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dimanche, 15 juin 2008

Demain, quelle Europe ?

Le « non » irlandais, qui m’attriste profondément mais ne me surprend pas, m’inspire deux réflexions.225f9ebe974935e31d7ad9f5bd8b0600.jpg  

D’abord l’Europe s’est trop éloignée des peuples. Au début, la construction européenne a suscité une sympathie profonde dans les opinions publiques : elle symbolisait la paix et la force de l’union. Aujourd’hui, chaque fois que les pays membres s’adressent à l’Union européenne pour trouver des solutions, pour faire face à la hausse du pétrole comme à la concurrence internationale, à l’euro fort ou à l’immigration, ils encaissent une fin de non-recevoir : « on n’y peut rien, adaptez-vous ! ». Et les citoyens européens, les uns après les autres, déçus par tant d’impuissance ou d’absence de volonté politique, se demandent si les contraintes de l’union leur apportent réellement quelque chose. Il faut que l’Europe soit une vraie réponse à nos problèmes pour que nous ayons envie de la faire !

Mais, et c’est ma deuxième réflexion, qui veut vraiment construire l’Europe ? Chacun veut en retirer un bénéfice, pour ses agriculteurs ou pour ses routes, mais l’esprit communautaire a déserté. Devant le « non » irlandais, la meilleure réponse serait de revenir à la base de l’adhésion : que les pays qui veulent l’Europe le disent, que les opinions publiques soient consultées, non sur un traité incompréhensible mais sur le principe d’une Europe unie et efficace ce qui implique qu’elle soit gouvernée grâce à la règle de la majorité et non bloquée par une unanimité impossible.

Peut-être sera-ce la fin définitive d’une illusion. Mais au moins, disparaîtront les hypocrisies de ceux qui se disent européens sans jamais en vouloir les moyens.

Avec 27 pays, tout progrès dans l’intégration s’il est soumis à la règle de l’unanimité semble impossible.

L’Europe à plusieurs vitesses est la seule voie d’avenir.

Commentaires

Demain, quelle Europe ? Une Europe qui ne sert à rien et qui économiquement pèse lourd pour les peuples. Voilà.
Dans une Europe a plusiers vitesses, on ne va plus s'y retrouver, déjà qu'on ne 'y retrouve pas bcp en e moment.

Ecrit par : Diamant | dimanche, 15 juin 2008

Monsieur Devedjian, une simple question : pourquoi oubliez-vous l'alternative de la nation. Pour commercer avec nos voisins et vivre en paix sur notre péninsule, faut-il vraiment passer outre la construction de nos aïeux ?

Ce refus, dans notre élite gouvernante, de l'idée même de la nation et de sa souveraineté m'attriste infiniment plus que le non irlandais, que vous n'entendrez pas mais qui résonne ici comme un avertissement de toutes les générations précedentes.

La souveraineté ne peut émaner que de la nation, et il n'y aura jamais de nation européenne. C'est ce que nous indiquent les sciences politiques, mais c'est surtout mon ressenti quotidien.

Ecrit par : phiconvers | dimanche, 15 juin 2008

Et je précise, à l'intention de ceux qui, aveugles et méprisants, pensent que ceux qui disent non aux traités successifs sont des arriérés infoutus de percevoir les enjeux, que je suis cadre supérieur et que je voyage nettement plus que la moyenne des "zélites" européennes.

Ecrit par : phiconvers | dimanche, 15 juin 2008

Certes phiconvers,

Je suis d'accord avec vous qu'il y'a trop de technocratie dans l'europe, que le traité était illisible...Et qu'il y'a aussi une forme de mépris de l'élite vis à vis du peuple et de son choix souverain(cas de la France, des pays bas, et de l'Irlande) mais....

Mais il ne faut pas jetter tout dans l'europe...Celle ci à quand même eu d'incontestable succès....Par ex la pac pour les agriculteurs, la question de l'europe de la recherche(euréka), la question de l'éducation(par ex le programme erasmus qui est une réussite), certaine réussite technologique(airbus, arianne espace.....), même l'euro(si il à eu le négatif de faire augmenter les prix pendant son entré) à permi d'éviter des dévaluations compétitives(comme entre 91 ET 94).....

Bref il ne faut pas avoir une vision binaire ou idéologique dans les deux cas....Ni européeisme béat, ni antieuropéisme nationaliste.....

La vérité c'est que depuis 90/92 depuis la fin de l'union soviétique l'europe est un peu en panne...Elle n'a plus de proposition simple et cohérent....La vérité c'est qu'il y'a aussi(vous avez raison sur ce point) depuis 15/20 ans une sorte de capitalisme ultra violent est qui ne respecte rien.....Un ultra libéralisme qui n'a rien à voir avec celui préconisé par des penseurs comme Toqueville ou plus proche de nous(le grand raymond ayron)....Il faut donc s'interroger à la fois sur une europe plus simple plus compréhensible des peuples.....Et une plus grande réflexion pour changer ce capitalisme imorale...

Chacun d'entre nous doit et peut avoir ses propositions...Les gaullistes peuvent l'esperer dans un gaullisme social....Je n'oubli pas que les gaullistes ont eu des gens comme capitan, vallon...Qui ont voulu par ex réflechir à la participation ou chaban avec sa nouvelle societé.....Les socialistes ont eu aussi leurs penseurs et des gens qui comme mendès, rocard, delors ou dsk ont eu une vision originale et pragmatique....

Les nationalistes ont aussi leur utilité.....Un chevenement...Et même un villiers(qui n'est pas ma tasse de thé) à cependant modestement à son niveau essayé d'apporté des solutions dans son département...Un bayrou en héritier de la démocratie chrétienne lui aussi récuse ce capitalisme imorale....De même dans l'extrème gauche(si on enlève le côté marxiste et les vieilles lunes dogmatiques) ont aussi une fraicheur et une approche à medité(par ex puiser dans l'expérience de porto allègre).....Bref chacun peut apporter sa pierre......Faire preuve d'originalité....

Il faut remettre l'europe, sur des vrais chantiers qui interesseront les gens....Qui seront réaliste et porteur d'espoir....Réflechir sur la question de l'écologie, de la faim dans le monde, du terrorisme.....Des projets novateurs.....

Je crois que tous les gens de bonne volonté peuvent apporter quelque chose....Et surtout ne pas mépriser la parole des irlandais.

Ecrit par : alex | dimanche, 15 juin 2008

Réponse à Laporte (cf. le billet précédent)

Message à l’Européen de 60 ans : « Tu appartiens à une génération qui s'est bercée dans l'illusion que l'Europe était la solution miracle. L'Europe tampon, l'Europe qui engraisse, l'Europe qui invente ce que les nations n'arrivent pas à trouver, l'Europe qui montre ses biscotos, enfin, aux puissances archaïques ! En fait de construction géniale, nous avons récolté un nain militaire, gras de ses juristes doctrinaires et de sa haine des nations, ces vieilles constructions des dizaines de générations précédentes qui, comme chacun sait, étaient beaucoup plus bêtes que la vôtre.

L'Europe de 2008, c'est une erreur initiale de gens de bonne volonté traitée aux hormones des baby-boomers matérialistes, jouisseurs et décadents.

Alors, il faut que toi et tous ceux qui insultent les Irlandais après avoir subverti la volonté des peuples se mettent dans la tête qu'on n'achète pas la souveraineté à coups de subvention. L'Irlande a empoché et vous emmerde. Elle a bien raison. »

Pourquoi l’Europe est dans l’impasse.

Dans des temps normaux, une personne qui répondrait complètement à cette question s’enrichirait rapidement, son opus s’arrachant à prix d’or dans les chancelleries et dans les couloirs impersonnels des cubes de verre et béton qui donnent à Bruxelles l’impression qu’elle est une capitale internationale. En ces lendemains de claque irlandaise bien sentie, il ne faut pourtant avoir aucune illusion, l’ordinateur de nos « zélites » est verrouillé et leurs oreilles bien remplies de cérumen pilé.

