on capable de comprendre sans être détruit par l’insoutenable ? Je comprends Simone Veil qui dit que cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter pour un enfant de dix ans parce qu’elle a souffert au-delà de l’indicible. Je ne peux pas lire ces récits et voir ces films sans pleurer, mais je crois qu’il faut savoir, et qu’un enfant de 10 ans est capable de comprendre et de vivre avec cette mémoire qui nous rappelle le fondement de nos valeurs.
Je me souviens du petit garçon que j’étais à l’école communale de La Frette-sur-Seine et je crois vraiment que le rôle de nos maîtres, la façon dont ils nous parlaient du passé, de l’histoire, était profondément structurante. Ce qu’on apprend, ce qu’on fait dans ces jeunes années entre l’âge de raison et l’adolescence ne nous quitte jamais et structure notre vie d’adulte.
Alors quelle forme doit prendre cette transmission ? je fais confiance aux professeurs des écoles, à travers les livres, les témoignages, les documents et surtout l’enseignement et le dialogue pour faire passer ces valeurs.
Comme habitant d’Antony, je voudrais rappeler la mémoire de la petite Sarah Skowronski, qui habitait avec ses parents 37 rue Ricquebourg, très bonne élève de CM2 de notre école Paul Bert (sur son livret scolaire de juin 1942, il était écrit qu’elle était admise en 6ème au lycée Marie Curie de Sceaux...) et qui fut déportée à Auschwitz le 17 août de la même année par le convoi n° 20 à l’âge de 11 ans, ou celle de Serge et Monique Fertz, deux jumeaux également âgés de 11 ans, demeurant 43 rue de la Mutualité, déportés le 26 août 1942 par le convoi n°24, et encore celle de Rose Kozlowski âgée de 8 ans, demeurant rue de l’Aubépine, déportée le 28 août 1942 par le convoi n°25…
Nos enfants et nos petits-enfants ne doivent jamais les oublier.
14:30 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (89) | Envoyer cette note
« Dimanche + »

Demain, vous pourrez me retrouvez dans « Dimanche + », sur Canal + à 13h10, où je serai l'invité de Laurence FERRARI.
14:00 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 10 février 2008
Ah, la politique…
Les difficultés de la campagne des municipales à Neuilly illustrent encore une fois les attentes immenses de la démocratie. David Martinon est un homme intelligent, travailleur, réfléchi et brillant. Il a l’opportunité exceptionnelle d’être tête de liste à Neuilly : il se lance avec fougue et détermination et rencontre cependant mille difficultés tant chez ses amis et soutiens que chez ses concitoyens qui se méfient de tout parachutage. Ce n’est pas sa valeur qui est en cause, mais son inexpérience.
François Mitterrand disait que la politique est un « métier », en ce sens que faire de la politique s’apprend, comme tout le reste. Et ce n’est ni à Sciences Po, ni à l’Ena, ni dans les grandes écoles, ni au barreau, ni dans l’entreprise, que l’on apprend ce « métier ».
Il faut certes travailler ses dossiers, proposer des projets bien sûr, savoir animer une équipe évidemment, mais surtout écouter sans cesse les attentes de ses concitoyens, apprendre tous les jours l’humilité, garder un esprit bienveillant …et continuer d’être profondément heureux : car c’est quand même, pour moi, le plus beau métier du monde.
16:35 Publié dans Emotions | Lien permanent | Commentaires (151) | Envoyer cette note
JT de 13h, France 2
15:00 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note
samedi, 02 février 2008
A propos de la baisse de popularité de Nicolas Sarkozy
On ne parle plus que de la fin de l’état de grâce et de la baisse de popularité du Président. Il me semble qu’il faut garder son calme et prendre un peu de recul. D’abord, il est dans la nature des choses que l’état de grâce se termine. Ensuite, on fait à Nicolas Sarkozy deux reproches très différents : le premier, le plus important, concerne le pouvoir d’achat, le deuxième sa vie privée.
Son discret mariage aujourd’hui démontre, s’il en était besoin, que ce n’est pas lui qui recherche la publicité mais bien plutôt les nombreux media qui en tirent profit : cela fait vendre ! Le Président ne se cachait pas, pensant que la démocratie moderne exigeait la transparence. Désormais va-t-on l’accuser de dissimulation ?
Quant à son mode de vie aux rares heures de repos dont il dispose, le mettre en cause me paraît relever d’une grave dérive : attaquer les hommes (ou femmes) politiques) sur leur physique, la façon dont ils s’habillent, leurs loisirs ou leurs amis, au lieu de s’intéresser à ce qu’ils font relève de méthodes totalitaires qu’on croyait condamnées.
Venons-en au plus sérieux : le pouvoir d’achat. Nicolas Sarkozy avait dit dans sa campagne qu’il serait le président du pouvoir d’achat. Aujourd’hui une majorité de Français sont déçus. Ont-ils raison ?
Première observation : le Président n’est élu que depuis 8 mois, c’est sur 5 ans qu’il faudra le juger.
20:15 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (323) | Envoyer cette note









