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vendredi, 21 mars 2008

Une nouvelle phase

La période électorale est terminée. C’est une course, stimulante et parfois épuisante ; je suis heureux de passer à autre chose. A l’UMP comme au Conseil général des Hauts-de-Seine.

Je ne vais pas ici répéter ce que j’ai dit aussi bien hier à Nanterre que lundi à l’UMP : poursuivre les réformes, être davantage à l’écoute des Français, notamment dans les quartiers populaires, avoir une grande ambition pour notre pays.

Aujourd’hui, je pense à tous les élus qui ont de nouvelles responsabilités et qui s’y engagent avec enthousiasme, je suis comme eux, stimulé par cette envie de bien faire, de servir au mieux mes concitoyens et l’intérêt général, de préparer l’avenir.

Je pense aussi à ceux qui ont été battus, qui peuvent ressentir de l’amertume de voir rejeter leur volonté de travailler pour la collectivité. La vie politique est cruelle.

De temps à autre, il faut s’en sortir : les livres, la musique, le sport, les jardins secrets sont indispensables. Et on repart avec une énergie nouvelle.

Bonnes fêtes de Pâques.

Commentaires

Joyeuses Pâques à vous aussi, même si, cette année, les cloches sont passées avec un peu d'anticipation pour l'UMP !

Ecrit par : phiconvers | vendredi, 21 mars 2008

Parce que vous êtes déjà en vacance vous ?

Ecrit par : Diamant | vendredi, 21 mars 2008

Joyeux Equinoxe vernal à tous !

Ecrit par : Alceste | vendredi, 21 mars 2008

Monsieur Devedjian,

Passons sur votre propagande blogosphérique.

Je voulais réagir aux propos que vous avez tenu sur France-Info concernant feue Madame Sébire.

Je ne crois que vous ayez besoin de rappeler au Procureur qu'il dispose de l'opportunité des poursuites. Votre intervention apparaît comme une énième interférence dans cette affaire qui a atteint une rare indécence médiatique.

Par ailleurs, vous n'êtes pas sans savoir que le consentement de la victime n'est pas une cause d'éxonération de responsabilité pénale.

Merci au Législatif de vaquer à ses occupations - si tant est qu'il en ait encore - et laissez le Judiciaire accomplir sa tâche sereinement.

Enfin, les manoeuvres et manipulations de certaines "officines" sont totalement inacceptables, sur tous les plans.

Pour reprendre une expression lue ailleurs, utiliser un cas extrême et marginal pour déplacer la norme est particulièrement abject.

Ce qui est sûr, c'est que certains n'ont pas de conscience morale et d'éthique, et n'ont aucun scrupule à instrumentaliser les sujets les plus délicats.

Ecoeurant.

Parfois, on se demande qui a gagné la guerre ; et de plus en plus souvent depuis le 6 mai 2007.

Ecrit par : Antoine | samedi, 22 mars 2008

Monsieur Devedjian,
Je tenais à rendre hommage à la façon dont vous avez réagi, vous et l'immense majorité des responsables politiques de la majorité, au cas douloureux de Mme Sébire.
Vous n'avez pas cédé à la démagogie, ni tenté de profiter de l'émotion qu'il a suscitée dans une grande partie de l'opinion, la poussant naturellement à demander une législation plus permissive rapide.
Le Premier Ministre a demandé une évaluation de la loi Leonetti. Très bien, attendons.

Que dire de cette opposition indigne, qui une fois de plus n'ayant que ce genre d'occasions pour se faire entendre, et par la voix de Fabius, demandait une loi immédiate autorisant l'euthanasie.
De plus ce monsieur, à la question de J.M.Aphatie :"fallait-il procéder à une autopsie ?" a répondu : "non, non, non et non ! C'est indigne !".
Ce monsieur ne sait-il pas que le parquet est obligé par la loi de demander cette autopsie, Mme Sébire étant décédée seule chez elle à peine déboutée de sa demande d'euthanasie par le tribunal de Dijon ?
C'est un ancien Premier Ministre qui se permet de demander que l'on ne respecte pas les lois de la République ? Sans préjuger des suites à donner à cette affaire, s'il s'avérait qu'il y a doute sur les circonstances de ce décès.
La loi, c'est la loi et elle doit être appliquée.

On voit bien, avec un minimum d'objectivité où est l'instrumentalisation.
Ecoeurant, en effet.

Ecrit par : Augustine | samedi, 22 mars 2008

Je viens de tomber sur un article-chat du Monde intitulé «Jean Leonetti favorable à la dépénalisation des "homicides par compassion"(sic)», et je suis effaré.

http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46- href="mailto:0@2">0@2-823448,55-1025951@51-1022062,0.html

Et Morano fera de la pédagogie auprès de l'électorat catholique... Je me demande comment ils vont avaler cette couleuvre.

N.B.: Je suis de sensibilité politique de gauche, j'ai voté Bayrou et je suis athée (issu d'une famille de chrétiens d'Orient).

Ecrit par : Antoine | samedi, 22 mars 2008

La cloche que je suis se met en sourdine depuis quelques temps non pas pour chercher les neuneus mais pour me reposer de tous ces mini-infos qui nous plongent dans des débats très vites enfouis. UIMM, fin de vie, Bettancourt, Attali..... je me demande si la France a encore besoin de parlementaires. Finalement la réforme des institutions aura du bon, si le Président peut réveiller les députés pendant leur sieste ce sera déjà çà de prit.

Je ne me sens pas qualifier pour débattre de l'affaire Sébire, mais je sais que beaucoup de gens, que se soit dans le milieu hospitalier ou les malades en fin de vie, les gens concernés devrait être écoutés.

7% des retraités partent au maroc , tunisie ou autre pour vivre mieux de leur maigre retraite, des sociétés délocalisent pour mieux tirer les marchés, les cerveaux partent pour rentrer dans les recherches, les créateurs se lancent ailleurs par facilité administrative, certains partent en Italie pour adopter en international, je trouve que dans ce contexte il ne faut pas s'étonner que certains partent en Belgique suisse ou Hollande pour mourir dans la dignité.

Un dernier conseil, l'abus de chocolat est recommandé pour le moral, on en vend encore en France ouf.

Ecrit par : Maud | samedi, 22 mars 2008

L'URL de l'article plus facilement accessible
«Jean Leonetti favorable à la dépénalisation des "homicides par compassion"(sic)»
http://tinyurl.com/2dk5fo

Le doublon du message précédent peut être volontiers effacé.

Ecrit par : Antoine | samedi, 22 mars 2008

Maud,
Ajoutons que 8% des RMIstes partent s'installer en Amérique du sud parce qu'avec leur petit pécule ils vivent pas mal dans ces pays.
La douce France se vide comme si elle était diahrréïque....
Malheureusement les politiques restent car ils sont inexportables....
Oui,les sujets défilent à grande vitesse parce qu'ils sont inconsistants et superficiels au sens de l'intérêt général des français dont tout le monde se fout éperdument.....
La fracture,la rupture...voilà des mots qui s'appliquent bien à notre pays devenu binaire,individualiste et inconsistant...et la faute n'en est pas qu'aux hommes ou femmes politiques.....
L'universalisme est la bombe atomique qui détruit tous les peuples pour la seule raison qu'il les aplatit tous à la même épaisseur micrométrique....ceux qui en échappent se cachent ou vont voir ailleurs.....
Il y a déjà fort longtemps,j'avais posé cette question :
"Selon vous,c'est quoi être français aujourd'hui ?"
J'attends toujours des réponses et je crains de fatiguer.....

Ecrit par : LAPORTE | samedi, 22 mars 2008

Je crois, Sir Laporte que vous avez allez attendre longtemps une réponse. "C'est quoi être Français", je crois qu'il faut plusieurs SSSS à Françaisss. Le français de St Pierre et Miquelon, celui de guyane, ceux des dom-tom, le Français de Corse, le Breton, chacun y va de son particularisme de la déconcentration territoriale et de sa situation différente.

La question qu'attendez-vous de la France, montrerait aussi bien ce communautarisme baigné de droit mais jamais de devoir. On pédale pas tous dans le même sens, c'est magnifique la diversité mais çà craint.

Ecrit par : Maud | samedi, 22 mars 2008

Patrick DEVEDJIAN
Je vous félicite pour votre réélection et, comme administré des Hauts de Seine, je m'en réjouis. Heureusement que la loi sur les muselières a été appliquée avec vigilance cette semaine. Mais méfions-nous des pittbulls dont le maître-chien relâche son attention...
Aussitôt écrite, je regrette cette métaphore. Je la retire donc!

Ecrit par : yves | samedi, 22 mars 2008

En attendant, la France reste un pays où on ne peut rien faire, rien entreprendre. La paralysie est toujours la même, oganisée pas ses institutions, pour préserver statu quo et"avantages acquis". Entreprendre exige un énergie démesurée. Entrer dans "le système" exige "relations", "copinage" qui prive notre pays de l'essentiel de sa capacité créatrice. Et on continue à se trainer avec une coissance à moins de 2%....

Quand on pense au potentiel, en particulier humain, de développement de notre pays. Quel gachis!

Ecrit par : arturh | samedi, 22 mars 2008

ANTOINE
Au sujet de l'affaire Sébire, vous utilisez les mots de: interférence, rare indécence, abject, ecoeurant, ...Par allusion, vous semblez même qualifier de nazie l'attitude de ceux qui ne partagent pas vos convictions.
Si je puis me permettre, you don't go with the back of the spoon!
Vous n'avez pas de doute sur la bonne solution? vous ne trouvez pas que peut-être, il devrait devenir licite d'abréger les souffrances de malades incurables mais qu' on ne peut pas faciliter les agissements de ceux voulant, avant tout, libérer une succession. Souvenons-nous de cette scène de Zola où le vieux est précipité dans la cheminée par une descendance impatiente.
Sans compter les religions qui proscrivent l'euthanasie comme le suicide; mais tout le monde n'est pas religieux.
Cela semble un bon sujet de débat, qui pourrait être dénaturé par des excès de langage et autres anathèmes.

Ecrit par : yves | samedi, 22 mars 2008

Yves,

Vous n'interprêtez pas correctement mon propos. Il y a deux choses à distinguer : la question de l'euthanasie et le traitement médiatique de l'"affaire Chantal Sébire".

Les expressions "rare indécence, abject, ecoeurant" concernaient la façon dont ce sujet est apparu sur la "scène médiatico-politique". Il y a eu une forme de "montée en épingle" par des activistes qui ont diffusé leurs idées dans les média, mais de manière exhibitionniste.

