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jeudi, 03 avril 2008

L'invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL

Invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL ce matin, j'ai été interviewé sur le plan d'économies que doit annoncer demain le gouvernement.
 
 

 
Peut-on parler d'un plan de rigueur ? "Tout dépend de ce qu'on met derrière ce mot, (…). Les socialistes veulent faire croire qu'on va augmenter les impôts, les cotisations sociales, les prélèvements obligatoires, ce qu'on appelle généralement un plan de rigueur (...) ça, ce n'est pas vrai, ça n'arrivera pas. L'objectif est d'essayer de gérer les dépenses de l'Etat au plus près et être plus rigoureux dans la dépense publique (…) Il s'agit de mettre fin à des dépenses inutiles et de dépenser de la manière la plus efficace, au mieux".

Commentaires

Bel usage de la pédagogie,belle démonstration de la vulgarisation.....
J'ajouterai,pour faire plus efficace,qu'un euro dépensé doit donner lieu à deux euros épargnés si l'on veut réduire la dette...
Dans un premier temps,l'objectif d'équilibre est louable....les Conseils Généraux de gauche jouerons t ils le jeu ? eux si budgétivores et peu enclins aux économies ? on peut en douter !

Ecrit par : LAPORTE | jeudi, 03 avril 2008

Monsieur Devedjian,

Le gouvernement a en main tous les élèments pour faire des économies "efficaces".
La Cour des Comptes regorge de compte-rendus croustillants.
Utilisez les et expliquez ces chiffres aux français.


1- Déjà en 2005. Où sont les enseignants ?


Education nationale : Compte rendu analytique officiel du 5/07/05.

M. Jean-Yves Chamard - Effectivement, chers collègues socialistes, la Cour des comptes démontre clairement qu'en 2004, les dépenses de l'Etat ont augmenté plus vite que les prix. Pour autant, comparée à la nôtre, votre gestion des dépenses publiques est indubitablement plus laxiste... (Protestations sur les bancs du groupe socialiste) et, pour insuffisante qu'elle reste encore, notre maîtrise de l'évolution des charges est supérieure à la vôtre. Les chiffres sont incontestables et je me tiens à votre disposition pour que nous les comparions ensemble. Dès lors, permettez-moi de trouver cocasse que les différents courants du parti socialiste nous donnent des leçons de bonne gestion... tout en continuant de s'opposer de manière systématique à toutes nos propositions de réduction des charges publiques !

Monsieur le ministre, je ne crois pas que nous tiendrons l'objectif des 3% avec les mesures que vous proposez. Ma conviction se nourrit notamment de l'évolution des effectifs de la fonction publique : alors qu'un départ à la retraite sur deux - ou sur trois - ne devait pas être compensé, vous proposez à présent qu'un départ sur douze ne le soit pas. Un sur douze ! Et certains se croient encore autorisés à demander où il faut les prendre ! Prenons l'exemple du Saint des Saints : l'éducation nationale ! Rapporteur spécial de ce budget, je trouvais désagréable d'entendre à chaque rentrée les parents d'élèves et les syndicats d'enseignants déplorer qu'il n'y ait pas assez de professeurs en face des élèves. Profitant des nouvelles possibilités offertes par la LOLF, nous avons demandé un rapport à la Cour des comptes, car nous avions le sentiment qu'existaient symétriquement des enseignants sans classe. J'ai là le rapport de la Cour et je ne manquerai pas de vous le remettre à l'issue de mon intervention.

Quelles en sont les principales conclusions ? Plus de 72 000 enseignants n'enseignent pas, 32 000 d'entre eux n'ayant aucune activité pédagogique. Il est établi qu'au moins 16 000 postes pourraient être récupérés sans difficulté. On estime en effet à au moins 2 500 les situations de surnombre disciplinaire : faute d'élèves en nombre suffisant dans leur discipline, certains professeurs n'effectuent qu'un service partiel alors qu'ils sont rémunérés pour l'équivalent d'un temps plein ; d'autre part, 4 000 enseignants - principalement d'EPS - bénéficient de décharges non statutaires, cependant que 9 500 remplaçants ne sont pas occupés à temps complet. De telles dérives sont d'autant moins acceptables qu'il existe de longue date des mécanismes pour les prévenir. Ainsi, un décret pris dans les années 1950 dispose qu'un professeur placé dans l'impossibilité d'exercer un service complet dans sa discipline doit compléter son temps de travail par des heures d'enseignement dans une discipline voisine. J'attends que le Gouvernement applique cette mesure !

2 - Efficacité : Les médias et la gauche, reine de la manipulation et du mensonge utilisent les moyens de communication pour désinformer.
Utilisez les chaînes publiques, avec une émission quotidienne, avec pour fond le drapeau français, et expliquez avec graphes et commentaires à l'appui la décadence financière de l'état, des régions, de l'Education Nationale.............
Et durant cette émission sans fioritures, faire apparaître un compteur ou la dette serai affichée, cela changerait des recommandations idiotes sur les conseils alimentaires

3 - Boîte à ultra-sons (800 euros sur le net).
On n'a pas autre chose à se mettre sous la dent ?
Je rigole, on peut télécharger ces ultras-sons sur Ipod et portable.
Parlotte pour pas grand chose, un tas d'écoliers l'ont déjà en mémorisé.
Pas de quoi en faire un fromage, bien français.

Ecrit par : Carole | jeudi, 03 avril 2008

Comme toujours, il faut revenir au sens des mots, et donc à leur définition.

Rigueur :
--Sévérité inflexible, austérité, dureté extrême. En particulier : Austérité matérielle imposée par la pénurie.
--Caractère d’exactitude, de précision, de régularité de quelque chose.

Deux sens bien distincts : le premier fait effectivement un peu froid dans le dos, même s’il s’applique en particulier à une forme d’austérité imposée par la pénurie. Et l’Etat ne roule pas sur l’or, que je sache (”les caisses sont vides”). Le deuxième sens est simplement un synonyme de bonne gestion, et est le contraire du laxisme.

Rappelons qu’une politique de rigueur, c’est :
"une politique économique consistant à donner priorité à la croissance économique de long terme, en luttant contre l’inflation et contre l’accumulation insoutenable de déficits publics."

