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jeudi, 08 mai 2008

La France doit être une démocratie moderne

Nos institutions donnent beaucoup trop de pouvoirs à l’exécutif, Président de la République et Gouvernement, et réduisent le rôle du Parlement : il ne peut que consentir la loi et participe fort peu à son élaboration. La Constitution de 1958 avait voulu remédier à la faiblesse dramatique de la IVème République qui avait sombré dans l’impuissance, mais l’élection du Président de la République au suffrage universel, le quinquennat, comme la constitution de majorités stables, ont changé la donne : aujourd’hui la faiblesse du Parlement isole l’exécutif face aux média et à l’obsession des sondages d’opinion.

Notre pays mérite une démocratie plus équilibrée, à l’image de tous nos voisins européens. La réforme institutionnelle est indispensable.

Que propose cette réforme pour renforcer le rôle du Parlement ?

D’abord que le Parlement puisse réellement faire la loi. Pour cela, deux points sont essentiels : il aura la maîtrise de 50 % de l’ordre du jour (aujourd’hui c’est seulement une séance par groupe et par session, la « niche » parlementaire si bien nommée, si valorisante dans son expression même !). Et c’est le texte voté en commission (au lieu du projet du gouvernement comme actuellement) qui viendra en discussion générale : le travail des commissions, si important, a enfin du sens et de l’utilité.

Ensuite le Parlement va avoir un avis à donner sur toutes les nominations importantes : les candidats retenus vont devoir exposer aux commissions parlementaires concernées comment ils entendent faire face à leur mission (compétences, objectifs, moyens…). L’UMP, avec l’accord de Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, va demander que cet avis puisse se transformer en « veto » si une majorité qualifiée s’oppose à une candidature.

Enfin, le Président de République aura moins de pouvoirs : outre les limites apportées au pouvoir de nomination, il ne pourra plus exercer que deux mandats consécutifs, son droit de grâce sera très encadré, il ne présidera plus le Conseil Supérieur de la Magistrature… Reste la question qui fait polémique de son intervention devant le Parlement : elle serait limitée à une intervention annuelle devant le Parlement réuni en Congrès, procédure solennelle et exceptionnelle, dont le législatif comme l’exécutif doivent sortir renforcés aux yeux de l’opinion.

Dernier point, auquel l’UMP s’est montrée particulièrement attentive : la suppression de l’automaticité du référendum pour toute nouvelle adhésion à l’Union européenne, ce qui semble contredire l’engagement du Président de la République à soumettre aux Français l’éventuelle adhésion de la Turquie. L ’UMP proposera un amendement, sur lequel le Président a donné un accord de principe, qui rendra le référendum obligatoire pour toute demande émanant d’un pays qui n’est pas européen.

Il est de l’intérêt de la France et de sa vie démocratique que cette réforme soit votée. Je suis persuadé que gauche et droite le comprendront. Il serait tout de même paradoxal que les parlementaires refusent d’augmenter leurs propres pouvoirs.

 

Commentaires

J'ai lu en diagonal... mais les phrases qui a retenu mon attention entre guillemets :

"son droit de grâce sera très encadré"

Je croyais qu'il n'était pas pour le droit de grace. Que meme si on est innocent alors qu'on risque la peine de mort, il ne gracierait pas.


"la suppression de l’automaticité du référendum pour toute nouvelle adhésion à l’Union européenne, ce qui semble contredire l’engagement du Président de la République à soumettre aux Français l’éventuelle adhésion de la Turquie. L ’UMP proposera un amendement, sur lequel le Président a donné un accord de principe, qui rendra le référendum obligatoire pour toute demande émanant d’un pays qui n’est pas européen."

Effectivement, il a dit qu'il serait pour un référendum. Faire le contraire serait trahir notre confiance... déjà qu'elle n'est pas tres haute en pourcentage. Pour ce qu'il reste de confiance, il ferait mieux de faire attention.


"Il est de l’intérêt de la France et de sa vie démocratique que cette réforme soit votée. Je suis persuadé que gauche et droite le comprendront. Il serait tout de même paradoxal que les parlementaires refusent d’augmenter leurs propres pouvoirs."

Oui. En fait, ce que vous voulez, c'est augmenter les pouvoirs du parlement et soi disant limiter les pouvoirs du président qui sera bientot "le president de l'europe" et du meme coup, baisser les pouvoir de la nation... pardon, du peuple. Car c'est quoi cette histoire de nous enlever les référendum.

Franchement, moi je ne vois pas de différence : que ce soit le président qui ait le monopole du pouvoir ou le parlement ou encore que le pouvoir soit partagé entre le president et le parlement ne change guère les choses. La situation estla meme puisque le peuple n'a aucun mot à dire. Bientot , tant que vous y etes, ce sera le parlement qui nommera le président. Tant qe vous y etes revenonsaussi à l'ancien régime!

Ecrit par : Diamant | jeudi, 08 mai 2008

Si au moinson pouvait encore faire confiance à ces outils de propagande eh bien là il n'y aurait rien à rediremais le probleme c'est qu'on ne peut faire confiance à ces outils de propagande qui gauche/droite ou centre sont amis dans les couloirs mais devant la caméra sont ennemis. Ces histoires d'opposition et du reste... Faut arreter la fiction... Il n'y a aucune opposition entre les deux... tous ces contes, c'est pour le cinéma. A partir de là, la démocratie n'est pas respectée donc je ne vois aucune utilité d'augmenter les pouvoirs du parlement. Si on augmente les pouvoir du parlemnt, on va finir dans un régime totalitaire où le puple n'aura plus son mot à dire. Vous parlez d'image. Vous préférez cette image d'Etat totalitaire ?

Ecrit par : Diamant | jeudi, 08 mai 2008

C'est vraiment pour meubler la conversation, ce texte.
Vous écrivez : "Enfin, le Président de République aura moins de pouvoirs : outre les limites apportées au pouvoir de nomination, il ne pourra plus exercer que deux mandats consécutifs".

çà, c'est vraiment de la rupture. Aucun, je dis bien aucun président français n'a jamais fait plus de deux mandats. Donc, RIEN ne change.

Et le reste est à l'avenant. Ce gouvernement n'a plus aucune crédibilité.
La seule rupture réussie par Sarkozy, c'est la rupture de confiance avec le peuple français. J'ai peur que toutes ces mesurettes ne soient là que pour meubler l'espace médiatique et tenter de redonner de la crédibilité à votre chef.

Mais la rupture avec le peuple français est consommée. Il va falloir être plus authentique et plus près des promesses de campagne pour regagner le coeur des français. ça va être dur, la manipulation des masses peut marcher 1 fois, rarement deux.

Ecrit par : Jacky | jeudi, 08 mai 2008

L'examen du projet de loi constitutionnelle réformant les institutions devrait commencer à l'Assemblée nationale le 20 mai. Le gouvernement espère qu'il pourra être adopté en Congrès, le 7 juillet. Voici ce que propose l'avant-projet de loi qui a été transmis au Conseil d'Etat.

Quelques observations sur les éléments dont Monsieur Devedjian a fait mention, et sur ceux...Qu'il préfère, à l'évidence, taire.

--L'article 1er indique qu'une loi précisera "les droits respectifs des partis et groupements politiques qui ont déclaré appartenir à la majorité qui soutient le gouvernement et ceux qui ne l'ont pas déclaré".

Problème : dans un pays démocratique comme le nôtre, les élus, sont censés être démis de tout mandat impératif. Or, il y a de l'impérativité, dans le fait de devoir "soutenir le gouvernement" ou non. Cette proposition tend à fracturer les élus en deux entités qui d'une certaine manière, si la première doit "soutenir le gouvernement" ne pourra donc pas, sur des sujets divers et variés apporter une tonalité différente...C'est agir avec la liberté qui sied à un élu du Peuple...Et de son coté, l'entité qui elle ne "soutiendra pas le gouvernement" sera, si je puis dire, contrainte de critiquer en permanence les projets du gouvernement...Y compris sur sur certaines questions - y compris constitutionnelles - elle adhère à plusieurs thématiques...Comme par ex l'Union Européenne.

Cet article est, et je suis désolée de le dire, un recul en arrière flagrant. En effet, les parlementaires ne sont donc plus, par cet article, des élus du peuple, n'ayant à rendre compte de leurs décisions qu'à leur souverain, c'est à dire aux citoyens...Mais les représentants d'un "camp" (et non des Français) dont le mandat est assujeti à celui du gouvernement ! Cela s'appelle les Etats Généraux.

Cet article 1 est donc en contradiction avec la forme républicaine du gouvernement...Laquelle n'est pas révisable...Selon l'article 89 alinéa 5 de la Constitution. En effet, le mandat représentatif est indispensable pour considérer que le pays est une République "tout mandat impératif est nul".
Les élus sont égaux en droit. Leurs "droits" et ceux de leur parti respectif, ne peuvent être qu'en lien direct avec le mandat qui est le leur...Et non avec un "soutien" au gouvernement. Cette proposition met fin à la séparation des pouvoirs, puisque les élus sont concrètement appelés à n'obtenir leur légitime droit qu'en se soumettant ou non au gouvernement, chargé, en quelque sorte, de leur définir de droits différenciés...Alors qu'ils sont des représentants égaux ! Rzppelons à cet effet que la Déclaration dit clairement dans son article 16 que tout régime politique dans lequel la séparation des pouvoirs, et les droits inaliénables de l'Homme ne sont pas respectés...N'a pas de Constitution.

Cette proposition, qui visait sans doute à clarifier le rôle d'une "majorité" et d'une "opposition", qui dans la réalité n'existe pas réellement aux yeux du système politique français (des élus PS votent des propositions du gouvernement, et inversement des élus UMP ont voté des propositions "socialistes" à commencer par la fin de la peine de mort) viole consciencieusement notre Constitution...Puisqu'elle met en péril la séparation des pouvoirs, et la non impérativité du mandat des élus. Que dirait on d'une proposition visant à dire que si le Président ne s'abaisse pas à accepter toutes les propositions de l'UMP...Celui ci se voit interdire, par ex, d'user de la force nucléaire?

On n'exige à aucun moment du Président qu'il ne renie ses prérogatives en cas de "majorité" inverse à son parti d'origine. Pourquoi faudrait il conditionner les droits des élus...A leur plus ou moins grand soutien au gouvernement?

Que le Président souhaite, à juste titre, rendre un peu de pouvoir aux partis qui ne sont pas le sien, c'est légitime, c'est même courageux, car cela prouve qu'il comprend la nécessité de contre pouvoir. En revanche, conditionner les droits des parlementaires à leur "asservissement" aux décisions du gouvernement...Cela s'appelle violer la Constitution.

Cette proposition ruine par ailleurs le "vote de confiance" que tout Premier Ministre demande au début de son investiture au Parlement, et qu'il peut renouveler, à diverses occasions, afin de retrouver une légitimité auprès des parlementaires. Les élus seraient dès lors tentés d'accorder leur "confiance" au Premier Ministre, non pas parce qu'ils jugent son programme juste et clair...Mais uniquement dans l'objectif d'obtenir des "droits" ! Quelle sera...Dès lors...La légitimité du Premier Ministre? Ce "vote de confiance" engage chaque élu. Avec cet article, ce ne sera plus de l'engagement, des convictions, mais uniquement de la tactique politicienne. Croit on que le retour de la République des partis soit ce qu'attende les Français? Je ne pense pas.

--EXÉCUTIF

Président de la République. Il ne peut accomplir plus de deux mandats successifs (art. 2). Certaines nominations sont soumises à l'avis d'une commission de parlementaires (art. 4). Le chef de l'Etat peut "prendre la parole devant le Parlement réuni en Congrès ou l'une ou l'autre de ses assemblées. Son allocution peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui n'est suivi d'aucun vote" (art. 7). La prorogation de l'état d'urgence au-delà de douze jours doit être autorisée par la loi (art. 14).

Gouvernement. Le nombre maximum de ministres est fixé par une loi organique (art. 3). Le gouvernement n'est plus "responsable de la défense nationale" mais "met en oeuvre les décisions prises" par le président de la République (art. 8)

Comme l'a dit NS, deux mandats c'est bien suffisant. Je suis assez d'accord avec cette proposition, même si elle me semble assez inutile, car les Français ne lassent assez vite de leur "Président" et que par définition cette fonction étant très lourde, l'élu lui même aura quelques hésitations à rempiler. Quelques inquiétudes cependant : ne faudrait il pas, pour éviter ce qui se passe en Russie, interdire qu'un Président qui aurait fait deux mandats, puissent devenir le Premier Ministre du nouveau Président? Par ailleurs, ne faudrait il pas envisager un amendement à cette règle, certifiant que - mais pour cela il faut instaurer un référendum d'initiative populaire, grand absent de la réforme - si un nombre important (à définir) de pétitionnaires réclament un référendum pour autoriser un troisième mandat à l'élu en question (et lui seul), le résultat du référendum peut autoriser l'élu à se représenter plus de deux fois? Je dis cela, car nous avons, dans notre pays, déjà testé la limitation de mandat du Président. C'était en 1848. Le mandat durait 4 ans. Et le Président ne pouvait se représenter. Sans aller jusqu'à dire que cela a déclenché le coup d'Etat de 1852, on peut en tout cas s'interroger.

Article 8 me pose aussi problème. En effet, on part ici du principe que le Président se retrouvera toujours avec une majorité fidèle à ses idées. Or l'expérience nous démontre que la "logique" constitutionnelle, s'avère fausse dans la réalité. Autrement dit, cet article vise à enlever au Premier Ministre une partie de sa prérogative constitutionnelle : "gouverner". A l'heure actuelle, cet article passe très bien, car Premier Ministre, et Président sont du même parti. Croit on en revanche, prenons cet ex, que François Hollande accepterait de "mettre en oeuvre" les directives de NS en matière de défense nationale !?
Cet article nie le phénomène de la cohabitation...Et donc le suffrage universel...Sans parler de l'essence même de la Constitution. En effet, il faut bien comprendre que Charles De Gaulle n'a pas choisi de "présider", et de confier le soin à son Premier Ministre de "gouverner" pour rien. Celui ci a parfaitement compris une chose : l'Administration doit rester sous le contrôle d'une personne responsable devant le Parlement. Pourquoi? Pour que ce dernier puisse lui demander des comptes ! Et accessoirement, pour éviter ce qui avait provoqué différents coups d'Etat dans notre pays : le soutien de l'armée.

PARLEMENT

Le Parlement "vote la loi, contrôle l'action du gouvernement et concourt à l'évaluation des politiques publiques". (dernière partie supprimée depuis. Pourquoi? What is the question !)

La représentation des collectivités territoriales au Sénat est assurée "en fonction de leur population".

Cette proposition reste très floue. Car le Sénat est censé représenter des "collectivités" et non des individus. Quant au terme "population" on ne sait s'il s'agit de "citoyens" ou bien de "population" au sens "habitant" c'est à dire Français et étrangers. Dès lors, le Sénat devrait il aussi représenter des "non citoyens"?

Les Français établis hors de France sont représentés à l'Assemblée nationale (art. 9). Les parlementaires peuvent être remplacés temporairement pendant l'exercice de fonctions gouvernementales.

Le terme "temporairement" est flou. Par ailleurs, on en revient toujours à çà, il y a un évident problème du gouvernement avec la séparation des pouvoirs. En effet, selon le texte, les élus devant Ministres pourraient, au terme de leur "mission" gouvernementale...Reprendre, comme si de rien n'était, leur mandat. Or, je suis désolée de l'apprendre aux élus...Un mandat a une durée. Il n'est pas possible de considérer qu'un élu devenant Ministre puisse reprendre après son mandat de député par ex...Car celà reviendrait à dire qu'il a "continué" à être parlementaire, le temps de son ministériat...Ce qui s'oppose bien sur à l'article 23 de la Constitution, lequel fait partie intégrante de la "forme républicaine du gouvernement" laquelle est non révisable en raison de l'article 89 alinéa 5.

Un Ministre ne pouvant, sauf à violer la Constitution, avoir une charge de parlementaire, il est donc impossible de donner la possibilité aux parlementaires devenant Ministre, même "temporairement" (ce qui d'ailleurs fait beaucoup penser au système de la IV République, si conspué par le Président en personne) de reprendre leur mandat, sans repasser par l'élection.

Les élus ne sont pas des fonctionnaires. Ils n'ont pas la possibilité d'être "remplacés" puisque leur mandat procède de l'élection. Ils ne peuvent donc pas se mettre en "disponibilité" puisque les Français choisissent des élus pour les représenter pendant cinq ans, six ans, ect...Non avec des horaires aménagés pour satisfaire l'élu en question. Les élus ne sont pas des interimaires.

Si l'on veut faire participer les parlementaires à l'action gouvernementale, il est possible de donner des "missions" à un député ou un sénateur sur une question, de faire entrer dans une commission des parlementaires, ou de mettre en place un système permettant aux élus de travailler "en amont" avec les Ministres, pour éviter de se retrouver avec des projets de loi bien loin des attentes parlementaires.

Il me semble par ailleurs parfaitement scandaleux qu'un député devenant Ministre, et pour des raisons x ou y, décident de ne plus l'être, et viennent dire à celui qui en "remplacement" fait son boulot..."pousse toi là que je m'y mette".

Redécoupage. Le redécoupage des circonscriptions et la répartition des sièges de députés et de sénateurs sont soumis à une commission indépendante (art. 10).

Indépendante?

Commissions. Le nombre de commissions permanentes de chaque assemblée est limité à 8, contre 6 actuellement (art. 18). Leurs auditions sont publiques, sauf décision contraire (art. 11).

Décision contraire...Prise par qui?

Suite des observations, dans un prochain post.

Ecrit par : ANNA | jeudi, 08 mai 2008

Très bonne synthèse Anna.

Ce qui me dérange :

"Le Parlement "vote la loi, contrôle l'action du gouvernement et concourt à l'évaluation des politiques publiques". (dernière partie supprimée depuis. Pourquoi? What is the question !) "

Effectivement cette partie a été supprimée. Why ?
Parlement et Evaluation ne feraient pas bon ménage ?
Par méconnaissance ou manque d'intérêt des institutions ?
Quelles seront les exigences du Parlement sur la production (évaluations souvent secrètes) et leurs validations ou non validations ?
Aucun contrôle d'organe indépendant ?

Yes, why ? ex : contrôler les dépenses de l'état et SURTOUT l'impact sur les générations futures devrait être impératif.

Si l'on veut être une démocratie moderne, il faut aller plus loin.
Evaluer en toute transparence, avec audit extérieur et indépendant (avocats, financiers, ingénieurs, consultants, économistes..........).
Si c'est "Evaluer comme la Cour des Comptes" sans impact réel, aucune utilité.


Monsieur Devedjian, pourquoi cette "petite partie" a-t-elle été supprimée ?

Ecrit par : Carole | jeudi, 08 mai 2008

Ces réformes me paraissent globalement bonnes, sans être très radicales, ni pour toutes très nécessaires. Mais je n'ai pas lu tout le détail ; il faudra que je le fasse.

Quoi qu'il en soit, personellement j'en viens progressivement vers quelque chose comme l'idée d'une nouvelle tripartition du pouvoir. Avec 1. un chef suprême du judiciaire et du Sénat (un Sénat qui deviendrait chambre prééminente, en disposant d'un droit de véto absolu sur les lois), désigné au suffrage direct par un collège electoral (dont émanerait aussi, au scrutin proportionnel, le Sénat) composé mettons du tiers le plus vertueux de la population (selon divers critères, tels que nationalité européenne et résidence française, absence de commission de crimes et délits, passage au moins d'une licence ou équivalent, service à l'armée, contribution économique et démographique positives, mais aussi pourquoi pas évaluation de QI, etc.). Cette personnalité - qui pourrait avoir pour titre Chancelier de France - aurait les pouvoirs du garde des sceaux actuel, du président du conseil constitutionnel actuel, pourrait dissoudre la chambre haute, et aurait à lui tout seul, aussi, droit de véto sur les lois... 2. Un chef suprême de l'exécutif - Sénéchal, quoi - élu au suffrage universel direct, tel le président aujourd'hui, mais qui perdrait le pouvoir de dissoudre l'Assemblée (comme en régime présidentiel ; il n'y aurait pas de premier ministre et pas de responsabilité du gouvernement devant l'Assemblée). Il pourrait être déposé par une majorité qualifiée des 2/3 du Congrès (sachant qu'il y aurait autant de sénateurs que de députés). 3. Le président de l'Assemblée (qui pourrait avoir pour titre Chambellan, mdr) ; Assemblée qui resterait grosso modo telle qu'aujourd'hui, en termes de mode de scrutin et de fonctionnement, mais qui - comme déjà dit - ne serait plus à la merci du président, et perdrait du pouvoir par rapport au Sénat.

Sinon, pendant ce temps, Jouyet est encore en train de faire des courbettes en Turquie ! Que Sarkozy ne profite-t'il pas de la présidence française de l'UE pour organiser la transformation du "processus d'adhésion" en "processus de partenariat", clairement et simplement (en menaçant, si les britanniques et autres refusent a priori, de mettre un terme pur et simple aux négociations actuelles avec la Turquie, ce qui est en son pouvoir ; et en le faisant le cas échéant, ce qui forcera bien la génération d'une nouvelle négociation juste pour le partenariat, de toute manière, ou alors rien) ?!
Ne pas ouvrir les chapitres impliquant forçément une adhésion n'est pas suffisant ; il faut les sortir du champ des possibles pour de bon, à l'oeil du monde.

Ecrit par : Alceste | vendredi, 09 mai 2008

Bonjour à tous,
En effet cette réforme du parlement est une avancé....La gauche peut tout toujours dire qu'elle ne vas pas assez loins sur certains domaines(ex réforme du sénat, proportionnelle, égalité temps de parole pt opposition)...Il n'empèche que moi homme de gauche je considerais comme une erreur majeur qu'elle ne vôte pas ce texte même imparfait.

Voila les choses sont clair...J'aimerai faire une digression sur sarko, je pense qu'il est incontestablement plutôt réformateur.....De gaulle l'a été dans son premier septennat(moins le deuxième) Mittérrand l'a été dans son premier septennat(pas dans le deuxième) Giscard l'à été pour la plus grande partie de son septennat(malgré des coups pas toujours heureux).....En revanche Chirac ne l' à guère été, ni pompidou(qui n'a jamais apprecié les grandes réformes gaullistes ou de chaban son premier ministre).

Mais dire qu'il fait des réformes ne veut pas dire qu'elle vont forcément dans le bon sens....Ex Giscard à fait la loi haby c'était une réforme mais était elle utile....Mittérrand à fait les nationnalisations(or celle dans le domaine bancaire) n'ont pas été une réussite c'est le moins qu'on puisse dire....Bref on peut dire que faire des réformes ne signifi pas forcément qu'elle vont dans le bons sens non?.

Sarko veut avec la Lolf, la rgpp, les audits réformer l'état providence.....Parfois je pense que ses réformes vont dans le bon sens, parfois je pense que sarko s'égare.
Mais l'histoire jugera au final dans sa grande impartialité.

Je tiens à dire que dans l'ensemble j'apprécie beaucoup les intervenants de ce blog et j'espère que nous continueront à échanger des points de vue différent et au maximum dans la cordialité.

Ecrit par : alex | vendredi, 09 mai 2008

Anna,

vous êtes intellectuellement brillante continuez!!!

Ecrit par : alex | vendredi, 09 mai 2008

Deux points essentiels à mes yeux:

Premier point:
Renforcer les pouvoirs du parlement, pourquoi pas, mais alors il faudrait qu'il représente plus l'intérêt général et moins les intérêts particuliers qu'aujourd’hui.
Je pense ici aux oppositions de députés à des réorganisations locales hospitalières, juridictionnelles, militaires, ... pour des raisons tenant à des intérêts locaux particuliers allant bien trop souvent à l'encontre de l'intérêt général. Cela pose la question des inconvénients du scrutin de circonscription qui par ailleurs présente aussi quelques avantages.
Je pense également aux pressions plus ou moins souterraines de lobbyings divers s'exerçant sur les parlementaires également au profit d'intérêts particuliers plus que généraux.

Deuxième point (essentiel):
La démagogie sans limite de certains a permis tant au niveau national que des collectivités locales des déficits perdurent tant et si bien que nous nous retrouvons avec une dette énorme, limite insupportable à un point que plusieurs générations futures vont devoir supporter, sans l'avoir aucunement choisi démocratiquement, le remboursement de dépenses courantes sociales et de pur fonctionnement d'aujourd'hui.
Alors que n'importe quel responsable d'entreprise subit normalement et à juste titre les conséquences juridiques de ses actes de gestion "anormaux", rien de pareil au niveau de nos élus. De pareils actes irresponsables devraient rendre ceux qui en sont REELLEMENT à l'origine passibles d'une cour de justice ad’ hoc, la gestion économique et financière des collectivités locales et de la nation par ses élus devant être bien plus constitutionnellement encadrée et soumise à surveillance impérative d'une sorte de "cours supérieure des comptes".
De même que les allemands s'étant brulés les doigts avec l'inflation dans les années 1920 - 1930 s'en protègent maladivement depuis; nous devons impérativement protéger notre pays du péché mignon de nos politiques depuis plus de 30 ans de faire payer aux générations futures leurs douceurs électorales présentes.
Il y aurait là réforme constitutionnelle vraiment majeure au regard de nos vrais problèmes Monsieur Devedjian !

Ecrit par : Bilou | vendredi, 09 mai 2008

Rassure-toi Bilou, on va sortir les 68ards de leurs retraites douillettes fissa, et les envoyer concurrencer les petits chinois & indiens dans des usines manufacturières, ou les vendre comme serfs à leurs chers Zambèzes ; histoire qu'ils n'ajoutent pas au ravage qu'ils ont déjà effectué de notre économie - et plus généralement de notre pays - une trentaine d'années de vacances chacun, tous frais payés sur notre dos !

Ecrit par : Alceste | vendredi, 09 mai 2008

Alceste et Bilou,

Une chose je ne suis pas du tout(mais du tout 68 ard) mais vous semblez reprendre la rhétorique de sarko sur les méfaits qu'à causé 68 dans notre économie, les moeurs, l'éducation depuis 40 ans.

Or puis je vous dire ceci la plupart des 68ard qu'ils soutiennent ou non sarko(ainsi ceux qui le soutiennent type glucksmann, kouchner, finlkierkraut, halter, bruckner) ou ceux qui ne le soutiennent pas(type coh bendit, bhl...) disent que sarko est quelqu'un qui n'aurait jamais été élu sans 68(cf "français de sang melé", "France de tante yvonne qui ne recevait pas de ministres divorcé)....Donc hypocrisie de sarko non?.

En deux vous semblez oubliez un élement qui me semble important....De 68 à 2008 la droite à quand même regné 25 ans(13 ans de 68 à 81) et entre 86/88, 93/97 et depuis 2002......

Donc il ne faudrait pas l'oublier....Vous me direz l'idéologie était une idéologie de gauche(qui à pu aussi toucher la droite) ainsi la réforme des universités d'édgard faure était dans l'esprit de 68, ainsi du regoupement familial(en 74/75 , ainsi de la loi haby.....

Bref n'oubliez pas aussi que la gauche(je pense à chevenement ou même à royal n'étaient pas spécialement 68 ard) ainsi c'est chevenement et cresson qui revalorisé l'enseignement de l'apprentissage(loi cresson juillet 91, création des bacs pros..), c'est encore des gens comme ségolène ou chevenement qui n'ont jamais nié l'importance de la sécurité.....

Bref il faudrait donc que votre discours soit un peu plus nuancé non?.

Ecrit par : alex | vendredi, 09 mai 2008

Alex,
Ou avez vous vu que je parlais de mai 68 ?
Vous mélangez 2 posts, mais le votre ne répond en rien au mien.
Ou alors, penseriez vous que la génération mai 68 est responsable de la situation actuelle ?

Ecrit par : Bilou | vendredi, 09 mai 2008

Alex,
Vous le moraliste qui défend la chèvre, le choux, et le fromage de chèvre, vous devriez applaudir des 2 mains à mes 2 propositions qui ne font que proposer de mieux défendre constitutionnellement l'intérêt général aux dépends des intérêts particuliers, ce en fonction des faiblesses de notre constitution constatées au cours de ces dernières décennies.

Ecrit par : Bilou | vendredi, 09 mai 2008

Cher Alex,

1. S'il n'y avait pas eu Mai 68, peut-être que Sarko ne serait pas président, mais peut-être aussi qu'il - comme bcp d'autres - serait un peu plus serein, dans une France un peu plus viable, solide, jeune, prospère, confiante, etc.
Aussi permet moi de ne pas tenir la métisse-pride et le divorce pour les alpha & omega de l'accomplissement humain sur terre.

2. Giscard - bien qu'il paraisse s'être relativement droitisé depuis sa présidence, et je l'en félicite - c'était le centre social-libéral, et Chirac la gauche, entre radical-socialisme et tiers-mondo-droits-de-l'hommisme. J'en suis franchement à me demander si Chirac n'était pas tout simplement une taupe marxiste-léniniste, au moins à son compte. Et c'est un ancien fervent chiraquien qui te parle.
Et n'oublions pas Mittrand, la droite capitularde (la courbe, donc), qui a notamment conservé de son pétainisme le défaitisme pour la France, et le sacrifice de la vertu à l'autel de sa carrière, jusqu'en 1995.
Quant à Sarko, il n'a pas l'air d'être vraiment qque part de propre, à ce jour.
Il relève d'une synthèse pas claire de Giscard (gesticulations médiatisées, fascination américaine, modernisme dogmatique), Mitterrand (enième trahison des serbes - je ne sais pas si c'est un sport olympique auquel on s'entraine assidument -, nombrilisme aigu, étatisme relatif) & Chirac (droit-de-l'hommisme, islamo-tiers-mondisme, réformettes), peut-être. Mais il fout le bordel et déstabilise tout le monde, tout en enclenchant des dynamiques réformatrices nécessaires, même à petits pas. C'est déjà ça.
J'espère quand même qu'il passera qques vitesses, de droite, avant la fin du mandat.
Comme je l'ai déjà dit, ici & ailleurs, ce qui me plairait c'est, entre autres, l'abolition du fonctionnariat, l'abolition des retraites par répartition, une politique radicalement nataliste à l'égard de l'indigénat européen, le rapatriement illico presto de la totalité des quelques 600 000 clandestins qui colonisent la France, l'épuration des médias étatiques ou assimilés des zélateurs bobo-gauchistes, la martialisation de la société française (service civique, civil & paramilitaire), l'institution d'écoles de l'être et d'indo-européen comme moyen d'unité linguistique & culturelle d'Europe, etc.
A ma connaissance, même ta Ségolène ne ferait pas ça, Alex.

Ecrit par : Alceste | vendredi, 09 mai 2008

Il me semble intéressant, au regard de ce texte, et de l’importance de la révision constitutionnelle, de s'interroger sur plusieurs points
:
--Que change le projet de loi, concrètement, pour les citoyens ?
--Cette révision est t elle en phase avec « l’essence même de la Constitution » c'est-à-dire ses principes, ses articles, et les droits qu’elle garantie ?
--S’agit il d’une « simple » révision, ou bien peut on voir dans cette révision une remise en cause de la V République ? Autrement dit, passons nous oui ou non en VI République ?

Le projet gouvernemental (avril 2008) : je complète un peu mon analyse

L'article 1er indique qu'une loi précisera "les droits respectifs des partis et groupements politiques qui ont déclaré appartenir à la majorité qui soutient le gouvernement et ceux qui ne l'ont pas déclaré".

Remarque : dans un régime républicain comme le nôtre, le mandat du Président de la République, comme ceux des parlementaires, sont ce qu’on appelle des mandats « nationaux », c'est-à-dire que les élus (cités) ont la mission de représenter le Peuple Français, qui dans l’ordre juridique interne, comme externe, est présenté comme le Souverain du pays, c'est-à-dire le détenteur d’une souveraineté naturelle, légitime.

Les élus du Peuple sont donc censés représenter, collectivement, ledit Peuple, et non des « électeurs » en tant que tel, non des « habitants », mais un « Souverain ». C’est d’ailleurs ce qui explique leur mandat non impératif.
En effet, chaque élu se voit reconnaître un mandat non impératif. C'est-à-dire qu’un candidat à une élection propose aux citoyens ses idées…Qu’il s’engage à défendre en cas d’élection, au nom du Peuple tout entier…Et non pas au nom d’électeurs.

L’article 1er, dans ces conditions, met en cause le mandat non impératif des élus, car il suppose qu’il y aurait deux catégories d’élus au suffrage législatif : les élus qui soutiennent le gouvernement, les élus qui ne soutiennent pas le gouvernement.

Or, un mandant n’a pas à soutenir qui que ce soit. Il est considéré comme « libre » du fait de la non impérativité de son mandat. Il n’est contraint que par les engagements qu’il a pris soin de défendre pendant sa campagne.

Cela signifie qu’un élu n’est responsable que devant son mandataire légitime : le Peuple Souverain. Il ne saurait, dès lors, être question de « récompenser » les élus qui soutiennent le gouvernement par des droits spécifiques…Puisque chaque élu, représente non pas un parti, non pas un groupe d’intérêt, mais le Peuple dans sa globalité. Les termes « majorité » et « opposition » sont utilisés dans le domaine politique, pour clarifier l’existence de groupes politiques, c'est-à-dire de partis. Mais en aucun cas, sur le plan juridique, les parlementaires soutenant le gouvernement ne sont plus légitimes que ceux ne le soutenant pas, puisque par définition l’élection place chaque élu à égalité dans la représentation du Peuple.

Cet article 1er remet en cause le principe « d’unité » du pays, puisqu’il temps à faire apparaître les parlementaires comme étant des « lobbyistes » et non comme des « représentants ». Il remet donc en cause l’article 3 de la Constitution, et l’article 6 de la Déclaration, car il sous entend qu’il y aurait une France divisée en deux, alors que les Français, lors des législatives, comme lors de la présidentielle, légitime les divergences d’opinion de leurs élus, en les faisant agir au nom du pays, de la France…Et non de deux France différente.

Ce mandat est d’ailleurs, par cet article, impératif, puisqu’il suppose que les parlementaires qui ne soutiendraient pas le gouvernement, seraient lésés de leurs droits, puisqu’il y aurait une sorte d’effet « discriminatoire », que la Constitution ne reconnaît pas. Si un maire PS a autant le droit d’agir qu’un maire UMP…Pour quelle raison les parlementaires de la « majorité » auraient ils plus de droits que ceux de « l’opposition » ?

S’ajoute à cela que cet article nie le phénomène de la cohabitation. En effet, l’article vise à octroyer des pouvoirs plus importants aux parlementaires qui « soutiennent le gouvernement » et à laisser la part congrue aux parlementaires qui ne « soutiennent pas le gouvernement ». C’est donc faire fi du suffrage des Français, car dans ces conditions, cela signifie que par ex, si l’on se retrouvait avec des parlementaires issus d’une majorité contraire à celle du Président (le gouvernement étant pris au sens large du terme : Exécutif) ceux-ci, pour obtenir leurs droits…Devraient faire en quelque sorte allégeance au Président qui défend des idées contraires aux leurs !

EXÉCUTIF

Président de la République. Il ne peut accomplir plus de deux mandats successifs (art. 2). Certaines nominations sont soumises à l'avis d'une commission de parlementaires (art. 4). Le chef de l'Etat peut "prendre la parole devant le Parlement réuni en Congrès ou l'une ou l'autre de ses assemblées. Son allocution peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui n'est suivi d'aucun vote" (art. 7). La prorogation de l'état d'urgence au-delà de douze jours doit être autorisée par la loi (art. 14).

Gouvernement. Le nombre maximum de ministres est fixé par une loi organique (art. 3). Le gouvernement n'est plus "responsable de la défense nationale" mais "met en oeuvre les décisions prises" par le président de la République (art. 8).

Remarques : l’article 2 est un article qui semble plutôt intéressant car il sous entend qu’un Président n’aura pas à faire l’effort de « durer » lors de son deuxième mandat…Mais en même temps, faute de motivation, cela ne va-t-il pas entraîner l’effet contraire…Un Président qui va non pas agir, mais se « reposer » puisqu’il n’y aura plus d’enjeux ? S’ajoute à cela que la France a déjà testé la limite du mandat. C’était en 1848. Le premier Président s’appelait Louis Napoléon Bonaparte. A la fin de son mandat, faute de pouvoir se représenter, et en dépit du désir des citoyens de le voir « rempiler », Louis Napoléon Bonaparte n’ayant pas obtenu l’autorisation de faire sauter la limite constitutionnelle, a fait ce qu’on appelle un coup d’Etat. Et si l’on regarde, par ailleurs, ce qui se passe en Russie, on constate que cette limite peut être contournée. Ne faudrait il, dès lors, pas songer à contraindre le successeur de tout Président ayant effectué deux mandats, à ne pas choisir comme Premier Ministre, son prédécesseur ?

L’article 8 est aussi intéressant, dès lors qu’il a l’ambition de clarifier le rôle du gouvernement et du Président. Là où le bât blesse, c’est qu’une fois de plus, la situation de cohabitation – même si elle semble ne pas pouvoir se reproduire en raison du quinquennat : il ne faut jamais dire jamais. Les citoyens n’étant pas des robots. D’ailleurs, la cohabitation n’était pas prévu dans la lettre de la Constitution de 58 – n’est pas prise en compte. Comment peut on en effet penser qu’un Premier Ministre socialiste pourrait « mettre en œuvre les décisions prises par le Président de la République » si le Parlement, composé majoritairement d’élus hostiles à la politique du Président, en décident autrement ? S’ajoute à cela que cet article tend à supprimer, en partie, la prérogative gouvernementale du Premier Ministre, sur les affaires extérieures de la France…Et donc, paradoxalement, à rendre constitutionnelle, le « domaine réservé » si conspuée…Pourtant…Par Nicolas Sarkozy. Etant déjà « chef des armées » le Président n’a pourtant pas besoin de l’article 8 pour assurer la légitimité. Mise à part le désir de prendre à son Premier Ministre sa mission de « gouverner » dans ce domaine, cet article semble donc assez inutile.

Ecrit par : ANNA | vendredi, 09 mai 2008

Marrant comme Alex
dans la première partie de son post semble défendre les "acquis" de 68
et à la fin exonère sa Toutentok de soixanthuitardise, comme si finalement c'était quand même une tarre !!! Très drole son inconscient !

Bilou,
Une constitution règit le fonctionnement démocratique d'un pays. En cela, une révision constitutionnelle a pour but de corriger les faiblesses constatées de celle-ci. Alors bravo Bilou, tu as mis le doigt sur les errements de ces dernières décennies: prédominance trop grande des intérêts particuliers sur l'intérêt général et élus insuffisamment mis devant les responsabilités et conséquences négatives de leur démagogie électorale. Cela va droit au but là où basiquement ça pêche, au dela des causeries de salon sans intérêt.

Ecrit par : Maïté | vendredi, 09 mai 2008

PARLEMENT

Le Parlement "vote la loi, contrôle l'action du gouvernement et concourt à l'évaluation des politiques publiques". La représentation des collectivités territoriales au Sénat est assurée "en fonction de leur population". Les Français établis hors de France sont représentés à l'Assemblée nationale (art. 9). Les parlementaires peuvent être remplacés temporairement pendant l'exercice de fonctions gouvernementales.

Redécoupage. Le redécoupage des circonscriptions et la répartition des sièges de députés et de sénateurs sont soumis à une commission indépendante (art. 10).

Commissions. Le nombre de commissions permanentes de chaque assemblée est limité à 8, contre 6 actuellement (art. 18). Leurs auditions sont publiques, sauf décision contraire (art. 11).

Séances. La discussion des projets de loi en séance porte sur le texte adopté en commission et non plus sur le texte transmis par le gouvernement. Elle ne peut intervenir qu'après un délai d'un mois suivant le dépôt du texte, quinze jours en cas de déclaration d'urgence (art. 17 et 21).

Ordre du jour. L'ordre du jour des Assemblées, hors projets de loi de financement, est partagé entre les textes inscrits à la demande du gouvernement et ceux dont l'inscription est décidée par la conférence des présidents. Un jour de séance par mois est réservé à l'examen des textes proposés par l'opposition. Les séances de question au gouvernement ont également lieu pendant les sessions extraordinaires (art. 22).

L'engagement de responsabilité du gouvernement sur un texte de loi - art. 49-3 de la Constitution - est limité aux projets de loi de financement et à un autre texte par session (art. 23). La conférence des présidents de chacune des deux assemblées peut s'opposer à la déclaration d'urgence du gouvernement sur un texte de loi (art. 20).

Politique étrangère. Le Parlement doit être informé "dans les plus brefs délais" de toute intervention des forces armées à l'extérieur. Si la durée de l'intervention excède six mois, sa prolongation doit être autorisée par le Parlement (art. 13).

Remarques : le Parlement s’est vu occulté, dernièrement, sa possibilité d’évaluation des politiques publiques. Pourtant, celle-ci est reconnue par l’article 14 et 15 de la Déclaration, qui donne au Parlement le droit, comme tout citoyen, de « demander des comptes » à n’importe quelle administration, et de déterminer « l’efficacité de la dépense publique ».

Concernant le découpage des circonscriptions, on peut se demander qui choisira les membres de la commission « indépendante ». Faute de le savoir, son indépendance reste toute théorique. D’autant qu’on ne sait, selon quel critère, les membres de cette commission seront élus ou nommés.

La partie concernant le Parlement dit aussi que les parlementaires pourront être remplacés…Pendant une période durant laquelle ils auraient une mission gouvernementale. Cela n’est pas inscrit dans le texte, mais il semble que le terme « temporairement » fasse allusion au faite qu’un élu pourrait en quelque sorte « sortir de sa fonction » pour la réintégrer après, à la manière d’un fonctionnaire…Mit en disponibilité.

Or, juridiquement, cela s’oppose à l’article 23 qui interdit aux Ministres d’avoir un mandat parlementaire…Et donc aux parlementaires d’être Ministre pendant leur mandat. Cette proposition viole donc l’article 23, qui est non révisable, car il fait partie intégrante de la « forme républicaine du gouvernement » limite constitutionnelle imposée par la Constitution dans son article 89, alinéa 5, et par l’article 16 de la Déclaration, qui ne reconnaît comme régime politique légal et légitime que celui qui respecte la séparation des pouvoirs et garantit les droits inaliénables de l’Homme.

En effet, un mandat à une durée. C'est-à-dire qu’un élu reste élu à une fonction pendant cinq, six, ans, en fonction du mandat qui est le sien. Lorsqu’il prend une fonction de Ministre, il est donc « démissionnaire » de sa charge élective, puisqu’il ne peut pas « rester » élu, et en même temps obtenir une charge « nominative » nationale tout au moins. Cela s’oppose à la séparation des pouvoirs, garantie par l’article 23 et 16 cités ci-dessus.