On nous a encore resorti Marie Humbert, une folle qui accourt pour se faire photographier et filmer dès qu'est annoncé que quelqu'un veut recourir à l'euthanasie (j'exagère à peine). Elle identifie la personne en souffrance à son fils et trouve le moyen de tout rapporter à elle, et dans le même temps elle peut intoxiquer les média avec un discours qui n'est pas véritablement le sien, media qui eux se nourrisent de cette "information". Mais qui est-elle pour avoir autant d'autorité sur le sujet, malgré ce qui s'est passé ?

"On" nous a trouvé un exemple, "on" a sortie la marionnette médiatique de service, et en deux semaines "on" nous sort des projets de loi clé main. En terme de lobbying, ça n'a rien à envier à l'IUMM.

Et puis, je trouve contradictoire que des gens qui militent pour la fin de vie dans la dignité aient instrumentalisé la cause de Madame Sébire. Mais il est difficile de commenter.

Seulement, pour moi, la mort relève de l'intimité du cadre familial et n'a pas à être portée en place publique comme cela a été fait.

Le sujet de l'euthanasie est particulièrement délicat, et personnellement me déstabilise parce qu'il remet en cause la pierre angulaire de mes "principes éthiques".

J'ai intégré les problématiques de l'acharnement thérapeutique, et de la souffrance et de la douleur en fin de vie, même si je ne connais pas le sujet de manière approfondie. Il y a différents cas à distinguer, je n'ai pas de conviction précise et arrêtée - c'est ce que j'exprime a contrario lorsque j'ecris "ce qui est sûr" -, néanmoins, je me pose la question des limites qui je ne le crains ne soient repoussées, comme en matière de d'éthique médicale et scientifique ces dernières années - je me demande à quoi il sert de poser une règle si est elle quasi-annuellement repoussée ; après se posent les questions du progrès et de l'obscurantisme, mais je digresse.

Il ne s'agit pas de faire prévaloir ma volonté sur celle d'autrui en ce qui le concerne, la personne est libre.

Ce qui m'importe est la question du recours à l'aide de tiers, et qui finalement pose la question de la responsabilité de la "Société", celle du consentement véritablement libre et éclairé, et du risque de situations où autrui ferait prévaloir sa volonté sur celle de quelqu'un qui ne souhaiterait pas mourir. Une loi n'empêche pas les dérives, et à mon avis d'autant moins quand elle parle "homicides par compassion"(sic !!!).

Je ne pense pas être intégriste sur la question, peut-être conservateur, mais même athée, pour moi, la vie est sacrée (je précise pour les crétins sarkozystes).

Je trouve que Léonetti et Fabius vont bien vite en besogne. Et personnellement, je souhaiterais un statu quo ; mais il ne s'agit que d'un avis d'un "non-expert".

S'agissant de la comparaison avec le nazime, je ne suis pas le seul à la faire, a fortiori avec Charlie Chaplin à l'Elysée. Sur le contexte politique, je vous invite à écouter l'émission "Les Grands Débats de BFM" intitulée "Sarkophiles, Sarkophages : ça va mal finir ?", non pas qu'il y ait une telle comparaison, mais ce débat donne un autre son de cloche que la propagande auto-intoxiquée des sarkozystes. http://www.1001podcast.com/podcast/BFM/channel123/20080313_debat11h_bfm.mp3

Quant au terme "interférence", il ne faisait que qualifier le bruit médiatico-politique que faisait le Député Devedjian, qui même s'il n'a pas voulu s'exprimer sur le fond de l'investigation" a malgré tout écorché le principe de la séparation des pouvoirs, de mon point de vue du moins.

J'espère que ces explications vous auront convaincu que j'essayais d'aborder le sujet sans excès de langage ou anathèmes mais avec délicatesse.

Ecrit par : Antoine | samedi, 22 mars 2008

@ Antoine

Quelle délicatesse en effet, de traiter Mme Imbert de folle, en sachant que Mme Sébire sur Europe, stipulait que c'était elle même qui avait souhaité se mettre en relation avec Mme Imbert. Peut être tout simplement parce que les malades en fin de fin on quelques choses qui leur ressemble dans l'affaire Imbert.

Pourtant il y a une grande différence, Mr Imbert ne jouissait pas d'une mobilité physique lui permettant de résoudre lui-même ses souffrance, et dans l'affaire Sébire, elle n'avait pas la capacité morale à mettre fin à sa vie. Quelle sera la prochaine pathologie, je ne sais pas, les prochains critères je ne sais pas. C'est pour cela qu'il faut être vigilant.

Mais sachez que vos convictions éthiques, religieuses, ou morales, il y a longtemps qu'elles ont évoluer toutes seules, par notre mode de vie d'amélioration. Avortement, dons d'organes, acharnement, nous avons depuis longtemps modifié l'ordre naturelle des choses, mais nous avons oublié l'essentiel, le but de la vie c'est la mort, le libre arbitre il à l'air tout petit surtout lorsqu'on sait le nombre d'affaires qui se multiplie sur des euthanasies non demandées. C'est peut être tout simplement cette hypocrisie qui est dénoncée. La vie est une roulette russe, la mort aussi, les convictions de votre médecins seront déterminantes. Mais je n'irais pas jusqu'à traiter les gens de fous, surtout lorsqu'on sait qu'il y a des morts qui ne sont pas douces.

Ecrit par : Maud | samedi, 22 mars 2008

Mais Patrick, Arrete! Tu es un dictateur?
http://www.marianne2.fr/Isabelle-Balkany-punie-par-Mao-Devedjian_a84899.html?PHPSESSID=aaaef7c83e7b2288fb33db107c5a8db1

Ecrit par : sarkoshowbizz | samedi, 22 mars 2008

De toute façon les balkani sont corrompus jusqu'à l'os!

Ecrit par : Beauté | samedi, 22 mars 2008

Ne t'inquietes pas Yves, c'est la façon aux militants ump d'accueillir les autres qui ne pensent pascomme eux. Des genres de dictateurs quoi.

Ecrit par : Beauté | samedi, 22 mars 2008

Maud,

Au temps pour moi, je ne savais pas pour la rencontre entre Mesdames Sébire et Humbert.

Toutefois, je persiste à penser que Marie Humbert apparaît trop souvent dans les media, et est plus utilisé comme argument de persuasion que de conviction.

Personnellement, cette façon qu'elle a de parler de l'euthanasie m'insupporte.

Pour le reste, je ne partage pas votre idée de fuite avant.

Ecrit par : Antoine | samedi, 22 mars 2008

Vous ne répondrez sûrement pas à ce message, Mr Patrick Devedjian, mais votre soumission au président a quelque chose de dérisoire, voire comique.
Que vous souteniez une personne, une philosophie, soit, mais là, on a le sentiment d'un copié-collé permanent de ce qu'a dit le président, quoiqu'il dise.
Rassurez nous, l'UMP n'est pas encore une secte?

Ecrit par : Cinésias | samedi, 22 mars 2008

Je n'y ai pas cru, j'ai cru que c'était une blague. Mais si , il a oser le faire.

Je trouve notre Président un peu seul dans ces réformes. Déjà qu'au sein de l'UMP c'est le poulailler apeuré , et que les militants UMP soumis à l'élection municipale, ont cherché à se mettre en sourdine, vous avez aussi la non-motivations de nos ministres. Entre ceux qui brillent par leur absence médiatique, ceux qui l'ouvrent pour ne dire que des bêtises, et le trio féminin de choque qui au débat d'Arlette cherche notre Zorro en la personne de Xavier Bertrand, il y a un grand désarroi.

Mais si maintenant, dans le soutien des soldats maires de droite , Monsieur Sarkosy nous sort sa dernière cartouche en la personne de son ami de 30 ans qui traîne des casseroles de retraités esseulés pour défendre sa politique, on est vraiment dans la mer.... Si, il nous reste le folklore de l'UMP en la personne de Gaugin cela aura bien valu une lettre de dernière campagne pour passer de justesse.

Nous raconter qu'après sa condamnation, Mr Balkany se tape toute ses réceptions au frais de la mairie avec le même personnel , tout en supportant les intérêts d'emprunt de la ville et en critiquant la gestion des villes de gauche , je crois que notre Président à bien des soucis de soutien. A dire que les Français ont élu Mr Sakosy pour faire le ménage et qu'il nous envoie Mr Balkany , on est pas sorti de l'auberge.


Médé médé, au secours, SOS SOS. Les politiques les plus drôles sont en France.

Bon dimanche dans le pays de la chiracqui.

Ecrit par : Maud | dimanche, 23 mars 2008

La conception de la liberté de la presse à gauche, très à gauche (ex UNEF) :
http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/03/lpouse-du-maire.html

Joyeuses cloches à tous.

Ecrit par : J.Doe | dimanche, 23 mars 2008

Poursuivre les réformes, mais quelles réformes ?
Voilà presque 1 an que Sarkozy est président. Quelles réformes ont été accomplies ?

Exonération des heures supp? Mais le nombre d'embauches à temps partiel n'a jamais été aussi important en france. De qui se moque t'on ?
Bouclier fiscal ? ça devait relancer la croissance, ou est t'elle, la croissance?
Le service minimum ? Ou est il ? y a t'il moins de grèves, moins de mouvements sociaux? NON. Sont ils moins paralysants ? NON.

De quelles réformes parlez vous ?

Ecrit par : Cinésias | dimanche, 23 mars 2008

Je crois simplement que Sarkozy est un carriériste, qu'il a un goût immodéré du pouvoir pour le pouvoir.
Alors pour l'obtenir, il a beaucoup promis, beaucoup caricaturé ses adversaires, beaucoup gesticulé.

Et les naifs qui ont cru au bateleur sont grosjean comme devant. Les ministres parlent sans arrêt des réformes, des réformes, alors qu'il n'y a pas de réformes. Plus c'est gros, plus ça passe.

Ecrit par : Bernard | dimanche, 23 mars 2008

France : la cote de Nicolas Sarkozy continue de baisser

Paris - La cote de popularité de Nicolas Sarkozy perd un point avec 37% de satisfaits dans le dernier sondage mensuel de l’Ifop pour "Le Journal du Dimanche". De même, la proportion de mécontents de l’action du président français gagne un point à 63%.

L’enquête d’opinion a été effectuée du 14 au 21 mars. L’Ifop rappelle que la cote de popularité du chef de l’Etat n’a cessé de baisser depuis le mois d’août dernier.

Ecrit par : Gérard | dimanche, 23 mars 2008

Maud, comme d'habitude, j'ai lu avec intérêt votre commentaire. Voici quelques réflexions :


"Mais sachez que vos convictions éthiques, religieuses, ou morales, il y a longtemps qu'elles ont évoluer toutes seules, par notre mode de vie d'amélioration. "

Même si votre message ne m'était pas adressé, je tiens à vous dire que mes convictions éthiques, religieuses et morales n'évoluent pas au fil de la mode. La religion en particulier est le contraire du relativisme. Les gens peuvent s'en détourner, mais il ne faut pas demander aux religions d'évoluer avec nous. Ce n'est pas leur rôle. Je crois qu'il faut les voir comme des bouées ancrées, tandis que nous sommes sur des planches dérivantes.