Le terme "rigueur" est d'ailleurs utilisé, pour la première fois, par un certain...Saint Louis...Qui espère (même si ce n'est pas une priorité absolue) remplir les caisses de la France pour financer les "réformes" (le terme n'apparait que sous Charles V, à l'époque on dit les "grandes proclamations" ou les "actes" ou encore les "grandes ordonnances" du roi) pour mettre de l'ordre dans le Royaume (suite aux "enquêtes" royales, faites avant et pendant la première croisade du roi : une sorte de mise en oeuvre des "cahiers de doléances" qui n'apparaitront que sous Philippe le Bel, quand il créera les Etats Généraux) et pour financer la croisade. Autrement dit, le mot "rigueur" n'a pas le sens de "payer plus d'impot" mais au contraire le sens de "bonne ordonnance" c'est à dire que la politique de rigueur du roi est en faite une politique visant à investir sur le moyen terme (réformes judiciaires par ex par Saint Louis) et sur le long terme (en se battant pour Jérusalem, on met le Royaume (donc ses habitants) sous la protection de Dieu) Bref, le roi assure par cette politique de rigueur (qui s'opposait à une politique de "roi fainéant" faisant du mot "rigueur" l'opposé de l'oisiveté) son rôle de protecteur du Royaume (il assure à ses sujets une bonne Justice par ex), mais aussi d'intercedeur auprès du Christ (il se rend en Croisade, pour obtenir la bonté du ciel sur son Royaume)

Je pense que l'erreur commise par le gouvernement, et les parlementaires qui ont relayé l'information, c'est que l'un et les autres, ont peur des "mots". Et l'opposition en joue forcément. Car quand on a peur du mot "rigueur" au point de trouver toute sorte de synonyme (économie, sacrifice, bonne gestion, etc.) on laisse croire aux citoyens que derrière ce mot se cache, effectivement, ce que les socialistes dénoncent. A savoir des impots en plus.

A bien des égards, c'est comme l'histoire de l'ISF. Le gouvernement et les parlementaires UMP savent (et le disent souvent) que l'ISF fait partir beaucoup de monde de France, et touche des personnes qui ne sont pas toujours crésus (ex des agriculteurs, ou des propriétaires de logements immobilier) Croyez vous que, courage ! La "droite" enlève cet impot idiot? Non. Pourquoi? Parce que la droite "n'ose pas". Et c'est bien le problème. Alors on trouve des subterfuges, qui n'arrangent rien. On appelle bouclier fiscal ce que l'on voudrait appeler suppression de l'ISF. On appelle bonne gestion une politique de rigueur. On rajoute des taxes aux téléphones mobiles et aux ordinateurs, parce qu'on ne peut plus parler de TVA sociale, etc.

Si notre pays est parfois si gangrené, la raison est simple, et se vérifie toujours : la "gauche" gagne? Elle met en oeuvre son programme, sans se poser la question de son impact. La "droite" gagne? Elle fait une politique de gauche ! Autrement dit, elle "n'ose pas" enlever ce que la "gauche a mis". Ainsi en est il des 35 h, conspués par tous les membres de l'UMP, mais toujours bel et bien présent. Ainsi en est il de la question de l'immigration, ou encore de la réforme des universités. (les IUFM qui "tuent" nos professeurs (pas tous heureusement) en leur apprenant que l'élève est un "apprenant" et non un "élève" ont de beaux jours devant elles!)

En n'osant pas prononcer le mot "rigueur" qui est un mot comme un autre, qui peut même rimer avec bonheur (ainsi, par ex, personne ne se souvient de la politique de rigueur mise en oeuvre par Louis XII le "Père du Peuple" (règne particulièrement heureux, car contrairement aux autres, jamais les Français ne se plaignirent des impots ! Chose très rare !) qui apppela son peuple à l'aider à trouver de l'argent pour financer ses expéditions italiennes. Investissement...Rentable. Car Louis XII, pas idiot, ramena dans ses besaces des artistes, sculpteurs, et autres richesses italiennes, et des contrats juteux (avec les marchands de Venise) qui firent les délices des habitants notamment de Lyon (la grande foire de Lyon amenait financiers, marchands, et "investisseurs"), et surtout eu la bonne grâce de ne pas faire la guerre chez lui ! Résultat? Tout le monde venait en France profiter de la "rigueur" de Louis XII, qui était un "avare" depuis qu'il était devenu roi de France. (Il n'achetait pratiquement rien pour lui...Après Charles VIII il avait compris que le "faste" devait faire place à un peu "d'austérité" pour redresser des finances publiques qui avaient fondues entre temps) le Parlement, l'UMP, et les parlementaires se mettent une épine dans le pied. Ne pas dire le mot, c'est le rendre dangereux, en faire un objet de peur.

Dans un Etat "moderne" et de "providence", l’Etat ne produit pas de richesses : il prélève, et redistribue. La rigueur dans la gestion de notre argent n’est pas un choix, c’est un devoir pour l’Etat.

Il faut toujours faire attention aux mots qu'on utilise. Car la rigueur, n'est pas une mauvaise chose en soit. Beaucoup de monarques, à commencer par Saint Louis dont je parlais tout à l'heure, en parlait sans honte. Il s'agissait d'éviter que l'Etat fasse banqueroute (et non faillite. Un Etat - merci de le rappeler à Monsieur Fillon - ne peut être en faillite. Pour une raison simple : autour de lui gravite d'autres Etats qui n'ont pas intérêt à le voir disparaitre. D'où l'existence de structure comme le FMI par ex)

Je pense sincèrement, Monsieur Devedjian, qu'en ne prononçant pas le mot "rigueur", en niant l'existence même de ce mot, ou en faisant de ce dernier un objet de crainte, de peur, de rejet, voire de malediction (car ce n'est pas l'opposition qui symbolise négativement ce terme, en ayant peur de l'employer) le gouvernement, le Parlement, et l'UMP, aggravent les soupçons d'une politique non pas rigoureuse, mais d'une politique de "sacrifice" passant par "moins de social", "plus de sacrifices" (et cela ne signifie pas pour les Français que ce qui est lié aux impots) et moins de justice.