En établissant qu’un élu pourrait réintégrer son mandat, après une période ministérielle, et cela sans avoir à repasser par l’élection, on part du présupposé que le député par ex, reste député pendant la période transitoire où il est Ministre. Donc…Hors la loi ! Il s’agit donc là d’une proposition anticonstitutionnelle.

L’article 13, quant à lui, est contraire, pour l’heure, au traité de Lisbonne. Celui-ci établit en effet que les élus pourront autoriser le prolongement ou non d’une guerre. Or, le traité de Lisbonne, lui, établit, une « clause de solidarité » entre les membres de l’UE, qui donne aux dirigeants de l’UE, les membres du Conseil Européen, la prérogative de mettre fin ou non au combat. Cette « clause » du traité de Lisbonne est déjà contraire à l’article 35 de la Constitution, qui reconnaît au Parlement une prérogative dans le domaine de la guerre, puisque ce dernier est seul à pouvoir décider si oui ou non il « autorise » une guerre. Y compris une guerre contre le terrorisme. Si l’on ajoute à cet article, l’article 13 présenté, il faudrait donc dénoncer le traité de Lisbonne, puisque ce n’est plus aux Parlements nationaux qu’on demande dans ce traité de décider ou non du prolongement d’une guerre…Mais bien…Aux Chefs d’Etat nationaux.

Autrement dit, le Président de la République s’octroie, par ce traité, une disposition constitutionnelle que la Constitution ne lui reconnaît pas, et la révision proposée sera essentiellement théorique, et contraire au traité, puisque les parlementaires n’auront plus aucun pouvoir décisionnel sur les conflits, leur durée, et leur visée. Si par ailleurs on fait le lien avec l’article donnant le pouvoir au Président de dire au Premier Ministre ce qu’il doit faire en matière de défense, on peut sensiblement se demander quelle sera la véritable portée de l’article 13 pour le Parlement ! S’agit il de donner une vraie prérogative au Parlement…Ou bien un hochet ?

Concernant la répartition de l’ordre du jour, la Presse nous parle de « 50% » pour le gouvernement, et 50% pour le Parlement. Or, comme l’a dit le constitutionnaliste sur la chaîne parlementaire, qui commentait les auditions de la commission des lois, la réalité est tout autre…Comme le montre l’article 22. En effet, ce n’est pas le « Parlement » mais la « conférence des Présidents » qui déterminera s’il est bon ou non de mettre à l’ordre du jour une loi. Sachant que les « Présidents » sont des Présidents de « groupes », tous les partis n’étant pas intégrés à un groupe, ou bien les élus « indépendants » ne pourront dès lors pratiquement jamais proposer quoi que ce soit, c'est-à-dire faire concrètement leur travail de parlementaires. Il y aura un « filtre » automatique, qui se fera à l’encontre des partis « minoritaires »…Alors que par principe ces élus ne sont pas moins légitimes que ceux du PS ou de l’UMP.

Pourquoi, au lieu de ce système de « censure » ne pas proposer plutôt une répartition à 50% pour le gouvernement, 50% pour le Parlement, avec un système proportionnel pour les propositions…Avec possibilité de « reporter » son projet.

Explication : chaque parti politique se verrait octroyer, en référence à ses scores aux législatives, un taux de propositions de loi à faire sur l’année. Ex : sur 100 propositions de loi sur un an, l’UMP se retrouverait par ex avec 44% de propositions de loi à faire, le PS 36%, le Modem 6%, le NC 12%, etc. Cela permettrait à chaque groupe politique de :
1) proposer des lois sérieuses…Et non des lois « d’émotions ». Autrement dit, chaque groupe politique étant « limité » dans son nombre de propositions à faire, il y aurait plus de sérieux, de travail, et d’examen évaluateur sur les lois.
2) ne pas servir à rien : tous les partis politiques se voyant reconnaître un % de propositions de loi à faire. Cela ne met pas en danger le « fait majoritaire », ni n’entrave l’action du gouvernement. En revanche, cela permet aux citoyens ayant voté pour des partis « minoritaires » de considérer que le Parlement le représente effectivement…Et non qu’il s’agit là d’une assemblée « de bulletin de vote ».
3) Si sur un an, un groupe politique ne fait pas autant de propositions de loi, que la Constitution le lui permet, il peut « reporter » celle-ci sur l’année suivante. Ainsi, un parti politique pourrait facilement retrouver la parole sur des problématiques diverses et variées, et surtout cela « espacerait » les réformes, les rendraient « lisibles ». On dit souvent qu’un mandat ne dure pas cinq ans…Mais deux. En effet, il semble qu’à partir de la troisième année, parlementaires et Président se « reposent ». En mettant en place cette règle, qui aurait la durée du mandat, les partis politiques pourraient ainsi clarifier leur programme, en donnant un grand coup de collier les deux premières années, puis les trois dernières, ils pourraient « peaufiner » la réforme. C'est-à-dire, et c’est en lien avec la politique d’évaluation de la loi, retirée au Parlement (on ne sait trop pourquoi, sinon faire plaisir à Bercy), les parlementaires pourraient les trois dernières années « corriger le tir » si cela s’avère nécessaire, et comme cela demandera probablement plus de « petites lois » que les deux premières années, le « stock » fait par ex en troisième année (année « surveillons comment la loi fonctionne ») servira à chaque parti de mettre sa pierre à l’édification d’une France comme nous le souhaitons tous.

Cette conférence des Présidents ne me plait pas du tout. Je n’aime pas du tout son principe de « censure » des projets qui ne lui plairaient pas. Mieux vaut, à mon sens, un système « proportionnel » basé sur les suffrages obtenus aux législatives, qu’un procédé qui est d’une certaine manière assez arbitraire.

Ecrit par : ANNA | vendredi, 09 mai 2008

Sarkozy est un vrai soixante-huitard: Jouissance sans entrave, mariage immédiat après le divorce, des enfants de plusieurs femmes, famille recomposée etc etc.
Vive les soicante-huitards !

Ecrit par : Johnny | vendredi, 09 mai 2008

C’est une réforme qui va dans le sens de la transparence et de la démocratie :

Une réforme allant dans le sens de la transparence, puisque le Président de la république pourrait rendre des comptes aux parlementaires. Dans une République où le mandat impératif n’existe pas, ce serait un moyen de rappeler au Président ses engagements politiques. Pour le Président, ce serait bien entendu un moyen de présenter, comme dans un rapport annuel de performances, l’état d’avancement des missions, des programmes ou des actions gouvernementales en cours et d’annoncer ses projets pour l’année suivante.

Une réforme allant dans le sens de la démocratie, puisque les élus de la Nation, les parlementaires, auraient enfin le droit de proposer des questions essentielles à l’ordre du jour, des questions d’actualités ou des questions de fond, pour répondre à l’attente de leurs électeurs.
Bref, une réforme utile pour le bon fonctionnement de l’État !

Souhaitons que la France profite de sa présidence de l’UE pour accélérer l’intégration européenne sur les nouvelles bases du traité de Lisbonne et pour écarter définitivement le spectre de l’adhésion d’un pays non européen, qui a dérouté plus d’un européen convaincu.
L'Union européenne est en construction et deviendra ce que nous - européens - voulons qu’elle devienne...

Ecrit par : Hugo | vendredi, 09 mai 2008

Les français ont le président qu'ils méritent. No comment

Ecrit par : Marc | vendredi, 09 mai 2008

Personne pour relever les propos aberrants d'Alex sur la qualification de "sang-mêlé" de Nicolas Sarkozy, d'origine hongroise donc européenne ?
Alex serait-il un lepéniste déguisé ?
D'autre part mai 68 ou pas, la société aurait évolué : il faut rappeler que la loi sur la contraception orale fut présentée au Parlement par L.Neuwirth avec l'accord du général de Gaulle et adoptée en décembre 1967.
Tante Yvonne aurait vite admis les divorcés à l'Elysée.

Ecrit par : Philibert | vendredi, 09 mai 2008

INSTITUTIONS ET CITOYENS

Conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel peut être saisi par les présidents des assemblées ou par soixante députés ou sénateurs au bout de trente jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels accordés au président de la République au titre de l'article 16 de la Constitution (art. 5). Possibilité de saisine directe à la demande d'un justiciable (art. 26).

CSM. Le président de la République et le garde des sceaux ne font plus partie du Conseil supérieur de la magistrature (art. 28).

CES. Le Conseil économique et social peut être saisi par voie de pétition (art. 29). Il est consulté sur les projets de loi portant sur la préservation de l'environnement (art. 30).

Droits des citoyens. "Toute personne s'estimant lésée par le fonctionnement d'un service public peut adresser une réclamation" à un défenseur des droits du citoyen, nommé par le président de la République pour un mandat de six ans non renouvelable (art. 31).

Remarques : comme l’a dit le Président de la Cour de Cassation, l’article 28 est symbolique, puisque dans la pratique, Président et garde des Sceaux, n’ont pas de pouvoir décisionnel au sein de la Justice…Sauf sur la question des « grâces » mais çà c’est une autre histoire. En revanche, cette symbolique est importante, car elle va permettre (il faut l’espérer !) de trancher la suspicion qui existe dans l’esprit des citoyens entre le « pouvoir politique » et la Justice. Les citoyens considèrent en effet, souvent, et c’est la même chose concernant la presse, les médias en général, qu’il y a un problème « d’indépendance » entre la Justice et le pouvoir politique, le Président étant couramment suspecté de donner des ordres aux magistrats, pour par ex avantager ces amis politiques ! Ce qui explique par ex la nécessité pour Monsieur Sarkozy de réaffirmer sa non participation à l’enquête judiciaire lancée à l’encontre de Monsieur Chirac. (Tout le monde se souvient de la suspicion d’entente pressentie, lors de la campagne présidentielle : l’actuel Président étant soupçonné d’avoir marchandé son « indulgence » à l’égard de son prédécesseur, si celui-ci se retirait de la course au suffrage universel)

Cet article est donc à souligner, sinon à applaudir, car il est symboliquement très fort. Il est cependant dommage que en ce qui concerne les liens entre la presse, les médias en général, et le pouvoir, rien n’ait été fait. En effet, Monsieur Sarkozy est soupçonné, à plus ou moins juste titre, d’entretenir des liens avec les patrons des médias, autrement dit ses relations avec ceux-ci font naître un sentiment de suspicion des citoyens, qui se traduit par des grèves (pour l’indépendance des médias), des réactions syndicales, ou encore des manifestations, et…Des baisses dans les sondages…Pour tenter d’envoyer un message au Président…Qui ne semble pas comprendre qu’en fustigeant les médias, en considérant qu’ils ont été trop gentils avec Mme Royal, et pire encore en envoyant en commando Monsieur Lefebvre, accentue cette suspicion en laissant entendre qu’il souhaite ni plus ni moins que « manipuler » les citoyens, et pire encore « censurer » les titres qui ne lui conviennent pas (ceux de Marianne, du Parisien, du Monde, etc.)…Alors qu’il se trouve être le garant d’une Constitution, qui elle, reconnaît non l’autonomie…Mais l’indépendance des médias.

Il est extrêmement dommage – et cela aurait redoré l’image du Président, de la classe politique en général – qu’on ne trouve rien dans le projet de loi concernant les médias, pour assurer leur indépendance non pas théorique, mais effective. La conduite de Monsieur Sarkozy prouve qu’elle existe d’une certaine manière – puisqu’il démontre par sa colère qu’il ne peut maîtriser les titres – mais mettre fin aux coups de téléphone aux rédactions, et inscrire dans la Constitution qu’une commission, vraiment indépendante, donc ni nommée par le Président, ni composée de parlementaires, ou bien composée de parlementaires issues de tous les partis, proportionnellement au suffrage obtenu par leur parti, ou à égalité (un élu PS, un élu UMP, un élu NC, un élu Modem, un élu communiste, un élu vert, un élu « indépendant », etc.) sera seul à décider du budget alloué aux médias (TV, presse, radio, etc.) serait symboliquement extrêmement fort, et digne d’une « République irréprochable ».

L’article 31 est une « redondance ». C’est même un recul. En effet, les citoyens, en raison de l’article 14 et 15 de la Déclaration, ont « droit de demander des comptes » à tout agent chargé d’une Administration. Les articles 14 et 15…Définis en 1789, sont donc beaucoup plus contraignants que ce droit de « réclamation » ! Qui sous entend que les citoyens seraient de vulgaires « consommateurs » s’adressant à un SAV. Si le but du projet de loi était de rendre pratique un droit qui reste pour beaucoup théorique…Car les citoyens ignorent souvent qu’ils ont ce droit constitutionnel…Il conviendrait plutôt de donner la possibilité à tout citoyen d’être justiciable devant l’Administration.

Si l’objectif est de donner aux citoyens la contrepartie pratique des droits garantis par la Constitution, dans la Déclaration de 1789, il conviendrait plutôt, à mon sens, de réfléchir à l’instauration d'un vrai droit disciplinaire pour les magistrats, d'un vrai droit à indemnisation pour les prévenus innocentés, mais également pour les mises en examen qui aboutissent à un non-lieu. Cette mesure devrait être adaptée et étendue à toutes les administrations ; en y ajoutant que toute erreur commise est inopposable aux administrés, mais également qu'elle doit donner lieu à dommages et intérêts quand un préjudice est prouvé ; en étendant la notion de préjudice au temps perdu par les administrés, dans le cadre d'une procédure abusive, mais également aux victimes indirectes (enfants, famille, …) de l’innocenté. Il est assez inique de constater que toutes les administrations peuvent faire à peu près n'importe quoi (et notamment disposer du temps des administrés de façon parfois totalement abusive) sans qu'aucun recours, ni aucune sanction ne vienne jamais reconnaître ces abus de pouvoir. Par exemple, une "stratégie" connue des contrôles fiscaux consiste à en mettre un "maximum" lors de la première signification. C'est alors le contribuable qui devra, de manière défensive, apporter tous les éléments pour faire valoir les erreurs de l'administrati

Ecrit par : ANNA | vendredi, 09 mai 2008

Anna,
Jusqu'à présent vous nous donniez des cours de droit constitionnel. Un peu longs et invérifiables pour les profanes; mais bon ...
Maintenant, vous semblez verser dans la polémique ce qui réduit automatiquement la crédibilité que l'on peut accorder à vos posts précédents.

S'agissant de la liberté de presse. Ce n'est pas le Président qui la menace; ses amis comme vous dites n'interviennent manifestement pas dans les rédactions, ou alors on verrait le contraire de ce à quoi l'on assiste.
Par contre, la main mise syndicale sur la plupart des rédactions du service public, du privé, de l'AFP est patente et en tant qu'elle intervient bien au dela de son rôle de défense des salariés, dans l'opérationnel, le choix des journalistes, les lignes éditoriales, et bien d'autres choses, nous assistons là à un déni de démocratie sournois auquel il faudra bien un jour trouver un moyen constitutionnel de répondre. La liberté de presse n'est pas la liberté de certains d'y faire régner les intérêts de certains de leurs mandants ou des corporatismes.

Ecrit par : Julie | vendredi, 09 mai 2008

Julie,
Ce qui serait drole si ce n'était pas triste, c'est que l'on n'entend plus la gauche et les trolls parler de main mise des amis de Sarko sur la presse. Ils n'osent plus avancer cet argument de peur de se couvrir de ridicule.
Encore une de leurs contre vérités qui tombe à l'eau.

Ecrit par : Maité | vendredi, 09 mai 2008

Maïté,
J'ai quelques amis dans la presse, très peu sont de droite comme chacun sait. Depuis la libération, la main mise syndicale y est telle notamment sur les embauches, que les rédactions sont partout quasi monocolores et malheur à qui déviera de l'ordre établit et de la ligne officielle.
Cela éclaire bien des choses sur la défense des corporatismes et la destruction de ceux qui pourraient les mettre tant soit peu en danger, non ...?!!!

Ecrit par : Julie | vendredi, 09 mai 2008

La Déclaration de 1789 n'est pas dans la Constitution, n'en déplaise à vous & à la tripotée de poutschistes de 1971 &+, Anna.

Non à l'indépendance de la Justice ; vive Montesquieu ; à bas les juristes scélérats comme Vincent Lamanda, à qui a d'ailleurs été octroyé - et c'est bien mérité - le Prix de la Tête à Claques 2007 (cf. http://europepuissance.blogspot.com/2007/09/prix-de-la-tte-claques-2007.html).

Ecrit par : Alceste | vendredi, 09 mai 2008

Il faut enlever la fermeture de parenthèse et le point, pour que le lien marche.
La saisie automatique n'est pas au point.

Ecrit par : Alceste | vendredi, 09 mai 2008

Julie,
Je sais, dans la presse, comme dans beaucoup d'entités étatiques, le pouvoir à la libération s'était partagé entre gaullistes et communistes. Les gaullistes ont perdus leur influence, notamment après 68, par contre diverses organisations néo communistes ont conservé le leur, dans la presse, la magistrature, les administrations, les entreprises de service public, les ports, ...
D'ou les énormes freins aux réformes en France, bien plus qu'ailleurs, et ce verbiage gaucho conservateur qui envahit le débat dans notre pays.
Si l'on doit doit redonner des libertés aux français via la constitution, c'est bien en aérant ces foyers de conservatisme liberticides.

Ecrit par : Maïté | vendredi, 09 mai 2008

Maité, Julie,
Vous touchez un point fondamental. Le pouvoir syndical est très faible en représentativité réelle, mais très fort de par ses protections légales et constitutionnelles. Il est d'ailleurs si intouchable qu'il s'est arrogé des prérogatives bien au dela de ses attributions normales.
Qui ne s'est pas étonné de voir depuis longtemps uniquement des syndicalistes interrogés pour parler d'opérationnel police. Ce sont des représentants du syndicat alliance ou synergie officier qui commente dans la presse les enquêtes et opérations de police. Qu'ont ils à faire dans l'opérationnel ?
Qui n'est pas étonné de voir les syndicats de journalistes s'opposer à des nominations ou à des maintiens de journalistes qui ne sont pas dans la ligne du parti.
Qui ne s'est pas étonné de voir les syndicats d'enseignants intervenir, notamment dans les choix éducatifs, dans le contenu et le choix des manuels scolaires et universitaires, qui trop souvent ne reflètent qu'une vision néomarxiste du monde et de la société ? Qu'ont ils à faire dans l'opérationnel ?

Alors oui, si la constitution devait réviser certaines déviances de notre société, on devrait se pencher aussi sur celles ci

Ecrit par : Bilou | vendredi, 09 mai 2008

Bilou,

D'où ma remarque dans les commentaires précédents :

Parlement et évaluation ?
Comment réviser si on n'évalue pas ?


Quant au pouvoir syndical, il devrait être supprimé d'office à l'Education Nationale, Police et Magistrature.

Ecrit par : Carole | vendredi, 09 mai 2008

Absolument Alceste ! Et pour 1789 et pour l'indépendance de la Justice qui l'est déjà bien assez.
Les magistrats, avec les journalistes ? Les seuls à avoir le pouvoir exhorbitant de pouvoir détruire des vies sans encourir la moindre sanction en cas de faute, ni même d'avoir à présenter des excuses...!!
Et ces juges, qui n'acceptent même pas d'être convoqués par leur ministre de tutelle, quand ce dernier veut leur rappeler leur devoir : appliquer strictement la loi sans faire de commentaire politique sur la législation votée par le Parlement, émanation du peuple souverain !! (les peines-plancher).

Bien d'accord aussi, évidemment, avec Maïté, Juilie et Bilou sur les médias phagocytés par les syndicats et des journalistes souvent d'extrême-gauche, comme je le rappelais récemment.
Vous ne la sentiez pas venir depuis un moment, Anna ? J'ai doucement ri en lisant les félicitations d'Alex pour sa mesure de "militante umpiste" : mais où est-il allé chercher çà ??
Lagardère est propriétaire d'Europe 1 : ben heureusement ! C'est un lynchâge permanent de Sarko sur ses ondes, qu'est-ce que ce serait....

Ecrit par : Augustine | vendredi, 09 mai 2008

Augustine,
Notre petite nouvelle, elle me fait penser à feu Eric. Hyper documenté, et permanent d'une organisation syndicale pour tenter de contrer sur le fond.
Autre chose que les perroquets au disque rayé type Sarkotrucmuche, Bernard, Matt, Jacky et autres tartuffes inconsistants multipseudos !!!

Ecrit par : Bilou | vendredi, 09 mai 2008

A Julie et Alceste, en réponse à ses propos :

" Anna,
Jusqu'à présent vous nous donniez des cours de droit constitionnel. Un peu longs et invérifiables pour les profanes; mais bon ...
Maintenant, vous semblez verser dans la polémique ce qui réduit automatiquement la crédibilité que l'on peut accorder à vos posts précédents."

"La Déclaration de 1789 n'est pas dans la Constitution, n'en déplaise à vous & à la tripotée de poutschistes de 1971 &+, Anna."

Je n'ai absolument rien contre Monsieur Sarkozy. Je ne fais que souligner le fait qu'il se nuit à lui même en demandant à certains de ses conseillers, ou à des parlementaires, de téléphoner aux rédactions des journaux, TV, ect.

Quelle influence a t il ? Visiblement aucune. Cela n'enlève pas pour autant le "soupçon" évident des citoyens envers les relations qui peuvent exister entre les "politiques" et les médias. Le "succès" d'un certain François Bayrou, ne s'est il d'ailleurs pas construit à partir de la "claque" envoyée à Claire Chazal, sur les plateaux de TF1?

Je ne dis pas que le Président cherche à influer qui que se soit, ni qu'il en a le pouvoir. Je pense simplement, qu'en homme intelligent, Monsieur Sarkozy a tout intérêt à clarifier les relations entre le monde politique (en général) et les médias, comme il semble vouloir le faire sur la thématique de la Justice.

Nul besoin de chercher la polémique. Je ne connais pas assez le monde syndical pour me faire une idée bien précise sur leurs idéologies, ou sur l'influence plus ou moins forte qu'ils peuvent avoir sur les rédactions. Je ne fais que déplorer le fait qu'il m'apparait dommageable que l'indépendance des médias ne soit pas réaffirmée, c'est tout. Chacun sait que nos médias ont des problèmes financiers. Et que cela peut les pousser à "dire du bien" ou "du mal" d'autrui, pour obtenir quelques subsides. La question n'est pas "Monsieur Sarkozy est il un manipulateur" mais seulement "la France a t elle intérêt à voir ses concitoyens défiants vis à vis de l'information qui leur ai faites?

Pour ce qui concerne la Déclaration, elle fait partie de ce qu'on appelle le "bloc de Constitutionnalité". C'est donc une partie de notre Constitution, sauf que la Déclaration est placée en "rappel". C'est à dire qu'il n'a pas paru intéressant d'adjoindre tout le texte écrit dans la Constitution même - pour éviter les lourdeurs - et donc on l'a placé dans le préambule en la mentionnant.

Je ne suis pas une "poutchiste", et je ne vois d'ailleurs pas pourquoi vous considérer que la Déclaration doit être associée à ce terme. Considériez vous qu'il s'agit là d'un texte dont la valeur serait aussi néfaste qu'un coup d'Etat?

Juste à propos du commentaire d'Augustine : les "juges" ne sont pas des "fonctionnaires" comme les autres. Ils ont certes obligation de "faire respecter la loi", mais les remarques qu'ils ont émises, concernant les peines planchers, concernaient surtout les questions de moyens mis à leur disposition.

En effet, à l'heure actuelle, la Justice est (et demeure) le parent pauvre du budget de l'Etat. Il y a aussi un problème de répartition des budgets à traiter, mais çà, je crois que Mme Dati est entrain de remettre des choses là dedans, et c'est très bien.

Ecrit par : ANNA | vendredi, 09 mai 2008

L’article 31 est une « redondance ». C’est même un recul. En effet, les citoyens, en raison de l’article 14 et 15 de la Déclaration, ont « droit de demander des comptes » à tout agent chargé d’une Administration. Les articles 14 et 15…Définis en 1789, sont donc beaucoup plus contraignants que ce droit de « réclamation » ! Qui sous entend que les citoyens seraient de vulgaires « consommateurs » s’adressant à un SAV. Si le but du projet de loi était de rendre pratique un droit qui reste pour beaucoup théorique…Car les citoyens ignorent souvent qu’ils ont ce droit constitutionnel…Il conviendrait plutôt de donner la possibilité à tout citoyen d’être justiciable devant l’Administration.

Si l’objectif est de donner aux citoyens la contrepartie pratique des droits garantis par la Constitution, dans la Déclaration de 1789, il conviendrait plutôt, à mon sens, de réfléchir à l’instauration d'un vrai droit disciplinaire pour les magistrats, d'un vrai droit à indemnisation pour les prévenus innocentés, mais également pour les mises en examen qui aboutissent à un non-lieu. Cette mesure devrait être adaptée et étendue à toutes les administrations ; en y ajoutant que toute erreur commise est inopposable aux administrés, mais également qu'elle doit donner lieu à dommages et intérêts quand un préjudice est prouvé ; en étendant la notion de préjudice au temps perdu par les administrés, dans le cadre d'une procédure abusive, mais également aux victimes indirectes (enfants, famille, …) de l’innocenté. Il est assez inique de constater que toutes les administrations peuvent faire à peu près n'importe quoi (et notamment disposer du temps des administrés de façon parfois totalement abusive) sans qu'aucun recours, ni aucune sanction ne vienne jamais reconnaître ces abus de pouvoir. Par exemple, une "stratégie" connue des contrôles fiscaux consiste à en mettre un "maximum" lors de la première signification. C'est alors le contribuable qui devra, de manière défensive, apporter tous les éléments pour faire valoir les erreurs de l'administration et sa bonne foi (en France, en principe, ce n'est pas à l'accusé de prouver son innocence, mais à l'accusation de prouver sa culpabilité), en faisant à chaque fois à peu près tout le parcours des recours pour arriver dans la plupart des cas à avoir gain de cause seulement en dernière instance (s'il a le courage et les moyens d'aller jusque-là). Mais cette immunité se retrouve même quand l'administration a de sa propre responsabilité commit des erreurs. Elle a même, alors, l'audace de vous demander de les réparer à sa place ! Qu’on ne s’y trompe d’ailleurs pas. Ce genre de préjudice n’est pas que le fait du fisc. On peut en dire autant pour les douanes, la DGCCRF, l'URSSAF, l'inspection du travail et tous les corps constitués qui disposent de pouvoirs d'enquête, de sanction et de coercition. Ceci est consécutif au fait que ceux qui enquêtent sont également ceux qui jugent et fixent les sanctions ; ça ne devrait jamais être possible dans une démocratie de droit.

En lieu et place d’un « droit » de « réclamation », il conviendrait, dès lors, plutôt, de mettre en œuvre l’article 14 et 15 de la Déclaration…Qui est très bien en l’état. Cela permettrait d’ailleurs à tous les parlementaires, protégés eux aussi par ce droit qui est d’une importance cruciale puisqu’il définit le Parlement comme seul à pouvoir déterminer de « l’efficacité de la dépense publique » donc lui donne en principe la possibilité de créer un organisme pour l’aider dans son travail d’évaluation, de proposition, et de sanction. Le « droit de réclamation » qu’on présente comme un progrès, est en net recul en réalité, puisqu’il suggère que les élus ne sont plus que des « clients » et non des « représentants », et qu’il en est de même pour le citoyen, à qui on enlève quand même…Faut il le dire…Sa qualité de Souverain…Puisqu’il n’a droit que de « réclamer » et non d’obtenir qu’on lui « rende compte ». Au lieu de renforcer le Parlement, et les droits des citoyens, on affaiblit l’un et les autres.

UNION EUROPÉENNE

Un comité chargé des affaires européennes est institué au sein de chaque Assemblée (art. 32). Pour la ratification de l'adhésion d'un Etat à l'Union européenne, le président de la République a la faculté de choisir entre référendum et vote du Parlement réuni en Congrès (art. 33).

Remarques : l’article 32 est plutôt une bonne chose, même s’il demeure un problème de légitimité démocratique du traité de Lisbonne, car celui-ci remet en cause le pouvoir constituant du Parlement, et des citoyens. En effet, il est établit pour le Conseil Européen (les Chefs d’Etats nationaux) la possibilité de modifier les traités, c'est-à-dire de « réviser » la Constitution de la France…Sans en passer, ni par le Parlement, ni par le référendum…Seules possibilités pourtant reconnues par notre Constitution.

S’ajoute à cela que ce « comité » on ne sait s’il sera en France, ou bien à Bruxelles en tant que « diplomates » pour les Assemblées nationales..Et on ne sait par ailleurs qui siégera dans ce comité. S’ajoute à cela qu’on peut se demander à quoi il sert d’avoir un Ministre des Affaires étrangères, et un Secrétaire d’Etat aux questions européennes, si celui-ci ne présente plus les aspects européens de la politique du gouvernement aux parlementaires, réunis dans les Hémicycles. Ce comité devra t il par ailleurs travailler avec le Secrétaire d’Etat cité ? Ou bien sera t il une « cellule » d’assistance aux parlementaires en général ? Aura t il un pouvoir décisionnel sur certaines questions européennes…Ou bien uniquement de conseils ? Qui en fera partie ? Avec quelle légitimité ?

Autant de questions sans réponse, dont l’impact est pourtant important.

L’article 33 nie les engagements prient par NS et les parlementaires UMP non seulement lors de la campagne présidentielle et législative…Mais plus encore symboliquement est très importante, puisqu’elle est un enjeu qui a permis au Président d’être élu, et il en de même pour les parlementaires. Le mandat non impératif ne donnant pas droit de tourner sa veste, sauf à être en opposition avec le mandat qui est le sien, chaque élu ne peut dès lors que dire « non » à une révision de l’alinéa 5 de l’article 88 (il me semble) portant sur la ratification de l’adhésion d’un nouvel Etat membre.

En voulant revenir sur un alinéa qui avait été réclamé par la « majorité » (qui est globalement la même) de l’époque, et par le président de l’UMP de l’époque (un certain NS) c’est la crédibilité même de l’Etat qui est ici en cause. Comment faire confiance à des élus qui considéraient cet alinéa comme obligatoire…Et qui aujourd’hui le considère comme « désuet » ? Rajoutons à cela qu’il est proposé d’amender l’article pour permettre un référendum sur la participation ou non de la Turquie en Européenne, mais pas pour les adhésions d’autres possibles Etats à l’UE.

Le raisonnement devient particulièrement absurde…Puisqu’on nous explique qu’il faut supprimer le référendum…Pour ne pas « isoler » les Etats, en les faisant adhérer d’une manière différente que leur prédécesseur…Mais en revanche, on accepterait « d’ isoler » la Turquie…Alors que la suppression du référendum visait justement à ne pas l’isoler ?

Soyons un peu logique. Il est possible de faire admettre à la Turquie qu’elle devra, comme l’Angleterre, l’Irlande, ou l’Espagne (il me semble) soumettre sa candidature au choix référendaire des Français, comme les Etats désireux d’entrer dans l’UE prochainement. En revanche, je ne vois pas très bien comment on expliquerait à la Turquie que tous les autres peuvent venir…Sauf elle…Pour des raisons purement politiciennes. Il serait donc bon de considérer, pour l’Union Européenne, a qui il est reprochée régulièrement un déficit démocratique que le traité de Lisbonne n’arrange pas, que tous les pays, à partir de maintenant, qui souhaitent entrer dans l’UE, doivent d’abord soumettre leur candidature aux suffrages des Français, qui donc s’expriment par le biais du référendum.

J’ajoute à cela qu’il serait bon, et cela est bien dommage qu’on ne l’y trouve pas, que pour rassurer les Français, soit inscrit dans la Constitution, une partie de l’analyse du Conseil Constitutionnel, ceci pour garantir aux citoyens qu’effectivement, ni leurs droits garanties par la Constitution, ni les valeurs fondamentales de leur pays, ne sont remises en cause par les traités européens.

Merci donc de faire inscrire dans la Constitution les faits suivants, reconnus par le Conseil Constitutionnel, mais qu’il serait bon d’écrire noir sur blanc :

« En vertu de l’article 1.6 du traité dit de Lisbonne, l'Union est compétente, là où le droit communautaire prime sur la loi nationale. Il y a donc, une primauté " conditionnelle " du droit communautaire sur la Constitution. Mais cette primauté n'est possible que parce que le constituant français l'a accepté, et sous les réserves que la Constitution y met.

Pourquoi cet article devrait être rajouté ? Beaucoup voient dans la primauté du droit communautaire sur les droits nationaux proclamée à l'article I-6 la manifestation de l'effacement des constitutions nationales et des ordres juridiques nationaux devant un ordre juridique externe (le droit communautaire, le droit international, etc.) dont ils contestent la légitimité (pas d'élaboration par des représentants élus du peuple), la teneur, et les modalités de révision. En intégrant cet article, on donne donc satisfaction à la CEDH en reconnaissant la primauté du droit communautaire sur celui de la Constitution nationale…Mais on limite sa portée, en tablant sur le fait que premièrement ce droit est conditionné par les limites constitutionnelles, et par le domaine de compétences de l’UE. Mais par ailleurs, on laisse ainsi entendre que la France peut dénoncer à tout moment les traités européens, qui marginalise sa souveraineté, dès lors que le constituant français (qui est soit le Parlement, soit le Peuple) n’y consent plus. Autrement dit, l’article disant que tout Etat membre peut quitter l’UE, ou dénoncer certains traités, est donc inséré dans la Constitution. Cela montre que les citoyens, et leurs « représentants » peuvent, à tout moment, récupéré la souveraineté perdue, si les conditions qui font primer le droit communautaire sur la Constitution, ne sont pas clairement établies, et respectées.

Avec cet ajout dans la Constitution, on rassurerait beaucoup de citoyens. En effet, à partir de cet article, on pourrait considérer (comme le fait le Conseil Constitutionnel) que le droit communautaire a vocation à s'appliquer par préférence à toute autre norme sauf s'il viole des dispositions constitutionnelles expresses et spécifiques. A contrario, le droit communautaire prend le pas sur les règles constitutionnelles non expresses et non spécifiques (non propres à la tradition constitutionnelle française, c'est-à-dire qui figurent au nombre des droits et libertés communs aux pays membres de l'Union comme, par ex ceux qui sont également reconnus par la Convention européenne de sauvegarde des droits de 'homme et des libertés fondamentales).

A cette règle ajoutée, il conviendrait d’améliorer le reste du texte :

Le Conseil rappelle qu'on on ne peut lire l'article I-6 que conformément à l'intention des parties (qui ont voulu que l'Union fonctionne sur le mode communautaire et non sur le mode fédéral) et en le combinant avec les autres dispositions du traité. Or celles-ci font une large part aux traditions juridiques nationales. Il résulte en effet de l'ensemble des stipulations du traité, en particulier de son article I-5 (sur les rapports entre l'Union et les Etats membres), des explications du praesidium qui y sont annexées, ainsi que de la commune intention des parties, reflétée par les travaux préparatoires à sa signature, que ce traité ne modifie pas la nature de l'Union européenne. Celle-ci reste constituée d'Etats ayant choisi librement d'exercer en commun des compétences élargies sur le mode communautaire et non sur le mode fédéral. Elle respecte, selon les termes de l'article I-5, l'identité des Etats membres " inhérentes à leurs structures fondamentales politiques et constitutionnelles ". Le principe de primauté du droit de l'Union, réaffirmé par l'article I-6 du traité, s'entend par conséquent dans ces limites. C'est pourquoi le Conseil constitutionnel conclut qu'il n'est pas nécessaire de réviser la Constitution.

En insérant cet article 1.5, en le rendant « lisible » pour les citoyens, le Parlement pourrait ainsi rassurer les citoyens, en leur démontrant que ce qu’on nomme le « bloc de constitutionnalité » du pays, est préservé des « coups » que pourraient lui faire l’Union Européenne.
Mais pour cela, il faudra d’abord clarifier ce qu’on entend par « identité des Etats membres » et ce qu’on considère comme inhérent à leur structure.

Pour cela, il faut un peu définir ce qu’on entend par « forme républicaine du gouvernement ». En effet, c’est l’absence d’un tant soit peu d’interprétation de cet article, qui fragilise notre Constitution, à l’égard du droit communautaire et international.

Enfin, dernier point à élucider, où il conviendrait de mettre un peu d’ordre : le judiciaire de l’UE. En effet, un dernier problème concernant l’UE et la France concerne la question des rapports entre cette organisation et notre pays. A qui incombe t il de juger si les institutions de l'Union ont agi dans le cadre de leurs compétences ou ont empiété sur celles des états ? Normalement, c'est à la Cour de Justice de l'Union puisque le traité de Lisbonne organise la répartition des compétences entre les états membre et l'Union. Mais en cas d'interprétation "extensive" des compétences de l'Union par la CJ, il n'est pas exclu, et il peut être même souhaitable, que des juridictions nationales se " rebellent ".

Et que se passe-t-il en cas de divergences de vues entre la Cour de justice de l'Union et une Cour suprême nationale ? C'est à mon avis "la question qui fâche" et qui me pose à moi un problème.

Ecrit par : ANNA | vendredi, 09 mai 2008

Anna,
Plus important que de corriger à la marge la redaction d'un texte constitutionnel, l'important est de voir une correction constitionnelle corriger les vrais déviances de notre démocratie au regard de ce qui a pu être constaté sur une période récente.
Redonner plus d'importance à l'intérêt général par rapport aux intérêts particuliers (lobbyes et pouvoirs locaux); remettre le pouvoir syndical, hyper protégé, dans les limites de ses attributions; responsabiliser les élus sur les conséquences de leur gestion; ... voilà entre autres des enjeux essentiels.

Ecrit par : Bilou | vendredi, 09 mai 2008

Oui en effet Alceste ou je ne sais plus qui... Vive Montesquieu! Dnas notre bas monde on est lin de la vraie séparation des pouvoirs et proche de la tyrannie!
S'il vivait encore, il nous ferait remarqueer que cette réfome institutionnelle n'est rien que de la poudre aux yeux!

Ecrit par : Diamant | vendredi, 09 mai 2008

Anna,
Je ne parlais absolument pas des remarques des juges sur les moyens dont ils disposent (ou pas) pour appliquer les peines-plancher !
Mais de ce procureur, la loi venant d'être votée, qui ne voulant pas l'appliquer (ce que la loi l'autorise à faire, mais moyennant justification précise dans le cas bien particulier qui occupe le tribunal), s'est livré dans l'enceinte du tribunal à un véritable éreintement politique de cette loi en général !!!
D'où sa convocation par madame Dati, se croyant autorisée à lui rappeler ses devoirs et sa stricte mission : elle avait tort ! Le Syndicat de la Magistrature a organisé une véritable bronca, estimant que ces "procédés" étaient inadmissibles !!
Je n'ai pas le temps de rechercher les sources : cela doit dater de l'automne dernier et a été repris en boucle dans tous nos médias et sur les blogs juridiques.

Ecrit par : Augustine | vendredi, 09 mai 2008

Le parlement, représentant de la volonté nationale, mon c**! On n'est plus à l'époque des Lumieres. Tout à changé,le contexte, la façon de voir les choses, ce qui fait qu'on devrait avoir un regard neuf avec des philisophes d'aujourd'hui. C'était bien Montesquieu pendant un petit moment mais je vous ferais remarquer qu'on n'est plus au 18 ème siecle! Les paroles des lumieres ne valent plus au temps d'aujourd'hui.

Ecrit par : Diamant | vendredi, 09 mai 2008

Anna,
Les juges ne sont pas des fonctionnaires comme les autres ? Ils sont là pour faire appliquer la loi votée par le Parlement, émanation de la volonté démocratique du Peuple.
Cela dit, voilà quelques citations montrant la mentalité régnant au SM :

"Ne faut-il pas, en se basant sur une véritable analyse de lutte des classes, trouver sur le terrain judiciaire les modes d'expression de celle-ci ?... Et aussi participer à la création de contre-valeurs qui permettent au juge de rendre des décisions dans un sens socialiste ? "
Hubert Dalle, ancien secrétaire général du SM. Actuel 1er Président de la Cour d’Appel de Rouen

" La loi, nous la violons, ce qui nous permet de la faire avancer. "
Louis Joinet, ancien secrétaire général du SM. Signataire de l’appel à voter Royal en mars 07

" Lorsque le législateur viole une liberté, comme c'est le cas avec la loi Pasqua sur l'immigration, c'est à vous de le censurer. "
Jean-Claude Bouvier, ancien secrétaire général du SM. Magistrat à Paris.

" Le juge n'est pas neutre. Sa décision n'est pas dépourvue de tout engagement. C'est au contraire un acte politique, et nous entendons politiser pour que le débat entre ouvertement dans le prétoire. Il faut choisir parmi les lois celle qui est au service des travailleurs, des opprimés, faire un choix entre deux camps. "
(déclaration collective du Bureau national du SM).

" Soyez partiaux... ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l'enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l'ouvrier contre le patron, pour le voleur contre la police, pour le plaideur contre la justice. "
Oswald Baudot, membre du SM.

Tous ces juges sont en activité.....

Il y a de quoi être mort de trouille, littéralement !!

Ecrit par : Augustine | vendredi, 09 mai 2008

Cher Bilou, je suis bien d'accord avec vous sur les syndicats qui ne représentent plus grand monde (même avec la soit disant réforme de la représentativité) et sur les lobby.

Ce dont je ne suis pas certaine, en revanche, c'est que ces questions puissent être étudiées dans le cadre de la Constitution.

En revanche, peut être serait il bon que les élus votent une loi similaire à celle qui vient d'être votée au sein du Parlement européen, et qui concerne les lobbies. Le feront ils? Cela reste à voir.

En ce qui concerne les syndicats, c'est le courage politique qu'il faut attendre. Espérons qu'il viendra.

Il me semble utile, pour finir (mais cela concerne le judiciaire) de mettre en place un droit des "responsables", regroupant toutes les conséquences que certaines responsabilités ne manquent pas de produire, sans que les intentions soient délibérément de nuire, de causer des préjudices ou d’en tirer un profit personnel. Ce droit s’appliquera à toutes les conséquences néfastes consécutives à des prises ou des absences de décision des responsables : hommes politiques et élus, cadres de la fonction publique, chefs d’entreprise, parents, professions libérales (liste non exhaustive). Des infractions comme le mensonge, l’incompétence et la négligence pourront être sanctionnées. Les peines seraient proportionnelles aux préjudices causés et prévoiraient notamment l’interdiction d’exercer des responsabilités et la suppression des droits civiques, jusqu’à des durées de 30 ans.

