dimanche, 21 septembre 2008
Tenir nos engagements
Le débat désordonné qui s’est institué sur les bonus-malus écologiques a eu des conséquences désastreuses dont notre électorat s’est fait l’écho insistant. A tort ou à raison, il est apparu comme la volonté de créer de nouveaux impôts en alourdissant une fiscalité que le Président de la République a promis de réduire.
Je n’avais pas manqué de l’alerter sur le sujet et il s’est employé à mettre rapidement les choses au point.
Mais les répercussions sur le financement du RSA ont été immédiates et j’en suis consterné.
Tout le monde approuve le principe du RSA. Il s’agit de récompenser et d’encourager ceux qui se remettent au travail au lieu de les assister passivement. C’est philosophiquement une mesure de droite : stimuler l’effort. Toutes les expérimentations qui ont été faites ont été positives, conduisant à une reprise de l’emploi supérieure en moyenne de 30% au dispositif actuel.
Il ne faut pas oublier que nous avons en France 7 millions de personnes vivant au dessous du seuil de pauvreté. Cela est humainement inacceptable et c’est aussi un grave et dangereux dysfonctionnement de la société que de laisser tant de gens à l’écart. Ce projet est destiné à être la grande loi sociale de la présidence de Nicolas Sarkozy.
Comment financer la mesure, qui est estimée à 1,5 milliards d’euros supplémentaires par an ?
L’hypothèse retenue avant le débat parlementaire est de passer le prélèvement sur les revenus de l’épargne de 11 à 12%. Cela représente 10€ par an pour un capital de 20.000€.
Il avait été proposé de retenir le financement nécessaire en le prélevant sur la Prime pour l’Emploi. Cela n’a pas été retenu, précisément pour pouvoir continuer à encourager le travail.
Il faut rappeler qu’avec le paquet fiscal, les impôts des particuliers ont diminué de 13 milliards par an (heures supplémentaires défiscalisées, suppression des droits de succession pour 95 % des Français, déduction des intérêts des emprunts immobiliers, le bouclier fiscal ne comptant que pour 400 millions) Même Didier Migaud, le président socialiste de la Commission des Finances, le reconnaît, les prélèvements obligatoires ont diminué de 0,7% en 2007.
Cette année le crédit impôt recherche diminue la pression fiscale des entreprises de 3 milliards par an et remporte un très grand succès en permettant de localiser et d’attirer chez nous une recherche qui s’installait ailleurs en portant atteinte à notre croissance.
L’impôt forfaitaire annuel des entreprises qui représente 1,6 milliard de prélèvement sera supprimé à partir du 1er janvier 2009.
Le Président tient donc ses engagements de diminuer les prélèvements obligatoires en même temps que nous remodelons le système fiscal qui est bien souvent archaïque dans son organisation.
Le Président veut aussi tenir son engagement de remettre la France au travail et d’améliorer le pouvoir d’achat des Français.
Nos concitoyens et nos amis nous répondent qu’on devrait pouvoir économiser la somme nécessaire au RSA sur les dépenses de l’Etat. Ils ont raison et c’est ce que nous faisons. Les chômeurs qui refuseront deux offres d’emploi raisonnables verront réduire leurs prestations sociales. Les fraudes au RMI sont désormais systématiquement poursuivies et la CAF s’est organisée pour cela. Les évaluations du RSA auront lieu département par département et l’action des conseils généraux sera donc connue et mesurée. Les services de l’Etat sont fusionnés : Unedic et ANPE, DDE et DDA, Comptabilité Publique et Direction Générale des Impôts. Les niches fiscales vont être plafonnées. Une réflexion est engagée sur l’articulation des collectivités territoriales.
Je suis sûr que le débat parlementaire qui s’engage, avec les moyens nouveaux donnés au Parlement par la réforme institutionnelle, permettront d’aboutir à une solution acceptable par tous.
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Commentaires
VIVE BARROSO : où l'art de s'occuper de l'accessoire plutôt que de l'essentiel !!!
Lu sur "coulisse de Bruxelles" le blog de Jean de Quatremer.
"Ceux qui doutaient encore de la nécessité de reconduire José-Manuel Durao Barroso à la présidence de la Commission sont désormais réduits au silence. Moi qui n’ai jamais dissimulé mon scepticisme sur le personnage, je dois m’incliner. Alors que la crise financière mondiale fait rage, l’exécutif européen vient de montrer sa capacité de réaction et sa proximité avec les citoyens en proposant aujourd’hui une réglementation… visant à réduire les souffrances des animaux dans les abattoirs de l’Union européenne.
C’est un sens de l’à propos certain, alors que Bruxelles brille par son absence sur le sujet clef de la régulation financière depuis le début de son mandat. C’est ce qui s’appelle en revers lifté.
Il est vrai qu’il y a plus de coups à prendre en proposant une réglementation susceptible de déplaire (au hasard) en Grande-Bretagne qu’en prenant la défense des animaux (sujet sensible, au hasard, en Grande-Bretagne). Sacré Barroso ! Il ira loin."
Je suis d'accord pour qu'on épargne la souffrance des animaux, si cela est possible bien sur, mais franchement. !
Sur que cela ne peut conforter les citoyens dans l'idée que, oui vraiment, l'UE nous protège!!!
Nous "avons besoin" de l'UE? Au combien !!!
Pour revenir à votre post, Monsieur Devedian, première remarque : les parlementaires ont des "moyens" et surtout des "pouvoirs" immenses...Mais ils ne les utilisent pas. En cause? La "réserve parlementaire" qui fait que quand les parlementaires ont besoin de faire des "bonnes oeuvres" (ce qui est très souvent le cas) ils demandent aux Ministres d'inscrire dans leur budget, les "petits services" pour la cause du clientélisme, des parlementaires.
Evidemment, quels sont les parlementaires qui, étant perpétuellement en doléance auprès du Gouvernement, s'aviseraient ensuite de leur demander des comptes sur la gestion de leur Ministère, d'exiger que les lois votées soient mises en oeuvre, avec les moyens humains et financiers nécessaires?
Concernant les fraudes, il y en aurait moins si le Parlement cessait de changer la Loi tous les quatre jours ! Comment peut on, pour ex, avoir une idée de la fiscalité en France, si tous les jours le Gouvernement se charge de nous inventer des nouvelles? S'ajoute à cela les fraudes dites "carroussel" qui se font entre la France et les pays de l'UE. Vu la nature et la rapidité des échanges, l'argent fraudé a le temps de faire quatre fois le tour de la planète, avant que la CAF s'en préoccupe. Et si on se donnait les moyens, au niveau européen? Voire à l'OMC, de mettre fin aux perversités du système?
