vendredi, 05 septembre 2008
Campus des Jeunes Populaires - Passages médias
Alors que le Campus des Jeunes Populaires débute aujourd'hui à Royan, et ce jusqu'à dimanche, c'est l'occasion de montrer que l’UMP fait preuve d’unité quand le PS continue d'être divisé.
Je suis l'invité dans différents médias:

Hier soir sur France Info à 18h15. Ecouter l'interview
Pour lire ou relire l'édition d'hier de Direct Soir où j'étais interviewé sur la rentrée politique de l'UMP (page 4). DirectSoir_040908.pdf

Ce matin, j'étais l'invité de la Matinale d'i-télé,
puis à 18h, j'ai répondu aux questions d'Anne Fulda dans le Talk Orange-Le Figaro.
Samedi, je serai en duplex de Royan pour le journal télévisé de France 3 à 19h30.

Lundi matin, je serai l'invité de la matinale de Canal +, à 7h45.
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Commentaires
A l'attention de Carole, sur le financement du RSA.
je t'avais promis quelques explications sur ma position, les voici :
- le RSA m'est indifférent et je ne suis pas en mesure d'évaluer avec certitude si c'est une bonne idée ;
- je maintiens l'idée que financer ce projet par une taxation du capital plutôt que par une hausse de la TVA, de l'impôt sur le revenu ou de la CSG me semble préférable ;
- l'idée d'un emprunt me semble désastreuse, l'Etat a assez de crédits et de dettes ;
- sur le fond, je fustige l'évolution du capitalisme qui a rendu l'argent plus rentable que le travail ;
- je suis convaincu que le monde fonctionnerait mieux si les taux d'intérêt ne dépassaient pas ceux de l'inflation, avec, en contrepartie, une totale sécurité de l'épargne, garantie par l'Etat ;
- il est sain et libérateur d'accepter qu'il n'est de richesse que d'hommes ou, en d'autres termes, que seul le travail et l'effort permettent de vivre.
- l'usure est par essence avilissante et elle constitue de surcroît une ineptie économique qui gonfle la trésorerie sans valeur ajoutée.
il ne s'agit pas de jeter la pierre aux petits épargnants qui placent à 4 % leurs économies, mais de susciter la curiosité, par exemple, pour la congrégation des petites soeurs des pauvres qui ont délibérément choisi de ne pas gagner de l'argent sur l'argent et qui sont présentes dans 32 pays avec d'admirables maisons de retraite.
Bien cordialement à toi, heureuse résidente d'Amérique latine.
Ecrit par : phiconvers | jeudi, 04 septembre 2008
Phiconvers, “seul le travail et l'effort permettent de vivre”. Je suis assez d’accord avec cette affirmation. Mais j’ai 52 ans, et j’ai bien l’intention je travailler encore 13 à 18 ans. Après, je ne me fais pas d’illusion, il faudra sans doute que j’envisage d’arrêter de travailler. A vous lire, je ne pourrai donc plus vivre ?
Je bénéficierai bien sûr de la retraite par répartition, à laquelle j’aurai cotisé. Mais comme il y aura de plus en plus de bénéficiaires pour de moins en moins de cotisants, le système de retraite par répartition va montrer ses limites.
A l’époque où il y avait beaucoup de cotisants pour peu de retraités, ce système versait de bonnes retraites. Avec l’augmentation des retraités par rapport aux cotisants, les retraites baissent. 0.8% de revalorisation annoncée cette semaine, reconnaissons que le compte n’y est pas, et aucun retraité n’est dupe. Le problème est tellement important qu’il a fallu réagir pour éviter la disparition pure et simple de ce système de retraite. Et c’est loin d’être fini. Pourquoi croyez-vous qu’on nous parle régulièrement d’allonger la durée de cotisation, de retarder l’âge du départ à la retraite ? Pour ne pas trop augmenter les cotisations, ou ne pas trop diminuer les pensions.
Il ne faut pas oublier que lorsqu’il a été créé, ce système avait davantage été prévu pour prélever de l’argent sur ceux qui travaillaient, que pour le reverser à ceux qui ne travaillaient plus. C’était en quelque sorte un nouvel impôt. Qu’est-ce qui me fait dire cela ? C’est que l’âge de départ à la retraite avait été fixé à 65 ans, âge qui correspondait alors à l’espérance de vie moyenne. A 65 ans, en moyenne les gens étaient morts. Ils ne percevaient pas leur retraite. Ils avaient donc cotisé pour rien. Sympa ! Que dirions-nous aujourd’hui si l’âge de départ à la retraite était repoussé à 80 ans ? C’est pourtant ce qu’il faudrait pour faire fonctionner le système tel qu’il a été conçu à l’origine.
Cela fait pas mal d’années que nous avons été prévenus de la nécessité de nous constituer une retraite complémentaire. Pour nous y encourager, au début, on nous annonçait même la fin du système de retraite par répartition pour 2015/2020. Et maintenant, à vous lire, on devrait partir en guerre contre ceux qui vivent du fruit de leur épargne, donc notamment contre les retraités à qui la retraite légale par répartition verse une trop maigre pension…
Et c’est bien ce qui fait tiquer un peu tout le monde autour de moi : le RSA va être financé par un nouvel impôt sur le revenu du capital. C’est ressenti comme un coup dur par beaucoup de retraités et de petits épargnants qui comptent bien sur le revenu de leur capital pour arrondir leurs fins de mois. Même si c’est un effort minime.
Pas tant de monde que ça, me direz-vous, puisque Nicolas Sarkozy remonte dans les sondages. Oui, peut-être. Mais il remonte dans les sondages auprès de qui ? A ma connaissance, pas de ceux qui ont voté pour lui. Et il n’y a qu’à lire les messages récemment publiés ici pour s’en convaincre. Ses nouveaux soutiens voteront-ils pour lui aux prochaines élections ? Ça, c’est moins sûr. Et ses anciens soutiens ? J’en connais beaucoup qui me disent que c’est sûr que non.
C’est pourquoi je suis inquiet, car la France a besoin d’être réformée en profondeur. Il faut pour cela qu’une large proportion des Français soutienne les réformes et ceux qui les entreprennent. Or, le financement du RSA divise et fait douter ceux qui soutenaient Nicolas Sarkozy jusque là, malgré la propagande médiatique incessante faite contre lui depuis son élection – et même avant. Les Français auront-ils oublié le financement du RSA pour soutenir la réforme de l’Etat quand elle arrivera sur la table ? C’est important, car sans elle, point d’espoir…
Ecrit par : Thierry Willems | vendredi, 05 septembre 2008
Il y a de quoi être inquiets en effet. Cette nouvelle taxe est la onzième en dix-huit mois, et celle-là est ciblée de façon bien dommageable car souvent injuste, et en contradiction avec le discours tenu depuis le début de la campagne.
Les Français vont finir par scander un nouveau slogan :
"Travailler plus pour gagner plus pour être taxé plus" !
Les réformes structurelles de l'Etat sont vitales et en cours, mais leurs effets visibles ne le seront qu'à moyen ou long terme. En attendant, les taxes se font immédiatement sentir sur des budgets déjà réduits par l'augmentation du coût de l'énergie (principalement).
J'attendais des mesures visibles très rapidement, comme une réduction drastique du fonctionnement de l'Etat, quand F.Fillon sur son blog, et pendant la campagne, prenait en exemple les pays nordiques et leur gestion au centime de l'argent de leurs administrés. Et où les ministres se rendent à leurs bureaux en vélo ! Sans aller jusque là, il y a sûrement des économies majeures à faire. Et s'il y en a eu, on ne les voit pas...
On a déjà parlé ici des "machins" inutiles (observatoires et commissions), qui coûtent des centaines de millions d'euros : 18 mois plus tard, ils sont toujours là.
Je crains que ce réflexe du nouvel impôt pour financer toute nouvelle mesure soit décidément atavique en France, et que nos gouvernants actuels aient été rattrapés par la culture étatique et collectiviste qui nous a conduits où nous en sommes !
Un autre exemple prouvant que là-haut, on fait peu de cas de la valeur de l'argent des Français et de l'obligation morale de bien le gérer : le limogeage de D.Rossi ne me choque nullement ! Le droit de propriété est absolu et doit être défendu par l'Etat.
Mais une question se pose : le droit de propriété individuelle primerait-il sur le droit de propriété des Français dans leur ensemble ? Apparemment, puisque aucun Préfet n'a jamais été viré pour avoir laissé Bové et sa clique détruire des champs de cultures expérimentales payées sur nos deniers !
Ce n'est pas faute d'avoir été prévenu à l'avance, Bové se chargeant de sa propagande longtemps à l'avance. Et pourtant, au jour dit, des dizaines de policiers sont là...pour prendre des photos (!) et les laisser commettre leurs exactions sur NOS biens.
Nos gouvernants se comportent toujours comme s'ils étaient propriétaires de l'Etat, sans avoir de comptes à rendre.
En tout cas, c'est le sentiment que beaucoup doivent avoir, et c'est désastreux : il n'y a pas d'effet visible de la rupture annoncée.
Les médias, déjà dégoulinants de venin et à la recherche de la moindre faille (quand ils ne l'inventent pas) se régalent.
Ecrit par : Augustine | vendredi, 05 septembre 2008
Gabegie dans la gestion des finances publiques, suite.
Tags anti-sémites et islamophobes dans un collège d'Agde : cela justifiait-il que le Ministre en personne se rende sur place aux frais de la République "pour apporter son soutien à la communauté enseignante" ? La présence du Recteur - au nom prédestiné - n'était-elle pas suffisante ?
De qui se moque-t-on.
Saluons le choeur unanime des pleureuses de la bien-pensance, j'ai nommé les associations Mrap, Licra et SOS-Racisme. Et le PS.
Où sont-ils quand C.Clavier se fait traiter d'étranger en Corse par Talamoni élu de la République, et qu'il est accusé de "spoliation foncière" au détriment des Corses.
Ecrit par : J.Doe | vendredi, 05 septembre 2008
En effet Augustine, beaucoup de gens pensent qu'il y a la campagne puis… l’après-campagne. Aux USA aussi. Tenez, voici un petit lien sur la campagne qui se déroule en ce moment là-bas :
http://www.peteyandpetunia.com/VoteHere/VoteHere.htm
C’est un peu ce sentiment qui y est dépeint quand il est dit que lors de la campagne, les candidats disent ce que les électeurs veulent entendre…
Ecrit par : Thierry Willems | vendredi, 05 septembre 2008
"On a déjà parlé ici des "machins" inutiles (observatoires et commissions), qui coûtent des centaines de millions d'euros : 18 mois plus tard, ils sont toujours là."
N'oublie pas augustine d'ajouter l'augmentation du budget de l'Élysée demandé et obtenue par sa grade majesté Sarko 1er.
Concernant le droit à la propriété, je suis d'accord avec toi car les fermiers doivent se sentir floués par ce qu'il s'est passé en Corse. "Ce n'est pas parce que l'on est ami personnel du président que cela donne moins de droit". Et bien, il y a vraiment des cocus dans ce pays!
Merci Sarko et continu tes magouilles!
Ecrit par : sarkoshowbizz | vendredi, 05 septembre 2008
La critique du financement du RSA n'est pas tant sur la valeur de la taxe que de l'empilement des diverses taxes qui circulent à la vitesse vertigineuse d'une taxe par mois....
A 1% celà fait 12% de taxes en plus....bricoles...
Après la PPE (prime pour l'emploi !!) le RSA !! voilà l'incapacité de notre appareil administratif à faire des choix.
Alain Lambert considère, avec dépit que la fusion entre les directions des Impôts et la Comptabilité publique s'est traduite par une enveloppe de 200 millions d'euros pour calmer les esprits...voilà de la bonne gouvernance !
Médaille d'or de la dépense publique, la France est incapable de faire des économies et dégorger l'Etat de ses gabegies aussi nombreuses qu'inutiles...on est rassurés, Sarkozy ne fera rien dans ce domaine....ouf ! on a eu chaud !
Ecrit par : LAPORTE | vendredi, 05 septembre 2008
Thierry,
Géniale, votre petite vidéo. Rien que pour le plaisir d’entendre « the times they are a-changin’ » : pas mal, cette version plus rythmée ! ;-)
Je ne crois pas du tout à la volonté délibérée d'aller à l'encontre des promesses de campagne, et il ne faudrait pas occulter le travail titanesque accompli !
Le gouvernement s'est mis au travail immédiatement et dans le bon sens, en s'attaquant aux réformes structurelles, les plus difficiles.
Et même si on a pu avoir le sentiment qu'elles n'allaient pas toujours assez loin, de très nombreuses réformes et décisions ont été déjà adoptées. Sans "troisième tour dans la rue" comme nos socialos-cocos en rêvaient !
Ce qui prouve que les Français sont bien solidaires des réformes et qu’ils ont compris leur nécessité et la philosophie qui les sous-tend : modernisation, libéralisation du pays et sa mise aux normes internationales.
Mais une fois au pouvoir, et pris par le tourbillon des obligations et de l’énormité des chantiers à finir en cinq ans, nos gouvernants perdent le recul nécessaire et le contact avec le réel du quotidien de leurs administrés. Si on y ajoute le réflexe étatique quasi pavlovien bien de chez nous…
C’est pourquoi il ne faut surtout pas négliger ce support qu’est Internet pour nous exprimer : les encouragements ou les critiques doivent remonter immédiatement…enfin, je l’espère.
Comme vous Thierry, je ne comprends pas ce report aux calendes grecques d'une réforme qui ne semble pas la plus ardue : la diminution de moitié des fonctionnaires, dont le coût représente l’immense majorité de notre budget donc de notre déficit…pour un service public de plus en plus dégradé. Et çà, c’est une promesse non tenue.
