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samedi, 19 avril 2008
Hommage à Aimé Césaire
« Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte... Et si je ne sais que parler, c'est pour vous que je parlerai». Et je lui dirais encore :
« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. »
Et venant je me dirais à moi-même :
« Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle, car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »
(Aimé Césaire, Cahier d'un retour au pays natal - Extraits)
Avec le Président de la République, je me rends aux obsèques nationales d'Aimé Césaire ce dimanche pour honorer celui qui a tant fait pour la dignité de chacun.
21:55 Publié dans Emotions | Lien permanent | Commentaires (128) | Envoyer cette note
vendredi, 18 avril 2008
Séquence média
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Je serai demain l'invité de Paul Amar dans son émission "Revu et Corrigé" à 19h sur France 5 (rediffusion dimanche à 13h15). Pour regarder l'émission
Lundi à 18h30, je serai l'invité de Jérôme d'Orville sur Europe 1 pour une émission spéciale sur «un an de Présidence de Nicolas Sarkozy».
Bon week-end à tous!
17:00 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
dimanche, 13 avril 2008
Réformer avec les Français
La cacophonie de cette semaine sur la carte "familles nombreuses" comme sur la loi OGM le démontre encore une fois : si l’on veut changer quelque chose, encore faut-il d’abord informer sur l’état des lieux, faire connaître l’objectif poursuivi, chercher les pistes pour y parvenir, se concerter avec les acteurs concernés, et enfin proposer aux Français une réforme, compréhensible, qui soit le résultat de tout ce travail.
Ce processus a bien fonctionné pour la réforme des retraites : les Français ont ainsi pris conscience du nouveau rapport démographique entre les actifs et les retraités ; ils ont compris la nécessité de l’évolution pour que la solidarité soit préservée et finalement ont accepté l’allongement pour tous de la durée de cotisations.
Il nous faut faire la même démarche maintenant sur les autres réformes indispensables. Sur le RSA (revenu de solidarité active), il y a déjà un vrai consensus sur l’objectif qui est d’encourager les revenus du travail durable plutôt que développer encore ceux de l’assistance. Le système actuel est mauvais : les droits connexes aux minima sociaux et la prime pour l’emploi (premier essai expérimenté de « revenu de solidarité active »), aboutissent à ce qu’un rmiste qui retrouve du travail, bénéficie la première année d’aides financières qui l’incitent certes au travail, mais au bout d’un an, ces aides s’arrêtent et le bénéficiaire redevient un « travailleur pauvre » moins rémunéré qu’un rmiste.
Nous sommes tous d’accord pour supprimer ces trappes de pauvreté et d’inactivité. Mais les dispositifs de réinsertion et d’accompagnement vers l’emploi sont multiples, contradictoires et coûteux, et génèrent parfois des effets pervers. Dans notre département des Hauts-de-Seine, il en existe plusieurs dizaines. Ils ciblent des publics spécifiques : les chômeurs de longue durée, les jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification, les non-diplômés, les femmes qui ont interrompu leur activité, les premiers emplois, mais ils laissent quand même de côté des personnes qui ne rentrent dans aucune catégorie… Les opérateurs sont divers : l’ANPE, l’Assedic, les missions locales (pour les jeunes de 16 à 25 ans), les Maisons de l’Emploi, les Espaces d’insertion, les acteurs privés missionnés par le secteur public. Tout ceci manque de lisibilité pour les citoyens, et chacun est bien conscient qu’il ne faut pas encore surajouter un nouveau dispositif sans réfléchir à l’articulation avec ce qui existe déjà.
Et il faut en informer largement les Français, avant de dépenser comme cela, "à votre bon cœur", un, deux ou trois milliards de plus ! Martin Hirsch a une véritable expertise de ces problèmes : c’est notre rôle, à l’UMP, de l’aider à faire connaître le sujet à tous pour que cette réforme ne soit pas une dépense de plus mais un vrai changement pour permettre aux plus pauvres d’intégrer durablement notre société.
20:30 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (101) | Envoyer cette note
dimanche, 06 avril 2008
Pour une communauté urbaine du Grand Paris
La nomination de Christian Blanc comme secrétaire d’état au développement de la « Région Capitale » rappelle un enjeu majeur de la politique nationale : quel est le destin de Paris dans le monde d’aujourd’hui ?