Vous parlez de mode de vie d'amélioration. Je ne suis pas sûr que l'évolution du mode de vie contemporain conduise à une véritable amélioration. J'observe, sans idéaliser le passé, que le XXè siècle a été le plus boucher de toute l'histoire de l'Humanité, que les deux tiers de nos semblables, en 2008, vivent dans la misère, que la planète est saccagée, et que dans nos pays ultra-privilégiés d'un point de vue matériel, les taux de suicide sont très élevés, la consommation de drogues et autres médicaments dopants gigantesque et que les structures de protection constituées au gré des siècles sont assiégées (famille et nation en particulier). Je ne suis pas convaincu du progrès !

"le but de la vie c'est la mort"

C'est un peu rude. disons que la mort est l'inévitable issue de la vie.


J'ai déjà eu l'occasion d'exprimer mon sentiment sur la question de l'euthanasie. Au-delà des cas médiatiques et lamentablement instrumentalisés, je crois que c'est un nouvel avatar de cette modernité imposée, qui cache mal un effrayant utilitarisme dont font les frais tous les faibles : vieillards, handicapés, malades, et j'ajoute les bébés à naître. L'idéologie matérialiste veut un Homme idéal et productif. C'est l'orgueil absolu, qui conduit au totalitarisme. D'ores et déjà, la pression est énorme sur tous ceux qui sentent la réprobation latente de cette société idéale !

Ecrit par : phiconvers | dimanche, 23 mars 2008

Cinésias,
Il vous a échappé l'autonomie des universités, la réforme des régimes spéciaux de retraites, l'immense réforme de la carte judiciaire, celle des hôpitaux, la fusion ANPE/ASSEDIC, la réforme des programmes du primaire dans l'éducation. Pour parler des plus médiatisées. Et ce en 10 mois.
Ne vous inquiétez pas, sont en cours des réformes qui risquent de vous décoiffer, vous et d'autres, sur le droit du travail, le statut des fonctionnaires, des suppressions ou limitations d'acquis sociaux sous condition de ressources (les "pauvres" n'étant pas concernés !). Et de très importantes réformes structurelles de notre Etat ventripotent, vorace et au bout du compte inefficace. Et tout devrait aller vite.
Mais rien que tous les autres pays comparables n'aient pas déjà fait, pour certains depuis longtemps et avec des gouvernements sociaux-démocrates, démocrates-chrétiens ou carrément socialistes...mais non inféodés aux néo-marxistes comme le nôtre.

Moins de mouvements sociaux, avec de telles réformes ? Vous êtes en France ! Vous pensiez que les conservateurs arc-boutés sur leurs privilèges allaient accepter sans rechigner ce pour quoi une majorité s'est exprimée lors de la présidentielle ? Pour ce qui est du service minimum, je n'ai pas souvenir qu'il y ait eu des grèves d'importance depuis sa mise en application ; comment juger de son efficacité pour les clients (pas les usagers) ?

Joyeux dimanche de Pâques...respirez !

Ecrit par : Augustine | dimanche, 23 mars 2008

@Gérard
"La volonté de changer les choses constitue toujours le socle d'image de Nicolas Sarkozy. 68% des personnes interrogées louent en effet son dynamisme, soit un niveau particulièrement élevé et comparable à celui observé il y a un peu plus d'un an (72% en février 2007). Ce volontarisme perçu majoritairement par les Français se vérifie auprès de l'ensemble des catégories de population interrogées. Il atteint ses scores les plus élevés parmi les personnes âgées de plus de 35 ans (68%), les cadres et les professions libérales (76%) et les Franciliens (70%)."
Le JDD sur l'enquête de l'IFOP

L'honnêteté oblige ET à reconnaître l'image personnelle du chef de l'Etat dégradée, ET la croyance toujours aussi solide de sa volonté de réformes :
Ensemble des répondants : 68% de convaincus, dont 52 chez les électeurs de gauche.

Ecrit par : J.Doe | dimanche, 23 mars 2008

@ phiconvers

Ce que vous écrivez est exact, en ce qui concerne cette phrase elle répondait à un argumentaire qui m'hérite. "tu ne tueras point" ou alors "il n'y aura plus de limites"

En sachant que la France est laïque je ne vois pas pourquoi on nous sert un argument biblique en sachant que nos soldats chrétiens l'ont regardé que d'un oeil et qu'on a oublié les autres commandements. La preuve en est, l'avortement à belle est bien était imposé.

Lorsque je parle de mode de vie améliorer, vous serez d'accord avec moi que ce genre de débat, suicide, anorexie, euthanasie , fin de vie ne se pose pas dans les pays du tiers monde ou en guerre depuis la nuit des temps. C'est nous même qui avons modifier l'ordre naturelle. Nous acceptons les bénéfices de la médecine pour lesquelles certains meurt dans l'hémisphère sud, il est donc normal que nous nous créons de nouveaux problèmes dans ces améliorations de la conception d'une société.

En ce qui concerne ce que disait antoine, sur les pratiques silencieuses au sein des familles. Si la normes il y a 50 ans était de mourir dans son lit et dans l'agonie où les familles s'arrangeaient, ce n'est plus le cas actuellement. Les médecins et infirmières se font dessus dans une société qui a pénalisé le coinçage de doigt dans la braguette. C'est cette modification du silence et pratique illégale qui est affligeant.

La France subit presque 5000 suicides par an de jeunes de moins de 25 ans est en bonne santé, et on nous met en balance un peu moins de 3000 cas en fin de vie qui n'en n'ont que pour quelques mois et qui ont leur capacité juridique à décider d'eux-même. Franchement , il y a un gros problème.

Bon, j'arrête le chocolat, j'avais dis que je me sentais pas qualifier pour débattre de l'affaire. Mea culpea. Ha je sens que Sir Laporte va m'en mettre plein les narines, je vais prendre l'aspro préventif.

Ecrit par : Maud | dimanche, 23 mars 2008

"je crois que c'est un nouvel avatar de cette modernité imposée, qui cache mal un effrayant utilitarisme dont font les frais tous les faibles : vieillards, handicapés, malades, et j'ajoute les bébés à naître. L'idéologie matérialiste veut un Homme idéal et productif."
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Vous avez raison phiconvers, mais je reprends votre argument a l'envers.

En sachant qu'il manque presque 80 millions de petites filles en Asie qui meurt à la naissance brulées vives ainsi que les grands-mères et les mères répudiées, pays où on se charge pour vous de l'euthanasie et dont les pays sont devenus politiquement et économiquement corrects , est-ce que se ne serait pas plutôt le contraire que d'encadrer les plus faibles dans une loi ?

Ecrit par : Maud | dimanche, 23 mars 2008

"La preuve en est, l'avortement à belle est bien était imposé."

Maud, je ne comprends pas ce que vous voulez dire : cette loi de légalisation de l'avortement était attendue et voulue par une immense majorité de la population, et des femmes avant tout évidemment.
En tout cas, comme je l'ai rappelé dans le précédent fil, telle qu'elle était prévue par S.Veil : dans un cadre bien défini et restrictif, vie de la mère en danger, attente d'un enfant gravement handicapé et délai très réduit pour recourir à cet l'IVG. Personnellement, j'adhérais à cette loi qui a permis de mettre fin à bien des horreurs, et dont l'inexistence n'empêchait pas les plus aisées de partir à l'Etranger.
Ce sont les extensions et dérives qui sont intervenues ultèrieurement auxquelles nous pouvons nous opposer : l'IVG a remplacé la contraception dans bien des cas, et les femmes sachant qu'elles peuvent y avoir recours facilement (et sans frais !), se sont déresponsabilisées.

Concernant les dérives possibles de l'euthanasie, et particulièrement le regard porté sur les handicapés, les personnes âgées "improductives" et à la charge de la société, et manifestant le désir de le rester (!), j'ai aussi abordé ce risque dans le précédent billet, à notre époque où le jeunisme et "normalité" semblent devenus un crédo. Et alors que l'âge de la mort est sans cesse repoussé, ce problème sera de plus en plus aigü.
Prudence et danger...

Allez, un bon petit gigot pascal suivi d'une tonne de chocolat et plus besoin d'Aspro : c'est la résurrection assurée !
Bon ap' !

Ecrit par : Augustine | dimanche, 23 mars 2008

"La preuve en est, l'avortement à belle est bien était imposé." Etait pour ceux qui nous servent leur "tu ne tueras point" moi aussi j'ai la même opinion que vous augustune sur ce sujet. Mais comme vous l'avez souligné c'était une amélioration de leur condition. Il devrait y avoir le même débat pour les malades en fin de vie.

Non c'est civet de sanglier et les invités n'arrivent qu'à 14h , neige, neige, neige ...

Ecrit par : Maud | dimanche, 23 mars 2008

D.Joe, je ne conteste pas que Sarkozy est dynamique.
Je dis simplement qu'il est ineffficace.
Lisez cet article du New York times sur le président français :

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080322/tbs-usa-france-sarkozy-media-f41e315.html

Ecrit par : Gérard | dimanche, 23 mars 2008

Les mesurettes de sarkozy ne décoiffent pas Augustine, mais elles désolent.
C'est le néant, un coup à droite un coup à gauche, je met et je retire. Je dis que je change, tout le temps. Quel est le vrai sarkozy, si tant est qu'il ait des idées, ce monsieur, hormis d'aimer le pouvoir.

Ecrit par : Cinésias | dimanche, 23 mars 2008

La question des moeurs est à la fois du domaine de la conscience temporelle et des convenances politico reigieuses.
Globalement, on tend vers un compromis de ces deux concepts pour en retirer une attitude moyenne qui ne satisfait ni l'un ni l'autre mais qui a le mérite de favoriser le consensus sur des sujets qui relèvent plus de la conscience individuelle.
L'encadrement par des textes législatifs revient à élaborer une normalité sur laquelle on pourra s'appuyer pour conforter une décision ultime.On admettra alors qu'il s'agit de la meilleure décision....faute de mieux ! en tout cas,restera la conscience avec laquelle il faudra composer !
Le "vivant" est un état transitoire entre la mort et la mort que nous devons,au plus possible,préserver dans les valeurs qui sont intrinsèquement les nôtres...n'essayons pas d'en faire plus,mais essayons de ne pas en faire moins !
Me suis je fait comprendre ?
Non Maud je ne suis pas censeur pas plus que le titre que vous m'accordez ne convient à ma nature exclusivement personnelle que je partage de temps en temps avec moi même !