Et je m’inquiète de constater que nous sommes sensés être à l’équilibre en 2012 (donc éponger 2 000 milliards d’euros) et que l’on ne peut financer 1 milliard et demi qu’en créant un nouvel impôt !!!
Incohérence quand tu nous tient.
Ecrit par : Augustine | vendredi, 05 septembre 2008
Même Yvan Rioufol, dans son bloc-notes, critique le financement du RSA, après avoir rendu à César ce qui lui appartient : la responsabilité de notre situation à la gauche. J’ajouterai "et à ses complices".
"Habitués à prendre leurs désirs pour des réalités, ils (les socialistes ndlr) ne peuvent que contempler les régressions d’une nation devenue plus inégalitaire, moins cultivée, plus fragile, moins solidaire, plus violente : autant d’échecs nés de leurs récitations égalitaristes, antiracistes, pacifistes, relativistes, immigrationnistes. Oui, la gauche a rendu la France malade.[…]
[…]La droite devrait tirer les leçons de tant d’aveuglements. Pourtant, Nicolas Sarkozy continue de s’inspirer de la gauche, quand il maintient l’ISF ou finance le revenu de solidarité active (RSA) par une taxe sur les revenus de placement. Certes, la doctrine impose de faire supporter aux riches le soutien des pauvres. Mais c’est rendre un inutile honneur au PS que de lui emprunter cette ficelle alors que des solutions innovantes (économiser sur les dépenses de l’État, par exemple) restent possibles."
http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2008/09/blocnotes-les-lecons-du-naufra.html
Ecrit par : Augustine | vendredi, 05 septembre 2008
Philippe,
Merci pour tes explications.
Mais comment peux-tu expliquer que le RSA t'est indifférent.
Les retraites en France (comme le dit Thierry) sont par répartition.
Dans les années à venir, moins de cotisants, pour plus de bénéficiaires.
Donc, que font les français, ils placent un petit pécule, suivant leurs moyens, en vue de leur retraite qui ne sera pas rose, sur des comptes qui rapportent (actions, assurances vie..............). C'est un peu comme une retraite par capitalisation (un léger mieux à la retraite par répartition).
Et aujourd'hui, l'état (horrible cigale dépensière), a très bien compris, puisque les caisses sont vides, que le seul moyen était de TAXER, sur les revenus de l'EPARGNE, sur les voitures, sur la mode-écolo........................ Ils ont vite constater que les français-fourmis avaient un petit bas de laine.
Pour l'état, ce n'est pas augmenter les impôts, c'est créer de nouvelles taxes.
Il est excellent le jeu de la sémantique, mais pour moi, cela ne passe pas.
Parce que Philippe, les taxes cumulées représentent toujours moins de pouvoir d'achat pour chaque français. Et c'est toujours le français qui travaille ou qui a travaillé qui PAYE.
C'est intolérable.
Je te cite :
- il est sain et libérateur d'accepter qu'il n'est de richesse que d'hommes ou, en d'autres termes, que seul le travail et l'effort permettent de vivre.
Philippe, à travers cette phrase, tu reconnais, que la seule richesse est le travail et l'effort. Donc, ceux qui ont pu placer, ce sont ceux qui ont fait l'effort de travailler, de réfléchir à leur retraite future, et le fruit de leurs placements doit leur revenir en intégralité.
C'est trop facile de toujours taxer celui qui se lève, qui a conscience d'un avenir morose, parce que l'état n'a aucun courage de réduire ses dépenses.
N Sarkozy a dénaturé son projet présidentiel.
Il a entrepris des réformes, ok. Mais en light. Et ce qui me dérange, c'est la nouvelle maladie qui vient de gagner l'état : la taxomania.
Il suffit de cumuler toutes les taxes, et de voir que finalement, l'état est incompétent en gestion.
Quoique, il est compétent pour toujours faire payer le français moyen et totalement incompétent, pour se remettre en question.
Etre généreux avec l'argent des autres, quoi de plus simple, quand on a la maîtrise du pouvoir.
Quant aux petites soeurs des pauvres, leurs maisons de retraite, c'est travail, effort, rigueur et donateurs privés.
Un bémol, je suis aussi furieuse que toi sur l'affaire colombienne, sur la légion d'honneur au coco........................ et tu le sais.
Hasta pronto amigo.
Carole
Ecrit par : carole | vendredi, 05 septembre 2008
Monsieur Devedjian,
Ci-dessous, commentaire de Monsieur Lefebvre, sur le site de l'UMP.
RSA Taxe de 1.1%.
"Cette taxe nouvelle doit-elle être transitoire, comme le demande Bernard Accoyer ?
Plus le RSA fonctionnera et réinsérera des exclus, plus il fera faire d'économies à la collectivité. Pour le reste, soyons conscients que le surcoût sera de 60 à 80 euros par an pour 100 000 euros de capital placés en assurance-vie, que près des trois quarts des Français qui contribueront paieront moins de 20 euros par an alors que la taxe procurera 110 euros par mois à ceux qui sortent de l'exclusion. Je demande aux trop nombreuses voix qui ont caricaturé la décision de Nicolas Sarkozy, dans le patronat et dans le monde politique, de ne pas être les porte-parole d'un égoïsme à courte vue".
AU SECOURS, on ne sait plus compter à l'UMP, 1,1% de 100 000 euros ne font pas entre 60 et 80 euros par an, MAIS 1100 euros par an.
Si on compte de la même manière au sein du budget, on a de quoi s'inquiéter!!!!!
1100 euros, et après monsieur Lefebvre qualifiera les gens d'égoistes à courte vue.
Les français savent encore compter monsieur Lefebvre.
Monsieur Devedjian, svp, faites rectifier cette grossière erreur (volontaire ou involontaire ?).
Merci.
Ecrit par : carole furiosa | vendredi, 05 septembre 2008
Non Carole furiosa vous n'avez pas compris...je vous explique :
Les 1,1% sont à appliquer sur les intérêts ,ou plus value, ou loyer de valeurs immobilières ou autres valeurs du capital (assurances vie, PEA, SICAV...) c'est à dire que sur un capital de 100000 euros placés ou présentant des revenus équivalents à 5% d'intêrets on aura une taxation supplémentaire de 1,1% de 5% soit 55 Euros...do you understand ?
Dans mon post précédent j'ai indiqué que le cumul des taxes dites taxes "Sarkozy" étaient de 12% ce qui, dans notre hypothèse précédente porte à 600 Euros le supplément de taxation pour le capital considéré !
Voilà le bon calcul de notre administration libéralococo qui gère notre épargne !
Alors voilà ! nous aboyons, nous jurons, nous éructons, nous justifions, nous expliquons, nous suggérons, et...nous payons !
Hirsch est la caution sociale comme Dati et Yade sont la caution diverse et variée tout comme Borloo est celle de l'écologie bidon...nous vivons sous cautions bidons,et on voudrai nous faire croire que ceci est la condition de l'équilibre de notre nation...
Alors il ne faut plus faire confiance à ces gens....
Ecrit par : LAPORTE | vendredi, 05 septembre 2008
Pour compléter ce que Phiconvers ne comprend pas, ou ne veut pas comprendre :
Un épargnant qui place 300 euros par mois sur 20 ans, alors que l'inflation est de 2% par an pourra constituer une rente de 442 euros par mois....ce qui est loin d'être le pactole !
Si dans le même temps l'inflation est de 4% son épargne devra être de 450 euros soit une augmentation de 50% pour une rente identique...vous voyez bien que l'épargnant est un grand perdant dans tous les cas de figure , sauf si l'inflation est de 0%.... !!
Alors si à cette personne vous lui piquez encore 12% des revenus de son placement...alors il faut mendier...voilà la vérité toute nue ....comme nous...
La grand messe de Royan dans tout celà est une provocation !!
Ecrit par : LAPORTE | vendredi, 05 septembre 2008
Peu importe la somme, les riches peuvent payer. 60, 1100 euros pour eux, ça va ça vient.
Trêve de plaisanterie, il y a beaucoup plus grave : la dette du pays est d'environ 1 200 euros (sans les retraites de la fonction publique incluses par Augustine).
Or c'est exactement l'encours de l'assurance-vie en France !
Nous voilà prévenus ? D'autant que le Président a déclaré dernièrement que la France disposant d'un tel montant d'épargne ne pouvait pas être en faillite, ce qui revient à avouer qu'il considère l'Etat comme le véritable propriétaire de cette épargne des particuliers.
Nous pouvons nous attendre à des hausses régulières des ponctions sur l'épargne pour financer la gabegie dépensière d'un Etat exangue et l'hypothétique retour au travail de 100 000 Rmistes. Elles financeront le reste, et pourquoi pas le déficit ?
Il est très curieux qu'aucune autre solution qu'un impôt n'ait été trouvée pour dégager ce milliard 1/2, alors que des économies sont possibles partout, et que le niveau d'imposition en France était déjà comparé par nos gouvernants à une arme de destruction massive de notre économie.
Aux abris !
Ecrit par : J.Doe | vendredi, 05 septembre 2008
Si vous considérez celà comme une plaisanterie, vous même êtes un plaisantin..les gens qui vont payer eux ne font pas le même clacul..
Vous n'avez rien compris...absolument rien compris :
Il ne s'agit pas des capitaux représentés par les placements d'assurance vie MAIS DES INTERETS...on va pomper dans les intérêts....et pas seulement dans les assurances vie mais dans tous les revenus du capital...vous comprenez ou quoi ?
La dette n'a absolument rien à voir la dedans....elle est le résultat de déficits cumulés...c'est tout autre chose.
L'état considère que LES REVENUS DU CAPITAL sont sa propriété et taxable à sa merci ! c'est une posture soviétique que le Général de Gaulle partageait entièrement....
On ne va pas taxer les revenus du capital pour diminuer la dette mais bien pour REDISTRIBUER l'argent !
Vous avez compris ou faut il que je poursuive ! ?
Ecrit par : LAPORTE | vendredi, 05 septembre 2008
Laporte,
Etonnant que vous n'ayez pas compris que ma première phrase était de l'humour, et donc une plaisanterie. Vous ne devez comprendre et apprécier que le vôtre.
Soyez aimable de ne pas me prendre pour un demeuré !
"L'état considère que LES REVENUS DU CAPITAL sont sa propriété et taxable à sa merci ! c'est une posture soviétique " : c'est exactement ce que je reproche à Sarkozy !
Je n'ai parlé que du montant de l'encours assurance-vie en France, parce qu'il correspond exactement au montant du déficit - dont je sais aussi de quoi il est le résultat - : il faudra bien le combler, et pourquoi pas avec la taxe sur les intérêts de ces capitaux ??
Vous affirmez :
"On ne va pas taxer les revenus du capital pour diminuer la dette mais bien pour REDISTRIBUER l'argent !"
On va commencer par çà, oui ! Mais qu'en savez-vous au bout du compte ? Jamais un impôt n'a été détourné de son affectation ?
Allez, ne poursuivez pas : plutôt une bonne tisane et on se calme.
Ecrit par : J.Doe | vendredi, 05 septembre 2008
Laporte,
Vous êtes de mauvaise humeur aujourd'hui.
Reconnaissez que le texte de l'UMP n'est pas explicite. C'est ce que je voulais SOULIGNER. La com est encore défectueuse.
Ok pour la taxation sur les intérêts (quelque soit la somme) je suis contre.
De plus, certains placements dépendent de la bourse, alors l'annonce de taxer les intêrets, je m'en méfie. La bourse ne brille pas de mille feux aujourd'hui.
Et puis merde, les épargnants n'ont pas à justifier quoi que ce soit. Ras le bol de l'état picquetout. C'est la Russie, je place, je paye des frais, je repaye des taxes, et je rerepaye des sur-taxes. Repayer une taxe qui a déjà été payée, c'est quoi d'après vous ?
Donc, peut-être que demain, vu la tournure des événements (le gouvernement étant devenu coco-socialo), en "hommage" à l'ouverture et à la fameuse rupture attendue, nous aurons peut-être comme ministre de l'économie Besancenot.
Il va de soit que J.Doe plaisantait.
De toute façon, la dette, tout le monde s'en tape (excusez la vulgarité).
Ecrit par : carole | vendredi, 05 septembre 2008
Moi c'est pas la tisane que je prends en ce moment..mais la purge !
Lorsque celle ci deviendra inefficace, alors je m'orienterai vers le suppositoire et,si celà ne suffit pas, alors ce sera le traitement de choc....le pal !
Moi j'en ai marre de ce pays qui ne sait que piquer du pognon aux moins riches pour donner aux moins pauvres...je préfèrerai largement que ce fusse aux plus riches pour donner aux plus pauvres...mais là on sait pas (veut pas) faire.
Un illustre confrère disait "Il y a deux visions de la société : l'une est libérale, l'autre collectiviste "
Ecrit par : laporte | vendredi, 05 septembre 2008
quand même, reconnaissons que le RMI était un gouffre sans fin, une pompe à fric gérée par les départements qui tournaient le bouton des impots locaux pour le financer.
Et des gens qui se contentaient du RMI et du travail au noir, y'en avait de plus en plus. Violà la réalité.
Alors le RSA apporte une solution à l'italiannisation de notre société, cela vaut bien un fromage ! et ce n'est pas cher payé face à la catastrophe qui s'annonçait.
Ecrit par : Jérémy | vendredi, 05 septembre 2008
Phiconvers
vous ne nous endormirez pas avec votre rhétorique de taliban catholique. Vous faites l'ane pour avoir du son en confondant usure et pret à interets. S'il n'y a pas d'intéret il n'y a pas d'épargne donc régression.Dans leur grande sagesse, nos gouvernants ont créé un taux d'interet maximum dit "taux d'usure" que l'on ne peut dépasser et qui apporte de l'humanité dans les relations économiques.
