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vendredi, 16 mai 2008

La vie devant soi

Une semaine de travail pour la modernisation de la France : la réforme des institutions va permettre au Parlement de jouer tout son rôle, le vote de la loi sur les OGM encouragera la recherche tout en garantissant la sécurité alimentaire, le service minimum d’accueil à l’école va être généralisé à la demande de 60 % des Français, la concurrence sera renforcée pour faire baisser les prix

Une bonne nouvelle : la croissance est meilleure (+ 2,2 % en 2007, + 0,6 % au 1er trimestre 2008)….

Le chômage n’a jamais été aussi bas (7,8 % au 4ème trimestre 2007) et le pouvoir d’achat a tout de même augmenté en moyenne de 3,3 % sur un an.

Cela n’empêche pas la gauche de clamer que tout va mal, que le président ne fait rien, que la majorité est divisée, que les Français sont déçus…

C’est l’écume des jours, devant laquelle il faut rester serein et déterminé.

Et je me dis tous les matins que nous avons une chance exceptionnelle de vivre dans ce pays de liberté et de prospérité que les malheurs de l’histoire et les catastrophes de la géographie ne touchent guère aujourd’hui.

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Lire la tribune que j'ai écrite à ce sujet, Les palmes de la mauvaise foi, publiée le 19 mai dans le Figaro.

Palme que j'attribue aux dirigeants socialistes, qui se trompent et continuent pourtant de donner des leçons.      

 

Commentaires

Sans nier de légers bienfaits, la hiérarchisation de vos indicateurs est faussée.

Ecrit par : Alceste | samedi, 17 mai 2008

Monsieur Devedjian, quelques questions :

Vous dites que la " réforme des institutions va permettre au Parlement de jouer tout son rôle" : mais les parlementaires eux mêmes, et je ne parle pas de ceux du PS, mais de l'UMP, comme du NC, considèrent, je cite Monsieur Copé que "la réforme ne peut pas être votée en l'état". En effet, et je me suis beaucoup attardée (dans le post précédent) sur certaines "avancées" qui sont en recul par rapport à ce qui existe. Et certains ont également souligné que le travail "d'évaluation", et de "corédacteur" des lois, n'étaient pas encore optimales, chez les parlementaires (Monsieur Copé en premier lieu)

Cette réforme avantage t elle vraiment le Parlement? La commission Balladur avait insisté sur la nécessité d'abolir le cumul des mandats, où de le restreindre en n'octroyant aux élus cumulards que leur indemnité la plus forte. Cette question n'est pas traitée.

Or...Puisque visiblement l'UMP s'attarde sur les sondages, depuis de nombreuses années, les Français expriment leur voeu, à 80% en moyenne, d'avoir des élus qui ne cumulent pas. Pourquoi rester sourd à leur demande?

"le vote de la loi sur les OGM encouragera la recherche tout en garantissant la sécurité alimentaire"

La directive européenne laisse de la place, pour que les parlementaires puissent la "nationaliser" sans mettre en difficulté notre "identité". L'absentéisme des parlementaires de la "majorité", et le souhait des sondés (67% des Français heureux du rejet de la loi) semble prouver que cette loi est loin d'être parfaite. Si l'on écoute les 60% de sondés favorables au service minimum à l'école...Pourquoi n'écoute on pas les 67% de Français qui s'opposent à la loi?
De nombreuses associations ont fait part de leur mécontentement, sur le texte, qui est trop favorable à la culture OGM. Des élus de la "majorité" ont dénoncé le lobbying de certains semenciers (Monsanto, FNSEA) envers les sénateurs et députés de la majorité.
Il y a, au regard des débats à l'A.N un manque de "sécurité alimentaire" dénoncé par de nombreux parlementaires, et pas uniquement par le PS.

"le service minimum d’accueil à l’école va être généralisé à la demande de 60 % des Français"

Je croyais qu'il s'agissait uniquement d'une promesse présidentielle?

"la concurrence sera renforcée pour faire baisser les prix"

La loi Chatel est une bonne loi, à mon sens. Seul souci : contrairement à ses partenaires européens, 3 grands groupes se partagent la France. Dans les lieux où l'on trouve Carrefour, Carrefour, et Carrefour, je vois mal comment on fera baisser les prix. (Cf les appréciations du directeur de Que Choisir)

"Une bonne nouvelle : la croissance est meilleure (+ 2,2 % en 2007, + 0,6 % au 1er trimestre 2008)"

"Le chômage n’a jamais été aussi bas (7,8 % au 4ème trimestre 2007) et le pouvoir d’achat a tout de même augmenté en moyenne de 3,3 % sur un an."

Il s'agit en effet de bonnes nouvelles...Dont il faut remercier, dans l'ordre : le gouvernement de Monsieur de Villepin (la croissance de 2008 est son oeuvre), l'effet papy boom (qui fait mécaniquement baisser le chômage), et (aux dires des économistes) la légère montée des actifs qui a permis une montée du pouvoir d'achat...Malheureusement pas assez haut pour compenser la hausse des prix, qui frappe toute notre économie.

J'attends de voir (conformément aux propos tenus par le Président, qui demandait à ce qu'on ne lui impute pas les résultats de sa première année de mandat...Mais seulement ceux de 2009 (pour attendre une répercussion des réformes structurelles)) la suite.

Bonne continuation.

Ecrit par : ANNA | samedi, 17 mai 2008

Un des mots qui m'a le plus marqué, ces derniers temps, est le terme "raisonnable"

"raisonnable", adjectif
Sens 1 Qui est doué de raison.
Sens 2 Qui agit avec parcimonie
Sens 3 Convenable, acceptable.

Concept intéressant, le caractère raisonnable d'une offre d'emploi n'est pas modéré en fonction des métiers, du niveau de salaire ou de l'ancienneté. Le chômeur sera même obligé d'accepter un emploi précaire s'il veut échapper à la radiation. Laurent Wauquiez estime donc que sa proposition aux chômeurs est convenable :

Concrètement, une offre «raisonnable» d'emploi, [tel que l'entend le gouvernement, lequel veut limiter à deux ces offres «valables» que les chômeurs auront le droit de décliner, NDLR], çà peut vouloir dire un job qui est à 30 km de chez vous. Ou encore, si vous étiez employé dans un garage Renault, un emploi qui s'ouvre dans un garage Peugeot - je parle d'un exemple véridique ! » (source LES ECHOS, jeudi 8 mai 2008)

Laurent Wauquiez choisit ses exemples. Il aurait pu choisir une autre illustration. Par exemple, un chômeur avec 6 mois d'ancienneté à l'ANPE, habitant à Saint Denis en banlieue nord de Paris, et dont le dernier salaire brut était 1200 euros, sera désormais contraint d'accepter un boulot payé 960 euros bruts, à Massy Palaiseau (distance 30,4 km de mairie à mairie). Dernier détail, il devra prendre une carte orange 4 zones à 88 euros par mois... à moins de prendre la voiture à essence (123 dollars le baril jeudi 8 mai)...

Aggraver les déficit publics semble aussi considérer comme "raisonnable". En 2007, Nicolas Sarkozy a très rapidement fait voter son "paquet fiscal." Il a eu raison de dire que le bouclier fiscal et l'exonération de droits de succession ne représentent qu'une part marginale de son coût. L'exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires plombe un peu plus et durablement la protection sociale et les retraites. Le régime des retraites perd par exemple 2,5 milliards d'euros par an de financement. Il sera ensuite "raisonnable" d'expliquer aux assurés sociaux qu'ils font qu'ils se serrent la ceinture.

Les franchises médicales sont aussi présentées comme "raisonnables". Les malades supportent de nouvelles franchises médicales (depuis janvier); les plus durement touchés sont les plus pauvres des malades de longue durée et des retraités. La ministre de la Santé a aussi expliqué que les frais d'optique devraient être à terme pris en charge par les mutuelles et l'assurance privée. En France, 5 millions de personnes n'ont aucune assurance complémentaire. Le 1er mai dernier, le décret modifiant les allocations familiales versées aux foyers avec adolescents est entré en vigueur. Les familles apprécieront.

Les (futurs) retraités ont eu confirmation, par ailleurs, que (1) leur pension n'augmenterait que de 1,9% (1,1% en mars, 0,8% en septembre), (2) les pré-retraités de 57 à 60 ans devraient pointer prochainement au chômage, (3) la durée de cotisation retraite passerait mécaniquement à 41 ans et (4) ils risquent d'être radiés du chômage après deux refus d'emploi comme tout chômeur. 60% des seniors (55 à 65 ans) ont été ainsi précarisés en quelques jours !

Nicolas Sarkozy a rapidement mis en place l'une de ses promesses de candidat : abaisser le bouclier fiscal de 60% à 50%. En 9 mois, ce bouclier a servi à rembourser 129 millions d'euros à 3500 foyers... Quand une députée UMP s'est émue des inégalités devant l'impôt, la ministre Lagarde a promis une vaste étude sur les niches fiscales. On avait cru à un "grand soir" culpabilisé. Que nenni. Le rapport est tombé. Il confirme que l'impôt sur le revenu, le plus progressif que notre pays ait inventé, souffre de quelques 200 exonérations fiscales diverses qui coûtent 39 milliards d'euros par an. Mais les auteurs ne s'attardent que sur ... 3 d'entre elles qui représentent un peu moins d'un milliards. Les ambitions de justice fiscale sont ... "raisonnables."

Brice Hortefeux a profité du déplacement de Nicolas Sarkozy en Tunisie pour signer un accord sur l'immigration. Il y a quelques mois, le Ministère de l'Identité Nationale avait défini 182 métiers potentiellement ouverts aux immigrés. mais pour les candidats tunisiens au départ pour la France, seuls 77 métiers et certaines filières (mécanique, bâtiment, électronique et informatique) sont ouverts... "L'immigration choisie" ressemble furieusement aux pratiques (post)coloniales qui faisaient réserver les emplois difficiles à une main d'oeuvre docile car loin de chez elle, bon marché car précarisée. La politique de Brice Hortefeux est très certainement raisonnable ... pour certains patrons français.