Pas la peine donc, de s’acharner à être complet. Voici simplement quelques raisons que j’identifie et qui demeurent, depuis l’éveil de ma conscience politique, quand on nous vendait Mastricht avec des trémolos dans la voix :
- L’Europe associe des nations solides, à la puissance relative déclinante (le Royaume-Uni et la France), des petits pays qui n’ont jamais eu de puissance et qui n’en rêvent point et des nations contestées à l’intérieur ou émasculées par l’histoire (Espagne ou Belgique pour la première catégorie, Allemagne pour la seconde) ;
- Par un curieux concours de circonstance, les mythiques pères fondateurs, des hommes ayant pris leurs traumatismes personnels consécutifs à la guerre comme une raison suffisante pour abolir l’ordre ancien, ont réuni autour de leur chimère des intérêts différents mais momentanément convergents : celui de De Gaulle, fossoyeur de l’Empire français au nom d’un France petite mais puissante, celui d’une Allemagne souhaitant échapper à l’opprobre frappant ce pays à l’origine de trois guerres en moins d’un siècle, celui d’une Hollande marchande et mercenaire, celui d’une Belgique se haïssant, celui de l’improbable mais très banquier Luxembourg et, enfin, celui d’une Italie n’en pouvait mais de son interminable décadence.
- Par la suite, se sont agglomérés sur cette improbable molécule 21 Etats supplémentaires, attirés par l’opulence qui doit sans doute plus à la conjoncture et aux (beaux) restes de l’Histoire qu’au génie des institutions européennes. Chacun de ces 21 Etats a une histoire propre et des motivations particulières. Certains coïncident avec de vieilles nations déterminées par leur propre culture, leur environnement et leur volonté collective.
- L’un des avatars de la démocratie en Europe est la nécessité du mouvement perpétuel ou, plutôt, de la sensation de ce mouvement. Il faut aller de rupture en rupture, d’initiative en initiative, faire des lois, des règlements, innover. Cette caractéristique est bien connue des Français, ces derniers mois. Et d’ailleurs, moins les idées sont nombreuses et innovantes, plus la frénésie doit couvrir la réalité. C’est ainsi que l’Europe n’échappe pas à cette dictature du mouvement. Nous avons eu une zone de libre-échange puis une union douanière, mais c’était faire preuve d’une hallucinante naïveté que de penser que les responsables politiques sauraient en tirer les bénéfices sans vouloir pondre une nouvelle étape chaque jour. A cet égard, les « pères fondateurs », eux, avaient fait preuve d’une diabolique prescience.
- Nous voilà donc avec une Europe politique sur les bras, larguée par un mélange harmonieux d’enfants de la guerre mondiale, de repentants post-coloniaux, de baby-boomers sans repères, sans valeurs et sans enfants et d’élites biberonnées au lait tiède de l’universalisme confortable. Nous y sommes encore.

SAUF QUE…
- pendant que nous dépensons les derniers deniers de la prospérité construite en mille ans, une vaste partie du monde crève plus ou moins la dalle et que, sur ces terres, l’Europe ne suscite guère plus de pitié que les autres puissances qui, elles, se protègent et avancent, immoralement peut-être, mais non sans une certaine efficacité ;
- notre idée post-nationale prétendument géniale n’intéresse guère le reste de l’Humanité (merci de vous abstenir de me parler du Mercosur, de l’ALENA ou de l’ASEAN…) ;
- nous parlons plus de vingt langues différentes et que nous avons une histoire différente. Cela ne nous condamne pas à la guerre ou à l’absence de coopération, mais cela ne s’effacera pas avec Erasmus (et c’est tant mieux, soit dit en passant, j’aurais horreur de me sentir dans mon pays quand je prends la peine d’aller en Espagne, en Italie ou en Angleterre !) ;
- nos voisins ont des motivations très différentes de celles qui ont présidé à « notre » choix européen : certains sont européens parce qu’ils veulent démanteler l’Etat central, vécu comme une contrainte (et cela n’a pas toujours grand-chose à voir avec les politiques libérales ou socialistes dudit Etat) : c’est typiquement le cas de l’Espagne, où les communautés autonomes voient en Bruxelles l’allié objectif contre Madrid ; d’autres voient l’Europe, à juste titre, comme un formidable accélérateur de mondialisation : c’est le cas des nations marchandes de la péninsule européenne, d’autres encore espèrent naïvement que l’Europe les protègera de la vieille nation de tutelle (même s’ils ont quand même la lucidité de privilégier l’OTAN) : welcome Pologne, Estonie & co. Restent enfin la France et l’Allemagne. La première a cru que l’Europe serait un démultiplicateur de sa puissance, un empire de substitution après l’aventure coloniale. L’Allemagne, de son côté, a vu l’Europe comme un investissement. Elle a (beaucoup mis à la caisse) et pense que le moment est venu d’encaisser les dividendes. Et elle le fait. Je suis frappé par l’affirmation allemande depuis la guerre des Balkans. Berlin n’est plus disposé à laisser le leadership diplomatique continental à Paris, ce qui était le deal initial. Avez-vous vu comme nous devons céder sur à peu près tous les sujets avec la mère Merkel. Quel est, dans cette Europe fidèle à la loi de la spécialisation, l’avantage comparatif de la France ???

ALORS, de ce qui précède, je tire les conclusions suivantes :
- notre destin nous appartient : nous sommes condamnés à sombrer ou à continuer comme la vieille nation que nous sommes ; il ne faut compter ni sur Madrid, ni sur Bruxelles, ni sur Berlin ni (évidemment !) sur Londres pour nous sortir de l’ornière ;
- nous avons bien sûr vocation à coopérer étroitement avec nos voisins, sur notre petit sous-continent européen, mais nous avons parfois des intérêts divergents et nous serions bêtes de ne pas défendre les nôtres ;
- la France ne sera sans doute plus jamais ce qu’elle fût au XVIIe s. ou, même, en 1914, la première puissance mondiale. La bonne nouvelle est que ce n’est pas grave ! Nombre de « petits » pays sont très heureux de leur situation et ne cherchent pas à faire nombre pour pouvoir enfler leurs jabots.
- Petits que nous sommes, nous conservons une position objective extrêmement privilégiée, qu’il faut s’attacher à maintenir et conforter.
- C’est en nous et chez nous que nous trouverons les clés de l’avenir. C’est difficile, mais nous n’avons pas le choix.

C’est ce à quoi je m’attelle. Et je vous promets que quand je prends le RER ou que j’ouvre la télé, je doute. Pas longtemps, heureusement !

Ecrit par : phiconvers | dimanche, 15 juin 2008

L'Europe est fichu depuis le premier jour de sa création.

Ecrit par : Iris | dimanche, 15 juin 2008

la vieille droite conservatrice se déchaine, elle est ravie d'enfourcher ses visions de la nation et de l'ordre. Et de préférence en maintenant l'organisation du corps social comme celle du corps humain (les pieds sont les pieds et la téte est la téte, définition du fascisme: maintien des corpôrations et des ordres professionnels qui protégent les nantis et font croire aux damnés qu'ils sont bien dans leur role), et surtout pas de mélange racial , des races pures !
Non , l'Europe ne se construit pas en quelques années. Bien sur il faut du temps. Bien sur on a trop pensé que tout allait se résoudre avec l'Europe, surtout en France où depuis Giscard aucun gouvernement n'a eu de courage pour imposer les indispensables réformes. Nous n'avons réformé que sous la pression de Bruxelles. Non, il ne s'agissait pas de renoncement à notre souveraineté mais de lacheté ministérielle.
Il faut cesser d'avoir peur des autres lorsque nous ne nous sentons pas les plus forts.

Ecrit par : Jérémy | dimanche, 15 juin 2008

Tout d'abord l'Europe n' pas de peuple; le peuple européen n'existe pas, parce qu'il n'y a pas encore de constitution européenne que crierait ce peuple européen.