Je pense aussi, même si vous ne souhaitez pas l'entendre, que le gouvernement, le Parlement, le Président, et l'UMP, MONTRENT L'EX. Je sais, c'est une chose qui est difficile pour l'ensemble de vous tous. Mais c'est NECESSAIRE, autant que les réformes. Pourquoi? Parce que vous représentez une AUTORITE. En tant que telle, il vous est demandé de montrer que les sacrifices exigées ne concerne pas 99,9% de la population. Mais bien 100%.

Les Français sont prêts à consentir des efforts. A "attendre" les fruits des réformes. A faire des sacrifices.
Mais ils ne peuvent pas le faire, si "en haut" on se paye leur tête.

Je vais vous donner un simple ex. Mon amie, fait régulièrement des régimes. Pour elle, il s'agit, en quelque sorte, d'une "politique de rigueur" qu'elle fait sur son corps, pour garder la ligne. Il y a de cela plusieurs années, nous venions de commencer à vivre ensemble, elle a commencé un régime. Moi, tranquille, je continuais de manger comme d'habitude. Au bout d'une semaine, sans que je comprenne pourquoi, elle s'est mise à pleurer, à lancer en l'air sa salade, et à qutter la pièce ! Je l'ai retrouvé quelques heures plus tard, défaite, ayant visiblement pleuré. Et là, je lui ai demandé ce qui se passait. Elle m'a regardé droit dans les yeux, et m'a expliqué comme une furie que j'étais un égoiste, que je ne faisais pas attention à elle, qu'elle souhaitait être belle pour moi, que je faisais exprès de manger des choses succulentes en face d'elle, que je ne faisais rien pour l'encourager...Et pour finir...Que mon comportement l'avait fait renoncer à son régime, et depuis quelques heures elle mangeait n'importe quoi dans sa chambre.

Ce fut, je peux vous le dire, la plus grande leçon, peut être, que j'ai appris de ma vie. Que dénonçais mon amie? Mon égoisme. Je lui demandais d'être belle, mais ne faisait pas attention aux sacrifices qu'elle consentait pour me plaire. Quoi d'autre? Je la narguais. Innocemment, j'avais continué à manger normalement, mais elle, ayant changé son mode de nourriture, voyait en cette inertie de comportement, une marque de mépris, voire de rejet. Bref, je jouais à ces yeux le tentateur, qui conscient ou non de son jeu, lui offrait la pomme interdite. Elle était Eve. J'étais le serpent.
Quoi d'autre? Elle consentait à des efforts...Et moi pas. Elle faisait attention à ce que sa vue me plaise...Et moi je continuais mon bonhomme de chemin.

A l'heure actuelle, les citoyens français sont à mon sens un peu comme mon amie. Et le gouvernement, le Parlement, et le Président, eux continuent de manger devant elle.

On demande beaucoup de sacrifices aux Français, et cela de manière régulière et continuelle. Sans remerciement. Sans encouragement.

Au gouvernement, on nous dit que les caisses sont vides. Mais les mêmes caisses, soient disants vides...Payent un "espion du net" à l'Elysée, un service pour Mme Sarkozy, les cinq ans de chomage pour les parlementaires battus, ou les 170% d'augmentation du Président.
Certes, ce n'est pas "grand chose" aux yeux des "gouvernants". Mais ce "pas grand chose" compte beaucoup aux yeux des citoyens.

Pour en revenir à l'histoire avec mon amie, par la suite, dès qu'elle faisait régime, je lui parlais, lui faisais des plats "diététiques, et souvent la complimentait quand il me semblait avoir vu disparaitre un "kilo en trop". A défaut de faire constamment régime avec elle, j'avais au moins le soin de ne pas manger en sa présence, et d'entretenir mon corps, comme elle le faisait pour moi.
Et, cela peut paraitre dingue, mais les "sacrifices" demandées à elle, comme à moi, s'annulèrent dès lors.

Il faut dire que nous avons trouvé une autre manière de faire à la fois du sport...Et perdre des kilos !!!!!!

Ecrit par : arnaud | jeudi, 03 avril 2008

Vous avez été excellent.
Pour vous soutenir, article du Monde de vendredi 4 avril : "Les Allemands méritent leurs salaires, pas les Espagnols" et le journaliste explique que les Allemands ont fait de grands efforts auparavent. Il faut absolument faire ces efforts préalables aux résultats. Vite, l'indispensable TVA sociale. Comme en Allemagne.
Dommage de ,ne pas avoir fait cela aprés l'élection!!

Ecrit par : Jérémy | jeudi, 03 avril 2008

Si réformes économiques il doit y avoir, encore faudrait-il expliquer la logique.

Santé : nouvel impôt, la franchise médicale est instaurée et en contre-partie on revote les presque un milliard offert pour l'AME. Une aide médicalisée d'Etat qui chiffre à l'appui est octroyé à des voyageurs en transit.

Loi Tepa : déduction des intérêts mais en contre partie, diminution des APL. ( oui, au passage , une personne qui construit à le droit d'être bénéficiaire de l' APL).

Logement : l'Etat diminue le plafond d'entrée pour faire sortir certaines classes moyennes et l'Etat décide de construire 70 000 logements sociaux. Mais les logements privés stagnent. Tous le monde n'est pas comme le secrétaire de Mme Boutin , s'il faut déloger 350 000 locataires d'un logement social sur les 4 millions, encore faudrait-il savoir si le jeux de la chaise musicale ne va pas tourner au ridicule.

Éducation Nationale : diminution du parc des enseignants, mais depuis deux ans le nombre d'AVS en charge par les collectivités territoriales ont explosé, promesse de NS.

Emploi : refonte des contrats aidés, ils vont être diminués.

Bref, je pense que finalement arnaud est dans le vrai lorsqu'il écrit qu'il n'y a pas de corrélation entre ce que le gouvernement nous demande et la façon dont on reçoit l'information. En tout cas, trop de réformes tuent les réformes. S'il doit mettre le paquet qu'il le fasse maintenant, dans le cabinet ou je travaille, les entrepreneurs se mettent en sourdine, ils ne veulent rien entreprendre sans être certain que tout ne sera pas balayer par les nouvelles réformes. Et ceci depuis juillet 2007. Lorsqu'on ne sait pas où on va, c'est presque assuré qu'on y va pas......bye bye croissance.