Ecrit par : LAPORTE | dimanche, 23 mars 2008

@Gérard,
Il n'est pas question de dynamisme mais de volonté de réforme : vous devez saisir la grande nuance ?
Vous me servez un article ne critiquant encore que le style de Sarkozy : tout le monde sait bien - les gens impartiaux en tout cas - que ce sont bien les péripéties d'ordre privé récentes et le style pour le moins nouveau, qui n'ont pas eu l'heur de plaire aux Français.
Ce n'est vraiment pas le fond du problème : dans le même temps la côte de bonne opinion du Premier Ministre n'en finit pas de grimper, ce qui prouve que la politique menée n'est pas en cause.
Inutile donc de parler d'inefficacité, et tout cela est bien superficiel.

@Cinésias,
Sans vouloir préjuger de la réponse d'Augustine, parler de mesurettes sur ce qui a été fait et ce qui est en cours d'élaboration, ( http://www.mediapart.fr/journal/france/160308/le-plan-choc-que-va-engager-nicolas-sarkozy ) relève de la malhonnêteté intellectuelle.
Mais pour certains, Sarkozy n'aura jamais rien fait ou aura tout raté. On l'a compris depuis longtemps et ce n'est pas une surprise, c'est juste désolant.
Dépêchez-vous pour le lien, site d'E. Plenel payant à partir de demain (vous savez, le trotskyste).

Ecrit par : J.Doe | dimanche, 23 mars 2008

Une petite précision en cette soirée de Pâques, comme complément à mon intervention précédente sur le débat téléguidé en cours sur la fin de vie, dans laquelle je n'avais pas fait état d'arguments religieux.

Le catholicisme est, n'en déplaise aux franc-maçons et aux talibans de la laïcité, la source principale de notre civilisation. Ce qui ne signifie pas, bien sûr, qu'il faille en refaire une religion d'Etat, obligatoire.

Pour ce qui me concerne, je m'efforce d'être catholique et d'agir en cohérence avec ma foi, qui n'est pas exempte d'obstacles ni de doutes. Ce n'est évidemment pas facile, et je ne prétends pas être meilleur que d'autres. En revanche, je refuse que l'on relègue ma foi à mon intimité. Il me semble légitime et normal d'en témoigner et de favoriser une plus grande compatibilité entre les lois civiles de mon pays et l'enseignement de Jésus et de l'Eglise. La loi ne peut en tout état de cause que s'appuyer sur une conception philosophique de la vie en société. Tant qu'à faire, je préfère que cette philosophie fondatrice soit et reste celle qui a façonné notre pays au cours des siècles et qui, en dépit des accrocs et errements des Hommes, est fondée sur l'amour, la compassion, l'espérance et le dépassement de soi.
Bonne soirée et bonne semaine à tous.
Philippe

Ecrit par : phiconvers | dimanche, 23 mars 2008

Du coq à l'âne et avec retard.

Est-ce que la citation suivante pourrait être infirmée ou confirmée ?

«Selon M. Montebourg, "Nicolas Sarkozy avait lâché il y a quelques mois à un président de conseil régional socialiste 'moi, je diminue mes impôts sur le plan national pour devenir populaire et je vous obligerai à augmenter vos impôts en vous transférant des charges supplémentaires et vous deviendrez impopulaires'".» (Source : La Pravda - http://tinyurl.com/2k49pj )

Ecrit par : Antoine | dimanche, 23 mars 2008

ouais, autant ne rien dire, quoi.

Ecrit par : Emmanuel | lundi, 24 mars 2008

Bon d'abord les élections c'est terminé, c'est pas trop tôt ! Un peu stressant n'est-ce pas? La vie continue et les réformes aussi. Maintenant, c'est horizon dégagé pendant quatre ans.
La réforme des syndicats c'est pour quand ?
Dans la société où je suis salarié, les syndicats ne représentent que 10% du personnel, ils passent leurs temps à se traiter de vendus entre eux et ils disent 'non' à tout en permanence, c'est vraiment pitoyable.
Leur monopole devrait être aboli; pour commencer.
Pour le reste moi je dis bravo pour le tavail déjà fait; je ne regrette pas mon vote NS.

Ecrit par : christophe | lundi, 24 mars 2008

Christophe a écrit :

"Pour le reste moi je dis bravo pour le tavail déjà fait; je ne regrette pas mon vote NS."


C'est sur, Christophe, quand on a qu'une opinion, on y tient, c'est normal.

Ecrit par : Jacques | lundi, 24 mars 2008

Vous vous fourvoyez DJoe, Sarkozy ne réforme rien, il pérore, il fanfaronne.

Les mots ont un sens.

Ecrit par : Cinésias | lundi, 24 mars 2008

Marre...Trop c'est trop !

Une des promesses phares du gouvernement de Monsieur Fillon et de la "majorité" (en principe présidée par un certain Patrick Devedjian) était en rapport avec les économies et l'efficacité.

Un peu hativement cette promesse a été considérée comme honorée.

Le premier adjoint de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP pouvant écrire sur son blog (le 18 Mai 2008)

Un beau gouvernement pour la France de 2007
"C’est un beau gouvernement que nomme aujourd’hui le Président Sarkozy. J’ai toujours soutenu un gouvernement resserré : il y a 15 ministres. Je souhaite la parité en politique : on y compte 7 femmes et 8 hommes."

On sait ce qu'il en est actuellement avec, à chaque petite retouche, une ribambelle de nouveaux secrétariats la dernière réunion s'est faite à 40 personnes, sur lesquelles on compte de moins en moins de femmes.

Mais le plus incroyable, dans toute cette histoire, c'est que..le tableau de bord de suivi des engagements , en mal d'actualisation apparemment, annonce encore pompeusement le respect d'une double promesse enterrée !

L'UMP est il si satisfait de lui-même, qu'il ne saurait pas compter?

15 ministres, 8 hommes, 7 femmes, le compte était presque bon le 18 mai. Mais Nicolas Sarkozy a remanié le gouvernement au lendemain des élections législatives. Sur 32 membres, seules onze sont des femmes (7 ministres et 4 secrétaires d'Etat). Et, à force de prôner l'ouverture, le président de la République a trop élargi: l'effectif total est deux fois plus nombreux que celui promis.

Heureusement, fort de "l'exemple" donnée en haut, la proposition de "parité" dans les conseils d'administration, dans les mairies, ou encore dans les entreprises...Risque de faire un flop retentissant !
Sans doute, le Président, son gouvernement, et sa "majorité", ont ils oublié les propos tenus..."Je veux que le principe de la parité tel qu’il s’applique à la politique s’applique aussi aux représentants du personnel dans les entreprises." (Source: discours de Périgueux, 12 octobre 2006)

"Faites ce que je dis, pas ce que je fais"...Le nouveau slogan de l'UMP visiblement !

Quant à l'efficacité du "remaniement" ministériel?
--Monsieur Jego, EXPERT en ville...S'occupe de l'Outre Mer ! Un poste correspondant hautement à ses fonctions !
--Mme Moreno, connu pour ses prises de position contre la famille...Se retrouve à la Famille ! Cela va rassurer les Français, sans aucun doute !
--Le responsable des élections à l'UMP...Est propulsé à la refondation des circonscriptions électorales ! Conflit d'intérêt? Mais qu'allons nous supposer là !
Ect.

Monsieur Devedjian, je comprends que des "ajustements" puissent être faits. Mais bon. Est il OBLIGATOIRE de provoquer les Français CONTINUELLEMENT?

Est ce que je vous apprends vraiment quelque chose, si je vous dis qu'une réforme a plus de chance de passer si...Le gouvernement, le Président, la "majorité", donnent l'ex?

Les Français ne sont pas des personnes qui haissent les réformes, ou qui seraient repliés sur eux mêmes. Ils acceptent la réforme quand elle est JUSTIFIEE, quand elle est CREDIBLE, et enfin, quand elle est JUSTE.

Prenons un ex :

Lors de l'élection présidentielle, Monsieur Sarkozy, les parlementaires, Monsieur Fillon, ont dit "il faut réduire le train de vie de l'Etat", et cela devait notamment se faire en supprimant des fonctionnaires "ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux".

Les Français ont accepté cela, et même les "fonctionnaires" étaient prêts, parce que "les caisses sont vides", parce que la France est un "Etat en faillite', parce que Bruxelles nous tape sur les doigts parce que nous sommes le "mauvais élève" de l'Europe, a coopéré, pour un meilleur fonctionnement, et même pour une réduction des effectifs...Contre quelques avantages en échange (mais çà, c'est le B A BA de la réforme)

Le gouvernement semblait "donner l'ex" : 15 Ministres, peu de secrétaires d'Etat, quelques conseillers, et la parité.

Aujourd'hui, le gouvernement compte 33 personnes, au lieu des disons 20 maximum nécessaires, si l'on englobe Ministres, conseillers, et secrétaires d'Etat ! Bien évidemment, toutes ces charmantes personnes COUTENT très CHERS à la France...Et en plus pour des résultats pas toujours probants...Puisque l'un de nos charmants SECRETAIRES D'ETAT a dépensé la "modique" somme de 138000 euros (non remboursée à la France), un autre s'est payé le luxe d'un appartement de fonction de luxe ! (alors qu'il s'occupait du logement SOCIAL!) Et du coté des conseillers, reconnaissons le talent d'une "Mignon" qui nous a expliqué que les sectes étaient un "non problème", un autre que "la mondialisation est coupable", un autre qui détestant le premier a "corrigé" le discours du Président aux USA, sans parler du conseiller responsable des discours RELIGIEUX du Président en faveur de l'Eglise catholique ou en défaveur de la LAICITE dont le Président, en tant que garant de la CONSTITUTION devrait être le premier DEFENSEUR !

Les secrétaires d’Etat, les conseillers, avec leurs voitures et appartements de fonction, sont pléthoriques ! Mais, comme jadis au temps de la Monarchie, ce sont les "petites charges" qui sont touchées, et non les "grandes". C’est dans les agents de l’Etat qui touchent le SMIC qu’on va tailler à la serpe, pas dans cette smalah de lobbystes et de corporatismes (on a parlé de "casting" et il semble bien que ce n'est ni la "vertu", ni la "compétence" qui ait été récompensé) en tous genres (un libéral, une noire, une banlieusarde, un gaucho, un jeune, un vieux UDF, une écolo, un techno, un société civile, une meuf, etc.) pour “réduire le train de vie de l’Etat”.

11 femmes sur 33 personnes, le rapport est d’une sur trois.

Conclusion : grâce aux efforts de l'UMP, pour prouver aux Français que si on n'a pas d'argent pour LEUR pouvoir d'achat, on en trouve pour payer des secrétaires d'Etat, des conseillers, et autres sympathiques personnes, aussi utiles que les aristocrates de jadis...Il est fort à parier qu'après le "déficit" de popularité du Président dû à son "style", il soit nécessaire de faire face à une impopularité des réformes...Non pas due à la mauvaise volonté de Français trop versatiles...Mais au très mauvais ex donné en haut...Qui ne peut que "retourner l'opinion" au bénéfice de...Dois je vraiment le dire? En tout cas, pas de la France.