Vous essayez de nous faire confondre la monnaie, instrument de mesure avec l'économie en elle même. certes des jeunes ne révent que par l'argent, mais assez vite ce critére se calme, la vacuité de cet objectif apparait vite. Il n'y a aucune raison de désespérer et la monnaie est un instrument utile pour le commerce, même si certains passent leur temps à l'amasser.
Ecrit par : Jérémy | vendredi, 05 septembre 2008
"De toute façon, la dette, tout le monde s'en tape (excusez la vulgarité)".
C'est vrai carole et le premier à s'en foutre c'est le sarko qui a dépensé et fait exploser les dépenses de l'élysée.
Maintenant, personnes n'est parfait. Cela arrive de faire des erreurs et de voter sarko au élection. Malheureusement, il reste 4 ans et l'écart entre les personnes aisées et la classe moyenne qui travaille et qui touche comme salaire une misère va augementer.
Ecrit par : sarkoshowbizz | vendredi, 05 septembre 2008
Sarkotruc,
Je ne vais pas vous répéter pour la énième fois pourquoi j'ai voté N Sarkozy.
Il s'était engagé lors de sa campagne à redresser le pays, et à diminuer les dépenses de l'état. Vu l'état du pays, il n'y avait pas photo entre Bayrou, Ségolène et N Sarkozy.
Je n'ai aucun complexe à dire que je ne m'attendais pas, à ce revirement de situation (11 taxes en quelques mois). Avec le RSA, N Sarkozy et son gouvernement viennent de montrer à tous les français qu'ils sont incapables de faire des restrictions budgétaires, que le seul moyen au nom de la "fumeuse justice sociale" , c'est de taxer ceux qui travaillent et qui épargnent. Maintenant, on sait à quoi s'attendre. Ce n'est pas un gouvernement de droite, c'est un gouvernement de gauche.
En fait "travailler plus, pour gagner plus" : il n'avait pas précisé que c'était pour tout ponctionner par un autre biais.
Ne vous réjouissez pas trop vite, Sarko...., vous êtes dans la même galère que tous les français, le pire, c'est que nos enfants vont le payer très cher.
Ecrit par : carole furiosa | samedi, 06 septembre 2008
Lors d’une de ses venues en France, Bill Gates à qui l’on avait posé la question de savoir s’il pensait qu’il aurait pu créer une entreprise comme Microsoft en France, avec le niveau d’imposition qui y règne, avait fait la réponse suivante : ce qui importe, ce n’est pas les impôts qu’on paie, c’est ce qu’on a en retour.
On compare souvent la France à la Suède quand on parle de pression fiscale. Et pour se donner bonne conscience, on cite la Suède pour dire que c’est encore pire là-bas.
J’aimerais que ceux qui comparent la pression fiscale en France et en Suède, entreprennent maintenant de comparer ce que les Français et les Suédois ont en retour…
Ecrit par : Thierry Willems | samedi, 06 septembre 2008
L’usage qui est fait de notre argent, devenu d’un coup de baguette magique, “argent public”, est aussi consternant qu’inquiétant.
Hier encore, j’entendais parler de la création de postes aussi inutiles que coûteux dans la fonction publique territoriale.
Pendant ce temps, en France, la chirurgie est en danger. Parce que non seulement notre argent est mis là où il ne faut pas, mais aussi parce qu’il n’est pas mis là où il faut.
Je vous conseille la lecture de cet article aussi intéressant qu’inquiétant pour notre santé :
http://www.lefigaro.fr/debats/2008/09/25/01005-20080925ARTFIG00001-en-france-la-chirurgie-est-en-danger-.php
Ecrit par : Thierry Willems | samedi, 06 septembre 2008
Jérémy,
Personne ici n'a remis en cause le système du RSA mais son financement.
Trouvez-vous normal, au vu des folies dépensières de notre Etat qui perdurent après 18 mois, et alors qu'on nous avait annoncé la rupture avec ces pratiques facilement rectifiables pour beaucoup, qu'on crée une onzième taxe qui ne sera jamais annulée ?
Où sont les économies de fonctionnement annoncées ? Les Français qui font ce que le Président martèle qu'il faut faire (travailler plus pour gagner plus), donc des efforts, attendent que l'Etat montre un tantinet l'exemple.
Quant au RSA, pas de critiques ? Martin Hirsh, dans sa réthorique socialiste (hélas reprise par F.Fillon) annonce "qu'il va créer 100 000 emplois" : déjà, par rapport aux 1 300 000 RMIstes, c'est très peu.
Les autres vivent du RMI sur notre dos à ne rien faire (807 € pour un couple avec 1 enfant, + forfait logement - en moyenne 185 € - + CMU + éxonérations taxe d'hab et redevance TV + réduction charges T° + bons des communes pour EDF et chauffage + transports à prix réduits -gratuits en IDF - + prime de Noël - 153 € pour une personne seule !). Un peu de black, et pourquoi voulez-vous bosser bon sang ??
Ensuite : non et non ! Ce sont les entreprises qui vont éventuellement les créer, si le contexte économique le leur permet.
En réalité, l'économie n’a besoin que d’une baisse massive des impôts, des taxes et de LIBERTE, car c’est de celle-ci que dépend le développement de l’esprit d’entreprise, seul véritable facteur de richesse d’un pays.
Ecrit par : Augustine | samedi, 06 septembre 2008
Cela me dérrange pas du tout de payer des taxes sur mon capital ou tout autre impôts pour aider les gens qui en ont besoin.
Après, je comprend que d'autres personnes ne soient pas d'accord avec moi. Mais de la solidarité ne fait pas de mal.
Ecrit par : sarkoshowbizz | samedi, 06 septembre 2008
Quand la solidarité atteint un tel stade qu'elle encourage la paresse, elle conduit au "suicide d'une Nation" et devient de la connerie.
Mais il y a nombreux experts en France...
Ecrit par : Augustine | samedi, 06 septembre 2008
Augustine
vous avez raison dans le diagnostic de l'usage du RMI et dans la phrase : ceux sont les entreprises qui créent les emplois, mais encore faut il qu'il y ait des candidats pour prendre ces emplois et ce n'est pas le cas. le RMI et les divers avantages permettent de vivre (mal en ile de France et assez bien dans les départements excentrés) , et donc de ne pas prendre les emplois proposés. L'espoir est que le RSA résolvent cette poche de population.
Ecrit par : Jérémy | samedi, 06 septembre 2008
Ah augustine, tous ces chômeurs.
Quelles bandes de fainéants. C'est de leurs fautes.
Ah les caricatures de cette bonne droite.
Ecrit par : sarkoshowbizz | samedi, 06 septembre 2008
Jérémy,
A plusieurs reprises vous avez fait allusion à la différence entre Paris (et l'IDF) et le reste du pays, en termes de moyens nécessaires pour vivre.
Or je ne suis pas sûre que les provinciaux soient tous plus avantagés. En dehors du logement (mais les salaires en IDF, nettement plus élevés, compensent la différence), la vie est très chère en province : à moins d'avoir son potager, sa vache et son cochon, tout vient de Rungis, centralisation oblige ! Mes tomates de Marmande (à ~ 100 kms) passent par là, ainsi que mon...caviar de Gironde - clin d'oeil à sarkomachin -.
Et les enseignes hard discount sont loin d'être implantées sur tout le territoire, alimentaires, d'habillement ou d'équipement : la concurrence ne joue pas, il n'y a pas de choix.
Par exemple, je suis très honorée d'avoir dans mon petit coin de France, le Carrefour le plus cher du pays !!
Il est vrai en revanche qu'en ce qui concerne le logement, le RMI ne fait pas de différence : mais ce qui est perdu d'un côté doit être rattrapé de l'autre.
Ecrit par : Augustine | samedi, 06 septembre 2008
Ce qui est dommage, c'est quand le trop de taxe et d'impôt “pour aider ceux qui en ont besoin”, aboutit en pratique à plus de délocalisations et de chômage.
Comme le dit Augustine, ce sont les entreprises qui créent des emplois, et tout ce dont elles ont besoin pour ce faire, c’est de l’air. Trop d’impôts, trop de taxes, trop de réglementations, ça les asphyxie. Et pour créer des emplois, il faut aussi avoir une visibilité fiscale, ce que nous n’avons pas en France avec ces incessants changements dans une réglementation déjà beaucoup trop compliquée et où tout le monde se perd.
Je crois que si les politiciens pouvaient créer des emplois, depuis le temps qu’ils élaborent et mettent en place des plans de lutte contre le chômage, ça se saurait et ça fait belle lurette que nous manquerions de main d’œuvre. Il ne faut pas se faire d’illusions, tout ce qu’ils peuvent faire, c’est rendre les choses possibles ou impossibles.
Ecrit par : Thierry Willems | samedi, 06 septembre 2008
entre IdF et province, les salaires font la différence ?? sauf pour ceux qui n'en ont pas ou sont au SMIC et c'est là le probléme.
Il y a bcp de départements ruraux qui perdent leurs entreprises parce qu'elles paient des salariés au smic alors que nombreux sont ceux qui se logent pas chers, bénéficient de potagers familiaux et d'entraide avec les parents pour garder les enfants.Ces éléments réduisent les besoins.
Et puis a t on le choix ? quand on est en concurrence avec des salaires de l'étranger moins élevés, faut il continuer à réclamer un smiic égal dans toute la France ? perdre des emplois ? payer du RMI, RSA etc...non, les habitants de la Meuse ou de la Meurthe et Moselle préférent des emplois un peu moins payés mais rester sur place. Et bizzarrerie : ils ont les grandes surfaces les moins chéres, peut étre sont ils plus exigeants sur les prix que dans le Lot et Garonne.
Ecrit par : Jérémy | samedi, 06 septembre 2008
Ne vous prenez pas le choux...Rachida a déclaré que la mesure concernant la spoliation de la population pour le RSA ne sera que provisoire...ouf ! on est bien !
Concernant le charisme de Madame Dati, on peut être assuré que ce qu'elle dit ne tient à rien...c'est pourquoi elle la ferme depuis longtemps...
La plus grande erreur de casting du pouvoir Sarkozyste va procréer pour alimenter la dépense publique.... et faire progresser la démographie des inutiles....
A Royan ? çà baigne...euphorie et rassemblement...voilà le maître mot...ah on est bien !
La stabilité fiscale ? c'est quoi ce truc ? inventé par des demeurés qui veulent payer la même chose, en Euros constants, toute leur vie ! on rêve ! non nous on est dans la péréquation de la ponction solidaire pour faire vivre les fénéants !
L'idée de Hirsch est folle... faire croire que l'on va créer 100000 emplois au prétexte que les chomeurs et les RMIstes vont se mettre au boulot (où?) pour 200 Euros supplémentaires par mois,est un mensonge et une hérésie...ce type est un irresponsable intégral....et un voleur absolu ! dehors Monsieur Hirsch....vous prenez vos désirs d'avenir pour la réalité....chômer est un métier de professionnels,pas un machin pratiqué par des nécessiteux besogneux...sortez un peu dehors voir ce qui ce passe....regardez combien on touche de pognon quand on est bien organisé pour rien foutre !
Monsieur, un peu de tenue..s'il vous plaît ! un peu de pudeur pour les gens qui payent....on a pas besoin de vos explications...on a compris depuis longtemps...merci de la fermer...nous on l'ouvre !
Ecrit par : laporte | samedi, 06 septembre 2008
Jérémy,
"nombreux sont ceux qui bénéficient de potagers familiaux" : faut pas pousser mémère non plus : il n'y a pas que la campagne creusoise en province ! Lyon, Marseille, Toulouse, Nantes, Nice, Lille, Montpellier, Bordeaux et tant d'autres...vous connaissez ? Les déplacements y sont, pour celles que je connais, un peu plus bordéliques et chers qu'à Paris, les logements pas vraiment donnés et je n'y ai pas vu de potagers ! Et de plus en IDF, l'entraide en famille pour garder les enfants n'existe pas ??
Mais vive la Meuse et la Meurthe et Moselle pour leurs prix bas, même si leurs produits passent aussi par Rungis comme ceux du Lot et Garonne...où je ne connais pas les prix en grande surface, n'étant pas dans ce département.
Mais je suis d'accord : tout cela prouve une très grande disparité, rien que pour un petit pays comme le nôtre ! Libéralisons les salaires (contrat libre entre adultes consentants !) et supprimons le SMIC, qui est une hérésie dans le monde (et la France) disparate comme le nôtre et le meilleur moyen de bloquer la machine sur les salaires les plus bas.
D'ailleurs très bientôt, vont se trouver confrontés sur un même lieu de travail de nouveaux salariés bénéficiant du RSA et des collègues au SMIC...qui pour un job équivalent vont être moins rémunérés et qui vont exiger une re-valorisation : va-t-on augmenter la taxe sur les intérêts du capital pour leur accorder ?
Ecrit par : Augustine | samedi, 06 septembre 2008
A l'augustine. Bientôt pour elle il faudrait travailler pour 0 euros. Elle croit que faire des contrats libres entre adultes consentants va permettre d'améliorer les choses. Qu'est qu'elle est rêveuse et naïve. Les entreprises vont ainsi diminuer encore plus les salaires. C'est sûr que le MEDEF va apprécier. Le SMIC est déjà une bonne chose mais il est encore bien trop faible. Tout travail mérite salaire. Alors augmentons les salaires de travailleurs pauvres et pour les autres comme moi qui vive correctement, et bien qu’ils participent pour aider ceux qui en ont besoins (RSA, taxes supplémentaires pour augmenter le SMIC,…).
Ecrit par : sarkoshowbizz | samedi, 06 septembre 2008
"Il y a deux visions de la société : l'une est libérale, l'autre collectiviste "
Plutôt que la tisane, passons direct à la purge : notre libéral Président, non content de confirmer les 9% de parts que prendra l'Etat dans les Chantiers de l'Atlantique, a laissé entendre qu'il se réservait le droit d'acquérir les 25% détenus par Alstom dans Akers-Yard, le Norvégien propriétaire des lieux (avec le financement qu'il n'a pas pour le RSA ?).