Paris est devenue une des plus petites capitales du monde en nombre d’habitants. La ville étouffe dans le corset de fer du périphérique. Elle reste cependant une ville très riche qui a accaparé les recettes fiscales économiques (la plupart des sièges sociaux y demeurent et on ne cesse d’y transformer des habitations en bureaux) sans pour autant arriver à respecter la loi SRU de solidarité urbaine puisqu’elle ne compte en 2006 que 14,3 % de logements sociaux.
Face aux grandes métropoles européennes et internationales que sont Londres, Berlin, Barcelone, Milan, Francfort…, Paris va-t-elle relever le défi du développement ou devenir une ville-musée seulement dédiée au tourisme et à la culture, avec un pourcentage de plus en plus fort d’inactifs ? L’attractivité de Paris entraînant celle de la région pour tous les investisseurs étrangers, que doivent faire tous les responsables politiques pour conforter le dynamisme intellectuel, culturel et environnemental, au sens le plus large, et recréer les conditions d’une technopole capable de séduire autant les chefs d’entreprises que les chercheurs, les artistes et les intellectuels que les jeunes ?
L’empilement administratif et sa confusion n’y aide pas, mais il ne faut pas y voir la seule raison de l’enlisement de Paris.
Les positions idéologiques de la Ville de Paris dans le dernier mandat en matière de transports et de logements ont retardé la coopération : le tramway des maréchaux (80 % des investissements transports de la Région) a encore privilégié les habitants des Paris, déjà bénéficiaires d’une offre de transports exceptionnelle et bon marché, alors que les franciliens des sept autres départements paient très cher des transports en commun bien plus rares et bien moins confortables. La politique de circulation du refus de la voiture individuelle, couplée à l’absence de construction de nouveaux parkings, et à l’engorgement des transports en commun, a rejeté les « banlieusards »de la capitale, et développé un ressentiment inutile. La commune est restée pour eux la seule administration protectrice et proche.
Pourquoi Bertrand Delanoé ne veut-il pas d’une communauté urbaine du Grand Paris ?
Paris est pratiquement la seule ville française importante qui ne se soit pas engagée dans l’intercommunalité. La loi sur l’intercommunalité (votée par la gauche en 1999, rappelons-le) prévoit précisément le processus pour l’instituer : rechercher le périmètre pertinent en concertation avec les communes limitrophes intéressées, soumettre les différentes hypothèses aux conseils municipaux et aux habitants, demander au préfet d’arbitrer. Les moyens du Grand Paris étant, comme ceux de toute intercommunalité, assurés par la taxe professionnelle unique. Tout ceci aurait pu être fait il y a déjà près de 10 ans. Mais l’actuel maire de Paris craint-il que cette communauté urbaine ne soit pas de gauche ?
Il a certes fondé une association-alibi, Paris-Métropole, qui se contente de concertation avec certaines villes riveraines et qui ne peut remplacer l’instance de décision qu’est l’intercommunalité.
Comme pour Lyon, Bordeaux, Marseille, Lille, Toulouse, les départements subsisteraient et continueraient de remplir leurs missions : 60 % en faveur de l’action sociale, et l’essentiel du reste pour la voirie et les grands équipements dépassant les moyens des seules communes ou intercommunalités.
Il est temps d’avancer pour que Paris reste une grande métropole internationale.
17:25 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (96) | Envoyer cette note
jeudi, 03 avril 2008
L'invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL
Peut-on parler d'un plan de rigueur ? "Tout dépend de ce qu'on met derrière ce mot, (…). Les socialistes veulent faire croire qu'on va augmenter les impôts, les cotisations sociales, les prélèvements obligatoires, ce qu'on appelle généralement un plan de rigueur (...) ça, ce n'est pas vrai, ça n'arrivera pas. L'objectif est d'essayer de gérer les dépenses de l'Etat au plus près et être plus rigoureux dans la dépense publique (…) Il s'agit de mettre fin à des dépenses inutiles et de dépenser de la manière la plus efficace, au mieux".
15:30 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note