Ecrit par : jeanne | samedi, 17 mai 2008

Jeanne, la plus grande niche fiscale est de 11 000 milliards cachés dans les 73 paradis fiscaux qui plombent le capitalisme. Mais comme tout les dirigeants ont un compte..... on n'y touche pas. Le bouclier fiscal ne va pas les attirés, il ne faut pas rêver.

Si seul le résultat compte pour NS, je ne vois pas pourquoi il ne reprend pas dans son équipe Dominique de Villepin, vu les résultats historiques de certains de ces ministres çà ne peut pas être pire. Mais je m'égares, ce n'est peut-être pas le résultat qui compte.

"Le parlement va jouer tout son rôle" ce qui veut dire qu'avant ce n'était pas le cas. Ce qui insinue que notre dégringolade vient de 30 ans d'exercice parlementaire insuffisant. Moi, je demanderait le remboursement. Au fait , le sénat c'est une niche fiscale ?

Ecrit par : Maud | samedi, 17 mai 2008

Mr Devedjian
Une semaine de travail pour continuer à parler des OGM et autres babioles..., mais où sont les sujets de fond ?
Comme le dit Maud précedemment où est la lutte contre les paradis fiscaux ? où est la réduction du CO2 ?
Reduire le cout de la vie ? augmenter la concurrence des grandes surfaces est une solution mais supprimer les couts inutiles aussi.
Il parait que la loi LME va dispenser de commissaire aux comptes les petites Sociétés anonymes ? (comme en Allemagne). Et bien les commissaires protestent et trouvent des arguments. Allez vous céer comme pour les taxis ?
L'interet général nous fait défaut.

Ecrit par : Jérémy | samedi, 17 mai 2008

* Le service minimum d'accueil, ou Droit contre Droit :
- Préambule de la Constitution de 1946 :
"Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le règlementent." : la loi peut donc bien restreindre, moduler voire interdire ce droit de grève. Ce qui est le cas pour certaines professions (militaires, magistrats etc)

- Article 15 de la déclaration de 1789 :
"la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration".

- Toujours dans cette déclaration de 1789, l’article 4 :
"La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits.
Ces bornes ne peuvent être que déterminées par la loi."

On peut toujours rappeler le Droit au président, que certains accusent d’ignorer : il serait difficile au Conseil Constitutionnel de retoquer une loi instituant le SMA à l’école.

* Les franchises médicales :
Les femmes enceintes, les enfants et les bénéficiaires de la CMU en sont éxonérés, et elles sont plafonnées à 50€/an : faut pas pousser non plus !

* Les OGM : l'Académie des Sciences, qui réunit les sommités en la matière, s'est vivement opposée à notre extrême et irrationnelle prudence. Nous avons un recul de près de 30 ans sur leur utilisation, aux USA et dans l'agriculture d'autres pays (d'Amérique du Sud et d'Asie notamment), sans le moindre incident sur la santé, permettant de supprimer l'utilisation de pesticides très nocifs et hautement cancérigènes.

* Et on a bien compris : chaque nouvelle encourageante (baisse importante du chômage, croissance meilleure...) ne sera jamais mise au bénéfice de Nicolas Sarkozy.
On oublie fort opportunément dans ce cas, qu'il a été Ministre de l'Economie sous Chirac, ce qu'on ne manque jamais de rappeler chaque fois qu'il y a un élément négatif dans ce secteur.

Allez, continuons à déprimer et surtout à tout dénigrer : c'est tellement bon....

Ecrit par : Augustine | samedi, 17 mai 2008

Prière républicaine:

Il faut se battre tous les matins contre la morosité ambiante.

Ne pas se laisser gagner par le doute face aux discours démagogiques et populistes de la gauche.

Résister aux pressions syndicales les jours de grève pour ne pas céder aux sirènes "des lendemains qui chantent".

Ne pas accepter l'ostracisme des grévistes, mais chercher à les convaincre que le "changement" n'est pas synonyme de "renoncement".

Il faut rester lucide et accepter les contraintes quotidiennes pour ne pas perdre de vue l’objectif des réformes. Car les sacrifices, que les Français font aujourd’hui, nécessaires à l'assainissement des finances et à la croissance, porteront bientôt leurs fruits.

Ainsi soit-il !…
;-))

Ecrit par : Français moyen | samedi, 17 mai 2008

Je souhaite réagir à la question du service minimum à l'école.

A mon sens, c'est une fausse bonne idée. Pourquoi? En raison des complications liés à sa mise en oeuvre : responsabilité, moyen, effectif, etc.

En effet, à écouter le Président (les mairies sont appelés à donner des "solutions") dans le droit à l'accueil, la tâche la plus ardue reviendra aux maires qui vont avoir tout le loisir de s'arracher les cheveux à trouver, en dernière minute,et même 48 heures avant, de quoi accueillir et garder nos chérubins. Quant au financement par l'Etat, je pense que tout le monde se rend compte qu'il s'agira encore uniquement que de communication. Comme pour la journée de solidarité... Au total, l'Etat fera des économies au détriment des communes. Concitoyens, à vos porte-monnaies !!!

D'ailleurs, le Président, selon moi, fait fausse route, car il englobe dans une même pochette la question des enseignants, et le problème de garde des enfants, qui n'a strictement rien à voir. Les problèmes de garde des enfants existent certes quand les enseignants font grève (mais soyons tout de même réalistes : la plupart des écoles préviennent les parents, et les maires, pour qu'ils soient au courant...Et cela bien plus longtemps à l'avance que les 48 h prévue) mais également quand ces derniers ne le sont pas.

Pourquoi, au lieu de chercher à stigmatiser une profession - les enseignants - ne pas chercher à résoudre, dans sa globalité, le système de garde?

Je suis d'accord, s'il le faut, qu'on contraigne les enseignants à faire une "garde" notamment pour les plus petits (maternelles, primaires) Le droit de grêve existe dans beaucoup de profession type pompier, médecin... et ça ne les empeche pas de faire grêve en restant disponible pour le public... C'est bien de remettre les choses en perspectives, le droit de grêve ne sert pas à pourrir la population pour faire pression sur la politique.

En revanche, que cette "garde" soit en lien avec la profession, cela manque. En effet, les pompiers, les médecins, sont censés faire une garde, donc proposer un "service minimum" car leur grève peut effectivement mettre en danger les citoyens. En revanche, les enseignants n'ont pas à faire de la garderie. Ils n'ont pas à remplacer les crèches, les baby sitter, etc. Pas plus que les maires, non plus, n'ont à s'occuper des enfants de leurs administrés, simplement parce que le Président en a décidé ainsi.

A mon sens, il conviendrait plutôt de mettre en oeuvre un véritable système de garde universel, payé par la collectivité.

Celui ci permettrait ainsi de "trouver des solutions" (car c'est çà le véritable problème) pour laisser ses enfants le matin, et les récupérer le soir. Il favoriserait aussi l'égalité de traitement des citoyens, et donc enlèverait le système discriminatoire, qui fait qu'aujourd'hui, effectivement, les familles les plus modestes se retrouvent souvent sur le carreau, alors que les plus aisées, trouvent sans problème des "solutions".

Surtout, et cela permettrait aussi de redynamiser la France, ce système permettrait de faciliter l’accès des mères au marché du travail. Bien sûr, ce faisant, ils contribuent à diminuer leur fragilité économique, mais c’est là un bénéfice "collatéral" et non pas l’objectif de base. Pour toutes celles et ceux qui se rappellent les débuts des garderies que les femmes réclamaient pour avoir enfin accès au marché du travail, cette réinterprétation des objectifs des services de garde ressemble curieusement à du révisionnisme !

Les services de garde sont essentiels à la conciliation travail-famille. En ce sens, les pères et les mères peuvent en profiter. Mais quand les services de garde font défaut, ou qu’ils coûtent trop cher, c’est l’emploi des mères qui sera sacrifié. Car malgré les progrès spectaculaires des femmes, la moyenne de leurs revenus reste inférieure à celle des hommes.

Avant les services de garde, quand un couple sortait la calculette pour additionner revenus et dépenses, et que les dépenses occasionnées par le travail de la mère étaient trop élevées par rapport aux gains, il semblait tout naturel de voir certaines de ces mères se retirer momentanément du marché du travail pour s’occuper des enfants. La mise en place d’un tarif universel, permettrait de diminuer cette pression sur les mères. Et accessoirement, de tirer les tarifs des crèches vers non pas le bas, mais un tarif "acceptable" pour au moins la majorité des Français.

Bien sûr, d’autres difficultés existeront toujours, comme l’absence de souplesse dans l’utilisation des places des services de garde que l’État voudrait gérer comme des places de stationnement, mais il n’en demeure pas moins que cela permettrait aux mères de rester sur le marché du travail et donc, de sauvegarder leur autonomie financière.

Un grand atout quand des moments difficiles surviennent, comme la rupture du couple, le chômage ou le décès du conjoint. Parlez-en à celles qui, après une dizaine d’années passées au foyer à s’occuper des enfants, essaient de rejoindre le marché du travail ! Inutile de dire que ces années ne valent pas grand-chose aux yeux d’un employeur...

Si les pays scandinaves de même que la France font meilleure figure que le Québec et le Canada dans les statistiques sur la pauvreté (de même que sur la Démographie!), c’est qu’ils ont compris que les programmes universels, qui s’adressent à toute la population, rejoignent mieux les citoyennes et les citoyens et, surtout, que cette universalité est garante de la qualité des services.

La politique nataliste de notre beau pays, est largement plébiscité par les Français. Son caractère "universaliste" n'en fait il d'ailleurs pas un modèle à pourquoi pas, mettre en oeuvre au niveau européen? (Mieux que l'immigration, y compris choisie, ce système permet à notre pays d'être en tête pour le nombre de bébés!)

L’expérience a en effet montré que des services offerts seulement aux pauvres finissaient souvent par devenir de pauvres services. Quand les plus riches ne se sentent plus concernés par des services publics parce qu’ils en sont exclus, ils s’en désintéressent, s’en désolidarisent et chercheront à minimiser les dépenses de l’État dans le domaine. Par contre, si les mêmes services sont offerts à toutes les familles, quel que soit leur revenu, tout le monde s’en sentira solidaire et participera à leurs améliorations.