Pour terminer, quelques questions, puisqu'il semble que notre cher Président veut continuer "l'ouverture", c'est à dire augmenter son gouvernement, en débauchant encore à gauche et à droite.

Pourquoi ne pas recruter Monsieur Delanoé...Qui a l'audacieux avantage d'être de gauche, populaire, et qui plus est homosexuel?

Pourquoi, de même, puisqu'on aime repêcher les battus du suffrage universel (Moreno par ex, qui ne doit, comme les autres, son poste qu'à la "fidélité" parfois outrageante dont elle a fait preuve à l'égard du Président...Ce qui en principe ne devrait pas être un "critère de sélection" valable) ne pas aller chercher Monsieur Peyrat, ancien maire de Nice, qui a l'avantage d'être un "vieux", et un ancien FN...Ce qui probablement raffermira l'électorat extrême du Président?

Enfin, pour ne pas trop accentuer le coté "paillette", mais tout de même ne pas trop frustrer le Président, qui adore être avec les "stars" pourquoi ne pas choisir Lorie qui a le "talent" d'être une femme, une chanteuse qui n'a pas besoin d'enlever le haut pour vendre ses disques, une artiste qui est apprécié par les Français...Une candidate qui devrait d'ailleurs plaire à Monsieur Raffarin. Ne lui a t il pas emprunté son titre "la positive attitude"?

Ecrit par : arnaud | lundi, 24 mars 2008

Tu as raison, Arnaud, et comme l'a écrit Léotard ( qui n'a rien d'un gauchiste) :

ça va mal finir !

L'imposture pourra tenir encore quelques mois, après, la démocratie ne répond plus de rien !

W

Ecrit par : Walter | lundi, 24 mars 2008

Vous avez oublié benamou nommé pour passer ses vacances à la Villa Médicis en Italie. Les nominations dorées au frais du contribuables. Ne me demandez pas ce qu'il va y faire, on se demandait déjà à quoi il servait avant, et il a déjà prévenu qu'il va se servir de cette retraite pour écrire son prochain livre. Je veux bien être payer par mon patron pour faire autre chose moi, je signe ou ?

Et bien oui, arnaud, on ne sort pas vraiment de la méthode ancienne, les traditions perdurent, la preuve l'Elysée de par les dernières nominations de son équipe personnel a un petit problème de place.

Ecrit par : Maud | lundi, 24 mars 2008

Après l'interminable exposé d'Arnaud,je me permet d'intervenir pour rappeler l'essentiel de ce que nous attendons du pouvoir en place.
Dans toute démarche,il y a les moyens,la stratégie et l'action pour le résulat.
Former une équipe c'est constituer des moyens pour servir une stratégie.La question qui se pose devient alors : quelle stratégie?
Si le programme du candidat Président a été confondu avec la stratégie,alors il y a eu quelque part,un problème....en réalité il n'y a pas eu stratégie.
Y en a t il aujourd'hui ? on peut en douter effectivement devant l'absence de résultats probants.
Désigner de nouveaux responsables au Gouvernement constitue des moyens...c'est tout et ce n'est rien si on ne sait quelle stratégie ceux ci vont servir !
Le départ aura été brouillon, désordonné et souvent incohérent.Pas de pédagogie,pas d'accompagnement des mesures,peu de concertation et des effets pervers à l'arrivée ayant servi l'incompréhension et le doute.
Le Premier Ministre est le chef de la stratégie dans l'exercice des missions faisant l'objet du programme du Président.
De toute évidence;il n'a pas rempli ce rôle de coordinateur,de pédagogue...bref de stratège.
Certains dirons "oui,celà est bien beau,mais il y a la politique....il y a l'opinion"
je répond alors "faisons de la politique tenant compte de l'opinion" alors nous revenons au septennat précédent pour lequel les mots servaient la politique et l'opinion.
Il est temps,grand temps,de devenir majeurs et responsables....ce n'est pas,à mon avis la nomination de quelques sous ministres qui répondra aux enjeux et au niveau des priorités de notre pays....

Ecrit par : LAPORTE | mardi, 25 mars 2008

Et bien,


Laporte et maud ne sont pas tendre en ce moment avec les choix du gouvernement.....Un début de deception?.

Ecrit par : alex | mardi, 25 mars 2008

Non Alex on ne vous donnera pas ce plaisir !
Ce que je dis tient plus à la forme qu'au fond,plus à la volonté de faire qu'a celle de dire !
La ligne,les objectifs sont tracés,il faut les réaliser sans délais ni considérations autres que de les atteindre au plus tôt eu égard à l'état de notre pays.
Tout le monde sait que se sont dans les premiers temps d'une mandature qu'il faut agir.....sinon on est pris par la réaction des opposants qui agitent tous les arguments fallacieux propres à contrarier et faire échouer les objectifs pour lesquels le peuple a donné son adhésion.
Le problème est que nos institutions et notre démocratie sont malades de l'information qui manipule l'opinion de telle sorte que les difficultés,réelles ou supposées, soient présentées comme des obstacles majeurs à la poursuite des objectifs initiaux.
Il est clair que cette situation sera celle qui prévaudra demain si la gauche revient aux affaires....
Nous voyons bien que le temps est de plus en plus contracté et,avec les difficultés du moment,encore plus réduites.
Nonobstant cette situation,le gouvernement doit dans l'ordre :
-Apporter des réponses aux cas les plus critiques en terme de ressources,notamment,
- Accélérer les réformes sans détourner sa détermination à les concrétiser.
Droit devant.....

Ecrit par : LAPORTE | mardi, 25 mars 2008

Laporte,

c'est vrai que sarkozy à la légitimité d'avoir été élu il est donc légitime qu'il fasse ce qu'il dit qu'il ferait....Mais il y'a des exceptions....Je vais vous donner un exemple...En politique étrangère sarko sur l'aphganistan ou il veut renforcer nos troupes....Fait exactement le contraire de ce qu'il avait promis en avril 2007(vous pouvez vérifiez)....Il y'a d'autres exemples......Donc vous ne pouvez pas prendre quand ça vous arrange(la légitimité des promesses de sarko)...Et quand ce ne vous arrange pas(cet exemple) ou sarko sans concertation(même avec le parlement) fait le contraire de ce qu'il à promis....

Non?.

Ecrit par : alex | mardi, 25 mars 2008

Non je dis tout sans exception.....ce qui est légitime,c'est le programme pour lequel il a été élu...si des sujets n'ont pas été intégrés dans son programme,alors il faut les discuter au Parlement.....si des sujets,objet du programme ne sont pas tenus,ou divergent,alors il faut aussi les discuter...
Tous les autres sont légitimes sans compromis ni compromission !
Dans le cas que vous citez,il est évident qu'il fallait consulter le Parlement....
C'est simple !

Ecrit par : LAPORTE | mardi, 25 mars 2008

Les jeunes fument moins mais consomment plus de drogues dures

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/les-jeunes-fument-moins-mais-consomment-plus-de-drogues-dures/920/0/231949

Ecrit par : Beauté | mardi, 25 mars 2008

Ménage à l'UMP : il reste encore la bande à Alduy.
le dernier repére de la fraude électorale, est à l'UMP. Triste constat et pas un mot du patron de ce blog.

Ecrit par : Jérémy | mardi, 25 mars 2008

Alors on est d'accord Laporte,


Je reconnais(en tant que démocrate et bien que je n'ai pas vôté pour) que sarko est légitime sur tous ce qu'il à promis avant la campagne.....Et qu'il est donc normal qu'il fasse ce qu'il à dit(le contraire serait anormal).....Mais là c'est à la droite de tenir bon.....On va pas non plus à gauche supplié qu'il applique des réformes que pour certaines nous déssaprouvons.....Mais c'est à la droite de tenir bon.

Ecrit par : alex | mercredi, 26 mars 2008

Légitimité et déligitimité

Monsieur Sarkozy est légitime sur tout ce qu'il a promis, et qui apparemment, aurait été GLOBALEMENT (et non totalement) accepté. Autrement dit, les GRANDES LIGNES de sa politique sont acceptées.

Mais...En Démocratie, le Président de la République n'est pas le seul ELU légitime.

Il y a en effet, dans notre pays, un organe qui s'appelle l'Assemblée Nationale et le Sénat, qui NATIONALEMENT peut agir, puisque les Français ont voté pour des ELUS chargés non de représenter une CIRCONSCRIPTION, mais la FRANCE dans son entier. Leur légitimité n'est ni plus grande, ni plus petite, que celle du Président.
A cet égard, et parce que j'entends beaucoup d'élus de l'UMP, à commencer par le 1er Ministre le dire, la MAJORITE n'est pas plus LEGITIME que l'OPPOSITION. Chaque ELU a autant de légitimité qu'un autre.
Il serait donc bon d'arrêter de dire que parce que la "droite" a "gagné" les LEGISLATIVES (en ayant plus de siège que la "gauche") les élus issus des LEGISLATIVES, et venant de "gauche" n'auraient pas le droit de considérer AUSSI légitimes les propositions pour lesquels ils ont été élus, que celles qui ont fait "gagné" des sièges aux élus "de droite".

Je précise cela, car j'ai entendu Monsieur Fillon expliquer que le fait que la "gauche", au niveau local, a obtenu plus de sièges, que la "droite", ne remettrait pas en cause le programme LOCAL de la France, parce que Nicolas Sarkozy aurait été élu en juin dernier. Une élection NATIONALE n'a ni plus ni moins de LEGITIMITE qu'une élection LOCALE. Quant à la MAJORITE elle n'est pas là pour mettre en oeuvre le PROGRAMME DU PRESIDENT, mais bien pour mettre en oeuvre le PROGRAMME LEGISLATIF (oui il existe) de l'UMP et du NC, qui pour proches du programme PRESIDENTIEL, n'en est pas pour autant la COPIE.

Monsieur Sarkozy a été élu GLOBALEMENT sur un programme présidentiel qui a réuni 30% de Français proches à 90% de ses propositions, et 23% qui GLOBALEMENT adhérait à son programme, c'est à dire qui en comparant le programme de NS et celle de SR, ont fait un choix de "MOINS PIRE". En tant que Président, Monsieur Sarkozy doit tenir compte de cet élément.