Heures sup : j'aurai bien aimé avoir un rapport sur les sociétés qui en bénéficient le plus. J'ai constaté que le nombre de factures d' intérimaires a augmenté et les petites entreprises sont très frileuses. Elles s'aperçoivent que c'est une source de conflit au sein des salariés. Si jamais elles s'y mettent, les salariés refuseront que se soit exceptionnel d'où l'appel aux intérimaires. Le nombre d'entreprises dit saisonnières tributaires des commandes fait que nombreux salariés ne peuvent en bénéficier que dans la régularisation une fois dans l'année dans le plafond annuel de leurs heures.

Un salarié est venu taper un scandale au cabinet car il pensait qu'on l'avait escroquer sur ses heures sup. Depuis des années Il fait tout les mois 8 heures sup. La différence avec la défiscalisation lui à fait 22 euros. Lorsqu'on lui a expliquer que la défiscalisation ne représentait que 24 % sur ces huit heures il a trouver la mesure ridicule. Et pourtant sur douze mois ..... Le souci c'est que pour lui, comme il ne paye pas d'impôt le reste de la mesure c'est du pipo comme les 22 euros.

Pas simple tout cela, mais je pense qu'on tapisse des réformes contradictoires. Seule bonne nouvelle, c'est la volonté de vouloir diminuer notre ratio nombre de fonctionnaires en comparaison aux contribuables. Mais à l'allure où l'on va, il nous faudrait attendre 2070. D'ici là, j'aurai fertilisé mon cimetière.

Ecrit par : Maud | vendredi, 04 avril 2008

Vous avez été parfait Monsieur Devedjian, d'autant qu'exceptionnellement, vous aviez affaire à un J.M.Aphatie qui semblait avoir du mal à comprendre, lui si attaché d'habitude à la réduction des déficits.
Comme Jérémy, je vous demande à quand la TVA sociale ? En espérant que son annonce prématurée par Mr Borloo, qui a donné tout le temps à l'opposition de descendre bêtement cette mesure, ne l'a pas définitivement enterrée.
DSK lui-même y était très favorable.

Mais je vais rebondir sur les propos de Maud. Il y a des réformes difficiles à faire lorsque la croissance n'est pas au rendez-vous.
En revanche d'autres sont non seulement réalisables mais indispensables pour diminuer notre déficit et éventuellement dégager quelques marges de manoeuvre.
Les réformes d'Etat et la diminution du nombre de fonctionnaires par exemple (40% du budget de la Nation).
Il n'a fallu que trois à cinq ans à certains pays, frappés comme nous par la crise économique des années 90 et 91 pour réduire drastiquement le leur :
- 22% en Australie
- 20% en GB
- 17% aux USA
- 14% en Espagne, comme au Canada
- 7% en Italie
- 38% en Suède !!
Il s'agit là des fonctionnaires d'Etat. Le nombre des fonctionnaires territoriaux ayant également baissé, dans de moindres proportions (- 3,7% au Canada par exemple), mais la tendance est la même partout.
Et sans que la qualité du service publique n'en pâtisse...Source : l’IFRAP

Dans le même temps, nos effectifs ne cessent de croître. Entre 94 et 05 :
+ 4,5% de fonctionnaires d'Etat
+ 31% de fonctionnaires territoriaux !!

Le Rapporteur Général du budget à l'Assemblée vient de déclarer que les objectifs de ne pas remplacer 1 fonctionnaire sur 2 partant à la retraite ne seraient pas tenus en 2008 (ils ne l'ont pas été en 2007).
A ce train là, en admettant que le but fixé soit respecté à partir de 2009 (?), nous n'aurons obtenu comme résultat qu'une baisse de 4% du nombre de nos fonctionnaires en 2012 !! Au grand maximum.
Il faut non seulement accélérer sérieusement le mouvement, mais prévoir des suppressions de postes : et il n'y a aucune raison que ce soit possible partout sauf chez nous.

- La France a 83 enseignants de collège/lycée pour 1000 habitants.
L'Allemagne n'en a que 66, et la GB 60 : comparez les résultats !
- La France a 2,2 agents des impôts pour 1000 habitants, quand la GB n'en a qu'1,3 et le Canada et la Suède 1,2 !
- La France a 1987 fonctionnaires pour soutenir les exportations, quand l'Allemagne en a presque deux fois moins (1040) pour des résultats deux fois supèrieurs. Source J.Marseille/Le Point

Bref, il y a du grain à moudre selon l'expression tendance : il faut juste du courage, et redéfinir les véritables missions du service public...Mais avons-nous le choix ?

Ecrit par : Augustine | vendredi, 04 avril 2008

C'est décidé...je me mets au régime....les posts d'Arnaud aussi ! Maud peut y réfléchir !
Plus sérieusement !
Le discours d'Arnaud est bien l'exacte et aussi la triste vérité.....la droite n'assume pas,la droite à peur,la droite est frigide !
Toujours mobilisée pour répondre aux balivernes de l'opposition,qui s'acharne,comme celà est sa bonne tactique,à contrer chaque action ou déclaration,ou intention du Gouvernement,la droite est ballotée entre l'opinion,les sondages,les élections passées et à venir,les interventions intempestives,les approximations,les dérives,les choix....bref une agitation quasi permanente qui conduit,paradoxalement à l'immobilisme !
J'ai clairement annoncé dans ce blog,il y a un mois,qu'il était alors nécessaire d'avoir un plan de rigueur ! Pourquoi ?
Sauf le chomage,tous les voyants sont au rouge parce que,en plus des obstacles structurels,nous subissont les conséquences d'un environnement économique plus que difficile (même si celui ci va s'améliorer)....
Nous avons l'impérieuse nécessité de trouver RAPIDEMENT des ressources autres que celles résultant des économies de structure,qui sont indispensables mais qui n'aurons d'effet l'an prochain ou même dans deux ans.....si les décisions idoines sont prises AUJOURD'HUI.
Que va t il alors rester comme possibilités pour constituer des ressources immédiates ?
- La TVA sociale,
- Le plan Attali
- L'abandon des niches fiscales,
- Les dotations aux régions et départements,
- Accentuer la pression fiscale sur les profits exceptionnels des secteurs non
concurrentiels
- Augmenter les impôts des tranches supérieures,
- Supprimer l'ISF,
.... et aussi que l'Etat et nos dirigeants donnent un signe fort à nos concitoyens en s'appliquant eux mêmes des mesures de rigueur,visibles et de nature à redonner cette confiance qui manque aux français présentement....c'est d'ailleurs par là qu'il aurait fallu commencer...