Un tel système de garde, universel, à un tarif "acceptable", permettrait vraiment
à de nombreuses mères monoparentales à l’aide sociale de se trouver une place sur le marché du travail.

Soulignons enfin que si on partait du principe qu'au délà du tarif universel proposé par l'Etat, payés par les parents, les services de garde sont défrayés par les impôts progressifs, tous ceux et celles qui paient des impôts contribueraient donc au financement de ces services qui aident à la socialisation des enfants en bas âge, et les contribuables à haut revenu le font plus que les autres, même ceux qui n’ont pas d’enfants.

Ecrit par : jeanne | samedi, 17 mai 2008

Pourquoi ne pas essayer d'aider les femmes à se défendre?

On donne beaucoup de conseils aux femmes pour prévenir les agressions sexuelles. Ne pas sortir seule le soir, tenir ses clefs à la main dans un stationnement, ne pas trop s’approcher d’un automobiliste qui demande une indication, ne pas faire d’auto-stop, surveiller son verre dans les bars, etc.

Deux choses me chicotent au sujet de ce genre de conseils, malgré qu’ils soient valables. Premièrement, ils envoient aux femmes le message que l’agresseur sexuel est toujours un étranger tapi dans l’ombre, n’attendant qu’une proie facile, alors qu’on sait que beaucoup d’agressions sexuelles sont commises par une connaissance de la victime. Deuxièmement, ces conseils ne renseignent aucunement les femmes quant à la façon de se défendre si une agression avait tout de même lieu.

Lorsqu’une femme subie une agression sexuelle, elle cherche souvent dans son propre comportement, dans son habillement ou dans ses habitudes quelque chose ayant pu favoriser l’agression. Elle s’accablera de reproches pour avoir porté tel vêtement, être sortie à telle heure à tel endroit, avoir fait confiance à tel homme, avoir été imprudente, etc.

Même sans mauvaises intentions, la société en général et même parfois l’entourage de la victime confirme ce jugement en émettant divers commentaires : "Les femmes devraient éviter ce genre d’endroit", "Pourquoi a-t-elle accepté d’aller chez un homme qu’elle connaissait si peu ?", "Quelle idée aussi de porter une minijupe avec un bustier ?". On en vient presque à oublier de faire des reproches à l’agresseur ! On n’a peut-être pas évolué tant que ça depuis l’époque ou l’on faisait le procès de la victime plutôt que celui de l’agresseur...

Le conditionnement que subissent les femmes dès leur plus jeune âge est celui d’une bête traquée. Pendant qu’on apprend aux garçons qu’ils peuvent s’habiller comme ils le désirent et explorer le monde, on apprend très tôt aux filles qu’elles doivent être constamment sur leurs gardes et se méfier de toutes sortes de lieux et de situations, afin d’éviter d’être agressées sexuellement. Lorsqu’il y a malgré tout une agression, c’est qu’une des nombreuses règles de sécurité n’a pas été respectée.

Conditionner les femmes à se comporter comme des proies ne les préparent en rien à se défendre en cas d’agression, en plus de déresponsabiliser l’agresseur. Ce n’est d’ailleurs pas d’hier que des agresseurs utilisent le comportement ou l’habillement de la victime pour justifier leur propres comportements !

La soi-disant incapacité des femmes à se défendre est si profondément enracinée dans notre culture que les femmes elles-mêmes en sont persuadées. Beaucoup de films montrent des victimes d’agressions sexuelles fragiles et vulnérables. On les voit pleurer et supplier mais jamais se battre ou simplement injurier leur agresseur. Les femmes qui savent se battre au cinéma sont souvent de supers athlètes ou des expertes en arts martiaux, des exceptions, quoi, dans lesquelles madame-tout-le-monde ne se reconnaît pas.

L’agresseur, par contre, du simple fait qu’il est un homme, est présenté comme tout puissant et invincible. Dans beaucoup de films, c’est à un autre homme que revient souvent le rôle de protéger et de défendre la femme.

Maintenant que de plus en plus de gens réalisent qu’une agression sexuelle peut être commise par une connaissance et même par une personne de confiance, que va-t-on faire ? Dire aux femmes de se méfier de tous les hommes qu’elles connaissent ? De voir en tout homme un agresseur potentiel, de façon à ce qu’on ne puisse rien leur reprocher si elles se font agresser ? Ne serait-ce pas plus constructif d’apprendre aux femmes et aux filles à avoir confiance en leur propre capacité à se défendre ? De leur apprendre que la fragilité de la femme est un mythe, tout comme celui de la toute-puissance de l’homme ?

L’autodéfense devrait faire partie de l’éducation de toutes les fillettes afin de contrer le conditionnement malsain, qui fait de la femme une éternelle victime, et de l’homme, l’agresseur et le protecteur tout à la fois, (ce qui est sans doute encore plus malsain.) Ce serait sûrement plus utile que de montrer aux fillettes à plaire et à être toujours gentilles.

En terminant, je tiens à assurer les victimes d’agressions sexuelles qui pourraient me lire que je ne ferais jamais de reproches à celles qui ont choisi de ne pas résister à l’agresseur. Une agression sexuelle est sûrement une expérience éprouvante et chaque cas est particulier. La personne agressée doit prendre rapidement une décision au mieux de son jugement. Je veux simplement que les femmes sachent que se défendre est une option tout à fait possible et réaliste. Des études ont d’ailleurs révélé qu’il y a plus de chance de se sortir vivante d’une agression lorsqu’on se défend, malgré la croyance populaire qui veut le contraire.

Il n’est pas nécessaire d’être ceinture noire en karaté pour pouvoir se défendre. Plusieurs centres communautaires offrent des cours d’autodéfense ou les femmes apprennent des techniques simples qui leur permettent de découvrir leurs forces et leur agilité. Les agresseurs sont des lâches qui s’attaquent à des femmes qu’ils perçoivent comme faibles et dont ils croient n’avoir à craindre aucune riposte. Certains d’entre eux se mettent à courir dès qu’ils sentent que la victime est déterminée à se défendre !

Les femmes sont fortes, il faut simplement qu’elles le réalisent !

Peut être qu'un de nos Ministres pourraient réfléchir à la question...Ou mieux encore certaines députées ou des députés, faire des propositions ?

Ecrit par : jeanne | samedi, 17 mai 2008

Cher Patrick Devedjian, ce n'est pas "la gauche", qui affirme que tout va mal, la gauche coupable bien pratique de toutes les erreurs de ce gouvernement. Non, ce sont les ELECTEURS qui ont massivement voté contre les maires UMP en mars.

Ce genre d'argument, après 30 ans d'alternance et d'innefficacité collective, ne marche plus. Renouvellez vous et surtout...travaillez pour les français, c'est pour celà qu'ils vous ont élu.
Assez de bla-bla, des RESULTATS !

Ecrit par : Simon | samedi, 17 mai 2008

Encore une fois, NS enfonce des portes ouvertes . L'école, je le répète, n'est pas une garderie mais un lieu ou l'on apprend, ou l'on forme, ou l'on éduque.
C'est sur ces points la qu'il est necessaire d'insister.
Bien entendu que les parents doivent s'organiser en cas de grève, mais ce n'est pas la l'essentiel, bien que contraignant.

NS divise, et un président ne devrait pas s'amuser à ça. Un président est là pour résoudre, pour améliorer, pour prévoir, pour gouverner un pays, pas pour mettre de l'huile sur le feu.

Pour le chômage, il n'a....peut être, jamais été aussi bas, mais les emplois précaires et les sous salaires n'ont jamais été aussi élevés, et vous ne devriez pas vous en réjouir.

Ecrit par : Julie | samedi, 17 mai 2008

Français moyen a écrit :

Prière républicaine:
"
Il faut se battre tous les matins contre la morosité ambiante. "

Je suis d'accord. Pour celà, copions le président : QUE CHACUN AUGMENTE SON SALAIRE DE 140% SANS TRAVAILLER PLUS.

Ecrit par : Cinésias | samedi, 17 mai 2008

Après chaque événement ( là, c'était la grève des fonctionnaires), Sarkozy promet une loi, qui souvent d'ailleurs est inapplicable car les décrets d'application ne suivent pas ou tout simplement parce que la réalité est plus compliquée que les promesses sarkozystes. Mais l'important, pour Sarkozy, c'est de réagir, pas d'agir.

Ecrit par : Bernard | samedi, 17 mai 2008

C'est l'heure des trolls de base.
Con-vaincants !

Ecrit par : Pascal | samedi, 17 mai 2008

Je ne serais pas aussi dure que vous Bernard. Je pense sincèrement que Nicolas veut réformer la France...Même si pour moi, cette "ambition" est surtout dictée, au vue du personnage (qui a de nombreuses qualités, mais tout autant de défaut) par son désir de se prouver quelque chose, son égocentrisme, et peut être aussi (étant donné ses démonstrations publiques) son immense besoin d'être aimé.

A défaut de l'être par tous les Français, Nicolas Sarkozy regarde son "camp" et pour obtenir de "l'amour" il sacrifie une partie des Français - qui ne vote pas pour lui de toute façon (pas plus pour le PS d'ailleurs...Nous ne sommes plus en 1981!) pour plaire à son électorat...Tout en veillant à ne surtout pas toucher à ce dernier...Comme on peut le voir à l'heure actuelle avec la grève des pêcheurs, hier celle des taxis, ou encore les propositions miraculeusement disparues...Du rapport Attali...Sur les notaires, les avocats, les médecins, etc. Pour faire simple, l'électorat plutot de droite.

La question du service minimum à l'école peut se poser, mais elle doit rester facultative. Les maires doivent toujours décider, si oui ou non, ils veulent mettre en place ce service minimum.

En revanche, la question de la garde des enfants, dans notre pays, pose effectivement un véritable problème aux parents. Les moyens disponibles -crêches, baby sitter, etc. - sont soit à des tarifs que la majorité des Français ne peuvent pas s'offrir...Soit "indisponibles" car les baby sitter ne courent pas les rues...Soit encore parce que les parents, et c'est normal, cherchent des personnes "fiables" pour garder leurs enfants, donc des personnes qu'ils connaissent directement (ou dont on leur a parlé) ou des personnes ayant l'expérience des enfants (crèches, gouvernantes, etc.)