Concernant les chômeurs, le Gouvernement a pris des dispositions similaires à ce qui existe à l'étranger...Mais sans s'occuper de donner en parrallèle une aide véritable pour les chômeurs, lesquels ne sont pas, pour la majorité d'entre eux, des fainéants, ou des personnes à même de refuser une offre "raisonnable". Je doute à ce propos de l'intérêt de la mesure, dans le sens où la plupart des chômeurs sont des "jeunes" qui parce qu'ils n'ont pas d'expérience ou du moins pas d'expériences reconnues : l'ANPE ne reconnait ainsi pas les stages comme du "travail" pas plus que les "jobs d'été" pour les agences vers chez moi en tout cas : cela fait donc beaucoup de chômeurs qui ne touche aucune prestation sociale.) Est on bien sur qu'il soit utile de se focaliser sur cette mesure, présentée comme le remède miracle au chômage en France, le Gouvernement semblant oublier que le marché du travail est un...Marché.
Que compte donc faire le Gouvernement, et que propose l'UMP, pour accroitre les carnets de commande de nos entreprises? Est on sur que le "concours lépine de la taxation" soit la meilleure réponse?
Je termine en ne voyant là, rien qui puisse répondre à "l'effort d'exemplarité" que nous sommes nombreux à demander à "l'Etat".
En posant des sanctions aux chômeurs...Ce n'est pas "l'Etat" qui fait un effort...Ce sont les chômeurs. Idem pour les niches fiscales. Allez vous me faire croire que le plafonnement de ses niches affecte en quoi que ce soit les Ministres ou les parlementaires?
Ce qu'attende les Français? Un EFFORT de la part des MEMBRES de l'Etat à savoir les élus (Président, parlementaires) et les nommés (les Ministres)
Au Canada, Monsieur Chrétien a diminué de 20% son salaire, et en a fait autant pour ceux de ses Ministres. De leur coté, les parlementaires canadiens ont "gelé" leur rémunération, jusqu'à ce que les comptes soient plus sains.
En France, le Président a augmenté de 273% son salaire. Egalement, une augmentation pour tout le Gouvernement. Et les parlementaires n'ont pas consenti à toucher à leurs propres systèmes de retraite, très très spécial. Au contraire de leurs collègues new zélandais, allemands, et...Canadiens.
Ecrit par : seb | dimanche, 21 septembre 2008
Ce que je viens de lire me semble juste. Ce gouvernement et ce président, encore plus qu'avant, s'est augmenté, a soigné ses avantages et s'est servi avant de servir ce pourquoi ils sont payés, ç'est à dire servir les français.
Le grenelle de l'environnement, annoncé tambours battants par le président, s'est réduit à peau de chagrin.....Rien, c'était pourtant un engagement de campagne.
Le RSA sera financé par les français moyens qui travaillent déjà très dur.
Grâce au bouclier fiscal, les patrimoines les plus aisés en seront exonérés.
NS ne remet pas la france au travail, c'est faux....Il soigne ses amis qui ne sont pas la "france au travail", mais celle qui se couche tard et se lève tard..
Ecrit par : Lise | dimanche, 21 septembre 2008
Il suffit d'abolir le RMI, plutôt que d'ajouter un RSA. Ca rapporterait, et d'emblée, au lieu de coûter, et aurait au moins le même effet quant à l'incitation à trouver un emploi. En plus, ça oeuvrerait au service de la cohésion familiale, de l'autorité parentale, et de la justice tout simplement - puisque tout travail mérite salaire et tout non-travail n'en mérite pas - en n'émancipant pas, ne serait-ce qu'un tant soit peu, les jeunes adultes les moins méritants.
Un peu de lucidité, de courage et de ténacité, quoi, pour changer.
Et que nombre de rmistes s'agitent donc ; ça ne devrait alors pas être trop difficile de les peindre en parasites impudents, puisque c'est ce qu'ils seraient.
Ecrit par : Alceste | dimanche, 21 septembre 2008
on pourrait éventuellement suivre Alceste mais à condition de supprimer tous les priviléges : pharmacies; médeciins, notaires, taxis, experts comptables, et tous les hauts fonctionnaires peinards (ambassadeurs sans affectation, membres du CES, fonctionnaires des ambassades, préfets dans les sous préfectures sans aucun interet ) etc..
mais je crois que pour les notaires Sarko a mis quelque chose en route car ils commencent à s'agiter.
Alors, on se serre la ceinture mais tous.
Ecrit par : Jérémy | dimanche, 21 septembre 2008
Des mesures d'économies, il y en a à la pelle :
Un ex ?
"Art" contemporain : un financement suspect
Extrait d'un article d'Aude de Kerros paru dans Les Echos :
"la France a perdu tous ses marchés de l'art, excepté celui du dessin et des arts premiers, ses artistes officiels ne sont pas acceptés sur les places internationales malgré les efforts financiers considérables déployés par le ministère de la Culture.
Cet hiver, les institutions ont désespérément cherché des solutions. Afin d'en trouver, le commissaire général de la Fiac, Martin Bethenot, a été missionné. [...] Au cours de cette année, les mêmes institutions ont organisé, avec force subventions, trois événements [...] Au Grand Palais, c'est Richard Serra, produit financier américain haut de gamme. Au Louvre, c'est le Hollandais Ian Fabre avec un one-man-show dans les salles de l'école du Nord. A Versailles, c'est Jeef Koons, trader new-yorkais. [...] Ainsi, avec l'argent du contribuable français, les institutions pendant trente ans ont détruit consciencieusement la place de Paris. On estime qu'environ 60 % des sommes consacrées par l'Etat français aux achats d'oeuvres d'art contemporaines ont été dépensées, surtout à New York, pour acheter des oeuvres d'artistes étrangers. [...]
[C]omment nommer ce phénomène des one-man-show, présentés comme gratuits et sans contrepartie, dans trois sites parmi les plus prestigieux de la planète ? [...] Sont-ce des délits d'initié à l'oeuvre dans la fabrication d'un produit financier ? Sont-ce des trafics d'influence ? Sont-ce des « détournements d'intérêt public au profit d'intérêts particuliers »? Depuis plusieurs années le débat sur l'art contemporain n'apparaît dans les médias qu'à la faveur des procès. [...] Sur de multiples affaires semblables, mais moins médiatisées, on retrouve des chefs d'accusation qui vont contre le droit de propriété artistique ou morale des oeuvres. [...] Enfin, ces tribunaux ont aussi beaucoup à faire avec la violation du droit administratif, très rigoureux sur la transparence des marchés : combien a coûté chaque oeuvre ? achetée à qui ? où ? comment ?"
Pendant ce temps là, le "pétrole de la France" à savoir nos "vieilles pierres" sont, elles, abandonnées.
Un autre ? La réserve parlementaire qui coûte, au bas mot, 400 millions d'euros aux citoyens chaque année. Dans aucun autre pays, il n'existe une telle "caisse noire" à destination des parlementaires.