Ce qui existe ce sont les peuples français, allemand, hollandais, portugais, italien, etc.

Autre chose: comment penser à "l’intégration" européenne si au niveau des Etats membres, le cas par exemple de notre pays, la France, on n'arrive même pas à faire l'intégration des français d'origine étrangère, et surtout les noirs?

Quant à votre affirmation sur les " hypocrisies de ceux qui se disent européens sans jamais en vouloir les moyens", elle est aussi une hypocrisie, parce que vous savez très bien, que la grande majorité des citoyens européens (ne pas confondre avec le peuple européen, qui n'existe pas!) n'est pas européenne.

Je m'explique: Combien de français, savent une deuxième langue européenne, connaissent la culture, l'histoire et la politique d'un deuxième, troisième ou quatrième pays européen? Combien d' hollandais, connaissent notre langue et notre culture françaises?

Vous savez combien? Seulement les européens d'origine étrangère, qui sont marginalisés dans leurs pays de naissance en Europe, par exemple en France, parce qu'ils pratiquent déjà la culture du pays de naissance et la culture du pays d'origine de leurs parents!

Mais comme j'ai dit, ces français-là, n'ont pas encore leur place dans vie politique de la France. Le même phénomène se pose aussi par rapport aux allemands, hollandais, etc d'origine étrangère.

C'est seulement avec la participation de ces européens-là que l'Europe peut se développer, dans le cadre d' un "Europe à plusieurs vitesses, la seule voie d’avenir", comme vous dites et là vous avez raison.

Conclusion: faîtes la France de la diversité, avec des français noirs dans le monde de la politique, média, ,justice, etc, et vous aurez l'Europe de la diversité!

Ecrit par : Al Binda | lundi, 16 juin 2008

Dans le précédent fil, on a lu : "faire fi de l'opinion des peuples", "respecter la démocratie"... "rendre grâce à Dieu de la fraîcheur de l'idée nationale"....!!!!

- Un Parlement d'élus au suffrage universel direct est représentatif du peuple qui l'a élu : c'est un principe fondamental de la démocratie.
- Ensuite, qui a lu, et encore plus compris le TC en Europe ? Qui a voté en connaissance de cause en Irlande, aux Pays-bas ou en France, et pas pour manifester un mécontentement national ou en raison des peurs irrationnelles créées par les tenants du "non" ?
On peut légitimement penser que si le vote des Irlandais avait eu lieu il y a quelques mois, avant qu'ils ne soient, eux aussi, victimes de la crise financière et des hausses de l'énergie et des matières premières, le "oui" l'aurait emporté ?
Nous avons tous entendu les raisons des nonistes : crainte de l’avortement généralisé et du rétablissement de la peine de mort et autres fariboles.... !!!
Chez nous, qui peut nier que la crainte, brandie par les souverainistes ou gauchistes démagos de la dernière heure (Fabius), de l'invasion du plombier polonais n'a pas énormément joué ? Comme cette affirmation sans fondement que le TC était trop libéral, alors que nous avions réussi à convaincre (difficilement) nos partenaires de le calquer sur le modèle français ??
Une trentaine de questions posées dans ces referendums : autant de réponses qui ne signifient rien.

Ce n'est pas mépriser les électeurs que d'affirmer qu'ils sont incapables de comprendre un Traité Constitutionnel et ses implications, contrairement aux affirmations de certains !! Pour simplement acquérir des bases de Droit Communautaire, un semestre d'études en fac de Droit est obligatoire.
La plomberie s'apprend, la médecine aussi : c’est vrai pour le Droit.
C’est tout simplement une aberration que de soumettre un tel sujet à un referendum national.

Ecrit par : Augustine | lundi, 16 juin 2008

L'Europe se fera et doit se faire, c'est une question de survie. La méthode n'a sans doute pas été la bonne, la pédagogie insuffisante, et l'élargissement trop rapide.
Et certaines décisions d’eurocrates incompréhensibles, pour ne pas dire parfois incongrues, nous en sommes bien d’accord.
Mais dans 100 ans, on se gaussera de tous nos atermoiements !! Espérons-le en tout cas.

En attendant, comme le dit Mr Devedjian, sans doute faut-il en revenir à l'Europe des cercles, des coopérations, des projets où ceux qui ne veulent pas avancer aussi vite que les autres laissent quand même les autres le faire et auront toujours la possibilité de rejoindre le système plus tard (comme l'Euro) et dans ce schéma-là, nous relançons l'intégration véritablement politique de l'Europe des 6 auxquels on peut ajouter l'Espagne, Portugal et Grèce.
Aux autres, on leur laisse ce sur quoi ils sont d'accord (Euro, Schengen, marché commun et concurrence), le reste des politiques communes, poubelle puisque personne n'en veut.
Mais la dictature de la minorité n’est pas plus acceptable que celle de la majorité : 50% de votants, avec une motivation plus grande chez les anti, comme toujours.

Pour conclure, une petite mise au point : on peut être profondément patriote et nationaliste et comprendre que seule la construction européenne pourra permettre la survie de nos Nations dans la mondialisation, n’en déplaise aux grincheux et aigris pathologiques.

Ecrit par : Augustine | lundi, 16 juin 2008

C'est un peu pathétique, Augustine. Tu commences un peu à ressembler à Morano. Attention !
Si le droit n'est pas compris, il n'est pas respecté. Et la base de la démocratie, c'est la règle commune acceptée par tous. Si tu considères que le traité de lisbonne était incompréhensible pour "le bas peuple", il faut en tirer une conclusion : les nuées de juristes qui ont commis cette copie doivent être remplacés, un texte simple doit être proposé au peuple. la constitution française de 58 est limpide et tient en quelques pages.
Avant de me traiter de grincheux, prends la peine de lire in extenso ce que j'ai écrit.

Ecrit par : phiconvers | lundi, 16 juin 2008

Philippe,
Vous êtes bien plus contre l'Europe que contre n'importe quel traité européen qui de toutes façons ne trouverait grace à vos yeux. De même que si je ne me trompe pas vous êtes contre l'avortement, probablement aussi le divorce, la messe en français, la pilule et ou peut être encore le coïtus interruptus... si ça ne s'appelle pas dogmatisme ...
Même si il regrette comme moi la phase actuelle des excès du capitalisme, dommage qu'un cadre supérieur qui voyage n'ait pas voulu voir au passage l'évolution du monde, la montée en puissance économique de la Chine, l'Inde, ... la radicalisation des masses islamiques avec accès progressif à des moyens de destruction terrifiants entre de pareilles mains, le choc des cultures, ... et qu'il n'en ait pas tiré les conclusions évidentes que seule l'adhésion à un ensemble constituant une communauté d'intérêts supérieurs, de culture, ... peut nous permettre de résister aux chocs qui nous attendent.

Ecrit par : Bilou | lundi, 16 juin 2008

Les sarcasmes et la prétention de ceux qui savent, n'ont d'égal que l'inutilité et la vanité de leurs propos....
Il aura fallu qu'un pays minuscule à l'échelle Européenne dise non,pour qu'un projet ratifié par 80% des pays de l'Union soit bloqué...bel exemple de ce qui ne faut pas faire si l'on veut demeurer en démocratie.Comprendre le droit dans des pays où l'alphabétisation est encore en devenir,me paraît un argument fallacieux et citconstanciel pour justifier le rejet...je reconnais que cet argument est imparable..s'il était honnête !
Or les raisons sont bien évidemment ailleurs....tout le monde le sait !
Personne ne parle de peuple Européen que je sache....mais de l'Union de peuples ayant vocation, et intérêt à vivre selon des règles communes....
En fait, il manque d'Europe pour montrer aux peuples qu'elle est nécessaire...harmonisation sociale, fiscale, libre circulation, politique d'immigration...etc ! or ces objectifs ne pourront être réalisés sans cadre législatif et règlementaire....
N'en déplaise à Phiconvers, qui ne trouve que l'insulte et le mépris pour ceux "qui ne comprennent rien", l'Europe n'a pas besoin de gens qui,par leurs positions sapent tout progrès dans sa construction..
Besoin de temps..certes....mais si l'on attend que chaque habitant soit en accord et convaincu de la nécessité de l'Union alors il faudra des siècles...ce qui doit plaire à Phiconvers ! alors faisons sans lui !