Car même si, et c'est valable pour la MAJORITE, les Français respectent scrupuleusement le choix des urnes (ce qui n'est pas toujours le cas des politiques), il faut se souvenir que pour REFORMER la France, et pour être SOUTENU par les Français, il faut convaincre au moins 60% d'entre eux, à une idée. Et cette "idée" doit être CONSULTABLE, doit être DEBATTUE, car le Président, comme la MAJORITE, doivent être respectueux de TOUS les Français, y compris de ceux qui n'ont pas voté pour eux, et dans cette perspective, les élus de l'OPPOSITION doivent pouvoir s'exprimer. Pour une raison simple : si le débat ne se fait pas AU SEIN DES INSTITUTIONS, le "débat" finit dans la rue. Et parce que les Français sont conscients que le débat n'a pu se faire AU SEIN DES INSTITUTIONS (ce qui est le minimum de la Démocratie de base) ils sont portés à SOUTENIR des citoyens dont le vote a été bafoué...Puisque ses élus n'ont pas eu la possibilité de s'exprimer.

Je crois sincèrement que les élus UMP ont un problème (qui est inhérent à toutes les "majorités" de gauche comme de droite) : ils confondent le programme pour lequel ILS ONT ETE ELU, avec celui du Président. La "majorité" n'est pas là pour défendre les idées du PRESIDENT, mais les SIENNES propres.

La faute en revient en partie à NS qui à de nombreuses reprises à exhorter les parlementaires à le "protéger" alors que ce n'est pas le rôle dévolu à une "majorité" (c'est au Premier Ministre, au Ministre, aux membres de l'exécutif de le faire). L'inverse a t il d'ailleurs été demandé? Non. NS n'a jamais pris position pour dire aux Français "je comprends vos désillusions. Mais c'est ma faute. Non celles de mon parti, non celle des parlementaires, non celle des candidats aux municipales".

Pour autant, le Président n'est pas le seul coupable. A bien des égards, les parlementaires parlent du programme PRESIDENTIEL, et non du programme LEGISLATIF de l'UMP. C'est une attitude dont les conséquences se voient immédiatement.

Premièrement, la légitmité du programme présidentiel est portée par le Président, et par nul autre. Une élection permet d'élire une personne, non un groupe, ni même un couple. C'est une règle démocratique. La France est une République, non une Monarchie. Les élus ont semblé oublier cela, lorsqu'ils ont défendu l'action de Mme Sarkozy 1 à l'étranger. Si libérer des infirmières est louable, si le "coeur" sincère de Mme Sarkozy 1 explique cette conduite, il n'en demeure pas moins que les élus, en tant que CITOYENS, et EXEMPLES pour les Français, auraient dû condamné cette action, pas forcément en public, mais respecter leur programme, qui est fondé sur le postulat que leur légitimité est obtenue (mais non acquise) sur la REPRESENTATION dont ils font preuve, et que seule l'élection leur permet d'approcher.

Deuxièmement, se faire les défenseurs du programme PRESIDENTIEL, et non du programme LEGISLATIF, tend à lier le DESTIN politique, des parlementaires à celle du Président, et inversement. Si tout va bien pour le Président, tout va bien pour la "majorité". Mais quand les nuages se profilent, que fait on? Je pense sincèrement qu'il conviendrait de "séparer" le Président du parti dans un premier temps (car cela associé directement l'UMP et le Président, et donne lieu à une inertie de la pensée au sein du parti, et empêche le président de se "présidentialiser".) et du Parlement dans un deuxième temps (Nous avons un Ministre chargée de relation entre le gouvernement et le Parlement, et un Premier Ministre : ils sont les "ponts" entre les deux formations. Le Président ne doit pas "mêler" sa politique, à celle du Parlement, et inversement. Ce qui ne veut pas dire qu'un travail "en amont" ne puisse pas être faits sur les propositions de loi. Simplement, c'est la charge du Premier Ministre, et du Ministre des "relations" entre Exécutif et Législatif...Non celle du Président)

Troisièmement, je suis persuadé que les "diners" à l'Elysée, en compagnie des parlementaires UMP (exclusivement) sont, sur le long terme dévasteurs. On ne le dira jamais assez, mais le Président doit être AU DESSUS des partis...Non A COTE des partis. En tant que Président, il est déjà soupçonné de "favoritisme" à l'égard de sa formation politique d'origine (cf : la "queue" des parlementaires UMP, attendant chacun à leur tour de rencontrer le Président, pour obtenir "des garanties" que la loi pour un meilleur fonctionnement de la Justice (élimination des tribunaux "inutiles") serait faite partialement (privilège pour les tribunaux sur les circonscriptions "de droite"), faut il nécessairement qu'il continue à donner le bâton pour se faire battre?
Pour les parlementaires, c'est aussi profondément pénalisants. D'abord, parce que les citoyens n'ont pas l'impression que les élus travaillent pour eux...Mais au contraire CONTRE EUX. Pour les Français, le Parlement est une "chambre d'enregistrement". C'est souvent le cas, il faut bien le dire, mais les parlementaires UMP, non contents d'accentuer l'image déplorable du Parlement...Tendent à rabaisser leur propre légitimité ! En jouant auprès du Président aux "courtisans" alors que leur rôle, encore une fois, est de défendre LEUR programme électoral, non de se mettre en conformité avec les ORDRES de l'Elysée. C'est pourquoi, beaucoup de citoyens, ont très mal pris le rapport Attali, le pacte de civilisation, ou la "société des experts", qui en toute logique, ne peut être approuvé par les parlementaires...Sauf à considérer que le verdict populaire, s'appuyant sur un programme LEGISLATIF pour lequel ils ont été élus, ne vaut rien. Laisser entendre une telle chose, c'est évidemment fragiliser la Démocratie, la République.

Pour ce qui est de "l'affaire de Perpignan" je pense sincèrement que l'UMP devrait enlever son soutien au maire, le temps de l'enquête administrative. Ou tout au moins, le convaincre de procéder à une nouvelle élection. Monsieur Alduy, innocent ou coupable, n'a pas l'air de s'en rendre compte, mais il fait tout pour que son élection passe pour être truquée, et qu'il soit complice de cette tromperie.

En effet, le bon sens veut, dans un pays démocratique, que les élus obtiennent un mandat, par le biais d'une élection "reconnue par tous comme honnête". Dès lors que Monsieur Alduy semble craindre un nouveau vote, seul moyen pour redonner du lustre à son élection, en le "blanchissant" d'une certaine manière, des actes qu'on lui reproche, à lui et ses "amis", il endosse, idéalement, le costume du coupable.

Egalement, Monsieur Alduy, doit être un personnage rassembleur. C'est le rôle dévolu à chaque élu, et ce n'est pas pour rien si chaque Président dit "travailler pour la France", et chaque maire pour la ville dont il est l'élu (et non pas seulement pour ceux qui ont voté pour lui) Les soupçons quant à sa légitimité vont obligatoirement contraindre les habitants de Perpignan à se séparer en deux groupes : ceux qui croient aveuglément en son innocence, les autres. Perpignan ne peut que souffrir de la situation.

Ecrit par : arnaud | mercredi, 26 mars 2008

Comparaison de NS et de VGE sur le blog de Monsieur Chirac : j'invite Monsieur Devedjian à lire les propos de Monsieur Chirac, qui ne sont pas toujours visionnaires, sur de nombreux domaines, mais vu tout de même, que ledit Chirac est un "animal politique" qui connait bien le pays, c'est toujours intéressant à lire (même si je ne suis pas Chiraclatre, comme certains sont sarkolatres)

"Sarkozy n'est pas Giscard. Mais tous deux se veulent modernes. Jusqu'à outrance parfois, malheureusement.

VGE fut positivement moderne avec la loi sur l'IVG magnifiquement porté par la formidable Simone Veil.
Il fut négativement "moderne" en exagérant : inviter des éboueurs maliens au petit déjeuner de l'Elysée (en prenant soin de convoquer lesmédias), en ralentissant le rythme de la Marseillaise...
Il ne fut pas assez moderne là où il n'a pas voulu abroger tout de suite la peine de mort (jugeant bon de le faire dans un 2nd mandat, persuadé qu'il restera 14 ans), là où il imposa un style monarchique.

Sarkozy est positivement moderne lorsqu'il met de la fraicheur dans la politique (et par conséquent tue le FN, et permet un taux de participation de + de 80% aux présidentielles), lorsqu'il lance maintes réformes nécessaires.
Il est en revanche "négativement moderne", lorsqu'il fait des dérapages verbaux, lorsque la vie privée prend le pas sur le reste... Certes, il est jeune, certes, les médias aiment se délecter de ce genre d'informations et aiment paraître comme innocents. on le sait, ça a toujours été le cas. Cependant, cela n'empêche pas davantage de retenu, de discretion. Et ce n'est pas impossible. Il faut aussi présenter plus de détachement vis-à-vis de la chose médiatique (son obsession des sondages en est un exemple).
Moi, je ne crois pas aux sondages (essentiellement depuis 95), et je ne lis pas les journaux. Il y avait une limite entre vie privée et vie publique. Pudeur oblige. Façons de se protéger, façons de laisser un minimum de prises aux vautours.

Une situation politique semblable à l'époque peut risquer de surgir.
J'avais de l'admiration pour Giscard, son aura, son intelligence. Mais il fut méprisant, considérant le rôle de 1er Ministre, très jeune 1er Ministre que j'étais, comme celui d'un simple "collaborateur" (mais cela ne rappelle t il pas quelque chose?), "subordonné". Il n'écoutait que Poniatowski, "gros cul" comme on l'appellait... ah! qu'est-ce qu'il faisait péter l'emmerdomètre celui-la!

Au départ, ce fut la vraie lune de miel. Petit à petit, les relations se dégradèrent...
Il "oubli" de me serrer la main à un Conseil des Ministres ; m'invite à Brégançon où il étale son goût au style royal, s'asseyant dans un haut fauteuil, laissant à Bernadette et moi des chaises...
Excédé, je démissionne en 1976. Alors que VGE m'avait en réalité essentiellement pris en pensant que je lui rapporterais le parti gaulliste sur un plateau doré, je m'empare du parti, qui deviendra le RPR. Aux municipales de 77, il décide que désormais, Paris devra avoir un maire et lance son candidat, persuadé que personne n'osera s'y opposé. (Mais voyons, on dirait ce qui s'est passé à Neuilly ! Un beau "parachutage"!)Je me présente et suis élu. un camouflet pour le Président !
En 1981, il est candidat, moi aussi...Mitterrand est élu.

Et aujourd'hui, qu'est-ce que j'observe ?
Les relations entre l'Elysée et Matignon ne sont pas au beau fixe.
Certes, le 1er Ministre, qui compte "2 crises violentes" avec le Président depuis mai, ne veut rien dévoiler publiquement. Cette relation qui paraissait idyllique, fraternelle, l'an dernier, paraît déjà aujourd'hui comme une relation purement politique.
Je lis dans l'Express : "Le problème n'est d'ailleurs pas de nature personnelle, même si l'agacement croît à l'Elysée comme à Matignon. Il est, d'une certaine manière, plus grave : le chef de l'Etat et le 1er Ministre peinent à travailler ensemble." Fillon évoque la chose en privé : "Mes relations avec Nicolas Sarkozy sont conviviales. Seulement, voilà : chaque fois que je veux entrer dans une discussion approfondie, je n'ai plus l'impression d'avoir quelqu'un en face de moi".