Tout détournement de l’interdiction d’exercer, notamment en prenant des prête-noms, aggraverait la peine d’une sanction pénale d’emprisonnement. Cette idée d’un droit des "responsables" m’a été suggérée par un ami qui m’a très justement fait remarquer qu’il y a une confusion des genres à vouloir demander réparation pour les préjudices consécutifs à l’exercice d’une responsabilité à partir de notre droit actuel, qu’il soit pénal, civil, du travail ou autre. C’est ainsi que les maires se retrouvent condamnés personnellement, parce qu’à la suite d’un accident dans un jardin public la défectuosité (ou la non-conformité) du matériel aura été mis en cause, même s'il a été installé par un précédent maire…ou qu’une instruction pour homicide involontaire par empoisonnement a été conduite dans le cadre de l’affaire du sang contaminé…ou qu’un patron se retrouvera condamné pour un accident du travail pour des faits imprévisibles, même s’il avait respecté les normes de sécurité.

Pour la plupart de ces faits et dans une grande majorité de ces cas, il manque "l’intention", il manque le "profit personnel" ; et, même si les conséquences qui en résultent peuvent être dommageables, dramatiques ou même mortelles, juger de la responsabilité avec une vision pénaliste ou civile conduit, soit à appliquer des peines qui seront forcément injustes, soit à prononcer des non-lieux ; parce que notre droit est inadapté pour sanctionner ce qui relève de l’incompétence, de la négligence, de la paresse, de la bêtise, d’erreur d’appréciation, de l’obéissance idiote, de la bassesse, de la collusion avec des puissances financières ou morales, du cynisme, du mensonge ou autres faits constitutifs des "petites" faiblesses humaines. Les exemples sont multiples où un tel droit aurait pu être opérationnel : tunnel du Mont Blanc, affaire Tchernobyl, scandale d’Outreau, actes commis par l’Administration française sous l’Occupation, etc.

Redonner confiance à la population en ses « élites » passe par l’élaboration d’un contrat inscrit dans le droit où les responsables accepteront de se soumettre à des sanctions pour les conséquences de leurs actes, leur incompétence, leurs manquements, leur passivité ou leurs mensonges. Entre l’impunité totale et des condamnations qui ne tiennent pas compte du caractère particulier dans lequel la "faute" a été commise, il y a, à mon sens, de la place pour un droit qui moraliserait l’exercice du pouvoir.

Mais là aussi, pour mettre en oeuvre un tel droit...Il faudrait avoir des élus responsables...Et ayant un courage politique. Je reste optimiste.

Ecrit par : ANNA | vendredi, 09 mai 2008

"Pour ce qui concerne la Déclaration, elle fait partie de ce qu'on appelle le "bloc de Constitutionnalité". C'est donc une partie de notre Constitution, sauf que la Déclaration est placée en "rappel". C'est à dire qu'il n'a pas paru intéressant d'adjoindre tout le texte écrit dans la Constitution même - pour éviter les lourdeurs - et donc on l'a placé dans le préambule en la mentionnant.

Je ne suis pas une "poutchiste", et je ne vois d'ailleurs pas pourquoi vous considérer que la Déclaration doit être associée à ce terme. Considériez vous qu'il s'agit là d'un texte dont la valeur serait aussi néfaste qu'un coup d'Etat?"

Puisque tu n'as pas l'air d'avoir saisi ce que je disais, ou plus probablement que tu t'amuses à faire semblant de ne pas comprendre, Anna, je vais m'exprimer en toutes lettres : la décision du Conseil Constitutionnel de 1971, de créer un bloc de constitutionnalité allant au delà de la Constitution en propre, était une violation de ses prérogatives, qui sont précisément d'assurer le respect de la Constitution, dont le préambule ne fait plausiblement pas partie, et dont la déclaration des droits de l'homme et le préambule de la Constitution de 1946, bien que cités dans le préambule, ne font certainement pas partie (le préambule ne prétend d'ailleurs en rien leur octroyer une valeur constitutionnelle, mais proclame seulement "solennellement l'attachement du peuple français" à leur égard).
Le poutsch est donc là ; le CC a été chargé d'assurer le respect de la Constitution, et le voilà à statuer sur si telle ou telle mesure respecte selon lui suffisement les droits de l'homme... sans parler des 36 extensions qu'il a inventé depuis (principes constitutionnels & autres mauvaises blagues).

Le CC est un pouvoir tyrannique qui doit être remis sur le droit chemin.

Ecrit par : Alceste | vendredi, 09 mai 2008

M. Devedjian,

Je suppose que tous les services de l'Etat sont mobilisés et travaillent d'arrache-pied pour libérérer la France de toutes les occupations illégales, et donc opposées à la volonté nationale telle que visant le bien commun, mais il semble que quelques individus sont parvenus à passer à travers les mailles du filet et viennent d'être repérés :

"Sans-papiers devant la préfecture du 92

Trois cents personnes, dont des sans-papiers partis de Lille à pied en avril et ceux qui occupent une église à Nanterre, ont manifesté cet après-midi devant la préfecture des Hauts-de-Seine pour demander une régularisation globale.

La trentaine de membres du collectif des sans-papiers 59 (Nord), partis de Lille à pied le 19 avril, avait rejoint un peu plus tôt à l'université de Nanterre des étudiants qui réclament la régularisation de leurs camarades en situation irrégulière.

Les sans-papiers du Nord faisaient étape à Nanterre après avoir été accueillis dans d'autres départements d'Ile-de-France. Leur marche devait se terminer demain à Paris.

Une délégation composée de cinq membres représentant l'Unef, les collectifs des sans-papiers des Hauts-de-Seine et du Nord, et de RESF, a été reçue à la préfecture pendant la manifestation.

Source : AFP"

...

Ecrit par : Alceste | vendredi, 09 mai 2008

Ils vont tous se syndiquer à la CGT et seront régularisés !

Vu de très loin sur TV5 monde, c'est ubuesque de voir en France des SP avec le carton CGT collé sur les vêtements.
La France est vraiment tombée sur la tête.
Quand je pense à la tonne de paperasses qu'il faut quand on s'installe à l'étranger, en France on est vraiment des guignols.

Ecrit par : Carole | vendredi, 09 mai 2008

Carole,
Sans oublier les accusations portées par la gauche et les assocs' sur notre police "inhumaine et brutale", qui ne peut que pousser ces sans-papiers à se suicider en se jetant dans la Marne quand ils sont "victimes" d'un contrôle d'identité !
C'est vrai qu'un pays où les immigrés clandestins peuvent se promener à visage découvert et avec le soutien des syndicats, c'est terrifiant...

Oui on marche sur la tête Monsieur Devedjian et les Français aimeraient dans ce domaine des signes très forts, autres que des régularisations !
Parce qu'avec 25 000 reconduites/an(maxi) à la frontière sur en moyenne 500 000 clandestins et environ 100 000 nouveaux qui entrent illégalement chaque année, le problème est loin d'être résolu et il est coûteux.

Ecrit par : J.Doe | vendredi, 09 mai 2008

"Dans le cadre de la journée commémorative des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions, le président de la République présidera une cérémonie dans le jardin du Luxembourg. A cette occasion, il prononcera une allocution", a précisé l'Elysée.

Plusieurs personnalités seront aux côtés du chef de l'Etat: Christian Poncelet, président du Sénat, les ministres Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Christine Albanel (Culture) et Yves Jégo, secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer.

Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'Outre-mer, participera également à cette cérémonie.

L'abolition de l'esclavage en 1848 avait été commémorée pour la première fois en France le 10 mai 2007, six jours après l'élection du président Sarkozy et dix jours avant sa prise de fonction officielle. Il était apparu, pour l'occasion, aux côtés du président sortant Jacques Chirac.

Au cours de cette cérémonie, qui s'était également déroulée dans le jardin du Luxembourg, un extrait du chant "la liberté des nègres" et des poèmes avaient été lus par de jeunes élèves. Puis M. Chirac avait inauguré une sculpture - "Le Cri, l'Ecrit" - de l'artiste français Fabrice Hyber, constituée de trois maillons d'une chaîne brisée.

L'artiste avait alors affirmé que cette sculpture de bronze symbolisait "le cri, marque de l'abolition de l'esclavage, un asservissement aboli par les textes, mais aussi la mise en garde contre l'esclavage moderne".

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Heureusement qu le president sait se faire pardonner...

Ecrit par : Diamant | vendredi, 09 mai 2008

Sympa je ne sais plus qui,

de me traité de raciste et lepeniste simplement car j'ai repris le vocable de sarko 'français de sang melé" qu'il avait mis en avant...Il me parait en effet evidement que sarko show à beneficié des acquis de 68....

Or 68 à des acquis c'est évident(les moeurs, le métissage...) mais aussi des dérives(je partage à ce sujet les analyses de finlkierkraut ou debray)notament sur l'éducatif....

Ségolène me parait peu 68ard c'est une évidence(presque moins que sarko paradoxalement).

Phiconvers sans vouloir vous contrarié dire que mittérrand à trahi les serbes...il me semble pour avoir suivi les débats(et la fameuse liste sarayévo des "intéllos" bhl, gluskmann, halter, brukner, rondeau, ...) étaient très antimittérrand(et anti juppé par ailleur) car il estimait qu'il était trop "philoserbes" et pas assez pro bosniaque(ou croate pour finlkierkraut, kouchner, giroud) leur diabolisation et manips sur les serbes m'avaient à l'époque choqué...Je suis sur de moi car j'avais suivi la polémique....Avait défendu les serbes à l'époque(quelques uns avec excès aussi) les dutourd, anke, hallier, vergès, saint robert, mazneff, paul marie de la gorce,patrick besson .....

Mais il y'avait eu en effet une majorité d'antiserbes primaire......Je m'en souviens moi j'avais milité en tout cas non pas contre certains bombardements(je pense par ex que sebrenisca est crime contre l'humanité) mais en tout cas contre l'affreuse guerre du kosovo et des criminels de l'uck(je me souviens en particulier de la manip de racaf, de la manip de l'opération fer à cheval)....Mittérrand je peut vous l'affirmer n'était pas un antiserbe primaire....En disant ça je ne cherche pas à défendre mittérrand à tout prix(je deteste son incapacité à avoir résolu le chomage, l'affaire des écoutes, sa gestion du putch de gorby....) mais sur ce point il ne faut pas l'attaquer car il me semble qu'il était un des rares à essayé d'empeché une diabolisation des serbes, à éviter un "éclatement de l'ex yougoslavie"(que voulait l'allemagne, les usa et le vatican pour des raisons différentes ainsi que de certains intéllos mondains)....Qu'il avait oeuvré sans succès pour les accords vance owen(que les bosniaques refuseront et ils obtiendront trois ans plus tard les même accords mais américains ceux de dayton en 95 prologeont unitement la guerre de 3 ans faisant trop confiance aux ricains qui les avaient poussé à la faute désireux de racheter leur pro israélisme par un soutien inconditionnel au musulmans des balkans).....Voila je peut vous dire que j'ai assez bien suivi le débat pour en parler avec vous si vous voulez....Cela nous éloigne cher alceste loins de 68...


Reconnaissez simplement que 68 est un évenement très complèxe à éxaminer.

Ecrit par : alex | vendredi, 09 mai 2008

Je ne commente pas la réforme, mais souhaite suggérer une véritable réforme du statut pénal du chef de l'Etat.

Et en particulier qu'elle puisse être effectivement mise en cause, notamment lorsque par ses déclarations, il porte atteinte de manières répétée et délibérée au principe de laïcité, ce qui constitue un manquement manifestement incompatible avec les fonctions d'un Président de la République Française digne de ce nom.

Parce que le dispositif actuel ne peut rien contre l'inertie et la couardise des parlementaires.

Ecrit par : Antoine | vendredi, 09 mai 2008

J'arrive, je commence à lire, deux posts de Diamant (je saute), Anna une encyclopédie, réponse polie d'Alceste, félicitations d'Alex, repost d'Anna quinze minutes pour le lire et le comprendre.

Mais vous avez pas vu qu'Anna c'est Eric, un cyber robot venu de l'espace pour nous bouffer notre espace vital ?
même toi Alceste au début tu t'es fait avoir, allez reconnais! Pire, Augustine également s'est fait avoir. Franchement comment peut on être aussi documenté si l'on est pas un troll ou un cyber robot?

Erebus

Ecrit par : Erebus | vendredi, 09 mai 2008

Ouaich... les plus légitimes seraient à commencer par Erebus (autant dire Jean François qui a changé de nom pour faire croire qu'il y a un participant de plus), Augustine, Bilou, Alceste, Laporte. le reste serait illégitimes...Le clan des sarkozistes acquis. Bof, en même tps c un peu normal puisque tout ce petit monde est une seule et même personne. Ne vous étonnez pas qu'il y ait peu de participants. Je ne vous apprend rien: un clan c'est fermé. Je suis heureuse de ne pas en faire parti.

Ecrit par : Diamant | vendredi, 09 mai 2008

les posts d'Anna je crois sont aussi légitimes que les tiennent euh... JF, Augustine, Jeremy ou encore Carole... seule et même personne. Ce que vous voulez c qu'on vous dise restez entre vous, mais on vous fera ce petit plaisir.

Ecrit par : Diamant | vendredi, 09 mai 2008

Cette réforme revient à bafouer les institutions. Pour plus d'explications, rendez-vous sur mon blog.

Ecrit par : RESTIER Fabrice | vendredi, 09 mai 2008

"Ils vont tous se syndiquer à la CGT et seront régularisés !"

Ben voyons, de quoi contribuer à pallier à un manque de raison d'être de syndicats qui se sont aliénés 95% des travailleurs européens ces dernières déçennies, de quoi s'assurer des arrivées fraîches de larbins pour les patrons malhonnêtes qui ne roulent que pour leur gueule, de quoi continuer à remplacer le prolétaire européen parti vers la droite dure comme électeur pour le parti - Ribbentrop/Molotov & porte valises - progressiste en France (passé de l'exhaltation de Stakhanov à celle de Moussa, ex-clandos malien devenu authentique 'français de base' socialiste, cad oisif lumpenprolétarien qui rode sous cet hymne à la beauté qu'est Beaubourg, un spliff au bec à jouer du jembé et rapper des odes au Hizb Allah)... Et qui laisse faire ça ? Ah mais le gouvernement 'de droite' pardi. Qui offre la nationalité en récompense pour ce qui jadis valait des expulsions armées, mais seulement un coup de tampon à la fois. En 39-45 on appellait ça des collabos ; aujourd'hui ça s'appelle des humanistes, paraît-il.

Ereb,

Qu'Anna soit Eric où qui-sais-je d'autre, ça n'est pas au centre des mes préoccupations, pour tout dire. xD

Ecrit par : Alceste | samedi, 10 mai 2008

Symbôle des allogènes continuant leur grande oeuvre de construction de la France : http://www.dailymotion.com/video/x3pxf7_bledar-vener-cest-des-barre_fun

Ecrit par : Alceste | samedi, 10 mai 2008

PETITION DE SOUTIEN A JEAN-PIERRE RAFFARIN

AVEC JEAN-PIERRE RAFFARIN SOUTENONS LA VERTU CONTRE LE VICE

CONTRE LE MENSONGE ROYAL, " ROYALMENSONGE " LANCE UNE PETITION DE SOUTIEN A L'ATTENTION DE MONSIEUR JEAN-PIERRE RAFFARIN


- Contre l’indécence affichée par madame Royal qui n’éprouve aucun remord vis-à-vis de ses ex-employées par elle grugées, faits pour lesquelles celle-ci a été récemment condamnée par la justice française !

- Contre la mauvaise foi de madame Royal qui se dit prête à contester à nouveau la décision de justice pourtant applicable à tout citoyen de droit commun, en annonçant vouloir faire appel encore et toujours après plus de 10 années de procédure déjà, pour ne pas payer leur dû aux employées flouées !

- Contre ses attaques contre un ex-premier ministre, qui a eu le courage de juger madame Royal pour ce qu’elle est à savoir : « une délinquante sociale » ! Ce que nul ne conteste y compris dans son propre camp !

- Pour lutter contre ce fléau qui ronge désormais le climat politique français à gauche comme à droite !

, lPour faire valoir le ras le bol de la majorité des français enfin qui se refusent à vivre d’avantage dans le conflit permanent, le dénigrement et la haine de tout, entretenus et voulus aux seules fins électoralistes d'une ex-candidate qui semble ne vivre que pour assouvir sa soif d' une ambition strictement personnelle "qui n'a plus rien à voir avec le destin de la France et des français !"


ALORS OUI CONTRE CE FLEAU ROYAL, TOUS ENSEMBLE SOUTENONS JEAN-PIERRE RAFFARIN !


INTERNAUTES DE TOUS POILS, DE GAUCHE COMME DE DROITE, SIGNEZ DE VOTRE PSEUDONYME, OU DE VOTRE PRENOM, DANS LA RUBRIQUE « COMMENTAIRES » CETTE PETITION DE ROYALMENSONGE !

FAISONS PARVENIR NOTRE SOUTIEN MASSIF A CE PREMIER MINISTRE COURAGEUX QUI A EU LA LUCIDITE N'EN DEPLAISE A MADAME ROYAL, D’APPELER UN CHAT UN CHAT !

CONTRE LA DELINQUANCE SOCIALE : « APPORTONS NOTRE SOUTIEN A JEAN-PIERRE RAFFARIN !


" A VOS CLAVIERS CITOYENS ! "
VENEZ SIGNER SUR LE SITE ROYALMENSONGE :
http://jeff123.typepad.fr/royalmensonge


Gold31

Ecrit par : gold31 | samedi, 10 mai 2008

Sur la représentativité du Sénat : halte à la rengaine de sa non représentativité. Sa représentativité plus géographique que démographique, équilibre le poids de la majorité urbaine. Si on veut en faire une chambre des députés bis, c'est sans intéret. La gauche relance sans arret cette tarte à la créme sénatoriale et proclame en même temps qu'il faut protéger les minorités. Justement le Sénat en représente beaucoup, certes pas trés à gauche, mais les ruraux sont ainsi.

La présentation de P Devedjian est intéressante mais que vient faire la Turquie là dedans. Comme on dit c'est hors sujet. Et les arriére pensées nuisent à la crédibilité.

Fonctionnement syndical : c'est le même que celui des députés, le clientélisme. Personne n'a réussi à inscrire dans la constitution que l'intéret général était au dessus des interets particuliers. C'est un état d'esprit et en France , on est mal barré. On a cru que Sarko nous sortirait de là mais les corporatismes ont été bien défendus par les députés. Alors faut il que ces gens là controlent plus le président ? j'en doute. Je vais finir gaulliste.

Ecrit par : Jérémy | samedi, 10 mai 2008

Bonjour cher jean françois,

au fait et je m'en excuse d'avance mais je voudrais encore faire une digression sur deux sujets(qui n'ont rien à voir avec le post de patrick mais après tout gold s'est permis de faire circuler une pétition contre ségolène et pour raffarin)..

Je suis quand même consterné que sarko(qui à des qualités de réformateur ok) mais qui sur certains domaines je pense à la politique étrangère fait des choses très contestable.

Par ex notre pays est un des rares à avoir reconnu le kosovo.....Moins de 40 pays ont reconnu le kosovo(dont bien sur les usa, la gb, l'allemagne) mais eux y avaient des interêts ...La France aucun....A une époque ou on apprend pas le biais de la porte parole du tribunal d'ex yougoslavie carla del ponte le trafic criminel d'organes des plus hauts cadre de l'uck sur pret de 300 prisonniers serbes(confirmé par human right)....Un kosovo maffieux(voir l'article de xavier rauffer) à une époque ou le danger majeur est l'éclatement et le nationalisme dans tous les pays du monde....La France de kouchner est sarkozy devrait avoir honte d'avoir reconnu aussi rapidement ce pays maffieux.....

Je ne parle pas du précedent anormal(outre que l'ont fait peu de cas de l'onu) on s'apprete à des catastrophes aussi bien envers les pays basques, l'océtie, le tibet, les serbes du kosovo ou de bosnie qui aimeraient aussi la séparation, la wallonie....Bref la monté de tous les séparatismes..

Pratiquement aucun pays au monde ne l'a reconnu et cela posera dans l'avenir d'immense problèmes....

Autre scandales(aussi grave) la France de kouchner et sarko show à recement accueuilli des representants du rwanda(fpr) du criminel et gangster kagamé....Or ceux si trouvant sans doute que la France n'a pas été assez loins dans l'ignominie...Demande à la France d'aller plus loins dans la reconnaissance de nos erreurs au rwanda.....Et en plus il critique(en contradiction avec la séparation des pouvoirs) il critique le juge brugière et il demande à la France de faire des "pressions" sur ce juge pour qu'il abandonne ses arrets contre le criminel kagamé.....

Jusqu'ou ira la France?Acceptera t'elle ce chantage.....Quand on sait que le juge espagnol à émit un mandat similaire(au juge brugière) contre une 40 aines de membres du fpr du criminel kagamé....Eux au moins ne se laisse pas impressionné....On sait que de plus en plus de pays(même la belgique qui à recement fait échouer une délegation des criminels du fpr en disant que si il venait il serait arreté).....

Notre pays s'alligne sur la polique des usa....En méprisant totalement nos interêts, en méprisant totalement la réalité ....Je trouve ça tragique...Je demande aux gens de droite(mais patriotes) que sont jean françois, alceste, ou phiconvers ce qu'ils en pensent...Estiment ils normal que sarko show et kouchner puisse aller si loins dans la compromission envers l'uck maffieux et envers le fpr criminel(qui distillent des rumeurs fausses aidé de l'officine survie)????Si oui alors votre patriotisme en prend en coup car en plus ce n'est pas l'interêt de la France mais des anglos saxons.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Jérémy,
On a bien inscrit dans la Constitution une insulte à l'intelligence comme le principe de précaution, on peut bien y écrire que l'intérêt général prime sur les intérêts particuliers ! Plus sérieusement, le mode d'élection des députés, par scrutin local, les rattache irrésistiblement au particulier aux dépends du général. D'où les résistances aux réformes comme les cartes hospitalières, juridictionnelles, militaires, scolaires ... Alors, pourquoi ne pas "délocaliser" les enjeux electoraux et passer à un scrutin régional, ou national avec un système proportionnel majoritaire similaire à celui appliqué aux municipales.
Enfin, il faudrait arrêter de pouvoir tripatouiller régulièrement le système electoral en fonction des circonstances en définissant ses principes dans la constitution.

Subsidiairment, cela pose la question du nombre de couches des organisations locales, et desquelles on doit conserver afin d'éviter les doublons ou triplons de dépenses en équipements, fonctionnaires territoriaux, ... et là, on touche à du "dur" enterme de réforme !!!

Ecrit par : Bilou | samedi, 10 mai 2008

Est encore je suis gentil,

j'aurais pu aborder le troisième revirement totale(depuis la position de peyreffite de 77) position de neutralité vis à vis du quebec et du canada que sarko fait voler en éclat....

En prenant les positions des canadiens dans le dossier(ce qui fait que les québécois sont très remonté contre nous)....


On dirait que sarko sur TOUS LES SUJETS choisi de s'aligner sur les anglos saxons(et je ne parle même pas de la politique intérieure) mais sur la question du rapprochement avec l'otan, de l'aphganistan, du kosovo, du moyen orient(position moins pro palestinienne que Chirac), sur le fpr du criminel paul kagamé(soutenu par les usa de bush fils), sur le canada au détriment du québec.....

Sur tous les sujets sarko s'aligne sur les usa....Incroyable....Enfin il y'a eu une exception(temporaire hélas) sarko avait eu l'intélligence avec l'allemagne de contrer les usa qui voulait faire rentrer dans l'otan la géorgie et l'ukraine ce qui aurait été un cassus bélli(du même niveau que l'ids dans les années 80) pour la russie de poutine....

0r sarko sur ce sujet doit tenir...Il ne doit pas écouter les intéllos mondains(et isolés) que sont les gluskmann et bhl qui ni connaissent rien et qui souhaitent que la France encourage que ces pays rentrent dans l'otan....Ce serait grave.....Il doit plutôt écouter les vrais spécialistes que sont pascal boniface, alexandre adler ou bernard guétta qui eux en vrais géopolitologues savent que ce serait une chose très néfaste....

Sarko doit avoir une politique indépendante...Hélas c'est rarement le cas.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Alex,
Vous nous permettrez de juger par nous même de qui sont les spécialistes d'un sujet et d'éviter la suffisance de juger de qui sont les vrais spécialistes des faux, surtout quand on cite:
un Bernard Guetta journaliste à France Inter grande radio du service public d'une grande neutralité comme chacun sait
ou un Pascal Boniface ancien encarté du PS
merci pur l'intellectualisme ou la neutralité et l'indépendance !!!

Ecrit par : Bilou | samedi, 10 mai 2008

Réaction au message d'Antoine sur le statut pénal du Président :

En France, le Président de la République, ou le chef de l'exécutif a toujours bénéficié d'une situation dérogatoire. Dans l'ancien Régime, le roi « ne pouvait mal faire », et cette vision des choses s'est perpétrée ensuite à travers les régimes pour donner lieu à une irresponsabilité pénale.

En droit Français, cette irresponsabilité pénale a longtemps concerné les infractions commises dans l'exercice des fonctions du Président, mais également en dehors. En effet, il est toujours apparu normal qu'un Président soit pénalement irresponsable, puisque garant de la continuité de l'Etat. En effet, une éventuelle responsabilité pénale du Président entraînerait une remise en cause de cette continuité, du fait des nombreuses instructions dont il pourrait souffrir.

De plus, depuis 1790, les juridictions de droit ont l'interdiction de s'immiscer dans l'exercice du pouvoir politique. Au fil des temps, l'irresponsabilité pénale du Président a été considérée différemment.

Il conviendrait, je pense, puisque nous sommes dans le débat constitutionnel, d'étudier l'évolution de cette dernière depuis la seconde République, où elle désignait davantage une responsabilité. Cette République fut un peu différente des autres, dans le sens où la constitution était claire concernant ce point. Je rappelle que Louis Napoléon Bonaparte ne s'est pas érigé en Empereur avant la fin des quatre ans de mandat que lui octroyait la Constitution. Et que contrairement à son oncle, il était plus "responsable" devant le Parlement (qui en était un vrai...Pas comme sous le 1er Empire).

L'article 68 de la Constitution du 4 novembre 1848 disposait que le Président était responsable de ses actes ainsi que de ceux du gouvernement et devait s'en expliquer devant la Haute Cour sur requête de l'Assemblée nationale.

Par la suite, du fait de la faiblesse des pouvoirs accordés aux Présidents des IIIème et IVème Républiques, l'irresponsabilité semblait légitime. Dès lors, un statut pénal particulier est confié au Président de la République.

Néanmoins, sous la Vème République, elle suscite davantage de problèmes et fait place à une polémique. Pour cause, le président a maintenant un rôle majeur et possède bien plus de pouvoirs que sous les anciennes Républiques. S'ajoute à cela qu'à part le Maréchal Pétain, rares furent les cas de haute trahison susceptibles d'engendrer des débats doctrinaux sur la nature du statut pénal du Président. Il en est bien différent sous la Vème République, où plusieurs idées contradictoires donnent naissance à un réel débat. Tous s'accordent néanmoins sur le fait que d'éventuelles infractions ne doivent échapper aux jugements qu'elles appellent.

Cependant, on ne peut tolérer que le président fasse l'objet d'harcèlement aux motivations électoralistes.

Il me parait donc important de "concilier les contraires" c'est à dire d'essayer de trouver une solution pour qu'effectivement, le Président puisse être "responsable" comme sous la II République, mais que cette responsabilité soit "limitée" pour qu'on évite un acharnement partisan à l'égard du Président.

Le Parlement a révisé récemment le statut pénal du Président, en disant que celui ci peut être destitué dès lors qu'il fait "preuve de manquement dans l'exercice de ses devoirs".

Le problème, c'est que le Parlement - volontairement ou involontairement? - ne fait jamais le lien entre cet article et l'article 5 de la Constitution, qui concerne lesdits "devoirs" du Président. Résultat? Le Président peut violer à tout moment la Constitution, sans que rien ne se passe, d'autant que pour destituer le Président il faut une Haute Cour...Et celle ci ne peut être mise en place que si la "majorité" parlementaire le décide. Autrement dit, la seule manière de destituer le Président c'est d'avoir une situation de cohabitation.

On comprend dès lors que certains scandales sous la V République n'aient pas dissuadé certains Présidents de commettre des actes contraires aux valeurs que défend la Constitution.

Par conséquent, ne serait il pas possible de :

1) Rappeler que la Constitution est un corpus de textes. Autrement dit, le statut pénal du Président est en lien avec les devoirs de sa charge. Si le Président n'est pas "garant de la Constitution", ni des "traités", et autres devoirs évoqués dans l'article 5, il peut être accusé de faire "preuve de manquement à ses devoirs dans l'exercice de sa fonction".

2) Prévoir que chaque année, le Président se rend devant le Congrès, pour y présenter, de manière très globale (le détail devant être laissé au Premier Ministre) sa "feuille de route", et qu'un grand moment est consacré aux "remontrances" par le Parlement, qui peut l'interroger sur les "manquements" possibles qu'il aurait commis à l'égard de ses devoirs.

3) Instituer que si les "manquements" sont "involontaires" (le Président ne se souvenait par ex plus d'une directive européenne), "légers", et corrigeables, le Président s'engage à mettre en oeuvre une politique visant à effacer ses "manquements" avant une date fixée par les membres du Parlement à la majorité simple.

4) Déclarer que si les "manquements" sont "volontaires", "lourds" de conséquences, ou difficilement "corrigeables" (le Président a par ex, cas extrême, corrigé la volonté du Peuple Souverain) les actions du Président, sont considérées comme caduques...Et celui ci doit présenter, obligatoirement, sa démission.

Pour les autres :

Non, je ne suis pas "Eric"...Mon prénom est Anna, et si je suis "si bien documentée" c'est parce que j'ai fait du droit, et continue d'en faire, puisque je travaille au service juridique d'une grande firme.

A L'ATTENTION DE MONSIEUR DEVEDJIAN :

Je voudrais simplement vous interpeller à propos des relations du droit communautaire et du droit national. En effet, celles ci ne sont pas toujours très claires.

Le droit communautaire est une composante du droit international public, et l’une des sources du droit administratif français. L’article 55 de la Constitution française de 1958 institue en effet que le traité est supérieur à la loi, ce qui de fait soumet l’ordre juridique interne aux normes de droit international. Celles-ci peuvent prendre principalement trois formes : les stipulations conventionnelles, les règles de droit international public et les actes dérivés. Des actes dérivés, René Chapus donne la définition suivante dans le manuel Droit administratif général : ce sont les actes accomplis par les institutions créées par voie de traité et investies par eux du pouvoir de prendre des mesures applicables dans les Etats membres. Dans le cadre de l’Union européenne, il s’agit des mesures prises par le Conseil et la Commission, et qui prennent la forme de règlements, de directives, de décisions ou d’avis, comme le stipule l’article 248 (ex-189) du traité de Rome.

Les directives communautaires se distinguent en ce qu’elles n’obligent les Etats destinataires que relativement à un objectif, contrairement aux règlements qui sont obligatoires dans tous leurs éléments et n’induisent pas d’intervention de l’Etat, puisqu’ils ont un effet direct.

Ainsi, les directives communautaires supposent une transposition en droit national, et ce dans le délai imparti. C’est l’article 248 (ex-189) du traité de Rome qui l’énonce en ces termes : «La directive lie tout État membre destinataire quant au résultat à atteindre, tout en laissant aux instances nationales la compétence quant à la forme et aux moyens. » Par voie de conséquence, il appartient à l’Etat d’apprécier si la transposition sera faite par voie législative ou par voie réglementaire, et quel sera le contenu des dispositions à prendre.

Toutefois, le silence que garde le traité sur les effets des directives dans l’ordre juridique interne contraste de façon significative par rapport à la précision dont il fait preuve relativement aux règlements : le traité laisse donc une large place à la jurisprudence sur cette question.

Comme je l'ai déjà dit dans un autre post, ce qui me pose problème actuellement, c'est le problème de jugement des "compétences" des Etats et de l'Union par la Cour de Justice Européenne. Et également le problème de "compatibilité du traité de Lisbonne avec notre Constitution.

Ecrit par : ANNA | samedi, 10 mai 2008

A l'heure actuelle, le Conseil Constitutionnel a déclaré l’article I-6 du traité de Lisbonne, proclamant la primauté du droit de l’Union européenne sur le droit des Etats membres ainsi que la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne comme conformes à la Constitution française du 4 octobre 1958.

En revanche, il a jugé que la ratification du traité constitutionnel (car s'en est un, autant que le TCE) nécessite une révision préalable de la Constitution française en ce qui concerne certaines dispositions relatives à des matières dites régaliennes qui transfèrent des compétences à l’Union européenne ou qui modifient les modalités d’exercice de compétences déjà transférées à celle-ci.

Sont notamment concernées les dispositions relatives à l’espace de liberté, de sécurité et de justice et la politique étrangère et de sécurité commune, les dispositions qui permettent le passage du vote à l’unanimité à la majorité qualifiée au sein du conseil de l’Union européenne et les nouveaux pouvoirs attribués aux parlements nationaux.

Cette décision suscite un double sentiment contradictoire.

Par sa grande habilité politique, elle peut être saluée. Elle contribue à faciliter le chemin du oui à la procédure d’autorisation de la ratification du traité constitutionnel. Elle désamorce des débats épineux sur la primauté du droit de l’Union européenne, sur le communautarisme et sur la laïcité. Elle simplifie la tâche du pouvoir de révision de la Constitution en lui indiquant des éléments de révision classiques dans le prolongement de ce qui a été fait pour adapter la Constitution française au traité de Maastricht et au traité d’Amsterdam, Nice, jusqu'au TCE et maintenant le traité dit de Lisbonne.

Elle laisse cependant perplexe tant elle entretient le clair obscur et les tours de passe-passe juridiques qui ne satisfont ni les partisans ni les adversaires de l’intégration européenne. En estimant que l’article I-6 du traité constitutionnel ne confère pas au principe de primauté une portée autre que celle qui était antérieurement la sienne et qu’il ne modifie pas cette portée par rapport à celle qui résulte de l’article 88-1 de la Constitution française, le Conseil constitutionnel méconnaît ouvertement et le texte même de l’article I-6 et la jurisprudence de la Cour de justice des Communautés européennes qui proclament sans ambiguïté la primauté du droit de l’Union européenne sur le droit national dans son ensemble.

En indiquant que cet article I-6 serait atténué par l’article I-5 qui dispose que "L’Union respecte l’identité nationale des Etats membres inhérentes à leurs structures fondamentales politiques et constitutionnelles", le Conseil constitutionnel met sur le même plan deux dispositions qui ne se situent pas au même niveau.

L’article I-6 concerne les rapports de normes sous l’angle de l’ordre juridique tandis que l’article I-5 concerne les rapports entre les Etats et l’Union européenne sous l’angle de l’ordre institutionnel. En faisant des réserves d’interprétation "forçant" l’adéquation du traité constitutionnel avec des valeurs républicaines interdisant le communautarisme et la manifestation des signes d’appartenance religieuse, le Conseil constitutionnel a transformé approximativement ces valeurs en principes qui feraient partie des traditions constitutionnelles communes aux Etats membres de l’Union alors qu’il s’agit de principes partagés par la France... avec elle-même ou avec une très faible minorité d’Etats membres de l’Union européenne ou futurs membres de celle-ci.

Preuve de cette conciliation forcée est l’intégration dans les visas et dans les considérants d’un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme qui n’existe pas, puisqu’il s’agit d’un arrêt de chambre frappé d’un renvoi devant la Grande chambre de cette cour !

Curieuse façon aussi d’appréhender la Charte des Droits fondamentaux de l’Union européenne en neutralisant le principe de proportionnalité que celle-ci reconnaît en son article II-112 par l’article I-5 du traité constitutionnel au terme duquel « les fonctions essentielles de l’Etat, notamment celles qui ont pour objet d’assurer son intégrité territoriale, de maintenir l’ordre public et de sauvegarder la sécurité nationale ». Il s’agit d’une inversion contestable d’une méthode d’interprétation classique en matière de protection des libertés : la liberté doit faire l’objet d’une interprétation large ; l’exception doit faire l’objet d’une interprétation stricte et limitée.

Les révisions de la Constitution française au coup par coup au gré des révisions du traité constitutionnel ont donc de beaux jours devant elles.
Grâce à cette décision "politique" voire "politicienne", l’Europe peut encore avancer, on ne s’en plaindra pas. Mais elle continue à avancer masquée ou du moins précédée d’un rideau de fumée. Cela servira-t-il sa cause à moyen et à long terme ? La clarté est-elle réservée au véritable moment constituant ? On peut se le demander.

Ces considérations dites, il me parait donc avantageux que l'on profite du débat constitutionnel, pour "protéger" notre Constitution, c'est à dire les principes, valeurs, et identité du pays. Car, comme je l'ai précisé, la jurisprudence du Conseil Constitutionnel reste imparfaite, dès lors que sont considérés comme "communes" aux vingt sept, les valeurs françaises, alors que pour ex, la laicité ne fait pas partie de ce "bloc" de valeurs communes.

Pour protéger la Constitution, et pour rassurer par ailleurs les Français, qui craignent légitimement de voir l'UE "absorber" leur souveraineté, qui plus est par défaut, puisque le Parlement apparait un peu comme l'instrument pour faire passer (sans le dire) la souveraineté d'un Peuple qui ne consent pas toujours à ces transferts, il me semble donc important de clarifier les relations entre l'UE et la France.

Quelques suggestions :

Faire en sorte que tous les traités européens passent par le référendum. A l'heure où l'UE n'est plus un espace économique, mais devient un espace politique, on ne peut plus prétendre "faire le bonheur du peuple à la place du peuple". La question n'est pas de savoir si le Parlement est compétent ou non, il l'est, mais s'il est légitime. En effet, tant qu'on aura pas restauré un semblant de "confiance" entre les citoyens et leurs élus (93% d'élus disent oui au TCE, 55% des Français disent non : comment voulez vous que les citoyens, sur cette question, se sentent bien représentés?) il me parait absolument indispensable d'instaurer l'obligation de ratification par la voie référendaire. Pour le bien de l'UE d'ailleurs : on ne peut pas avancer sans soutien populaire. Ce n'est pas en fuyant à Varennes que l'UE pourra trouver une place légitime dans le coeur des Français.

En s'appuyant sur l'article 16 de la Déclaration, qui ne peut être révisé car sa suppression signifie la mort de la Constitution, considérer que tous les articles de la Déclaration ne peuvent être révisés.

En s'appuyant sur le préambule de 1946, déterminer que, dans le cadre des traités européens, la "clause de solidarité" engageant la France dans des combats, ne peut être possible qu'en respect des articles traitant du droit international, qui interdisent à la France de transférer sa souveraineté à une instance internationale...Dès lors que les actions entreprises ne visent pas la paix.

En s'appuyant sur la limite révisionnelle édictant que "la forme républicaine du gouvernement" ne peut être révisée, définir celle ci en englobant dans la "forme républicaine du gouvernement" les valeurs typiquement françaises : la Démocratie (postulat d'un Peuple Souverain), la République (laquelle ne peut être sans Démocratie), la Laicité, la Séparation des Pouvoirs, les Droits inaliénables de l'Homme, les Droits Sociaux et Economiques déterminés dans le préambule de 1946, etc. Ceci permettra, en cas de "problème" avec la Cour de Justice Européenne, de faire primer le droit national en la matière, et de donner une "sécurité juridique" à la Constitution. Enfin, car cela est beaucoup craint, cela permettra de garantir aux citoyens la non confection d'un "Empire" européen, donc un système fédéraliste.

Ecrit par : ANNA | samedi, 10 mai 2008

Pour répondre à une autre question évoquée par Jérémy, qui se demande ce que vient faire la Turquie dans ce débat :
l'obligation de recourir à un referendum avant l'entrée d'un nouvel Etat dans l'UE a été inscrite sous Chirac dans la Constitution.
Pour rester dans la ligne de ce que font tous nos partenaires, le président souhaitait annuler cette obligation, pour ne pas risquer d'entraver l'entrée de la Suisse ou de la Croatie (exemples...), par un vote de mauvaise humeur des Français le refusant pour des raisons de stricte politique intèrieure.
En revanche, il s'est toujours dit très hostile à l'entrée de la Turquie, or vous savez bien que cette disposition visait directement cet Etat.
Par conséquent, reste cette option du referendum organisé dans la seule option où le pays souhaitant l'intégration n'est pas européen : ce qui est le cas évident de la Turquie, quelque soit son opinion sur le bien fondé ou pas de cette intégration.

Il s'agit donc bien d'un sujet faisant partie intégrante de la réforme des Institutions et de la Constitution.

Ecrit par : Augustine | samedi, 10 mai 2008

Alex,
Plutôt que de tenter de fonder votre opposition à Sarko sur de vieux dogmes ou des intellos choisis pour la circonstance - BHL était moins considéré par vous comme un intello de salon quand il soutenait Toutentok à la présisdentielle ! - essayez de raisonner par vous même et de vous poser de bonnes questions. Permettez moi de vous en proposer quelques unes:

La France a t elle les moyens d'une défense autonome, surtout dans un contexte de réduction des dépenses publiques et des déficits ?
Y a t il un autre projet possible que de développer un système de défense européen ?
Peut on se passer du Royaume Uni pour réussir ce projet de système de défense européen ?
Comment amener le Royaume Uni à accepter ce système européen ?

Les menaces futures sont elles de type nucléaire, classique, terroriste, subversive, ... ?
Les menaces à venir viennent elles des USA, de la Russie, de l'Islam, des mouvements de population, de l'immigration incontrolée, d'un choc des cultures, de la faim, des changements climatiques ou écologiques, ... ?
Quels sont nos meilleurs alliés au regard des menaces à venir ?

A quoi sert une politique arabe ?
La politique arabe nous a t elle évité les attentats de 95 ?
Doit on psychologiquement, moralement ou dans une simple logique de rapports de forces avoir une politique arabe pour éviter des attentats ?

...
des questions comme celles là permettant d'avancer dans la reflexion, on peut encore en poser beaucoup. Cela évite d'en rester à des dogmes ou de se référer à un gaulisme qui était le contraire du dogmatisme, mais au contraire un pragmatisme total éclairé par une vision et une intelligence du monde hors pair. Au demeurant, se référer à un prétendu dogme gaulliste c'est en fait statufier notre politique étrangère dans l'immobilisme totalement contraire à l'essence même du gaullisme.

Ecrit par : Bilou | samedi, 10 mai 2008

Une politique arabe défend elle mieux notre accès aux ressources énergétiques ?

Quelles sont les puissances ou les groupes de puissances les plus proches de notre culture ?
Quel est le meilleur moyen pour éviter le choc des cultures ?

...

Allez, un petit effort de reflexion personnelle Alex ...

Ecrit par : Bilou | samedi, 10 mai 2008

Vous voulez d'autres questions à soumettre à votre sagacité ? !

Ecrit par : Bilou | samedi, 10 mai 2008

Cher et pourtant patial bilou,

Je vous signale qu'en effet j'ai récusé le sarkozyste gluksmann(ex stalino maoiste pro bushiste reconverti au sarkozyste) comme expert ainsi que le ségoliste bhl ....