Histoire de lui faire goûter les délices de l'Etat actionnaire, et après que les CGTistes soient venus lui montrer qui était le vrai patron en France, non mais !
Etatisme, socialisme et anachronisme : nous ne nous en sortirons pas.
Ecrit par : J.Doe | samedi, 06 septembre 2008
Augustine, je rejoins un peu sarkoshowbizz sur le fait qu'il est bien naïf de penser qu'un contrat de travail s'établit entre deux personnes égales. Heureusement que la loi vient rétablir un peu d'équité dans la balance. Avez-vous un jour travaillé ???
Ecrit par : phiconvers | samedi, 06 septembre 2008
Proposition pour financer le RSA et autres politiques publiques faisant partie du programme parlementaire et présidentiel (les "idées de génie" du Président doivent passer après la réalisation du programme...S'il reste du temps)
I SUPPRIMER LES MACHINS
Quelques ex de "machins" : l'Observatoire de la démocratie, des retraites, du PACS, de la parité, de l'endettement des ménages, des drogues, du racisme, de la réforme de l'Etat, de la mondialisation, de l'ANPE mais aussi celui des invertébrés, de la qualité de l'air intérieur, des tarifs postaux, de la franchise, des odeurs, du Bruit, du Temps Partagé, des mobiles, des solos ou de la vie publique aveyronnaise.
A elle, toute seule, l'Education nationale en compte plusieurs : l'Observatoire de la vie étudiante, de la lecture, de la sécurité des établissements (à ne pas confondre avec celui de la violence scolaire même s'il a les mêmes missions).
Devant cette inflation d'observatoires en tout genre, sûrement très utile pour notre société, comme chacun sait, il s'est créé l'Observatoire des observatoires qui, n'en doutons pas, veille à ce que tout fonctionne comme il faut.
Noms farfelus, budgets importants et études douteuses, voilà ce qui caractérise les "machins".
Prenons quelques exemples en surfant sur internet. Si le site de l'Observatoire de la Réforme de l'Etat, pourtant d'actualité et censé informer les citoyens sur les politiques en cours ce qui ne fait absolument pas doublons, bien sur, avec les sites "officiels" de l'Etat, celui de Matignon, celui crée récemment par Monsieur Saussiez à la demande du Président, celui de l'UMP (avec son calendrier des réformes et de leurs avancées) sans parler de la généralisation des "blogs" des Ministres, n'est pas mis à jour depuis quelques années.
Celui des invertébrés est actuel et nous éclaire doctement sur "l'évolution de la population d'invertébrés en France et dans les territoires d'outre mer".
Visiblement dépassé par l'évolution du nombre de fonctionnaires, l'Observatoire de l'emploi public nous informe résigné que "L'adresse URL demandée n'existe plus", par contre, celui sur les odeurs des Bouches-du-Rhône anticipe et propose des mesures pour limiter les émanations nauséabondes sur une dizaine d'années, jusqu'en 2010.
L'Observatoire du politique ne répond pas, l'Observatoire de la Mondialisation, sur lequel nous espérons trouver des statistiques et des études comparatives, nous informe juste que "l'Humanité est confrontée à un processus de mondialisation qui constitue une menace sans précédent (sic) pour la paix, la démocratie, les cultures et les droits des peuples". Pourquoi ? On ne le précise pas. Et surtout quelle superbe déclaration pour motiver les citoyens ! Milite t on là dedans pour le retour au cloisemment national? Sinon à l'autarcie pure et simple?
De même, l'Observatoire de l'industrie française ne répond plus, ce qui n'est pas le cas de celui sur les phénomènes de pauvreté et d'exclusion dont le site contient seulement les subventions touchées (de 5 MF en 1999 à 13 MF en 2000) et rien sur les éventuels travaux réalisés durant ces dernières années ; c'est aussi le cas de l'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique dont la seule preuve d'existence est la proposition de loi en date du 22 décembre 1999. Depuis, rien de concret mais, comme les effets supposés du réchauffement ne se font sentir qu'à très long terme, on peut s'attendre à un premier Rapport de l'Observatoire dans une centaine d'années.
D'autres Observatoires semblent plus prolifiques : l'Emploi culturel qui dépend du ministère de la Culture a réalisé de nombreuses études indéniablement très utiles sur "La création des jeux vidéo en France en 2001", "L'économie des arts de la rue", "La grande mutation des bibliothèques municipales" ou bien "Les designers textile et surface", tandis que les Observatoires départementaux de l'euro préparent toujours le passage à la monnaie unique.
L'Observatoire National Termites et celui du Bruit nous mettent en garde contre les dangers qui nous guettent tous les jours, ceux de l'ANPE, de la langue française et de la création d'entreprises sont en panne, ce qui ne nous étonne point, l'Observatoire mondial de l'an 2000 n'a rien "observé" de particulier malgré les subventions, celui sur les transferts des armements, financé par le Premier ministre, nous apprend que "les Etats-Unis vont s'équiper de nouvelles armes nucléaires", l'Observatoire du Mail nous inquiète (s'agit-il d'une censure ?), la persévérance de l'Observatoire de la Démocratie, créé il y a dix ans pour "lutter contre l'extrême droite", a débouché sur des résultats remarquables, comme nous avons pu le constater en avril 2002, celui sur la qualité des services publics est dirigé et financé par .les entreprises publiques. Ce qui, sans conteste, garantie dans ses rapports, son impartialité.
Dans le même genre d'idée, chaque Ministre a son conseiller en comm, ainsi que le Président (qui en aurait désormais six sans parler de la "taupe" sur le Net et les "conseillers" en principe censés lui parler de la France, et qui au lieu de cela regardent la TV pour "apporter les bonnes pratiques des USA en France lors des campagnes électorales" ! Et pour le prêcheur de la fin de l'endettement, un certain Fillon, le nombre est quasi similaire...D'autant que le Gouvernement fait de la propagande en finançant ses campagnes de pub par l'impôt des Français ! Tout le monde a d'ailleurs pu remarquer les incontestables succès survenus depuis !
II Avoir des élus RESPONSABLES
les parlementaires ne contrôlent pas suffisamment les dépenses de l'État, alors même que ce devrait être leur principal rôle. La Déclaration des Droits de l'Homme, préambule de notre Constitution, dit en effet :
Article 14 :
Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.
Article 15 :
La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.
Les parlementaires Français passent leur temps à gémir sur leur incapacité à contrôler la dépense publique...Sauf que les députés qui ont rédigé la Déclaration ont donné par ces deux articles un pouvoir immense au Parlement.
Alors quoi? Où est le problème? Le premier c'est l'autocensure de l'élu : par complaisance envers l'Exécutif, par aveuglement sur la réalité des pouvoirs qui lui sont mandatés, par refus de la remise en cause du cumul des mandats (pourquoi l'Exécutif est si fort? Parce que le Président, lui n'a pas le droit de cumuler!!!) les élus jouent aux cigales...Et viennent après chanter auprès de la fourmi qui commence à en avoir marre de payer.
Le deuxième, c'est le non respect de la Déclaration par les "agents publics" en priorité par les élus et les Ministres (ce qui évidemment ne favorise pas le bon ex) D'où : faut il porter plainte pour non respect par l'ensemble des agents publiques des articles ci dessus mentionnées pour que notre argent soit enfin bien utilisée? Peut être.
III CONTROLER la NECESSITE de la DEPENSE PUBLIQUE
Le livre de François de Closets "Tant et Plus", le bulletin de "Contribuables Associés", les études extrêmement sérieuses de l'Institut Français pour la Recherche sur les Administrations Publiques, donnent de nombreux exemples de gaspillage des deniers publics. À titre anecdotique, Alain Dumait cite les 10 milliards de subventions que l'Administration donne aux associations. Plus de la moitié sont des associations créées par l'Administration elle-même pour détourner de l'argent public sans que l'usage ultérieur puisse être contrôlé. Exemple : le Carrefour du Développement de triste mémoire.
IV DONNER DES OUTILS AUX PARLEMENTAIRES
Pour moi, cela passe :
--par l'exigence qu'aucun projet de loi ne puisse être présenté au parlement sans être accompagné d'une étude coût-avantage (énoncé précis des avantages attendus de la loi, et estimation des coûts qu'elle entraînerait).
--par l'interdiction du déficit budgétaire. (Sauf période de récession)
--par l'introduction d'un vrai referendum d'initiative populaire
(qui n'existe pas dans les faits), qui permet à une majorité de citoyens de s'opposer à un projet de loi.
V DONNER L'EX
On demande des sacrifices tous les jours (toutes les heures) aux citoyens lambda. Pendant ce temps là, les élus et les "Ministères" avec la complicité des Ministres passent du bon temps.
Le ministère des finances pourrait donner l'exemple : il "administre" cinq fois moins de contribuables qu'aux États-Unis avec le même effectif. La Douane et la Banque de France ont plus d'employés qu'en 1812, quand la France comptait 150 départements répartis sur toute l'Europe et que l'informatique n'existait pas.
Le Président, le Premier Ministre...Le Secrétaire de l'UMP?...Pourraient aussi donner l'ex...Comme cela a été le cas au CANADA.
Reste les parlementaires qui eux aussi pourraient donner l'ex notamment en permettant la transparence des notes de frais.
Ecrit par : annie | dimanche, 07 septembre 2008
On ne peut pas supprimer le smic du jour au lendemain en France car nous n'avons pas la même configuration fiscale, sociale, et syndicale que nos homologues européens. C'est une raison pour laquelle NS veut d'abord faire passer une loi sur la limitation une fois par an de l'augmentation du smic indexé. Il ne suivra donc plus forcément l'inflation. Au passage le minima sociale idéaliste de l'Allemagne subit les mêmes effets pervers que chez nous , puisqu'une coiffeuse débutante ou proche de la retraite est à 5 euros de l'heure. Chaque branche et chaque contrat est libre, le résultat est comme chez nous un appel à l'immigration dans certaines professions avec le contraste d'un assistanat qui s'amplifie.
On a tous pris une douche froide en un an puisque la ligne de conduite est de renflouer les caisses de l'Etat, les dizaines de taxes qui ont été créées sont là pour cela. La taxe de financement du RSA ne sera pas la dernière. Maintenant fataliste je me pose quelques questions. Je pense que ceux qui ne veulent pas retourner au travail ne bénéficieront pas du surplus d'avantages du RSA , et contrairement à certains je serais heureuse de voir une RMIste caf passer au RSA en acceptant un boulot de caissière à 20h en voyant toute la journée à sa caisse les grincheux que nous sommes. (et c'est pas du luxe).
Je précise que la finalité des avantages du RSA est d'avoir une embauche. Si les RMISTES ne se mettent pas au travail, la taxe empochée par l'Etat restera dans leur caisses. Par contre son financement est déplorable et sa finalité est de légitimer les contrats partiels qui ne font qu'augmenter les travailleurs pauvres. Dans un an , à l'heure des comptes, si le RSA est un échec, le coût final sera l'équivalent du budget RMI déjà budgétisé et la taxe sera un pactole pour l'Etat.
Lors de la mise en place de la taxe bonus malus écologique, l'Etat pensait récupérer un magot, c'est tout le contraire, il à coûté des millions d'euros. Il va devoir faire l'objet d'une nouvel loi pour ne devenir qu'un malus. Ce n'est pas la première fois que l'Etat se plante dans ses calculs.
Du boulot et une économie territoriale épurée..... mais c'est pas demain la veille....
Bisous, poutous, bon week end dans ce monde de brutes.
Ecrit par : MAUD | dimanche, 07 septembre 2008
Phiconvers,
- Bien entendu, il n'est pas question de supprimer le SMIC du jour au lendemain comme le fait remarquer Maud. Hélas...
- Je n'ai pas parlé "d'adultes égaux" mais "consentants".
- Il faut arrêter de considérer qu'un employeur n'est que le grand méchant capitaliste patron d'une multinationale, qui se lèverait tous les matins en se demandant comment il va pouvoir virer ou arnaquer ses employés : un petit commerçant est l'employeur de ses vendeurs (ses).
Un patron de PME ou de TPE (très largement majoritaires !) ne rêve pas de se séparer d'un employé qui lui donne satisfaction, au contraire ; et s'il ne le paie pas davantage, c'est qu'il ne le peut pas.
Pourquoi ?
- Notre pays est celui qui, au monde, taxe le plus le travail. En plus des retraites et de la Sécu (dont nous connaissons l'état des finances, forcément...), nous n'avons eu de cesse, depuis des décennies, de trouver le moyen de lutter contre la pauvreté et/ou le chômage, qu'en permettant à des millions de gens de vivre toujours mieux à ne rien faire : d'où les taxes de plus en plus nombreuses et sans cesse majorées sur ceux qui travaillent, et les entreprises.
Et avons érigé en dogme de la République : "Ne t'aides pas, l'Etat t'aidera". Et on voit le résultat : des salaires très bas et des entreprises qui ne sont pas concurrentielles, obligées qu'elles sont de répercuter leurs coûts exhorbitants sur leurs prix de vente.
- Nous sommes le seul pays au monde où nous n'avons cessé de créer des droits en oubliant toute obligation : c'est l'assistanat du berceau au cercueil !!
Exemple ? Jusqu'avant l'été dernier, aucun chômeur ne pouvait être obligé d'accepter un emploi, même correspondant à son niveau ou sa formation !! Dans tous les pays, il y a des règles de réciprocité à la solidarité nationale, et en Suède, pays socialiste depuis 70 ans, les chômeurs doivent participer bénévolement à des travaux d'intérêt collectif : votre grande morale devrait apprécier....
Comme le faisait remarquer Jérémy, on ne vit pas de la même façon avec le SMIC ou le RMI fixés par l'Etat dans une commune rurale des Landes ou à Bordeaux intramuros.
