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dimanche, 29 juin 2008

Quel avenir pour le Grand Paris ?

9ef3ceab71acc7317c9332bec4366524.jpgPlusieurs réflexions après la réunion du 25 juin qui rassemblait les élus d’Ile-de-France de gauche et de droite sur l’avenir de notre région.

D’abord, l’avenir de Paris et de la « région capitale » ne concerne pas que leurs seuls habitants mais le pays tout entier. La renommée internationale de Paris, tant culturelle qu’économique, intéresse la France, je dirais même l’Europe.

Paris sera-t-elle encore demain une capitale internationale, comme Londres, New-York, Tokyo, ou encore une capitale européenne à l’image de Berlin ou Barcelone ? Il y a quelques décennies personne ne se posait trop la question : l’esprit soufflait à Paris, c’est « là que cela se passait » pour les artistes comme pour les idées nouvelles. Aujourd’hui, est-ce le cas ?

Pour retrouver ce statut international, il faut faire du Grand Paris une ville ouverte sur le monde de la culture, de la recherche, des affaires ; attirer les artistes, les chercheurs, les entrepreneurs, à la fois par la qualité de la vie et celle de l’enseignement, et par le dynamisme de l’économie, donc supprimer nombre d’entraves administratives… « Vaste programme », aurait dit le Général en son temps.

Ensuite, il faut, et j’en ai toujours été partisan quoi qu’en disent certains, une vraie solidarité entre les communes, entre les habitants de la Région Ile-de -France. Maire d’Antony pendant 19 ans, qui est une ville moyenne qui a bénéficié de la péréquation, je connais bien les difficultés des communes qui ont beaucoup d’habitants et donc d’écoles, de crèches et de services divers à leur assurer, et peu d’entreprises, donc peu d’emplois et de ressources fiscales. Il faut donc rééquilibrer : faciliter la venue d’activités là où il y en a peu, et l’accession à la propriété là où il y a trop de logements sociaux. A Antony, nous sommes en passe de réussir et nous n’avons lésé personne. Car le partage doit se faire dans une dynamique de créations de richesses et non pas en déshabillant Pierre pour habiller Paul. C’est là ou l’exigence posée par le Président de la République (« D’abord les projets ») prend tout son sens.

Enfin, se pose la question de la gouvernance. Le système actuel, hérité de la création des départements de 1967 (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne…) a conduit à des situations contrastées et paralysantes. Paris s’est enfermé dans sa richesse  (rappelons quand même que c’est Paris la collectivité la plus riche de France avec 7 milliards de budget, 2,3 milliards pour le département du Nord, 1,7 milliards pour celui des les Hauts-de-Seine et 1,5 milliards pour la Seine-Saint-Denis …) et dans son périphérique. La mise en place du Vélib a encore fait récemment ressortir le blocage que constituent les divisions administratives, face à l’enjeu capital des déplacements et des infrastructures de transport (auxquelles les Hauts-de-Seine ont toujours participé financièrement bien au-delà de leurs compétences !)

Il faut donc évoluer et le « syndicat mixte » pour étudier rapidement les questions qui se posent est une excellente nouvelle. Une communauté urbaine comme toutes les grandes villes du monde et de France me semble une piste prometteuse. Avec quelles compétences ? quelles limites ? Si l’on veut supprimer les départements, qui prendra en charge leurs attributions, notamment en matière sociale (plus de la moitié de leurs budgets) qui exigent des moyens, un vrai professionnalisme, une réelle proximité ?

Toutes ces réflexions nous engagent à nous réunir vite pour décider rapidement.

mardi, 24 juin 2008

Retour d’Israël

bd27918c1dd9274c6576de4ab9c378b5.pngA la Knesset comme à Bethléem, ce qui me frappe, c’est la recherche de la paix.

Nicolas Sarkozy a répété, aux Israéliens et aux Palestiniens, que seule la création d’un Etat palestinien pourrait garantir la sécurité d’Israël, que Jérusalem devait devenir la capitale de deux Etats.

Et il a été applaudi par les deux peuples.

Parce qu’il est un véritable ami d’Israël, parce qu’il ne transige pas sur la sécurité d’Israël, il peut tenir le discours de l’amitié et du réalisme, y être compris et entendu. Ses propos très fermes sur l’Iran ont donné de la consistance à l’assurance de la sécurité.

A partir de là, il était possible de demander aux Israéliens ces concessions si importantes : Jérusalem capitale de deux états, l’arrêt de la colonisation, un regard nouveau sur la situation difficile des Palestiniens.

Beaucoup d’Israéliens sont acquis à l’institution de l’Etat palestinien, comme à l’évolution du statut de Jérusalem. Même si, en même temps, beaucoup s’inquiètent de voir Jérusalem de plus en plus dominée par les religieux, juifs, musulmans voire chrétiens.

Ce pays est tellement marqué par l’histoire qu’il appartient certes d’abord aux juifs mais aussi au monde entier. Il est le lieu où ont été mis en œuvre les fondements du droit naturel (« tu ne tueras point, tu respecteras ton père et ta mère, tu ne convoiteras pas le bien d’autrui… ») qui ont construit notre monde.