Un manque d'exemplarité qui coûte cher à la France :
"Gaspillages publics : Elysée, Parlement … au sommet, l’Etat ne montre pas l’exemple Capital n° 202 Juillet 2008 – E.G. et E.W. extraits
"Il est certes normal que le chef de l’Etat et les élus de la nation disposent de tous les moyens nécessaires a leurs charges. Mais, qu’ils les augmentent chaque année bien au-delà de l’inflation, voilà qui fait un peu tiquer.
Il aura fallu attendre cinquante ans de Vème République pour que la Cour des Comptes soit désormais autorisée à ausculter le budget de l’Elysée et celui de l’Assemblée. On constate à quel point no élus sont adeptes du « Faites ce que je dis mais faites pas ce que je fais ». L’administration est sommée de se réorganiser pour économiser huit milliards d’euros avant la fin du quinquennat, mais ceux qui lancent ces réformes et les votent semble s’exclure de l’effort collectif.
La gestion pour le moins dilettantes du budget de l’Elysée comme les privilèges des députés ( retraites en béton et distribution discrétionnaire de subventions ) contredisent la rigueur affichée. Mais c’est sous les ors du Sénat qu’on vit le mieux. Son président depuis 1998, Christian Poncelet, s’y trouve d’ailleurs si bien qu’il n’exclut pas, à 80 ans, de rempiler à l’issue des élections de Septembre …
La république entretien un monarque au palais du Luxembourg
Comme la Reine d’Angleterre, le président du Sénat à sa liste civile. Négocié très discrètement avec les questeurs de cette même assemblée, le budget dévolu à Christian Poncelet n’est pas rendu public mais il atteindrait environ 2,5 millions d’euros. De quoi employer une vingtaine de domestiques dans deux appartements de fonction, là au cœur du palais l’autre en face du Sénat, mais aussi de garnir sa cave de grands crus ( 8 500 bouteilles ), financer force diners et coktails (600 000 euros de frais de bouche par an ) et voir du pays (350 000 euros de voyages ). La chambre du Sénat prend aussi en charge 25 conseillers et 17 secrétaires, les 15 Peugeot 607 de fonction qui promènent tout ce petit monde, est bien entendu l’indemnité du président de 180 000 euros par an.
L’assemblée nationale défend son régime de retraite très spécial
Dans sa juste lutte contre les régimes spéciaux de retraite la majorité parlementaire à oublié d’en épingler un : le sien. Un seul mandat de députés de cinq ans ouvre en effet le droit de 1 550 euros par mois, l’équivalent de ce que perçoit en moyenne un salarié du privé au terme d’une carrière complète. Pour financer ses charentaises en or massif les députés se votent les subventions nécessaires ( 53 millions d’euros en 2007 ) au renflouement permanent de leur caisse, puisque leurs cotisations ne couvrent que 12% des prestations versées.
A la présidence de la République les primes ont augmentés de 11%
C’est le retour de l’inflation. En 2007, les dépenses de l’Elysée ont augmentées de 8,4%, trois fois et demie plus vite que celle de l’Etat. Le palais n’est pas réputé pour la précision de sa gestion car « l’Elysée n’est pas organisé pour lister ses dépenses et encore moins pour les gérer ! » peste le député socialiste René Dozière, spécialiste de ces questions au gouvernement ( il espère toujours obtenir le coût détaillé du voyage en Chine de Novembre dernier). Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy les effectifs sont passés de 960 à 1045 personnes, car le Président a renforcé la sécurité ( de 65 à 80 policiers ) et le staff de conseillers ( de 91 à 117 contractuels ). La rémunération moyenne de ces derniers est passée de 36 000 à 42 000 euros et leurs primes ont été revalorisées de 11%. Enfin, Sarkozy s‘est déjà agrandi : et loue de nouveaux locaux au 22 rue de l’Elysée ( 400 000 euros par an ) et à réquisitionner l’hôtel de Marigny jusqu’ici réservé aux hôtes de marque, pour loger une dizaine de hauts fonctionnaires qui planchent sur le projet d’Union Méditerranéenne.
L’Elysée et Matignon d’accord pour voler dans des jets flambant neufs
Mise à la disposition de la présidence et du Premier ministre, la flotte aérienne et gouvernementale va être totalement renouvelée dans les cinq ans. Les deux Airbus A319 actuels seront remplacés par des A330, dont l’un devrait être aussi bien équipé que le fameux Air Force One du Président des Etats-Unis. Six jets flambant neufs ( 4 Falcon 2000 et 2 Falcon 7 X, le nec plus ultra de l’aviation privé ) se substitueront par ailleurs à la flotte actuelle de Falcon 50 et 900 entré en service dans les années 1980. Pour limiter un tant soit peu les dépenses les anciens modèles seront revendus d’occasion mais l’opération devrait tout de même avoisiner les 300 millions d’euros.
145 millions d’euros de subventions distribués sans contrôle
Tous les ans, l’Assemblée et le Sénat s’allouent une « réserve parlementaire » : 90 millions d’euros aux députés et 55 aux sénateurs, qui donnent à chaque élu une sorte de « droit de tirage » sur le budget de l’Etat pour financer des infrastructures ou des associations dans sa circonscription. Des députés décrochent plus de 100 000 euros, d’autres 30 000, et les novices ignorent parfois l’existence du système. Il n’existe aucune liste publique des projets financés …
La « Sarkomobile » blindée à 150 000 euros livrée le 14 Juillet
Sans doute une nouvelle manifestation de la rupture ! Délaissant la Citroën C6 blindée achetée par Jacques Chirac il y a trois ans, Nicolas Sarkozy se fait livrer une nouvelle Renault Vel Satis. Plus longue de 25 cm que le modèle de série, le véhicule sera aménagé en bureau roulant avec sièges en cuir, ordinateurs et équipement de communication dernier cri.
Des sénateurs ont deux voitures avec chauffeur, une à Paris une en région
23 des 331 élu du Luxembourg disposent chacun d’une « voiture de dignitaire ». Un privilège réservé à la crème : le président, les 6 vice-présidents, les 3 questeurs, les 6 présidents de commissions et 7 responsables de groupes politiques. Ce sont 24 Peugeot 607, Citroën C6 et Renault Vel Satis ( de 45 000 à 53 000 euros l’unité ) que bichonnent, dans la cour les chauffeurs de la maison. Organisés en tamdem ( car ils sont aux 32 heures, pour 2 300 à 5 000 euros par mois ), ces pilotes multiplient les trajets haletants : Sénat-aéroport, Sénat-restaurant …
Bien sûr, les élus pourraient aussi utiliser la vingtaine de voitures à disposition de tous, prendre un taxi (remboursé) voir s’aventurer dans le métro munis d’un pass gratuit. Mais, en province ils ont souvent pris de mauvaises habitudes : 47 sénateurs sont aussi présidents de leur Conseil général, où ils ont droit à une limousine du même acabit … Quand aux autres, ils dépensent souvent leur indemnité mensuelle de « frais de mandat » ( 6 141, 33 euros ) chez un concessionnaire auto …"
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Autre ex?