Ecrit par : LAPORTE | vendredi, 04 avril 2008

Monsieur Devedjian, je crois sincèrement qu'il est essentiel que le gouvernement, le Président, les parlementaires, et l'UMP donnent l'ex.

Pourquoi? Parce que sinon toutes vos actions vont être entâchés d'un aspect partisan, et pire encore décrédibilisées...Ce qui vous en conviendrez n'amenera pas les Français à vous suivre.

Je sais bien qu'il est plus facile de donner des leçons, çà tous les politiques sont capables de le faire, et je le reconnais, moi même, sur la question du Tibet par ex, faute d'avoir toutes les informations en main, j'ai pu vous apparaitre comme tel, car je vous demandais pourquoi la France était incapable de rencontrer le Dalai Lama en la personne, sinon du Président, tout au moins de Monsieur Accoyer, en tant que Président de l'A.N.

Pour autant, j'ai au cours de ma carrière été à la tête d'entreprises qui allaient mal, et que (avec l'aide de mes collègues) j'ai pu redresser. Etant parent, et ayant vécu une periode sombre avec ma famille, j'ai appris aussi les privations, même si bien évidemmment elles n'ont pas été de la même ampleur que dans certains pays africains, ou encore pas si lointainement, dans des pays limitrophes du nôtre.
Ces expériences m'ont toutes appris une chose : l'exemplarité est nécessaire. On ne peut demander à autrui ce que soi même on n'est pas prêt à consentir.

Dites vous, pour imager, que lorsque "l'Etat" ne donne pas l'ex, c'est comme si vous étiez les actionnaires d'une entreprise en faillite,dont on demanderait des sacrifices aux employés, sans les exiger du patron, ou des actionnaires. Obligatoirement, les employés se mettent en grève. Et ils ont raison, car on les prend pour des esclaves !

L'Histoire est je pense la meilleure source pour des personnes qui ont des responsabilités, locales, nationales, entreprenariales, voire simplement familales. Elle nous apprend ce qui fut, et ce qu'il advint. De cette histoire, nous apprenons des leçons.

Or, Monsieur Devedjian, vous avez sans doute remarquer que notre pays, au cours de son Histoire, a vécu des hauts et des bas. Et ce qui est, d'une certaine manière, stupéfiant, c'est que sous la Monarchie, sous l'Empire, ou sous la République, les mêmes méthodes ont toujours été utilisés pour redresser le pays.

1) La France ne se relève que si le crédit de l'Etat est restauré. Bref, pour redresser la France, il faut commencer par redonner une nouvelle jeunesse à l'Etat. Le "redresser". Quand Jeanne d'Arc emmène Charles VII se faire sacrer à Reims, elle fait en effet beaucoup plus que lui offir la couronne. Car c'est le sacre qui va mettre fin au doute de légitimité qui pourrissait la situation française. S'il est bien certain que la guerre, en tant que telle, n'est pas terminée, Charles VII, par son sacre, va acquérir la légitimité nécessaire pour se présenter comme le seul et unique roi de France. Cette reconnaissance faites, ces sujets vont dès lors s'unir contre l'envahisseur anglais, et non plus rester dans la juteuse et inutile guerre des clans (Armagnacs contre Bourguignon)
Quand De Gaulle instaurera l'idée d'un Président des FRANCAIS (et non d'un clan) le but sera le même : par le suffrage universel, comme jadis le sacre, l'élu symbolisera l'union du Peuple derrière une entité légitime. En restaurant la légitimité de l'Etat, De Gaulle lancera le retour de la France.
D'ailleurs, n'est ce pas particulièrement symbolique qu'à plusieurs siècles de distance, Louis XI (fils de Charles VII) et De Gaulle répondirent la même chose à ceux qui leur demandaient de quel clan ils étaient : "je suis France".

2) Donner l'ex : si l'on observe bien le parcours de Napoléon Bonaparte, on se rend compte que son succès, pour créer les bases d'un Etat moderne, s'explique car ce dernier avait réussi à imposer le principe méritocratique. En d'autre terme, la croix d'honneur ne pouvait pas s'acquérir par les faveurs, mais par le mérite des compagnons de "l'empereur", notamment au combat. Seul problème : en fondant son empire, Napoléon oublia ce principe méritocratique, et mis sa famille sur les trones étrangers. (Il n'avait pas assez lu la Conquête des Gaules par César, sinon il aurait su que ce dernier choisissait certes des romains qui lui étaient proches, mais avant tout capables de "gouverner" les "provinces" romaines)
Pour ce qui est de la Monarchie, on observera également que l'exemple était nécessaire. Ainsi, parle t on souvent de "Versailles" comme lubie d'un roi dépensier, qui ne pensait qu'à faire la fête. Mais on oublie de dire que ce roi commandait directement ses armées (il montrait donc l'ex en allant au combat. Il n'envoyait pas ses soldats au casse pipe par plaisir !) et que si de nombreux meubles étaient construits en temps de paix, beaucoup étaient fondus en temps de guerre. Le geste le plus symbolique de la royauté étant d'envoyer sa vaisselle (d'or et d'argent) à la fonte, pour montrer que l'effort était partagé. Il n'est dès lors pas surprenant que Louis XVI fut lors de son règne assez impopulaire : non seulement il ne se battait pas (on peut imaginer sans peine que l'histoire de notre pays aurait certainement été bien changé si Louis XVI en lieu et place de la Fayette était revenu les armes à la main avec une victoire si éclatante sur la "perfide albion" que ses sujets lui auraient tout pardonné) mais pire encore il s'amusait comme un bourgeois (il réparait les serrures) A coté de cela, la reine continuait de dépenser, encore et toujours. Comment sincèrement n'aurait elle pu être impopulaire, et même pire, haie?