Et j'en en effet pris comme expert les deux "socialistes" boniface(qui à quitté le ps car celui ci trouvait ses positions sur Israel trop critique) ou encore guetta(du nouvel obs) mais comme toujours en bon sectaire vous vous êtes bien gardé d'évoqué alexandre adler(qui est lui passé de la gauche à la droite chiraquo sarkozyste)......Et oui bilou quand on dit les choses on les dits de façon complète sinon c'est de la désinformation....
Sur les sujets que j'ai évoqué n'est il pas vrai que la France ai l'un des rares pays(avec les usa, la gb, l'allemagne qui eux ont des interêts) à avoir reconnu le kosovo maffieux dirigé par les gangsters de l'uck(recement mis en cause par carla del ponte)????

N'est il pas vrai que la France est sarko show mais en cause 30 ans de vision de neutralité sur la position canadienne et du québec en les trahisans(les québecois) qui en s'alignant sur le canada Est préjudiable à nos interêts...Il suffi d'aller sur le net et voir ce que disent nos amis québécois????Ce que je dis est incontestable????

N'est il pas vrai que sarko show et son ministre kouchner trahissent la France(et nos soldats) accusé des pires turpitudes par des faux témoins(à ce sujet le tribunal d'arusha à la solde des anglos saxons est bien obligé obligé de constaté que les faux témoins se sont multipliés recement un d'entre eux à disparu tué sans doute par le fpr???).....Or la France qui à déja anulé une partie de la dette du rwanda, qui à déja reconnu des "fautes" au rwanda, qui à déja voulu rétablir en bon pion pro bushien des liens avec le régime criminel de kagamé(pour rappel ce n'est pas la France qui à rompu les liens avec le fpr mais le fpr lui même en novembre 2006).....Le fpr(et ses sbires de survie et du reseau voltaire...Le reseau voltaire vous savez celui qui nie les attentats du 11 septembre) qui accusent la France(et mittérrand père et fils, et villepin, et védrine, et balladur, et juppé, et nos soldats) des pires crimes.....

Recement une délégation du fpr voulait que la France ai plus loins dans la reconnaissance des "erreurs française" jusque ou???Est ils ont laissé entendre que sarko show n'y serait pas insensible????

Ils ont aussi mis en cause(et voudraient des pressions contre le juge brugière) brugière qui est ump il me semble mon cher bilou.....Ils voudraient que la France exerce des pressions contre le juge brugière pour qu'il retire sa plainte?????Le voulez vous cher bilou????

A ce sujet je vous signale que l'espagne(et de plus en plus d'instititutions comme rsf, le congo, le canada, human right...) mettent en cause le sinistre régime criminel de kagamé....Seul la France de sarko show semble aller dans le sens de l'administration de bush fils(pro kagamiste bien connu)...En êtes vous d'accord cher bilou????

Moi vous savez je suis les débats contrairement à vous(j'ai lu ce qu'en disent pierre péan injustement sous le coup d'une accusation de racisme par sos racisme)...J'ai lu ce qu'en disent et matata, et rytjeens, et guichaoua, et onana, et rony brauman, et claudine vidal , et luc marchall, et boos boos, et carla del ponte.....Tous des noms qui ne vous disent pas grand chose car vous contrairement à moi bilou ne connaissez que peu(comme l'ensemble des français d'ailleur) le dossier rwandais....

Alors quand on y connait pas grand chose bilou on fait preuve d'humilité....Ne vous déplaise notre diplomatie s'humilie....Notre diplomatie se discrédite....

Et j'aurais pu citer l'aphganistan, le rapprochement avec l'otan(sans rien obtenir en contre partie), notre politique en contradiction avec les droits de l'homme(peut être sarko à t'il raison sur la Chine ou la tunisie) mais en ce cas il avait tord en avril 2007 dans son discours de donneur de leçon....

Et oui bilou ce que je dis vous ne pouvez guère le recusez.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Augustine
ce qui me choque , c'est de mélanger la Turquie avec la réforme constitutionnelle !! bien sur on peut rattacher plein de sujets, mais alors pourquoi seulement celui là ?

Bilou
votre réponse au probléme de l'intéret général me parait trés intéressante (excusez mon immodestie, j'aimerais trouver des termes moins prétentieux pour écrire) , notre France est malade du clientélisme, de l'intéret particulier, elle est devenue la société de défiance. Et nous payons cher ce que nous croyons étre nos petits priviléges individuels. En fait, notre société est plus façonnée par les priviléges façon Louis 14 que par 1789 et sa Fraternité.
Triste constat mes amis.

Ecrit par : Jérémy | samedi, 10 mai 2008

Vive Nicolas! L'année prochaine, les textes d'Aimé Césaire seront étudier. En plus, il a fait une allocution magnifique. 100% avec lui.

Ecrit par : Diamant | samedi, 10 mai 2008

LA OU LE BILOU EST GRAVE....

C'est qu'il ose dire(lui le petit soldat sarkozyste) de raisonnez par "moi même".....Ou le toupet du petit soldat sarkozyste....Que laporte, jean françois, alceste, phiconvers....De droite mais qui eux raisonnent par eux même me disent ça ...Admettons ...Mais le petit soldat bilou sarkozyste ça me fait marrer....

Je suis sorry de vous dire ....Mais je fous comme de ma première baise(tiens j'ai envie d'être trivial) de ce que pense le ps ou la gauche sur des sujets comme le rwanda ou le kosovo....

Sur ce point mon coco je suis sans doute beaucoup moins conformiste que vous mon petit sarkozyste.....Allors vos leçon de morale vous savez.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Mais quel charabia lourdingue, Alex !
Et tout ça pour répéter inlassablement les mêmes antiennes et avec une vanité rare : et Sarko (show...) devrait faire ceci, et cela, et écouter untel et surtout pas les intellos de salon qui n'y connaissent rien...
Et le Kosovo, et Kadhafi, et l'Afghanistan, et les USA, et l'Otan, et le Rwanda et patati et patata : tous sujets sur lesquels vous nous avez déjà dit tout le mal que vous pensiez de la politique de Sarkozy,
Mais SURTOUT les CONSEILS que VOUS lui donnez : vous ne vous sentez pas un brin ridicule, à force ?

Changez un peu de sujets (hors fil en plus...), et d'éviter votre logorrhée indigeste, répétitive et prétentieuse !

Quand je pense qu'on me taxe d'arrogance parce que je rectifie une erreur dans la qualification délictuelle de l'abus de confiance... !!
Ah mais c'est vrai que les anti-Sarkozystes peuvent se permettre de dire n'importe quelle connerie, ils sont les bienvenus et ont forcément raison, par définition... Misère, et ras-le-bol !!!

Ecrit par : Augustine | samedi, 10 mai 2008

Mon pauvre Alex,
Quand on se mèle politique étrangère, on raisonne géopolitque, on va général au particulier et pas le contraire, on évite de ne raisonner que sur des sujets annexes. Désolé, mais quel que soit les drames duKosovo, du Rwanda, ... ou vos références à RSF!... ce sont des sujets mineurs à cette échelle. Si vous voulez comprendre le monde et comment notre communauté nationale et européenne peut y vivre, y intervenir, changez le bout de lorgnette par lequel vous le regardez.
De manière annexe, évitez de changer vos références selon le sujet d'opposition que vous souhaitez traiter, cela aussi ferait plus sérieux.

Ecrit par : Bilou | samedi, 10 mai 2008

"...et tentez d'éviter", pardon.

Ecrit par : Augustine | samedi, 10 mai 2008

Augustine viens donc en renfort du petit bilou émouvant,

Je constate que nos deux donneurs de leçon qui me reproche de parler de plusieurs sujets(sur des thématiques éloigné du sujet de patrick) se garde de le reproché à leur pote gold...Qui sur le blog de devedjian et sur un sujet qui n'à rien à voir à lancé une pétition contre ségolène royal et pour défendre raffarin.....Nos deux donneurs de leçon prefère plutôt contré alex.

Oh bien sur nos deux donneurs de leçon se garderont d'entrer dans le débat sur des sujets comme le kosovo, ou sur le rwanda(sujet que je maitrise infiniment mieux qu'eux pour m'y interessé depuis plus de 13 ans)....Ils préferent me ridiculisé......Oh bien sur je ne me prétends pas parfait....Je n'ai jamais nié ma mauvaise orthographe, je n'ai jamais nié avoir été un ségoliste(même si depuis un anj'ai pris ma distance avec le ps et ségolène)....Peu leur importe....Eux en sarkozyste distingués ne voit en moi qu'un gauchiste....

Sorry mais sur des sujets comme le kosovo ou le rwanda je ne pense pas que ma position soit celle d'un gauchiste conformiste...En revanche vous qui semblez voir toujours avec des yeux de chimène la politique scélérate(par sur tous mais sur les sujets en question) de notre président...Je trouve que vous faites de bien piètre avocat...Répondez sur le fond ce sera mieux.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Et oui Augustine,
quand on a les prétentions d'Alex, il faut être à la hauteur. Mais là encore en politique étrangère, c'est un galimatias informe et une logorrhée verbale ressassant des trucs annexes au regard des grands enjeux qu'il semble incapable de déterminer. D'ailleurs, il semble incapable de répondre à mes questions, pourtant basiques !
A vouloir l'ouvrir uniquement dans le but de s'opposer, il a encore raté une bonne occasion de se taire.

Ecrit par : Bilou | samedi, 10 mai 2008

Mon pauvre bilou,

vous vous considerez vous comme un grand intellectuel???Allez je vous laisse à vos illusions?En revanche dites moi donc quels questions m'avez vous posez?.

Votre suffisance me fait vraimez marrez.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Tien, le géo politiste de bazard se tire en courant !
Et sans avoir même noté les quelques bonnes questions soumises à sa grande sagacité !

Ecrit par : Bilou | samedi, 10 mai 2008

Tien en plus d'être venu le torse bombé, il part la queue basse, et avec ses fautes d'orthographes !

Ecrit par : Bilou | samedi, 10 mai 2008

Bilou,
Pour ma part je vais le laisser se calmer un peu, notre "spécialiste" du Rwanda (j'en connais autant que lui, nous avions longuement "meublé" un fil sur le sujet), du Kosovo et...des Comores, son ex étant comorienne.
Quand il est comme ça, il est imbuvable, bêtement infatué, prend les autres pour des c... (sans savoir à qui il a à faire !) et il faut énormément de patience et de temps pour le ramener dans un schéma de dialogue acceptable.
Ce dont je n'ai aucunement l'intention : il me gonfle grave, aujourd'hui avec son agressivité !!
Et lui n'est pas suffisant...

Ecrit par : Augustine | samedi, 10 mai 2008

Allez, bon week end Alex, un peu de repos fera le plus grand bien à vos méninges surchauffées.
Trop de Ségolisme nuit à la santé, ... intellectuelle !!!

Ecrit par : Bilou | samedi, 10 mai 2008

Je constate que nos deux donneurs de leçon sarkozyste(il en est d'autres d'estimable) qui me reprochent mon orthographe(que je n'ai jamais nié avoir mauvaise) eux ne maitrisent pas les données de la lecture...

Car

1) je n'ai pas dit que je partais j'ai demandé à bilou de me dire quels questions avait il à me posé et il prefère m'insulter?
2) augustine et bilou ayant des difficultés de lecture en me disant que je suis ségoliste alors que sur un post peu avant j'ai dis que j'avais pris mes distances et avec le ps et avec ségolène alors que nos deux larrons restent des sarkozystes assumé....Lesquel d'entre nous est donc relativement indépendant?
3) je précise à augustine qu'elle ma mal lu car mon ex n'était pas commorienne mais mahoraise...Grave erreur,
4) nos donneurs de leçon qui ont toujours le même discours pro sarko qui me font la leçon ...Eux qui ont l'insulte facile et le conformiste pro sarko des plus classique ..J"hésite entre rire et pleurer,
5) je maitiens que sur le sujet(pas sur tous) mais sur le sujet du rwanda je maitrise infiniment plus que augustine et bilou ce domaine...Mais après cela reste parole contre parole....J'invite d'ailleur devedjian aimablement à faire un sujet sur ce domaine....Et alors nous verrons bien qui maitrise le plus se sujet.

6) l'humilité n'étant pas votre fort à tous les deux(comme votre mentor sarko) je reconnais cependant que je vais éviter de dire 'sarko show" qui peut à la longue paraitre comme de l'antisarkozysme primaire....Mais je vous renvoi aussi à vos propos....Essayez de penser un peu par vous même et essayez de lire mieux les autres.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Bilou et Augustine,

Le débat nécessite toujours un effort intellectuel et la nécessité de ne pas être méprisant vis à vis de ceux qui ne pensent pas comme vous.

Sans forcément les traitez de "gauchistes" car sinon cela veux dire que vous avez la même conception du pluralisme que votre mentor..

Je rappèle que celui si(et des umpistes comme legrand ou mariton l'ont dit) que celui si à recusé la presse(il à fait la liste du parisien, de l'express, du journal du dimanche et de marianne comme excessif envers lui....Ce qui est ridicule car en dehors du dernier ces journaux ne se sont pas vraiment impliqué contre lui)...Il à critiqué l'agence france presse car soit disant elle n'aurait pas évoqué un témoignage d'un sarkozyste contre ségolène royal...Ce qui est encore faux car l'agence france presse à fait passer la déclaration de raffarin....

Il à mis en cause ses prédecesseurs(Chirac surtout....Mais aussi Mittérrand et même de Gaulle en évocant que ce dernier aurait eu une courte majorité en 67)....Ce qui tente à démontré que ce n'est jamais la faute de sarko mais c'est la faute en gros de la presse et de ses prédecesseurs toute les catastrophes de la France....

Voila donc la conception je suppose de Bilou et Augustine?.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Dans le projet de réforme constitutionnelle, tout n'est pas d'une égale nécessité.

On ferait bien d'identifier les mesures qu'il ne serait pas trop dommageable de jeter par dessus bord (1), afin de sauver l'essentiel (2).

(1) Il me semble que la venue du Président devant le Parlement, le contrôle parlementaire des nominations, la limiation du nombre des ministres, la limitation à deux mandats présidentiels, présentent des inconvénients, à côté d'avantages parfois contestables, sous l'angle du rééquilibrage des pouvoirs. Ne nous ruinons pas la santé à les conserver dans le texte voté!

(2)
a/ La constitution de 58 a rendu le pays gouvernable en établissant un exécutif fort. Comme toujours il y a eu , à l'expérimentation, abus de position dominante. Deux nécessités sont criardes, de ce point de vue:
- co- maîtrise de l'ordre du jour;
- audits parlementaires des politiques et des comptes publics.

b/ L'actuel art. 88- 5, voulu par Nicolas Sarkozy et accepté par Jacques Chirac en 2005, est le contrepoids au flou de la Constitution européenne sur les frontières de l'Union ( flou endossé par le traité de Lisbonne ).
L'annonce de la levée du verrou référendaire, minable révolution de Jouyet, et les premières rédactions du projet de réforme constitutionnelle apparaissent comme des reniements irresponsables.

On aurait tort de limiter la question à l'entrée de la Turquie; d'autres candidatures extra- européennes sont envisageables, contre lesquelles les Français souhaiteront peut-être faire barrage. Barrage contre le Belliqueux (allusion cinématographique pas très légère! ).

Se souvenant que l'adhésion entraîne la liberté de circulation et d'établissement des personnes, les Parlementaires seraient bien inspirés de ne pas laisser à l'humeur d'un Président que l'on ne connaît pas l'initiative de nous engager dans des situations irréversibles. Le large débat pré-référendaire, s'il a lieu, ferait mieux le tour des intérêts de notre pays.

Attention à ne pas suivre les compromis boîteux proposés par
de bons apôtres: par ex. référendum obligatoire pour les candidats non européens ( mais avec ses 3% de territoire sur le continent européen, la Turquie et ses avocats ne plaideront-ils pas qu'elle est européenne??); autre ex. pas de référendum, sauf si la majorité des deux chambres + une pétition de 10 à 20 % du corps électoral le demandent ( une usine à gaz dont les promoteurs souhaitent manifestement la panne avant de consulter le peuple? indécent ).
Le référendum doit rester systématique et sans frein pour les pays ayant plus de x % ( la moitié ? ) de leur territoire hors du continent européen.

Nous comptons sur nos députés pour que l'Assemblée:
- décide davantage qu'aujourd'hui les sujets qu'elle débattra,
- par ses contrôles, protège l'action politique contre le dévoiement et/ou l'inertie, parfois, le sabotage, qui pourraient tenter certains ministres ou fonctionnaires.
- et laisse au suffrage universel, sans réticence de plume, le dernier mot dans l'extension éventuelle des frontières de l'UE.

Ecrit par : yves | samedi, 10 mai 2008

Yves,

Personnelement j'approuve les efforts de revalorisation du parlement, cependant je pense qu'il serait avisé de la part du gouvernement afin d'être sur que le sujet passe.

De prendre en compte l'avis de l'opposition concernant le pluralisme de la parole(en effet si sarko doit passer devant le parlement pour parler) il me parait judicieux de donner dans le même temps plus de paroles à l'opposition, de même que la majorité devrait faire un pas sur des questions qui mérite des réformes comme la proportionnelle ou la question de la réforme du sénat.

Cependant avant qu'on me traite encore d'antisarkozyste primaire je reconnais qu'il y'a des avancés majeur.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Je deteste le papier collé mais
http://www.casafree.com/modules/new/article.php?storyd=16985

http://www.levif.be/belga/politique/78-4-48265/rwanda-visite-annulee-en-raison'd'un mandat d'arret international

Lire les articles de l'agence hirondelle,

sur l'uck et le québec les sîtes sur le net sont très nombreux..Pour se faire sa propre opinion.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

COMMÉMORATIONS
Si ma mémoire est bonne, le statut du Fermage date de 1945.
Il créait de nouveaux droits au bénéfice des exploitants agricoles dans leur relation avec le propriétaire terrien. Une véritable émancipation.

Auparavant, le métayage obligatoire obligeait le metayer à partager en nature ses récoltes avec un "Maître" "intrusif", souvent soupçonneux, avaricieux et blessant.

Il faut que le Président de la République invente une fête anniversaire de l'abolition du métayage obligatoire, où la honte à l'encontre des propriétaires agricoles serait mise en vedette.
Je fais le premier acte précurseur de repentance: Hourra! pour l'abolition du métayage obligatoire, Pardon, les Métayers!

J'irais même plus loin. La République ne s'est pas lavée de sa tâche féodale.
Hourra! pour l'abolition du servage! Pardon, les Serfs!

Ecrit par : yves | samedi, 10 mai 2008

Pour voir à quelle point notre diplomatie s'est planté sur le kosovo,

Tapez carla del ponte et le trafic d'organe de l'uck sur les prisonniers serbes,

Des articles sur survie, le reseau voltaire, patrick saint exupery pour voir comment il critique notre pays sur le rwanda.

Essayez aussi d'aller voir les pays(seul 40) sur 190 ont reconnu le kosovo....Parmis lesquelle les usa, la gb, le canada, taiwan, la corée du sud....Bref on comprends tout de suite comment notre pays à bradé son interêt.

Bref et je pourrais continuer la liste pour montrer à quelle point ce n'est pas moi qui ai tord de critiqué notre pays(et sarko) mais c'est notre pays qui est dans le faux par sa stupide diplomatie.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Alex,
"Le débat nécessite toujours un effort intellectuel et la nécessité de ne pas être méprisant vis à vis de ceux qui ne pensent pas comme vous.
Sans forcément les traitez de "gauchistes" car sinon cela veux dire que vous avez la même conception du pluralisme que votre mentor.."

Absolument !
Commencez-donc par vous appliquer ces très bons conseils si vous voulez trouver des interlocuteurs prêts à dialoguer avec vous :
- Ne venez pas ici avec votre "sarko show" ridicule et injurieux de troll à 2 neurones, il y en a assez déjà : que cela vous plaise ou non, c'est le président que les Français ont élu, et vous êtes sur un site UMP où vous avez tout loisir de vous exprimer.
- Ne venez pas traiter de "petits sarkozystes aux yeux de Chimène pour leur mentor", des intervenants dont vous ne savez rien ni de l'âge, ni de l'expérience, ni des connaissances livresques ou plus certainement acquises sur le terrain ici ou ailleurs et dans quels domaines, et de la faculté qu'ils ont démontré de manifester à diverses reprises leurs désaccords avec certains aspects de la politique menée depuis un an, et que par conséquent vous n'avez aucune raison, mais aucune de mépriser !!!
Vous ne pouvez que vous ridiculiser. Attention au retour de bâton, parce que je nous trouve bien patient.
Et si vous faisiez l'effort de nous pondre un post un peu nouveau, de temps en temps ?
En ce qui me concerne :
- Je ne vous ai jamais traité de gauchiste !
- En revanche, je vous trouve prétentieux, vaniteux, et incapable d'admettre que sur les sujets que vous dites maîtriser (ce qui est peut-être vrai), vous n'acceptiez pas que d'autres peuvent en savoir autant que vous, ou plus, et en tirer des conclusions différentes des vôtres ! Vous n'avez le monopole ni du savoir ni de la vérité, sur quelque sujet que ce soit, Alex !!!!!!!
D'ailleurs, quand on fait l'effort de vous apporter des contre-arguments, vous finissez presque toujours par faire marche arrière !!!
Cela dit, je ne ferai plus l'effort d'entamer un dialogue avec vous quand vous serez dans cet état d'esprit.

Bon week-end Alex.

Ecrit par : Augustine | samedi, 10 mai 2008

Augustine,

de la contradiction dans votre post il y'en à aussi.

Car vous dites que je suis vaniteux et que je n'essaye pas de comprendre les autres(vous en particulier) et vous dites aussi que je fais très souvent marche arrière?.

Donc c'est l'un ou l'autre...Ou je suis vaniteux et je ne cherche donc jamais à comprendre, et à faire amende honorable quand je me trompe(ce qui arrive)...Ou je fais très souvent marche arrière?Choissisez.

Il m'arrive souvent de reconnaitre mes erreurs vous savez....Sauf que sur le kosovo et davantage sur le rwanda je pense profondément que notre diplomatie s'est trompé....En disant cela je ne me nourri pas d'un ressentiment antisarko ne vous déplaise..

Je me nourri de lectures et documents très nombreux(et pas unique mais j'essaye de lire de nombreuses sources diversifiés).

Parfois je peut m'emporter et je reconnais que le fait de dire "sarko show" ne fait pas progresser le débat(si vous me lisez vous verez bien que je l'avais dis dans un post précedent).

Je peuts vous paraitre insultant à votre égard ou envers d'autres....Parfois pamphlétaire sur des sujets qui me tiennent à coeur(et que j'évoque régulierement)....Mais et vous et bilou ne l'êtes vous jamais???.

Nous sommes humains, nous avons des trippes nous surréagisont parfois.....Moi cela m'arrive et vous aussi non?Non vous m'évoquez l'âge comme une défense....C'est un peu facile ça....Vous aussi êtes parfois arrogants et donneurs de leçon...Si cela m'arrive de l'être je m'en excuse ....Mais cela vous arrive aussi...Et je vous signale que vous adressez toujours les critiques aux gens de gauche...Jamais envers les gens de droite qui le sont(ou qui font des digressions) comme gold...Donc vous n'avez pas le monopole de la vérité.

Moi non plus d'ailleur.

Si je suis si critique envers sarko sur certains sujets comme le kosovo, le québec, davantage encore avec le rwanda(et d'autres encore)...Je peuts l'être jusqu'à une certaine injustice sans doute....

Vous vous gardez bien de récusez dans le détail tous mes arguments...Car vous savez que certains sont irrécusables.

Et puis je vous rappèle que je dénigre pas tout ce que fait sarkozy faut il que je répète que j'ai approuvé le rsa, l'esprit de grenelle, la réforme des régimes spéciaux, la loi pecresse, la réforme anpe unédic, le mini traité européen(avec merkel même si ce n'est pas une voix très démocratique), la libération des otages bulgares, que j'approuve la réforme des institutions....

Mais on à quand même le droit de critiqué sarko non???D'ailleur même à l'ump certains ne s'en privent pas...Jacques myard, villepin, charette, mariton, tron, goulard.....Bref et moi je n'aurais pas le droit.??.

Je le fais avec excès....Sans doute et vous avec ségolène ou bayrou n'étiez vous pas dans l'excès??.

Je vous vois déja fulminant de colère......Donc c'est toujours facile de critiquez quelqu'un encore faut il faire le balayage devant soit.

Ceci dit bon week end.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Ah oui Alex : votre ex pas comorienne !
Pas grave, j'ai pris un peu d'avance dans ce lapsus révélateur puisqu'on va donner Mayotte aux Comores, dont les ressortissants sont en passe d'être rapidement majoritaires sur cette île que nous n'avons donc aucune raison de continuer à faire vivre sous transfusion.

Ecrit par : Augustine | samedi, 10 mai 2008

Donc avec le maximum de respect et en dehors de toute "polémique" Augustine et Bilou je vous demande ceci?

1) est ce que oui ou non le fait d'avoir reconnu l'indépendance du kosovo via kouchner et sarko aussi rapidement et sans précaution(en sachant le côté criminel et maffieux averé de l'uck) et en sachant que seule 40 pays(c'est vérifiable) sur 190 l'ont reconnu n'est ce pas une erreur majeur?????.

2) En quoi est il de l'interêt de la France de changez la doctrine peyreffite(un gaulliste datant de 77) "ni indifférence, ni ingérence" dans les affaires du québec et du canada .En quoi est ce que cela vas il servir nos interêts?

3) n'est il pas vrai que le rwanda(dont une délégation est venu il y'a peu en France) à demandé à notre diplomatie(qui n'a guère protesté) d'aller encore plus loins dans la reconnaissance "de nos erreurs"(alors que kouchner, sarko et yade sont déja allé extrement loins) et n'ont ils pas demandé à la France de faire "pression" sur le juge brugière par rapport à sa volonté d'impliqué kagamé et de ses proches dans des crimes....Alors même que l'Espagne ou le congo ou des individus(comme le héros de hotel rwanda) ont porté plainte contre le régime criminel du fpr et de paul kagamé????

N'est ce pas la vérité que ce pays cherche à nous impliqué au maximum et que notre diplomatie est bien légère dans la défense de nos soldats(accusé par de nombreux faux témoins)?.µ

Je n'évoque que ces 3 sujets sachant que j'aurais encore beaucoup, beaucoup à dire sur de très nombreuses critiques de l'action de sarkozy.(élu je vous l'accorde démocratiquement).

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Bon augustine vous me titillez gentiment sur mayotte,

Ok vous dites la France va livré mayotte au comores...Bon juste une question en ce cas pourquoi?

Giscard en 74 dont certaines sources disent qu'il aurait été d'extrème justesse par des tricheries dans les comores...A t'il accordé un large réferendum et que dans les différents réferendums : mayotte à t'il demandé à une majorité de resté français(deux réferendums de mayotte en ce sens)......

Donc il faudra alors expliqué aux mahorais que leurs vote ne comptaient pas....J'ajoute que cette critique récurente sur les dom tom ne concerne pas que mayotte(beaucoup disent comme vous sur la martinique, sur la réunion, sur la guadeloupe, ...Et même sur la corse)...Reconnaissez en ce cas là qu'il ne resterait plus grand chose de la France ma chère augustine...."sauf peut être l'auvergne" car comme dirait le général de gaulle personne n'en voudrait...

Vous n'êtes pas sans savoir que les comores appliquent la charia cela voudrait dire que vous livrez les mahorais à une république qui applique la charia ...Charmant pour eux....

Vous n'êtes pas sans savoir ma chère augustine que mayotte à servi longtemps de base à la "francafrique" et à notre cher bob dénard.....C'est une base de la légion...J'ajoute que mayotte à l'un des plus beau lagons du monde et qu'il à quand même un interêt notament dans les parfums(l'ile au parfums) et l'ilang ilang dont vous servez peut être...Mais bon je suppose que vous vouliez me provoquez....

Tous ce que je peut vous dire c'est que je ne suis pas le seul à pensez que sarkozy nous entraine sur de nombreux sujets dans l'impasse....Mais hélas je dois bien reconnaitre qu'il à été élu démocratiquement et qu'il à encore 4 ans pour faire beacoup de mal à la France(et parfois avec certaines réformes du bien) mais la balance n'est pas égale...
Cordialement.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Sur le rwanda,

Notre diplomatie faiblarde et de compromission vis à vis du régime de paul kagamé vient sans doute d'un sentiment de culpabilité(un peu comme les européens vis à vis de la shoah) .

Sauf que Israél n'a pas commis les même crimes que le fpr de paul kagamé.


Les reproches vis à vis de la France sont très exageré et notre diplomatie devrait savoir réagir mieux que cela :

Car après tout ce n'est pas la France qui à colonisé le rwanda mais l'Allemagne(jusqu'en 19) puis la belgique(jusqu'à l'indépendance vers 61).

La France à certes oeuvré lentement sous giscard(milieu des années 70) puis sous mittérrand(jusqu'en 94) à s'occupé de ce pays qui n'était pas dans sa zone d'influence....

Que lui reproche t'on??

D'avoir collaboré avec un régime génocidaire....Rien de moins...

Or la France c'était retiré conformément aux accords d'arusha dès la fin 93 du rwanda et laissé la place à l'incompétent dallaire de la minuar,

La France avait oeuvré de façon militaire(comme souvent en afrique depuis 60) pour un régime qu'il jugait légitime....Mais aussi de façon diplomatique(en vu d'oeuvré pour un rapprochement des modérés) dans l'esprit d'arusha et aussi une forme de multipartisme(obtenu dès 91)...On peut toujours dire qu'elle à fait des erreurs c'est sur....

Mais n'est ce pas à la minuar et à l'onu de surtout s'excusé de ne pas avoir agit pour empeché le génocide(entre avril et juillet 94) n'est ce pas au usa d'avoir honte d'avoir tout fait pour empeché d'utilisé le qualificatif de "génocide" alors que notre diplomatie(merci juppé) avait utilisé le terme bien plus rapidement(et ce après le pape).

N'est ce pas au fpr qui à commis de nombreux attentats entre 90 ET 93(en faisant mine de dire que c'était le régime d'habyarimana) d'avoir provoqué le chaos.....En tuant notament le pt du rwanda en avril 94 et de nombreux français(les pilotes....Mais aussi le malheureux couple didot et meir)....

Après tout l'espagne aussi à fait une plainte comparable à celle du juge brugière......Pourquoi notre diplomatie est elle si complaisante envers le régime du criminel paul kagamé????

Qu'a notre diplomatie à gagné...En dehors de kouchner qui se dit pote de ce tyran....Qu'à notre diplomatie à gagné...Kagamé veut oublier la francophonie...IL veut entrer dans le commenwealt.....Qu'à la France à gagné????Alors que de nombreux associations(rsf, human right, msf....) de nombreux pays(l'espagne, le congo qui à perdu des millions de personne à cause de l'ingérence de pays comme le rwanda ou l'ouganda).....Qu'à notre diplomatie à gagné????Bush fils ou les anglais oui je vois leurs interêts mais nous?.


Et pour notre indulgence envers l'uck et le kosovo maffieux je vois bien l'interêt de la gb, des usa de bush fils qui ont soutenu les régimes musulmans extremistes, de l'allemagne qui à encouragé les éclatements de l'ex yougoslavie(qui vont creer un immense pipe line dans ce pays maffieux)....Mais notre interêt à nous....Nous qui avons complétement oublié que les serbes étaient de notre côté pendant les deux guerres mondiale.


Non augustine vous n'arriverez jamais à me convaincre que notre diplomatie ne fait pas des erreurs majeur....L'histoire jugera...Et je prend le pari qu'elle jugera séverement sarkozy.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Et à ce jeu là kouchner et sarko devrait faire attention,

ce n'est pas une menace mais un simple conseil car après tout...

Les dénigrateurs de la position de la France comme

Dallaire cet incompétent qui dans son livre est sévère avec kouchner lui repprochant d'avoir dans une mision sur des enfants orphelins cherché à réhabilité les "génocideurs hutus"..

Et sarko qui dans le sîte de survie...Est mis en boucle dans une vidéo ou il défends(je crois avec raison) comme porte parole du gouvernement balladur l'opération turquoise(qui sauvera quand même 15 000 Tutsis autant que le sinistre dallaire alors que lui avait des troupes plus nombreuses)....Et un document(utilsé par la mission rwandaise chargé d'impliqué la France) ou un certain kirchner disait que de l'argent rwandais avait été detourné par la France en 94(sarko est alors ministe du budget) afin d'alimenter des ventes d'armes....

Moi alex le sarkozyte pendant longtemps et sur des blogs j'ai défendu la position française(et à forciori de sarko et kouchner) je pourrais bien être lassé ...De ces deux là qui ont ouvert la boite de pandorre.....

Nos soldats pourraient aussi être lassé....Si vraiment vous pensez que ce régime criminel en vaut la peine libre à vous......Mais il n'empèche que le francophone habyarimana à commis entre 73 ET 93 moins de crimes que l'anglophone paul kagamé depuis 94...

On me dira oui mais il y'a eu le génocide de 94....Sauf que paul kagamé il me semble à été tué dans l'attentat d'avril 94....On peut quand même difficilement le rendre responsable d'un génocide surveni après non??....

J'invite tous ceux qui ne me croient pas...A lire, à ce documentez....A lire tous(détracteurs comme défenseurs) de la France pour se faire une idée...Et après seulement jugé.....Voila tout.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

C'est un antisarkozyste notoire qui à parfois défendu notre diplomatie quand elle était attaqué injustement j'ai cité l'exemple de kouchner et sarko.

Mais en dehors de cela des gens comme saint exupéry, braekman, sebansoni, benjamin sehène, michel sittbon, medhi ba, jean carbonare, françois xavier veschave, jean paul gouteux, jacques morel, ibuka, andré et raphael glucksmann....Pour n'en citez que quelques uns ...Accusent la France et ses represantants....

Mittérrand père et fils(jean christophe qui bien que trainant des casseroles à été injustement accusé de trafic de cannabis au rwanda avec un fils habyarimana), villepin, védrine, quesnot, lanxade, juppé, léotard, dumas, pelletier, roussin, paul djiaoud, delaye, Chirac, vge et galley(auteur des accords de 75).....Bref tous ces gens là sont accusé peu ou prou de complicité de génocide au rwanda.....

Ces gens là accusent la France de complicité de génocide(certains disent même que nous sommes co responsable du génocide au rwanda)...Parmis les titres évocateurs....Ceux de krop "génocide au rwanda faut il juger les mittérrand", "un génocide sur la conscience"de sitbon, "le génocide francofrancçais"......Bref je n'invente rien....

Donc notre diplomatie doit avoir conscience de cela...Je n'invente rien....Nos soldats français font l'objet d'accusations(souvent relayé par des faux témoins....Qui sont à la solde de kagamé...Soit par idéologie...Soit par chantage pression sur leurs familles, tractation pour des remises de peine) qui accusent nos soldats français de monstruosités...Parmis lesquelles (viols, jettage d'hélico de tutsis.....)....Donc il faut le savoir....

Dans le même temps le rwanda de paul kagamé entretien les meilleurs rapports avec son ancien colonisateur belge, avec la Chine(qui à pourtant livré les centaines de milliers de machettes), avec les usa et gb de l'onu(pourtant les usa ont tout fait pour ne pas que l'onu interviennent)....Pourquoi alors le fpr en veut elle à la seule France bonne question??....

Car la France ne s'est pas mis à genou(jusqu'à ce qu'arrive sarko???)...Car la France à parfos contré(notament en février 93) les attaques violente du fpr.....Car des français mon ami le capitaine robardey à fait des enquêtes extrement bien documenté sur les crimes(entre 90 ET 93) du fpr que celui ci à fait attribué(faussemnent) au régime habyarimana....Et que des gogos ont cru qu'il s'agissait d'habyarimana.....

Que le juge brugière enquête sur les crimes de kagamé dans le silence de la communauté internationale...Seulement et heureusement relayé par les espagnols et aussi le malheureux congo victimes de miliions de morts(du essentiellement à l'ingérence de l'ouganda et du rwanda anglo saxon)....Ah oui et bien j'en ai marre...De l'impunité de ce tyran africain....

Voila ma colère augustine contre notre triste diplomatie.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Livres à lire sur le rwanda,

Ceux d'un type très droitier(pour montré que je ne suis pas sectaire) de bernard lugan(grand spécialiste du rwanda) "la France, l'armée, françois mittérrand au rwanda",

Ceux de péan(mis à part quelques erreurs factuelle et aussi sans doute une trop grande complaisance envers mittérrand) "noirs fureurs, blancs menteurs"....

Lire aussi gérard prunier(qui bien qu'ayant relayé certaines fausse accusations du fpr et de survie l'a reconnu pour une large partie) je pense à son fameux "rwanda"....

Lire aussi les livres de steven smith, andré guichaoua, rythjeens(qui avait fait des erreurs en parlant du fameux azacu et escadron de la mort d'habyarimana dès 92...Mais l'a reconnu et à dit toute les manipulations en particulier celle du fpr janvier afrika).....Lire aussi rony brauman(ex pt de msf lui intellectuellement honnète).....

Bref lisez....Ecoutez...Et chacun jugera si notre diplomatie va dans le bon sens vis à vis du criminel kagamé....Merci à tous.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Ma colère c'est que notre pays la France va dans le sens des usa.

Or nous allons dans le sens du kagamiste....L'un des plus grands criminels encore en vie(puisque saddam et suharto sont morts)...J'hésite à dire si il est pire que mugabe, ou le dictateur de la corée du nord mais c'est du même ordre....

Notre pays va s'aligner sur les USA.....Alors que kagamé est ses sbires(qui officie en Belgique ou en France..Je pense à survie) cherche depuis 94(même avant dès 93) à nous rendre complice d'un génocide......Alors que notre pays à plutôt fait moins d'erreurs que les usa, la Chine, l'onu, la Belgique....

En tout cas infiniment moins de crimes que le fpr du criminel paul kagamé....Retenez bien ce nom PAUL KAGAME....Que notre diplomatie lèche le cul....Que notre diplomatie s'humilie....Quel honte!!!!

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Alors bilou et augustine on ne vous entends plus?.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Qu'on me démontre,

Qu'on me prouve que ce que fait sarkozy au rwanda, au kosovo, au canada est de l'interêt de la France et alors j'applaudirais.

Qu'on me dise que sarkozy va vraiment réduire à 0 en 2012 la dette(ce qu'aucuns experts raisonnable ne croit) alors j'applaudirais.

Que l'on me montre de façon formelle que ce que fait sarkozy va dans le sens du meilleur pour la France alors que moi j'y vois(exception de quelques réformes positives) que déclin....DECLIN DE LA FRANCE.

Ecrit par : alex | samedi, 10 mai 2008

Trop de Ségolisme nuit à la santé, ... intellectuelle !!!
C'est bien vrai bilou.
Alors que trop de Sarkozysme favorise les maladies de l'audition et de la vue (c'est vrai que depuis un an, le sarko n'écoute rien et nous dirige droit dans le mur). Malheureusement bilou, vous en faite parti avec les augustine et autres. D'ici quatre années cela devrait aller mieux et vous devriez retrouver vos facultés (à condition de laisser tomber le sarkozysme). Dans 4 ans, on retrouvera plus de sérénité et moins de haine entre les gens avec le retour d'un président et non d'un VIP.

Ecrit par : sarkoshowbizz | samedi, 10 mai 2008

Hypocrisie, ignorance, beaucoup des deux?

Puis-je suggérer à nos chers "députés UMP" (puisque ce sont eux qui songent à déposer l' amendement dont il sera question ici) de lire l'article 49 TUE avant de déposer ce particulièrement...stupide amendement? "Tout Etat EUROPEEN qui respecte les principes (...) peut demander à devenir membre de l'Union."

Donc, comme ils ne sont pas aussi bêtes qu'ils veulent le faire croire (ou comme nous ne le sommes pas autant qu'ils le pensent, on choisira), messieurs les députés savent que si on en arrive à la question de l' adhésion, c'est que les négociations préalables ont abouti. Or, si ces négociations ont été engagées, c'est que le pays est EUROPEEN, çà c'est déjà acquis, en vertu de l' article 49!!! (Eh oui la Turquie se trouve aussi en partie en Europe). Je rappellerai ainsi l'exemple du Maroc dont la demande a été rejetée en 1987...car pas situé en Europe, tout simplement!

NON, si on en a le courage, on écrira l'amendement comme ceci: "l' adhésion de tous les pays ayant pour capitale Ankara devra faire l'objet d'un referendum". Ça fera tout aussi peu intelligent, ça dira exactement la même chose, mais au moins ce ne sera pas hypocrite.

Mais je me trompe de lieu: la politique, ce n'est décidément pas parler de ce que l'on connait, et voila un problème bien plus important que l' entrée ou non de la Turquie (qui pense sincèrement que les 27 pays soient d'accord pour qu'elle entre?) dans l'UE. Voila 45 ans que la Turquie attend, si ce n'est pas une preuve... Alors que les amendements qui n'ont aucun sens, ça ne manque pas, de la part de beaucoup, et ceci bien au-delà des "clivages politiques".

Une suggestion, donc, pour le reste de la réforme constitutionnelle: Que les parlementaires qui ne le font pas encore commencent par exercer les pouvoirs dont ils disposent déjà, avant d'en réclamer d'autres! M. Mazeaud vous le dira lui-même. Et je leur suggère de commencer par réfléchir trente secondes avant de se précipiter pour faire des annonces dépourvue de sens. Ce n'est pas parce que cela suffit à embobiner la plupart de leurs électeurs que ce qu'ils disent pour "communiquer" devient vrai.

Ecrit par : Toto | samedi, 10 mai 2008

L’UE ne devrait accepter que les pays dont la capitale est en Europe. Ankara, jusqu’à preuve du contraire, est au coeur de l’Asie mineure.

Les territoires de l’ancienne Thrace, occupés depuis le XVe par l’empire Ottoman se situent en Europe, mais ne représentent que 3% de la Turquie actuelle, et bientôt moins si la Turquie poursuit sa "politique expansionniste"…

Ecrit par : Français moyen | dimanche, 11 mai 2008

A force de toiletter la constitution, on va se retrouver les nerfs à vif. L'angleterre n'en a pas d'écrite, et pourtant elle continue à avancer en légiférant sur les évolutions de la société, mais il faut dire que là-bas la discipline politique à un sens.

Nos groupes parlementaires ne peuvent ressembler qu'à notre société c'est à dire diverse, gueularde et indisciplinée.

Depuis 30 ans cette constitution n'a pas empêcher notre déclin, aujourd'hui pourquoi pensons-nous qu'elle permettrai une meilleure société ??