"A l’inverse du gouvernement Sarkozy qui régularise en masse au “cas par cas” et qui organise l’immigration économique, le gouvernement socialiste espagnol a le courage d’adopter un chemin opposé en matière de politique d’immigration.
Devant l’évidence de la crise économique et la montée du chômage, il a l’honnêteté de se déjuger et d”organiser un plan de retour pour les immigrés.
En bons socialistes perclus de la mauvaise conscience occidentale, le plan de retour touchera exclusivement les immigrés “volontaires” et donnera droit à une indemnisation.
Ces derniers pourront toucher des indemnités de chômage, mais à condition de s’engager à ne pas revenir en Espagne pendant 3 ans. D’après les autorités, quelque 100 000 personnes pourraient en bénéficier."
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Ce qui est fantastique avec ce Gouvernement, c'est qu'on achète au Président un avion dernier cri...Et dans le même temps, on envoie nos soldats faire la guerre sans moyens, ni humains, ni financiers, ni en équipement !!!!
SUR, c'est un Gouvernement qui n'en a rien à faire des citoyens.
Le quotidien canadien The Globe and Mail a sorti, un rapport secret de l'OTAN qui révèle à quel point les soldats français attaqués par les talibans, le 18 août dernier, étaient mal préparés et mal équipés...
- Lors de l'embuscade, les soldats français n'avaient pas assez de munitions sur eux, ne disposaient que d'une radio - rapidement tombée en panne - et manquaient d'autres équipements nécessaires, face à des talibans très lourdement armés.
- L'unité de soldats français a dû abandonner le combat lorsqu'elle s'est retrouvée sans munitions après seulement 90 minutes d'engagement, alors que les affrontements auraient duré près de deux jours.
- Le rapport évoque une impossibilité à se replier ou à appeler un appui aérien ; le peloton français ayant rapidement perdu toute capacité de communication.
- C'est l'intervention d'autres forces internationales qui a limité les pertes lors de ces combats, dont le bilan "aurait pu être bien pire"...
Que compte dire Monsieur Sarkozy aux veuves des soldats tombés en Afghanistan? Et...Au pays? Que son avion compte plus que l'armée française?
Ecrit par : seb | lundi, 22 septembre 2008
@ Seb,
On pourra constaté que NS lors de sa campagne s'était engagé à réduire les dépenses publiques, mais grâce à lui, et l'on peut l'en remercier, les français ne ce sont jamais autant intéressés aux dépenses de l'état. Revers de la médaille.
L'idéal serait que les français réalisent enfin que ses dépenses grossissent au jour le jour la dette. Que l'état empiète sur leurs libertés et décident au nom de je ne sais quoi, tel monsieur Borloo, ce qui est bien pour eux.
Ecrit par : carole | lundi, 22 septembre 2008
Tenir nos engagements
Le débat désordonné qui s’est institué sur les bonus-malus écologiques a eu des conséquences désastreuses dont notre électorat s’est fait l’écho insistant. A tort ou à raison, il est apparu comme la volonté de créer de nouveaux impôts en alourdissant une fiscalité que le Président de la République a promis de réduire.
Je n’avais pas manqué de l’alerter sur le sujet et il s’est employé à mettre rapidement les choses au point.
Mais les répercussions sur le financement du RSA ont été immédiates et j’en suis consterné.
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Monsieur Devedjian,
Vous êtes consterné, il aurait fallu que nous soyions raisonnables, c'est une plaisanterie j'espère ?
Nouvelle taxe = nouvelle impôt.
Un petit récapitulatif :
Taxe sur le poisson
Taxe bonus-malus éco
Taxe copies privées
Taxes exceptionnelles sur cies pétrolières
Taxe de contribution exceptionnelle sur vente en gros de
produits pharmaceutiques (existe depuis 91, mais est
tellement exceptionnelle qu'elle est renouvelée tous les ans)
Taxe contribution patronale sur stocks options
Taxe sur huiles et lubrifiants à usage perdu
Taxe sur mutuelles et complémentaires santé
Taxe 1,1% RSA
En cours
Taxe pique-nique
Taxe sur les grosses cylindrées
Taxe sur les entreprises pour le financement des syndicats
Taxe prime transport
Taxe sur les opérateurs de télévision, de téléphonie et internet
Taxe de péage urbain (essai dans certaines villes)
Taxe (2012) Renovation thermique de tous les logements
Taxe de 19,6% au lieu de 5,5% sur produits non écolo sur les
travaux intérieurs
Taxe le bonus-malus serait étendu aux produits de grande consommation
Et j'en ai peut-être oublié ! Ah oui, l'intéressement.
Et nous, ils faudrait que l'on soient béats d'admiration ?
Vous ne tenez pas vos engagements, vous jouez sur la sémantique.
Sous prétexte qu'il y a 7 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, le sieur Borloo, en nouveau gourou de l'écologie, va venir dire aux français ce qui est bon pour leur santé ou pas.
Et tout à coup, notre président, voyant la fronde dans son propre camp, le sermone légèrement. "Allez, ce n'est pas grave, cela va leur passer, mais on remettra les "couverts en plastique plus tard". Vous appelez cela de la réactivité, pas moi, j'appelle cela de l'abus.
Je croyais en la rupture avec N Sarkozy.
1 L'ouverture était manipulatrice.
2 Il va se servir de Besancenot comme Mitterand l'a fait avec le FN
3 Il a mis la gauche en décomposition totale
4 Il a réussi la rupture totale dans son propre camp.
5 Il peut être ravi, les sondages remontent, mais grâce aux personnes qui n'ont pas voté pour lui.
Bilan : 2 ans de campagne pour revenir au régime socialiste !
Ecrit par : carole | lundi, 22 septembre 2008
Monsieur Devejian
Un autre petit rappel :
TAXE : assujetissement imposé par le gouvernement pour pouvoir atteindre ses objectifs.
OBJECTFS : Renflouer les caisses vides = raisonnement utopique vu la hauteur des dépenses de l'état et des collectivités. Et ceci pour l'intérêt général, on pourrait presque en rire, si cela n'était pas aussi dramatique..
INTERET GENERAL : pour ne prendre que le cas de monsieur Borloo, qui sous prétexte de l'intérêt écolo collectif, nous oblige à la soumission de nos choix et droits individuels.
Cela s'appelle de la gestion socialo/coco/totalitariste.
Nous avons un gouvernement dans la cacophonie la plus totale, qui me semble-t-il n'a plus de feuille de route, et dont la seule bouée de secours est :
et le contribuable et les entreprises.
PS : j'avais aussi oublié dans la liste (commentaire ci-dessus), l'augmentation des cotisations retraites (fin 07/08).