Il ne faut pas y laisser l’intolérance le dominer, c’est pour cela que l’avenir d’Israël nous concerne tous.

dimanche, 15 juin 2008

Demain, quelle Europe ?

Le « non » irlandais, qui m’attriste profondément mais ne me surprend pas, m’inspire deux réflexions.225f9ebe974935e31d7ad9f5bd8b0600.jpg  

D’abord l’Europe s’est trop éloignée des peuples. Au début, la construction européenne a suscité une sympathie profonde dans les opinions publiques : elle symbolisait la paix et la force de l’union. Aujourd’hui, chaque fois que les pays membres s’adressent à l’Union européenne pour trouver des solutions, pour faire face à la hausse du pétrole comme à la concurrence internationale, à l’euro fort ou à l’immigration, ils encaissent une fin de non-recevoir : « on n’y peut rien, adaptez-vous ! ». Et les citoyens européens, les uns après les autres, déçus par tant d’impuissance ou d’absence de volonté politique, se demandent si les contraintes de l’union leur apportent réellement quelque chose. Il faut que l’Europe soit une vraie réponse à nos problèmes pour que nous ayons envie de la faire !

Mais, et c’est ma deuxième réflexion, qui veut vraiment construire l’Europe ? Chacun veut en retirer un bénéfice, pour ses agriculteurs ou pour ses routes, mais l’esprit communautaire a déserté. Devant le « non » irlandais, la meilleure réponse serait de revenir à la base de l’adhésion : que les pays qui veulent l’Europe le disent, que les opinions publiques soient consultées, non sur un traité incompréhensible mais sur le principe d’une Europe unie et efficace ce qui implique qu’elle soit gouvernée grâce à la règle de la majorité et non bloquée par une unanimité impossible.

Peut-être sera-ce la fin définitive d’une illusion. Mais au moins, disparaîtront les hypocrisies de ceux qui se disent européens sans jamais en vouloir les moyens.

Avec 27 pays, tout progrès dans l’intégration s’il est soumis à la règle de l’unanimité semble impossible.

L’Europe à plusieurs vitesses est la seule voie d’avenir.

dimanche, 08 juin 2008

La France aux côtés de ses amis libanais

cff1cdcfdcc6e4f61082cd3bfc362087.jpgLe Président Sarkozy a saisi l’occasion très heureuse de l’élection de Michel Suleimane à la présidence de la République, élection longtemps impossible, pour montrer à l’opinion publique, libanaise et internationale, que la France unanime se voulait garante d’un processus de normalisation démocratique.

C’est la raison pour laquelle tous les responsables des partis politiques français ont accompagné le chef de l’Etat. Il faut saluer cette démarche de l’opposition : François Hollande a eu les mots justes, en soulignant qu’il avait bien d’autres occasions de manifester son désaccord avec Nicolas Sarkozy. Ce voyage fut un très court moment de grâce où ce qui nous rassemble profondément peut se faire jour.

Grâce aussi, pour moi particulièrement, la présence d’Amin Maalouf, dont le talent, la sensibilité et les livres ont fait un médiateur irremplaçable entre la France et le Liban.

Cette visite exceptionnelle a été formidablement bien accueillie...

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vendredi, 06 juin 2008

Passages médias

680013613d7a76c3dd75f33e0f235cd1.jpegJ'étais ce matin l'invité de Christophe Barbier sur LCI à 8h10. 

Revoir l'émission

 

 

58238ee407a39afd0e0e32e25794dc8f.gifMercredi, j'étais l'invité de Laurent Guimier dans l'émission "Talk Orange - Le Figaro". Vous pouvez regarder le débat sur le site internet du quotidien.

 

Lire l'interview:

Laurent Guimier - Patrick Devedjian, bonsoir. Alors ça y est, Rachida Dati est sauvée, le président de la République l'a défendue ce matin. Le banc est fermé. Il n'y a plus d'incident?
Patrick Devedjian - Attendez, d'abord elle ne méritait pas d'être condamnée. Ce qui était en cause, c'était le jugement. Notre pays est curieux, ce n'est qu'un jugement et la justice, c'est le jugement, l'appel et la Cour de cassation. Je suis contre ce jugement aussi. Je suis donc très défavorable à ce jugement. Il y a la cour d'appel et le pourvoi en cassation, je pense que les principes généraux du droit trouveront à s'appliquer.

Sur le fond des propos tenus hier par Mme Dati, c'était très virulent contre les socialistes. N'est-ce pas un peu caricatural de leur faire porter l'échec de la banlieue?
C'est quand même de grands donneurs de leçons, on ne peut pas leur retirer ça. Et il est vrai que toute la politique qui a consisté à s'appuyer sur ce que l'on a appelé les grands frères, c'est une politique qui a laissé, en général, les jeunes filles seules, voire dominées par ces grands frères, avec souvent un comportement peu favorable à l'indépendance de la femme.

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