Ecrit par : LAPORTE | lundi, 16 juin 2008

En tout cas une chose est sur,

Il faut simplifier au maximum cette europe, faire des projets qui parlent davantage aux gens...Lui redonner une légitimité démocratique.....Il y'a eu des grandes réussites en europe, faut s'appuyer la dessu...Et en effet peut être revenir à des formes de cercles et de coopérations à plusieurs niveau....Ainsi ceux qui veulent avancer plus vite pourront ne pas se trouver bloquer.

Ecrit par : alex | lundi, 16 juin 2008

Philippe,
Ce que le peuple rejète, c'est l'Europe des technocrates froids de Bruxelles bien souvent enfoncée un peu plus par les gouvernements nationaux qui lui attribuent l'obligation de faire des réformes douloureuses; c'est aussi l'Europe immobile aux prises de décision impossible et sans aucun tonus, ficelée par le traité de Nice.
C'est cette Europe là que les peuples rejètent et que les traités VGE ou de Lisbonne permettraient de remettre sur pied grace à une prise de décision enfin facilitée par l'abandon de l'unanimité, par l'arrivée d'un exécutif enfin stable, visible et forcément plus attentif aux peuples... oui mais voilà, les démagos se sont appuyés sur les défauts actuels plus une grosse dose de n'importe quoi pour enfumer des peuples et leur raconter n'importe quoi sur un sujet complexe allant bien au delà de ses préoccupations court terme.
Volà les résultats d'un usage inadapté de la démocratie.
A démocratie directe soumission de décision simple, à démocratie représentative soumission de décision complexe, ou alors supprimons le parlement devenu inutile et n'ayons recours qu'à referendum !

Ecrit par : Bilou | lundi, 16 juin 2008

Très cher phiconvers,
- Je n'ai jamais parlé de "bas peuple", mais des électeurs appelés à se déclarer sur ce texte.
- Un Traité Constitutionnel régissant les règles de fonctionnement de 27 puis 30 Etats membres n'est pas le Droit commun. Ni la Constitution de 58, qui depuis est devenue plus illisible ou sujette à interprétation.

"Aigris", et vous vous êtes senti visé : vous ne faites que déverser votre aigreur, en effet, avec une grande virulence, quelque soit le sujet ou les décisions prises par notre pouvoir en place. C'est votre droit le plus strict, je ne pense pas vous avoir jamais insulté.
En revanche, je prends acte de vos inutiles et sans raison "pathétique" (mon avis ne vaut pas le vôtre) et de votre comparaison avec N.Morano, qu'ici même il y a peu, vous aviez traitée de "grosse vache vulgaire", avec une rare élégance.
C'est noté.

Ecrit par : Augustine | lundi, 16 juin 2008

Certes dans les réferendums les questions sont parfois complexe et on ne répond pas toujours à la bonne question.

Mais vous êtes héritier(ump) du général de Gaulle qui avait une conception très forte de l'usage du réferendum...Et sans remonter à lui je crois savoir que la réforme des institutions en prévoit un usage plus important non?....

Donc il faut à partir du moment qu'on le fait en respecter l'usage.....Ce qui ne veut pas dire non plus qu'il faut mépriser la démocratie PARLEMENTAIRE ET REPRESENTATIVE de nos élus(qui sont eux mêmes issu du vôte du peuple).....

Je pense quand même que les européens devraient essayer davantage "bander"(excusez l'expression) le peuple....Pour que l'europe redevienne ce grand projet cher à Hugo.

Ecrit par : alex | lundi, 16 juin 2008

dans mon mail au dessus, je parlais de Phiconvers pour "vieille droite réactionnaire".
Notez bien les termes et la syntaxe utilisée c'est caractéristique de l'extréme droite : des phrases sophistiquées avec des mots peu usitées (sinon ça sent le peuple), le mépris pour les faibles dont les marchands (la Hollande), la référence aux valeurs paternelles et viriles, à l'honneur et à la grandeur, parfois l'allusion sexuelle (nations.. émasculées par l’histoire ), etc.. et ça finit dans l'aigreur car il voit la caravane passer.
Le libéralisme et l'économie prendront le pouvoir et c'est tant mieux car les régimes autoritaires à coup de pureté et autres fadaises nous ont menés aux plus grands crimes jamais commis.
PS à ce sujet, dans le Monde de la semaine derniére, intéressante interview de P Devedjian sur l'UMP, le social et le libéralisme. Une vraie question pour débat de fond, vous devriez nous le redonner ici.

Ecrit par : Jérémy | lundi, 16 juin 2008

Augustine,
En fait ce qui inquiète les electeurs, c'est l'Europe actuelle, son impuissance, son incapacité à prendre des décisions, son côté impersonnel sans visage et lointain. S'appuyant sur cela et un texte imbittable en démocratie directe les populistes racontent n'importe quoi et figent une situation qui pourrait être en beaucoup de points sensiblement améliorée si le nouveau traité était mis en place.
Le chat qui se mord la queue.

Nous sommes ligottés, enfermés dans le traité de Nice qui paralyse l'Europe et perpétue son impersonnalisation à son détriment et ravie les antieuropéens type Phiconvers.

Ecrit par : Bilou | lundi, 16 juin 2008

Bilou,
Les électeurs européens PENSENT l'Europe impuissante : mais dans quel état économique serions-nous sans cette formidable construction, à l'heure de la mondialisation galopante ?
Il manque de la pédagogie à tous les niveaux : politiques, et médias qui s'intéressent peu au sujet.
Et au contraire bien souvent, c'est l'Europe qui est rendue responsable de nos maux par les politiques nationaux !
Sans doute l'élargissement a-t-il été trop rapide ou a-t-il télescopé une crise qui rend cet élargissement trop difficile.
Il manque une véritable Europe politique, unie, entité juridique prenant les décisions au nom des nations qui la composent, après vote interne d'adhésion.
Quand celle-ci existera, le rôle des décisions européennes influant au niveau national ou local sera mieux perçu.
En attendant, les anti se régalent et on repart pour un tour !
D'où mon accord avec Mr Devedjian sur une Europe à deux vitesses comme je la précisais dans mon précédent post.
Mais d'ailleurs, l'Europe a-t-elle vraiment besoin d'une Constitution ?

Ecrit par : Augustine | lundi, 16 juin 2008

Bonne question Augustine,
Il faut être anglais pour avoir une constitution non écrite, de type coutumière !!!Que l'avenir de l'Europe soit à une, deux, trois, quatre ou cinq vitesse, ... avec ou sans marche arrière ! les accords entre les nations ont quand même besoin à mon sens d'être définis par des textes écrits.
Regardez l'impasse dans laquelle Jospin et Chirac ont laissé l'Europe s'engluer avec ce traité de Nice et sa règle de l'unanimité acceptée à la veille de l'élargissment aux pays de l'est européen doublant le nombre des votants ! On est aujourd'hui enfermé dans ce traité "merdique" qui réduit l'ensemble à un néant qui exaspère les peuples vis à vis de l'Europe et les fait voter contre.

Alors oui, si le traité de Lisbonne se révèle définitivement mort, il faut s'assoir sur Nice d'une manière ou d'une autre et avancer avec ceux qui veulent aller plus loin. Ou alors, c'est sera le déclin rapide au sein de nos petites nations au grand plaisir retrouvé des "anti" type Phiconvers et autres.