Ecrit par : carole | lundi, 22 septembre 2008
Eh ben Carole sort l'artillerie lourde et le fusil à lunette qui manqueraient tant à nos soldats en Afghanie.....
Ceci dit, son post me paraît assez judicieux comme celui de Seb.....
Justice dans la répartition de la charge semble être une synthèse des deux interventions.....il semble que nos dirigeants persistent dans le refus de ces fondammentaux sans lesquels la plus grande défiance s'installe dans le pays....
Sur le fond,et pour en revenir au RSA, même si la mesure est compréhensible par une majorité,son financement lui,ne l'est pas...
Pourquoi ?
Non pas que ce fusse l'importance des sommes prélevées,mais plutôt le cumul exaspérant de taxettes et toujours adressées avec un certain acharnement vers les strates moyennes qui déjà sont redevables de tout.
Peut être aurait il été préférable, et aussi plus juste, de prélever 2,2% sur des tranches importantes de revenus financiers spéculatifs ?
Peut être aussi aurait on pu demander un effort pour les professions exercées sans risques financiers telles que celles décrites par Jérémy ?
Peut être aurait on pu réaliser des économies substancielles sur des allocations folkloriques décernées à des associations bidons ?
Et bien sûr, et surtout, que nos dirigeants donnent un signe fort pour que le pays l'entende enfin....des économies sur leurs propres ressources et sur leur train de vie....
L'impact politique de cette politique est désastreux...les paroles, certes pleines de justifications écrites par Devedjian sont réelles et sérieuses, mais elles ne vont pas apaiser les tensions dans le pays qui n'en voit pas les effets positifs.....alors,un certain malaise s'installe et les convictions d'injustice s'affirment.....justement !
Ecrit par : laporte | lundi, 22 septembre 2008
La réduction de la dépense publique, voilà un sujet qu'il est interessant.
Il suffit de se pencher sur le cas Bernard Tapie, qui a touché, aux frais du contribuable, une somme colossale au titre du "préjudice moral".
Lorsqu'on compare la somme touchée par Tapie et les très maigres sommes alloués à ceux que l'on a enfermés alors qu'ils étaient innocents, ou encore aux victimes d'attentat, on se dit qu'il y a 2 poids 2 mesures.
On est vraiment dans une justice à 2 vitesses, à savoir récupérer l'argent des pauvres pour le distribuer aux plus riches.
Ecrit par : Julie | lundi, 22 septembre 2008
Avoir un projet politique et une volonté pour le mettre en place, n’est pas suffisant. Les citoyens recherchent en leurs élus, dans la classe politique, des référents. Des exemples. Or, quand il n’y a pas cohérence entre ce qu’on «dit » et ce qu’on « fait », il y a évidemment un problème qui surgit.
Il ne sert par exemple à rien de dénoncer les horribles « parachutes dorés » quand tous les Français savent que leurs élus « défaits » se retrouvent quasi immédiatement dans des « planques » dorées, nommées le Sénat, la Cour des Comptes, ou encore le Conseil Constitutionnel, pour n’en citer que quelques unes. Par conséquent, comment voulez vous « moraliser » la vie économique, quand la « vie politique » se permet de tels vices ?
Autre exemple. Cela me consterne d’entendre ou de lire un « politique » nous expliquant son horreur devant le niveau « moyen » des Français, en langues étrangères, et notamment en anglais. C’est à la fois amusant et affligeant, car ce même politique, lorsqu’il rencontre nos partenaires étrangers, a des fortes lacunes sur le plan de la communication ! Entendre ainsi Monsieur Raffarin, parler en anglais, est un instant privilégié entre tous !
Même chose. On entend régulièrement les « politiques » stigmatiser une entreprise qui aurait une « mauvaise gestion », et des dirigeants, qui auraient eu l’affreuse idée de ne pas suivre les sages consignes de leur conseil d’administration. Or, ces mêmes politiques, possédant souvent des charges ministériels, ne voient en revanche aucun mal à écarter d’un revers de main, les « sages » préconisations d’une Cour des Comptes qui s’épuisent à force de rendre des rapports.
Les Français sont des gens « logiques ». Ils ne comprennent pas que les recommandations de la Cour des Comptes ne soient jamais suivies d’effets, et que les Ministres « responsables » ne soient jamais sanctionnés. Cela parait d’autant plus détestable que les Cours des Comptes régionales, elles, peuvent agir !
Monsieur Devedjian, il faut que vous compreniez, et la classe politique avec vous, que la popularité est insuffisante. Il faut être crédible. Car sans crédibilité, pas de popularité. Ce n’est pas la popularité qui induit la crédibilité, c’est au contraire la crédibilité qui permet la popularité. Et pour être crédible, il faut donner l’exemple. Quand vous demandez aux autres de faire un effort, auquel vous ne voulez, de votre coté consentir, et bien il se forme inévitablement des résistances, des « corporatismes ».
Par exemple, Monsieur Sarkozy désire une « Démocratie exemplaire ». Fantastique. Mais avant d’améliorer les textes juridiques, peut être conviendrait il de rendre plus « responsables » de leurs actes, les élus, et les « nommés ». Ainsi, les Français demandent, et ce n’est pas un caprice, plus de transparence, de la part de leurs élus, de la classe politique en général.
A l’heure des NTIC comment se fait il qu’on ne trouve pas sur le Net les dépenses des hauts fonctionnaires et des politiques, comme c’est le cas, depuis quinze ans, au Canada ?! L’opacité qui règne en maîtresse aujourd’hui, est aussi néfaste à l’image des politiques, de la France, que propice à susciter défiance et méfiance chez les Français. Il est nécessaire, si vous voulez rendre plus « responsable » les Français, que les politiques arrêtent de jouer aux donneurs de leçon, et commencent à faire en premier les efforts qu’ils demandent à d’autres. « Ne fait pas ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » devrait être inscrit dans tous les Ministères et au Parlement, puisque ce sont les prédécesseurs de nos actuels députés, qui en ont fait un principe.
Monsieur Devedjian, vous êtes un élu de la Patrie des Droits de l’Homme, et du berceau de la Démocratie en Europe. Comment voulez vous être crédible, sur le plan international, ou simplement européen, sinon national, quand on voit la manière dont est malmenée l’article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ?! La classe politique doit comprendre qu’on ne peut dire à d’autres de respecter les lois, dont elle s’exempte largement.
Peut être est il temps de rendre concret le fait que « la société a le droit de demander compte à tout agent public, de son Administration » ne croyez vous pas ? Ainsi, le « choc de confiance » que vous désirez établir dans le pays, sera provoqué, sans qu’il soit besoin de dépenser des milliards pour cela. Il est certain que les Français seront extrêmement satisfaits de voir leur classe politique faire preuve de « responsabilité », en sachant où vont leurs impôts, et le fait que les « politiques » seront vraiment concernés, et pas seulement des profiteurs.