3) Inclure le Peuple dans la réforme. Cela n'a l'air de rien, mais si les "réformes" de Napoléon, de Charles V, ou encore de Saint Louis, furent très appréciées, c'est aussi parce qu'initallement, le Peuple avait pu y participer. A bien y regarder, on constate en effet que ce sont les "enquêtes", puis les "cahiers de doléances" qui furent la toile de fond des réformes des rois et des empereurs. Et bien que n'ayant pas les ressources modernes, il est tout aussi important de constater que les rois, comme Napoléon, avaient des "mouchards" qui étaient en fait des personnes insérées dans un environnement particulier, et qui régulièrement "testaient" les réformes auprès des sujets.
Avec la République, on constate que les réformes du Comité de la Résistance, s'inspirent directement...Des idées lancées sous la Commune ! Et que la laicité, si chère à notre coeur, ainsi que l'école pour tous, ne sont pas le fait que d'un certain Jules Ferry. L'auteur de ces idées "modernes" a pour nom Talleyrand...Qui était alors représentant du clergé ! Mais qui voyait dans la "laicité" le renouveau français. (Ce qui explique qu'il soit choisi lors de la fête de la Fédération pour créer un nouveau lien entre le souverain et les Français)

Ecrit par : arnaud | vendredi, 04 avril 2008

merci pour ce cour d'histoire du droit. Vous êtes professeur d'histoire du droit ?

Ecrit par : Diamante | vendredi, 04 avril 2008

je dis cela parce que la vérité sort de la bouche des profs... enfin surtout parce que vous parlez comme un prof.

Ecrit par : Diamant | vendredi, 04 avril 2008

L'histoire est impuissante à nos problèmes contemporains !
Aujourd'hui la France n'est quasiment plus rien ou pas grand chose...les solutions à ses problèmes ne sont plus du fait du prince ou de je ne sais quelle autorité héritée des "grands hommes" qui auront fédéré la nation autour de valeurs devenue obsolètes....et parfois même risibles pour la génération présente.
L'argent, la monnaie, les biens matériels,la jouissance,l'apparence,le futile utile,le nécessaire inutile,....bref le matérialisme transfiguré au delà de la raison est la référence de tout individu qui place son existence à ces seuls repères.Cerlui qui faillit ou qui défaillit,devient le chancre inutile et insupportable.....
Pour nos civilisations ainsi est la norme.....alors pontifier sur je ne sais quelle gloire immatérielle et passée ressort de l'ineptie et de l'inutile....
Etre utile,surtout à soi,voilà l'objectif....
Pour notre pipi quotidien,on a les JO Pékinois,les Farc et Bétancourt,la banderole du Parc,.....et bien sûr les grands classiques incontournables de la TV vomitive et excrémentielle.....
Voilà la réalité de notre peuple devenu veau par bénédiction et resté veau par conviction...

Ecrit par : LAPORTE | vendredi, 04 avril 2008

L'équation est simple :

1- La France dépense plus qu'elle ne prélève à ses administrés

2- Ses administrés sont parmi les plus imposés du Monde

3- Dans un certain nombre de pays, les administrés ne sont pas plus mal défendu- soignés- éduqués- logés- nourris

4- Conclusion, il doit bien y avoir quelques économies à faire!

Sur quelles administrations, c'est un choix de société, mais :

1- il est sûr que l'exemple doit venir de haut et que les français accepterons d'autant plus volontier de faire des efforts si leurs leaders en font eux-mêmes. D'où une nécessaire cure d'amaigrissement des dépenses de nos meaders politiques, quels qu'ils soient (sauf le maire de la petite commune rurale qui est à peine remboursé de ses frais).

2- Il est également certain que l'embauche massive de fonctionnaires depuis 1981 n'a pas amélioré les conditions de vie perçues par les français. Ce qui implique que soit l'Etat s'est occupé de choses qui ne sont pas de son ressort, soit la productivité de la fonction publique a chuté. Sans doute un mix des deux.
Par conséquent, avant de supprimer bêtement, des emplois de fonctionnaires, peut être serait il envisageable de revoir les fonctions de chacun...Et de prévoir des sanctions (ou un recours judiciaire?) qui toucherait personnellement l'élu (démission, amende personnelle, etc.) lorsque par ex un maire s'occupe des tâches du département, lui même s'occupant des tâches de la commune, doublonnée par la région, etc. (A l'examen des comptes publics, on constate en effet un nombre de doublons prodigieux ! Et personne ne fait rien!)

3- Il est vrai aussi que de nombreuses missions de l'Etat ont été transférés sur les régions. (Mais faute d'informations, les citoyens ne savent pas lesquelles) Qui est aujourd'hui capable de dire le bilan, en terme de coûts, de ces transferts. En tout cas, ce n'est pas médiatique car on n'en parle pas dans le journaux.

4- etc... etc...

Je le redis, mais tant que l'exemple ne viendra pas d'en haut,l'effort demandé aux français de base ne sera pas compris. Et les actions du gouvernement, et du Parlement, et plus généralement la "parole politique" décrédibilisée.

Quelques ex :

--J'ai appris que les Ministres discutaient au restaurant...Alors que sans doute ils ignorent qu'un cuistot s'occupe de faire des bons petits plats à Matignon...Pour eux et Monsieur Fillon !

--Même chose avec le Président...Qui non seulement fait preuve de mépris envers les cuisiniers de l'Elysée (cherement payés par le contribuable) en allant au restaurant, mais en plus double les budgets ! (Son repas, et ceux de ses nombreux - et pas toujours officiels - invités étant payés, une fois de plus, par le contribuable !)

--Dans le même genre d'idée, est on sur que la rallonge de budget de la Justice, pour financer les robes dior de Mme Dati soit primordial ! ? Et quel exemple ! D'autant que la Justice est le parent pauvre du budget de l'Etat ! Comment mieux affirmé le mépris de Mme Dati à l'égard des magistrats...D'autant qu'elle vient de leur faire subir une "réforme" qui n'est pas de leur goût...En expliquant qu'il faut rationaliser les couts? Donc moins d'argent pour la Justice, plus pour les robes de la Ministre?