Ecrit par : Bilou | lundi, 16 juin 2008

Je suis d'accord qu'il manque de pédagogie à l'europe, l'élargissement à aussi été trop rapide(il y'aurait sans doute fallu davantage préparé les pays de l'est avant de les fairent entrer)....Tous cela manque aussi de simplicité(les peuples n'y comprennent plus rien)....Il faut en revenir aux fondamentaux....Et bien sur d'accord pour dire que l'europe à quand même beaucoup apporté(malgré ses limites).

Le pire c'est que tous ses pays qui emmergent comme la Chine, le Brésil, l'Inde.....Il nous faut donc une europe forte mais qui fasse vraiment réver les peuples.

Ecrit par : alex | lundi, 16 juin 2008

C'est vrai que le traité de nice est un echec formidable....Tous le monde(droite gauche ) s'accorde à le reconnaitre et pourtant on ne réussi pas à avancer.

Ecrit par : alex | lundi, 16 juin 2008

Traité de Lisbonne ou pas, espérons que nos députés vont rétablir l'obligation de référendum pour l'adhésion des "plus de 5%" !

Ecrit par : yves | lundi, 16 juin 2008

Bien sûr, il faut évidemment des règles écrites : une Constitution étant même impérative à partir d'un certain nombre de membres.
Mais en cas d'impossibilité de trouver un accord sur Lisbonne, il faut annuler Nice, Traité catastrophique ne pouvant que gripper l'intégralité de la machine, et donc revoir le fonctionnement de l'Europe.
Relançons dans un premier temps l'Europe des cercles, puisque les projets, les attentes, les liens internationaux et possibilités des pays sont divers, avec un Traité C. pour une Europe véritablement politique des Six + Espagne, Portugal et Grèce.
Les autres pays gardant ce qu'ils acceptent (Euro, Schengen, marché commun et concurrence).

Et oui Yves : bien sûr pour "les + de 5%", article rejeté par nos sénateurs dans l'indifférence générale : j'aimerais en savoir davantage sur les motifs de ce rejet !

Ecrit par : Augustine | lundi, 16 juin 2008

Et aussi : oui à des règles communes et à une uniformisation des règles de la concurrence, de la libéralisation, d'un modèle social, à de grands projets communs en matière de recherche, d'industries, d'énergies, de politique écologique etc...

Mais non aux diktats d'eurocrates sur les us et coutumes de chaque pays ou de leurs régions, qui doivent garder leurs spécificités.
Ces fameuses "normes européennes", qui se sont étendues des chirurgiens dentistes, obligés de changer tout leur matériel (?), aux petits fabricants locaux de foie gras du Gers ou des Landes, qui n'exporteront jamais leurs produits qu'ils vendent sur les marchés du coin ou à la ferme, et qui ont engendré pour eux des frais aussi exhorbitants qu'incompréhensibles ! Idem pour les normes des gites ruraux, etc etc. Les exemples sont innombrables...
De Villiers racontait qu'il avait assisté à une discussion surréaliste de plusieurs heures à l'Assemblée européenne pour décider du nombre uniforme de barreaux des perchoirs des coqs : au pif et pour exemple, les Français en ayant 2, les Espagnols 3 et les Allemands 1 !
Je pourrais parler des décisions unilatérales de Bruxelles de déclarer une zone "Natura 2000" et des contraintes insupportables et imbéciles pour les propriétaires...et où seuls les intérêts de nos chers capricornes et termites sont pris en compte !!!!!
C'est le genre de décisions uniformes et unilatérales, sans discussion, et bien inutiles qui indisposent les citoyens nationaux, et leur donne l'impression de perdre leur âme, noyés dans une masse identique qu'ils rejettent majoritairement.

Revenons aux fondamentaux et à l'essentiel ! Ce n'est pas ce qui manque, et peut-être les citoyens européens se réconcilieraient-ils avec cette Europe vitale et incontournable !

Ecrit par : Augustine | lundi, 16 juin 2008

Pas faux...Et qu'on nous embète pas avec le fromage au lait cru....C'est bon le fromage au lait cru et si les scandinaves n'aiment pas tant pis.

Ecrit par : alex | lundi, 16 juin 2008

Alex,
Non seulement ce n'est pas faux, mais c'est très vrai : et ce sont ces décisions autoritaires et souvent onéreuses prises à Bruxelles par on ne sait pas qui, touchant à la vie quotidienne des citoyens qui ne les comprennent pas, qui les exaspèrent, qui risquent bien de leur faire mettre un bulletin "non" à la première occasion !
Parce que ce sont les premiers "effets" visibles de l'Europe pour les euro-citoyens.
Et le reste, l'essentiel, ce qui est vital pour l'avenir économique de nos pays, est inconnu de la grande majorité (à part peut-être la PAC et certaines décisions de politique étrangère - sur lesquelles en plus, il y a rarement consensus ! -).
Parce que mal vendu ou mal expliqué, et de toutes façons beaucoup plus abstrait ou lointain...sans prendre l'électeur de base pour un idiot.

D'où l'incongruité d'ailleurs de faire voter par referendum un Traité Constitutionnel....

Ecrit par : Augustine | lundi, 16 juin 2008

Pourtant la Pac à plutôt été une réussite mais ça à sans doute été mal vendu auprès des agriculteurs.....C'est dommage qu'on vende mal l'europe...Il faudrait un bon vrp(pas un technocrate) pour vendre l'europe au peuple et en revenir à des choses qui parlent aux gens.

Ecrit par : alex | lundi, 16 juin 2008

"Traité de Lisbonne ou pas, espérons que nos députés vont rétablir l'obligation de référendum pour l'adhésion des "plus de 5%" !"

Qu'es-ce que c'est que cette histoire ?? Ce dispositif a été supprimé ?
Première nouvelle !!!
Si c'est vrai, on nous prend vraiment pour des billes....

Ecrit par : christophe | lundi, 16 juin 2008

Arrêtez de déconner les chéris...vous dites et répétez comme des aboyeurs et cracheurs sur les "technos" qui feraient le soleil et la nuit sur des sujets aussi futiles que le camenbert ou d'autres billevesées ...
Vous n'y êtes pas du tout...mais ce n'est pas votre faute car on ne vous aura pas appris les règles de fonctionnement de l'Union et c'est pour celà que j'ai la plus grande sympathie pour vos errements pathétiques....et vos enflures syntaxisques.
En tant que négociateur à Bruxelles, j'ai eu l'occasion de représenter mon pays et la défense des intérêts des professions que je représentais alors !
Autour d'un sujet donné demeurent des entreprises qui gèrent et produisent des biens matériels selon des concepts locaux mettant en oeuvre des moyens propres qui, en général suffisent à produire et commercialiser des produits dans l'hexagone....bien !
Dès lors que la stratégie de l'entreprise est dirigée vers un développement en dehors des frontières,se posent plein de problèmes qui tiennent à la langue, au process,aux réseaux commerciaux, aux exigences environnnementales, à l'image des produits, à l'adaptation aux normes.....qui ne peuvent être entièrement résolus sans le recours de Directives qui fixent un certain nombre de règles fondammentales,dont le respect permettra, ou facilitera l'échange des productions intracommunautaires.........des millions d'exemples peuvent être cités sur des milliers de produits......
Bien sûr çà "ne parle pas aux gens" et pourtant combien d'emplois sont développés ou sauvés par des accords sur des détails qui, faute de consensus,bloquent les échanges....
Vous êtes,semble t il d'accord pour fustiger cette "Europe" et vous avez lourdement tord,car beaucoup de gens ont donné de leur temps et de leurs compétences pour arriver à permettre la rédaction de règles à partir desquelles tous les produits auront pu circuler sans autres entraves....
Vous évoquez la PAC.....qui est la plus radicale réussite de l'Union ayant permis à des millions d'agriculteurs de vivre (et très bien vivre) aujourd'hui,par la solidarité exprimée matériellement par nos voisins moins producteurs que nous ! et qui pourtant accordent beaucoup de leurs ressources financières à cette PAC !
Que dit on de l'Europe dans les écoles de la République...que du mal ou alors pas du bien....comment forment on les enseignants à la réalité de l'Europe et de ses institutions ?
J'ai déjà dit, et je vais me répéter,que nos convictions en matière Européenne s'arrêtent ou commence notre intérêt personnel... sans autre discernement.
Le thon rouge crève,mais nos pêcheurs n'en n'ont cure.....les réserves d'eau s'épuisent, mais nos paysans procèdent à des arrosages intensifs, nos sols sont rongés par les nitrates, mais la consommation de ce poison est exponentielle, les émissions de polluants par les véhicules sont globalement en augmentation, ...bref !
Laisser chaque pays agir selon ses propres règles est suicidaire pour tous....
Bien sûr, le respect des traditions,dans un cadre respectable et acceptable pour l'intérêt général,est une nécessité absolue....
Si nous voulons être crédibles, soyons objectifs et responsables...pas répète Jacquot...