Le personnel politique ne peut pas continuer à jouer aux nobles de l’Ancien Régime. D’autant plus que les Français voient ce qui se passe à l’extérieur de la France. Frais de bouche, déplacements, en Norvège, comme en Suède, tous les citoyens peuvent sortir le reçu des frais de leurs élus, et cela à tous les niveaux de la hiérarchie. A quand une telle démarche en France ?
Peut être ne vous en souvenez vous pas, mais ce qui faisait la crédibilité, et donc la popularité, du Général De Gaulle, était que ce dernier avait installé une ligne téléphonique privée, payée à ses frais (c'est-à-dire avec son salaire de Président) et veillait à utiliser avec parcimonie l’argent de la France. En bref, il travaillait pour la France, et pour les citoyens, et non pour son enrichissement personnel.
Expliquez moi comment vous pouvez demander aux Français d’avoir une conduite plus responsable, quand on a des Marie Antoinette dans tous les Ministères ? Il est nécessaire que la classe politique donne l’exemple. Faites ce que je dis, pas ce que je fais, ne marche jamais !
A un moment de ma carrière, j’ai dû assumer une mission de dirigeant, dans une grande entreprise. A mon arrivée, mon prédécesseur m’a expliqué que le personnel était fainéant, que les équipes étaient désorganisées, et que de toute façon je ne tirerai rien du tout des employés. C’est ce que j’ai cru au départ. Je suis quelqu’un qui apprécie de déléguer, qui essaye de motiver ses « troupes » et en général, quand je vais au boulot, je suis ponctuelle. Avec le temps, j’ai appris que mes prédécesseurs passaient le plus clair de leur temps loin du bureau, arrivaient vers les onze heures, informaient le personnel de leur tâche « comme çà », et rentraient chez eux dès la sonnerie. Un mois après mon arrivée, j’ai vu que des personnes restaient plus tard, venaient dans mon bureau pour « discuter », me laissaient des projets, des idées, dans la boite aux idées que je mettais à disposition du personnel. L’entreprise était dans une situation difficile. Il fallait faire consentir des efforts au personnel. J’ai donc d’abord annoncé que mon salaire allait baisser, et que j’allais faire plus d’heures. En contrepartie, j’exigeais du personnel qu’il m’aide à faire repartir l’entreprise. Le lendemain, j’apprenais qu’ils avaient discuté, et avaient décidé de baisser, comme je l’avais fait, leur salaire, en attendant des jours meilleurs.
Neuf mois plus tard, l’entreprise était excédentaire ! Chacun de mes employés s’étaient tout simplement investis, ce qu’ils n’avaient pas fait avec mes prédécesseurs. Et j’en connaissais, dès lors, la raison. Savoir donner l’exemple. Comment voulez vous que les fonctionnaires "suivent" quand ils voient les Ministres dépenser à tort et à travers l'argent public, et quand ils observent au jour le jour que les députés ne font même pas l'effort de rester au Palais Bourbon, une fois les caméras éteintes?
Il y a de cela deux siècles, un roi nommé Louis XVI se trouva dans la situation de modifier un système fiscal, en le rendant plus efficient, efficace, et surtout plus équitable, entre ses sujets. Nécessairement, cette « réforme » ne pouvait se faire que contre les nobles, c'est-à-dire les privilégiés. Mais le roi fut trop lâche pour assurer ce qui était son devoir. Certes, les nobles étaient tous d’accord pour revoir le système fiscal, mais à condition que cela ne les touche pas ! En un mot, ils refusaient de consentir à l’effort général. La reine, la première.
Aujourd’hui, on se trouve un peu dans la même situation. Ainsi, peu importe le parti politique, tout le monde semble désormais d’accord qu’il faut trouver une solution aux problèmes de la France. Mieux, vous, les députés UMP, comme bien entendu le Président, dénoncez les "privilèges" de certains fonctionnaires. Au nom de « l’équité » entre « tous les Français ». Mais il n'y a plus personne lorsqu'il s'agit de parler des émoluments forts peu "équitables" du personnel politique.
On ne peut prétendre au maintien de privilèges d’un coté, et honnir de l’autres, d’autres privilèges, choquants certes, mais beaucoup moins que ceux d’une classe politique qui a tendance à se considérer comme faisant plus partie d’une noblesse « républicaine ».
Ne jouez pas à l’Assemblée des Notables ! « Excellente idée que ces assemblées provinciales, clamaient les membres de celle ci en chœur ! Mais elles créeraient une regrettable confusion des rangs et une humiliation pour la noblesse et le clergé, quand elles seraient présidées par un membre du tiers. »
Bref, les deux ordres étaient d’accord pour ces assemblées, à condition que leur présidence en revienne aux privilégiés…Histoire que rien ne change !
« Merveilleuse cette idée de soumettre tous les sujets de sa Majesté à l’impôt ! Mais peut on imaginer pire méthode que cette subvention territoriale dont le payement en nature allait soulever d’insurmontables difficultés ? Ne serait ce pas plus simple d’augmenter un peu la taille (payé uniquement par le tiers !). »
Le « bon peuple » n’y verrait que du feu ! D’autres avaient des idées encore plus sympathiques : contenter le « bon peuple » en supprimant la gabelle (qui rapportait grosso modo, l’équivalent de notre TVA pour l’époque !), sans se soucier du déficit ! Pour mémoire, supprimer tous les impôts avait été la «brillante » idée des oncles de Charles VI, pour répondre à la colère du peuple, tout aussi soucieux qu’aujourd’hui, de savoir précisément où va son argent. Comment financer la guerre contre l’Angleterre (on était en pleine guerre de Cent Ans ?) Et bien…On remet çà à plus tard !
Pour réformer, il faut être crédible. Et quand on est crédible, on a toutes les chances de devenir populaire.
Ce que je veux que vous compreniez, Monsieur Devedjian, c’est qu’il est insupportable pour les Français d’entendre des élus leur dire que le SMIC va augmenter de 2% quand ces mêmes élus, qui gagnent un salaire nettement supérieur à celui du « Français moyen » se votent une loi leur permettant d’avoir pendant cinq ans un chômage, et cela bien entendu sans aucune obligation en contrepartie !Les mêmes élus, qui ont adhéré au programme de Monsieur Sarkozy, visant à obliger les chômeurs à faire des démarches pour retrouver au plus tôt un travail. (Des "chômeurs" privilégiés, puisque les ex élus, eux, n'auront pas à accepter une "offre raisonnable" d'emploi ! Va t on nous faire croire qu'il est plus dur pour un "politique" de trouver un emploi que pour un jeune dépourvu de "reseau" au contraire des élus, ou un homme de plus de cinquante ans..Qui est resté 30 ans dans la même société?)