--Réduire le train de vie de l'Etat, c'est s'attaquer aux dépenses somptuaires (réceptions, voyages, festivités, mobilier de luxe...) et non pas reduire les dépenses indispensables pour le fonctionnement de nos services publics et sociaux. C'est dingue que des personnes intelligentes, comme Monsieur Devedjian et d'autres, n'arrivent pas à comprendre l'effet immédiat que ce manque de discernement (commençons par casser le social, ensuite on s'occupera de baisser les préhendes! ) provoque. En clair, le message actuel du gouvernement, et du Parlement semble ne pas être "serrez nous les coudes" mais bien "s'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche"!

--Plusieurs de mes amis (fonctionnaires et non fonctionnaires) ont écrit il y a de cela plusieurs années et récemment aux différents ministères (et encore récemment) pour leur donner des pistes, simples, faciles, pour réduire les gaspillages énormes de l'administration. Pour ceux qui ont reçu des réponses, il était en clair écrit que le Ministre, toujours très bon en discours, allait, vous allez vous cela, faire le ménage ! Car bien sur, votre opinion était parfaitement prise en compte. Résultat? Rien n'a changé. Sans doute le "peuple" est il trop ignorant?

Déjà si M. estrosi remboursait les 128000 euros qu'il a dilapidé pour participer à l'anniversaire du président et que mme rachida Dati ne dépensait pas autant en frais de réprésentation, on aurrait déjà économisé 228000 euros (fois le nbre de personnes qui font pareil en France) je vous laisse calculer les économies...

Ecrit par : arnaud | vendredi, 04 avril 2008

Arnaud ,
Vous pouvez rajouter les fonctionnaires qui vont pantoufler aux Antilles avec des salaires et des retraites augmentées de 50 voire 70%.....c'est pas beau la solidarité ? sea,sex and sun !
J'ai dit qu'il fallait un signe fort donné aux français par les tenants des largesses de l'Etat....il semblerait que cette position ne soit pas entendue,et c'est pourquoi il faut la répéter sans cesse plutôt que de nous endormir avec de belles paroles.....
Ceux là même qui sont concernés vous assoment de banalité navrante du genre "ne faites pas de la démago ou du populisme"
Ben voyons !
Le populo lui attend des signes....il attend.....il attend....il attend.....

Ecrit par : LAPORTE | vendredi, 04 avril 2008

Arnaud,

Oui, retenir les leçons de l'histoire, mais pour se débarasser des erreurs passées. Uniquement dans ce sens. Maintenant il faut penser à l'avenir proche et lointain. Laissons un peu de côté l'histoire.

Monsieur Devedjian,

Aujourd'hui, good news, les réformes concernant l'état ont l'air de montrer leur nez. J'espère que ce n'est qu'un début.

Dans ces réformes, on ne parle pas de la suppression de l'ISF, dommage.
Et pourquoi une création d'un organisme d'audit des politiques publiques ?
Nous avons la Cour des Comptes. Est-ce utile ?

Alléger les services diplomatiques. Il était temps.
Un peu plus de contrôle sur les consulats, serait le bienvenu. Quand je vois à l'étranger, la propagande de l'ADFE, dans les salles d'attentes des consulats. Là, il y a du ménage à faire. D'ailleurs, il faudrait redéfinir le poste de "conseiller culturel".

La fusion DGCP et DGI, tant attendue, enfin elle arrive.


La gauche et les syndicats fustigent déjà ces mesures, en parlant de politique d'austérité.
Parfait, il serait temps qu'ils comprennent que l'état n'est pas leur sponsor privé.

Ecrit par : Carole | vendredi, 04 avril 2008

Patrick Devedjian
Deux remarques amicales:

- augmenter les impôts, les cotisations sociales? pas vrai, çà n'arrivera pas, écrivez- vous. Même si cela ne fait pas partie d'un plan immédiat, s'il vous plait, never say never! Je crois que cela sera inévitable avant longtemps.

- Alléluia! on va recruter en 2009 un fonctionnaire pour deux départs à la retraite. Nous avons eu le tort de ne pas commencer dès l'été 2007 à freiner sérieusement les recrutements et de voter un budget laxiste pour 2008. J'ai appris- et expérimenté- qu'autorisation de dépense ne veut pas dire obligation de dépense. Pourquoi un exécutif courageux ne peut-il proclamer en ce début de 2008 que les recrutements vont être cette année moins nombreux que ceux prévus au budget? ( idem pour le recours aux contractuels et autres prestations extérieures, bien sûr ).

Ecrit par : yves | samedi, 05 avril 2008

Yves,

Vu le coût de la vie en France, la TVA étant un impôt indirect, l'imposition augmente.
ex : Les éco-taxes (qui ont le dos large) impôt direct ou indirect d'après vous ?
Ne rêvons pas la fiscalité est bien présente.

Quant au budget, vous savez également qu'entre les prévisions et les réalisations, le delta peut être important. Et combien de ceux qui gèrent un budget, ne préfèrent-ils pas le dépasser, plutôt que de le voir réduit l'année d'après ?
Il ne faut pas rêver. Un exécutif courageux aurait simplement eu le courage de dire, on gèle le recrutement pour 2008.

Ecrit par : Carole | samedi, 05 avril 2008

Non Carole, ce n'est pas l'imposition qui augmente ce sont les recettes de l'Etat qui augmentent...nuance !
Yves, en effet, ce n'est pas parce que l'on dispose d'un budget que l'on est obligé de le dépenser, mais celà nos dirigeants ne le comprennent pas encore...o^plutôt ne veulent pas le comprendre...nuance
Tout est dans la nuance !

Ecrit par : LAPORTE | samedi, 05 avril 2008

Tout est dans la nuance effectivement , Laporte.

en % des recettes fiscales de l'Etat

Analyse :

en France, l’impôt indirect représente la principale source de financement de l’État ( près de 60¨% des recettes).


la TVA représente à elle seule presque 45 % des recettes fiscales.


la diminution relative de la pression fiscale sur les revenus des ménages a été compensé par un accroissement de l'impôt sur les sociétés.
De même, pour les dépenses de l’État, on distinguera :

dépenses ordinaires : dépenses de fonctionnement de l’État (paiement des fonctionnaires…)


dépenses en capital : les investissements de l’État.

Ecrit par : Carole | samedi, 05 avril 2008

15 Milliards de défiscalisation.. cadeau
maintenant ces 15 Milliards faut bien les compenser..
C'est vraiment qu'il nous prend pour des Pauv. cons..
Allez rouler, y'a plus rien à voir...