Ecrit par : LAPORTE | lundi, 16 juin 2008

Bon, petite mise au point :

- sur la démocratie représentative et les vertus des procédures parlementaires : en France, l'Assemblée Nationale, élue au scrutin majoritaire, est une instance croupion qui a pour mission principale l'enregistrement des décisions du Prince. Le Sénat, pour lequel j'ai une certaine affection toute désuète, est élu par la classe politique. Plusieurs exemples attestent du décalage total entre les positions du "Congrès" et celles du peuple qu'ils sont présumés incarner (notamment sur l'Europe). Sans un scrution proportionnel total et une effective séparation des pouvoirs, les chambres seront avant tout des puits pour fonds publics ;

- Jérémy et Bilou, vous me faites un mauvais procès en me traitant de vilain réac. On dirait des petits adolescents boutonneux de l'UNEF. Ce n'est pas digne de vous. Vous êtes libéraux et peu attachés à l'idée de l'Etat et de la nation, je suis conservateur et je crois en l'Etat. Pas la peine de vous échiner à faire de moi un dinosaure. Bilou, même si l'Europe des origines portait en germe tout ce qui se passe, j'identifie pour ma part le point d'inflexion à partir duquel l'Europe a commencé à dérailler à l'Acte Unique. En d'autres termes, je ne suis pas hostile à certaines formes de coopération. Pas de problème, je vis dans mon siècle sans que cela m'ôte un solide et salutaire esprit critique ; sur la vision du monde acquise notamment au cours de mes voyages, Bilou, rien ne m'indique qu'un conglomérat européen sans substance protégera mieux nos peuples que les Etats ;

- Augustine, je n'ai jamais caché l'aversion profonde que suscite en moi la personne de N. Sarkozy, que j'ai expliquée ici assez longuement. Rassurez-vous cependant, je continue d'attacher une certaine attention à d'autres personnalités de la majorité dont j'espère qu'ils incarneront, après ce fond du trou sarkozyen, le renouveau de la droite.

- pour finir, j'aurais apprécié des objections plus sérieuses à mes propos, mais à peu près tout ce que j'ai lu en réaction à mon article relève de la polémique courante. Au boulot !

Ecrit par : phiconvers | lundi, 16 juin 2008

Merci Vaclav Klaus, président de la République tchèque :

Sur l'Europe :

"Laissons les gens qui vivent sur le continent européen être tchèques, polonais, italiens, danois... et ne faisons pas d’eux des Européens. C’est un projet erroné. La différence entre le Tchèque, le Polonais, l’Italien, le Danois et l’Européen est la même qu’entre la langue tchèque, polonaise, italienne et danoise et l’esperanto. L’européisme est l’esperanto : une langue artificielle, morte".

Sur le non irlandais :

"Les résultats constituent, espérons-le, un message clair pour tous. C'est une victoire de la liberté et de la raison sur des projets élitistes artificiels et sur la bureaucratie européenne. Le projet de traité de Lisbonne s'est achevé aujourd'hui avec la décision des électeurs irlandais et sa ratification ne peut continuer".

Ecrit par : phiconvers | lundi, 16 juin 2008

Augustine, parce que vous m'êtes souvent sympathique et que j'apprécie dans l'absolu votre fidélité à votre héraut(os ?), pourtant mise à rude épreuve, je vous gratifie d'un message séparé.

Qu'est-ce qui vous attache à cette UMP et à son leader, si ce n'est le désarroi que suscite chez moi comme chez vous la classe politique prise dans son ensemble ?

Je retire ma comparaison de votre personne avec Morano. Vous ne méritiez pas un tel traitement.

Est-il encore légal de contester la construction européenne, ou faut-il dès à présent s'enfoncer dans la clandestinité en attendant de devoir faire usage des armes ?

Si vous êtes attachée à la nation, pourquoi soutenez-vous ce traité de lisbonne qui conclut l'OPA sur notre diplomatie et nous impose d'être, comme nos voisins, des nains militaires ?

Ecrit par : phiconvers | lundi, 16 juin 2008

Comme si les produits qu'on importait des zones non-euro n'étaient pas déjà soumis à des règles et des normes économiques et sanitaires. Comment avons-nous fait pour commercer pendant des millénaires dans le monde ? Et comment se fait-il que, même avec l'Europe, le plus gros importateur soit la chine ? Nous sommes en train de passer d'une Europe économique à une Europe Politique. On a pas eu besoin de l'Europe pour se rendre compte des méfaits ou des améliorations possibles ni pour établir des normes import-exports. Je sais pas si " les chéris déconnent" mais les papis bougonnent durs....Bill gates a pas eu besoin de normes européenne ou défense des intérêts pour vendre et à bon prix, il était bon , point barre, il y a rien d'autre à rajouter.

On a eu les accords de bretton woods le plus gros crack, la SDN le plus beau hic post coloniale, l'OTAN le plus grand flop, l'ONU le plus grand désordre géo-politique, mais tous on permis à de gros poisson de sans mettre plein les poches. Pourquoi voulez-vous que l'histoire change. On l'aura l'Europe , on a besoin d'un grand domaine à piller. Je comprends que si tous à Bruxelles ont la même façon de négocier que Laporte, çà m'étonne pas que les européens soient contre ce traité.

L'europe vient de sortir aujourd'hui une recommandation pour lutter contre les méfaits des fessées sur les enfants. Vous voyez à quoi sert l'Europe......vachement économique......

Ecrit par : Pierre | lundi, 16 juin 2008

"Alors que Nicolas Sarkozy se rend à Prague pour rencontre les chefs de gouvernement tchèque, slovaque, polonais et hongrois, le président tchèque Vaclav Klaus en remet une couche dans la crise politique et institutionnelle provoquée par le « Non » Irlandais au Traité de Lisbonne. Il a accordé un entretien au quotidien Lidove Noviny :

«Laissons les gens qui vivent sur le continent européen être tchèques, polonais, italiens, danois... et ne faisons pas d’eux des Européens. C’est un projet erroné. La différence entre le Tchèque, le Polonais, l’Italien, le Danois et l’Européen est la même qu’entre la langue tchèque, polonaise, italienne et danoise et l’esperanto. L’européisme est l’esperanto : une langue artificielle, morte. »

Vaclav Klaus est le seul dirigeant européen à avoir réagi au référendum irlandais en déclarant que le traité de Lisbonne est « fini » et qu’il n’est « plus possible de poursuivre sa ratification ».

[...]

La réaction officielle de Vaclav Klaus, vendredi, au vote irlandais : « Les résultats constituent, espérons-le, un message clair pour tous. C’est une victoire de la liberté et de la raison sur des projets élitistes artificiels et sur la bureaucratie européenne. Le projet de traité de Lisbonne s’est achevé aujourd’hui avec la décision des électeurs irlandais et sa ratification ne peut continuer. »"

http://journalchretien.net/spip.php?breve13369

L'Europe fédérale est un phantasme pour égo hypertrophiés, pardon, pour les "zélites" (non intellectuelles), qui satisfait bien plus leur imaginaire que le réel. CQFD

Ecrit par : Antoine | mardi, 17 juin 2008

Irlande : puisque le peuple vote contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple


"Par Edouard Husson, historien. Qui revient sur cinquante ans d'histoire européenne pour éclairer l'aveuglement des élites européennes sur la construction du l'Union.