De mon temps, c'était Ponia qui agaçait, désormais ce sont Guaino et Guéant qui ne savent pas tenir leurs places.

Alors je dis, attention! Si les 2 partis doivent se déchirer, cela pourrait être fatal à la droite. Attention à ce que l'histoire ne se répète pas..."

Cassandre Chirac n'a pas forcément raison, mais comme on dit "écoutons les présages. On ne dira qu'ils étaient faux, que lorsqu'on les aura rendu faux"

Ecrit par : arnaud | mercredi, 26 mars 2008

Personnelement,

Je ne vois pas le tribunal administratif faire autrement qu'annuler l'election du maire de perpignan.....Car il y'a eu des fraudes massives(et pas seulement les chaussettes)....La question ai est ce que le maire était au courant????Peu importe l'election s'étant passé de justesse ...Il est normal de refaire une election.....A droite comme à gauche si on est démocrate on ne peut que m'approuvé.

Ecrit par : alex | mercredi, 26 mars 2008

Les élections ne servent plus à rien désormais, c'est comme les sportifs qui se dopent. On a le choix qu'entre la corruption, les fraudes et les mensonges. On n'est meme plus sur que les élections sont bonnes. Si cela se trouve, il y a des fraudes tout le temps, mais on ne fait pas attention. Si on peut contester les votes locaux, bientot on pourra contester les votes nationaux. Qui nous dit que notre président aurait dû etre NS ?

Ecrit par : Diamant | mercredi, 26 mars 2008

Je ne sais pas si Monsieur Alduy est innocent ou coupable pour CETTE élection. En revanche, il semble que pour les précédentes, des fraudes électorales aient été faites, selon les propos receuillis par le journal Le Monde.

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/03/25/perpignan-des-elections-a-la-chaussette_1027109_0.html

Ce qui est certain, c'est que la conduite du maire UMP (qui soit dit en passant, de part son "étiquette" politique, va porter du tort à l'UMP) de Perpigan, ne plaide pas pour son innocence.

Pour simplement parler quelques instants du Tibet, Monsieur Devedjian, pourriez vous, éventuellement, demander à Monsieur Kouchner de demander quelques explications à notre ambassadeur en Chine?

On peut en effet lire, sur le site de l'ambassade de France, en Chine, que celle ci s'extasie de la "liberté d'expression" consentie par le gouvernement chinois, sur les événements survenus en Grèce, et à Lhassa ! De deux choses l'une :

--soit l'ambassadeur de France, en Chine, ou l'un de ses collègues, n'a pas regarder les informations chinoises (qui ne relatent pas un brin, les événements en question, mais font de la propagande, osant faire passer le Dalai lama pour la "tête" d'un complot anti Chine ! (C'est aussi crédible que voir en Jésus Christ un dangereux "émeutier" contre le pouvoir romain !) et comparé avec les informations "occidentales" (style BBC, CNN, "France monde", etc.) ou françaises (en se rendant sur les sites Internet de nos chaines) et parle de ce qu'il ne connait pas...Dans le but de "flatter" les autorités chinoises

--soit c'est le quai qui lui a dit d'agir ainsi...Mais alors, dans ce cas il faut estimer que la Chine n'est pas une dictature, ce qu'elle est pourtant, et que la "liberté d'expression" dont s'extasie notre ambassade ! correspond à la "censure" qu'un certain Peuple français n'admis pas en 1848.

Ecrit par : arnaud | mercredi, 26 mars 2008

Tu as raison, Arnaud, sur la chine. Dans tous les cas, Sarkozy a les pieds et poings liés dans cette affaire.
Il a fait du business avec la chine, et il ne peut, selon sa philosophie, se mettre à dos les différents grands groupes pour lesquels il fait le VRP avec le président chinois.

Sa réponse à un journaliste :" je n'exclus rien" est très habile, car elle ne l'engage en rien tout en faisant croire qu'il s'interesse au problème des droits de l'homme, thème qu'il avait utlisé pendant la campagne présidentielle, avec des trémolos dans la voix.

Elle est bien loin, la campagne présidentielle et les promesses la main sur le coeur.

Ecrit par : Bernard | jeudi, 27 mars 2008

Concernant la Chine le problème est le suivant...

Ne rien faire serait du cynisme.....En faire trop ce serait suicidaire ...La Chine dépassera les usa en terme de croissance vers 2050.....De plus on ne fait pas une politique qu'avec les droits de l'homme(d'ailleur les glucksmann et kouchner sarkozyste reconverti ont mis de l'eau dans leurs vins)....

Donc que faire qui soit cependant autre que du symbolique......L'idée du boycot à presque toujours échoué....Sauf dans trois cas précis....

Quand cela venait de l'intérieur du pays....Ex de ghandi qui à été écouté dans ses boycots en Inde contre les anglais....Ou luther king parfois dans l'appel au boycot écouté par les noirs dans les bus discréminatoires.....

Et enfin en afrique du sud ou les blancs de la classe moyenne ou aisé ont été gené par l'apartheid et ont encouragé le pt de klerc aux réformes.....

Mais en revanche les autres boycots ont toujours échoué(et ont parfois été dramatique)....Dramatique en irak(ou il y'a eu des centaines de milliers de jeunes irakiens qui en sont morts).....Echec a Cuba, en lybie, en Syrie, en urss en 1980 pour les jeux olympiques(qui ont d'ailleur repliqué par un boycot des jeux olympiques à los angeles)....

Bref ce n'est pas simple.....Il faut en tout cas ne pas rien faire car le cynisme c'est pire que tous......Il faut essayer de trouver une solution européenne(voir mieux mondiale si on peut)......Il faut essayer de concilier pragmatisme et sens morale....

Ecrit par : alex | jeudi, 27 mars 2008

Je suis d'accord avec vous, "alex", la question "faut il boycotter" ou non les jeux, n'est pas simple.

--Premièrement, nous avons des intérêts économiques avec la Chine
--Deuxièmement, nous avons besoin de la Chine sur plusieurs dossiers, comme le Darfour ou le Liban

Pour autant, il serait bon que les "politiques" se rappellent que :

1) Notre commerce extérieur est déjà déficitaire. Et il l'est, non pas à cause de la concurrence chinoise, mais parce que nous sommes incapables de bien "vendre" à l'étranger nos produits, et quand je dis "à l'étranger" c'est d'abord en Europe au sein de l'UE, puisque au moins 70% de nos échanges se font avec nos partenaires européens. Expliquer, par conséquent, que faire moins de "zèle" auprès des autorités chinoises c'est donc du n'importe quoi, puisque nos intérêts économiques sont plus dirigés vers les USA et surtout l'UE. La Chine devant représenter à peine 2% de nos échanges.

2) Il n'y a pas de choix à faire entre la "real politic" et la défense des valeurs HUMAINES, puisque, et le voit très bien, l'Allemagne, l'Angleterre, ou encore l'Espagne, qui ont beaucoup plus d'intérêts économiques en Chine...Ne cède pas (par ex en disant que Taiwan appartient à la Chine!) sur les valeurs HUMAINES. Angela Merkel a dénoncé fermement les attaques de Lhassa. Les autorités chinoises ne sont pas, pour l'heure, susceptibles de se passer de la technologie allemande. Et si l'on voulait bien ouvrir les yeux, c'est également le cas concernant notre France, dans différents domaines technologiques. Si "Angela" est capable de dire ses quatre vérités aux chinois...Pourquoi pas la PATRIE DES DROITS DE L'HOMME?

3) La Chine est une grande puissance culturelle, un pays moteur de la mondialisation, une place financière importante. Mais la Chine n'en demeure pas moins, pour autant, une DICTATURE ! Dès lors, appeler les autorités chinoises à de la "retenue" c'est CAUTIONNER le régime chinois, dans ce qu'il a d'arbitraire, de dangereux pour nos DEMOCRATIES, et considérer que l'argent râchète tout...Ce qui, pour une zone européenne, qui prétend "s'inspirer de l'héritage chrétien" est tout de même paradoxal ! A moins de considérer Jésus Christ comme le VRP du CAC 40. Quand j'entends qu'on argumente sur la "grande puissance économique" de la Chine, pour mieux cacher les horreurs du régime politique du même pays, je me demande si on ne marche pas sur la tête. Surtout quand j'entends, lors des municipales, des candidats UMP qui appelaient à ne pas voter pour les communistes, car le PC, à une certaine période de l'Histoire, avait fait silence des agissements d'une certaine URSS. En quoi, dans cette situation, sommes nous mieux? Je me demande aussi, ce qu'il serait arrivé, si au lieu de SECOURIR l'Europe, en 1944, les USA s'étaient dits "le III Reich est une grande puissance économique. Il s'agit d'une dictature, certes, mais que pouvons nous faire? Ha, çà y est, j'ai trouvé ! Messieurs les nazis, s'il vous plait, quand vous gazez des gens, veuillez, je vous prie, y aller avec "retenue"! Et quand il s'agit de fusiller quelques "rebelles", afin de ne pas déranger les "honnêtes" gens, nous vous proposons des "silencieux" au lieu du fusil qui fait vraiment trop de bruit !'

Que pouvons nous faire? A entendre certains politiques, la réponse est "rien" ! Bonne gens, fermez les yeux ! Ici on égorge, mais on ne voit rien.

Cela laisse à penser que :

--soit les "politiques" tremblent de peur devant "l'empire chinois" comme jadis, les "élites" au lieu de se battre, et de s'unir, vendirent la Nation sur laquelle ils devaient veuiller ! Bref, c'est le raisonnement "Laval" : "Maréchal, la France doit collaborer. Nous devons être du coté des vainqueurs". Et pourtant, nous avons les moyens de DISSUASION à notre portée. Comme en 1940. Mais veut on les utiliser? Entre se battre courageusement (ce qui nécessite des efforts) et faire preuve d'un "lâche soulagement", quel choix adopter?

--soit, en France tout au moins, il y a un aveuglement général des "politiques" qui visiblement ignore que notre pays s'appelle la FRANCE, et que nous faisons partie d'un espace économique et politique nommé l'Union Européenne.

Quels sont les moyens à notre disposition? Autrement dit, quelles sont nos forces :

--Premièrement, notre pays a les yeux du monde braqué sur lui, quand la question des "droits de l'Homme" s'impose. Le symbole mondial de la Liberté, et des Droits de l'Homme, a pour nom, la France. Nous avons, de part notre Histoire, et cela date des capétiens, un positionnement "atypique" sur la scène internationale, car notre pays, en dépit de sa petit taille, à l'aune des autres pays, a une force morale, et politique, très importante. La France est "écoutée" dans le monde. Et elle ne s'aligne pas sur les "puissants". La France est la France, et en conséquence, elle a la "franchise" qui sied à un pays qui a un poids politique, sur la scène internationale, énorme, si l'on se base sur le poids démographique que nous représentons.