Elle devrait permettre un meilleur travail des parlementaires, mais sans expliquer pourquoi aujourd'hui ceux-ci ne servent à rien. Faudrait-il y inscrire la responsabilité des politiques alors qu'avant de réfléchir à punir elle devrait avoir un essentiel d'existentiel.

La constitution de la V em République souffre d'un mal bien humain, entre l'intention et la pratique il n'y a que l'homme qui fait la différence.

Cette constitution est obsolète , elle ne représente plus ce qu'est notre vie politique , sociale, est historienne. L'Europe en a aussi changé les règles du jeu. Si certains pays non pas ce problème constitutionnel du fonctionnement des institutions , nous si , et pourquoi. Parce que nous vivons plusieurs rupture à la fois, et tant qu'à réformer, changeons l'animateur du monopoly.

Chaque Président a laissé sa marque inscrite dans la pierre d'une constitution, de l'art, de la politique étrangère.....

Dans certains pays du moyen-orient, les architectes ne peuvent pas toujours dévoiler leur projet en entier aux autorités, alors elles usent petit à petit de réunions d'acceptations de travaux exceptionnels pour en venir au tableau final, qui lui aurait été refusé à l'origine. Entre l'intention et la pratique , l'homme arrive toujours à ses fins.

Ecrit par : Maud | dimanche, 11 mai 2008

Pour rebondir sur les propos de Français moyen : la Turquie n'a rien à voir avec l'Europe et sa capitale est en Asie, comme 97% de son actuel territoire (moins, si annexion à terme du nord de l'Irak).
Les autorités politiques allemandes étaient parmi les plus favorables à l'entrée de ce pays dans l'UE.
Mais il semble qu'après la visite du premier ministre Erdogan, le 10 février dernier, leur position ait quelque peu évolué.
Ce représentant d'un pays "démocratique et respectueux des valeurs européennes", comme il sied à un candidat à l'intégration, a renforcé les doutes sur le bien fondé de l'entrée de son pays dans l'UE, en "encourageant le nationalisme turc en Allemagne", lors de son discours (en turc) à Cologne devant 20 000 immigrés Turcs et Allemands d'origine turque, les mettant en garde contre l'assimilation, les Turcs devant garder leur culture (qui serait donc différente de celle des Européens, CQFD !)
"Erdogan a encouragé le nationalisme turc en territoire allemand", a affirmé à cette occasion Erwin Huber, chef de l'Union chrétienne sociale (CSU), parti frère de la CDU de la chancelière Angela Merkel.
"C'est anti-européen et cela confirme nos réticences envers l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne", a-t-il poursuivi dans une interview publiée mardi 12/02 par le journal Münchner Merkur.

Mme Merkel elle même a vivement réagi à ce discours, soulignant que les Allemands d'origine turque devaient leur loyauté à l'Etat allemand. "Nous devons maintenant réfléchir et voir si dans ces circonstances la poursuite des négociations d'adhésion avec la Turquie a encore un sens", a ajouté M. Huber.

La CDU et la CSU préfèreraient un partenariat stratégique entre l'UE et la Turquie à une adhésion pleine et entière. Mais le pacte de coalition signé par Mme Merkel avec les sociaux-démocrates prévoit la poursuite des négociations d'adhésion, par respect des promesses faites depuis longtemps par l'UE à Ankara. (belga/7sur7)

Ecrit par : J.Doe | dimanche, 11 mai 2008

Sarkozy a un discours a géométrie variable, sur la Turquie comme tous les autres sujets.
Beaucoup,en votant pour lui, étaient convaincus de la non-adhésion de la Turquie à l'Europe.
Son union de la méditerranée, destinée à endormir les esprits, ne se fera sans doute jamais.
Et je crois que ce grand pays qu'est la Turquie adhérera, dans les prochaines années, à l'Europe. Les frontières de l'actuelle Europe ne reposent que sur un accord entre des hommes, et cet accord volera en éclats très rapidementt, les sarkozystes verront encore une promesses s'envoler.

Ecrit par : Charles | dimanche, 11 mai 2008

Merci à J.Doe pour ces précisions.

Il faudrait que nos amis allemands comprennent que l’Europe ne peut admettre un pays non-européen au sein de l’UE pour de mauvaises raisons de politique intérieure. Le discours d’Erdogan ne me surprend que dans la mesure où, il ne prend même plus la peine de se cacher sous le masque d’un démocrate modéré. Son passé de nationaliste islamiste le rattrape donc, malgré ses dénégations et ses promesses démocratiques.

Le duo franco-allemand a été un moteur pour la construction européenne jusqu’à présent, il ne faudrait pas qu’un malentendu vienne assombrir nos relations. L’avenir de l’Europe en dépend. Gageons que nos diplomates trouveront les arguments clefs pour soutenir la position française et le rejet de cette candidature inopportune. Même, si nous n’avons pas de "minarets en guise de baïonnettes", comme le proclamait Erdogan en haranguant ses troupes, nous avons les meilleurs diplomates du monde pour défendre nos idées et nos valeurs démocratiques.

Selon moi, si la Turquie veut poursuivre des négociations avec l’UE, non pour adhérer à l’UE, mais pour signer un partenariat économique avec l’Union, elle devrait auparavant :

- reconnaître le génocide arménien,

- libérer le Nord de l’île de Chypre qu’elle occupe au mépris du Droit international,

- dédommager les populations d’origine grecque poussées à l’exil par la politique nationaliste d’Ankara,

- autoriser un référendum sur l'autodétermination des kurdes,

- protéger réellement les minorités ethniques et religieuses sur son territoire, en poursuivant notamment les Turcs coupables de crimes, de violences ou d’intimidations, à l’encontre des non-musulmans,

- enfin et surtout respecter les droits de l’homme sur l’ensemble de son territoire.

Dans ces conditions, la Turquie pourrait devenir, non un membre de l’Union, mais un partenaire économique acceptable de l’union européenne. La Turquie obtiendrait alors un statut privilégié, comparable à celui que l’on pourrait proposer aux autres pays du sud de la Méditerranée, et plus généralement aux pays voisins de l’UE.

Ecrit par : Français moyen | dimanche, 11 mai 2008

La suppression de l'article 88-5 de la Constitution marquerait un recul de la démocratie dans la construction européenne, et mettrait en outre en péril l’avenir de l’Union.


Avant de supprimer cette possibilité constitutionnelle, ce qui ne semble pas être une priorité, il faudrait définir -ou redéfinir - clairement le projet européen. Nicolas Sarkozy a déjà obtenu de l’UE que soit constitué un comité européen définissant les frontières de l’Europe. C'est un premier pas. Mais pour obtenir un véritable consensus sur l'avenir de l'Europe, il faudrait organiser un référendum européen dans les 27 pays de l’UE. Cette perspective n’est pas irréaliste, ou irréalisable, au regard des enjeux européens.


Il faut se souvenir de l’expérience malheureuse du référendum de 2005, où beaucoup de Français avaient rejeté la candidature de la Turquie, et non pas le TCE élaboré avec soin par VGE. En ôtant la possibilité aux français de s’exprimer sur l’Europe, on s’expose à de nouveaux malentendus politiques et médiatiques, qui ne profiteront qu’aux eurosceptiques.

Au-delà des considérations économiques ou politiques, les citoyens français et européens ont le droit de choisir leur avenir.

Ecrit par : Hugo | dimanche, 11 mai 2008

John DOE
Votre excellent rappel du voyage d'Erdogan en Allemagne donne un argument de plus à la France. Celle-ci ne doit plus laisser se poursuivre les négociations avec la Sublime Porte. Aidons Merkel.

Ecrit par : yves | dimanche, 11 mai 2008

"N'ayons pas peur de le dire: Nicolas Sarkozy et son fidèle Frédéric Lefebvre ont tout à fait raison, quand ils dénoncent courageusement la mauvaise foi d'une presse abjecte qui ne travaille, en fait, que pour l'opposition. Il suffit de feuilleter tous ces magazines qui osent, semaine après semaine, publier des photos de la Première Dame de France et recueillir ses confidences les plus intimes pour s'en convaincre: il y a du parti pris et de l'acharnement dans l'air [...]".

http://www.lejdd.fr/cmc/blogs/200819/pour-une-presse-libre-et-sarkozyste_116343.html

Ecrit par : Antoine | dimanche, 11 mai 2008

serait je donc censurée? Mon message n'avait pourtant rien de polémique. A moins qu'énoncer quelques règles de droit soit désormais considéré comme un crime de "lèse majesté"?

Merci de bien vouloir vous en expliquer. Qu'il y ait une moderation, je le comprends tout a fait. Mais qu'ai je donc dit de si terrible pour voir mes messages censurés?

Ecrit par : ANNA | dimanche, 11 mai 2008

JEREMY............TURQUIE
Que vient faire la Turquie dans le débat sur la réforme constitutionnelle?, écrivez- vous.
Rappelez-vous, la majorité actuelle avait expliqué en 2005 que les Français pouvaient approuver le projet de Constitution européenne sans danger du point de vue de l'adhésion de la Turquie à l'UE. Une manière de rattrapper une partie des électeurs qui s'apprêtaient à voter 'Non' à un texte qui ne définissait pas les frontières de l'UE.
Le dernier mot était formellement garanti au suffrage universel, PUISQUE notre constitution nationale était modifiée pour rendre OBLIGATOIRE UN RÉFÉRENDUM d'approbation des nouvelles adhésions.
Mais en 2008, le projet de réforme de la Constitution soumis aux députés rendrait possible la ratification de l'entrée de la Turquie ( entre autres ) par le Congrès des parlementaires.
La Turquie est revenue dans le débat à cause du nouveau projet.

Ecrit par : yves | dimanche, 11 mai 2008

"Dans le n°576 de l’hebdomadaire "Marianne", page 17, la journaliste Stéphanie Marteau fait le constat "d’une UMP qui se vide de ses militants".

Ainsi, fin 2008, le parti présidentiel aura perdu "30% de ses militants, soit près 80 000 cartes en moins !" L’UMP affirme compter encore 385 000 adhérents, mais seulement 160 178 seraient à jour de cotisation.

Renvois en masse de cartes d’adhérents au siège de la Boétie, démissions fracassantes par courrier et sur les blogs... [...]".
http://www.francedemocrate.info/spip.php?breve474

Ecrit par : Antoine | lundi, 12 mai 2008

Nouvelle plainte contre Albert Frère concernant Sarkozy

"La justice est à nouveau saisie d’une plainte contre Albert Frère, qui évoque des faits de corruption à propos de la fusion entre Suez et Gaz de France, et implique Nicolas Sarkozy (Libération du 14 mars). La première plainte avait été classée sans suite en janvier, quelques jours après son dépôt, par le parquet de Paris. Une célérité inhabituelle, d’autant que l’auteur de la plainte, Jean-Marie Kuhn, n’avait même pas été entendu. Ce dernier, un homme d’affaires en bisbille avec Albert Frère, n’a pas renoncé. Il a déposé de nouveau plainte, le 11 avril dernier, cette fois-ci avec constitution de partie civile. Ce qui implique que les faits dénoncés vont être examinés par un juge d’instruction. Dans sa plainte, Kuhn dénonce des faits relevant de la «prise illégale d’intérêt», de l’«escroquerie» et de l’«abus de confiance». Il accuse Albert Frère, un proche de Sarkozy, d’avoir été avantagé par les pouvoirs publics français au cours notamment du projet de fusion Suez-GDF (Frère est l’un des principaux actionnaires de Suez). A l’automne dernier, le dossier avait été jugé suffisamment sérieux par le ministère de l’Economie, qui avait mené une discrète enquête".

http://www.liberation.fr/actualite/societe/325250.FR.php

Ecrit par : Antoine | lundi, 12 mai 2008

UMP : les Jeunes Pop font pshitt!

"Où sont passés tous ces jeunes qui fêtaient avec tant d'enthousiasme la victoire de Sarkozy, place de la Concorde, il y a un an? Nul ne le sait. Une seule chose est sûre : ils ne sont plus chez les jeunes UMP, qui connaissent une désaffection sans précédent.

90% des Jeunes Populaires n'auraient pas renouvelé leur adhésion en 2008. C'est ce qu'a annoncé Roger Karoutchi le 29 mars dernier au siège parisien de l'UMP lors d'un débat sur l'engagement des jeunes en politique. Seuls 10%, donc, resteraient fidèles au mouvement des jeunes de la majorité [...]".

http://www.marianne2.fr/UMP-les-Jeunes-Pop-font-pshitt!_a86936.html

Ecrit par : Antoine | lundi, 12 mai 2008

Yves
Ma question concerne d'abord le texte de P Devedjian: la constitution de la France, démocratie moderne. Je trouve qu'il y a un amalgame abusif. La constitution est une chose, la Turquie et son adhésion à l'Europe politique une autre.

Ecrit par : Jérémy | lundi, 12 mai 2008

Juste une chose sur la Turquie,

Nicolas Sarkozy qui ai un homme(et ce n'est pas une critique) qui n'applique de la politique de la France que ce qu'il à envi de faire(parfois contre ses prédecesseurs) ne peut rien imposé à ses futurs successeurs sur la Turquie.

Je veux dire par là que c'est pas à sarkozy d'imposé un réfendum dans quelques années car son futur successeur n'a pas à être tenu par ses propres convictions.

Le futur président devra tenir compte du contexte.

Ecrit par : monique | lundi, 12 mai 2008

JÉRÉMY
Je comprends chaque mot de votre dernière réaction....mais pas la démonstration.

La Constitution est là pour répartir les pouvoirs, pour dire 'Qui fait quoi' chez les Français: le suffrage universel?, le Président?, le Parlement?....

Quand le projet de réforme de 2008 supprime la consultation obligatoire du peuple pour approuver les nouvelles adhésions à l'UE, il touche à une répartition des pouvoirs approuvée en 2005.

Qui plus est, sur un sujet sensible. On est en plein dans le débat constitutionnel.

Ecrit par : yves | lundi, 12 mai 2008

MONIQUE
Vous écrivez que Sarkozy ne peut imposer un référendum sur la Turquie à ses successeurs. Le futur président, précisez- vous, devra tenir compte du contexte.
Aussi bien pour Nicolas Sarkozy que pour ses successeurs, le "contexte" dans cette affaire sera:
- les négociations d'adhésion de la Turquie sont- elles poursuivies ou non? ( responsabilité de chacun des États membres );
- si elles sont poursuivies jusqu'à l'achèvement, le président français signe-t'il le Traité d'adhésion, ou non?
- s'il signe, qui doit ratifier, c'est-à- dire confirmer la signature du président? eh bien, la Constitution fait aussi partie du "contexte"; elle dira au Président s'il doit obligatoirement organiser un référendum.

Nul ne prétend que les préférences du président actuel devraient s'imposer à ses successeurs. Ces derniers auront leur liberté, dans le respect de la loi fondamentale, laquelle est l'oeuvre d'une majorité spéciale du Parlement.

Ecrit par : yves | lundi, 12 mai 2008

C'est la débacle parmi les militants UMP. Beaucoup s'en vont, parfois avec fracas. En 2008, très peu renouvellent l'adhésion..

Même chez les militants UMP, ça devient aussi "Putain, 4 ans".
Le président Sarkozy va t'il finir par ouvrir les yeux et démissionner ?
La france est à genoux.

Ecrit par : Jacky | lundi, 12 mai 2008

Oui Yves,

Comme vous l'avez formulé dans votre dernier post je n'y vois pas d'opposition.

Ce que je voulais dire c'est qu'il ne faut pas avoir d'apriori.

Ecrit par : monique | lundi, 12 mai 2008

Charles ou ?,
Pourquoi parlez-vous de discours à géométrie variable du Président concernant la Turquie ? Ce n'est pas parce qu'il souhaite qu'un referendum français ne puisse pas empêcher la Suisse ou la Serbie d'adhérer à l'UE, par un vote contestataire qui ne répondrait pas à la question posée (comme en 2005), qu'il a changé d'opinion : il est profondément hostile à l'entrée de la Turquie, et bonne nouvelle, l'Allemagne le rejoint.
Son idée d'une Union Méditterranéenne, partenaire privilégié de l'Europe, est tout simplement formidable et ne peut qu'être bénéfique aux intérêts bien sentis de chacune des parties. Je suis persuadé qu'il oeuvrera avec acharnement pour qu'elle se réalise, ce qui ne pourrait que développer l'économie et le social des pays d'Afrique du Nord et limiter de facto une immigration que nous n'avons pas les moyens d'accueillir.
Pourquoi parlez-vous de sa "volonté d'endormir les Français" dans ce domaine ?
Mais il est vrai que vos différents posts ne reflètent que votre espoir d'échec du quinquennat amorcé, fusse au détriment de l'intérêt de la France et des gérérations à venir.
Dommage : il serait temps de dépasser ces enfantillages.

Ecrit par : J.Doe | lundi, 12 mai 2008

Trois points :

- Nadine Morano : j'ai entendu cette grosse vache décérébrée chez Ruquier, dans la nuit de samedi à dimanche. En plus d'être une bien piètre oratrice, elle manifeste une inculture crasse, une vulgarité vomitive et des idées à faire chialer tout ce que ce pays compte encore de personnes sensées sur la famille et la civilisation. Je ferai un article quelque part sur ce pur produit de la ruine morale de la France.

- Sarkozy : pourquoi donc ce trublion nuisible s'est-il senti obligé de prétendre bourrer le mou de nos (petits) enfants avec l'esclavage, qui ne survit plus guère qu'en terre orientale, africaine et asiatique ? Démagogie et pitoyable recherche de suffrages marginaux par une inutile repentance.

- Angela Merkel : bravo à la grassouillette chancelière pour avoir envoyé paître le salopard de Caracas. Il ne faut pas attendre de nos pleutres "gouvernants" qu'ils caressent à rebrousse-poil le caudillo Chavez...

Et pendant ce temps-là, le très urbain P. Devedjian nous parle de surpuissance de l'exécutif, quand nous avons une direction du pays plus émasculée que jamais.

Ecrit par : phiconvers | lundi, 12 mai 2008

Phiconvers, bravo, c'est juste.

La vulgarité de Morano alliée au carriérisme populiste de Sarkozy, quel pays !

J'ai honte à la France

Ecrit par : Gérard | lundi, 12 mai 2008

J.Doe, votre naiveté angélique pourrait vous honorer....dans un conte de fées.

Ouvrez vos petits yeux et vos oreilles, le brouillard disparaitra.

Ecrit par : Charles | lundi, 12 mai 2008

Philippe,
décérébrée OK, mais grosse vache quand même ! là tu t'égares mon ami, tu as passé un mauvais week-end ? Ou alors est-ce personnel ?
Je crois sincèrement que ce n'est pas digne de toi.

Jean-François

Ecrit par : Erebus | lundi, 12 mai 2008

Comme dit jean françois,

Essayons même quand nous ne sommes pas d'accord de ne pas insulté les personnes(en occurence morano) ..Moi aussi je ne l'aime guère mais bon faut rester correct...

Concernant les propos de Chavez sur merkels(vis à vis du fait qu'elle serait issu d'un parti qui à fait venir le nazisme) je dois dire(que même si j'ai une vision nuancé de chavez) ...Je trouve ça detestable....

Je pense que Chavez à parfois un langage absolument scandaleux(déja avec juan carlos) qu'il devrait calmé...Car mêmes ses soutiens ne pourrons le supporter.

Ecrit par : alex | mardi, 13 mai 2008

Ceci dit j'aimerai quand même que les internautes favorable à sarko m'explique une chose :

Sans polémique pourrait il m'expliquer la cohérence de sarko vis à vis de notre histoire....Par ex avant la campagne présidentielle il fustige l' "effect victimaire, et le devoir de repentance"....Parfois il va dans ce sens(sa proposition sur la shoah et les jeunes enfants) et là sur les jeunes et l'esclavage(sur seulement l'esclavage des blancs....Et pas comme dirait grenouilleau sur celui de la traite des noirs par des roitelets noirs ou par des musulmans)....Un bruckner qui à écrit "le sanglot de l'homme blanc" et qui avait soutenu sarko doit être fou de rage?.

Et comme dit bayrou qu'on soit pour ou contre cette mesure il y'a quand même le problème "fait du prince"...A savoir est ce au président de decidé comme ça sans concertation de changé les programmes scolaires???Bien sur on peut salué la mesure apparement généreuse....Mais là ou encore bayrou n'a pas tord c'est qu'on peut aussi se poser la question....Et si un jour un président de la république(très marqué à droite) disait bon..'moi j'estime qu'il faut réhabiliter le général salan, jouhaud et tous les gens de l'oas qui ont été injustement condamné par le régime gaulliste...Et qu'il faut leur enseigner le martyr d'un bastien thierry???".....Et bien alors ???

Chacun peut avoir son idée de l'histoire de France mais ce n'est pas un président de décidé sans concertation la réforme de l'éducation....Je pense qu'a droite comme à gauche on devrait tous être d'accord sur ce point non??...

Pour le reste je ne sais plus trop quoi dire...Il y'a tellement de fautes, de bétises dans la politique étrangère ou intérieure de la France...Quon ne sait plus par ou commencé...

Bon à chaque jours suffi sa peine.

Ecrit par : alex | mardi, 13 mai 2008

Je suis loin d'être féministe, mais je reconnais que les propos de phiconvers m'ont surprise.
Il n'aurait jamais pensé à appuyer une descente en règle d'un homme politique avec des allusions à son physique.

Allez, disons qu'il s'est juste un peu dévoilé : entre la jeune "grosse vache" et la quinqua "grassouillette", on peut penser qu'il les préfère menues ou élancées.
Connaissant ses convictions et opinions sur le sujet, je n'irai pas jusqu'à androgyne...:-)


@ Alex : "Pour le reste je ne sais plus trop quoi dire..." : ben, c'est pas grave, et ça repose !
Cordialement.

Ecrit par : Augustine | mardi, 13 mai 2008

Monsieur Devedjian,
Pour poursuivre sur le fond à l'intervention de phiconvers, et cela répondra accessoirement à Alex, je m'étonne beaucoup des déclarations du Président concernant l'obligation d'enseigner l'esclavage dans nos écoles primaires.
Il a toujours manifesté son vif agacement à la mode de la repentance, préférant mettre en avant ce qui était glorieux dans le passé de la France, comme il l'a d'ailleurs fait lors des commémorations du 8 mai.
Pourquoi revenir encore sur ce drame humain -certes-, mais auxquels nous sommes les premiers à avoir mis fin, il y a bien longtemps maintenant, quand tous les pays Africains et Arabes (et certains Asiatiques) continuent de le perpétrer sans que quiconque ne leur demande de comptes ???
Et surtout pas notre population issue de l'immigration : ça suffit, quand vous voyez à qui on ouvre grand les micros et TV, en particulier notre charmante H.Bouteldja :
- Nous sommes des sous-chiens, nous les Blancs :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/Bouteldja/video/x2du97_souchiens
- Sa dernière saillie en date :
http://www.dailymotion.com/video/x5cw3q_marche-contre-la-republique-raciste_news

- Et le pompon, auquel le président finirait par céder ? "Dénationalisons l'Histoire de France" !!
Eh oui elle a raison : enseigner Charlemagne et les Gaulois à des immigrés issus d'Afrique Noire ou des Pays Arabes n'a aucun sens, voyons...Et c'est discriminatoire !!
http://abimopectore.over-blog.com/article-4823490-6.html : dénationalisons l’Histoire de France

Pour conclure, régalons-nous avec ce très poétique (et prophétique ?) clip qui fait un tabac actuellement dans nos lieubans :
http://www.youtube.com/watch?v=zOP0IECS2FY
Oui, c’est autrement plus flippant que mai 68 pour le devenir de notre civilisation et de notre culture…

Ecrit par : Augustine | mardi, 13 mai 2008

Monsieur Devedjian,
Les élements que vient de fournir Augustine sont révoltantset effrayants à plus d'un titre. Cela soulève pas de questions ?

Comment peut on dans notre pays laisser proférer de tels propos de division, de haine, d'opposition des français les uns contre les autres, sans aucune réaction; trouvez vous cela normal ?
Toute la classe politico médiatique réagit à juste titre à tout propos déviant ou révisionniste de Monsieur Le Pen, et là, silence total; trouvez vous cela normal ?
Les journalistes, interrogent cette exaltée tenir des propos de haine, racistes, sans broncher, avec le sourire, sans leur opposer la moindre réaction, ni opposant dans "l'assistance"; trouvez vous cela normal ?
Peut on être fier de vivre dans un pays dont les médias et la classe politique semblent laisser proférer de tels propos ?

Ecrit par : Bilou | mardi, 13 mai 2008

Bilou,
Pardon, mais à la fin de "la marche contre la République raciste" et de l'interview de notre hystérique raciste anti-Blanc qui distille sa haine bienvenue, le baveux la remercie beaucoup pour avoir daigné accorder ces quelques charmants propos à SON micro...
Cette femme qui profite, avec tant d'autres, des générosités de la solidarité nationale (vilain mot, "national" !) est une habituée des plateaux de France TV...
Nous la remercions tous, en quelque sorte.

Et tu as raison, Bilou : après chaque passage de Le Pen et des propos ô combien plus softs, c'est polémique voire scandale général !!

Alors, stop !! Quand arrêterons-nous de nous comporter comme des "larves molles" ??? Il est grand temps.

Ecrit par : Augustine | mardi, 13 mai 2008

Augustine,
Ce qui est grave, ce n'est pas le citoyen qui se laisse prendre par ces propos, dont peut être certains de nos trolls, c'est surtout la presse française qui nous diffuse sa pensée unique et ses anathèmes à sens unique.
Quant à la classe politique si prompte à réagir au moindre "Chti propos" de travers; silence radio.
Dans quel pays vit on ?

Ecrit par : Bilou | mardi, 13 mai 2008

Bilou,
Apparemment, on ne se débarrasse pas de 30 ans de pensée unique ravageuse comme çà.
Les médias, on sait. Ce que je ne vois pas, c'est l'intérêt qu'il y a à en retirer. Ce n'est qu'idéologie bétifiante et suicidaire à terme.
Mais la classe politique est bien trop timorée face à ces dérapages : la gauche surenchérit (c'est sa base électorale immédiate), se taisant en revanche quand le "métissage hongrois" du président est évoqué par Le Pen pendant la campagne, et la droite se tait.
C'est une honte.

Ecrit par : Augustine | mardi, 13 mai 2008

Merci Augustine pour ces liens révélateurs. Pour moi, ces propos relèvent ni plus ni moins de l'incitation à la haine raciale.
C'est la raison pour laquelle il faut tout faire pour empêcher définitivement la Turquie d'intégrer l'UE : nous avons déjà assez de problèmes à résoudre avec nos populations d'immigrés, nous et le reste de l'Europe.
Fort heureusement l'Allemagne semble nous rejoindre, comme je l'ai signalé dans un précédent post.

P.Devedjian, il ne faut à aucun prix donner le moindre signe de faiblesse, ressenti par ces populations comme un blanc-seing pour franchir un cap supplémentaire dans la victimisation : on apprend déjà ce qu'il faut sur l'esclavage dans nos écoles, et si je conçois que le Président ne pouvait éviter d'être présent aux obsèques d'A.Césaire, je ne comprends pas son souhait déclaré que les écrits de ce poète somme toute mineur, soit automatiquement enseignés en classe, lui qui communiste notoire, n'a cessé de salir la France sur son passé ancien d'esclavagiste.
Sans jamais reconnaître la pré-existence de ce phénomène dans les sociétés tribales africaines.
La rupture promise ne paraît pas évidente dans ce domaine, alors qu'un grand nombre de Français y seraient très sensibles : regardons les résultats récents des élections en Europe (GB, Italie, sondages en Belgique, en Espagne), c'est le problème de l'immigration et de ses incidences sur nos sociétés occidentales qui les expliquent pour grande part !

Ecrit par : J.Doe | mardi, 13 mai 2008

Oh revoilà le spectre des très méchants racistes face au très gentils français!
C'est vrai que pour l'électorat d'extrême droite de Sarko, l'entendre parler de l'obligation d'enseigner l'esclavage dans nos écoles primaires, c'est un drame!

Ecrit par : sarkoshowbizz | mardi, 13 mai 2008

La vidéo de ce groupe de banlieue est très malsaine. On a beau le savoir et avoir entendu des "d'jeun's" se répandre dans tous les micros complaisants, il faut la regarder jusqu'au bout : la violence va crescendo et le message qui nous est adressé est limpide.
Arrêtons de cautionner veulement ceux qui ne souhaitent que la destruction de nos sociétés civilisées dont ils profitent à plein. Nous sommes bien trop tolérants depuis bien trop longtemps.
L'image de J.Doe des palliers franchis successivement est très juste : c'est comme les enfants qui testent leurs parents, pour savoir jusqu'où ils pourront aller. Là aussi, il faut savoir mettre des barrières et ne pas les laisser franchir, ne serait-ce que par la parole.

@sarkoshowbizz : il ne s'agit pas de ne pas enseigner l'esclavage à nos enfants ; il est une partie de notre histoire, mais comme tant de faits dont nous ne pouvons qu'être fiers.
Il s'agit de l'enseigner avec neutralité, dans son contexte de l'époque, et en apprenant aussi à nos enfants que cette pratique très ancienne pour l'Occident n'est pas révolue dans nombre de pays dont nous accueillons des immigrés, qui n'ont pas à nous donner de leçons.

Ecrit par : Eloïse | mardi, 13 mai 2008

@ francais moyen : vu la qualité de vos post, vous êtes bien loin mon brave d'être un français moyen. Qu'elles sont belles vos pseudo-conditions pour, non pas adhérer, mais être "partenaire" de l'Europe :-) Mais mon brave (il est bien là votre bas niveau de connaissance), la Turquie et l'Europe ont de nombreux accords économiques qui les lient. Donc ce que vous proposez (au passage je ne vous en veut pas àa vous, vous répétez simplement et bêtement se que disent les gens comme ce brave Devedjian), ce n'est que du blabla puisque c'est déjà en cours.
Votre première condition qui concerne le "génocide arménien", elle ne tient malheureusement pas la route. A t-on posé cette condition à la France par exemple pour l'Algérie ?
Quand à savoir le pourquoi du comment Devedjian est contre l'adhésion, il suffit de se rappeler ce qu'a dit Moscovici... et je rajoute que le passé de Devedjian est assez "trouble" quand même concernant la Turquie et les turcs... n'est pas Mr Devedjian ? ;-)

Ecrit par : Mouarf | mardi, 13 mai 2008

Augustine,

Un autre site assez complet sur l'esclavage, pour remettre les pendules à l'heure.
Moi aussi, j'en ai ras le bol de la repentance, et si on hurlait tous parce que les romains ont colonisé les gaulois ! Je ne sais où va aller cette repentance dangereuse, mais le type de vidéo avec cette pauvre cinglée devrait être diffusée très largement, afin d'arrêter le venin qui est en train de nous envahir.
Va-t-il falloir un jour s'excuser d'être français ?
Arrêtons cette mascarade.

http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=16&ID_dossier=123

Je suis d'accord avec les nouveaux programmes de X Darcos. MAIS, est-ce vraiment utile d'enseigner A Césaire, alors que l'on enseigne plus Ronsard.
Il faut rappeler que Césaire était communiste, et qu'il a quitté le parti en 56 par que la "déstanilisation" était en train de s'installer.

Quant aux propos de Philippe, no comment, peut-être un moment d'égarement.
Je le souhaite, cela ne lui ressemble pas.

Ecrit par : Carole | mardi, 13 mai 2008

Ah mais Carole !
Moi, je suis très fâchée contre les Italiens, descendants des Romains qui ont réduit une bonne partie des Gaulois à l'esclavage !
Et comment pouvons-nous, si peu de temps après, faire ami-ami avec les Allemands ? Il faut croire que ça ne tourne pas rond...
Trêve de plaisanterie : on ferait bien de se demander (et LEURS populations aussi), pourquoi après soixante ans d'indépendance (et une colonisation qui a tout de même apporté le progrès, l'éducation, la santé, les infrastructures, des formations dans nos universités..qu'on le veuille ou non), ces pays n'ont pas évolué, mais ont même régressé dans leur niveau de vie par rapport à l'époque où nous y étions.
Je laisse à chacun le soin de réfléchir (et de m'agonir d'insultes, s'il le souhaite : "les chiens aboient...).

Ecrit par : Augustine | mardi, 13 mai 2008

"une colonisation qui a tout de même apporté le progrès", c'est pour cela qu'il y a une journée commémorative de l’abolition de l’esclavage en France. Merci Chirac!
J'espère que vous y avez participé Augustine.

Ecrit par : sarkoshowbizz | mardi, 13 mai 2008

Voilà bien le niveau de l'opposition à NS, quelqu'en soit l'échelon : confondre colonisation et esclavage !
Pauvre, pauvre sarkotrucmuche...D'un autre côté, heureusement que vous êtes là pour nous distraire.

Ecrit par : Augustine | mardi, 13 mai 2008

Merci Augustine, sachant que pour vous lors des colonisations, il n'y a jamais eu d' esclavage. A ces sarkozytes, ils auront toujours un penchant pour l'extrème- droite et leurs valeurs. D'ailleurs, je félicite Sarkozy pour avoir était présent ce 10 mai et parler de l'obligation d'enseigner l'esclavage dans nos écoles primaires. Alors, c'est vrai que Sarko s'éloigne de plus en plus des idéologies d'extrémistes de droite et cela à l'air de vous déranger. Il vous à déçu, quel dommage.

Ecrit par : sarkoshowbizz | mardi, 13 mai 2008

Nicolas Sarkozy «n'apprécie pas d'être caricaturé»

"Nicolas Sarkozy accepte la critique, mais pas la caricature. C'est le message qu'a fait passer Catherine Pégard, conseillère politique du Président de la République, dimanche sur le plateau de l'émission politique «Dimanche +».

«Ce qu'il n'apprécie pas, c'est d'être caricaturé. La critique, si elle est justifiée, est légitime. La caricature ne l'est pas, pour n'importe quel journaliste», a estimé Catherine Pégard. Une petite phrase de plus à rajouter à l'épais dossier 2008 des relations difficiles entre Nicolas Sarkozy et la presse [...]".

http://www.20minutes.fr/article/230256/Politique-Nicolas-Sarkozy-n-apprecie-pas-d-etre-caricature.php

Sarkozy de Nagy-Bocsa est lui-même une caricature...

Ecrit par : Antoine | mardi, 13 mai 2008

Affligeant nos trolls, Sarkoshowbizz, Antoine, et autres Bernard, ...

toujours prêts à tourner et déformer nos propos pour en jeter politique de gauche et d'extrême gauche comme les journalistes écoute benoitement et religieusement. Quelle honte et esprit étriqué et inconséquent. Ils sont une nouvelle fois décrédibilisés et démasqués.

Ecrit par : Bilou | mardi, 13 mai 2008

Je ne parle pas d'Alex, ça ne se passe pas au Rwanda ou au Kosovo, il s'en fout.

Ecrit par : Bilou | mardi, 13 mai 2008

Sarkomachin,
Ce n'est pas que j'ai envie de dialoguer avec vous : je ne vois pas comment cela serait possible.
Mais je ne peux pas vous laisser débiter de telles sornettes ! Et ça vous avance à quoi ? Connaissez-vous le sens des mots ?

Il n'est pas question de nier que la colonisation repose, in fine sur un certain asservissement. Lequel n'est pas absolument pas assimilable à l'esclavage !
D'autre part, la colonisation a au contraire entraîné le recul puis la disparition de l'esclavage en Afrique, qui était toujours alors pratiqué par les tribus entre elles !!!
Et sur ce pont précis au moins, si vous rejetez tous les autres, la colonisation a été une excellente chose.

Enfin, il faudrait distinguer encore, dans le cas de la colonisation, les intentions des résultats. Au départ, pour se replacer dans le contexte de l'époque, il s'agissait d'apporter la "civilisation" aux peuplades "primitives", et cette idée, généreuse en soi, était portée par les hommes de gauche (la gauche de l'époque : les radicaux) et au contraire combattue par la droite.

Alors, svp, faites un effort : arrêtez avec vos débiles accusations de racisme et d'appartenance à l'extrême-droite des sarkozystes : c'est vraiment de la crétinitude, de l'ignorance des faits, de l'Histoire et cela ne veut rien dire.
Pitoyable et ridicule.

Quant à Antoine, heureusement qu'il est là pour relever le débat....

Ecrit par : Augustine | mardi, 13 mai 2008

Sarkotruc,

Arrêtez de dénigrer la colonisation!
1 pourquoi les pays décolonisés n'émmergent pas ? Afrique, Algérie ?
2 pourquoi viennent-ils tous en France ? Finalement la colonisation avait du bon.
C'est le bordel chez eux, ils viennent chez nous et après ils voudraient nous donner des leçons.
3 pouvez-vous expliquer pourquoi le Maroc (ancienne colonnie) ne fait pas partie du mur des lamentations ?

Arrêtez aussi de promouvoir le drapeau FN. C'est un miroir sans tain !
Vos devriez créer le parti des Crétins ! La gauche et sa déchéance aura eu raison de vous. Petit esprit borné et cupide incapable de réflexion.
Basta !

Ecrit par : Carole | mardi, 13 mai 2008

Monsieur Devedjian, pourriez vous, s'il vous plait, demander à Monsieur Sarkozy de se renseigner, avant de faire des déclarations à l'emporte pièce? L'expérience sur la Shoah n'a t elle pas suffi?

Nicolas Sarkozy n'a pas été élu pour changer l'Histoire de France, et encore moins pour démoraliser notre pays, pour faire plaisir à telle ou telle catégorie de population. Qu'il souhaite retrouver un peu de couleur dans les sondages, je le comprends tout a fait, mais pour cela, qu'il fasse ce que les Français lui ont demandé, qui est grosso modo ce que chaque Français, à chaque élu demandent : mettre en œuvre un environnement permettant à l’individu de libérer ses énergies, pour pouvoir être utile au pays; favoriser un environnement dans lequel le pays puisse se développer, ses Institutions fonctionner, et l’Administration mettre en œuvre les lois du pays; veiller à offrir à ses concitoyens un « environnement » afin de permettre la rencontre d’une idée et d’une opportunité.

On s'étonne aujourd'hui, dans la classe politique, de certaines revendications ethniques, régionalistes. Mais ce sont ces genres "d'idées" visant à interpréter l'Histoire dans un sens "victimaire" qui conduit à une perte de repères, d'identification, de sens.

Qu'on ne dise pas que la manière dont on transmet l'Histoire n'a pas d'incidence sur l'individu. Chacun sait combien l'enseignement de l'Histoire, a permis à la III République d'établir la "République" dans le coeur des Français, et les ravages que l'esprit vengeresque exprimé lors des cours de geo, avec la carte de France et la zone représentant l'Alsace Lorraine en noir, a permis "d'éduquer" les enfants en prévision d'une "revanche", qui sera la guerre de 14 18.

Depuis trente ans, à force de dire que la France est mauvaise, à force de lui demander de se repentir continuellement, on constate - comme c'est étrange ! - un courant "anti France" parce que les "petits français" d'origine tunisienne, algérienne, ect. N'ont pas appris à "aimer" la France. Pourquoi chercherait il à faire quoi que ce soit pour elle?

Heureusement, pour la France, celle ci est arrivée, globalement, à continuer à faire l'objet des attentions de nos concitoyens. Le référendum de 2005, comme l'élection présidentielle de 2007, ont montré de manière grandiose que les Français étaient et sont toujours très attachés à la France. Et si encore 65% de nos compatriotes estiment que la France peut être un "modèle" pour le monde, on comprend tout de suite qu'il y a une volonté de faire retrouver de sa grandeur à la France...Et donc d'en finir avec la "repentance attitude".

Monsieur Sarkozy veut qu'on enseigne l'esclavage, la traite des noirs à l'école? C'est déjà le cas, cycle 3, classe de CM1. Au lieu de se faire prendre en flagrant délit de réinventer l'eau tiède, le Président n'aurait il pas été mieux inspiré de demander à Monsieur Darcos si cette thématique était présente en primaire?

Si le Président souhaite que nos enfants n'oublient pas les méfaits de l'esclavage, pourquoi lui donner cette dimension "compassionnelle" et toujours négative? Ce n'est pas par l'émotion qu'on éduque quelqu'un. C'est par l'enseignement. Si l'on veut que nos enfants tirent des enseignements de l'esclavage, pourquoi ne pas définir des programmes traitant du sujet en général, et pas tronqué?

En premier lieu, pour tirer des leçons d'une chose, il faut comprendre un phénomène. Si l'on ne connait ni les conditions politiques, religieuses, culturelles, d'une époque, cela ne sert strictement à rien de traiter de la question de l'esclavage, comme de tout phénomène historique.

Dira t on par ex, que l'esclavage est le fruit de l'ignorance? Une tare spécifiquement humaine, qui conduit l'Homme a vouloir maîtriser, dominer tout, y compris son environnement, y compris son prochain? Si l'on retrouve l'esclavage à Rome (que sont les gladiateurs, ou les galériens, sinon des esclaves?), dans l'Europe féodale (le servage), en Orient (les "poulains" (croisés vivant en Orient) ne sont ils pas (quand ils sont capturés) les esclaves des musulmans, à l'époque de Saint Louis?), de nos jours (comment appelez autrement la prostitution ? Le traffic sexuel? Les enfants soldats? La "main d'oeuvre" à bas coût?) Toutes les sociétés humaines (au contraire des animaux, qui ont des "sociétés" très diverses) vivent sous le principe hiérarchique. Comment s'étonner qu'une sorte de "classe des races" se soient instaurés, fruits de l'ignorance et/ou du mépris? (Systématiquement, les "esclaves" sont appelés "sauvages" : cela ne marque t il pas la peur de l'inconnu? Une peur de la différence qui conduit à vouloir profiter la faiblesse de sa "proie"?

Dira t on aussi le rôle crucial de la religion ou des "philosophies" dans la construction de l'esclavage? Peut être avez vous lu la "controverse de Valladolid"? Cette oeuvre, magistrale, met en scène le "procès" des "Indiens" rapportés d'Amérique, chez qui on cherche à déterminer s'ils possèdent ou non une "âme", autremement dit, s'ils sont des "chrétiens". (Mais rassurons nous, cette scène "occidentale" s'est aussi déroulée en Orient, etc.) Partant du résultat de cette "controverse" (les "Indiens" se voient finalement se reconnaître une âme...Au contraire des "êtres" trouvés en Afrique dont "la peau noire, démontre qu'ils sont les enfants de l'Enfer, car leur âme est aussi noire que leur peau".) Les souverains "catholiques" (par ex un certain Louis XV) mettront en oeuvre le "verdict" de ces "sympathiques" procès, justifiant ainsi l'esclavage par le fait que les êtres qu'ils exploitent n'étant pas chrétiens...Ne possèdent pas d'âme.