C'est pourquoi il me semble plus intéressant de mettre en oeuvre un véritable système de garderie universel, pas forcément géré directement par l'Etat, mais disons un peu comme une entreprise publique, qui a son propre fonctionnement...Mais qui doit rendre compte à l'Etat...Et "négocier" ses tarifs. Ce système, dont j'ai déjà évoqué la pertinence, et le moyen de le rendre viable (par l'impot) pourrait être mis en oeuvre par Mme Moreno, qui en tant que secrétaire d'Etat à la famille, me semble être la personne toute désignée pour cette mission.

Mesure populaire, et concrète, elle éviterait l'espèce de "guerre civile" que le Président semble vouloir créer. Or, ce n'est pas en faisant passer les enseignants pour des tire aux flancs que dans leur majorité ils ne sont pas (comme dans toute profession, il y a des fainéants, des idiots, etc.), que l'on apaisera les tensions pouvant exister entre les familles et les enseignants, et qu'on redynamisera les critères de performances de notre Ecole.

La réussite de l'Ecole de la III République, qui a tout de même réussi le tour de force de faire de l'Ecole le symbole de la République victorieuse, et surtout le pari réussi de celle ci, d'alphabétiser les enfants, provient exclusivement des bonnes relations entre les parents, les enseignants, et l'Etat.

C'est une chose pourtant simple à comprendre : si vous êtes aimable avec vos employés, ils le seront avec vos "clients". Si l'Etat considère les professeurs, ils auront à coeur de faire des élèves leur plus grande réussite !

Il ne faut pas chercher ailleurs. Tout vient de la confiance, et de la considération.

Cela peut paraitre bête à dire, mais ne constate t on pas que plus il y a de tensions entre les trois (Etat, profs, parents)...Plus les résultats de nos chérubins baissent?

Quand on regarde nos "partenaires européens", qui ont parfois (pas tout le temps) des résultats plus probants que les nôtres, ce qui me frappe, c'est la confiance mutuelle entre les trois organes.

Ce que fait Monsieur Sarkozy, à l'égard des professeurs, me fait penser à ce qui s'est passé avec nos entreprises. Il ne faut pas se leurrer, le degré de confiance des Français à l'égard des entreprises s'est estompé au regard des scandales, affaires, et autres sources de conflits, entre ces organisations et les citoyens.

Faut il mettre, pour autant, toutes les entreprises dans le même sac? Bien sur que non.

Chacun d'entre nous sait également les scandales, réguliers, des "politiques". Faut il dès lors considérer que tous les politiques sont vendus? Je suis optimiste. Je vais dire non.

Chacun d'entre nous sait qu'il y a un "marché au noir". Est ce que cela concerne toute la société? Non. Pourquoi entourer la globalité d'une hostilité envers quelques uns?

Ces divisions des Français me révoltent. Je ne connais pas parfaitement le monde enseignant...Mais ceux qui en parlent ne le connaissent pas forcément mieux que moi, et font croire le contraire.

Qui connait le travail véritable d'un enseignant?

On entend certains élus dirent à la radio, ou sur les chaines TV que...Les enseignants ne travaillent que 18 h par jour. C'est complètement faux.

Ces élus font la même bétise que peut faire n'importe quel citoyen qui regarde France 3 ou LCI. C'est à dire considérer qu'il paye son député, ou son sénateur à ne rien faire...Puisque les Hémicycles sont constamment vides !

Pourtant, et il suffit d'interroger les élus, le travail de parlementaires ne signifient pas uniquement "siéger", c'est à dire participer aux séances dans l'Hémicycle. C'est aussi faire des rapports, des missions, rédiger des lois, faire un travail de "militant" auprès de ses collègues pour obtenir un soutien, aller discuter avec le Ministre, éplucher les comptes, etc.

Tout ce travail d'à coté n'est jamais mis en valeur, et pour cause, à la TV ou à la radio...Puisque c'est un travail qui se passe hors caméra.

Il en est de même pour de nombreux métiers. Qui peut prétendre que par magie, les élèves se retrouvent avec des cours structurés, une méthode de travail, souvent des fiches personnalisés? Non, les enseignants travaillent ! Ils mettent en oeuvre leur cours, et pour se faire, ils doivent acheter des ouvrages, les tester (pour déterminer si le niveau est bon), se mettre aux normes des programmes qui changent avec le temps (ou le Ministre)

Compte t on aussi le temps en dehors des cours...Consacrés aux parents? Aux élus qui crient que les enseignants s'arrêtent de bosser à une certaine heure, je réponds : et vous ?

Les citoyens ne savent pas, ou bien ne prennent pas conscience du temps qu'un élu passe dans sa permanence à recevoir ses administrés, qui souvent à ce propos parlent moins de ses missions nationales, que de logement, d'emploi, ou des travaux locaux. Ce temps mis à disposition pour recevoir les citoyens...Qui en prend conscience? Qui considère qu'il s'agit là d'une part non négligeable du travail d'élu?

Pour un enseignant, c'est la même chose : qui se souvient que celui ci reçoit régulièrement les parents, pour parler de leurs enfants? Croit on qu'il soit amusant pour un enseignant de prendre des RDV de 17 h à 20 h parfois...Pour rassurer des parents, pour discuter d'un redoublement ou du "saut" d'une classe.

Qui se souvient également que les enseignants consacrent du temps à des activités qui ne font pourtant pas partie de leur mission immédiate : enseigner? Quand un maire reçoit la directrice d'école pour discuter des budgets, quand un enseignant bataille pour obtenir crayons, papiers, ou encres, auprès de la mairie...N'est ce pas du travail...Fait en dehors du cadre de son travail?

Qu'il y ait des enseignants "flemards" sans doute. Que dire des élus?

Le Christ, qu'il soit homme ou Dieu, peu importe, avait au moins beaucoup de sagesse : que celui qui est sans pêché lui jette la première pierre.

Quand les élus seront aussi vertueux qu'ils le demandent des enseignants, ou de toute autre profession par ailleurs...Ils pourront prendre une partie des Français comme bouc émissaire.

En attendant, j'attends le service minimum des élus...Dont la première mission sans doute...Est de donner l'ex.

Les parlementaires de 1789 n'avaient ils pas écris "ne demandent pas ce que tu es incapable de faire"?

Je sais, mon message est très long. J'en suis désolée. Mais je n'apprécie pas qu'on divise la France. Elle est une...Et j'entends qu'elle le reste.

Ecrit par : jeanne | samedi, 17 mai 2008

Le salaire du Président de la République était anormalement bas pour un État démocratique européen de 63 millions d’habitants. La comparaison avec l’Allemagne ou la Grande-Bretagne permet de relativiser cette hausse de salaire...

Il faut assurer l’égalité des citoyens et non promouvoir les discriminations positives, véritables "faveurs régaliennes", moralement injustes et juridiquement anticonstitutionnelles.

Il faut mettre fin à l’immigration clandestine et à l’économie parallèle, qui prospère dans nos banlieues et qui pèse sur la croissance.

Il faut mettre fin aux incivilités et la petite délinquance qui entretiennent un climat délétère dans les zones urbaines.

Il faut refuser de jouer le jeu des syndicats qui prennent la France en otage.

Il faut enfin mettre fin aux différentes corporations qui empêchent le jeu naturel de la concurrence: celle des médecins, des pharmaciens et plus généralement de toutes les professions réglementées. Rien ne justifie leurs monopoles respectifs.

Il faut enfin libéraliser l’économie et désengager l’État dans les secteurs de la Santé, de la Vieillesse et du Chômage.

L’État providence est mort, vive la République !

Ecrit par : Maximilien Marie Isidore de Robespierre | samedi, 17 mai 2008

A Pascal:

Bonne fête à tous les Pascal et à tous les Trolls de ce nom !

Ecrit par : Un simple d'esprit | samedi, 17 mai 2008

UBS accusée de faire sa pub sur le dos des affamés

"Alors que la flambée des prix des céréales affame des milliers de gens, UBS et d'autres banques proposent de parier sur les matières première.


Maïs, farine, sucre, des produits de premières nécessités que des millions d'affamés dans le monde ne peuvent plus s'acheter au marché. Des denrées qui peuvent pourtant rapporter gros sur les marchés boursiers. Et UBS, comme d'autres banques suisses, le fait savoir. L'établissement vante depuis peu l'intéressant rendement d'un fonds de placement dévolu aux matières premières. La pub de trop. Celle qui fait sortir de ses gonds une partie de la classe politique, à commencer par un ténor... de la droite.

«Cette publicité est scandaleuse. Les banques et les grandes entreprises suisses doivent réagir. C'est une question d'éthique, de morale et de responsabilité sociale», s'emporte Otto Ineichen, le conseiller national (PRD/LU) propriétaire des magasins Otto le Soldeur.

Le politicien est sorti du bois cette semaine pour dénoncer la spéculation qui fait artificiellement gonfler les prix de la nourriture et affame une grande partie du monde. «On ne peut plus se contenter de dire que c'est le capitalisme et qu'il n'y a rien à faire. Si toutes les grandes enseignes bancaires, la Banque nationale et nos grands chefs d'entreprise unissaient leurs forces, ils auraient les moyens de dire stop», dénonce encore l'entrepreneur, qui se contente pour l'instant de lancer à un appel à la mobilisation.

Certaines banques n'ont pas attendu que les politiques s'en mêlent. Comme l'annonçait hier Le Temps, la banque genevoise Lombard Odier Darier Hentsch vient de renoncer à spéculer sur les denrées alimentaires. Un exemple que plusieurs partis à Berne appellent à suivre.

«Cela fait des années que nous tirons la sonnette d'alarme. Je salue l'initiative d'Otto Ineichen, mais la droite a toujours une guerre de retard. Les hedge funds se déplacent comme un nuage de criquets sur les marchés boursiers. C'était d'abord les télécoms, ensuite l'immobilier et aujourd'hui ce fléau s'attaque aux biens de première nécessité. Il faut réguler les marchés et interdire la spéculation dans ces domaines», réagit le président du Parti socialiste, Christian Levrat [...]".

http://www.lematin.ch/fr/actu/suisse/ubs-accusee-de-faire-sa-pub-sur-le-dos-des-affames_9-157769

Peut-on envisager d'interdire certains types de contrats et produits dérivés sur les bourses de matières premières - à tout le moins, sur celles de produits agricoles - ou encore restreindre l'accès à ces places aux seuls acteurs en rapport direct avec les activités de négoce y afférentes par exemple ?