Il est de même insupportable pour les Français d’entendre le Premier Ministre, ou les membres de son Gouvernement, choqués d’apprendre les dérives financières de telle ou telle entreprise, pour cause de malversations en tout genre, alors que ce même Premier Ministre se fait prendre dans une affaire loin d’être claire, et que son Administration, a augmenté ses dépenses de 173% en deux ans ! (Pas mieux pour la Présidence : + 280% en trois ans !)
Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que dès que le gouvernement met en route une « réforme » et notamment une réforme « impopulaire », les Français disent « non ». Ils ne sont pas des « bonnes poires ».
Il faut comprendre, Monsieur Devedjian, et j'en suis désolée, que les «politiques » sont des autorités morales, le Premier Ministre, l’Assemblée Nationale, le Sénat, et le Président, en étant les principales.
Sans doute avez-vous entendu parler de ce Ministre du Budget, faisant la leçon aux Français, mais possédant, aux frais de la République, un appartement aux dimensions scandaleuses. Il est tout aussi inadmissible que quand le pays est endetté, les Ministres jouent à être Marie Antoinette. Quand la France a des déficits, on ne va pas acheter Saint Clou ! On ne fait pas de jolis tournois, ni de chasses dispendieuses en hommes et argent. Non. On participe à l’effort commun. On ne peut pas demander a un peuple, aussi généreux et responsable soit il, de faire les efforts non consentis par ceux qui se prétendent son élite. De même qu’un parent n’attend pas de ses enfants qu’ils soient plus adultes que lui, l’Etat ne peut pas offrir aux citoyens l’image de courtisans faisant la fête, quand le pays va mal !
Ce n’est pas un hasard, si dans notre Histoire, à chaque fois que la France va mal, le peuple regarde vers le haut. C’est ce qu’il a fait à l’avènement de Louis XVI. Pensez vous ! Un roi jeune ! Un roi épousant une archiduchesse gracieuse, gage de paix en Europe ! Un jeune homme qui sitôt roi faisait renvoyer la Du Barry, et faisait annoncer son attention de renoncer aux «impôts » exceptionnels à l’occasion du sacre, et mieux encore, prônait la…Fidélité conjugale ! Assurément, ce règne là allait faire parler merveilleusement de lui ! De ce « Louis le Bienfaisant ».
Plus tôt, un certain Saint Louis, comprenant que « les guerres seigneuriales çà suffit ! » répondait à son peuple, par une volonté de le défendre contre les conflits entre nobles, en instituant une justice royale. Par aussi une meilleure «gestion » du territoire. Et par une exemplarité à tous les niveaux : chevalerie, rigueur morale, fidélité irréprochable, devoir conjugal accompli, extension des « domaines » de la Couronne, protection divine par le biais des reliques. Et pour finir, sainteté proclamée !
La France a assurément besoin de confiance entre les « politiques » et ses enfants, pour se réformer. Et cette confiance n’existera pas si le personnel politique ne donne pas l’exemple. Ce n’est pas un hasard si le frivole Louis d’Orléans, devenu roi, se fit un devoir d’être un « bon chrétien », un « mari amoureux », un « père affectueux » et un « défenseur de l’unité du Royaume » lui qui, jadis s’alliait à un Duc de Bretagne soucieux de son indépendance, faisait la guerre à son prédécesseur sur le trône, et fricotait avec toutes les filles rencontrées sur les chemins. Il donnait l’ex, c'est-à-dire, pour l’époque, l’image du roi idéal.
Il n’y a assurément pas grand-chose à faire pour rendre faciles les réformes : montrer le chemin, donner l’ex. C’est une étape essentielle, nécessaire. Qui saute en premier dans l’eau, à l’approche de la ville de Damiette ? Le roi. Qui part en ballon, assurer la défense de la France ? Gambetta. Qui est le premier client d’une certaine Banque de France ? Napoléon Bonaparte ? Et on pourrait continuer ainsi, jusqu’à l’infini. Une chose est sure : pas de réformes sans confiance, et pas de confiance sans exemplarité au « sommet ».
Ce que demandent les citoyens ? Rien de plus, rien de moins. Une classe politique qui partage le sort commun. Alors, peut être allez vous me dire que vous partagez le « sort commun », en disant à tout venant que désormais c’est un fonctionnaire pour deux retraités ? C’est un peu trop simple, la « réforme » ne vous touchant guère. J’ai plus vu les « secrétaires d’Etat » se multiplier, que baisser. Parce que diminuer de moitié les fonctionnaires, moi je veux bien, mais qu’en est il des « hauts fonctionnaires » ?
Je trouve, et je ne suis pas la seule, que quand un pays comme le nôtre est endetté à ce point, il n’est pas nécessaire (ni très moral) que ces derniers aient droit à une voiture de fonction (pourquoi n’utilisent ils pas les leurs ? Comme n’importe quel citoyen !?), deux chauffeurs (Les élus et les « nommés » n’auraient ils donc pas le permis ?), la prise en charge de l’essence, le renouvellement de son véhicule tous les deux ans, et je m’arrête là, car la liste de « privilèges » serait trop grande. Je veux bien que les « hauts fonctionnaires » soient très occupés, mais alors comment expliquer que ce genre d’avantages n’existe que dans notre pays, les Ministres « nordiques » utilisant eux, soit un taxi, soit leur propre véhicule pour se déplacer !?
Même raisonnement concernant les Ministères. A quoi riment toutes ses enveloppes, contenant des milliers d’euros, en espèces, distribuées chaque semaine aux Ministres, pour payer certes une des frais « étatiques » mais le plus souvent des frais personnels, qui sont comme de bien entendu, ni imposables, ni contrôlés !
L’Assemblée Nationale n’est pas mieux. Qu’est ce donc que ces prêts à taux O% ! Sans doute les élus ont ils oublié que la « loi est la même pour tous » ! Et les élus devant eux aussi montrer l’exemple, il est peut être nécessaire de revoir leur nombre ! Parce que 577 députés qui travaillent, qui viennent au Palais Bourbon, assistent aux séances, y participent, débattent, font des lois véritables, je suis pour ! Mais 577 députés, dont les 3/5 au moins, considèrent qu’une fois élus, c’est la belle vie, non, je ne suis pas d’accord pour les payer !
Aux USA, ils sont 300, et font mieux leur boulot ! Comment comprendre cela ? Le « je m’en foutisme » chez les élus, doit cesser ! Ils sont en commission ? Et bien c’est simple, on fait un calendrier : huit heure midi : en séance. Quatorze heure, seize heure trente : en séance. Seize heure trente dix huit heures trente, chacun va dans sa commission. Calendrier tout bête, reprenant au fond, ce qui se fait dans les universités : amphi (tout le monde est présent), TD (chacun va dans son TD)
Peut être serait il bon de considérer comme bonne l’instauration du système européen (tu es présents, je paye, tu ne l’es pas, je ne paye pas) Peut être ainsi les députés céderaient ils, à d’autres « employés », leur place de leader dans l’absentéisme récurrent ! Qu’on ne fasse pas de remarques, en tout cas, à l’UMP, sur l’absentéisme dans la Fonction Publique...Ou dans les universités, voire les écoles. Nous avons des « représentants » qui montrent infiniment bien le mauvais « exemple » !