Dira t on aussi à nos enfants, qu'il n'y a pas de lien de causalité entre la "colonisation" et l'esclavage? Rappelons à cet effet, que l'abolition de l'esclavage s'est fait (pour la deuxième fois) en 1848 (de manière officielle...Louis Philippe ayant déjà, officieusement, donné des ordres pour y mettre fin) La "colonisation" ayant commencé avec Charles X (1830) jusqu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale (la situation de l'Algérie est à mettre de coté, celle ci étant considérée comme un département français), on ne peut dès lors reprocher à la France (au maximum) que les premières années de "colonisation" où effectivement l'esclavage était toujours permis...Mais la République doit elle s'excuser pour les actes de la Royauté?

Dira t on enfin à nos enfants, d'écouter non pas les pros de la victimisation...Mais ceux qui se sont réellement battus pour lutter contre l'esclavage...A savoir un certain député antillais en 1789...Qui fut à l'origine de la première abolition? Et certaines "lumières" suite à la Révolution de 1848? Dira

Dira t on enfin, à nos enfants, de ne pas juger? L'Histoire établit les faits. On peut être d'accord ou non avec un phénomène. On ne saurait juger ceux qui nous ont précédé, avec notre mode de pensée, qui n'était pas le leur. L'emprise de la religion n'est pas le même, la vision "politique" non plus (la III République avait des membres (dont le célèbre Jules Ferry) qui estimait que le rôle de la France était d'éduquer les "bons sauvages", y compris avec la manière forte). Et les conditions culturelles non plus. Je doute que Napoléon, qui avait autre chose (franchement) à faire que s'intéresser à ce qui se passaient dans les "provinces" (terme monarchique), aient eu beaucoup d'attention pour la question de la "traite". Sans excuser une décision dont les conséquences sont bien sur à déplorer, il conviendrait encore de se rappeler que Napoléon remit en place le Code Noir, en partie, par amour, Joséphine de Beauharnais étant fille ou/et petite fille d'exploitants. Et, même si évidemment cela n'a pas été suivi d'effets, il conviendrait aussi de rappeler que ledit Napoléon prit conscience de sa méprise...Puisque "divorcé" de ladite Joséphine, il entreprit de trouver une solution pour abolir l'esclavage...Malheureusement pour les "esclaves", Napoléon dû se rendre en Russie, pour "rétablir l'ordre", et son projet de révision, tomba dans l'oubli.

Si de telles choses étaient apprises à nos enfants, la proposition du Président serait bonne, et conforme à sa volonté d'en finir avec la repentance, sans nier le passé.

Je pense que la question de l'immigration pourrait être aussi traitée, historiquement parlant. Quand on demande à un élève comment a été fondée la France, on a l'impression que celle ci était déjà comme elle est aujourd'hui, à l'origine. Cela tend à faire naitre dans la tête d'un individu que la France est le fruit d'un terreau, et d'un seul. Ce qui est complètement faux.

Si l'on faisait l'effort de rappeler que la France, premièrement, a suivi très longtemps le "pacte des trois rois" c'est à dire l'accord trouvé entre les trois fils de Charlemagne, lors du partage de l'Empire, puis, sous l'égide de la monarchie, de l'empire, et de la République, qu'elle a peu à peu pris du tonus, cela serait bien.

Dira t on aussi à nos enfants que la France c'est un peu un carrefour? Et qui si la France, est la France, c'est aussi parce que depuis son origine, la France a acceuilli, du nord au sud, de l'ouest à l'est, une série de peuples, qui l'ont tous marqué...Ce qui explique peut être que les Français soient "ingouvernables"!
Dira t on les apports de ces populations pour notre pays? Dira t on que de tout temps il y a eu des problèmes, mais qu'à moyen terme la France n'a eu qu'à s'en féliciter?

Dira t on encore que l'immense force de la France réside dans sa capacité à se faire aimer des peuples qui s'installent chez elle? Qui sans renier leurs origines, ont su trouver leur place dans la "belle France des rêves de chacun" en respectant en celle ci son unité, sa nature, son tempérament?

Ecrit par : ANNA | mardi, 13 mai 2008

Dira t on enfin à nos enfants, d'écouter non pas les pros de la victimisation...Mais ceux qui se sont réellement battus pour lutter contre l'esclavage...A savoir un certain député antillais en 1789...Qui fut à l'origine de la première abolition? Et certaines "lumières" suite à la Révolution de 1848? Dira
Ecrit par : ANNA | mardi, 13 mai 2008

Anna, un petit rectificatif :

La 1ère fois que l'esclavage a été aboli, c'était en 1794, grâce à la lutte incessante de l'Abbé Grégoire, La Fayette et Condorcet.
Puis l'esclavage fut rétabli par Napoléon........................
Et à nouveau aboli par Montalembert, Tocqueville et Victor Schoelcher en 1848.

Mais expliquera-t-on dans les écoles que c'était le combat de libéraux ??????
Politiquement incorrect, non, pour une EN infiltrée par les marxistes ?

Ecrit par : Carole | mardi, 13 mai 2008

Carole,
Quand on voit comment est enseignée l'économie (marxisante et collectiviste)par l'EN dont les programmes sont en grande partie déterminés par les syndicats, ce n'est pas demain la veille qu'on mettra les Libéraux à l'honneur dans l'abolition de l'esclavage !

Et oui Anna,
Pour toutes ces vagues d'immigrations massives récentes (au regard de l'Histoire) qui ont remercié la France ! Dans le désordre, et liste non exhaustive : Russes, Arméniens, Polonais, Italiens, Portugais, Espagnols...quittant des situations dans leurs pays au moins aussi difficiles que les immigrés actuels, qui n'avaient que des travaux pénibles à exercer (mines, chantiers), pas la couverture sociale dont ils bénéficient aujourd'hui, pour les premiers pas de congés payés et si peu ensuite, juste un travail pénible, la paix et l'école de la République pour éduquer leurs enfants !!!!!

Mr Devedjian, j'ai entendu le Président répéter aujourd'hui son souhait de mettre fin à la pensée unique en matière d'économie, des moyens de réformer celle-ci. Je souhaite vivement (et une immense majorité de Français), que cette rupture s'applique à la fin de la repentance tous azimuts et son corollaire, la victimisation, qui nous fait tant de mal, qui pollue tout débat rationnel, et qu'il défendait tant.
Il faut que cessent les mea-culpa que nous ne devons pas, et plus depuis longtemps !!!

Ecrit par : Augustine | mardi, 13 mai 2008

Augustine,
A l'école, on ne parle pas d'économie, on parle plutôt d'anti-économie, d'anti-capitalisme, d'anti-mondialisation.......................
Vous le savez bien Augustine, la priorité de l'école c'est la grêve.
Lutte contre la diffusion d'idées et connaissances qui ne leurs conviennent pas.
L'EN est devenue le haut lieu de la tranmission de l'ignorance.

Ecrit par : Carole | mardi, 13 mai 2008

Comme pour demain Carole : comme le rappelait Allègre lundi, en dehors de réclamer des augmentations de moyens, l'EN n'a cessé de combattre toute réforme...pour le bien de nos enfants, naturellement !
Il suffit de voir les résultats.

@ sarkomachinbidule
Alors ? Dès que l'on sort de vos délires mono-maniaques, de vos divagations à deux balles pour parler faits, Histoire et connaissances, il n'y a plus personne ?
Carole a raison, créez donc votre Parti des Crétins : il y a déjà ici même quelques beaux specimen à votre niveau pour commencer. Et vous ne manquerez pas de volontaires, hélas !
Bonne soirée, et bien cordialement.

Ecrit par : Augustine | mardi, 13 mai 2008

L'UMP s'est réclamée, récemment, de la Justice Sociale.

Il s'agissait probablement d'un slogan? Aurait on changé notre "devise" récemment en Liberté, Inégalité, et égoisme?

http://www.bakchich.info/article3730.html
un tel document était déjà évoqué dans le rapport d’activité 2005 de l’INSEE

http://www.insee.fr/fr/a_propos/connaitre/rae/rae05.pdf (page 23)

Mme Lagarde semble avoir beaucoup moins de difficulté à prendre comme boucs émissaires les particuliers que les multinationales ! Est ce çà une "réforme juste"?

Ecrit par : ANNA | mardi, 13 mai 2008

Désolé Augustine, je ne suis pas aux 35H.

Ecrit par : sarkoshowbizz | mardi, 13 mai 2008

Qui est aux 35h aujourd'hui?

Ecrit par : Diamant | mardi, 13 mai 2008

Chacun pourra apprécier votre pertinente réponse, sarkotruc ! Comme d'habitude...

Ecrit par : Augustine | mardi, 13 mai 2008

Il est assez étonnant de lire les Augustine, Bilou ou Carole, qui s'acharnent à défendre un président qui a fait preuve de son amateurisme depuis plus d'un an maintenant.
La france va très mal, les promesses ne sont pas tenues, tout va à volo, le groupe UMP est un panier à crabes, le moral des français est au plus bas.
Malgré une présidence totalement à côté des promesses et de l'attente des français, ces sarkozystes continuent à soutenir un homme que plus personne ne considère, y compris sur la scène internationale.

je dis chapeau, car même les plus grands gourous n"en attendraient pas tant de leurs adeptes.

Continuez, c'est trop comique !

Ecrit par : Arnold | mardi, 13 mai 2008

Anna,

Ne confondez pas tout.
les multinationnales, si elles installent leurs sièges à l'étranger, produisent des emplois en France. 600 millions d'euros, c'est quoi ?

Par exe :
Nouveaux spectacles (souvent nuls) TVA 2,1%
Coût état 45 millions d'euros

Journaux/mag (souvent des torchons) TVA 2,1%
Coût état 210 millions d'euros

Taxis Plein sans taxes Coût état 80 millions d'euros

Pas d'impôt sur les revenus littéraires Coût état non communiqué
(vu également le niveau de beaucoup d'entre eux, on peut se poser des questions.

Et la liste est longue.

Arrêtons de cibler systèmatiquement les multinationnales. Elles ne font pas toutes du capitalisme sauvage.
Et puis, vous êtes dans le secret des Dieux, pour savoir que ce projet est tombé à l'eau ?

Ecrit par : Carole | mardi, 13 mai 2008

Consternation dans la majorité,

Dans le journal il vienne d'annoncer que la propre majorité ump n'a pas suivi sur le vôte concernant les ogm.

Et la que peuvent dire les internautes sarkozystes, c'est les propres troupes ump qui font defection.

Le bilan commence vraiment à sentir roussi.

Ecrit par : monique | mardi, 13 mai 2008

Carole, Augustine, Jean-François,
Le "grosse vache" qui m'est sorti tout droit du coeur quand j'ai écrit sur N. Morano ne vous a pas plu. Désolé de vous avoir blessés. Pour vous rassurer, j'aurais pu parler du gros porc J. Dray, de la girafe Giscard, du mouton Jospin etc. Evidemment, aux canons du discours lissé aujourd'hui, mon qualificatif était macho. Et pourtant, j'aurais pu dire bien pire sur cette écervelée lorraine. Je ne vous cache pas que l'UMP et N. Morano en particulier m'exaspèrent encore plus que les socialistes, trotskystes, modemistes et bayrouistes. Il n'y a plus de parti conservateur en France, à peine un maelstrom même pas libéral, qui donne piteusement des gages sociétaux à la gauche. Je n'ai jamais donné ma confiance à Sarkozy, vous vous en rappellerez JF et Carole, et je regrette moins que jamais ma méfiance. En attendant, la France continue de sombrer.

Ecrit par : phiconvers | mardi, 13 mai 2008

Sarkochose mon petit Nico,
déjà pendant la campagne présidentielle tu nous as montré que tu pouvais être le plus idiot des opposants mais là depuis quelques temps que je te lis ou plutôt que j'essaie de comprendre ce que tu veux dire je te trouve vraiment lamentable.
Dessere un peu le lien qui te rétrécis le cerveau et tu verras tout ira bien, respire un grand coup, sors va prendre l'air, cette athmosphère confinée derrière ton clavier ne te réussi pas et si jamais dehors tu te plais, merci de ne pas revenir.

Jean-François

Ecrit par : Erebus | mardi, 13 mai 2008

C'est vrai de Morano est une personne très attachante. D'ailleurs, les habitants de Toul, où elle s'est présentée aux élections municipales, l'ont offert un beau cadeau. Une belle défaite en étant 3ème avec seulement 28% des voix. Elle a été tellement remballée que le Sarko l'a consolé en lui offrant une place au gouvernement. Quelle tête à claque (çà va augustine, cela te fait plaisir comme compliment?)

Ecrit par : sarkoshowbizz | mardi, 13 mai 2008

Philippe,
tout ça pour te dire qu'effectivement ton discours était macho. Rassure toi j'écris bien pire quelquefois ce qui m'a récemment valu un procès en injure publique. Mais là Philippe tu parlais d'une femme alors Grosse vache tu pouvais le penser mais pas l'écrire, je pense et je suis certain que tu le regrette déjà (de l'avoir écrit)
Je t'embrasse.
Et si tu écris un article sur ce gros connard de Chavez fais le moi savoir que je relaie l'info.
Bon ça y est je retéléphone à mon avocat car demain j'y retourne, à cause de toi Philippe mais je dois avouer que là ça fait du bien.

Jean-François

Ecrit par : Erebus | mardi, 13 mai 2008

Philippe,
Tu n'as pas à te justifier, je n'ai ressenti aucun machiste dans tes propos. Que l'on soit homme ou femme, un incompétent(e) est un incompétent(e), un con(ne) est un con(ne).
Te sachant respecter certaines valeurs, ton déferlement de colère m'a surprise. Mais, il n'y a pas mort d'homme!
En ce qui concerne ta confiance envers Sarkosy, il est vrai que depuis le début tu es toujours resté sur la même ligne.
Mais, honnêtement, à qui pouvait-on faire confiance pendant la campagne ? Qui a mené pendant 2 ans des conventions intelligentes avec un programme? Reconnais quand même qu'il faut que la France bouge et cela ne se fera pas sans grincements de dents. Dommage qu'il soit entouré de faucons, de mous qui ne pensent qu'à leurs arrières, et ses conseillers ?????????????????
La preuve en est, aujourd'hui sur 577 députés, 273 seulement présents pour le texte de loi sur les OGM. Oùu étaient-ils les heureux élus ?
Punaise, le principe de précaution pour l'auto-protection individuelle est super développé en France.
Moi aussi, je ne suis pas d'accord sur tout, et moi aussi parfois j'ai envie de gueuler.
Cordialement.

Ecrit par : Carole | mardi, 13 mai 2008

Le référendum concernant l’entrée d’un nouveau pays dans l’UE doit avoir lieu AVANT même le début des négociations avec ce pays. Il est évident que l’on ne peut pas mener de longues tractations avec un pays, lui demander des réformes et tout annuler avec un referendum lorsque celles-ci ont abouti.
Il est plus qu’urgent, d’organiser un tel référendum ; les négociations sur les chapitres concernant l’adhésion de la Turquie étant largement avancées et continuant allègrement en dépit de la continuation de l’occupation de Chypre, de la négation du génocide Arménien, des violations des droits élémentaires, de l’islamisation renforcée de ce pays….
Le caractère ‘Européen’ de la Turquie est affirmé par les partisans de son adhésion, seul Valéry Giscard d’Estaing parle ‘d’Asie Mineure’ mais il est le seul.
Voir aussi la participation de la Turquie à des manifestations européennes telles que l’eurovision, les coupes européennes de balle au pied….
Il faut reconnaître que l’histoire de la Turquie depuis la prise de Constantinople le 29 mai 1453, n’est qu’une suite de batailles et d’occupations, de massacres, dans les pays européens ; incontestablement, l’histoire de la Turquie est mêlée à la notre !
Aussi, cette précision : « qui rendra le référendum obligatoire pour toute demande émanant d’un pays qui n’est pas européen. » n’est qu’un leurre et Monsieur Devedjian va encore devoir avaler bien des couleuvres, je dirais plutôt des vipères avec la Turquie et monsieur Sarkozy.

Ecrit par : Jean-claude | mercredi, 14 mai 2008

La précision reste pertinente, et devrait clairement valoir aussi bien à l'encontre de la Turquie, que des pays du Maghreb, de l'Azerbaïdjan... Bref, tout l'étranger proche.
(Pour ce qui est de la plaie albanaise & bosniaque, par contre, ce serait bien plus difficilement opératoire, hélàs.)

Sinon, la réforme constitutionnelle permet-elle les référendums d'initiative populaire ? Parce si c'est le cas, voilà une solution potentielle.

Ecrit par : Alceste | mercredi, 14 mai 2008

Une démocratie moderne ??? c'est peut être l'actualité qui dépasse la fiction. On en vit un triste épisode. Entre les députés qui n'ont pas voulu venir et ceux du camps UMP qui ont voté contre il y a une grève d'institution. Le député sert-il ces électeurs locaux ? son chef de parti ? son intérêt personnel ??

A l'heure ou la réforme des institutions prévoit la possible intervention du chef de l'Etat devant le parlement, peut être que les députés UMP n'auront pas envie de voir leur chef de parti leur donner une volée en public.

A quoi sert le député et son travail si 'il a au-dessus de sa tête deux patrons, ces électeurs et le chef de parti. A quoi sert le député s'il n'est pas contrôlé dans son travail ? l'indépendance a t-elle le même sens qu'avant ? Qui fait quoi , qui est qui ?

Des lois votées avec une minorité répétée ce n'est pas une question de presse, ni de bling bling, ni de couac et de hic. Nous vivons un triste moment, un an après les élections, la représentation de la France est nulle part. A dire que le petit facteur a fait un record d'audience , voilà où en est, et après on va dire que la gauche est perdue est nulle part pour se rassurer. Le problème c'est que justement elle est là où elle doit être dans un service minimum de politique.

NS est toujours en campagne, non pas pour être président mais pour rassembler une majorité, je l'avais réaliser depuis son voyage en Egypte. Parce qu'en France il y a une donnée certaine depuis 50 ans, le Président n'est rien sans majorité.

Ecrit par : Maud | mercredi, 14 mai 2008

"Entre les députés qui n'ont pas voulu venir et ceux du camps UMP qui ont voté contre il y a une grève d'institution. Le député sert-il ces électeurs locaux ? son chef de parti ? son intérêt personnel ??"

Pour les OGM, je m'en fiche un peu, c'et le résultat qui compte.

Ecrit par : Diamant | mercredi, 14 mai 2008

IL N'Y A PAS QUE LE TURQUIE IL Y A LES OGM!
SOIT ON EST CONTRESOIT ON EST POUR : HEUREUSEMENT QUE LE TEXTE A ETE REJETE. BRAVO LES PARLEMENTAIRES!
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http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/20080514.OBS3749/rejet_de_la_loi_ogm__une_commission_se_reunit_les_ecolo.html

Rejet de la loi OGM : une commission se réunit, les écologistes attendent un nouveau texte:

Après le rejet du texte par les députés, une commission mixte paritaire se tient ce mercredi en vue d'un vote fin mai. Les écologistes réclament un nouveau texte renforcé.

La commission mixte paritaire (7 députés, 7 sénateurs) se réunira dès "mercredi après-midi" 14 mai à l'Assemblée nationale pour examiner le projet de loi OGM après le rejet du texte par les députés sur une motion de procédure, a annoncé mardi à l'AFP le ministre Roger Karoutchi (Parlement).
"La CMP sera composée demain et se réunira dans la foulée, à 16h15, à l'Assemblée nationale", a-t-il déclaré.
Les membres de la CMP, majoritairement de droite, devraient revenir au texte récemment voté en deuxième lecture au Sénat.
Chacune des deux chambres devrait ensuite adopter, "d'ici à la fin mai", les conclusions de la CMP, a précisé le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement. Ce n'est qu'après ce vote identique à l'Assemblée et au Sénat que le texte sera définitivement adopté.

Ayrault réclame une audience à Sarkozy

Selon une source gouvernementale, ces deux dernières lectures devraient avoir lieu vers les 27 et 29 mai.
"Je souhaiterais que la réforme des institutions", dont l'examen débute mardi 20 à l'Assemblée, "puisse se faire de manière tout à fait normale", a indiqué Roger Karoutchi.
La convocation de cette CMP est "une procédure parlementaire normale prévue par la Constitution" et il ne s'agit donc pas d'un "passage en force comme l'affirme Jean-Marc Ayrault", le patron du groupe PS, qui a réclamé une audience au président Nicolas Sarkozy, a-t-il ajouté.

Les écologistes espèrent un texte renforcé

Les écologistes espéraient s'engouffrer dans la brèche ouverte par le rejet du projet de loi sur les OGM mardi pour demander un texte qui renforce le droit de cultiver et de consommer sans OGM.
Pour le leader altermondialiste José Bové, "c'est une victoire historique, un moment important".
"Cela montre que ce texte est un mauvais texte", a-t-il déclaré à RTL, en demandant un "nouveau débat".
Le porte-parole de France nature environnement (FNE, 3000 associations) ne croit pas lui à un nouveau texte mais espère des améliorations.
"On perd du temps mais de ce pataquès parlementaire, il peut y avoir quelque chose de profitable: en Commission mixte paritaire, il est encore possible d'adopter une rédaction de ce projet de loi plus conforme au principe de précaution", a estimé Arnaud Gossement.
Il espère surtout une définition du "sans OGM", ce que le texte actuel ne prévoit pas.
Pour Lylian Le Goff, responsable des OGM à FNE, une culture sans OGM ne doit pas contenir plus de 0,1%, soit le seuil de détection et non 0,9% comme le prévoit l'étiquetage européen.

"Il faut réécrire" un texte

De son côté, l'organisation écologiste Greenpeace espère une réécriture du texte: "Nous n'avons plus de projet de loi: il faut en réécrire un autre", a déclaré à l'AFP Arnaud Apoteker.
"Ce texte ne définissait pas ce qu'est le sans OGM: c'était la porte ouverte à une contamination génétique.", a-t-il commenté. "Il faut espérer que l'ouvrage va être remis sur le métier", a-t-il ajouté.
L'association altermondialiste Attac s'est félicitée du "sursaut lucide et courageux" de l'Assemblée nationale, jugeant que "les députés ont eu raison de rejeter une loi qui n'assurait pas la non-dissémination des OGM dans nos champs".
"Le Parlement doit rédiger maintenant une proposition de loi garantissant une réelle liberté de produire et consommer sans OGM", a indiqué l'association.
Attac France a appelé "à sortir l'agriculture des règles du libéralisme mondial et à permettre à l'ensemble des États d'exercer leur droit fondamental à la souveraineté alimentaire en développant une agriculture paysanne de proximité".
Pour l'agriculture biologique (FNAB) "après le Grenelle de l'environnement et le vote d'aujourd'hui, le passage en force serait vécu comme un déni de démocratie".

Ecrit par : Diamant | mercredi, 14 mai 2008

De toute façon, les 135 quiont voté oui, ce sont ceux qui suivent leur chef de parti. Pour ceux qui ne sont pas venu, ce sont ceux qui ne s'en fiche pas de ce qu'on peut manger, et les 136 qui ont voté non, il y a un peu de tout : intérêt, ce qui sont vraiment contre, locaux.

Ecrit par : Diamant | mercredi, 14 mai 2008

Mais j'avoue, tous les députés auraient du etre présents quand meme. Il s'agissait de voter sur une loi majeure. Ils valaient mieux qu'ils votent non plutot que de ne pas venir et se comporter comme es lâches. Il faut assumer ses choix dans la vie. De quoi l'Assemblée nationale à l'air maintenant?

Ecrit par : Diamant | mercredi, 14 mai 2008

Maud,
Sans discuter de vos opinions sur le rôle et la place des élus, vous devriez pouvoir reconnaître le caractère un tantinet particulier des OGM, et ne pas vous baser sur cet incident pour généraliser !!
Sans nier que ce soit un camouflet pour le Président et son gouvernement, naturellement, puisqu'ils soutenaient ce projet de loi, par définition.
Mais c'est un sujet très passionnel, et cela ne date pas d'aujourd'hui, comme c'est le cas en France de tout sujet de société et qui transcende les clivages gauche/droite.
En tout cas, cela prouve une chose, s'il en était besoin : le ringardisme, l'archaïsme de cette France engluée dans un conservatisme incroyable, et qui une fois de plus risque de prendre quelques trains de retard dans ce domaine de la recherche et des brevets qui vont avec !!

Sans parler de cet inique principe de précaution, que j'espérais bien voir supprimé lors de cette réforme des Institutions, tant il est rétrograde, dangereux, et nous fait passer pour des demeurés aux yeux du reste du Monde, et avec juste raison...

@Monique : voilà donc ci-dessus développé ce qu'une "sarkozyste" peut vous répondre sur le sujet.
Essayez de regarder un peu plus loin que le bout de votre nez anti-sarkozyste primaire, et vous comprendrez les raisons très particulières de la bronca des élus de la majorité, hostiles par conservatisme sur CE sujet bien spécial.
Mais il est vrai que là encore, seul Alain Duhamel a fait une analyse objective et complète de l'incident, les autres journalistes se pourlêchant les babines à annoncer quasiment la disparition de la majorité !
Et les boeufs de ruminer, tranquilles...

Ecrit par : Augustine | mercredi, 14 mai 2008

et revoilà augustine qui voit encore une France qui glande rien, qui va être à la traine, sans parler de tous ces méchants journalistes qui font du mal à son prophète. Tout ce qui est arrivé hier à l'assemblé et tout simplement de la responsabilité des députés UMP qui n'ont pas soutenus ce projet.

Ecrit par : sarkoshowbizz | mercredi, 14 mai 2008

Peut être qu'avant d'aller voter, les parlementaires pourraient se renseigner sur la question...Et essayer d'être un peu en phase avec les Français !

http://blogs.arte.tv/LemondeselonMonsanto/frontUser.do?method=getHomePage

Cette loi, une fois de plus votée en urgence (y a t il au moins une étudiée longuement?) prouve les défiances du pouvoir, à l'égard des contradictions, et ses irresponsabilités :

Nous manquons (aujourd'hui) de savoir sur les risques que peuvent représenter les OGM. Nous avons donc besoin d’une démarche scientifique sur les effets réels des OGM et les risques qu'ils recouvrent.

Afin de sortir de la zone d'incertitude, il me parait intéressant d'en appeler à
l’Académie des Sciences (après tout, elle sert à quelque chose, non?)
, pour que soit composée une une commission, comprenant en particulier des pharmacologues, qui fera la synthèse des connaissances sous la forme d'un rapport sur ce que recouvrent les OGM comme risque de dissémination, pour l'alimentation et pour la recherche pharmacologique .

En attendant ses conclusions, c'est le principe de précaution, inscrit dans la Constitution, qui doit prévaloir. Autrement dit, on ne s'engage pas, tant qu'on a pas les renseignements nécessaires.

Ce rapport nourrirait un débat national.

En effet, le sujet des OGM révèle le manque de démocratie dans notre pays. Comment peut-on accepter que, sur une question aussi importante, qui nécessite des débats approfondis, les élus du peuple aient été tenus pour quantité négligeable ? C’est une preuve du dysfonctionnement de notre démocratie que le Parlement n’ait pas été invité à discuter des OGM, avec des informations claires et lisibles.

Aujourd'hui, on demande aux parlementaires de se prononcer...A l'aveugle. Voter...Pour faire plaisir au Président? Oui. Voter...En connaissance de cause? ..Non.

La transparence et la démocratie nous permettront de sortir du silence officiel maintenu en France sur cette question - alors qu'il y a aujourd’hui dans le monde 85 millions d’hectares de cultures OGM, dont 50 millions aux Etats-Unis, et que ces cultures se développent à vitesse croissante au Brésil, en Inde, en Chine.

Cela doit aller de pair avec une grande politique de recherche française et européenne dans le domaine des biocarburants, des biomatériaux, de la chimie du végétal, des biotechnologies, du génome".

Après avoir lu le monde selon Monsanto, ce n'est plus simplement pour des raisons de mise en danger de la biodiversité que je suis favorable à l'interdiction de la culture en plein champs.

Comprendre que la modification génétique sert essentiellement à rendre la plante indestructible par le pesticide puissant produit par la même entreprise qui commercialise les semences m'a interloquée. On nous présente toujours les modifications génétiques comme diminuant l'usage de pesticides et augmentant la production. Il semble que ce soit exactement l'inverse en ce qui concerne les pesticides et parfois comme avec le coton, exactement l'inverse en ce qui concerne la production.

Tant que des études sur les dangers ou leur absence, de la transformation cellulaire qu'infligent la technique de modification des gènes des OGM, n'aura pas été menées par plusieurs équipes indépendantes et concurrentes, je pense qu'on ne peut accepter d'emblée l'équivalence des OGM et des aliments produits naturellement ou par croisement traditionnel des variétés tel que l'ont pratiqué la Nature ou les paysans depuis des siècles.

Une étude menée à terme a prouvé que la technique des OGM provoque une modification de la cellule qui favorise le développement de cancers. Il faut pouvoir en mener d'autres, indépendantes, sans risques de pression et de perte d'emplois pour étayer ou infirmer ces premières études. Sinon, cette technique qui outre mener des paysans dans certains pays à la misère (coton Inde), pourrait provoquer un problème de santé publique dévastateur pour nos systèmes de solidarité.

Il faut vraiment convaincre nos paysans qu'ils n'ont pas besoin de se précipiter sur les OGM de toute hâte, et nos politiques européens et français que nous avons besoin d'études poussées et indépendantes.
Plus que jamais, la prudence est de rigueur sans pour cela mettre en péril la recherche en biotechnologie, bien au contraire.

La seconde raison, communément présentée par les entreprises comme Monsanto, et certains groupes d'intérêt, comme la FNSEA, c'est que les OGM permettraient de nourrir les individus. Rien de plus faux !

Nous produisons, dans le monde, de quoi nourrir 12 milliards d'individus et nous ne sommes que 6 milliards, de plus plus de la moitié est sous alimentée ! N'y-a-t-il pas là de quoi se poser des questions ? Avons-nous besoin d'OGM ? La fertilité des animaux nourris aux aliments génétiquement modifiés est apparemment diminuée, nous qui consommons la viande de ces animaux, sommes-nous certains que cela n'a aucune incidence sur notre santé ? Les études réalisées et démontrant la non toxicité de ces OGM, l'ont été par des scientifiques payés par Monsanto. Pouvons-nous faire confiance à ces scientiques juges et partie. Je vous conseille de vous rendre sur "dailymotion.com/video" vous recherchez "OGM-Porc-Monsanto" et vous m'en direz des nouvelles, cela fait froid dans le dos !

Ces multinationales de l'agro-alimentaire dirigent le monde ! La seule manière de les arrêter, c'est la Loi.

Autant dire que le rôle des parlementaires, en cette affaire, est cruciale. Et s'il y a trop de "lâches" dans la majorité, faites un référendum. Les Français diront "non" à une pratique que vous estimez sans doute néfaste, mais que vous soutenez (pour certains parlementaires : sénateurs "arrosés" par Monsanto, et qui pire encore ne s'en cachent pas !) pour les fins de mois difficile je présume?

je suis pour les recherches INRA en milieu totalement sécurisé. Je suis contre les OGM. Et celui qui dit que "n'importe quoi" quand on dit que la liberté de chacun est atteinte avec ces OGM qui contaminent d'autres cultures, ce n'est pas vrai. Même le groupe Danone est confronté au problème et ne peut inscrire "sans OGM" alors qu'ils écoutent leurs consommateurs et leurs attentes et ont une politique donc dans ce sens, mais ils disent avec une certaine amertume "on ne peut pas écrire "sans OGM" car on n'est pas à l'abri d'une contamination et nous serions alors plus en accord avec notre inscription, donc nous ne pouvons l'écrire, même si on tente d'avoir des produits sans OGM et que l'on travaille actuellement pour que les animaux ne soient pas nourris avec". Donc réelle liberté? Tu parles! Je suis pour imposer une réelle stérilité totale de tout OGM, que si il y avait une contamination d'un champs nonOGM par de l'OGM, les propriétaires voisins cultivant des OGM soient, selon la loi, rendus responsables du préjudice causé, et doivent non seulement effectuer toutes les actions pour rendre en état comme avant la culture qui a subi le préjudice, mais, en plus, qu'ils payent le coût des dommages causés. Je suis aussi pour taxer tout OGM qui atterrirait sur le sol français, pour interdire la production d'OGM sur notre territoire, et pour imposer l'étiquetage EN GROS sur tous les produits concernés: issus d'une chaine ayant été en contact à un moment donné avec des OGM. Seront considérés concernés les pdts réalisés issus d'un animal ayant consommé des OGM, par exemple. Après, chaque Français achètera le pdt de son choix. Perso, dans mon entourage, ainsi qu'au travail (secteur médical), on est TOUS contre les OGM et TOUS à regretter qu'ils ne soient pas imposer d'indiquer quand le pdt est issus d'une chaine contenant des OGM.

Pour enfoncer le clou, j'invite les parlementaires UMP à se procurer "envoyé spécial" le reportage sur la 2, traitant des OGM.

Quelques passages qui m'ont marqué :

-Ce producteur laitier nourrissant ses vaches aux OGM, ayant des diahrees inconnues et donnant naissance a des veaux avec des malformations inconnues jusque la, et bien d'autres horreurs.
-Ces agriculteurs canadien non OGM dont les cultures sont polluées par des OGM (Monsanto) et qu'il ne peuvent pas détruire car resistant au désherbant (c'est la méthode utilisée pour détecter les OGM!!!!!). Et de plus ils sont poursuivi et condamnés par cette multinationale pour piratage des semences OGM (propriété industrielle oblige!!!!).
-Ces scientifiques que l'on soudoit pour ne pas divulger les etudes et résultats affolants.

Je suis très inquiete pour l'avenir de notre nourriture, laisser la main mise au multinationales pour nous faire avaler tout et n'importe quoi au nom de leur profit.
Il faut vraiment qu'il y ait un débat impartial et en dehors des pressions commerciale.

Alors l'UMP, au boulot !

Ecrit par : ANNA | mercredi, 14 mai 2008

"Tout ce qui est arrivé hier à l'assemblé et tout simplement de la responsabilité des députés UMP qui n'ont pas soutenus ce projet."

Savez-vous lire, sarkomachin ? Ai-je dit le contraire ? Je dis simplement que le sujet est un sujet de société, passionnel, et qui transcende les clivages politiques : il n'y a plus de droite ou de gauche, il n'y a plus que des conservateurs rétrogrades.
Et je dis que seul A.Duhamel a expliqué que les Français sont majoritaires à avoir peur des OGM, et que les députés sont simplement en phase avec cette opinion générale. Sans préjuger de leur volonté de déplaire ou pas au gouvernement. Entiende Usted ???
Mais on aimerait savoir de quoi les Français n'ont pas peur : la liste serait sans doute vite faite !

J'attends toujours votre contre-argumentaire documenté et analytique aux propos que Carole et moi avons tenus sur colonisation et esclavage. Dès que vous serez en RTT ? Ou à la retraite, vous aurez le temps de nous dégotter un petit développé sorti de Groland ou de Marianne...

Ecrit par : Augustine | mercredi, 14 mai 2008

Augustine,

Je ne veux pas rentrer dans le débat de fond avec vous sur les ogm, je reconnais qu'il y'a des "bons" arguments dans chaque camps.

Mais là c'était plutôt l'image donné de la majorité même pas capable de faire vôter un texte jugé capitale, reconnaissez que ça fait un peu "léger" non?.

Après vous pouvez toujours soutenir le gouvernement mais niez les couacs et les bévues là c'est plus du militantisme c'est vraiment de l'aveuglement.

Cordialement.

NB: Pour morano je suis assez d'accord avec jean françois on peut penser ce qu'à dit phiconvers mais le dire c'est un peu grossier.

Ecrit par : monique | mercredi, 14 mai 2008

"Sans nier que ce soit un camouflet pour le Président et son gouvernement, naturellement, puisqu'ils soutenaient ce projet de loi, par définition."

J'ai écrit ça dans mon post . Seulement vous aussi, vous avez décidé une fois pour toutes, et en ne lisant que ce qui vous arrange, que j'étais une "militante aveuglée".
Vous avez manifestement sauté les nombreuses critiques que j'ai formulées ici, et pas plus tard qu'hier sur le non-respect du président de sa promesse d'en finir avec la repentance qui n'agace prodigieusement. Je pense avoir été claire pourtant !
Mais il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, pire aveugle..., ni plus borné que celui qui ne veut pas comprendre.

Toutes ces accusations partiales et infondées commencent à être usantes. Mais bien caractéristiques d'une opposition systématique, sans réflexion, aussi stupide que le serait un soutien sans faille.
Cordialement.

Ecrit par : Augustine | mercredi, 14 mai 2008

Ok augustine,

Je reconnais que sur la répentance(sur la déclaration du président sur l'esclavage) vous êtes très dur avec le gouvernement.

Presque plus que moi, d'ailleur moi j'aurais juste une chose à dire la dessu, je croyais que depuis 2001/2002 en accord avec Chirac et Jospin et après la loi taubira c'était déja le cas : l'enseignement de l'histoire de l'esclavage en primaire???.

Ou j'ai mal compris???.

Moi vous savez augustine, j'aimerai parfois distribué des bons points au gouvernement mais il faut reconnaitre qu'il y'a pas grand chose de positifs.

Mais je retire le mot d'aveuglement si cela vous blesse.

Ecrit par : monique | mercredi, 14 mai 2008

La réalité du bilan de Sarkozy après seulement un an, quelques unes des réformes lancées ou en cours de lancement :
+ Allégement droits de succession jusqu’aux patrimoines moyens
+ Détaxation des heures sup.
+ Bouclier fiscal à 50%
+ Déduction des intérêts sur accession à la propriété du logement
+ RSA
+ Plan banlieues
+ Fusion DGI et DGCP (Direction Générale des Impôts et celle de la Comptabilité publique)
+ Réformes des régimes spéciaux de retraite
+ Retraites revalorisation progressive des petites retraites et allongement de la durée de cotisation
+ Réforme du marché du travail et contrat unique
+ Fusion ANPE UNEDIC
+ Carte judiciaire
+ Carte hospitalière
+ Réorganisation des armées
+ Assouplissement de la Carte scolaire
+ Révision des programmes du primaire
+ Autonomie des Universités
+ RGPP (Révision générale des politiques publiques)
+ Allégement des effectifs de la fonction publique
+ Réforme des Institutions
+ Traité européen simplifié
+ Représentativité des syndicats
+ Service minimum dans les transports et à l’école
+ Plan Alzheimer et franchises médicales
+ Loi anti récidive
+ … et j’en oublie !
Cela n'est pas quasiment pas repris dans la presse qui préfère se concentrer sur les Ray ban et la commémoration de mai 68 !!!
Cela n'est pas discuté par nos trolls de haut niveau qui préfèrent discuter Rolex !!!

Les propositions de l’opposition de gauche et de nos trolls :
+ Néant
+ Néant
+ Néant
+ Néant
+ …
Affligeant

Ecrit par : Bilou | lundi, 05 mai 2008

Chère Monique,
A la suite de ce post, j'ai ajouté les 4 milliards/an attribués au secteur de la Recherche et sa réforme structurelle : même les chercheurs sont satisfaits, eux qui étaient dans la rue il n'y a pas si longtemps.
J'ajoute, concernant le bouclier fiscal "cadeau aux riches", que dans un récent sondage BVA détaillé sur la loi TEPA, même les personnes modestes comprenaient l'intérêt de cette mesure pour l'économie française à 60 % !!!!!

Pour le reste, je déplore principalement (vous noterez ?), mais je l'ai déjà dit :
- La réforme insuffisante des universités, puisqu'elle n'a pas prévu la sélection impérative pour que d'innombrables étudiants ne s'inscrivent pas dans une filière sans en avoir la capacité ou/et les débouchés.
Et j'aurais souhaité l'abandon de la gratuité de ces études supèrieures (moins de 200 € en Master pour l'année d'enseignement !!), qui ne permettent pas aux facultés d'avoir des moyens suffisants, surtout dans les filières scientifiques.
Comme partout dans le monde : les étudiants empruntent à taux 0 et remboursent à la fin de leurs études, ou commencent pendant s'ils peuvent travailler (comme partout, là aussi, de la Suède à l'Australie !!).
- La réforme des régimes spéciaux : symbolique...c'est déjà çà, mais nettement insuffisant. Alignés sur celui des fonctionnaires et pas du privé comme prévu initialement. Avec passage progressif jusqu'en 2012...où un conducteur SNCF travaillera jusqu'à 52 ans 1/2 au lieu des 50 actuels : c'est du foutage de g..., quand on sait qu'en GB ils travaillent déjà jusqu'à 62 ans !
Sans parler de l'injustice incroyable qui perdure dans le calcul de ces retraites !! Et des nombreux avantages conservés.
- Cette réforme des Institutions, qui risque d'accoucher d'une souris, par un nouveau tripatouillage qui n'apporte que des changements minimes sur le fonctionnement de ces Institutions : Maud a raison, tout existe, il suffit d'avoir la volonté d'appliquer les textes avec l'intention requise.
En revanche, abandon du referendum pour l'entrée d'un nouveau pays dans l'UE : d'accord avec d'autres intervenants, Mr Devedjian va avaler une grosse couleuvre, l'UE n'ayant pas encore défini ce qu'était ou pas un pays européen.
- La repentance permanente..

Voilà pour l'essentiel. Ne m'objectez pas le pouvoir d'achat, je vous arrête tout de suite : on ne révolutionne pas en un an un pays endetté jusqu'au cou en distribuant des enveloppes, cela n'a jamais marché.
Et nul ne pouvait prévoir l'importance de la crise financière américaine(subprimes) sur l'économie mondiale, ni la hausse de l'énergie (le double en un an) et celle des matières premières.
Cela ne peut faciliter le travail de réformes qui se poursuit tout de même, mais les résultats bénéfiques des économies de fonctionnement de l'Etat et les réformes structurelles, ne peuvent apporter de fruits au lendemain de leur mise en route.
Seuls les sots peuvent croire çà.

Bonne journée

Ecrit par : Augustine | mercredi, 14 mai 2008

J'ai oublié un point critique primordial : l'extrême timidité dans le non-remplacement des fonctionnaires partant à la retraite. Ceux-ci représentent 40% du budget de l'Etat, et tous les pays évolués ont diminué le poids de leur fonction publique dans les années 90 (le Canada en 3 ans, la Suède plus de la moitié de ses effectifs), sans que cela ne nuise au service public : et ils ont retrouvé l'équilibre de leurs comptes.

Ecrit par : Augustine | mercredi, 14 mai 2008

Augustine,
Sur ce dernier point et à la décharge de Nicolas Sarkozy, la masse salariale de la fonction publique ayant le plus augmenté est celle de la Territoriale, sur laquelle le gouvernement n'a pas de pouvoir.
Entre 1996 et 2006 : + 31% de fonctionnaires territoriaux contre + 4,5% de fonctionnaires d'Etat.
On comprend pourquoi, les Régions étant administrées par la gauche.
Comme par hasard, c'est le déficit régional qui augmente aussi plus vite que le national : entre 2 et 3 points, contre 1.
Il est urgent de trouver une parade législative, on ne peut pas laisser la gauche plomber notre économie par ses gabegies de gestion locale.