Vous allez peut-être être surpris, mais pour rester en Europe, il y a 7 pays qui n'ont pas de SMIC fixé par l'Etat, dont l'Allemagne, la Finlande, le Danemark, la Suède, l'Italie, tous pays comparables et pas vraiment à considérer comme ayant été gouvernés par des libertariens !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Les autres en ont un, avec des disparités énormes, et en Espagne (socialiste), il est de 665 euros !!!!!!!!!!!!
Les conventions collectives ne sont pas faites pour les chiens : et dans un pays moderne, où les syndicats sont puissants parce que non-archaïques et scotchés sur Marx, tout ce qui concerne le droit du travail est négocié entre les partenaires sociaux en fonction de la disparité économique des secteurs ou branches d'activité, ou des disparités régionales !
Pour ce qui est de moi, puisque vous avez la bonté de vous y intéresser : j'ai travaillé et je travaille encore. Je suis sortie de fac à une époque où le chômage explosait et où la discrimination sexiste, à diplôme égal, n'était pas un vain mot. Les femmes n'étaient pas sous-payées, elles n'étaient pas embauchées, point barre !!!
Et où n'existait ni Sécu ni allocs chômage lorsqu'on n'avait jamais travaillé !!!!!!!!!!!!!!!!! Et je ne suis pas grand-mère, ce qui prouve à quelle rapidité les choses se sont dégradées.
Et comme tant d'autres avec mon bac + 6, j'ai enchaîné les petits boulots salariés, bien obligée : vente dans les foires et marchés, secrétaire VO (pas chez Porshe !), dans un OT, gérance libre d'un cinéma municipal etc etc. Puis la création d'entreprise : je deviens employeur. L'inévitable bouillon dû à un gros impayé et aux charges URSSAF & Co insupportables (au passage : pas d'alloc pour le salaud de patron qui cotise pour les autres et qui lui se démerde !). Re-départ, à priori le bon : j'ai des employés dont je suis très satisfaite et que je paie plutôt bien, même s'ils mériteraient mieux pour leur travail, mais je ne peux pas : c'est d'abord pour les RMIstes, la CMU et....l'AME + le financement des assocs s'occupant illégalement des clandos etc etc.
J'ai fait un petit chemin varié dans le monde du travail, ce qui me permet de penser que je sais de quoi je parle.
Vos leçons de vertu et de morale sont sûrement salutaires, mais inopérantes et inutiles en ce qui me concerne.
Pour ne rien vous cacher, mais vous l'aurez compris : elles commencent à me gonfler.
C'est vrai aussi pour l'autre imbécile heureux, sarkomachintrucbidule. mais lui ne mérite même pas de réponse.
Bonne fin de dimanche, je vais me confesser après cette grosse colère !
Ecrit par : Augustine | dimanche, 07 septembre 2008
"Et où n'existait ni Sécu ni allocs chômage lorsqu'on n'avait jamais travaillé " : je voulais dire "ni sécu ni minima sociaux", naturellement.
Ecrit par : Augustine | dimanche, 07 septembre 2008
cet été, panique, les fruits et légumes français ne se vendent pas! Trop chers. En regardant de plus prés, on voit que la main d'oeuvre représente 40% du cout de ces produits. Alors faudrait savoir, ou on baisse (sans supprimer) le smic sur les travaux de ces produits (qui viennent évidemment de zones trés rurales) ou on arréte d'en produire et d'en parler. Et ensuite on paie cher ces produits donc on a de l'inflation etc..
idem pour les (rares ) usines au fond de la Meuse, de l'Ariége et autres ou on les ferme et met au RMI, RSA ou autres ces populations.
Ce SMIC national, débile, met au chomage les zones rurales, c'est franchement antisocial. Voilà l'enfer pavé de bonnes intentions.
Ecrit par : Jérémy | dimanche, 07 septembre 2008
On te demande pas de changer augustine, tu es si bien comme cela et tu nous fais bien rire avec tes leçons de bonnes conduites et de personne qui travaille très dure alors qu'il y a tant de fainéants en France.
Si vous voulez vous retrouvez comme dans le bon vieux temps alors partez en Chine. Vous verrez, pas d'alloc, pas de sécu, pas de SMIC. Enfin le rêve pour vous.
Allez augustine bise et bonne messe!!
Ecrit par : sarkoshowbizz | dimanche, 07 septembre 2008
Ce qui cloche avec le SMIC, ce n'est pas le salaire mensuel versé, mais le salaire horaire. Que ça plaise ou non, pour 35 heures hebdomadaires travaillées, c’est trop cher payé par rapport à la concurrence.
Mais ce n’est pas tout, car ce qui cloche ensuite, c’est le net versé à l’employé par rapport au coût pour l’employeur : les charges nous ruinent… TOUS.
Les charges ruinent l’employeur, bien sûr, qui doit absolument rester compétitif pour ne pas disparaître, ne serait-ce que par rapport aux autres pays européens.
Mais elles ruinent aussi et surtout l’employé.
En effet, pour l’employeur, ce qui compte c’est le coût global du salarié, c'est-à-dire net + charges salariales + charges patronales. Autrement dit, l’employeur se fixe une enveloppe globale qu’il sait ne pas devoir ou ne pas pouvoir dépasser.
C’est ainsi qu’un salarié du bâtiment, par exemple, ne touche pas la moitié en net de ce qu’il coûte réellement à son employeur. Après on se plaindra des revenus qui sont trop bas… Alors qu’en réalité, ce sont les charges qui sont trop hautes !
Ecrit par : Thierry Willems | dimanche, 07 septembre 2008
120000 cartes qui sont parties de l'UMP....si cette politique continue ainsi, Devedjian va se trouver bien seul.....il pourra adhérer au parti socialiste avec Sarko....
N'avais vous pas vu le bouffon de la "France d'en bas" qui pérore comme un gros paon.....avec des minots imberbes..."Ne nous inquiétons pas de la fuite des militants, ils reviendront à l'occasion des échéances électorales...." voilà un aveu et une certitude qui ne manque pas de culot pour ce tartarin qui nous a foutu le pays en l'air...
il nous prend vraiment pour des cons...parti, c'est parti...
Vous allez voir, ils vont nous mettre Fillon en attente et nous le ressortir en 2O12 avec comme slogan "la rupture de la rupture..."
Il faut une politique de droite...une vraie..pas cet ersatz inefficace et sans consistance....les promesses sont explosées...Sarko n'a plus d'avenir...il développe une bonne politique d'homme politique...bravo l'artiste sauf que les fausses promesses (qui n'engagent que ceux qui les reçoivent) ne serons pas tenues...une fois de plus !
Observons le bidouillage de Hirsch qui a promis mordicus que son RSA donnera 100000 emplois....si cette largesse financée avec le vol des petits épargnants n'est pas tenue....alors dehors Hirsch...et rendez l'argent que vous aurez volé...
La fumée sur la réelle efficacité des réformes est en place....on dit, on pique le pognon et on enfume ! voilà la politique diabolique de ce gouvernement....
Le suivi de l'avancement de la politique UMPiste et Sarkozienne est aux orties.....cherchez l'erreur !
Ecrit par : laporte | dimanche, 07 septembre 2008
Augustine a piqué une très saine colère. Le problème est toujours le même : ne pas confondre politique sociale et assistanat chronique dont on connait le résultat après trente ans de potion gauchiste : l'échec.
Rien de plus à ajouter sinon que le SMIC d'état des pays européens qui en ont un, ne l'est pas sur la base de 35 heures et comme le signale Thierry, chez nous c'est bien payé !
Attention Patrick Devedjian, les cochons ne se font plus égorger en silence et si le président s'est réveillé socialiste fin août, il va les retrouver dans la rue.
@Sarkoshowbizz
Avec tes laïus indigents et ta défense de l'assistanat, tu ne peux qu'être un profiteur du système. Profites-en tant que tu le peux.
Ecrit par : J.Doe | dimanche, 07 septembre 2008
Oh non Doe.
Je travaille et je gagne bien ma vie. Je n'ai pas le droit à des aides et je paye des impôts. Sauf que, lorsque l'on gagne bien sa vie et bien on a le devoir d'aider les personnes qui en ont besoin. Alors si mes impôts augmentent pour augmenter le SMIC ou tout autre aide, et bien tant mieux.
Je comprend bien que d'autre personne ne partage pas mon avis.
Ce n'est pas de l'assistanat mais de l'aide. C'est bien différent.
Ecrit par : sarkoshowbizz | dimanche, 07 septembre 2008
je suis parti un peu vite dans la discussion sur le SMIC. certes il est basé sur 35 h ce qui est génant mais il me semble plus urgent et plus nécessaire de pondérer le RMI ou futur RSA en fonction des départements. Dans nombre de départements ruraux le RMI est une véritable incitation au bricolo du marché noir et autres bidouilles et à l'assistanat à vie.
Il serait intéressant que P Devedjian nous fasse un petit post sur le cout du RMI dans le 92 sur les 5 derniéres années.
Ecrit par : Jérémy | dimanche, 07 septembre 2008
Réformes : une bonne nouvelle, les ministres vont étre vraiment évalués. C'est un vrai progrés qui aura des conséquences dans toute la pyramide de la fonction publique, habituée à ne jamais étre sanctionnée.
Je l'aime de plus en plus François Fillon.
Ecrit par : Jérémy | dimanche, 07 septembre 2008
Revue Professionnelle des cabinets comptables :
Voilà ce que nos employeurs et cabinets comptables ont reçu.... Amen , l'ère des taxes....
"Comme évoqué fin juillet par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, un «forfait social» pourrait être demandé aux employeurs à partir de 2009 pour renflouer les caisses de la Sécurité Sociale*.
Ce «forfait» prendrait la forme d’une contribution patronale sur l'intéressement et la participation, jusqu'à présent exonérés de cotisations sociales, et pourrait rapporter 300 millions d’euros à la branche Assurance-maladie.
La semaine dernière, des rumeurs (immédiatement démenties par Bercy) affirmaient que cette taxe s’élèverait à 5% des sommes versées aux employés au titre de l'intéressement et de la participation, et rapporterait environ un milliard d’euros à la Sécurité Sociale.
Seule certitude : les détails de cette nouvelle taxe sur les employeurs seront inscrits dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale le 29 septembre prochain. A suivre et préparez les lignes informatiques."
Hummmm Miam.....
Ecrit par : Maud | lundi, 08 septembre 2008
La lecture de ce thread est assez amusante... enfin surtout quand on lit les posts de sarkoshowbizz dont les connaissances en économie se sont visiblement arrêtées en 1945...
Inutile de dire que je suis assez d'accord avec tous ceux que je qualifierais de libéraux ici, mais si j'écris ce post c'est surtout pour Augustine, qui visiblement a fait le choix de créer (pour la deuxième fois) son entreprise en France pour lui donner un conseil... Augustine, soyez raisonnable, vendez votre boite le plus vite possible et barrez vous !
Je vous invite tous à regarder ce joli graphique (qui ne date pas d'aujourd'hui...)et à comprendre ce qu'il implique pour nous tous. Sarko-bidule se réjouira surement du fait que nous ne sommes pas les seuls à y figurer...
http://djomama.blogspot.com/2006/12/first-world-government-junk-bonds-on.html
La seule question aujourd'hui n'est pas de savoir si on va dans le mur, mais de déterminer à quelle vitesse on y va... Et contrairement à ce que pensent les gens, les pays s'enrichissent et s'appauvrissent sur des durées qui sont relativement courtes...
Ecrit par : CPM | lundi, 08 septembre 2008
Merci pour le conseil CPM !
Hélas, ma petite entreprise (comme dirait l'autre !) a quinze ans, en net ralentissement depuis le printemps...mais ne fait pas partie des 50 000 dépôts de bilan du premier semestre : pas mal ! Mais vendre ? Il faudrait tomber sur un acquéreur du style sarkomachinbidule : on dit bien qu'il s'en lève un tous les jours ?? ;-)
Un peu tard pour moi.
En revanche, la progéniture va commencer dès la fin du mois à enrichir les Trésors Publics et de la GB et de la Norvège, ce qui devrait lui laisser un peu plus de temps, à voir votre graphique.
Avec ma bénédiction...Amen ! (c'est pour phiconvers)
Maud,
Sympa votre info, d'autant que l'intérèssement ne concerne plus que les grosses boîtes, loin de là !
Ecrit par : Augustine | lundi, 08 septembre 2008
Je crois qu’il y a un point sur lequel il serait bon de travailler, car il est systématiquement oublié des Institutions (Présidence, Sénat, Assemblée, Justice)
L’importance de l’exemplarité. Cela peut apparaitre bête, mais une Institution INCARNE la France.
On attend dès lors que les membres de ces Institutions “donnent l’ex”. Or force est de constater que la plupart du temps - et l’équipe actuelle n’y coupe pas - les “politiques” demandent aux citoyens de faire des sacrifices sans en faire.
C’est la politique de “fais ce que je dis, pas ce que je fais”. On en a des illustrations tous les jours.
Prenons quelques ex. Il est normal que le chef de l’Etat et les élus de la nation disposent de tous les moyens nécessaires a leurs charges. Mais, qu’ils les augmentent chaque année, alors que le pays souffre, est endetté comme jamais, est particulièrement énervant, sinon provoquant. Comment s’étonné après que 75% des Français estilment que les “politiques” ne se préoccupent ni du pays ni des soucis quotidiens du Peuple? Comment s’étonner que le moral des ménages soit si catastrophique, quand les citoyens ne peuvent trouver en leurs élus des “guides” vers l’avenir?