[...]

Le vrai affrontement politique de l'époque moderne n'est pas entre la droite et la gauche mais entre ce qu'on appelait dans la philosophie médiévale le nominalisme et le réalisme. Le nominaliste, à commencer par Guillaume d'Ockham, ne croit pas que les concepts renvoient à une réalité. Ils sont un moyen d'appréhender le réel, de le modeler, de le manipuler au besoin. Le réaliste, au sens de Thomas d'Aquin, pense au contraire que les concepts sont inséparables des réalités qu'ils désignent, qu'ils invitent l'homme à respecter le réel, à s'appuyer sur lui pour agir. Le nominaliste commence par dire qu'il ne croit qu'aux réalités particulières, individuelles puis, comme l'empirisme ou l'individualisme absolus ne sont pas pensables ni praticables, il finit par chercher des idées générales mais, comme il refuse de les trouver dans le réel, il les pense a priori et décide de les imposer au réel.

Le nominaliste Monet contre le réaliste de Gaulle

Application à l'Europe : l'Europe est une réalité ancienne et complexe, devenue naturelle pour les Européens de la fin du XIXè siècle, qui pouvaient voyager sans passeport de Paris à Saint-Pétersbourg, qui profitaient d'une monnaie européenne (et même mondiale) parfaitement stable (l'étalon-or) et qui goûtaient à la même culture, exprimée dans une diversité de langues qui lui donnait toujours plus d'épaisseur. L'Europe existait, sans uniformité; la diversité des peuples y était une réalité, tout comme celle des Etats. Elles ne coïncidaient que rarement entre elles. La réalité et la pluralité des souverainetés politiques n'empêchait ni l'existence d'économies nationales ouvertes ni l'expression, toujours mieux reconnue, d'une diversité de croyances, de coutumes et de pensées. Parmi tous les courants négateurs du réel, le plus puissant était à l'époque était celui du nationalisme, qui voulait, partout, faire coïncider nation et Etat. Quand on veut plaquer une pensée a priori sur la complexité du réel, on finit par tuer les hommes et l'Europe sombra, en 1914, dans trois décennies de violence.

Après que les deux guerres mondiales avaient failli détruire l'Europe, il s'agissait de la reconstruire, de la faire revivre, de faire réémerger l'unité du continent. En Europe de l'Ouest, un courant toujours plus nombreux s'exprima, pour réclamer la réconciliation entre anciens belligérants. Robert Schuman, Konrad Adenauer, Alcide de Gasperi sont les figures les plus illustres du mouvement européen naissant, qui a buté sur deux limites : il opposait artificiellement les nations et l'Europe, comme si l'Europe n'avait pas vécu, toujours, du dynamisme de ses entités particulières; la reconstruction de l'Europe était inséparable de celle de ses nations, elle passait forcément par elles, comme le montrent les Trente Glorieuses. Deuxième limite: la moitié orientale du continent était exclue des considérations sur la nouvelle unité européenne par ces anticommunistes bon teint qu'étaient Schuman, Adenauer et De Gasperi.

La chance de l'Europe fut, de ce point de vue, le retour du Général de Gaulle, qui posa la triple question de l'effort économique national, du ralliement des peuples à la construction européenne et de l'unité du continent «de l'Atlantique à l'Oural». On n'a pas compris l'antagonisme entre De Gaulle et Jean Monnet si l'on ne voit pas que le premier voulait faire revivre l'Europe et ses nations, réalités préexistantes à l'action politique tandis que le deuxième voulait «construire l'Europe» selon des schémas a priori, qui écartaient du champ de vision tout ce qui ne rentrait pas dans le schéma prévu. On oublie trop que Jean Monnet ne rejetait pas seulement les nations mais aussi «l'autre Europe», s'accommodant d'une division du continent qui permettait de réaliser sans trop d'obstacle ses «Etats-Unis d'Europe» et surtout qu'il détestait la politique, autant dire la démocratie, voulant mettre les peuples et les parlements devant le fait accompli concocté par une petite avant-garde d'Européens éclairés prêts à faire le bien des nations malgré elles [...]".

http://www.marianne2.fr/Irlande-puisque-le-peuple-vote-contre-le-gouvernement,-il-faut-dissoudre-le-peuple_a88363.html

Ecrit par : Antoine | mardi, 17 juin 2008

Demain, ce sera une Europe de ce genre là :

[La Commission Européenne] ne s'oppose pas à la facturation des appels reçus sur un portable

"La Commission européenne a dit, ce lundi, ne pas s'opposer à ce que les opérateurs téléphoniques facturent directement à leurs clients les appels qu'il reçoivent sur leur téléphone portable, même dans leur propre pays. Bruxelles veut en effet s'attaquer aux frais de terminaison d'appel, très élevés et inégaux en Europe.

Devoir payer à chaque appel reçu sur son portable, sans même être à l'étranger. Voici un scénario que n'exclut pas Viviane Reding, commissaire européen chargé de l'information et des médias. Interviewée ce lundi par le quotidien britannique "The Financial Times", elle a déclaré: "Pourquoi pas? Le marché se développe, on ne devrait pas en rester aux règles qui ont été en place pendant dix ans". A condition que ce soit aux opérateurs de décider, insiste-t-elle".

http://www.latribune.fr/info/Bruxelles-ne-s-oppose-pas-a-la-facturation-des-appels-recus-sur-un-portable-~-ID4CFB1AC30AB109DBC125746A00541872-$Channel=Entreprises%20&%20secteurs-$SubChannel=Communication

Ecrit par : Antoine | mardi, 17 juin 2008

Les anti européens peuvent toujours tenter de solidifier leur refus du projet de cette construction:
- en qualifiant les attitudes des autres d'élitiste (c'est marrant venant de quelqu'un qui appuie ses propos en déclarant " je suis cadre supérieur et je voyage nettement plus que la moyenne des "zélites" européennes" !!!)
- en s'appuyant sur de Gaulle contre Monnet (c'est également drôle venant d'un opposant probable)
- ...

mais si la raison de leur opposition au projet européen est comme ils le disent la défense de la nation, de ses valeurs, de sa culture, ... ce qui est peu cohérent voire incompréhensible, c'est que justement l'absence d'Europe balaiera beaucoup plus surement leurs valeurs que je partage dans le maelström de la mondialisation.