Ecrit par : Antoine | dimanche, 18 mai 2008

No logo, à la mode Sarkozy


«Oubliés les marins du Guilvinec (Finistère), les visiteurs hostiles du Salon de l'agriculture : Nicolas Sarkozy ne veut plus laisser au hasard la mise en scène de ses apparitions publiques ni le choix de ses interlocuteurs. Vendredi 16 mai, à Melun (Seine-et-Marne), c'était au tour des militants CGT d'affronter les méthodes musclées et expéditives des forces de police, trois jours après ceux de Vienne (Isère).

Objectif des forces de l'ordre ? Débarrasser les syndicalistes de leurs accessoires les plus voyants, avant de les laisser s'approcher. Cette fois-ci, pour les policiers, l'arme du crime de lèse-présidence prend la forme d'une série de produits dérivés de la CGT : casquettes, autocollants et tee-shirts... rouges.

Quelques minutes avant l'arrivée du président, une vingtaine de salariés de l'ANPE qui veulent dire au chef de l'Etat leur opposition à la fusion avec l'Unedic sont fouillés. L'une des fonctionnaires de police, en civil, sort d'un sac en plastique qui leur appartient quelques produits estampillés du syndicat et s'en empare. "Vous nous avez arraché des mains du matériel syndical", proteste Margot Unbriener, responsable régionale de la CGT-ANPE. "C'est une atteinte à la liberté d'expression", poursuit-elle, polie mais la voix émue par le procédé. "On nous traite comme une organisation clandestine, comme des malfrats", proteste un autre militant CGT.

La policière demande aux militants de passer derrière les barrières de sécurité avant l'arrivée du cortège présidentiel, mais refuse de rendre son butin, sous l'oeil d'une demi-douzaine de journalistes.

"INSULTE À LA DÉMOCRATIE"

Aucune banderole n'est visible dans ce magot. Profitant du repli des syndicalistes derrière les barrières, elle confie à l'un de ses collègues masculins les objets qu'elle a confisqués : "Va mettre ça à l'intérieur." Une militante explique : "On nous a dit qu'il y avait une alerte de niveau 4... mais nous ne sommes pas des terroristes !" "Je n'ai jamais dit cela, nous avons saisi des banderoles et des objets qui pouvaient servir de projectiles", affirme la fonctionnaire de police à des journalistes qui l'interrogent sur "la base légale" de sa saisie.

De l'autre côté du trottoir, une autre fonctionnaire, probablement des renseignements généraux, en tailleur sombre et lunettes noires, mais identifiable grâce à son brassard rouge "police", mitraille la scène avec son appareil photo, figeant les portraits des militants et des journalistes.

Trois jours plus tôt, quelque 150 personnes venues manifester à l'occasion de la visite du président à Vienne (Isère) avaient, elles, été carrément repoussées par les forces de l'ordre, qui avaient en outre saisi des tracts de la CGT. "La police m'a interdit d'accéder à la place publique où doit arriver Nicolas Sarkozy sans que j'aie rien fait, on m'a mis à l'écart sans me donner de motif", avait expliqué à l'AFP Jean-Michel Rabut, l'un des responsables CGT à Vienne, venu participer à une manifestation à l'appel de son syndicat, de la LCR, du PCF et du PS.

"On ne nous permet pas d'être sur place et de manifester", avait déploré pour sa part la première adjointe au maire PCF de Roussillon, Maryse Dihl, dénonçant une "insulte à la démocratie". "Il n'y a pas eu de maintien de l'ordre organisé, mais seulement des interventions sur de petits groupes et la saisie de banderoles injurieuses", avait-on répliqué côté police.

A Melun, vendredi, le petit groupe de militants CGT a été autorisé à approcher le président. Mais pas avant qu'ait été dressé le décor d'un dialogue pacifié. Car Nicolas Sarkozy veut changer de registre.

Plus question de rejouer la scène des marins-pêcheurs du Guilvinec où, insultés par des individus du haut d'un pont, le président s'était énervé : "Qui est-ce qu'a dit ça ? C'est toi qui as dit ça ? Ben descends un peu le dire. Si tu crois que c'est en insultant que tu vas régler le problème des pêcheurs. Ben, permets-moi de te dire... Viens, viens, viens !" Ni de perdre ses nerfs en répondant à un visiteur qui refusait de lui serrer la main, au Salon de l'agriculture : "Casse-toi, pauvre con !"

A Melun, il sort de sa voiture pour aller aussitôt à la rencontre de la vingtaine de militants de la CGT. Margot Unbriener, qui prend la parole au nom du groupe, se plaint que sa casquette ait été saisie par les forces de l'ordre. "Je ne l'ai pas volée pour moi !", rétorque le président. Il enchaîne aussitôt, à l'adresse du petit groupe qui n'était pourtant pas inscrit au programme : "D'abord, je voulais vous dire merci de vous être déplacés pour me rencontrer." Les militants trouvent la ficelle un peu grosse... "Si, si", insiste le président.

Margot ne baisse pas les armes. Elle interpelle le président, elle l'interrompt, elle discute. Nicolas Sarkozy campe sur ses positions, défend ses réformes, mais joue avec elle. "Vous êtes un beau parleur !", lui lance Margot, un peu à court d'arguments. "Oh, parleur tout court ! Pourquoi beau ?", répond-il.

Au bout de cinq minutes, le président est sûr d'avoir conquis Margot. Il lui touche le bras, comme on ferait à une amie. Elle en rit : "Mon amoureux est jaloux, il ne veut pas que vous me touchiez." L'amoureux, derrière elle, se défend : "C'est parce que je sais que vous avez bon goût !" Le président répond du tac au tac : "Je vous présenterai Carla !" Sous le soleil, Margot commence à avoir chaud. "Si vous enleviez votre truc, vous auriez moins chaud !", lui fait alors remarquer le président, agrippant le brassard de plastique marqué du logo CGT porté par Margot, le seul qui ait échappé à la prise policière... Encore un brassard de trop ?»

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/05/17/no-logo-a-la-mode-sarkozy_1046257_3224.html

Ecrit par : Antoine | dimanche, 18 mai 2008

Personnellement, j’évite de lire la presse à scandales et les journaux qui, il y a encore quelques années, étaient neutres et objectifs, et qui sont aujourd’hui de vulgaires feuilles de choux altermondialistes. Leurs journalistes royalement formatés ne portent plus sur le monde qu’un regard biaisé par des préjugés digne de l’Ancien régime.

Ecrit par : Georges Jacques Danton | dimanche, 18 mai 2008

Pardon d'être hors sujet, mais il y a urgence :

Devedjian à Toulouse : « Grand Messe de l’UMP…ou Messe Noire entre soi ? » ( par Gold31 )
GOLD31 TOUJOURS MEMBRE DE L'UMP ...MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS ENCORE ?



Copie pour information adressée :


à Monsieur le Président de la République

à Monsieur le Premier Ministre François Fillon

à Monsieur le Ministre Xavier Bertrand



LETTRE A L’ATTENTION DE MONSIEUR PATRICK DEVEDJIAN



GOLD31 DEVRA-T-IL MENACER DE RENDRE SA CARTE UMP, ET APPELER A UN RENVOI MASSIF DE CELLES DE SES MILLIERS D’INTERNAUTES, POUR QUE LES MECONTENTS MAJORITAIRES AU SEIN DE L’UMP DE LA HAUTE GARONNE COMME AU PLAN NATIONAL SOIENTENFIN ENTENDUS PAR MONSIEUR DEVEDJIAN ?

En organisant une réunion de l’UMP à Toulouse, en compagnie de monsieur le secrétaire général Patrick Devedjian, une réponse devait être apportée comme promis, face au mécontentement général exprimé par la majorité des membres de l’UMP de notre région, après la débâcle que nous avons connu sur tous les plans ( aux législatives, comme aux municipales ).

Or, la tenue de cette réunion tant attendue par nos militants, annoncée prochainement un jour de semaine, à 17h30 , à 15 km de Toulouse, dans une petite salle des fêtes d’un village de la banlieue toulousaine ( Castelginest ) situé à plus d’une heure de circulation du centre ville, ne semble pas tenir les promesses qui nous ont été faites, à savoir : « tirer un bilan des échecs de l’UMP31 d’une part, et écouter les revendications des militants de base d’autre part. »

En proposant aux participants à cette réunion, retraités pour la plupart ( les autres étant sur leur lieu de travail à 16h, heure à laquelle il faudrait prendre la route), d’amener un « invité » non UMP, il va de soi que la volonté affichée dans le libellé même de cette invitation, est à l’évidence de ne pas laver notre linge sale devant témoins, une façon par conséquent de nous imposer le silence.

Une façon habile de nous faire taire ? Pas si sûr ! Ce serait mal apprécier l’ampleur du mécontentement général de nos militants, et pire encore, n’avoir aucune idée de notre détermination.



Rappel des titres par Gold31 :

Après l’ échec cuisant de la droite aux législatives ( notre région étant la seule région de France à avoir perdu la totalité de ses circonscription : à savoir 8 circonscriptions sur 8 )

Après l’échec « pourtant évitable » de la droite aux municipales, qui a permis au-delà de la victoire du maire socialiste Pierre Cohen, de faire entrer des communistes au Capitole

Avec près de 70% d’adhérents UMP mécontents de l’action de leurs représentants régionaux au sein du bureau de l’UMP31 pour les raisons évoquées, Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP avait promis de se déplacer à Toulouse, afin de procéder à un audit ( audit déjà promis avant l’annonce de celui de notre secrétaire général, par M. Marleix, à l’époque des législatives, lequel n’est jamais venu )

De cet audit, monsieur Patrick Devedjian avait promis : « à Toulouse, un bilan s’impose » !