Et comment s’étonner du coût de cette “sinistrose”? Antidépresseurs (France championne du monde), fraudes diverses et variées et travail au noir (quand l'Etat montre le peu de cas qu'il fait de notre argent, comment s'étonner que les citoyens tentent de "récupérer" un peu de ce qu'on leur a ponctionné? Préfèrent partager l'argent des Administrations pour protéger leur emploi au lieu de payer le plan comm du Ministre truc? Ne pas travailler "officiellement" pour éviter des taxes qui ne servent pas à financer les politiques du pays...Mais les caprices ministérielles, présidentielles, parlementaires...Et les "rendus de service" (l'affaire Tapie n'étant qu'un ex parmis d'autres)?, le
pessimisme sur la situation globale du pays (qui a des incidences terribles sur la croissance : si je suis en confiance je vais avoir tendance à consommer, à investir, à prendre des risques. Si je brois du noir, je vais épargner (enfin maintenant plus grâce à la taxe sur le patrimoine!!!! Retour au matelas) être frileux, ne pas consommer, etc. Puis je rappeler que c’est la consommation qui fait tourner la France?
De la même façon, il aura fallu attendre cinquante ans de Vème République pour que la Cour des Comptes soit désormais autorisée à ausculter le budget de l’Elysée et celui de l’Assemblée ! On est bien loin du rapport Necker qui révélait le montant des pensions des courtisans, les dépenses du roi et de la reine, “l’argent de poche” des princes de sang, le coût de la guerre, etc. Ou de la “transparence” (au commencement) des “notes de frais” des députés de 1789…Rendues publiques par le biais du Moniteur !
Les élus, en France, sont de grands adeptes du « Faites ce que je dis mais faites pas ce que je fais ». L’administration est sommée de se réorganiser pour économiser huit milliards d’euros avant la fin du quinquennat, mais ceux qui lancent ces réformes et les votent semble s’exclure de l’effort collectif !
C’est une attitude qui est consternante, d’autant que les élus ne se rendent pas compte de l’effet désastreux que cela provoque chez les citoyens : la “légende” des élus rentiers vient de là. Le 21 Avril 2002 aussi. Et je suis prête à faire le pari avec vous que si les élus se montraient plus vertueux, les citoyens adhèreraient plus facileîment aux réformes, accepteraient plus facilement les sacrifices à consentir, et…Frauderaient moins. Sinon plus.
Il y a une corrélation entre "l"exemple" du ou des "dirigeants" et le comportement des "administrés".
Deux ex historiques :
--1914 : les partis politiques réalisent "l'union sacrée". La France entière se prépare au combat. Et quand la guerre éclate, c'est une Nation debout et prête à se battre qui attend. Résultat? Les Français de 14 18 ont beau souffrir de la guerre, et les soldats des années 1916 et 1917 ont beau être remplis de jeunes gens...Tout le monde l'accepte, et défend le pays.
On peut rapprocher cet événement d'autres ex historiques. Ainsi, en 1929 "l'armée" française était dans le doute. Quand arrive Jeanne d'Arc. Inversion de la situation ! Pourquoi? Jeanne est à la tête de tous les combats ! En donnant l'ex...Les soldats la suivent ! Et ce n'est pas un hasard, si plus tard, après son sacre à Reims (et la mort de Jeanne)...Charles VII se mettra à la tête de ses "armées" pour continuer le travail commencé par Jeanne.
Lors de la bataille de Bouvines, même chose. Philippe Auguste se met à la tête de ses "armées" et fait de cette bataille une cause nationale.
Ect.
--1940 : les partis politiques se chamaillent, l'armée est défaite. Le Gouvernement fuit Paris. Résultat ? Le Peuple prend lui aussi la poudre d'escampette, en dépit d'actions courageuses ici et là, mais mal coordonnées. La France est terrassée.
Cet événement peut être rapproché de la bataille de Poitiers où notre armée succomba. Pourquoi? Parce que Jean le Bon, roi de France, ne trouva rien de mieux à faire que...De faire sortir du combat ses fils ! Ce que voyant, les chevaliers Français prirent pour l"aveu d'une défaite ! Résultat? Débandade générale !
Ex "contemporains" :
Dans neuf cas sur dix, si un "patron" arrive à des horaires qui ne sont pas ceux auxquels il contraint ses employés de venir...Ceux ci arrivent eux aussi en retard...Et partent en avance. Inversement, si le "patron" respecte les horaires de l'entreprise, les employés auront tendance à rester plus longtemps au boulot.
Dans neuf cas sur dix, également, si un "patron" est "reconnu" comme étant légitimement à sa place, les employés auront tendance à beaucoup s'investir. Si le "patron" se trouve être un "parachuté, ils ne feront que le service minimum.
Ect.
Pourquoi ne pas secouer le cocotier en profitant du “système” si l’argent des contribuables est jeté par les fenêtres par un Etat dispendieux? Pourquoi travailler officiellement et non au noir, quant on voit quel usage est fait de nos impôts? Je ne suis pas certaine en effet que les citoyens partagent l’idée bien admise au Gouvernement semble t il, que les citoyens doivent payer la comm du Gouvernement ! En principe, cet argent doit servir à financer des services publics et les pouvoirs régaliens de l’Etat, et à payer la dette publique.
Je ne parle pas des taxes - provisoires? - de la CSG et cie, dont les recettes sont constamment utilisées pour financer autre chose que leur but initial. On ne mentionnera évidemment pas la contribution pour la journée de solidarité…Dont les recettes financent…Le rétablissement de la politique industrielle de la France? Cette taxe ne devait elle pas, pourtant, en principe, servir aux personnes agées?
La gestion pour le moins dilettantes du budget de l’Elysée comme les privilèges des députés (retraites en béton et distribution discrétionnaire de subventions) contredisent la rigueur affichée. Les caisses sont vides…Mais on continue de s’amuser comme à Versailles on dansait alors que le pays s’enfonçait dans la détresse et la misère.
Incontestablement, c’est sous les ors du Sénat qu’on vit le mieux. Son président depuis 1998, Christian Poncelet, s’y trouve d’ailleurs si bien qu’il n’exclut pas, à 80 ans, de rempiler à l’issue des élections de Septembre.
La République entretien un monarque au palais du Luxembourg
Comme la Reine d’Angleterre, le président du Sénat à sa liste civile. Négocié très discrètement avec les questeurs de cette même assemblée, le budget dévolu à Christian Poncelet n’est pas rendu public mais il atteindrait environ 2,5 millions d’euros. De quoi employer une vingtaine de domestiques dans deux appartements de fonction, là au cœur du palais l’autre en face du Sénat, mais aussi de garnir sa cave de grands crus (8 500 bouteilles), financer force diners et coktails (600 000 euros de frais de bouche par an) et voir du pays (350 000 euros de voyages).
La chambre du Sénat prend aussi en charge 25 conseillers et 17 secrétaires, les 15 Peugeot 607 de fonction qui promènent tout ce petit monde, et bien entendu l’indemnité du président de 180 000 euros par an.
Mais soyons juste. L’assemblée nationale défend son régime de retraite très spécial, elle. Dans sa juste lutte contre les régimes spéciaux de retraite la majorité parlementaire à oublié d’en épingler un : le sien. Un seul mandat de députés de cinq ans ouvre en effet le droit de 1 550 euros par mois, l’équivalent de ce que perçoit en moyenne un salarié du privé au terme d’une carrière complète. Pour financer ces charentaises en or massif les députés se votent les subventions nécessaires (53 millions d’euros en 2007) au renflouement permanent de leur caisse, puisque leurs cotisations ne couvrent que 12% des prestations versées.
A la présidence de la République les primes ont augmentés de 11%
En 2007, les dépenses de l’Elysée ont augmentées de 8,4%, trois fois et demie plus vite que celle de l’Etat. Le palais n’est pas réputé pour la précision de sa gestion car « l’Elysée n’est pas organisé pour lister ses dépenses et encore moins pour les gérer ! » peste le député socialiste René Dozière, spécialiste de ces questions au gouvernement (il espère toujours obtenir le coût détaillé du voyage en Chine de Novembre dernier).
Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy les effectifs sont passés de 960 à 1045 personnes, car le Président a renforcé la sécurité (de 65 à 80 policiers) et le staff de conseillers (de 91 à 117 contractuels).
La rémunération moyenne de ces derniers est passée de 36 000 à 42 000 euros et leurs primes ont été revalorisées de 11%. Enfin, M. Sarkozy s‘est déjà agrandi : et loue de nouveaux locaux au 22 rue de l’Elysée (400 000 euros par an) et à réquisitionner l’hôtel de Marigny jusqu’ici réservé aux hôtes de marque, pour loger la dizaine de hauts fonctionnaires qui planchent sur le projet d’Union Méditerranéenne.
L’Elysée et Matignon ont beau crié que les caisses sont vides et que la France est en faillite, il n’en demeure pas moins que l’un et l’autre sont d’accord pour voler dans des jets flambant neufs. Mise à la disposition de la présidence et du Premier ministre, la flotte aérienne et gouvernementale va être totalement renouvelée dans les cinq ans. Une urgence, n’en doutons pas ! De même que la "modernisation" du parc automobile de Matignon ! Monsieur Fillon, grand connaisseur de la F1, ne se satisfaisant pas des "petites voitures" mises à sa disposition. Cette demande aurait pu être légitime, et encore, si Monsieur Fillon avait demandé des voitures "écologiques". Autant dire que ce n'est pas le cas.
Les deux Airbus A319 actuels seront remplacés par des A330, dont l’un devrait être aussi bien équipé que le fameux Air Force One du Président des Etats-Unis. Six jets flambant neufs (4 Falcon 2000 et 2 Falcon 7 X, le nec plus ultra de l’aviation privé) se substitueront par ailleurs à la flotte actuelle de Falcon 50 et 900 entré en service dans les années 1980. Pour limiter un tant soit peu les dépenses les anciens modèles seront revendus d’occasion mais l’opération devrait tout de même avoisiner les 300 millions d’euros.
A ses dépenses pas forcément toujours “nécessaires”, se rajoute les 145 millions d’euros de subventions distribués sans contrôle au Parlement…Lequel aurait sans doute pu recevoir plus vite les comptes de l’Elysée…Si lui même n’était pas aussi méfiant à révéler l’emploi de cet argent…Laissant au passage les citoyens, les journalistes, et les partis style FN s’imaginer ou faire croire à la constitution de caisses noires dans les Hémicycles.
Tous les ans, l’Assemblée et le Sénat s’allouent une « réserve parlementaire » : 90 millions d’euros aux députés et 55 aux sénateurs, qui donnent à chaque élu une sorte de « droit de tirage » sur le budget de l’Etat pour financer des infrastructures ou des associations dans sa circonscription. Des députés décrochent plus de 100 000 euros, d’autres 30 000, et les novices ignorent parfois l’existence du système. Il n’existe aucune liste publique des projets financés. La encore, le Parlement qui exige la transparence de tous…Peut difficilement être crédible en ne pratiquant pas cette charité en commençant par lui même.
Sans doute une nouvelle manifestation de la rupture ! Délaissant la Citroën C6 blindée achetée par Jacques Chirac il y a trois ans, Nicolas Sarkozy se fait livrer une nouvelle Renault Vel Satis. Plus longue de 25 cm que le modèle de série, le véhicule sera aménagé en bureau roulant avec sièges en cuir, ordinateurs et équipement de communication dernier cri. Le coût? S’est on même posé la question à l’Elysée?
Des sénateurs ont deux voitures avec chauffeur, une à Paris une en région. 23 des 331 élu du Luxembourg disposent chacun d’une «voiture de dignitaire». Un privilège réservé à la crème : le président, les 6 vice-présidents, les 3 questeurs, les 6 présidents de commissions et 7 responsables de groupes politiques. Ce sont 24 Peugeot 607, Citroën C6 et Renault Vel Satis (de 45 000 à 53 000 euros l’unité) que bichonnent, dans la cour les chauffeurs de la maison.
Organisés en tamdem (car ils sont aux 32 heures, pour 2 300 à 5 000 euros par mois), ces pilotes multiplient les trajets haletants : Sénat-aéroport, Sénat-restaurant.
Bien sûr, les élus pourraient aussi utiliser la vingtaine de voitures à disposition de tous, prendre un taxi (remboursé) voir s’aventurer dans le métro (Monsieur Monnet le faisait bien, lui)munis d’un pass gratuit. Ou encore…Emprunter la SNCF qui offre gratuitement le voyage à tous les élus.
Mais, en province ils ont souvent pris de mauvaises habitudes : 47 sénateurs sont aussi présidents de leur Conseil général, où ils ont droit à une limousine du même acabit … Quand aux autres, ils dépensent souvent leur indemnité mensuelle de « frais de mandat » ( 6 141, 33 euros ) chez un concessionnaire auto.
Que représenterait ces efforts? Rien, si l’on regarde à l’aune des économies réalisées. Mais symboliquement, l’impact serait démentiel !
Et finirait par payer. L’exemple nourrit l’ex.
Or, rien ne peut se faire sans confiance. Et sans…Solidarité vraiment…Nationale.
Ecrit par : annie | lundi, 08 septembre 2008
On vient de me saquer un post ! comme au bon vieux temps des cerises....çà pue mes chéris ....
Tirez vous de ce pays....on ne peut plus donner un avis...même en payant les impôts....
Les godillots sont chauds....
Vive la liberté.....ou la mort !
Ecrit par : laporte | lundi, 08 septembre 2008
La Presse dans sa grande majorité salue le mode de financement du RSA : preuve que le président réalise le programme de l'opposition . Mais elle va s’étonner que cette opposition manque d’idées : c’est bien parce qu’un pouvoir prétendu de droite réalise son programme.
Pour nous en sortir, il faut appliquer le programme sur lequel cette majorité a été élue, tout le programme mais rien que le programme.
Le succès implique avant tout la rupture avec le socialisme et une libéralisation totale des forces productives en abandonnant la surenchère des réglementations et des impôts comme on l’avait promis.
Il implique aussi de la rigueur et des efforts. Les Français le savent et le comprennent. Mais il faut que le président, le gouvernement et tous les responsables politiques en charge montrent l’exemple en rognant très largement sur le train de vie de l’état et des administrations.