--Deuxièmement, la France appartient à un espace géopoltique, nommé l'UE, qui se trouve être la première place économique au monde. Si l'UE est un nain politique, la France, l'Angleterre, l'Allemagne, lui apporte une "densité" politique très forte, parce que nous siègons à l'ONU, à l'OTAN, au FMI, à l'OMC, et dans diverses organisations du même genre, qui sont internationalement reconnues.

--Troisièmement, nous avons un "reseau" de pays "amis" qui ont créé des liens très forts, au fil des siècles, avec notre pays. Nous ne sommes donc pas isolés dans nos "prétentions" et avons, du fait de ces relations amicales, des moyens de pression très importants, car nous avons, au sein d'organisations internationales, un pouvoir décisionnel.

--Quatrièmement, nous prenons prochainement la présidence de l'UE. C'est à dire que c'est notre Président qui va donner une "vision" pour l'Europe, pour les six prochains mois à venir. Lors de cette présidence, notre pays va "capter" les "doléances" des autres zones économiques au monde. Autrement dit, si nous avons besoin de la Chine...La Chine a tout aussi besoin de nous, car nous allons déterminer des choix qui vont concerner pas moins de vingt sept pays. Monsieur Nicolas Sarkozy a donc tout loisir, sans jouer au chantage honteux, mais en étant ferme sur la question, de laisser entendre à la Chine, que l'UE pourrait bien revoir ses critères d'entrées des produits chinois sur le marché européen, et renforcer la législation européenne, en matière de fonds souverains, si la Chine continuait à faire preuve d'autant d'entêtement, qui agace beaucoup les Français. Il est fort probable que si Monsieur Sarkozy faisait valoir le potentiel de popularité qu'il pourrait acquérir en restreignant l'apport de produits chinois, ou en imposant les mêmes conditions de concurrence aux entreprises européennes et chinoises, ou en harmonisant les fiscalités européennes (ce qui éloignerait d'autant le "spectre" des délocalisations), et qu'il est prêt à retarder, pour le bien être de la Chine, les autorités chinoises seraient sans doute plus conciliantes.

--Monsieur Sarkozy, au cours de la campagne présidentielle, a exprimé son voeu de faire entrer, au sein du Conseil de Sécurité, de nouveaux pays. Rien ne l'empêche de revenir sur sa parole...Ou à faire pression sur lesdits pays...Qui auraient certes à coeur d'obtenir le "protectorat" de notre France. Le même, pourrait rappeler à la Chine, que la puissance économique ne suffit pas pour faire s'agenouiller la France. Et qu'à être trop téméraire, on risque de subir l'isolement international. Un certain Bush en fait actuellement les frais. Et si la France a tendu la main, c'est parce que sur le moyen long terme, elle espère que ce soutien, de l'"ami" américain, pourrait assouplir la politique monétaire de la FED (décidé par Washington) et permettre aux USA de "s'intéresser" plus sérieusement au problème écologique global. Fort du soutien de la France, à un moment difficile pour lui, Bush pourrait même "rendre l'ascenseur" à notre Président, en faisant entendre à la Chine, que les USA pourrait bien s'accomoder d'un "créancier" moins taciturne, et regarder en direction de l'Inde, de l'Europe, ou encore du Japon. Quand on sait l'importance de la dette américaine, et la pression que fait la Chine sur les USA, en leur rappelant qu'elle est la banque de l'Amérique, il est fort probable que la Chine fera plus que de la "retenue" pour garder un si bon client que l'oncle Sam.

Quelles sont nos faiblesses?

--La zizanie européenne : l'Europe est une zone économique, mais n'arrive pas à être une puissance politique. Le problème? Des intérêts divergents entre pays membres. La France a un moyen de "rassembler" tout le monde. Mais la tâche s'avère difficile. En effet, pour trouver une "harmonie" sur des sujets internationaux, l'UE a besoin d'une union sur un projet où France, Allemagne, et Angleterre, sont d'accords. Cet accord, concernant le Tibet, dépend avant tout de la "considération" que le Président aura envers ses partenaires. Et c'est là que çà se gâte. Car Nicolas Sarkozy a TOUT FAIT pour que nos partenaires européens craignent la présidence française ! D'où...Serait il envisageable d'utiliser les services de Monsieur Vedrine (plébisicité par nos partenaires !) et de convaincre le Président de ne pas se METTRE EN AVANT?

Sur le plan national, que peut on sinon faire?

--les parlementaires peuvent donner l'ex : c'est à dire qu'il y a une commission "amitié Tibet". Les parlementaires pourraient, conjointement, faire une lettre à l'adresse du Dalai lama, pour lui exprimer toute la considération de la France pour son combat. Cette lettre pourrait être rendue publique, c'est à dire médiatisée. Si possible (je ne sais pas très bien qui décide çà) des parlementaires pourraient se rendre au Tibet, acceuillir à l'AN le Dalai lama, et/ou encore fournir des visas aux moines tibétains les plus "recherchés" pour qu'ils trouvent asile en France.

--les maires pourraient, quant à eux, mettre le drapeau du Tibet au coté de celui de la France, en signe d'amitié.

--Les Présidents de l'AN et du Sénat pourraient recevoir le Dalai lama. On a bien reçu un dictateur. Pourquoi pas, pour changer, une victime de l'oppression chinoise?

--La cérémonie d'ouverture pourrait être boycottée par le Président (qui par le simple fait d'y assister, CAUTIONNERAIT les exactions commises à l'égard du Tibet ! Bref, commettrait, sensiblement, le même geste honteux que Pétain à l'égard d'Hitler) Bref, NS ferait la politique de la "chaise vide" lors de l'ouverture des JO. En signe de solidarité, la cérémonie d'ouverture ne serait pas retransmise sur les chaines du service public français.

--Les JO ne seraient pas boycotter. En revanche nos sportifs auraient droit, en tant que citoyens Français, représentants la France, d'agir en toute LIBERTE, sans consignes du Quai d'Orsay. Toute arrestation, ou menace à l'encontre d'un sportif devant OBLIGATOIREMENT conduire notre pays à se retirer de la compétition internationale que sont les JO, et qui n'a été accordée à la Chine, que sous condition d'efforts véritables et constatés concernant les droits de l'Homme.

--La délégation française comporterait Mme Rama Yade (qui contrairement à l'épisode Chine où elle était abstente devra être présente, à la droite du Président), des intellectuels français (BHL par ex), des artistes, et des écrivains (style Max Gallo) et...afin que le Président soit bien médiatisée, Mme Carla Bruni pourrait faire partie du voyage, sachant que les péripéties amoureuses de Monsieur Sarkozy amène toujours un nombre considérable de journalistes, qui dans le cas contraire, ne feraient pas l'effort de venir.

Ecrit par : arnaud | jeudi, 27 mars 2008

Malgré le long discours d'Arnaud,je ne suis pas du tout convaincu par son exposé..pas du tout !
Je ne veux pas d'abord considérer ce qui aurait pu être mais ce qui est...
Sarkozy est Président de l'UMP désigné par les militants sur un rapport de force certes,mais le concept de "rupture" qu'il a fait valoir alors et qui a été explicité ensuite dans le programme présidentiel.
A partir de là,tout le parti (à part les Chiraquiens) est parti en campagne sur ces thèmes qui sont devenus les fondammentaux du projet qui serait porté devant les français.
Il s'en est suivi une élections législatives qui a porté les mêmes thèmes déclinés selon les mêmes arguments et qui a désigné la majorité présidentielle.
Cette majorité est en place donc pour accompagner le programme présidentiel sur lequel elle a été aussi élue.Il n'y a donc pas deux majorités,il n'y a donc pas deux politiques mais une seule et même.
En face,il y a l"opposition qui fait valoir ses points de vues afin de contrarier ceux des parlementaires de droite,c'est a dire s'opposer au programme du Président.
La légitimité parlementaire n'est pas du tout en cause dans celà !
Elle doit accompagner mais aussi proposer des actions qui sont suceptibles de tenir compte des nécessaires ajustement le cas échéant comme je l'ai dit à Alex.
Nous sommes dans un régime Présidentiel,dois je vous le rappeler ?
En ce qui concerne le concept global de "légitimité" il est clair que toute personne désignée par un vote est légitime dans le cadre juridique de ses prérogatives prévues dans les statuts,conventions ou constitution.
Un Président de club de boules est légitime comme l'est le Président de la République...mais bien sûr pas avec les mêmes prérogatives !
Peur être que les discussions sur les institutions changeront les règles...ou peut être pas !

Ecrit par : LAPORTE | jeudi, 27 mars 2008

Le problème de Sarkozy est qu'il sera Président de l'Union Européenne lors des jeux de Pékin et qu'il y assistera en tant que tel.Si une majorité de pays européens est contre la cérémonie d'ouverture,alors il y aura un sérieux problème....
Sur le fond,il est clair que le Thibet profite de cet évènement pour faire valoir ses droits et que,partant,il peut aussi être considéré comme prenant prétexte pour prendre en difficulté les jeux de Pékin....c'est de bonne guerre,à part que il met aussi tous les autres pays en difficulté.
Le Dalaï Lama lui même est géné dans cette affaire car il affirme que la question de l'indépendance,pas plus que celle de l'espace culturel actuel ne sont posés.Alors que se passe t il réellement au Thibet ? qui est à la manoeuvre ?

Ecrit par : LAPORTE | jeudi, 27 mars 2008

NS n'exclu pas le boycott des jeux olympiques. Il est ouf ce mec, non ? Repondez moi.

Ecrit par : Diamant | jeudi, 27 mars 2008

Vous savez laporte et les autres,

c'est dur avec sarko d'avoir une cohérence...Sur le plan de la politique étrangère(je reviendrais plus tard sur la politique intérieure)....Mais déja sur l'internationale....


J'ai approuvé son discours en afrique du sud(ou il parlait de reviser tous les accords de défense)...Et là comme mon intuition me l'indiquait sarko à cedé à bongo en virant bocquel de la coopération......

Sur son rapprochement avec la GB ok pourquoi pas....Mais pas au prix d'un rapprochement atlantiste(et surtout une volonté sans vraiment de concertation de nos troupes en aphagnanistan)...Encore qu'à l'instant j'apprends que sarko est ouvert à une discussion....Dur à suivre...

Il n'y à pas de ligne.....On à l'impression que parfois il veut rompre avec la politique internationale disont pour simplifier "gaullomittérrando chiraquienne" mais qu'il s'y prend de façon très maladroite???

Sur les droits