Fait inhabituel, monsieur le premier secrétaire général de l’UMP avait répondu en personne à un de mes articles, qu’il avait publié intégralement sur son site ( le blog de Patrick Devedjian ) où je faisais état du fort mécontentement de la majorité de nos adhérents UMP dans notre Région.

« Vous avez raison Gold, un bilan s’impose, c’est la raison pour laquelle je viens à Toulouse », m’avait ainsi répondu monsieur Devedjian.

La bataille pour les présidentielles, a été gagnée en grande partie sur le net, depuis « Désir d’avenir », le site militant de Ségolène Royal, en passant par ceux de l’UMP, de « Desert d’Avenir » en passant par celui « Royalmensonge » ( le site de Gold31 ), et des centaines d’autres sites influents à travers la France.

Ainsi, mon site royalmensonge n’aura eu de cesse pour sa part, au travers de ses 500 articles écrits à ce jour, de défendre le Président de la République tant au niveau du devoir de respect dû au plus haut magistrat de France, que sur le plan du soutien apporté à ses réformes, en passant également par une dénonciation systématique de toute désinformation diffusée par une presse irrespectueuse de ses droits et devoirs déontologiques, tout en combattant sans relâche enfin, et ce en permanence, l’idéologie ainsi que les actions négatives exprimées par une opposition désorientée, revancharde et sans programme.

N’ayant aucune ambition personnelle au sein de l’UMP31, c’est en tant que membre UMP bénévole que j’ai agi jusqu’à ce jour, plus attaché finalement à défendre le Président Nicolas Sarkozy et son gouvernement.

Face à l’inertie de l’UMP31, ( 5 à 10 articles seulement écrits sur le site de l'UMP31 en 1 an et demi ) face à l'inexistence de cet outil de guerre inexploité que représente le net désormais, ( inexploité par le bureau de l’UMP31 ) j’ai proposé de transposer une partie de ma lutte entreprise au niveau national sur mon site, sur celui de l’UMP31, afin de tenter d’apporter une contradiction systématique à la désinformation diffusée en continu par le dépêche du Midi, ainsi que sur les chaînes régionales de la 3. En vain !

Je constate qu’à ce jour, même cette proposition désintéressée de ma part, et bénévole je le rappelle, n’a toujours pas reçu de réponse de la part de monsieur le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian .

N’attendant aucune réponse de l’UMP31, qui rechigne encore et toujours à exploiter les bonnes volontés, qu'elle considère même comme des adversaires, et en l’absence de réactions de la part de monsieur Devedjian, alors une décision s’imposerait pour moi : « celle de rendre ma carte de l’UMP », puisqu’après tout, si l’UMP ne veut pas de nous, nous n’en défendrons pas moins notre président Nicolas Sarkozy, comme nous l'avons toujours fait, quitte à créer une mouvance sarkozyste dissidente d'un nouveau style, dont je ferai état ultérieurement, selon la suite des évènements, et la réponse ou non réponse apportée par la direction de l'UMP, suite à la diffusion de ce document.



Gold31

Webmaster du site sarkozyste : Royalmensonge

Ecrit par : gold31 | samedi, 17 mai 2008

Ecrit par : gold31 | dimanche, 18 mai 2008

Je dois pas avoir utiliser la même monnaie que vous !! Monsieur Devedjian..
Hausse du pouvoir d'achat ?? je ris...
Pour la concurrence de ces grands trucs.. pourquoi ne pas multiplier pas 20 ou 30 , le nombre de centrales d'Achat, c'est là que ce joue la concurrence, pas dans les rayons.. là c'est trop tard.. Pourquoi l'Etat ne prendrait t'il pas un droit de regard, d'ingérence sur aux moins sur une partie de ces centrales d'Achat..
Il faudrait un vrai courage et une vraie approche des fonctions gouvernementales !! n'est ce pas ?

Je vous invite à lire ceci..
http://www.rue89.com/2008/05/16/ces-deputes-et-senateurs-qui-bafouent-le-code-du-travail

PLQ

Ecrit par : cMoi69 | dimanche, 18 mai 2008

"Pourquoi l'Etat ne prendrait t'il pas un droit de regard, d'ingérence sur aux moins sur une partie de ces centrales d'Achat..

Ah ouais cMoi69 ! Vivement l'avènement des sovkhozes et des kolkhozes en France !
Con-sternant.

Ecrit par : Eric | dimanche, 18 mai 2008

A cMoi69

Pour ce qui est du pouvoir d'achat, il augmente probablement. Le problème, récurrent, c'est que cette hausse du pouvoir d'achat n'est pas assez importante, pour compenser la hausse des prix.

S'ajoute à cela que les "indices" de l'INSEE ne tiennent pas compte d'une chose d'une grande importance : les Français (les consommateurs en général) achètent quotidiennement des charges alimentaires...Et assez peu souvent un PC, un téléphone portable, ou encore une télévision 16/9. Or, ces trois dépenses peu courantes (un portable, au minimum, dure 6 mois, on ne le change pas tous les dix jours: une télévision on en achète une tous les cinq ans en moyenne; un portable dure au moins trois ans (garantie 2 ans mais généralement les gens font "durer" l'ordinateur)

Résultat ? Quand les produits alimentaires augmentent, alors qu'il s'agit de frais quotidien...Et que de l'autre coté on a des dépenses peu courantes, qui elles, baissent...Le consommateur perçoit obligatoirement des hausses vertigineuses...Puisque sa consommation courante est en hausse...Alors que sa consommation peu courante, elle, est en baisse.

D'où, à mon sens, la nécessité de revoir les "outils" d'analyse. C'est à dire de faire trois tableaux de consommation...Et non pas un seul, relatant la "consommation des ménages". On pourrait ainsi avoir un tableau relatant les dépenses alimentaires. Un autre relatant les dépenses peu courantes (informatique, jeux vidéos, DVD, ect.) Et un troisième s'interessant aux dépenses incompressibles (logement, impots charges locales, etc.)

A l'heure actuelle, les données de l'INSEE faussent tout, car les industriels renaclent à baisser les prix, et de même pour la grande distribution, qui dans un cas comme dans l'autre, s'appuie sur un pouvoir d'achat en hausse...Alors qu'en réalité, il n'est en hausse que sur les dépenses non courantes.

Pour ce qui est du traitement des assistants des parlementaires, il faut effectivement mettre de l'ordre. Pourquoi ne pas, enfin, créer ce fameux "statut de l'élu" qui fonctionne partout en Europe? Serait ce parce qu'il pourrait mettre à mal un certain cumul des mandats?

Pour ce qui est de la loi de modernisation de l'économie, il me semble qu'un problème persistant résiste à l'examen des parlementaires : la situation de la France. A y regarder, j'ai l'impression (lobbying de Leclerc oblige?) que les parlementaires veulent faire comme en Allemagne, sauf que la France, ce n'est pas l'Allemagne.

Les consommateurs (français, mais européens en général) ne savent pas comment fonctionne un cycle économique, et comment un prix de revient (ce que coûte le produit ou le service à l’entreprise qui le propose) devient un prix de consommation (ce que coûte le même produit ou service au consommateur final). D’ailleurs, les gouvernements ne semblent pas forcément plus au courant, si l’on observe les « réponses » données par un Etat.

En effet, un prix est « margé » initialement par une entreprise, qui vend à un « client » (grossiste, centrale d’achat), qui va lui-même « marger » le prix du produit, pour le vendre à son tour (à un magasin, une centrale de franchisé (style CASINO), qui elle-même va « marger » le produit, avant de le vendre à un consommateur final (client d’un supermarché par ex) Autant dire que plus il y a d’intermédiaires, plus le produit est cher. Moins il y en a, moins le prix coûte cher. C’est ce qui explique que sur les « marchés » ou par le biais des associations, certains produits et services coûtent moins chers, car les producteurs sont directement mis en liaison avec un client final, sans passer par des intermédiaires.

Pourquoi, cependant, est il possible d’avoir, en certaines occasions, des prix moins chers en grande surface que sur un marché ?

1) parce que la grande surface, surfant sur la vague de la proximité, donc du produit local, travaille directement avec le producteur

2) parce que des structures comme Leclerc ou Carrefour ont des entrepôts géants, qui leur permettent d’acheter « en gros » des productions, à des coûts faibles, d’autant que le rapport de force est plutôt de leur coté

3) parce qu’en plus des marges qu’elles font sur les produits et services, les grandes surfaces ont ce qu’on appelle les « marges arrière » ces fameuses « contributions » des industriels, producteurs, pour obtenir une place dans un supermarché. Faut il les supprimer ? Non. Pourquoi ? Parce que sinon, la grande distribution fera sa marge sur le consommateur, et accusera les industriels de vendre des produits trop chers. Et si l’on se souvient du quasi monopole que Carrefour et Leclerc ont sur la France, enlever les marges arrière ne résoudra rien à l’affaire, puisque faute de concurrence véritable entre les enseignes, la grande distribution ne fera pas profiter le consommateur d’une baisse des prix. Pourquoi la grande distribution veut elle la fin des marges arrière ? Simplement pour une question d’image. Ainsi, elle ne sera plus le « méchant » qui fait son beurre sur le dos des consommateurs.

parce que contrairement à tous ses concurrents, la grande distribution dispose d’un atout exceptionnel : elle fait payé ses clients immédiatement (ou sur un mois en fonction des montants et des conditions) puisque les caissières font payer les achats des consommateurs le jour où ils viennent faire leurs courses…Mais en revanche, les fournisseurs de la grande distribution, eux, doivent attendre de 60 à 90 jours d’être payés ! On mesure sans peine le profit immense que cette manne financière procure, et que donc, faire bénéficier, de temps en temps, aux consommateurs, de prix faibles, n’est pas tellement un problème. C’est d’ailleurs une trésorerie si juteuse, que si l’on acquiert un supermarché, il suffit en moyenne de quinze mois pour payer ses dettes et obtenir son premier bénéfice !