Sans cela, le réveil sera douloureux pour le pays.
Ronald Reagan :
"Un gouvernement c'est comme un bébé. Un tube digestif avec un gros appétit à un bout et aucun sens des responsabilités de l'autre".
"Les administrations ont une vision de l’économie qui peut être résumée en quelques mots : si ça bouge, taxez-le. Si ça continue à bouger, réglementez-le. Si ça s’arrête de bouger, subventionnez-le."
On pouvait espérer qu'enfin nos gouvernants avaient compris les écueils à éviter.
Ecrit par : Eloïse | lundi, 08 septembre 2008
Annie aime les sucettes, les sucettes à l'anis, les sucettes à l'anis d'Annie,elle est au paradis ! ...
Ma chère amie Annie, si je peux me permettre,vous êtes le stéréotype de la citoyenne de la race des gogos à qui on fait croire que nos administrateurs sont au service de la race des gogos...vous vous trompez, ils sont au service de leur carrière qui,il faut bien le reconnaître, est éphémère....trop longue cependant en regard de ce qu'ils pompent si vite en si peu de temps....
Nos shadocks impénitents vivent sur une planète où les ressources sont inépuisables et les coffres garnis à la gueule...ne soyez pas stupide au point de croire que la dette ou le déficit de la France les interessent, ...."parlez moi de moi il n'y a que celà qui m'interresse "
Un bon coup de clairon, un air de flûte et un brin de pipeau.....voici résumé les caractéristiques essentielles de nos mandatés....
Comme de vulgaires cons, nous allons urner périodiquement pour alimenter les bas fonds de commerce de ses gens là....
Alors Vel Satis, les prébendes des Sénateurs et les gachis organisés sont peanuts à coté des trans actions et des "affaires" de loubards dont on ne saura jamais les germes et les fruits récoltés dans les coffres privés....
Une révolution est nécessaire.....celle qui rendra au peuple son argent et qui intagiblement punira les larcins et les mensonges des castes vampiresques et des charognards de tous poils qui suçent notre sang et préfabriquent une société de pauvres que ceux qui ont quelques écus paieront....
Le moment est à l'heure des mouvements...pas de la rupture grotesque que nous avons cru être ce moment !
Ecrit par : laporte | lundi, 08 septembre 2008
Malheureusement (si j'ose dire), mon cher Laporte, point de révolution à l'horizon !
Et vous savez pourquoi ? Tout simplement parce que le pays n'est pas suffisamment pauvre. Il est encore excessivement riche !
Là, je sens que vous allez me traiter de tous les noms... Et pourtant vous ne devriez pas. Je n'ai pas dit que nous allions le rester... Mais avouez que pour qu'on nous prête encore de l'argent, faut il que nous ayons encore quelques actifs à faire miroiter aux prêteurs !
Ce n'est que lorsque que ces mêmes prêteurs voudront récupérer leur argent que la vraie crise commencera et qui sait avec quelles conséquences...
PS : A ceux qui pensent qu'on peut rembourser les prêteurs avec de la monnaie de singe comme autrefois, je rappellerai que nos emprunts sont désormais libellés en euros, monnaie sur laquelle nous n'avons aucun pouvoir de dévaluation...
Ecrit par : CPM | lundi, 08 septembre 2008
Mon cher CPM, si comme je le crois,vous comptez votre argent, vous verrez aisément que votre avenir est hypothéqué comme vos avoirs.
Vous savez aussi que les prêteurs sont très réticents à accorder des crédits aux endettés potentiels et à ceux dont l'avenir est incertain.Nous appelons celà une absence de confiance justifiée par un environnement douteux...
Regardez aussi votre feulle d'imposition locale et vous verrez aussi ce pour quoi vous êtes sollicité comme quelques actifs dont vous faites partie.C'est bien ce que je condamne....
Vous savez aussi que l'état faillitaire ne peut plus emprunter sur aucun marché eu égard à l'incapacité de rembourser même les intérêts...c'est la banqueroute !
Pour cette raison, j'ai déjà dit que les nantis assurés de revenus aussi réguliers que gigantesques doivent participer à adoucir les effets d'une crise durable....
Prenez de petits épargnants qui aurons placé quelques centaines d'Euros dans la bourse par le biais d'un PEA. Ils ont perdu 40% de leur placement sauf si le plan aura duré 5 ou 6 ans ! dans le cas où à partir d'un capital ainsi diminué, quelques gains venaient, on lui demandera de participer pour 1,1% sur ces menus gains !
Vous dites que la France est riche....diantre ! certains français sont riches dans la mesure ou cette richesse pourrait être évaluée à partir de l'ISF ou de revenus réguliers de l'ordre de 10 à 20000 euros mensuels ! ceux ci bénéficient du fumeux bouclier fiscal ! ils ne contribuerons donc pas à l'effort de "solidarité" demandé par le Président !
Comme l'exemple vient d'en haut, Eloïse a bien souligné que les efforts ne sont pas équitablement répartis...c'est bien là où nous nous rebellons...sans justice ..pas d'effort....
En ce qui concerne l'oportunité de faire une politique de gauche, ou du moins une mesurette de gauche, je propose de ramener la durée légale du travail à 32 heures...avec un SMIC à 1500 euros nets ! voilà qui va la fermer aux socialos....
Les mesures justes sont surtout des mesures qui apportent à tous et non pas qui rapportent à quelques uns...
"Si vous faites des concessions à votre adversaire,vous ne serez jamais assez riche pour les payer" ....
Ecrit par : laporte | lundi, 08 septembre 2008
marrant le truc d'Eloise : aux USA un ancien acteur de cinéma devient président avec de remarquables succés (chute de l'URSS, réforme du controle aérien etc..) et qui résume bien les principes économiques en 3 phrases. En France on pense qu'acteur de cinéma c'est bien trop con, alors on élit un énarque qui continue à augmenter les impots (J Chirac) , crée un musée et ne réforme rien. Comme d'autres, il afait la grandeur de la France. Les cons sont en France.
Quand est ce qu'on ferme l'ENA ?
Ecrit par : Jérémy | lundi, 08 septembre 2008
Augustine, merci de vos précisions. Travaillant moi-même et étant sorti de fac dans les mêmes conditions que vous, je suis plus que jamais convaincu qu'il est irresponsable et totalement ingénu de dire que le contrat de travail se fait entre deux adultes consentants (sous entendu, chacun peut décliner de s'engager). Quand vous devez assumer votre vie et, accessoirement celle de votre famille, votre consentement face à l'offre non négociable de votre employeur est vicié. Quand il commet une injustice à votre encontre, votre marge de manoeuvre est nulle ou presque. Partons du principe que c'est la réalité et qu'il est impossible de placer sur un pied d'égalité employeur et candidat à l'embauche : je me réjouis que l'Etat augmente légèrement ma capacité de négociation grâce au droit du travail. Ce n'est pas sorcier, ni stalinien, comme sentiment, non ?
L'économie de marché comme elle se pratique est une farce. Elle ne pourrait fonctionner que dans le cadre d'une concurrence parfaite, qui est hors d'atteinte (un exemple, aux EU, où j'ai vécu : la télévision par câble est réputée concurrentielle ; en fait, dans chaque comté, il n'y a qu'une option : en d'autres termes, les sociétés concurrente se sont réparties le territoire plutôt que de se disputer les clients. Et tout cela malgré la loi anti-trust).
Quant à Jérémie, qui m'accuse de talibanisme catholique et, accessoirement Laporte, votre négation de la dérive du capitalisme qui rémunère davantage le capital que le travail ne me convainc pas. Et la limite entre usure et crédit ne peut relever d'une décision du gouvernement sinon d'une philosophie : elle consiste à faire produire le fric comme fric, au détriment de la personne qui doit en emprunter. Et oui, je considère que cette activité est repoussante. Elle est peut-être nécessaire dans le système fou dans lequel nous vivons, mais elle ne me semble pas susceptible d'apporter quoi que ce soit de positif à l'humanité. Voilà mon ignoble extrémisme, gentils humanistes.
Ecrit par : phiconvers | lundi, 08 septembre 2008
Alors là, phiconvers, je ne suis absolument pas d'accord avec vous sur le rapport de force entre employé et entreprise.
Ne bouillonnez pas déjà, je vais vous dire pourquoi. Vous avez d'une certaine façon raison, parce que vous ne pensez qu'à la situation française qui ne change pas beaucoup depuis bientôt 35 ans...
Mais voilà le problème, entre l'entreprise et le salarié, il y a un rapport de force. Si l'offre de travail est supérieure à la demande, alors le pouvoir appartient à l'entreprise (ce qui est le cas depuis 30 ans, avec evidemment des exceptions dans certains secteurs pendant certaines périodes). Si la demande de travail est supérieure, le pouvoir de négociation appartient au salarié.
Vous pensez peut-être que je délire, mais je vous assure que c'est la vérité. Tous les emplois ne sont pas délocalisables et si les entreprises ont besoin de ces emplois, elles paieront ce qu'il faut. C'est d'ailleurs un phenomène qu'on a pu observer dans un certain nombre de pays européens au cours des 20 dernières années.
Pour prendre un autre exemple (le mien), je travaille en France dans une industrie excessivement cyclique. Dans les périodes de forte demande, les employeurs sont prêts à payer des fortunes à des ânes (et je pèse mes mots), tout simplement parce qu'ils sont disponibles. En période creuse, les ânes sont évidemment virés, mais avoir fait polytechnique ne vous protège pas non plus. Ces entreprises qui vous ont embauchés à prix d'or n'ont simplement plus besoin de vous, donc elles vous virent. C'est la loi de mon industrie, tout le monde la connaît et l'accepte, car le rapport de force évolue fortement au bénéfice des uns ou des autres.
Ecrit par : CPM | mardi, 09 septembre 2008
A CPM : je crois que Laporte a raison de parler d'une probable révolution, tout au moins révolte, si les "gouvernants" continuent de passer leur temps à ne pas faire leur boulot.
Nulle nécessité, pour voir éclore une révolution, que le pays soit pauvre. La France de 1789, de 1830, de 1848, n'était pas pauvre. Elle était injuste.
Or, aujourd'hui, les causes de la Révolution de 1789 sont à nouveau réunies : injustices criantes, redistribution des richesses inégales, et pouvoir politique décrédibilisé.
Tout semble se conjuguer pour que sinon une révolution, tout au moins une tension révolutionnaire, gagne le pays, sinon les pays d'Europe.
1 La hausse des prix de 40% - La misère en travaillant
A l'occasion du passage à l'Euro, les prix des produits de base ont augmenté de 40%, au bénéfice des entreprises de la grande distribution. Mais officiellement, l'inflation pendant cette période n'a été que de 2%. Alors que les prix augmentent, les salaires réels (après impôts, taxes et cotisations diverses, loyer, eau et électricité) n'ont pas augmenté depuis 20 ans, et les salariés ne bénéficient jamais des fruits de la croissance, malgré les fantastiques bénéfices réalisées par les entreprises.
Aujourd'hui, le salaire d'une majorité de salariés est à peine suffisant pour assurer la survie quotidienne. Autrefois, les seuls pauvres étaient des chômeurs. Avec le "nouvel ordre économique", il est devenu normal d'être pauvre en travaillant. Dans le même temps, les multinationales affichent des profits records qui bénéficient pour l'essentiel aux actionaires, rarement à l'investissement, et jamais aux salariés.
2 Deux poids et deux mesures pour les salariés et les dirigeants d'entreprises
L'écart entre les salaires est devenu astronomique. Par ailleurs, lorsqu'un salarié commet la moindre faute, il est licencié sans pitié. Le plus souvent, il est même licencié sans avoir commis de faute. Dans le même temps, les dirigeants qui ont ruiné leur entreprise conservent leur poste en bénéficiant même d'une augmentation de salaire (comme Serge Tchuruk à Alcatel), ou bien ils reçoivent des millions d'euros d'indemnités de départ (comme Michel Bon à France Telecom, ou Jean-Marie Messier à Vivendi Universal, parti avec 20 millions d'euros, soit 27.600 fois les indemnités de chômage du salarié de base).
En 2002, le salaire moyen des PDG des grandes entreprises françaises était de 2.070.000 euros par an. Pour gagner la même somme, un salarié de base devrait travailler pendant 172 ans.
3 Deux poids et deux mesures pour la justice
Selon la constitution et la déclaration des droits de l'homme de 1789, la justice est la même pour tous. La réalité est devenue bien différente. Alors qu'on accorde toujours plus de liberté aux entreprises, le citoyen ordinaire est soumis à une répression policière de plus en plus oppressante, et à des réglementations de plus en plus contraignantes. A la moindre faute de sa part, les sanctions sont impitoyables. Récemment, un automobiliste a été condamné à 2 ans de prison ferme pour un excès de vitesse qui n'a pas causé d'accident. Une mère de famille peut être condamnée à 4 mois de prison ferme si ses enfants ne sont pas allés à l'école. Et José Bové a été condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir arraché des plants de maïs transgéniques dans un champs.
Dans le même temps, et dans des affaires qui ont causé des préjudices beaucoup plus graves, les élites politiques et économiques bénéficient d'une impunité systématique. Ainsi, Jean-Claude Trichet (ancien président de la Banque de France et Président de la BCE) a été "totalement blanchi" à propos des malversations financières du Crédit Lyonnais. De même, Roland Dumas a échappé à une condamnation dans l'affaire d'Elf-Aquitaine, des frégates de Taiwan et de leurs commissions occultes. Et dans l'affaire du "sang contaminé", le ministre de la santé Edmond Hervé a été condamné à quelques mois de prison ferme, mais a été "dispensé de peine" par le tribunal. Etc, etc...