Ecrit par : Bilou | mardi, 17 juin 2008

Merci Laporte de ne pas caricaturer mes propos avec le camembert qui, en effet, ne risque rien à cause de l‘Europe !
Ce que j’évoquais hier n’entre pas du tout dans le schéma et les obligations légitimes du processus de directives que vous décrivez !
En revanche, et au travers de seulement trois exemples de ce que vivent de nombreux citoyens européens, touchés par des décisions qu’ils subissent au quotidien, je montrais des contraintes que l'on aurait pû éviter : pas besoin de leur faire un cours d’économie ou d'adaptation des entreprises dans une UE à 27…Pour le coup, ce serait un zest méprisant.
C'est vrai pour les dentistes européens et pour les petits paysans vendant leur production artisanale à la ferme (beaucoup ont du coup arrêté et/ou disparu !!).
Et le top, que je n’ai pas détaillé : de plus en plus de zones (de plusieurs milliers d’hectares) sont autoritairement décrétées par Bruxelles "zones Natura 2000", alors qu’elles englobent souvent de nombreux terrains déjà construits dont les propriétaires n’en ont plus, subitement, que le nom.
Pour la zone que je connais bien : interdiction de couper un arbre mort dans son jardin (pour le bien-être des capricornes), de construire une piscine ou une extension de son habitation (pour préserver la vie des fourmis et autres bestioles), de reconstruire une partie de sa maison en cas de dommages (dûs par exemple à la chute de l’arbre mort….!!) pour étendre la zone de vie de nos amies les bêtes.
Je ne parle que de ce que je connais bien ; les exemples incongrus de ce type doivent être innombrables, doivent concerner de très nombreux européens, et je vois (ou j'ai vu) les réactions des intéressés à l'encontre de l'Europe au travers de ces quelques réglementations : je vous assure qu’elles ne passent pas, et toute pro-Europe que je sois, je le comprends.
Ce sont les mêmes évidemment, et avec les mêmes réticences des peuples, dans tous les pays de l’UE.
Je suis pour le Traité de Lisbonne et pour la poursuite de la construction européenne, complètement, et je suis navrée de voir les oeillères de nombre de citoyens européens face à la nécessité vitale de la réussite de ce projet.
Mais "qui aime bien châtie bien", et dénoncer des dérives technocrates de "ces Messieurs qui décident de tout", n'est pas faire du "répète jacquot" mais alerter pour éviter de les réitérer ou de les multiplier, parce que cela nuit à l'adhésion à ce grand projet européen.
Parce que l’Europe, c’est un projet formidable, qui comme le dit Bilou, est sans doute le seul moyen d’éviter que ne soient balayées nos économies respectives, nos cultures et notre civilisation, il serait dommage qu’il disparaisse pour ce qu’il faut bien appeler des abus, que les euro-citoyens n’acceptent pas et qui a bien dû se refléter au travers de leur vote.

Ecrit par : Augustine | mardi, 17 juin 2008

Monet, Shumman, Spack, etc... c'est bien beau tout ça, mais leur projet a été une tentaative vouée à l'échec.

Ecrit par : Diamant | mardi, 17 juin 2008

Quelle culture ? Quelle civilisation (sous entendu européenne) ? Il n'y a pas de peuple européen, il n'y a pas d'europe. L'Europe ne sera jamais fédérale puisque chaque pays veut garder sa souveraineté et tant que les Etats seront souverains, les peuples garderont leur nationalité. Pour moi, ça ne veut rien dire "etre européen". Moi, je française, poit final, ça s'arrete là. On perd notre temps précieux avec cette construction ridicule qui ne ressemble à rien. A la base, quand on ne sait pas construire vaut mieux encore laisser tomber. C'est comm si qu'on essayait de construire une maison sans charpente. Y'en a marre de ces français incompétents qui proposent dans le vide des choses qui n'aboutissent jamais. Le président ferait mieux de se concentrer sur la France. Ah oui, c'est vrai, il sera bientot président d'une europe qui n'existe pas : un roi sans royaume.

Ecrit par : Diamant | mardi, 17 juin 2008

On ne peut pas négocier un traité pour les 48 pays une bonne fois pour toute ? Je ne vois pas à quoi cela sert de faire 50 traités, à revisiter des règles à chaque fois que quelques pays rentrent dans cette soi disant "europe".

Ecrit par : Diamant | mardi, 17 juin 2008

Augustine : les technocrates de Bruxelles décident parce que la France est absente. Soit les ministres valsent (combien de temps durent nos ministres de finances par rapoort aux allemands ?) soit nous sommes absents lorsqu'"il faut normaliser (expérience vécue dans l'administration française ). Et notre diplomatie répugne à tout ce qui est mercantile, elle ne voit que la grandeur de la France ...
Le jour où nous serons présents, les décisions seront diffrentes.
Sauf pour la PAC défendue par le grand corpôratiste J Chirac. Nous avons défendu un secteur bon pour le tiers monde et laissé l'industrie aux allemands. La PAC a été une catastrophe économique par son cout et est maintenant à l'abandon. L'industrie allemande se porte bien merci.

Ecrit par : Jérémy | mardi, 17 juin 2008

Pendant ce temsp à Météo France :
Météo-France, qui compte près de 90 centres départementaux, avait annoncé début juin devoir "travailler avec un effectif réduit de moitié à partir de 2011 compte tenu des évolutions techniques et technologiques". Les quelques 45 fermetures de centres prévues devaient s'échelonner entre 2011 et 2017. Météo-France compte 3.700 employés, dont 1.000 basés à Toulouse, 300 à la direction générale à Paris, sept centres régionaux et près de 90 centres départementaux.
Tous ces gens payés pour faire quoi ? quel est le nom du ministre démissionnaire de cette réforme ? où sont les députés et la LME ?

Ecrit par : Jérémy | mardi, 17 juin 2008

Diamant, ma chère Diamant, nous sommes sur la même ligne sur l'Europe et je m'en réjouis !

Bilou et Augustine, deux questionx : qu'est-ce qui vous conduit à penser que la france est condamnée à la lessiveuse de l'Histoire si elle conserve sa souveraineté tout en entretenant un sain commerce et de cordiales relations avec ses voisins ??? Sentez-vous vraiment que Bruxelles porte les valeurs de notre histoire et nous protège ? Avec les Anglais, nous sommes les seuls à consentir un effort militaire un peu substantiel (même si cette journée amène de gros nuages sur l'armée française, au-delà des déclarations d'intention). Bilou, j'assume sans difficulté ma situation et je n'ai pas besoin de me faire passer pour un ouvrier sédentaire. Cela ne m'empêche en rien d'avoir conscience d'appartenir à une communauté nationale diverse, où l'ouvrier, le paysan, le commerçant, le soldat et le cadre sont unis au-delà de leurs expériences. Parce que je voyage justemement, je connais les limites et les dangers du cosmopolitisme de l'élite.

Ecrit par : phiconvers | mardi, 17 juin 2008

Phiconvers,
votre idéologie est transparente, je vous cite :
"communauté nationale diverse, où l'ouvrier, le paysan, le commerçant, le soldat et le cadre sont unis " , lisons bien que chacun est dans sa corporation.
"cosmopolitisme de l'élite": cela ne vous rappelle rien ? en 1940 on en parlait déjà !!
sans parler de votre mépris permanent pour ce qui n'est pas le male dominant : "critique d'ado boutonneux"
tout cela est l'exact vocabulaire du fascisme. Je ne reprends pas mes autres posts.
le seul inconvénient de tout cela est la société bloquée et violente que vous préconisez, à l'opposée de la libérale qui remet en cause priviléges et castes, corporations etc.., qui accueille les immigrés pour progresser. Barre adit "Changer pour progresser".

Ecrit par : Jérémy | mercredi, 18 juin 2008

réforme :
les avoués protestent contre la suppression de leurs charges. Cette fonction d'avoué est totalement inutile, les avocats n'en ont aucun besoin , elle coute aux plaignants des frais sans service.
Merci NS de maintenir cette réforme.
Merci Rachida de tenir bon face au corporatisme grand bourgeois, aprés celui des petits bourgeois taxis.
Mr Devedjian : un petit soutien de l'avocat que vous étes pour Rachida.

Ecrit par : Jérémy | mercredi, 18 juin 2008

Jérémy, ne sois pas grotesque en me traitant de fasciste. Ce genre de remarques est totalement éculé. Merci donc de t'abstenir de ce genre de qualificatif.
La société libérale que tu appelles de tes voeux creuse l'inégalité avec le même cynisme que celui des socialistes consistant à affirmer une égalité théorique et à combattre l'organisation de la société est organisée.
Oui, chacun a sa place, avec un ascenseur social aussi performant que possible.
Quant à l'immigré que la France accueille pour progresser, tu vas me faire éclater de rire. As-tu l'impression que nous progressons ensemble à la Courneuve, à Clichy, dans les quartiers nord de Marseille ? Ton libéralisme se repaît de la misère du monde pour tirer les salaires vers le bas en mettant en compétition le salarié français avec tous ceux qui gagnent moins que lui. L'entreprise comme seul déterminant de la politique d'immigration. Il est beau, ton humanisme !

Ecrit par : phiconvers | mercredi, 18 juin 2008