Ces considérations dépassent, bien évidemment, la majorité des consommateurs, qui n’ont pour les informer que certaines associations, et le journal TV. C’est pourquoi, quand la grande distribution met en accusation les marges arrière, pour expliquer qu’elle n’a pas répercuté cette marge au profit du consommateur, après le passage à l’euro, le consommateur est tenté de croire qu’effectivement c’est un défaut de la loi – d’autant que la grande distribution met en parallèle les « exemples » étrangers où cette législation n’existe pas, et où les prix sont plus bas – alors qu’en réalité, cette non répercussion s’explique par la volonté de la grande distribution de profiter des difficultés des Français (des européens en général) à convertir leur monnaie nationale en euro, et de ne pas mettre en avant la manne financière qui est sienne, et qui incidemment lui permettrait (sans mettre en difficulté ses positions boursières) non seulement de répercuter effectivement une baisse, au profit des consommateurs, mais également de mieux payer son personnel…Dont chacun sait, dès lors qu’un de ses membres a travaillé pour les enseignes nationales, la médiocrité des salaires.

La loi de modernisation apparaît donc comme devant se faire au détriment des grandes surfaces, alors que dans les faits, celle-ci est gagnante à tous les niveaux. Ses « fondamentaux » restent. Elle ne « perd » que sur les marges arrière, qui cerise sur le gâteau lui apportent une image plus positive auprès des consommateurs.

S’ajoute à cela que les citoyens ne savent pas ce que « pèse » le transport, la main d’œuvre, pour une entreprise. Ou bien il en aura une idée fausse. Par ex, un consommateur lambda pensera, innocemment, qu’il est moins cher pour une grande surface d’acheter des abricots en pot en France, que de les faire venir, par ex, du Brésil. Il pensera donc tout à fait sincèrement que la plupart des productions de fruits et légumes qu’on lui présente toute l’année, sont en majeure partie issue du territoire national. Ce qui n’est, dans la réalité, jamais certain.

L'Etat pourrait pourtant faire vraiment profiter les consommateurs français de baisse de prix, en contraignant les enseignes à :

--payer leurs fournisseurs à 60 jours max...Et non 90 jours. Avec le système actuel, toutes nos entreprises, qui vendent dans les supermarchés, ont des problèmes de trésorerie...Et donc, pour compenser le "délai" (il faut savoir que plus un délai est long, plus une entreprise est tentée de faire monter le prix de revient initial), font monter le prix qu'elle propose aux grandes surfaces. Les répercussions sont énormes, car le consommateur paye en fin de compte plus cher...Pour assurer à la distri un profit financier plus important ! S'ajoute à cela que la longueur des délais fragilise nos entreprises, qui dès lors n'investissent pas, ne recrutent pas, délocalisent, ect.

--répercuter non pas les marges arrières, mais une partie du profit financier de la grande distri, puisque celle ci est payée toute de suite, mais paye ses fournisseurs souvent 90 jours après la livraison.

--le consommateur pourrait être informé (par une pastille ou autre) de la provenance d'un produit. Je donne un exemple simple. Vous allez dans un supermarché. Vous achetez des pommes. Là, vous avez le choix, et vous savez d'où vient le produit. Imaginons que vous preniez une compote de pommes. Sur le pot, vous avez le service consommateur...Mais vous ne savez pas si les pommes utilisées pour la compote, provienne de France, d'Europe, ou du Brésil. Même chose, si vous achetez par ex un pot de cornichon. Pour n'importe quel Français, un cornichon provient du territoire national. Or, dans la réalité 90% au moins, des cornichons sont produits en Inde ! Il y a donc une "désinformation" du consommateur, qui mal informé, va avoir un comportement de "mauvais" consommateur, à l'égard du pays, ou de l'environnement...Car ce dernier, croyant faire une consommation "responsable" ou "citoyenne", va en réalité par sa consommation mettre en péril des emplois, ou des entreprises...Alors que ce n'était évidemment pas son but. D'où, au final, sachant que notre croissance dépend en grande partie de la consommation...Une incompréhension des citoyens, qui ne voient pas pourquoi avec une bonne croissance, ce sont par ex les entreprises chinoises, ou allemandes, qui tirent leur épingle du jeu.

Si on achète "allemand", "chinois", ou "anglais", par ex, alors qu'on croyait consommer "français", les salariés français ne vont rien voir de la "croissance" puisque la consommation française va profiter à l'extérieur...Et non au marché national. D'où l'absence d'investissement, de montée des salaires, etc.

Ecrit par : jeanne | dimanche, 18 mai 2008

Article du Figaro Samedi/Dimanche 17/18 mai,
page 44 : Le Cercle des économistes n’épargne pas Ségolène Royal
Après Eric Worth, Didier Migaud et Valérie Précresse, c’était au tour de Ségolène Royal d’être l’invitée, mardi, du Cercle des Economistes, club d’une trentaine d’économistes réputés présidé par Jean-Hervé Lorenzi. Le dîner-débat, organisé à Paris dans le célèbre restaurant Chez Laurent, a tourné au vinaigre. Effarés par les assertions de l’ex-candidate à la présidentielle et par ses perpétuelles comparaisons des enjeux économiques mondiaux avec ceux de la région Poitou-Charentes, les experts, de droite comme de gauche, ont voulu la pousser dans ses retranchements. A court d’arguments, Ségolène Royal a menacé de quitter la table arguant qu’elle n’était pas venue « repasser le bac ». « Mais il est bien question du bac ! Nous sommes tous Prof à Polytechnique ou à l’Université. Il y a effectivement erreur sur le niveau » s’est moqué l’un d’eux.

Les "économistes" montent en mon estime...ainsi que le journaliste (malheureusement anonyme).

Ecrit par : Halteàlanullitude | dimanche, 18 mai 2008

Antoine
Il est de bon ton à gauche de brocarder les spéculateurs, j'y ai aussi longtemps cru. Mais sans spéculateur il n'y a plus de marché. Les spéculateurs animent les marchés , ce qui permet aux intervenants physiques (producteurs et consommateurs ) de se couvrir contre les risques d'évolution des marchés. Ils prennent de grands risques et parfois boivent des bouillons gigantesques (fréres Hunt sur l'argent en 78/79, banque Sumitomo sur le cuivre etc...), enfin si c'était si simple que cela tout le monde serait spéculateur et c'est loin d'étre le cas.
C'est le contraire, par leur activité, les spéculateurs permettent aux marchés de fonctionner et donc à l'économie de tourner.

Pour la longueur des posts, Jeannne remplace Anna ?

Ecrit par : Jérémy | dimanche, 18 mai 2008

Chacune sa "spécialité" : Anna le Droit et Jeanne le Social, voire le Sociétal.
Les deux avec des considérations politiques se voulant modérées mais prenant les lecteurs pour des neus-neus incultes : on finit par faire défiler sans lire, mais le procédé est gênant et encombrant.
C'est à se demander si ce n'est pas une nouvelle génération de trolls pour polluer un blog.

Ecrit par : Eloïse | dimanche, 18 mai 2008

Halteàlanullitude,
L'amère Royal a dû crier à la mysoginie et leur déclarer "si j'avais été un homme, vous ne m'auriez pas posé ces questions" !
Que c'est dur d'être une femme en politique, plaignons-là sincèrement.

Ecrit par : Eloïse | dimanche, 18 mai 2008

Pourquoi la plaindre, elle est nulle et elle le sait et le montre en fuyant systématiquement tout débat ou question hors de la portée de son intellect, et en malgré tout elle prétend à des fonctions où elle aurait besoin d'une tête bien faite ?!!!

Ecrit par : Halteàlanullitude | dimanche, 18 mai 2008

Je désapprouve globalement le projet de révision constitutionnel. Encore une révision pour enlever sa substance à notre Constitution.

1. Les dérives présidentialistes de la Ve République sont renforcées

Le projet accentue le déséquilibre de notre régime au profit du Président de la République. Sous couvert de responsabiliser politiquement le Président, ce qui est juridiquement faux, le texte lui permet de dicter directement ses projets à un Parlement qui demeure dans une situation de soumission institutionnelle. Le Président de la République accroît encore son pouvoir gouvernant au détriment du Premier ministre sans en subir la contrepartie : le contrôle parlementaire. C’est le cas, particulièrement emblématique, de la politique de Défense. (Article 8)

Le projet ne s’attaque pas aux mécanismes institutionnels à la source des dérives de la Ve République : irresponsabilité du Président de la République alors même qu’il gouverne, rôle mineur du Parlement dans son contrôle des gouvernants et dans l’évaluation des politiques publiques, faible représentativité et absence de renouvellement des élites politiques (en raison, notamment du cumul des mandats et des modes de scrutin), etc.

2. Les « avancées » en faveur du Parlement sont mineures ou inconsistantes, quand elles ne sont pas des leurres

Même si on note quelques « avancées » en faveur du Parlement (notamment l’augmentation du nombre de commissions parlementaires, le partage de l’ordre du jour avec le gouvernement et la discussion des textes adoptés en commission), le projet ne bouleverse pas fondamentalement le système de la Ve République, faute notamment de reconnaître un véritable rôle d’initiative et de contrôle à l’opposition parlementaire, et contient nombre de dispositions (comme sur le droit d’amendement) potentiellement dangereuses pour les parlementaires.

Bon nombre des mesures censées limiter les pouvoirs du gouvernement sont des leurres.
C’est le cas, très significatif, de la prétendue limitation du recours à l’article 49/3 par le Premier ministre (qui permet à ce dernier de faire adopter une loi sans vote à l’Assemblée nationale), qui ne peut plus être utilisé que pour le textes de finances et de financement de la sécurité sociale, et un autre texte par session parlementaire. En réalité, l’expérience des dix dernières années montre que les gouvernements successifs ont utilisé cette possibilité moins d’une fois par session. L’effet de cette réforme serait donc absolument nul, alors que beaucoup de bruit est fait sur cette prétendue avancée.

C’est le cas aussi du prétendu contrôle parlementaire sur les nominations présidentielles (réalisé par une commission ad hoc contrôlée par la majorité parlementaire) ou sur les opérations militaires extérieures (alors que le Parlement n’a toujours pas le droit d’être informé des accords de défense avec nos partenaires étrangers).