Au fait, il devrait donner l'exemple et rogner sur les salaires exorbitants et appliquer à tous ces fonctionnaires Elyséens et Matignonesques, un petit 150% de baisse, au moins pendant la période de rigueur, heu pardon d'Economie.

chiche !!!

Ecrit par : cMoi69 | samedi, 05 avril 2008

Ce qui me fait marrer c'est le "déni" et le choix d'éviter les mots...Querelle sémantique...

On veut parler de réformes plutôt que de rigueur...Alors que tous montre que la rigueur est là.....En plus idem pour la question des propos de rama yade qu'elle n'assume pas....Soit disant elle n'aurait pas prononcé le fait que le pt sarkozy impose trois conditions à sa presence.....Yade me déçoit de plus en plus....Elle n'assume jamais ses propos......Hypocrisie quand tu nous tiens.

Ecrit par : alex | dimanche, 06 avril 2008

Alex,
Ce qui ne me fait pas marrer du tout, c'est qu'une fois de plus la gauche la plus hypocrite ait réussi à dévoyer le sens d'un mot et le rendre répulsif, quand il devrait rassurer.
"Rigueur" : une gestion rigoureuse des dépenses publiques (de l'argent des Français !) n'est-elle pas le premier devoir de nos gouvernants ? Après tant de décennies de laxisme et de gabegie.

Et ce qui ne me fait pas marrer non plus, c'est que la droite tombe une fois de plus dans ce piège pourtant éculé de la simple sémantique !
Pourquoi se défendre de faire une politique de rigueur, quand il faudrait expliquer ce qu'il signifie en l'occurence : traquer toutes les dépenses inutiles de fonctionnement de l'Etat, accumulées en strates successives sans qu'aucun ménage n'ait été fait depuis de Gaulle ?

Ecrit par : Augustine | dimanche, 06 avril 2008

C'est désormais officiel !
Le Parti Socialiste à enfin compris l'économie :
"On baisse la TVA,et on augmente le nombre de fonctionnaire"
"En baissant la TVA on donne du pouvoir d'achat, et en augmentant le nombre de fonctionnaires on réduit les pertes de la sécurité sociale tout en faisant baisser le nombre de chômeurs"
La question du déficit et de la dette ? question subsidiaire sans intérêt puisque tout le monde fabrique de la dette et du déficit.Et puis nous avons à défendre notre titre de Champion du Monde du déficit et de la dette ! Alors ?
Que dites vous de çà ? y a pas qu'à droite qui zon des idées !
Adieu la rigueur !
Les posts d'Alex sont de plus en plus "shorts" il doit nous cacher une mauvaise grippe, ou une rougeole......
Rama Yade,qui est de plus en plus présente et aussi déterminée est parfaite dans son rôle qu'elle assume avec beaucoup d'intelligence....
cMoi69 le roi de la calculette n'a pas compris que 150% de baisse de salaire équivaut à payer de sa poche 50% pour travailler ! il doit être conseiller spécial du Secrétaire National en pré retraite du Social Labour (pif) en matière d'économie.....quand je vous dis que ce sont des experts...je ne me trompe pas de beaucoup, en tout cas de moins de 50% !!!!
Bof on est pas à çà près !!!

Ecrit par : LAPORTE | dimanche, 06 avril 2008

Pitié , pitié Arnaud. Faites une diéte verbale ou scripturale, mais faites court pour étre lu.

Augustine a raison, il est temps de redorer le blason de la rigueur que la gauche la plus béte du monde a bien dénaturé pour le plus grand mal de ses électeurs et de la nation. Il est temps que la droite assume ses réformes comme l' a fait Delanoé à Paris, ce qui lui a apporté une belle élection. NS avait bien démarré mais tout cela s'est perdu dans les discours conservateurs de Guénault, et de l'autre timbrée de la religion. Comment aller à l'échec aprés une fort belle élection !! quel gachis.

Ecrit par : Jérémy | dimanche, 06 avril 2008

Laporte,

je fais court ça vous gène?Sachez aussi qu'un écrivain que j'apprécie beaucoup philippe sollers...Etait le spécialiste pour dire des choses profonde en quelques mots....

Pour augustine,

vous me critiquez mais on dit un peu la même chose...Querelle sémantique....Pourquoi la droite à peur d'assumer le mot 'rigueur".....Que barre appelait autrefois "austérité" que maurois à utilisé le mot "rigueur"....L'hypocrisie maintenant c'est dire "réformes"....Les français sont pas dupes.

Ecrit par : alex | dimanche, 06 avril 2008

Alex,
Et bien vous êtes dupes, ou plutôt dupé par l'opinion répandue par les médias : en l'occurence "réformes" veut dire réformes de l'Etat.
Il s'agit d'assainir les finances publiques, de faire les réformes structurelles de fond (fusion entre Impôts et Trésor Public par ex), de supprimer la pléthore de commissions onéreuses qui ne servent à rien, de supprimer les doublons, de réduire les gaspillages en faisant des économies de fonctionnement pour l'Etat !

Il n'en a jamais été question dans les politiques de "rigueur" menées jusqu'à maintenant, celles-ci signifiant toujours "serrage de ceinture" pour les citoyens, d'où la connotation péjorative qui y est associé par les Français ! Et surtout avec Maurois...

C'est bien sur le souvenir de cette "rigueur" que joue minablement l'opposition ! Or il ne s'agit pas du tout de ça avec les réformes annoncées : c'est l'Ogre-Etat qui se serre la ceinture, pour le bien de tous, et sans nuire à l'efficacité des services publics.
Je ne vois pas où est l'hypocrisie en parlant de réformes ?? De toutes façons, en parlant "rigueur", la gauche relayée par les médias, traduiront "austérité pour les Français" : ce qui est faux.

Ecrit par : Augustine | lundi, 07 avril 2008

Respectez un peu plus les handicapés. Je serais à votre place, je ne serais pas fier. Je vous rappelle que nous sommes tous des handicapés potentiels.
Chaque handicapé devrait toucher le salaire minimum en vigueur....

Ecrit par : franck | vendredi, 11 avril 2008