Ecrit par : Eloïse | mercredi, 14 mai 2008

"L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) appelle à une mobilisation le 20 mai prochain dans les juridictions pour protester contre le projet de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, inclus dans le texte sur la réforme des institutions.

Le syndicat majoritaire appelle les juges, qui n'ont en principe pas le droit de grève, à "manifester leur désaccord par tous moyens, lecture de communiqué au début des audiences, report ou renvois du début des audiences, conférences de presse, assemblées générales..."."
(http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39- href="mailto:35441735@7">35441735@7-37,0.html)

Non content de très mal faire leur boulot (juger selon la lettre et l'esprit des lois), voilà que la corporation bobo-fonctionnarienne - dont le seul indice qui en sépare les membres de celles des professeurs d'IUFM, de journalistes et/ou présentateurs AFP/France2&3/FranceInfo/& co., etc., est le port d'une robe noire - cesse carrément de prétendre au contraire.

Il y a un gros problême de formation, par dessus tout (ils sont mal élevés, tout simplement, irresponsables & avides), et d'encadrement de tous ces gens payés par le contribuable.

Le serment que doivent prêter les juges ne contient même pas mention de quelque impératif d'application des lois que ce soit !
Ce n'est qu'un très vague : "Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de garder religieusement le secret des délibérations et de me conduire en tout comme un digne et loyal magistrat".
Une nouvelle version apparement proposée par Dominique Commaret me semble plus adaptée : "Je jure de me comporter comme un digne et loyal magistrat, intègre, libre, impartial, respectueux de la loi, des droits de toutes les parties et du secret professionnel".
Mais ça n'est pas encore tout à fait ça. Alors je propose la version suivante :
"Je jure d'être un digne et loyal magistrat, fidèle à la loi, intègre, impartial, rigoureusement attentif aux devoirs et aux droits de toutes les parties, et tenu par le secret professionnel".

Ecrit par : Alceste | mercredi, 14 mai 2008

Il ne faut pas confondre le problème de fond, les OGM avec le problème de forme sur fonctionnement de l'institution. Ce qui était en jeu hier c'est un "vote de procédure" il y a toutes les chances que la loi sur les OGM soit votée dans quelques jours. Le problème passionnel ou charnel d'augustine sur les OGN n'est que la fourchette, le plat de résistante à quelques peu un autre goût. Hum la cuisine UMP c'est du Jean-Pierre Coff en ce moment.

L'arrière pensée de mon post était plutôt axé sur l'utilité de nos chers Députés, bien que je sache que vue le nombre de réformes à voter il y a autant de travail en commission. Mais si l'épagneul ne répond plus à l'appel du berger pour le rassemblement j'aurai aimer connaître leur motivation de grève. J'ai un doute sur la défense du moment "certains députés seraient contre cette loi" alors qu'aux infos ils sont tous d'accord. Je crois que le problème n'était même pas là.
Ce n'est pas la première loi où le rassemblement doit être sonné pour éviter le pire. Qu'au 21 ème siècle il faille sonner le rassemblement "çà craint".

Ecrit par : Maud | mercredi, 14 mai 2008

Nous n'avons pas entendu les mêmes députés interrogés. Il semble bien que la majorité soit rétive au principe des OGM, comme la population française dans son ensemble.
Un député de Moselle reconnaissait être resté dans son bureau pour ne pas voter, et qu'en l'état, sans modification plus restrictive encore, il ne la voterait jamais !!
Bel exemple du sens de son devoir.
Alors que la directive européenne nous impose de légiférer, et que, comme d'habitude, nous avons là le texte le plus contraignant au monde !

Sans juger sur le fond du débat, à quoi sert un député ? A pas grand chose, lorsqu'il ne remplit pas son premier devoir, la mission pour laquelle il a reçu mandat : voter les lois. Et je ne vois pas l'intérêt de lui accorder davantage de pouvoirs si ce n'est pas pour les utiliser.
Pour, contre, abstention : l'essentiel est qu'il soit dans l'hémicycle au bon moment.
Alors, il est vrai que ce texte revenait du Sénat en deuxième lecture et que l'affaire devait être pliée.
On peut se demander :
- pourquoi J.F.Copé a manqué de tant de vigilance ;
- pourquoi aucun élu de la majorité n'a demandé, avant le vote, quel était le quorum, ce qui aurait entraîné une suspension de séance immédiate permettant de battre le rappel, tous les députés étant dans l'enceinte du Palais ;
- et pourquoi, accessoirement, le Président B.Accoyer a laissé la présidence de la séance à la vice-présidente socialiste...
Bref Monsieur Devedjian : un cafouillage sans aucune répercussion pour cette loi, mais du nanan pour l'opposition et surtout notre guignol moustachu, porte-drapeau de toutes les vieilles peurs et chimères françaises qui nous freinent, quand elles ne nous bloquent pas.
Dommage.

Ecrit par : Augustine | mercredi, 14 mai 2008

Il y a visiblement un problème au niveau législatif.

1) Le Président de l'Assemblée, Et celui du Sénat, ne font pas leur boulot ! A savoir sanctionner les "abstentionnistes"? (Le règlement des assemblées le prévoit, mais les présidents, allez savoir pourquoi, ne le font pas respecter)

Mais le point 1) peut s'expliquer par le fait que les parlementaires de la "majorité" sont d'une certaine manière "obligés" de voter la loi du gouvernement, et inversement, ceux de "l'opposition" de la rejeter...Même si dans un cas comme dans l'autre, il est probable que de nombreux parlementaires souhaiteraient - comme la Constitution le leur garantie - un mandat "non impératif" à l'égard du gouvernement.

C'est ainsi qu'on trouve de nombreux parlementaires, hostiles à l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan...Mais se voyant contraints de dire "oui" pour ne pas laisser à penser qu'il y a un "couac" dans les relations entre le gouvernement et la "majorité". Et inversement, on trouve de nombreux parlementaires qui étaient favorables à la réforme des régimes de retraite...Mais parce qu'ils ne sont ni UMP, ni NC, sont contraints de dire "non".

S'ajoute à ce dilemne que les parlementaires ne voient pas reconnaitre le "vote blanc" (c'est la même chose pour les citoyens d'ailleurs)

Il en résulte donc le point 2)

2) la Loi est votée par 10 parlementaires. Si on a par ex 15 parlementaires pour, 10 contre, et 213 qui s'abstiennent...La Loi est votée ! Belle Démocratie ! Commlent s'étonner de la perte de "sacralité" de la Loi? Il me semble indispensable de reconnaitre le "vote blanc" au sein du Parlement (pour commencer, après aux élections, au moins locales) pour restaurer la confiance en la loi. En effet, ceux qui "s'abstiennent" sont souvent stigmatisés par les électeurs, à plus ou moins juste titre (puisque leur vote est considéré comme inexistant). Ce n'est absolument pas bon pour le Parlement...Et encore moins pour la République.

Plus que l'histoire des prérogatives "immenses" du gouvernement, je pense que le problème se situe à ce niveau. Les parlementaires ont un droit qui leur est reconnu - la liberté de vote - mais le principe du parti les conduit à contraindre cette liberté. Il me semble dès lors primordiale de donner à chaque député le droit de voter : pour, contre, abstention.

Celle ci se voyant reconnaitre, on sortirait des lois votées à 10 et qui in fine s'appliquent à la France !

Ecrit par : ANNA | mercredi, 14 mai 2008

Ménage policier avant la visite de Nicolas Sarkozy

"La scène se déroule dans le centre-ville de Vienne (Isère), mardi en fin de matinée, une heure et demie avant l'arrivée de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat visite une usine à ce moment-là, et il est attendu ensuite dans la salle des fêtes de Vienne, pour participer à une table ronde sur "la modernisation de l'économie française". Des militants veulent manifester aux abords. Certains du PS, d'autres du PCF, d'autres encore de la la LCR. Ils sont environ 150 à 200, selon un journaliste présent. Mais il y a également énormément de policiers en civil, sur la place et dans toutes les rues avoisinantes. Normal pour une visite présidentielle. Sauf que le journaliste présent constate que les policiers sont en train de contrôler et fouiller les militants, et surtout de saisir tous leurs tracts, leurs autocollants, et même leurs journaux. Celui-ci a Rouge dans son sac ? Saisi. Celui-là l'Huma à la main ? Saisi également. Quelques jeunes gens de la LCR refusent de remettre leurs tracts, ils sont alors menottés et embarqués. Sous l'objectif d'un photographe..."

http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/05/quand-la-police.html

Ecrit par : Antoine | mercredi, 14 mai 2008

Augustine/Bilou ton soutien indéfectible à Sarkozy est pittoresque.

Le président n'est plus considéré, les députés UMP hurlent leur mécontement, mais il reste Augustine/Bilou, toujours prête à défendre le maitre à penser.

Continue encore, c'est trop drôle.

Ecrit par : Jannis | mercredi, 14 mai 2008

Tu as raison, Antoine, la démocratie version Sarkozy : tu penses comme moi ou je t'envoie la police.

Qui a voté Sarkozy, des noms !

Ecrit par : Antoine | mercredi, 14 mai 2008

Bravo Antoine,
Pris sur le fait d'utiliser des faux pseudos complices?
Revelateur de l'honneteté du personnage et de son état d'esprit.
Lamentable comme tes posts mon pauvre.
Aigri, haineux et sans consistance

Ecrit par : Bilou | mercredi, 14 mai 2008

A lire les tartines de mots, les montagnes de phrases, ci-dessus !!
je suis convaincu !! nous sommes vraiment foutus, aucune chance pour le citoyen qui ne veut que vivre une vie !! , une seule !! mais une vie normale..
Vous êtes de la génération vraiment blink blink, celle qui veut transformer la planète en un véritable centre commercial, Carrefour multiplié par 1000000, quelle merde...et quel avenir... quelle daube..

Bien le bonsoir Patrick.. je pense qu'il ne vous reste plus beauoup de temp auprès de Caliméro Premier.

Ecrit par : cMoi69 | mercredi, 14 mai 2008

@Bilou

Quelqu'un qui s'appelle Antoine me répond et vous en déduisez que j'utilise de "faux pseudos complices".

Et sans avoir de confirmation vous en faîtes une déduction sur mon honnêté.

C'est vous qui êtes pris sur le fait de phantasmer. Je n'ai aucun rapport avec l'autre Antoine.

Bilou, vous devenez fébrile, calmez-vous, vous paraissez "aigri, haineux et sans consistance"...

Ecrit par : Antoine | mercredi, 14 mai 2008

Le Grenelle de l'environnement accouche d'un triste conflit sur les OGM pendant que la planéte continue à se réchauffer.
Borloo doit étre fou de joie, on ne lui demande aucun compte sur le résultat de son action qui est quasiment nulle. Le débat est bien faible au vu des enjeux du réchauffement mais là, nos représentants sont muets. Démocratie moderne ? difficile à croire.
Mais les sénateurs UMP ne choment pas. Ils proposent une loi qui protégera les chasseurs des militants anti chasse, pour les remercier de leur action écologique. Encore plus dynamiques que les députés ceux là.
L'UMP est un parti de conservateurs bornés que quelques uns cherchent à faire évoluer (Devedjian, Coppé et NS), pour les autres on a en téte Vaneste et Tibéri, mais il y a le choix. On ne risque pas d'excés de modernisme.

Ecrit par : Jérémy | mercredi, 14 mai 2008

Monsieur Devedjian,

Y-a-t-il eu cafouillage intentionnel afin de faire passer la motion de cesure ?
Si c'est le cas, bonne nouvelle pour la loi sur les OGM, elle va passer.
Adieu les 800 amendements des socialistes.
De toute façon, on n'a pas le choix concernant la recherche, il faut qu'elle passe.

Ecrit par : Carole | mercredi, 14 mai 2008

motion de procédure

Ecrit par : Carole | jeudi, 15 mai 2008

Consternation, c'est la seule chose qui me vienne à l'esprit.

Premièrement, le Président, pour changer, continue de mépriser et le Parlement ! Et le Peuple ! Ignorerait il donc que les parlementaires doivent rendre compte (comme lui) aux Français, et non faire acte de servilité à l'égard du gouvernement? A quoi bon parler de "mandat non impératif" si dans les faits, le Président n'attend pas de la "loyauté" mais de "l'obéissance"...Comme si un élu devait "obéir" au Président ! La France n'est pas une entreprise, avec un PDG nommé NS...Mais un pays, avec des Institutions, qui quoi qu'en pense le Président, qui sont en équilibre (instable, mais équilibre tout de même), l'Exécutif n'ayant pas à "dicter sa loi" au Parlement ! L'UMP serait elle donc une armée, Monsieur Devedjian? Et le Président, le chef de cette "armée"? Il me semblait plutôt que les parlementaires étaient des hommes et des femmes LIBRES, adhérants LIBREMENT à un parti (et donc à des idées) mais ne faisant aucun acte d'allégeance à l'égard d'un Président, qui en dépit des qualités que je lui reconnais, semble estimer qu'il "commande" et que tout le monde doit suivre ! Sauf que çà ce n'est pas la Démocratie, cela s'appelle la dictature ! Même les rois de France, ou même les Empereurs de notre pays, n'ont pas eu à l'égard du Sénat, ou de l'Assemblée, une telle dose de mépris ! Et je ne parle évidemment pas des citoyens ! Car le Président nous serine toutes les trois minutes avec sa légitimité démocratique...Mais ne reconnait pas à autrui cette même légitimité, alors qu'elle est justifiée ! Les parlementaires (TOUS les parlementaires, quelque soit leur parti, sont A EGALITE dans leur sens de representativité : un mandat concerne une personne...Non un groupe, dès lors la "majorité" ne saurait (comme l'affirme Monsieur Fillon à mon grand regret) imposer sa loi à "l'opposition...Dès lors que ledit "chef de la majorité" qui se trouve être non pas Monsieur Copé, mais ledit Fillon, n'a pas su convaincre les parlementaires (et j'ai bien dit convaincre, non menacer de sanctions diverses et variées) d'assister aux séances !

Deuxièmement, il faut être aveugle pour ne pas comprendre que si le débat n'a pas lieu dans l'Hémicycle...Il aura lieu...Dans la rue ! Et je peux vous affirmer qu'il est probablement plus difficile de convaincre 60 millions de Français que la loi qui leur tombe sur la tête est bonne...Que d'user d'un peu de diplomatie, et de RESPECT, à l'égard des parlementaires, qui sont des êtres humains, qui ont besoin d'être respectés dans leur être, et non pas à être considérés (notamment par le gouvernement et Monsieur Fillon...Ce qui est un comble pour un soit disant "chef") comme des "inférieurs" ! A se demander si Monsieur Fillon se souvient qu'il a un jour été un élu au Parlement !
Si l'UMP cherche à convaincre les Français de la lâcheté des parlementaires (achetés par Monsanto ?), à présenter le Président comme une sorte de "roi" (les Lits de Justice c'est une pratique d'Ancien Régime), et surtout à entamer une procédure de divorce (pour l'heure on en est juste à la "pause" dans le "couple") entre les Français, et les élus...Vous avez tout bon ! Ségolène Royal peut se représenter en 2012 : elle gagnera haut la main !

Sincèrement, si c'est avec ce genre de pantalonnades que les parlementaires comptent améliorer leur image et celle du Parlement, il est à craindre qu'ils se trompent lourdement et dégoûtent encore un peu plus les Français de la vie politique.

"Je ne vous trahirai pas" Paroles, paroles...

Ne vous étonnez pas si, trahis par la droite et trahis par la gauche, las des promesses non tenues et des grandes déclarations faites la main sur le coeur, mais oubliées sitôt proférées, les Français penchent demain vers les extrêmes.

2002 peut se reproduire. Sauf que cette fois ci, il n'y aura pas de "réflexe démocratique".

Pour terminer, merci de bien vouloir, tant au gouvernement, qu'au Parlement, arrêter de dire n'importe quoi. La procédure mise en place par le gouvernement...N'est pas respectueuse de notre Etat de droit !

En effet, d’après l’article 91 du règlement de l’Assemblée, l'adoption de la question préalable "équivaut au rejet du texte". La Commission Mixte paritaire peut être convoquée conformément à l’article 45 de la Constitution que lorsque le Sénat et l’Assemblée n’arrivent pas à s’accorder sur un texte ou sa rédaction. Ce qui suppose donc qu'il y a eu examen du texte !

Cette disposition ne s’applique que pour "les dispositions restant en discussion". Or le texte rejeté, il n'y a plus de discussion. La CMP OGM n'est sans doute pas constitutionnelle !

Bravo !

Je soutiens le gouvernement et le Parlement sur beaucoup de choses, mais là on dépasse vraiment les bornes !

Ecrit par : ANNA | jeudi, 15 mai 2008

Sarkozy contient sa colère, Copé rameute ses pairs

"Le gros dos pour minimiser un couac. Toute la journée d’hier, l’Elysée, Matignon et le groupe UMP à l’Assemblée nationale se sont efforcés de relativiser le camouflet infligé la veille par l’opposition qui avait obtenu le rejet du texte sur les OGM. En conseil des ministres, hier matin, Nicolas Sarkozy s’est efforcé de rester zen pour montrer qu’il n’était pas en guerre avec une partie de sa majorité parlementaire qui le bat froid. A en croire le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, le chef de l’Etat «n’est pas intervenu sur le fonctionnement du groupe UMP», coupable de s’être laissé piéger par la gauche. Et plutôt que de piquer une énième colère contre les dysfonctionnements de sa majorité, il a cherché à prendre de la hauteur en soulignant «l’importance qu’avait ce texte» sur les OGM, repris tel quel hier soir à l’issue de la commission mixte paritaire convoquée en urgence par le gouvernement.

«On n’oublie rien». L’heure des règlements de comptes viendra plus tard. Car Nicolas Sarkozy n’a pas du tout apprécié ce nouvel incident, moins d’une semaine après avoir reçu les députés de la majorité pour leur demander de resserrer les rangs. Jean-François Copé, président du groupe UMP, est ouvertement suspecté de jouer un double jeu. Pour l’heure, l’Elysée se montre tout miel avec lui, mais «on n’oublie rien», indiquait hier un conseiller [...]".

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/326399.FR.php

Ecrit par : Antoine | jeudi, 15 mai 2008

Hervé de Charette: «Sarkozy peut compter sur notre soutien, pas sur ma servilité»

"[...] On nous propose de toucher à trente-six articles, soit un article sur deux de la Constitution. C’est une transformation constitutionnelle qui ne dit pas son nom. Quant aux dispositions sur le pouvoir du Parlement, c’est une réforme technocratique. [...]

Nous traversons un moment de crise d’identité pour l’UMP. C’’est une affaire très importante. ***L’UMP est un parti qui a été organisé de façon autoritaire par Nicolas Sarkozy pour la conquête de pouvoir***, mais son fonctionnement devient inadapté sous la présidence brejnévienne de Patrick Devedjian", Hervé de Charette dixit.

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/326313.FR.php

Si Monsieur Devedjian est comparé à Brejnev, Sarkozy de Nagy-Bocsa est comparable à qui ?

Ecrit par : Antoine | jeudi, 15 mai 2008

Le projet de loi OGM adopté en commission

"Le calme après la tempête. Réunis en commission mixte paritaire (CMP) à la demande expresse de François Fillon mercredi, sept députés et autant de sénateurs ont arrêté le projet de loi sur les OGM. La loi devrait donc être présentée en séance plénière à la fin du mois, sans possibilité de nouveaux amendements, à part ceux du gouvernement.

La CMP a choisi d'ignorer le coup de théâtre survenu mardi à l'Assemblée, lorsque l'opposition a profité de l'absentéisme plus ou moins volontaire d'une partie des députés de la majorité et de l'absention de deux d'entre eux pour faire voter une motion de procédure contre le texte. La version validée par la commission est bien celle que le Sénat avait grandement modifié lors de la première lecture.

Pour Patrick Ollier, président de la commission mixte paritaire, c'est justifié : «Quatorze parlementaires en CMP n'ont pas le droit de redébattre de l'ensemble d'un texte qui a été longuement débattu au cours de deux lectures, tant à l'assemblée nationale qu'au Sénat»

«Parodie de démocratie»

Une version qui n'a pas convaincu l'opposition. La gauche a quitté la réunion avant la fin pour «ne pas participer à cette parodie de démocratie», selon le député PS Philippe Martin, qui annonce que le PS compte saisir le conseil constitutionnel.

«Le rejet du texte par la majorité des parlementaires n'a pas été entendu ici dans une réunion à huis clos, en catimini», déplore le parlementaire, qui dénonce un «signal extrêmement négatif» avant le débat sur la réforme des institutions. Une manière de rappeler à la majorité et au gouvernement que le vote de cette réforme est suspendu au bon vouloir de l'opposition, la majorité des trois cinquièmes du congrès (députés et sénateurs) étant requise."

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/05/14/01002-20080514ARTFIG00638-le-projet-de-loi-ogm-adopte-en-commission.php

Ecrit par : Antoine | jeudi, 15 mai 2008

Le Conseil fédéral [suisse] veut prolonger le moratoire sur les OGM jusqu'en 2013

"Le Conseil fédéral [suisse] veut prolonger de trois ans le moratoire «pour une agriculture sans OGM» qui arrive à échéance en novembre 2010. Il estime qu'un délai supplémentaire, jusqu'en 2013, est nécessaire pour connaître les risques liés à cette technologie.

Cette décision a été prise selon le principe de précaution, a souligné Moritz Leuenberger, interrogé mercredi par la presse. Cette prolongation ne signifie pas que l'on interdit définitivement l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés (OGM), a ajouté le conseiller fédéral.

En prenant tôt la décision d'étendre le moratoire, largement approuvé par le peuple et les cantons en novembre 2005, le Conseil fédéral veut permettre la poursuite et l'achèvement du Programme national de recherche (PNR 59) "sans pression politique". Les résultats du programme "Utilité et risques de la dissémination des plantes génétiquement modifiées" ne sont pas attendus avant l'été 2012.

L'état actuel des connaissances ne permet pas de dire si l'agriculture biotechnologique peut coexister sans risque aux côtés des cultures biologiques, selon M. Leuenberger. "Il est dès lors judicieux d'attendre avant d'élaborer des dispositions d'exécution pour la culture d'OGM en plein air."

Le bilan du moratoire est positif puisqu'il a permis à l'agriculture suisse de se profiler comme agriculture exempte d'OGM par rapport à d'autres pays de production. Jusqu'en novembre 2010, il est interdit de mettre en circulation des animaux génétiquement modifiés, destinés à la production d'aliments et de produits agricoles, et de cultiver des plantes génétiquement modifiées à des fins agricoles".

http://www.letemps.ch/template/transmettre.asp?contenupage=nlreader&page=newsletterdisplay&id=13&NLArtID=12994

Le Conseil constitutionnel va-t-il censurer cette éventuelle loi sur le fondement du principe de précaution ?

Ecrit par : Antoine | jeudi, 15 mai 2008

"Selon Bakchich, le président du conseil général des Hauts-de-Seine Patrick Devedjian -également secrétaire général de l'UMP-, a "demandé l'interdiction absolue des OGM dans les cantines des collèges du département". Qui est aussi un fief de la Sarkozye.

D'où vient cette information?
La revue L'Écologiste a publié un extrait du cahier des clauses techniques particulières pour appel d'offre concernant l'alimentation dans les collèges du Conseil général des Hauts-de-Seine, en avril 2008:"

Cela me fait penser aux bons soldats qui obéissent mais une fois le sergent parti ça fuit de tout côté. J'ai du mal à comprendre comment on fait voter une loi pour les lobbys OGM soutenus par NS et en même temps essayer de se protéger. Être responsable, c'est choisir.

Ecrit par : Maud | jeudi, 15 mai 2008

Merci Antoine pour ces revues de presse matinales ou vespérales et vos analyses personnelles.

Maud, il n'y a pas forcément contradiction entre voter cette loi (très restrictive) sur les OGM, et les précautions prises dans les cantines scolaires (surtout quand on a été délégué de parents d'élèves en primaire, collège et lycée, ce qui permet de réaliser que le premier et principal souci des parents est ce que mangent leur progéniture à midi à la cantine, bien avant toute autre considération liée à l'établissement scolaire !!).

Eloïse,
Vous avez raison sur le problème des fonctionnaires territoriaux, qui échappe au pouvoir de l'Etat.
Pour corroborer vos données, en ajouter d'autres avec une analyse très intéressante plus générale :
http://alain-lambert-blog.org/index.php?2008/04/14/1566-la-dette-publique-en-2007-quand-les-collectivites-locales-s-en-melent

Ecrit par : Augustine | jeudi, 15 mai 2008

"...ce que mange leur progéniture", c'est mieux !

Ecrit par : Augustine | jeudi, 15 mai 2008

"La commission a adopté notamment un amendement, demandé par les opposants à l'entrée de la Turquie, rendant obligatoire un référendum pour l'entrée dans l'UE de pays représentant plus de 5% de la population de l'Union européenne". Yahoo Actualités.

C'est une avancée par rapport à l'abandon automatique de tout referendum.
Reste à ne pas faire chuter le taux de natalité dans nos pays, à être de moins en moins laxistes en matière d'immigration venant du Sud.
Pourquoi ne pas revoir notre Droit en matière d'obtention de la nationalité ? Le droit du sol est de plus en plus inapproprié et dangereux, nous en avons des exemples fréquents, et la population de nos pays se transforme lentement mais sûrement.

Ecrit par : J.Doe | jeudi, 15 mai 2008

Bien sur Augustine que le droit du sol dans son laxisme actuel est une absurdité sans nom, et pas seulement à Mayotte ou en Guyanne.
Il est évident que tel qu'il est conçu aujourd'hui, il crée un effet d'aubaine pour une immigration prioritairement attirée par l'ensemble de nos minima et prestations sociales bien plus que par l'attrait de notre culture, de nos valeurs, de nos offres d'emplois, ... c'est ainsi que l'on se retrouve avec des Bouteldja ne vivant que de ressentiments envers son pays et probablement la nationalité qui a été accordée avec légèreté à sa famille comme à beaucoup d'autres.

Ecrit par : Bilou | jeudi, 15 mai 2008

J.Doe,
cet amendement est une fois de plus une grosse connerie, on tente de se cacher derrière son petit doigt; Un bonne fois pour toutes quand va-t-on cesser toutes négociations avec la Turquie qui est une pays asiatique et qui n'a rien à foutre en Europe. Allons Messieurs les députés un peu de courage, laissez la parole au peuple et là on reparle de l'adhésion.

Jean-François

Ecrit par : Erebus | jeudi, 15 mai 2008

Bilou,
Ce n'est pas moi qui ai parlé du problème du droit du sol, mais j'approuve tout à fait J.Doe : j'avais déjà évoqué cette question qui devient cruciale, à une époque d'immigration massive (près de 100 000/an) en provenance de pays où la culture est déjà aux familles nombreuses, et pour lesquelles ce droit si simple pour acquérir notre nationalité, et les avantages afférents, ne peuvent qu'être un appel d'air irrésistible.
Les économies européennes, et tout particulièrement la nôtre pour les raisons que l'on sait, ne permettant pas de leur offrir des conditions de vie qui les ferait participer à la création de richesses (tout en vivant correctement de la solidarité nationale !), la dépense occasionnée nous empêche d'oeuvrer contre la pauvreté ou la précarité des familles françaises les plus modestes.
Et en plus, cela favorise ces communautarismes, cette non-assimilation, et une rancoeur contre la République qui les accueille sur lesquels beaucoup crachent !!
Sans que cela ne choque plus grand monde : la pauvre banderolle du PSG (comme il y en a pratiquement à tous les matches...) a fait un scandale que n'a jamais réussi à déclencher les sifflets de la Marseillaise, les incitations à la haine et à la violence des voyous des cités, et à celles d'une Bouteldja, si complaisamment relayées sur nos ondes !

Erébus,
Cet amendement est tout de même préférable à une hypothétique définition de ce qu'est un pays européen...que l'on pourrait attendre longtemps !

Ecrit par : Augustine | jeudi, 15 mai 2008

Concernant l'article 88.5

Le comité balladur avait donné une proposition qui ferait consensus auprès des citoyens Français, les rassureraient, et surtout...Eviteraient les chamailleries sur un article visiblement mis en place dans le but d'écarter la question de la Turquie, en vue de l'adoption du TCE en 2005.

L'UMP doit bien comprendre que la suppression de cet article 88.5 ou la mise en oeuvre d'un "cache sexe" du style de l'amendement adopté par la commission des lois, n'est pas une vraie solution.

En effet, premier problème : la crédibilité

La majorité a qui on demande d'enlever cet article, est la même qui a voulu cet article. Et le Président de la République, hier chef de l'UMP, a été le premier a le demander. Revenir sur ce "droit de confiance" envers les citoyens, c'est anéantir toute crédibilité du parti, du gouvernement, du Président.

Deuxième problème : l'inconnu

Nicolas Sarkozy a bon dos de nous expliquer que lui fera un référendum...Mais pas ses successeurs. Habile manoeuvre pour dire à la Turquie "attendez qu'un autre s'y colle" ! Les citoyens ne veulent pas de la Turquie. Ils l'ont fait savoir. Et surtout, ils veulent "maitriser" leur destinée. Le Président n'est pas roi de France. Le Peuple entend faire entendre qu'il reste le Souverain du pays. Enlever l'article 88.5 serait dire au peuple "cause toujours tu m'intéresses". Les répercussions de chaque élargissement sont énormes. Les Français le savent. Ils ont donc droit de savoir vers quoi on les engage, et de trancher.

Troisième problème : après le traité simplifié, passé en catimini, et qui reprend 98% du TCE, si le Président fait passé, par le biais de la bonne assemblée, la Turquie, c'est une crise de régime qui s'annonce. Pas une crise politique. Une crise de régime. Le Président doit comprendre qu'il ne peut pas agir selon "son bon plaisir".

Pourquoi la proposition du comité balladur a t elle été passée à la trappe?

12. Révision constitutionnelle.

Article 89. "(…) Lorsque le projet ou la proposition de révision a été voté par les deux Assemblées en termes identiques, la révision est définitive après avoir été approuvée par un référendum organisé dans les six mois par le président de la République (…)."

Craindrait on que le Peuple soit en divergence avec ses représentants?

Ecrit par : ANNA | jeudi, 15 mai 2008

Allez Messieurs les députés de la majorité : vous cesserez bien vos enfantillages et vos caprices pour voter tous ensemble le projet de loi qui vous sera présenté sur le service minimum à l'école ?
Les Français vous ont élu pour appliquer le programme législatif qui vous a fait élire, et ce dispositif va tout à fait dans ce sens !
Pas godillots (faites des propositions audacieuses, on vous attend avec impatience...), mais conscients de la nécessité de changer les mentalités, de faire "bouger les lignes", de moderniser notre pays, et donc de voter les réformes que le gouvernement veut mettre en place pour ce faire !!
Il vous reste quatre années pour ça, sans autre risque qu'une impopularité prévisible (les Français n'aiment pas le changement) ou...une dissolution qui vous serait sûrement très défavorable.
Vous avez choisi votre camp, conscients forcément de la difficulté de votre tâche : mais c'est à vous d'expliquer et de faire la pédagogie nécessaire sur le terrain.
Concernant le service d'accueil minimum en primaire lors des grèves de l'EN, cela ne devrait pas vous être trop difficile, ni vous demander beaucoup de courage : 80% des parents sont pour !!

La réforme des Institutions : on entend parler de vos reculades acceptées sur toutes les revendications du PS pour obtenir son vote, et ce dernier surenchéri tous les jours ! Mais c'est quoi, ce bazar ?
Discussions, négociations : ok.
Mais aller jusqu'à dire à l'opposition que même le temps de parole du Président inclus dans celui de la majorité peut, lui aussi, être discuté, j'espère que c'est une blague ?
Vous avez la majorité absolue, avec un président remarquablement élu pour enfin réformer et moderniser la France, et la mettre structurellement au niveau de ses partenaires : vous n'avez aucune raison de jouer les paillassons ou de vous comporter comme des enfants !!
Tout échec sera porté à votre débit, en cas de refus de voter les lois permettant de respecter les promesses de campagne...présidentielle et législative.

Ecrit par : Augustine | jeudi, 15 mai 2008

Concernant la révision de la Constitution, ne serait il pas possible de renforcer la loi en ce qui concerne les élus qui font "preuve manquement" à l'égard de leur devoir d'élu...A commencer par leur gestion particulière des deniers publics?

Cela me semble nécessaire, surtout en raison des questions suscitées par un mariage pas comme les autres, qui a eu lieu dans la bonne ville de Levallois.

Comme le raconte Le Parisien, Patrick et Isabelle Balkany, maire et première adjointe de la ville, ont marié leur fille Vanessa dans les salons d'honneur de l'hôtel de ville de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). 450 personnes étaient invités. (Dont, apparemment, le Président)

Une question reste en suspens : les époux Balkany ont-ils le droit d'organiser une cérémonie privée dans une salle publique? Oui, pour Isabelle Balkany: "c'est une réception que nous assumons totalement, que nous payons", a-t-elle assuré au Canard enchaîné.

Quelques questions peuvent donc se poser :

Les salons d'honneur de de l'hôtel de ville de Levallois-Perret peuvent-ils être loués par un particulier, pour un usage privé?

Si l'on en croit plusieurs élus, interrogés sur cette question épineuse, la réponse semble être plutôt non. De même qu'une Ecole, une Mairie ne peut louer une salle de la "Maison du Peuple".

Contrairement à ce qu'affirme les Balkany, dans 20 minutes, la salle n'a été louée visiblement, qu'à eux. (Faits confirmés par les employés de la mairie)

Pourquoi les Balkany ont-ils organisé le mariage de leur fille dans cette salle ?

Si la possibilité de louer une salle de la mairie est interdite...On peut en effet se demander la raison de ce choix. Partant du principe qu'il est possible que le couple Balkany ne connaisse pas tous les articles du Droit, cela peut se justifier. En revanche, pour quelles raisons ces restrictions de stationnement autour de la mairie? Monsieur Balkany, se dirait il : 'Comme j'ai été réélu, la ville et la mairie m'appartiennent'."?

Faut il y voir un lien avec la condamnation du couple en 1996? [En mai 1996, Patrick Balkany a été condamné pour avoir fait travailler des employés municipaux à son domicile]."

Selon le Canard, gardiens, employés de voirie, police municipale, techniciens… tout le monde est sur le pont !

Depuis quand le personnel municipal est-il taillable et corvéable à merci? Je suis loin d'avoir ma carte à la CGT ou a SUD, mais j'imagine mal qu'un "patron" mobilise pour le mariage de sa fille!!! A mon avis si emploi du personnel municipal, il y a, c'est des volontaire, et j'imagine mal qu'il soient payés par quelqu'un d'autre que le père et la mère de la mariée!!!

L'UMP fait des jolis discours sur les employés de Mme Royal, mais reste bouche cousu sur les dépravations commises par ses élus ! Comment être crédible après çà?

Personnellement, j'aimerais bien qu'un certain Devedjian recadre un peu les choses.

Nathalie Kosciusko-Morizet, polytechnicienne brillante, témoigne de son sens de l'Etat et est aussitôt sommée de "comparaître" devant le bureau politique du "Parti", je veux dire, bien sûr, de l'UMP.

Balkany fait pour sa part dans le genre discret, bien connu à Levallois, et tout le monde à l'UMP trouve cela très normal !! Utiliser la salle des fêtes est peut-être courante pour les Levalloisiens, je n'en sais rien, mais ce qui est certain, c'est que le maire se devait bien sûr de se dispenser de cette facilité, question de style !

En somme, tout va bien aujourd'hui, notre pays a adopté un système de valeurs des plus remarquables. C'est sans doute cela la "rupture".
.

Ecrit par : ANNA | jeudi, 15 mai 2008

Cher " Mouarf ",
alias " Bomonti ",
alias " ##### " de Villeurbanne, de Bulgarie et d'ailleurs,

Selon La Rochefoucauld, le propre de la médiocrité est de se croire supérieur. Pour reprendre vos propres termes, vu la qualité de vos messages, vous êtes encore loin d'être, vous-même, un "Français moyen". Je doute d’ailleurs que vous aimiez un jour assez la France pour le devenir.

Je ne répondrais donc pas à vos provocations puériles, aussi déplacées sur ce forum, que peut l'être la candidature de la Turquie à l'Union européenne. Si vous voulez convaincre des citoyens crédules, adressez-vous plutôt aux cadres du parti, dont vous défendez si mal les idées...

Je vous invite chaleureusement à méditer, avec vos amis, cette autre maxime du même auteur :

"Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe à leur portée"...

D’actualité, non ?
:-))

Ecrit par : Français moyen | jeudi, 15 mai 2008

Pour la Turquie : il y a au moins un argument qu'il faut abandonner , c'est la géographie. Il est stupide d'affirmer que la Turquie est en Asie et que cela l'empéche d'adhérer à l'Europe. La notion de continent géographique n'a aucun sens technique et encore moins politique.
Les continents ont été inventés au 19 éme siécle par les européens qui justifiaient ainsi leur domination du monde. On voit bien ce continent petit mais supérieurement intelligent (l'élite quoi! ) qui domine les masses jaunes d'Asie et noires d'Afrique. Ce racisme qui a mené au colonialisme doit étre abandonné.
Vus de Chine, les Turcs sont ils jaunes ? non, ils sont blancs, le 19 éme siécle a construit les certitudes du racisme, nous devrions avoir honte d'avoir construit ce systéme raciste.

Ecrit par : Jérémy | vendredi, 16 mai 2008

"Vous avez la majorité absolue, avec un président remarquablement élu pour enfin réformer et moderniser la France, et la mettre structurellement au niveau de ses partenaires : vous n'avez aucune raison de jouer les paillassons ou de vous comporter comme des enfants !!"
A quoi servent alors les députés s'ils doivent suivre bêtement le Sarko. C'est bien que chaque député a la liberté de dire ce qu'il pense et ne pas être en accord avec tout ce que raconte le gouvernement. C'est çà qui est remarquable Augustine, même si cela vous irrite. On est encore dans un pays de liberté même si cela gène fortement le sarko.

Ecrit par : sarkoshowbizz | vendredi, 16 mai 2008

Jérémy,
Blancs, les Turcs le sont aussi pour les Européens, comme les Arabes !! Ce n'est absolument pas le problème qui est : quelle Europe voulons-nous ?
Les critères économiques sont une chose. Les accords et partenariats dans ce domaine peuvent suffir avec certains pays.
Les intégrer à l'UE signifie leur accorder un droit de vote (et donc de veto !)pour tout ce qui concerne les décisions essentielles concernant cette UE. Quand on connaît le poids démographique de la Turquie, elle deviendrait LE pays décideur n°1 de cette UE !!
La majorité des Français (et des autres peuples européens), dont je suis, souhaitent une Europe homogène de culture, de civilisation et surtout de partage de valeurs fondamentales. Avec la Turquie, nous en sommes très très loin et de plus en plus, au regard des déclarations répétées d'Erdogan et de son glissement progressif vers toujours plus d'islamisme et moins de tolérance envers les autres communautés vivant sur leur territoire.

Voyez-vous, sur le plan du partage des mentalités et des valeurs, je me sens tellement plus proche de la société sénégalaise ( noire, vous me l'accorderez ), et majoritairement musulmane qui plus est !! Mais nous ne parlons pas du même Islam : ce dernier est "à la mode africaine", ouvert, tolérant et décontracté... ceux qui connaissent le Continent africain noir savent de quoi je parle.

Ecrit par : Augustine | vendredi, 16 mai 2008

Et c'est repartie !

Je m'échine sur ce blog, et sur d'autres, à inciter le Président à cesser de mépriser et les citoyens, et les parlementaires.

Visiblement, çà ne passe pas. Le Président continue d'agir comme s'il était en campagne ! Ou pire, comme s'il s'appelait non pas Nicolas Sarkozy, mais Louis Napoléon Bonaparte !

Voici que j'apprends ce matin que le Président a l'intention "d'imposer" un service minimum à l'école.

Premièrement, on retrouve la "méthode" Sarkozy, qui consiste à passer au dessus du gouvernement (Fillon et Darcos découvrant comme les Français la nouvelle lubie du Président), à diviser le pays (les profs "profiteurs" contre les gentils parents), et à casser du syndicat pour tenter de faire trancher "l'opinion" en sa faveur, sondage à l'appui.

Cette mesure, comme beaucoup, faute de concertation, de dialogue social, de respect des intervenants (profs, parents, associations, élus, etc.) va encore se retrouver être un pavé dans l'eau. Le Président, qui une fois de plus tient des propos démagogiques (comme sur l'histoire de retention de sureté, où il prétendait être la "victime" du Conseil Constitutionnel ! ) se fait fort d'utiliser l'ignorance des Français, pour tenter de récupérer une popularité perdue, et de ressouder les parlementaires derrière lui.

A mon sens, il a tort sur tous les plans. Je n'ai absolument rien contre le service minimum, je suis même pour, mais qu'on le fasse avec sérieux, et non avec amateurisme.

1er plan : la Loi

Le Président, qui sait sans doute parfaitement son Droit, ce qui ne l'empêche pas régulièrement de faire des actes en provocation à l'égard de notre Constitution, des valeurs et principes qui forment l'identité du pays, et des Lois votées (parfois récemment) par le Parlement, tente une nouvelle fois de se présenter en " victime" des empêcheurs de tourner en rond. Bref, faute d'avoir convaincu de son innocence concernant ses relations avec la presse, ou sur sa supériorité infaillible à l'égard de ses prédécesseurs (y compris le Général, ce qui est quand même fort !) le Président lit plus que jamais les sondages pour faire remonter son score.

Nul doute que le Président, qui aime à tout dirigé, contestera l'article 1 de la Constitution : l'organisation politique de la France est décentralisée. Que signifie cet article? Que le Président ne peut pas IMPOSER quoi que ce soit aux maires, car ceux ci ne sont pas les fonctionnaires de l'Etat. En s'appuyant sur la Constitution, il leur est tout a fait possible de faire voler en éclat la proposition gouvernementale.

S'ajoute à cela que le Président considère que sa proposition dite...Elle sera avalisée par le Parlement. Or rien n'est moins sur...Car 85% des parlementaires sont aussi des élus locaux...Dont le Président des maires de France, "étiquetté" UMP, a fait savoir son opposition à la mesure présidentielle, en raison de sa complexité, de son coût...Et surtout de son caractère anticonstitutionnelle.

En effet, la Loi dit très clairement qu'un "service minimum", s'il est mit en oeuvre, doit être fait par...L'employeur. Or...L'employeur des profs se trouvent être...L'Education Nationale...Et donc les inspecteurs...Qui par le biais de leur syndicat...Ont déjà fait savoir qu'ils s'opposeraient à cette mesure.