3. Notre Constitution est toujours aussi peu citoyenne

Le Conseil constitutionnel (dont la composition politicienne est inchangée) peut être saisi par les justiciables (mais pas le Conseil supérieur de la magistrature), un « défenseur des droits des citoyens » est institué (mais ses attributions sont floues et pourraient masquer l’affaiblissement d’institutions existantes, comme la CNIL) : les progrès sont bien maigres. Le projet enterre des questions autrement importantes : le référendum d’initiative populaire, l’initiative législative citoyenne, le droit de vote des étrangers, etc. Il refuse de traiter un enjeu essentiel : le pluralisme dans les médias.

4. De façon générale, les dispositions du projet sont imprécises et floues, ou renvoient à des textes ultérieurs dont on ignore les orientations

Le projet ne contient pas la réforme, il la promet. L’attention médiatique est attirée sur ce texte, qui fait de très nombreux renvois à des lois organiques ou ordinaires, voire aux règlements des assemblée. Or on ignore tout des décisions qui seront prises, de leurs orientations et de leur contenu.

Le projet est en fait un blanc-seing accordé au gouvernement et à sa majorité l’autorisant à réformer les institutions, sans aucune garantie quant à ses intentions réelles.

5. Les principales anomalies démocratiques ne sont pas corrigées

C’est le cas d’abord du Sénat qui, en raison de son mode de désignation, ne représente absolument pas la nation française alors qu’il possède le pouvoir de bloquer la modernisation de nos institutions. Il est urgent de réformer le mode d’élection des sénateurs pour faire du Sénat une assemblée véritablement représentative et efficace, et mettre fin à son pouvoir de veto, mais aussi de repenser la question du bicamérisme, or le projet n’avance pas d’un centimètre dans cette direction.

C’est le cas, ensuite, du cumul des mandats. 85% des parlementaires français cumulent plusieurs mandats, contre 10% en Allemagne et 13% en Grande-Bretagne. Or le cumul de plusieurs mandats, au-delà de la question morale qu’il pose (l’élu qui ne se consacre pas pleinement au mandat qui lui a été confié par les électeurs ne trahit-il pas leur confiance ?), est un obstacle majeur à la modernisation politique de notre pays. Le cumul empêche en effet le renouvellement des personnels politiques et, partant, des idées et programmes. Il permet la création de véritables fiefs reposant sur le clientélisme.
Le cumul rend aussi le travail parlementaire moins efficace. Les parlementaires sont en effet contraints de diviser leur temps et leur travail entre plusieurs fonctions et, de fait, négligent souvent le travail parlementaire au profit de leurs mandats locaux. Conséquences : l’action gouvernementale n’est pas bien contrôlée, les lois sont mauvaises, les électeurs sont infantilisés.

Conclusion

Le projet manque d’ambition lorsqu’il s’agit de renforcer l’efficacité et les pouvoirs du Parlement (mais aussi pour penser l’insertion de la France dans l’Union européenne ou encore la démocratie locale).

Si elle ne modernise pas rapidement ses institutions, la France risque de manquer les grandes opportunités qui vont se présenter à elle dans les années à venir. Les problèmes de gouvernance et d’institutions qui paralysent souvent l’action politique, économique et sociale ne sont pas une fatalité, il convient d’y apporter une réponse rapide et réfléchie.

Ecrit par : AXEL | dimanche, 18 mai 2008

TURQUIE:
La presse relate des propos qui auraient été adressés par Nicolas Sarkozy, pour les rassurer, à ses partisans hostiles à la suppression du référendum obligatoire pour les nouvelles adhésions à l'Union européenne:

" J'organiserai un référendum pour l'entrée de la Turquie "

Le président, à mon avis, n'a pas tenu de tels propos, pour au moins deux raisons:

- tout le monde sait que le président ne peut engager ses successeurs par ses déclarations; pourquoi inquièterait-il ses soutiens par des arguments ne résistant pas à la réflexion?

- Le référendum de l'art. 88-5 est prévu pour ratifier un traité d'adhésion préalablement conclu, signé, par le président de la république. Puisqu' il est opposé à l'entrée de la Turquie, et avec quelle force!, Nicolas Sarkozy ne signera pas le traité et ne sera donc jamais en situation d'organiser ledit référendum....

Conclusion: pour mettre fin aux commentaires hasardeux, il est urgent que les parlementaires votent des textes "opposables".

Ecrit par : yves | dimanche, 18 mai 2008

"Et je me dis tous les matins que nous avons une chance exceptionnelle de vivre dans ce pays de liberté et de prospérité que les malheurs de l’histoire et les catastrophes de la géographie ne touchent guère aujourd’hui."

Ne parlez pas trop vite. Il suffit qu'un barrage pète... Et puis, les inondations en France, il n'y en a jamais eu ?

Ecrit par : Diamant | dimanche, 18 mai 2008

Royal est nulle. Après tout, c'est possible.

Mais Royal ne décide de rien dans ce pays. Celui qui prend les décisions et qui est le président de ce pays s'appelle Sarkozy. C'est lui qui est aux manettes, avec tous pouvoirs et un gouvernement aux ordres. C'est le même qui a été vice1er ministre pendant 5 ans avant d'être président.

Alors, condamnez les responsables, un peu de courage.

Ecrit par : Bernard | dimanche, 18 mai 2008

"Royal est nulle." Tu plaisantes ?

Petit rappel : elle a été placé deuxième à l'élection présidentielle, tu te souviens ?

Ecrit par : Diamant | dimanche, 18 mai 2008

C'était une boutade, Diamant, pour amener le sarkozyste moyen à sortir de son schéma binaire : Sarko grand et courageux opposé à Royal nulle, pour laquelle 17 millions de français ont voté.

Il esy probable que le sarkozyste moyen soit largement plus éclairé et et plus intelligent que les 17millions de français qui ont voté RoyaL Il faut parler noir ou blanc avec le sarkozyste, sinon il est perdu.

Ecrit par : Bernard | dimanche, 18 mai 2008

"parce que contrairement à tous ses concurrents, la grande distribution dispose d’un atout exceptionnel : elle fait payé ses clients immédiatement (ou sur un mois en fonction des montants et des conditions) puisque les caissières font payer les achats des consommateurs le jour où ils viennent faire leurs courses…Mais en revanche, les fournisseurs de la grande distribution, eux, doivent attendre de 60 à 90 jours d’être payés ! On mesure sans peine le profit immense...

Ecrit par Jeanne
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Ce n'est malheureusement pas le plus grave d'une loi qui, pour protéger les plus faibles, enrichi les plus gros. Vous auriez du faire remarquer que la réforme qui consiste à remettre en cause les délai de paiements qui sont actuellement de 90, est surtout pour les petites entreprises. Ce système ne gênait absolument pas les grosses entreprises. Pourquoi ???

Pour tout ce qui est étalage, les grandes marques payent avant rayonnage leur tête de gondole publicitaire. Si vous écrivez que les grandes surfaces reçoivent leur chiffre d'affaires vente avant de payer leur facture à 90 jours, dites vous que ces mêmes grandes surfaces ont déjà encaissé leur participations publicitaires de ces mêmes entreprises avant de recevoir la commandes correspondantes. Là c'est pas une question d'affaires juteuses, c'est du pot de vin vu l'ampleur.

Si vous êtes une grande spécialiste de la distribution, je vous laisse donc expliquer comment s'appelle ce principe et pourquoi les petites entreprises ne peuvent pas jouer dans la grande cour des centrales d'achat. Allez une piste, "le référencèrent". Alléluia du sésame, ce n'est plus de l'économie ou du capitalisme, c'est du protectionnisme de gros label à coût de participation publicitaire de tête de gondole bidon.

Cette loi n'aurait aucun effet sur les prix, vous croyez quand même pas que carrefour va faire cadeau de ces 7 milliards de bénéfice, il ne faut pas rêver.
Les 4% de différence de prix entre l'allemagne et la France correspondes au fait que nous sommes le pays d'Europe ayant le plus de taxe. Les marges doivent être les mêmes partout, les marges sont mondiales.

Ecrit par : Maud | dimanche, 18 mai 2008

Monsieur Devedjian, je souhaiterais savoir s'il serait possible d'être un peu sérieux, sur le projet de révision constitutionnel.

Beaucoup de mesures...Violent purement, et simplement, les principes fondamentaux de notre pays...Qui sont non révisables...En vertu de l'article 89 alinéa 5, et de l'article 16 de la Déclaration, dont les suppressions sont impossibles, car cela supprimerait purement et simplement la Constitution :

-article 89 alinéa 5 : la forme républicaine du Gouvernement est non révisable.

-Article 16 : toute REGIME POLITIQUE ne respectant pas la séparation des pouvoirs, ET les droits fondamentaux, inaliénables de l'Homme, n'a pas de CONSTITUTION...C'est à dire pas d'Etat de droit.

1er exemple d'entrave au Droit et au respect des libertés fondamentales des citoyens :

La révision de l’article 4 de la Constitution consiste à ajouter : « Des droits particuliers peuvent être reconnus par la loi aux partis et groupements politiques qui n’ont pas déclaré soutenir le Gouvernement. »

Cet ajout présuppose que les parlementaires sont assujettis au parti dont ils portent l’étiquette et qu’ils sont contraints d’agir selon ses directives. Selon ce projet, d’entrée de jeu, les partis sont pour ou contre un gouvernement. Sans s’étendre sur le ridicule d’un tel postulat, cet alinéa rejette la séparation des pouvoirs, principe fondateur de la Constitution. Il s’oppose à l’expression de la souveraineté nationale confiée par le peuple à chaque parlementaire dont « le droit de vote est personnel » (cf. article 27) et fait du parti le dépositaire de cette souveraineté !

Un tel ajout reconnaît implicitement un droit de vote aux partis et contredit l’alinéa 1 du dit article : « Les partis doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. » Sans souligner l’incohérence évidente entre le 1er et le dernier alinéa de l’article, les partis ne sont pas éligibles dans notre pays. Comble ! Pas un seul d’entre eux ne dispose d’un nombre d’adhérents atteignant 1% du corps électoral. Il est donc évident que le parlementaire n’est pas le représentant d’un parti mais le dépositaire de la souveraineté nationale que les partis doivent respecter.

La tentative de révision de cet article est une atteinte à la souveraineté du