4 Le décalage entre les impôts élevés et l'inefficience croissante des services de l'Etat
Malgré la médiocrité des services publics, les impôts demeurent à des niveaux très élevés. En additionnant l'impôt sur le revenu, les impôts locaux, l'impôt foncier, la TVA et les taxes sur l'essence, les prélèvements de l'état représentent plus de la moitié du revenu d'un salarié moyen. Dans le même temps, la qualité de l'éducation se dégrade faute de professeurs en nombre suffisant, faute de locaux adaptés, et faute d'un matériel pédagogique moderne (ordinateurs, magnétoscopes, etc.).
Pire encore est le délabrement des services de santé. Dans les hôpitaux, il devient habituel que des blessés attendent pendant 24 heures sur un brancard dans les couloirs, faute de chambres et de personnel médical. Les opérations sont réalisées "à la chaîne" et les erreurs médicales se multiplient. A cause du manque d'hygiène dans les hôpitaux, les malades ont 1 chance sur 4 d'être contaminés par des maladies nosocomiales mortelles ou fortement invalidantes, causées par des bactéries devenues résistantes aux antibiotiques et qui abondent en milieu hospitalier (à cause de l'emploi abusif des antibiotiques par les médecins).
5 Le sabotage organisé des services publics pour justifier leur privatisation
Les gouvernements organisent le sabotage des services publics dont l'inefficience est ensuite utilisée comme prétexte pour justifier leur privatisation.
Voici ce que l'on peut lire à propos de l'éducation publique dans un document de l'OCDE, qui est également à l'origine de l'AMI:
"Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement.
Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu'on évite un mécontentement général de la population." (extrait du "Cahier de politique économique" n°13 de l'OCDE)
6 La corruption à tous les niveaux de l'Etat
Le décalage entre les impôts élevés et la médiocrité des services de l'état est causé principalement par la corruption, présente à tous les niveaux de l'administration: commune, département, région, état. Une autre cause de ce décalage est le train de vie somptuaire des ministres et des hauts fonctionnaires: luxueux appartements et voitures de fonction, déplacements en avion et en hélicoptère, voyages à l'étranger, nombreuses escortes de motards, gardes républicains mobilisés pour un protocole pompeux, repas avec les mets les plus raffinés, cocktails et réceptions dont le coût atteint couramment 100.000 euros pour une soirée... Tout ceci est une autre façon de détourner l'argent du contribuable.
7 Les subventions abusives distribuées par l'Etat aux entreprises
Si l'état manque d'argent pour l'éducation, la santé ou les retraites, c'est aussi à cause des subventions abusives versées à des grandes entreprises, sous prétexte qu'elles vont créer des emplois, et quelquefois sans prétexte du tout. Puis une fois les subventions empochées, l'entreprise délocalise ses usines dans un pays où la main d'oeuvre est encore moins chère, ou la fiscalité plus avantageuse.
8 La tromperie des "35 heures"
En 1998, le gouvernement de Lionel Jospin présentait sa grande mesure sociale: le passage aux 35 heures de travail hebdomadaire (au lieu de 39 auparavant), en échange d'une baisse des salaires, de l'instauration de la "flexibilité" (une mesure que les entreprises réclamaient depuis 20 ans), et d'une baisse des cotisations sociales des entreprises. Le résultat est aujourd'hui un déficit de 12 milliards d'euros de la Sécurité Sociale. Un déficit qui devra être payé par les salariés (si les cotisations augmentent), ou bien par les contribuables (si l'état prend en charge le déficit), ou encore par la population dans son ensemble (si les remboursement de soins diminuent).
Autrement dit, le gouvernement Jospin a fait un "cadeau" aux salariés, tout en leur demandant de payer pour ce cadeau. En fait, les salariés ont même payé un prix supérieur à la valeur du cadeau. Pour éviter que les salariés s'aperçoivent de la supercherie, le MEDEF (le syndicat des entreprises) a pris soin de protester vigoureusement contre les 35 heures.
9 Les accords multilatéraux négociés dans le dos des citoyens et qui vident la démocratie de son contenu
Depuis 10 ans, le pouvoir réel a été transféré progressivement et discrètement vers des organisations non-élues (OMC, OCDE, Commission Européenne) qui sont entièrement au service d'intérêts particuliers (intérêts des entreprises multinationales) au lieu de l'intérêt général. Les accords multilatéraux (AMI, AGCS) élaborés dans le secret et l'opacité par ces mêmes organisations ont vidé la démocratie de son contenu. Ces accords réduisent en effet considérablement le pouvoir et le droit des états à jouer leur rôle de régulation dans le domaine économique, social, et environnemental.
10 Le saccage de l'environnement par les entreprises, en toute impunité
Par la pollution, le CO2, la déforestation, la destruction des paysages sauvages et de la biodiversité, les "prédateurs" saccagent la nature en toute impunité. L'homme et l'environnement sont sacrifiés aux intérêts économiques des multinationales, et un avenir bien sombre se dessine pour les générations futures. Le point de non-retour écologique est sur le point d'être franchi.
En dehors de ces éléments, et les historiens l'ont très bien compris, il est nécessaire, pour une révolution réussie, que la "classe haute" fasse alliance avec la "classe basse". C'est ce qui s'est passé en 1789, où les intérêts des "sans culotte" ont rejoins ceux de la "classe moyenne" de l'époque, à savoir les "bourgeois".
Et pour porter ces intérêts, il faut un ou des leaders. C'est ce qui s'est passé en 1789.
Aujourd'hui, on a le contexte, et l'union des intérêts. Il ne manque qu'un leader pour porter le tout. Et c'est la chance du Gouvernement actuel. Il n'y en a, pour le moment, aucun.
Jusqu'à quand?
Ecrit par : annie | mardi, 09 septembre 2008
Je vais me répeter, mais je ne crois pas que les conditions d'une revolution soient ENCORE réunies. Si on continue dans ce sens, il est néanmoins évident qu'elles le seront.
Pour reprendre votre parallèle avec 1789, 1830 et 1848, il y a au moins 2 de ces 3 dates ou le peuple avait REELLEMENT faim. Ce n'est pas encore le cas aujourd'hui...
C'est lorsque que les premiers besoins de la pyramide de maslow ne seront plus satisfaits que la revolution sera certaine...
Ecrit par : CPM | mardi, 09 septembre 2008
A CPM : je crois que Laporte a raison de parler d'une probable révolution, tout au moins révolte, si les "gouvernants" continuent de passer leur temps à ne pas faire leur boulot.
Nulle nécessité, pour voir éclore une révolution, que le pays soit pauvre. La France de 1789, de 1830, de 1848, n'était pas pauvre. Elle était injuste.
Or, aujourd'hui, les causes de la Révolution de 1789 sont à nouveau réunies : injustices criantes, redistribution des richesses inégales, et pouvoir politique décrédibilisé.
Tout semble se conjuguer pour que sinon une révolution, tout au moins une tension révolutionnaire, gagne le pays, sinon les pays d'Europe.
1 La hausse des prix de 40% - La misère en travaillant
A l'occasion du passage à l'Euro, les prix des produits de base ont augmenté de 40%, au bénéfice des entreprises de la grande distribution. Mais officiellement, l'inflation pendant cette période n'a été que de 2%. Alors que les prix augmentent, les salaires réels (après impôts, taxes et cotisations diverses, loyer, eau et électricité) n'ont pas augmenté depuis 20 ans, et les salariés ne bénéficient jamais des fruits de la croissance, malgré les fantastiques bénéfices réalisées par les entreprises.
Aujourd'hui, le salaire d'une majorité de salariés est à peine suffisant pour assurer la survie quotidienne. Autrefois, les seuls pauvres étaient des chômeurs. Avec le "nouvel ordre économique", il est devenu normal d'être pauvre en travaillant. Dans le même temps, les multinationales affichent des profits records qui bénéficient pour l'essentiel aux actionaires, rarement à l'investissement, et jamais aux salariés.
2 Deux poids et deux mesures pour les salariés et les dirigeants d'entreprises
L'écart entre les salaires est devenu astronomique. Par ailleurs, lorsqu'un salarié commet la moindre faute, il est licencié sans pitié. Le plus souvent, il est même licencié sans avoir commis de faute. Dans le même temps, les dirigeants qui ont ruiné leur entreprise conservent leur poste en bénéficiant même d'une augmentation de salaire (comme Serge Tchuruk à Alcatel), ou bien ils reçoivent des millions d'euros d'indemnités de départ (comme Michel Bon à France Telecom, ou Jean-Marie Messier à Vivendi Universal, parti avec 20 millions d'euros, soit 27.600 fois les indemnités de chômage du salarié de base).
En 2002, le salaire moyen des PDG des grandes entreprises françaises était de 2.070.000 euros par an. Pour gagner la même somme, un salarié de base devrait travailler pendant 172 ans.
3 Deux poids et deux mesures pour la justice
Selon la constitution et la déclaration des droits de l'homme de 1789, la justice est la même pour tous. La réalité est devenue bien différente. Alors qu'on accorde toujours plus de liberté aux entreprises, le citoyen ordinaire est soumis à une répression policière de plus en plus oppressante, et à des réglementations de plus en plus contraignantes. A la moindre faute de sa part, les sanctions sont impitoyables. Récemment, un automobiliste a été condamné à 2 ans de prison ferme pour un excès de vitesse qui n'a pas causé d'accident. Une mère de famille peut être condamnée à 4 mois de prison ferme si ses enfants ne sont pas allés à l'école. Et José Bové a été condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir arraché des plants de maïs transgéniques dans un champs.
Dans le même temps, et dans des affaires qui ont causé des préjudices beaucoup plus graves, les élites politiques et économiques bénéficient d'une impunité systématique. Ainsi, Jean-Claude Trichet (ancien président de la Banque de France et Président de la BCE) a été "totalement blanchi" à propos des malversations financières du Crédit Lyonnais. De même, Roland Dumas a échappé à une condamnation dans l'affaire d'Elf-Aquitaine, des frégates de Taiwan et de leurs commissions occultes. Et dans l'affaire du "sang contaminé", le ministre de la santé Edmond Hervé a été condamné à quelques mois de prison ferme, mais a été "dispensé de peine" par le tribunal. Etc, etc...
4 Le décalage entre les impôts élevés et l'inefficience croissante des services de l'Etat
Malgré la médiocrité des services publics, les impôts demeurent à des niveaux très élevés. En additionnant l'impôt sur le revenu, les impôts locaux, l'impôt foncier, la TVA et les taxes sur l'essence, les prélèvements de l'état représentent plus de la moitié du revenu d'un salarié moyen. Dans le même temps, la qualité de l'éducation se dégrade faute de professeurs en nombre suffisant, faute de locaux adaptés, et faute d'un matériel pédagogique moderne (ordinateurs, magnétoscopes, etc.).
Pire encore est le délabrement des services de santé. Dans les hôpitaux, il devient habituel que des blessés attendent pendant 24 heures sur un brancard dans les couloirs, faute de chambres et de personnel médical. Les opérations sont réalisées "à la chaîne" et les erreurs médicales se multiplient. A cause du manque d'hygiène dans les hôpitaux, les malades ont 1 chance sur 4 d'être contaminés par des maladies nosocomiales mortelles ou fortement invalidantes, causées par des bactéries devenues résistantes aux antibiotiques et qui abondent en milieu hospitalier (à cause de l'emploi abusif des antibiotiques par les médecins).
5 Le sabotage organisé des services publics pour justifier leur privatisation
Les gouvernements organisent le sabotage des services publics dont l'inefficience est ensuite utilisée comme prétexte pour justifier leur privatisation.
Voici ce que l'on peut lire à propos de l'éducation publique dans un document de l'OCDE, qui est également à l'origine de l'AMI:
"Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement.
Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu'on évite un mécontentement général de la population." (extrait du "Cahier de politique économique" n°13 de l'OCDE)
6 La corruption à tous les niveaux de l'Etat
Le décalage entre les impôts élevés et la médiocrité des services de l'état est causé principalement par la corruption, présente à tous les niveaux de l'administration: commune, département, région, état. Une autre cause de ce décalage est le train de vie somptuaire des ministres et des hauts fonctionnaires: luxueux appartements et voitures de fonction, déplacements en avion et en hélicoptère, voyages à l'étranger, nombreuses escortes de motards, gardes républicains mobilisés pour un protocole pompeux, repas avec les mets les plus raffinés, cocktails et réceptions dont le coût atteint couramment 100.000 euros pour une soirée... Tout ceci est une autre façon de détourner l'argent du contribuable.
7 Les subventions abusives distribuées par l'Etat aux entreprises
Si l'état manque d'argent pour l'éducation, la santé ou les retraites, c'est aussi à cause des subventions abusives versées à des grandes entreprises, sous prétexte qu'elles vont créer des emplois, et quelquefois sans prétexte du tout. Puis une fois les subventions empochées, l'entreprise délocalise ses usines dans un pays où la main d'oeuvre est encore moins chère, ou la fiscalité plus avantageuse.
8 La tromperie des "35 heures"
En 1998, le gouvernement de Lionel Jospin présentait sa grande mesure sociale: le passage aux 35 heures de travail hebdomadaire (au lieu de 39 auparavant), en échange d'une baisse des salaires, de l'instauration de la "flexibilité" (une mesure que les entreprises réclamaient depuis 20 ans), et d'une baisse des cotisations sociales d
Ecrit par : annie | mercredi, 10 septembre 2008
CPM est la vérité...se barrer en courant de ce pays désolant et désolé...
Rien à faire ici que de raquer pour les fénéants....
Consensus des nantis et des déshérités pour faire banquer les moins nantis et les moins déshérités....
Une bonne nouvelle : les ministres vont être évalués ....par les ministres...
Une autre bonne nouvelle : 1O taxes nouvelles vont être sorties du panier de crabes......
Ah on est bien.....! le coït universel avec la
Ecrit par : laporte | mercredi, 10 septembre 2008
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