Rajoutons à cela que le Président nous parle d'un "droit de travailler" qui n'a aucun sens sur la question du "service minimum à l'école" puisque par définition les enfants ne sont pas régis par le droit du travail, et dès lors ne sauraient avoir un "droit de travailler". Autant le service minimum dans les transports se justifie, car il permet de concilier liberté de faire la grève, avec liberté de se rendre à son travail...Autant on ne saurait considérer que les parents d'élèves se verraient reconnaitre un droit de considérer l'école comme une garderie !

2ème plan : La responsabilité

A entendre Nicolas Sarkozy, il peut "imposer", lui le grand Président, un service minimum aux enseignants. Le problème, c'est que le Président ne connait pas (ou fait semblant de ne pas connaitre) le "Code" de l'Education Nationale, qui prévoit dans ses articles qui est responsable par ex de la gestion de l'école, qui est responsable en cas d'accident d'un élève dans le cadre scolaire ou péri scolaire, qui est responsable le week end, etc.

Or, ce Code...Ne peut être modifié sans l'autorisation préalable des syndicats. Et l'accord, notamment, des cinq fédérations "représentatives". Celles ci étant toutes contre la proposition présidentielle...Il apparait hallucinant que le Président tente de faire un Lit de Justice, qui lui est interdit par la séparation des pouvoirs ! Et notre Constitution ! Dont il est...Accessoirement...Le garant !

Actuellement, la "responsabilité" des incidents pouvant survenir en cas de mise en place de "service minimum" est confiée aux maires. Ceci est normal, puisque ces derniers ont le choix, de mettre ou non, en place, un service minimum. Dès lors que ce "service minimum" devient une obligation...C'est à l'employeur de prendre la responsabilité inhérente au projet. Autrement dit, c'est le Ministère de l'Education Nationale qui devrait prendre à sa charge toutes les plaintes, accusations, etc. Qui pourraient avoir lieu, si par ex un enfant, malencontreusement, se faisait mal.

S'ajoute à cela, que cette mise en oeuvre signifie aussi que le personnel mit à disposition, pour faire disons le franchement de la garderie...Se trouve être, à l'heure actuelle, les employés municipaux. Dès lors que la responsabilité tombe sur le Ministère, il faut considérer que les charges inhérentes (en personnel, mais aussi en matériel (locaux, stylos, papiers, etc.) deviennent celles de l'Education Nationale. Ce personnel doit en plus être "compétent" pour assurer des charges avec des enfants. Et évidemment, un système de prime, ou "d'heures sup" doit être mis en place par l'Education Nationale...Celle ci pouvant aussi "externaliser" ses demandes, en ayant recours par ex à un service comme Accadomia, ou à des employés de crêches (notamment pour les petits de maternelle)

On voit bien qu'au final, on tombe sur une usine à gaz, qui va faire monter les impots locaux comme nationaux, et pour un service qui de toute manière restera imparfait, sinon impossible à mettre en oeuvre...Car les élus de l'Assemblée et du Sénat...Qui on l'a dit sont aussi majoritairement des élus locaux...Bien évidemment, soit éviteront la partie "sanctions" en cas de non respect de la loi (et au dernière nouvelle, seulement 30% des lois votées ont été "décrétée", ce qui laisse à penser que le service minimum n'est pas pour demain), soit y mettront une "amende" minime, leur permettant de contourner la loi...Comme ils le font avec la SRU, en principe obligatoire, mais que des élus complaisants, tardent à mettre en oeuvre, pour ne pas effaroucher certains de leurs concitoyens.

3ème plan : les moyens :

Le Président affirme pouvoir donner les moyens à chacune des communes de notre beau pays, pour mettre en oeuvre ce système. Les maires, qui ne cessent de rappeler au gouvernement qu'il ne tient, en la matière, jamais ses promesses, vont sans doute regarder avec sceptisme cette fantastique proposition !

S'ajoute que les crédits, alloués aux collèges, lycées, écoles primaires, sont distribués exclusivement par les départements, régions, et mairies. Autrement dit, la gestion de ces deniers publics, est "libre" (controlée néanmoins par les chambres des comptes, qui peuvent agir...Contrairement à la Cour des Comptes...Pour rectifier des dépenses trop "orthodoxes")
Le Président ne donc, en aucun cas, imposer aux dites "collectivités territoriales" une obligation de consacrer une partie de leur dépense dans la mise en place d'un service minimum. D'autant que les mairies, comme les régions, sont détenues, on le sait, majoritairement, par la "gauche". Croit on sincèrement que la "gauche" serait assez bête pour mettre en rogne des électeurs aussi importants que ceux de l'Education Nationale? La "droite" elle, accepterait elle de mettre en cause les privilèges abusifs des notaires, taxis, etc? Sa réaction au rapport Attali nous signifie que ce n'est pas le cas. Si le gouvernement méprise les enseignants, pourquoi la "gauche" ferait elle un cadeau au gouvernement?

Un élu a tout intérêt à ne pas mettre un tel service minimum : cela lui fait des contraintes en moins, tant en terme budgétaire que pratiques (pas de personnel supplémentaire, pas de hausse des impots), il est probable que ce n'est pas un élément suffisant pour compter dans sa réélection, et pour finir on voit mal pour quelle raison, un élu irait mettre en oeuvre un "service minimum" pour les beaux yeux d'un Président...Qui agit sans concertation, et perçoit le Parlement comme une chambre d'enregistrement...Et non comme le lieu où se rassemble les représentants du Peuple. En jouant "l'opinion" (qui pourrait ne pas être favorable à un service minimum?) contre les parlementaires, Nicolas Sarkozy nous fait un coup à la Louis XVI "c'est légal parce que je le veux".

Et puis, si sur le court terme, le Président regagne effectivement un ou deux points dans les sondages, sur le moyen terme il le reperdra obligatoirement...Et accuser la "gauche" de ne pas mettre en oeuvre "son" programme, ne servira à rien...Puisque les élus ont une "liberté" de choix, qui leur est reconnu...Par la Constitution !

Autant dire que le Président, après avoir recréé l'espoir, suscitera...A nouveau...La défiance.

Ecrit par : ANNA | vendredi, 16 mai 2008

Si j'entends bien Sarkozy, l'école se résume à une garderie ou les enfants doivent donc être "gardés" les jours de grève.

Rien sur le fond, rien sur les revendications. La seule chose que retienne le président, c'est la "garde" des enfants.
J'aurais aimé un grand président, qui s'interesse aux motifs de mécontentement de la fonction publique. Il y avait aussi des douaniers, des policiers dans les manifs d'hier, des fonctionnaires des ministères...eh oui.

En clair, Sarkozy résume le journée d'hier à la "garde" des enfants.
Un peu court et un peu je divise pour mieux régner.

J'ai 4 enfants, je travaille et connais les difficultés d'une maman qui passe ses journées à courir pour les différentes activités des enfants.
Mais là, je dois dire que les propos de ce président n'étainent vraiment pas à la hauteur.

Ecrit par : Julie | vendredi, 16 mai 2008

La prétendue réforme du service minimum, en place parait il depuis le 1er janvier 2008, ne marche pas.
La preuve hier.

Comme toutes les autres prétendues réformes qui ne sont que de la poudre aux yeux des naifs sarkozystes, Augustine Bilou et JDoe en tête de gondoe sur ce forum.

Ecrit par : Bernard | vendredi, 16 mai 2008

Le Président Sarkozy a annoncé le dépôt d'un projet de loi visant à instituer un "droit d'accueil" pour les élèves des écoles.

"C'est pourquoi, j'ai demandé au Gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui instituera un droit à l’accueil des enfants qui sont inscrits dans nos écoles. C'est un droit que celui de voir accueillir ses enfants y compris les jours de grève dans le service public de l’Éducation nationale."

Et d'ajouter que les grévistes devraient se faire connaître quarante huit heures à l'avance.

Le Président semble défendre les intérêts de son électorat, les "familles", en défendant sa conception de la "continuité du service public".

En face, le droit des agents de l'État de défendre leurs intérêts par la grève ; c'est à dire, le droit de priver les usagers du bénéfice de leurs services.

Bref, deux valeurs constitutionnelles en conflit. Conflit sur lequel le droit peut apporter quelque éclairage. Car bien évidemment, il ne faut en aucun cas faire primer l'une sur l'autre.

Le droit de grève est constitutionnellement garanti par le septième paragraphe du préambule de la Constitution de 1946.

Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

La continuité du service public est un principe à valeur constitutionnel, comme le rappelle le Conseil constitutionnel dans une décision importante :

"La reconnaissance du droit de grève ne saurait avoir pour effet de faire obstacle au pouvoir du législateur d'apporter à ce droit les limitations nécessaires en vue d'assurer la continuité du service public qui, tout comme le droit de grève, a le caractère d'un principe de valeur constitutionnelle."

Deux règles constitutionnelles en conflit donc.

Le préambule de 1946, cependant, semble soumettre l'exercice du droit de grève à l'existence de lois qui le réglementent. De là que l'on a pu s'interroger sur la possibilité de faire grève dans le silence de la loi.

C'est à cette question qu'a répondu le Conseil d'État dans un arrêt fondateur de 1950 qui pose les bases du droit de grève de la fonction publique :

"Considérant qu'en indiquant, dans le préambule de la Constitution, que "le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent", l'assemblée constituante a entendu inviter le législateur à opérer la conciliation nécessaire entre la défense des intérêts professionnels, dont la grève constitue l'une des modalités, et la sauvegarde de l'intérêt général auquel elle peut être de nature à porter atteinte"

Et plus loin.

"Considérant qu'en l'absence de cette réglementation, la reconnaissance du droit de grève ne saurait avoir pour conséquence d'exclure les limitations qui doivent être apportées à ce droit, comme à tout autre, en vue d'en éviter un usage abusif ou contraire aux nécessités de l'ordre public ; qu'en l'état actuel de la législation il appartient au gouvernement, responsable du bon fonctionnement des services publics, de fixer lui-même, sous le contrôle du juge, en ce qui concerne ces services, la nature et l'étendue desdites limitations"

Traduction : les fonctionnaires ont le droit de grève, mais le gouvernement peut y apporter des limitations pour assurer l'ordre public.

Depuis cette décision, quelques lois sont venues limiter ou réglementer l'exercice du droit de grève dans la fonction publique, mais il reste que l'administration est fondée à apporter des limitations au droits de ses agents. Il en va de même de la loi.

Aussi bien, une loi et l'organisation d'un service d'accueil destiné à pourvoir aux besoins des familles constituerait sans doute une atteinte au droit de grève. Mais cette atteinte pourrait être justifiée par les nécessités de la continuité du service public

Mais ceci n'épuise pas les problèmes.

En effet, le Président de la République ne s'est pas — pour ce que nous en savons — prononcé sur les modalités de ce droit d'accueil. Et la seule référence au "service public de l'Éducation nationale" n'éclaire pas tout. En effet, les établissement d'enseignements relèvent d'une double compétence.

- Pour ce qui est des aspects pédagogique et administratif, c'est l'État, via le ministère de l'Éducation nationale, qui assure les missions et responsabilités.

- Les attributions relatives

Ecrit par : ANNA | vendredi, 16 mai 2008

Le Président Sarkozy a annoncé le dépôt d'un projet de loi visant à instituer un "droit d'accueil" pour les élèves des écoles.

"C'est pourquoi, j'ai demandé au Gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui instituera un droit à l’accueil des enfants qui sont inscrits dans nos écoles. C'est un droit que celui de voir accueillir ses enfants y compris les jours de grève dans le service public de l’Éducation nationale."

Et d'ajouter que les grévistes devraient se faire connaître quarante huit heures à l'avance.

Le Président semble défendre les intérêts de son électorat, les "familles", en défendant sa conception de la "continuité du service public".

En face, le droit des agents de l'État de défendre leurs intérêts par la grève ; c'est à dire, le droit de priver les usagers du bénéfice de leurs services.

Bref, deux valeurs constitutionnelles en conflit. Conflit sur lequel le droit peut apporter quelque éclairage. Car bien évidemment, il ne faut en aucun cas faire primer l'une sur l'autre.

Le droit de grève est constitutionnellement garanti par le septième paragraphe du préambule de la Constitution de 1946.

Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

La continuité du service public est un principe à valeur constitutionnel, comme le rappelle le Conseil constitutionnel dans une décision importante :

"La reconnaissance du droit de grève ne saurait avoir pour effet de faire obstacle au pouvoir du législateur d'apporter à ce droit les limitations nécessaires en vue d'assurer la continuité du service public qui, tout comme le droit de grève, a le caractère d'un principe de valeur constitutionnelle."

Deux règles constitutionnelles en conflit donc.

Le préambule de 1946, cependant, semble soumettre l'exercice du droit de grève à l'existence de lois qui le réglementent. De là que l'on a pu s'interroger sur la possibilité de faire grève dans le silence de la loi.

C'est à cette question qu'a répondu le Conseil d'État dans un arrêt fondateur de 1950 qui pose les bases du droit de grève de la fonction publique :

"Considérant qu'en indiquant, dans le préambule de la Constitution, que "le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent", l'assemblée constituante a entendu inviter le législateur à opérer la conciliation nécessaire entre la défense des intérêts professionnels, dont la grève constitue l'une des modalités, et la sauvegarde de l'intérêt général auquel elle peut être de nature à porter atteinte"

Et plus loin.

"Considérant qu'en l'absence de cette réglementation, la reconnaissance du droit de grève ne saurait avoir pour conséquence d'exclure les limitations qui doivent être apportées à ce droit, comme à tout autre, en vue d'en éviter un usage abusif ou contraire aux nécessités de l'ordre public ; qu'en l'état actuel de la législation il appartient au gouvernement, responsable du bon fonctionnement des services publics, de fixer lui-même, sous le contrôle du juge, en ce qui concerne ces services, la nature et l'étendue desdites limitations"

Traduction : les fonctionnaires ont le droit de grève, mais le gouvernement peut y apporter des limitations pour assurer l'ordre public.

Depuis cette décision, quelques lois sont venues limiter ou réglementer l'exercice du droit de grève dans la fonction publique, mais il reste que l'administration est fondée à apporter des limitations au droits de ses agents. Il en va de même de la loi.

Aussi bien, une loi et l'organisation d'un service d'accueil destiné à pourvoir aux besoins des familles constituerait sans doute une atteinte au droit de grève. Mais cette atteinte pourrait être justifiée par les nécessités de la continuité du service public

Mais ceci n'épuise pas les problèmes.

En effet, le Président de la République ne s'est pas — pour ce que nous en savons — prononcé sur les modalités de ce droit d'accueil. Et la seule référence au "service public de l'Éducation nationale" n'éclaire pas tout. En effet, les établissement d'enseignements relèvent d'une double compétence.

- Pour ce qui est des aspects pédagogique et administratif, c'est l'État, via le ministère de l'Éducation nationale, qui assure les missions et responsabilités.

- Les attributions relatives équipements et à leur entretien appartiennent aux collectivités territoriales].

Il faut bien dire que le discours présidentiel, sur ce point, manque de clarté.

Si, comme il est fait aujourd'hui, les collectivités territoriales sont amenées à organiser des services d'accueil, cela pourrait poser un problème. En effet, celles-ci sont censées bénéficier d'une liberté d'administration. Ce qui devrait interdire à l'État de s'immiscer dans leur gestion en prévoyant que leur administration doit servir l'accueil des élèves en l'absence d'enseignement.

Si c'est à l'État — et à ses personnels — qu'il revient d'assurer l'accueil, on devra conclure à une limitation importante du droit de grève. Ce qui supposera de justifier d'une nécessité d'intérêt général liée à l'exercice de la mission de service public.

Or, il n'est pas évident que l'accueil des enfants relève du service public de l'éducation nationale.

Voyons l'article L. 121-1 du Code de l'éducation :

"Les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d'enseignement supérieur sont chargés de transmettre et de faire acquérir connaissances et méthodes de travail. Ils contribuent à favoriser la mixité et l'égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d'orientation. Ils concourent à l'éducation à la responsabilité civique et participent à la prévention de la délinquance. Ils assurent une formation à la connaissance et au respect des droits de la personne ainsi qu'à la compréhension des situations concrètes qui y portent atteinte."

Autrement dit, c'est l'activité d'enseignement qui fait l'objet d'un service public ; non pas celle de garderie.

Et rien n'assure que si un "droit à l'accueil" devait être institué, celui-ci devrait être assuré par l'éducation nationale, ou grâce à ses moyens. Puisque "garder des enfants", ou même les "accueillir" ne fait absolument pas partie des missions d'un enseignant, dont le seul rôle est d'enseigner, c'est à dire, et je cite Ferry,"père" de notre Ecole "transmettre des savoirs". Pas plus que l'enseignant n'a pour fonction de faire le gendarme, de se transformer en assistante sociale, ou de s'occuper des finances de l'école (ce que pourtant, de nombreux enseignants font, et cela de manière bénévole !) il n'est considéré, de part les textes, et notre Constitution en premier lieu, qu'un enseignant est chargé de "garder" les enfants ! L'Ecole n'est pas une garderie ! Pas plus qu'une mairie ! Ou un Ministère par ex ! C'est une Institution, et en tant que telle, elle ne doit pas servir à un usage autre que celui pour lequel elle a été créée. C'est d'ailleurs ce qui explique qu'un maire doit toujours demander au directeur d'une école s'il accepte que dans le cadre scolaire des activités non scolaires puissent être mises en place.

Comme on le voit, donc, le principe d'un droit d'accueil ne pose pas de problème véritable.

En revanche, le lien habilement établi par la majorité entre la grève des professeurs et l'accueil des élèves souffre que quelque approximation. Une approximation certes opportune et dictée par l'actualité. Le Président n'est il pas bas dans les sondages, astreint à plusieurs difficultés? '(On notera que rien n'est prévu pour lutter contre les horribles grèves des pêcheurs, qui empêchent les entreprises de travailler ! Mais sans doute, le "service minimum" ne doit il être réalisable qu'en fonction des intérêts politiques du parti : toujours plus rentable de s'attaquer aux enseignants (qui c'est connu, votent à "gauche" (on se demande bien pourquoi, vu le mépris de la "droite" à leur égard !) qu'aux cibles électorales traditionnels de la "droite" : notaires, pêcheurs, taxis, etc.)

Il est, en tout cas, permis de s'interroger sur la confusion établie entre accueil des élèves et service public de l'éducation nationale. Comme si l'éducation supportait aisément l'absence d'enseignement.

Finalement, le plus gênant dans cette affaire niche dans cette idée que la pulpe du service public de l'éducation nationale — le service minimum — réside dans l'accueil des enfants. Et les exigences de l'instruction passent ensuite.

A quand le "service minimum" chez les élus? Il semble en effet que l'abstentéisme récurrent des parlementaires - qui pauvres élus n'ont pas le droit de grève - aient de fâcheuses répercussions sur la Loi ! Mais que fait donc le gouvernement? Rien...Bien évidemment.

C'est peut-être une idée partagée au sein de notre société ; mais il ne faut guère s'étonner alors des fêlures et craquements de l'éducation en France.

Et de fait, on peut se demander à quel point les nécessités de la gestion des flux et stocks d'élèves ne prime pas celle de leur instruction. D'une certaine façon, l'impossibilité d'imposer le redoublement — comme la générosité de l'octroi du baccalauréat — évite la congestion que, peut-être, devrait imposer le niveau d'instruction des élèves.

S'ajoute à ces observations, qu'il ne me semble pas non plus que les employés municipaux aient forcément les compétences nécessaires pour juste l'accueil de jeunes enfants. Afin de satisfaire les parents...Il faudra donc former ces personnels...Dont la mission première n'est sans doute pas la garderie...Qui payera? Et voilà ce sont les maires qui trinquent ! Citoyens contribuables, vos impots vont augmenter !

Ayant par ailleurs pu gouter au fantastique "service minimum" mit en place par ma mairie (de droite), vraiment très minimum puisque la mairie a bien expliqué ne pouvoir recevoir que 67 enfants (oui, pas un de plus), je peux vous assurer que la généralisation d'un tel service minimum ne sera pas forcément optimal.

En effet, dans le premier cas, vous avez la chance de bénéficier d'un prof retraité qui viendra donner un coup de main (encore faudrait il qu'il en ai le droit) dans une salle de classe et cela pourrait éventuellement se passer correctement (cas de ma belle soeur). Le prof connait les élèves (c'est à dire sait comment ils réagissent) et donc agit en prof conscient et responsable.

Dans le deuxième cas, le plus probable, vos enfants sont laisser à la charge des employés municipaux, qui vont dès lors décider que faire des enfants.Et là je vous le donne en mille. Ils seront laissés dans la cour toute la journée. Bref, l'école devient un centre aéré...Sauf que le personnel n'est pas compétent pour "gérer" des enfants, et anticiper les bétises, bagarres, ect. Qui peuvent avoir lieu dans la Cour d'une Ecole. Je ne donne pas cher de la peau de nos chers ministres au premier accident pour défaut de surveillance et que dire de la responsabilité du maire disposant de peu de moyens.

D'ailleurs, je vois déjà la scène. Faute d'un cadre juridique optimal, relatif à la responsabilité, sur une journée de "grève", Ministère et mairie vont se renvoyer la balle. Au final, c'est le parent, mécontent, déçu, qui trinque. Et pour ce qui est de l'enseignement dispensé pendant la journée de grève, je vois mal comment un quelconque professeur, ou pire un agent de la mairie, pourrait "faire cours" aux enfants, alors qu'il ne sait pas où en sont les élèves, quelles sont leurs difficultés, etc.

Sans parler des éventuelles répercussions juridiques : si un enseignant qui donne une petite gifle à un élève grossier se retrouve au tribunal...Quel tollé si un agent de la mairie ou un "remplaçant" de passage, met une baffe à un enfant...Pour la simple raison qu'il en a marre de "ces gosses qui crient partout" ! Et que n'étant pas habitués aux enfants, qui au bout d'un moment énervent, il est vrai...La "démangeaison" le poussera surement à donner une gifle bien méritée à l'enfant...Mais qui provoquera immédiatement les cris d'offraie des parents, ou bien des associations truc muche. Si le Président en rajoute en plus...Aie aie aie !

Ce qui me navre aussi beaucoup, c'est ce "droit à la déresponsabilisation" qu'offre notre cher Président, sur un plateau, aux parents.

Laisser croire qu'il y a un droit naturel à l'accueil des enfants en période de grève est irresponsable. A mon sens, soit un service public d'accueil des enfants est nécessaire (et pourquoi pas après tout), et cela doit concerner également les périodes de vacances scolaires, soit cela ne tient pas du service public, et je ne comprends pas le sens de cette obligation d'accueil en cas de grève.

Mme Royal, qui n'est pas toujours idiote, proposait, comme Monsieur Bayrou, mais il me semble aussi le Président (il faut que je retrouve son discours) une sorte de "garderie universelle" qui serait financée par un impot (payé par tous) ou bien qui serait un service public payant (mais moins cher qu'une crêche par ex). Si les parents veulent une garderie, proposez donc cette idée. Mais n'allez pas dire sur toutes les antennes, que les enseignants sont du jour au lendemain, contraint de devenir des baby sitters ! Sinon...Et après tout c'est normal...Les Ministres et le Président étant des fonctionnaires, et étant après tout contraints par cette même obligation de servir la France...J'envoie mes enfants à l'Elysée, Matignon, ou au Ministère du travail ! Après tout, comme çà, les Ministres les garderont !

Pour tout dire, je me demande si ce système de "garderie" disons les choses comme il faut, généralisée, ne pourraient pas apparaitre comme une forme de concurrence déloyale, à l'égard des crêches et autres systèmes plus ou moins privées. Si la Commission titille la Poste, ou encore les services publics "payants", on voit mal pourquoi elle se gènerait, devant les plaintes des administrateurs de crèches, lui demandant de rétablir une vraie "concurrence".

Je terminerai, en m'intéressant à l'égalité (et non l'équité) de traitement de cette mesure. Dans les grandes villes, ce dispositif est assez facile à assurer. Il suffit de distraire quelques agents (enfin, un peu plus que "quelques") de leur tâches habituelles pour assurer ce que j'appelle une permanence. Dans les petites communes, disposant grand maximum d'un ou deux agents municipaux, cela parait impossible, ou alors il faut embaucher des vacataires pour une journée 2 à 3 fois dans l'année. Avec ce que l'Etat rembourse dans de tels cas, c'est les habitants qui vont devoir débourser. Et puis, cela est valable pour le secteur public, quid du secteur privé ?

J'aimerais faire un rapprochement avec le dispositif sur les grêves dans les transports publics. Ce texte, censé au départ faire disparaitre les ennuis pour les usagers, s'est finalement transformé en simple devoir d'information. Bref, je sens que tout ceci n'est qu'un grand coup de communication pour faire oublier les déboires du texte OGM, et qu'il n'aura pas de conséquences notables. On peut quand même regretter ces coups donnés sans arrêt contre le droit de grêve.

Quant à la mesure de la "prévention" 48 h avant la grève, elle me semble être un coup dans l'eau.

Pour ceux qui espérent ainsi limiter les grèves, je pense que c'est se tromper lourdement, je pense au contraire que cela va accentuer le phénomène de solidarité. Il y aura donc plus de grévistes, il est plus facile de convaincre quelqu'un de faire grève si on sait qu'il se déclare non gréviste. Et jusqu'à présent un non gréviste le plus souvent ne prévenait pas ses collègues.

Hors dans le cadre d'une école qui devra faire la déclaration à sa hiérarchie ? Le directeur d'école. Je vois en outre un autre écueil, les grèves administratives de ces derniers et le manque de candidat pour assumer cette fonction.

Imaginons - c'est rare mais bon - qu'il faille remplacer 700 000 professeurs. Où les trouve t on?

Soyons sérieux. Un système universel de garderie, pourquoi pas? Prendre les Français pour des imbéciles, en leur expliquant que les enseignants doivent garder leurs enfants, non.

C'était une bonne mesure...Dont l'application est complexe, et qui va finir en usine à gaz. Dommage.

Ecrit par : ANNA | vendredi, 16 mai 2008

Rajoutons à cela que le Président nous parle d'un "droit de travailler" qui n'a aucun sens sur la question du "service minimum à l'école" puisque par définition les enfants ne sont pas régis par le droit du travail, et dès lors ne sauraient avoir un "droit de travailler".
Ecrit par : ANNA | vendredi, 16 mai 2008


Anna, que foutent les lycéens dans la rue ?
Ils ne sont pas régis par le droit du travail, il n'y a pas que maternelle et primaire dans l'école.

Par pitié, arrêtez, la longueur de vos commentaires deviennent indigestes, et avec ce genre de propos, ce n'est pas avec des personnes comme vous, que l'on pourra réformer la France.

Allez Monsieur Sarkozy, mettez le turbo.

Ecrit par : Carole | vendredi, 16 mai 2008

Augustine
Je suis assez d'accord avec vous, je demande simplement qu'on arréte de parler d'un critére géographique pour la Turquie. C'est le prétexte le plus maladroit voir méprisant que nous puissions utiliser contre leur entrée dans l'UE.

Anna : ne vous échinez pas à quoi que ce soit sur un blog, au delà de 20 lignes on n'est plus lu et vous étes trés loin du compte.

Ecrit par : Jérémy | vendredi, 16 mai 2008

A carole

Désolé pour la longueur du message. Mon but est simplement d'obtenir en fin de parcours une usine à gaz. Et que le Président se souvienne, un peu, du Droit ! C'est tout.

Un Président, à mon sens, n'a pas à dire n'importe quoi dans ses discours, déclarations. Cela nuit à sa crédibilité. Et sans crédibilité...On ne peut pas réformer le pays. Pas de confiance, pas de réformes.

Concernant les lycéens, il est évident qu'ils n'ont pas le droit de grève. Que fait le préfet? (Représentant de l'Etat?)

Quelle sanction applique t on contre cela? J'avoue ne pas avoir la réponse. Le légistateur...Peut être aussi.

Ecrit par : ANNA | vendredi, 16 mai 2008

Anna,

"Syndicats" de lycéens Fidl et Unl à leur 2 : 6000 adhérents sur plus de 2 millions d'élèves (des broutilles).
Pouponnières en herbe de SOS-Racisme/FSU/MJS/Unsa éducation.
Lisez donc la doc liée au projet de loi de finances 2008. L'Unl et Fidl ont récolté 60 000 euros chacune subventionnées par l'EN.
Motif : soutien de la politique de l'EN.

De qui se moque-t-on ?
X Darcos est-il informé de ces sommes allouées ?
Vu qu'il y a un état dans l'état, on peut se poser la question ?

Toujours des questions en attente de réponse, monsieur Devedjian.

Ecrit par : Carole | vendredi, 16 mai 2008

"Rajoutons à cela que le Président nous parle d'un "droit de travailler" qui n'a aucun sens sur la question du "service minimum à l'école" puisque par définition les enfants ne sont pas régis par le droit du travail, et dès lors ne sauraient avoir un "droit de travailler".
Ecrit par : ANNA | vendredi, 16 mai 2008

Il est facile de comprendre que le Président faisait allusion audroit du travail des parents, qui n'ayant pas le temps de se retourner ou les moyens de trouver une solution de garde, sont bien obligés de prendre une journée de congé pour garder leurs enfants !!! Pour cause de grève du "juste combat" des enseignants pour les seules chères têtes blondes, naturellement.

PS : pour les lycéens, le Préfet n'a rien à y voir (sauf désordre sur la voie publique) : ils ne relèvent que du directeur de leur établissement. Vous ne savez pas çà ?

En dehors de ce point précis, vous nous révèlez enfin plus clairement vos réelles opinions, après avoir tenté d'impressionner les lecteurs patients avec d' interminables considérations constitutionnelles plus ou moins exactes ou mesurées :
- Le "délit" des Balkany se résume à la location d'une salle de la Commune et à l'utilisation des services d'employés municipaux, volontaires et payés en extra sur leurs propres deniers.
Il y a plus grave, franchement !!
Les exemples d'élus se comportant, à gauche, comme des roitelets en leurs royaumes sont innombrables, et n'ont jamais été sanctionnés par la justice, laissant des communes exangues après leurs dépenses somptuaires et personnelles.
Vous osez faire une comparaison avec le non-paiement par Mme Royal du salaire de ses employées, elle qui a tout de même été candidate à la présidentielle en basant son discours sur la défense des salariés, de sexe féminin de préférence.

Vous dites ensuite :
"Que le Président ne peut pas IMPOSER quoi que ce soit aux maires, car ceux ci ne sont pas les fonctionnaires de l'Etat." : c'est bien pourquoi NS a annoncé un projet de loi, les lois de la République s'appliquant aux maires comme à tous, non ?
Le service minimum d'accueil s'applique bien aux collèges et lycées, que je sache.
Le reste n'est que fatras très politicien orienté...Par exemple, X.Darcos et F.Fillon (au Pérou) vous ont-ils dit eux-mêmes ne pas avoir été informés du contenu de la déclaration de NS ? Allons, restez sérieuse dans vos critiques si vous voulez être un peu crédible...

@Julie (?) :
Participation à la grève d'hier.

- 27,3 % de fonctionnaires d'Etat grévistes, tous secteurs confondus, avec parmi eux 46,16% d'enseignants du primaire et 33,55% du second degré.
- 3% de fonctionnaires de la Territoriale
- 5,8% de personnels hospitaliers
Nous sommes très loin de la mobilisation décrite, et en effet, seule la participation des enseignants méritait d'être prise en considération. Pour le reste, les discussions et négociations (mais que peut-on négocier en dehors de "+ de moyens" ?), est du ressort des ministres concernés.

@ Jérémy
Je suis tout à fait de votre avis : au moins l'importance de la population justifiant seule un referendum, n'est-il pas méprisant. Après tout, les pouvoirs d'un membre de l'UE sont d'autant plus importants qu'il "pèse" en terme de représentation proportionnelle.

Ecrit par : Augustine | vendredi, 16 mai 2008

ANNA, suite et fin : mais vous voyez, je fais l'effort de vous lire, même en diagonale !
-"En effet, la Loi dit très clairement qu'un "service minimum", s'il est mit en oeuvre, doit être fait par...L'employeur. Or...L'employeur des profs se trouvent être...L'Education Nationale...Et donc les inspecteurs...Qui par le biais de leur syndicat...Ont déjà fait savoir qu'ils s'opposeraient à cette mesure."

Il faut oser...en clair et au bout du compte, ce sont les inspecteurs qui sont les employeurs des enseignants. Pire : les syndicats !! Mais ça, on le savait : et il est temps que cela change, parce que comme respect de la loi et de la Constitution, il y a mieux !!!!!!

- "(On notera que rien n'est prévu pour lutter contre les horribles grèves des pêcheurs, qui empêchent les entreprises de travailler ! Mais sans doute, le "service minimum" ne doit il être réalisable qu'en fonction des intérêts politiques du parti : toujours plus rentable de s'attaquer aux enseignants (qui c'est connu, votent à "gauche" (on se demande bien pourquoi, vu le mépris de la "droite" à leur égard !) qu'aux cibles électorales traditionnels de la "droite" : notaires, pêcheurs, taxis, etc.)"

Si ce n'est pas de la politique politicienne ! Il vous a échappé que nous avions d'un côté des professions du secteur privé et de l'autre un service public, sur lequel l'Etat a peut-être quelque autorité ???

Pour le reste, conflit entre deux droits constitutionnels : ce n'est pas à vous de juger si le service minimum est constitutif d'une atteinte au droit de grève. Même JFK et les tenants du PS n'osent pas aller jusque là, c'est dire !!

Et enfin, droit de grève ne rime pas légalement et constitutionnellement avec droit d'emmerder le peuple, et en particulier les usagers d'un service public tenu à la continuité !!

Ecrit par : Augustine | vendredi, 16 mai 2008

La dernière déclaration de Nicolas Sarkozy est un aveu de faiblesse.

Il n'a plus d'argument,il n'a plus que des ficelles, un peu grosses, pour tenter de regagner l'opinion publique. Il essaye de récupérer les bonnes grâces des parents d'élèves en montant les uns contre les autres.
Oui, c'est un terrible aveu de faiblesse. Le candidat flamboyant s'est transformé en piteux président. Je regrette mon vote.

Ecrit par : André | vendredi, 16 mai 2008

Sarkozy, vulgaire président ou président vulgaire ?

La question mérite d'être posée.

Ecrit par : Simon | vendredi, 16 mai 2008

Augustine, un petit rappel utile :

Lorsqu'un patron pêcheur fait grève, il est le premier pénalisé, car il perd de l'argent.
Lorsqu'un enseignant fait grève, il est le premier pénalisé, car les jours de grève ne sont pas payés.

Alors tu dois savoir qu'avant de pénaliser les usagers, come le dit ton gourou Sarkozy, c'est lui même et sa famille que le gréviste pénalise.

Tu peux le comprendre ou tu restes dans tes certitudes ?

Ecrit par : Bernard | vendredi, 16 mai 2008

"Et c'est repartie !

Je m'échine sur ce blog, et sur d'autres, à inciter le Président à cesser de mépriser et les citoyens, et les parlementaires."

Poster par Anna :
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Anna je vais vous dire un secret , mais ne le répétez pas, si vous pensez que NS lit tous les matins les blogs politiques, c'est peine perdue. Il a un job qui lui prend un peu de son temps, et son temps de libre est occupé par une superbe Italienne. Les posts d'Anna il s'en balance royalement. Par contre si vous souhaitez nous convaincre, il va falloir décoder en plus court.

Service minimum , fallait-il une loi ?? vu les résultats en primaire, l'école est déjà une garderie. L'école sert de bureau de vote, de centre aéré, de festivité pour le troisième âge, de kermesses, il faudrait qu'un jour ce soit le centre du savoir et de la connaissance. Aujourd'hui le mot d'ordre c'est "plus de pouvoir d'achat, et garder nos mioches merci". Dans ma petite commune, le garde chasse a été réquisitionné, beaucoup de parents n'ont pas insister, ils ont gardé pas la chasse mais leur progéniture.

Ecrit par : Maud | vendredi, 16 mai 2008

Tout à fait d'accord avec Maud, avec un petit bémol.

Je ne trouve pas que Carlita soit un canon, elle manque de formes, tant sur le plan physique qu'intellectuel.

Bien à vous

Ecrit par : Charles | vendredi, 16 mai 2008

A ANNA | jeudi, 15 mai 2008 "Concernant l'article 88.5"

Entièrement d’accord avec votre point de vue...


***


A Jérémy | vendredi, 16 mai 2008

L’époque, où l’Europe dominait le monde, est bien révolue. Mais il ne faut pas confondre la géographie avec l’histoire : il est vrai que pour contester l’adhésion de la Turquie à l’UE, l’argument "géographique" n’est pas, à lui seul, suffisant. Mais, c’est un argument comme un autre, qui vient s’ajouter aux arguments historiques, culturels, politiques, religieux, sociaux et bien-sur économiques.

Cet argument géographique implique surtout une vision "européenne" de l’Europe, qui s’oppose radicalement à l’approche "mondialiste" de l’union européenne, approche qui pousse certains à réclamer l’adhésion du Canada et bien entendu de la Turquie...

Ecrit par : Français moyen | vendredi, 16 mai 2008

Le service minimum pour pouvoir accueillir les enfants dans les écoles en cas de grève des instituteurs est évidemment un progrès.

Ce n'est pas une mise en cause du droit de grève, mais une diminution du pouvoir de nuisance des grévistes, ce n'est pas tout à fait la même chose !!

Les instituteurs ont le droit de faire grève, ou pas. Chacun est libre.
Et les salariés en général ont le droit de ne pas être pénalisés; de ne pas être obligés de prendre une journée de congé.

Quelle bande de faux-culs ces maires socialistes !!

Ecrit par : christophe | vendredi, 16 mai 2008

A chacun d'entre vous :

Je m'excuse pour la longueur de mes posts. Je le reconnais, je m'emballe parfois trop vite. Je vais essayer de faire plus court.

Pour ce qui est du Président, je crois sincèrement qu'il peut réformer la France, je crois même qu'il le veut (ne serait ce que pour être meilleur que ses prédecesseurs). Ce qui me chagrine profondément, c'est que le Président, après l'espoir immense qu'il a suscité, aujourd'hui provoque un rejet qui heureusement n'est pas de même ampleur, mais dont les conséquences sont terribles, sur le moyen long terme.

Je ne suis pas Présidente de la République. Je ne lui ferais pas de procès d'intention. Ce que je demande, c'est simplement que le Président, qui a probablement autour de lui, que ce soit au gouvernement, parmi ses conseillers, ou bien au sein des Assemblées, quantité de personnes pouvant lui expliquer les choses, "faire remonter l'information du terrain", etc. Semble et est parfois sourd aux appels du pays.

Monsieur Devedjian, je pense, est quelqu'un qui aime notre pays (du moins je l'espère). Tout ce que je souhaite, c'est qu'il demande au Président d'écouter, de faire de la concertation. Que le Président soit aux commandes, c'est normal. Ce qui l'est moins, c'est qu'il tente de faire une chose impossible à faire : tenir tous les roles. Pour son bien d'ailleurs.

Car tout le monde a perçu la bonne opinion des Français, quand le Président a fait venir les partenaires sociaux à l'Elysée, pour discuter. Tout le monde a pu constater que le Président a besoin d'un Premier Ministre, à mon sens moins pour "gouverner" à proprement parler, que pour tenir ce rôle essentiel de 'lien" entre le Président et les parlementaires. Le Président donne une vision. Le Premier Ministre politise le débat. Si le Président se concentre trop sur sa "citadelle" il perd le pays. Et...Ce sont les réformes qui en pâtissent. Quand le Président réprouve les choix du Législateur, on obtient des absentéismes à l'Assemblée, etc.

Ecrit par : ANNA | vendredi, 16 mai 2008

le 6 juin 2008
Patrick Devedjian a eu le mérite de défendre la nécessaire modernisation de la démocratie française avec un argument inhabituel et politiquement incorrect en faveur du renforcement du Parlement : "aujourd'hui, la faiblesse du Parlement isole l’exécutif face aux médias et à l’obsession des sondages d’opinion".
Voilà en effet qui circule rarement sur les ondes ou dans les gazettes !
Pourtant, dans une société de l'information, l'exercice tous azimuts d'un pouvoir médiatique hostile au chef de l'Etat, élu au suffrage universel, crée une situation politique lourde de dangers, tant pour cet élu que pour la démocratie elle-même. Il est de la responsabilité de l'UMP d'alerter nos concitoyens sur ce phénomène, fût-il de plus en plus risqué de critiquer les médias.
Ainsi, comment accepter que le débat politique, que l'agora démocratique sur laquelle les citoyens sont toujours plus enclins à s'exprimer, soient occupés en permanence par ces tours de médiamagie que sont les sondages d'opinion et les commentaires sur les sondages d'opinion ?
Le clou du spectacle a été atteint au printemps 2008. Il n'a plus été question que de la disgrâce sondagière du président, un an après son élection. Les Français n'aimeraient plus leur chouchou de mai 2007, ils ne feraient plus confiance à Nicolas Sarkozy... Le scoop de l'année, commenté ad nauseam par la presse unanime depuis que le président a osé, en janvier 2008, se mettre à dos la corporation en prenant à partie l'un de ses représentants, Laurent Joffrin. Mais ladite corporation "a toujours une vengeance prête", comme dirait Molière : elle a donc entrepris de venger l'honneur du confrère bafoué en construisant le récit de la perte de confiance des Français en leur président.
Quelle sorte de confiance, quelle sorte de perte de confiance, à quels motifs, nul ne le sait. Sarko le petit sorcier aurait-il dû remplir d'un coup de baguette le panier de la ménagère ? Sarko le génie d'Aladin était-il censé ordonner au prix du pétrole de ne pas monter ? Sarko le magicien devait-il sortir de son chapeau, en la tenant par les oreilles, une France neuve et pimpante comme un lapin blanc ? Faute de quoi les Français n'auraient plus qu'à être irrémédiablement déçus ? Billevesées et bourrage de crâne que tout cela ! Les médias gonflent des bulles, les soufflent, puis glosent indéfiniment jusqu'à ce qu'elles crèvent. Pendant ce temps-là, les réformes avancent, les vrais débats ont lieu, le programme présidentiel se réalise. Mais discrètement, et sans parvenir à détrôner de la une médiatique le grand sujet décidément si crucial : la chute de la cote de Nicolas Sarkozy dans les sondages d'opinion. Comme quoi la politique virtuelle et ses avatars peuvent occuper toute la scène et en chasser la réalité.
Ces médias sont, eux pour de bon, de sacrés prestidigitateurs !
Elisabeth G. Sledziewski -- universitaire (philosophie, science politique)--

Ecrit par : Elisabeth G. Sledziewski | vendredi, 06 juin 2008

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