Donner l’exemple est un acte « gratuit » mais c’est un acte politique majeur. Grâce à lui, les Français ne se diront pas « Encore une fois, les politiques s’exemptent de tout ». Et hop ! Un défilé de grévistes dans les rues. Mais ils se diront « Cette réforme est juste. La preuve ? Monsieur Fillon a mit sur un pied d’égalité le peuple et les élus, en matière de retraite. Désormais, c’est tout le monde sur le régime général. Pas d’exception ».
Et ainsi de suite…Je vous l’ai déjà dit : ne faites pas ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse. Ne dites pas aux gens que votre « réforme » sera «équitable » si elle ne concerne pas TOUS les citoyens, élus et nommés compris ! Ca, c’est ce qu’on appelle le courage politique.
Par ailleurs, outre cette « exemplarité » sur soi-même, il est nécessaire que dans les Ministères, les Ministres se comportent de manière beaucoup plus respectueuse des citoyens, c'est-à-dire évite les gaspillages. Je trouve ainsi qu’il est temps, sans doute, que vous preniez les Ministres par la main, pour les informer que les règles ont changé pour obtenir un budget.
A l’heure actuelle, dans une Administration, une école, une université, un organisme public, tout fonctionne de travers…A cause d’une « loi » stupide ! En effet, quand par ex le Ministère de la Défense fait des économies…L’année suivante, son budget est baissé d’autant ! En revanche, le Ministre qui aura endetté son Ministère, verra son budget augmenter ! C’est là un procédé complètement improductif, et source de travers, car dès lors le Ministre ne cherche pas à être une fourmi, besogneuse et prudente, mais une cigale, prête à chanter tout l’été. Et il arrive évidemment ce qui devait arriver : toutes les Administrations s’endettent ! Pour des riens !
Que faire, donc, pour résoudre ce problème ? Au fond c’est assez simple.
D’abord cerner les difficultés :
--l’Administration ne peut pas acheter toute l’année en fonction de ses besoins (en flux tendus) : ceci fait que les Administrations dépensent tout leur budget, avant la date de clôture des achats, même si elles n’ont besoin de rien. En revanche, quand elles devraient pouvoir acheter…Elles ne le peuvent pas !
--L’administration doit « dépenser l’enveloppe qui a été allouée » : en clair, chaque « ligne budgétaire » doit être conservée.
Réaction face à ces problèmes :
--Créer une équipe de comptables avec un chef comptable, une équipe de responsables d’inventaires avec un chef d’inventaire, une équipe de responsables produits avec un chef produits. Ces trois équipes auront pour but de faire le tour des Ministères pour demander au personnel ses besoins et ses investissements dans l’année, de stocker la marchandise et de la répertorier, de vérifier les factures et leur conformité avec ce qu’il y a dans le stock, le total des factures (en ne tenant pas compte du délai de payement) devant être égal à la valeur du stock répertorié.
Les responsables produits auront la tâche d’acheter « en gros » pour l’ensemble des Ministères, au meilleur coût en fonction de la qualité, la plupart des produits, partagés par un grand nombre de Ministères : papiers, stylos, encres pour l’imprimante, etc. Seuls les « articles » propres à un Ministère, ne seront pas gérés par l’équipe produits. (Ex : des Mirages pour la Défense, des pistolets pour l’Intérieur, etc.)
L’équipe produits réceptionnera, avec l’équipe inventaire, les colis, pour vérifier que les factures des entreprises, correspondent aux produits acheminés.
L’équipe inventaire mettra la marchande en stock, et la classera, afin que chaque Ministère puisse savoir ce qu’il reste dans le stock, et ainsi anticipera les prochaines commandes. Quand un Ministère aura besoin d’un produit, il enverra l’un de ses employés le chercher. L’équipe inventaire notera le nom du fonctionnaire, et la nature du produit, et fera signer un récépissé à ce dernier, avant de lui donner le(s) produit(s) en question.
De son coté, l’équipe comptable s’occupera de payer, dans les délais, les factures, d’appeler les transporteurs indélicats pour être remboursé en cas de vol ou casse, de tenir à jour les comptes « produits » (une autre équipe comptable pouvant avoir la tâche de s’occuper du payement des fonctionnaires) des différentes Administrations.
Les trois chefs de ces équipes devront rendre compte au Ministre, et au Parlement. Le chef des produits possédera une carte bancaire, pour effectuer les achats des Administrations (le budget alloué n’étant plus une « enveloppe » en espèce, mais une somme versée sur un compte en banque, comme la banque postale, strictement contrôlé par les parlementaires et les citoyens, par le biais d’Internet), ce qui permettra ainsi une tracabilité des achats, source de clarté pour l’équipe comptable, et de transparence pour le citoyen. Le Ministre devra avoir une totale confiance envers le chef des produits.
--Pour ses frais de « représentation » le Ministre se verra attribuer un budget en fonction de ses besoins. Il possèdera lui aussi une carte de crédit, lui permettant de prendre de l’argent sur un compte, qui sera nécessairement bloqué, à partir d’un pallier. Le Ministre devra se débrouiller pour ne pas dépasser ce pallier. Par ailleurs, le Parlement, et le Premier Ministre (qui se pliera à l’exercice pour donner l’exemple), devront recevoir chaque Ministre, au moins tous les six mois, pour étudier les factures faites par celui-ci avec sa carte (tout autre moyen de payement utilisé n’étant pas valable : en cas d’infraction, le Ministre devra payer de sa poche les frais enregistrés) Le « rapport » de l’entretien entre le Ministre et le Parlement, devra être rendu public, sur un site gouvernemental. Cette carte servira uniquement à payer les « frais de représentation » et non des dépenses d’ordre personnel. Si c’était le cas, le Ministre se verrait dans l’obligation de démissionner. Et voilà comment on responsabilise les Ministres !
--Les « lignes budgétaires » seraient supprimées. Chaque administration donnant une « liste de commission » à l’équipe produits, qui jouera le rôle de centrale d’achats. Un budget global serait voté, suite aux « prévisions » de dépenses, faites par l’équipe produits. Les élus ayant, à partir de ces estimations, sur des produits, je le rappelle, de base, le choix de donner la somme juste, de l’augmenter, de le réduire. Ainsi, les élus n’auraient plus à définir un budget par Administration, en fonction de leurs priorités pour le pays, mais plusieurs budgets nommés « dépenses de fonctionnement », avec d’un coté les frais courants (de base) estimés par l’équipe produits, et d’un autre coté des frais de personnel ; « dépenses d’investissements » chaque Ministre ayant à cette occasion la possibilité de défendre un projet, retenu ou non, par les députés. Et voilà comment on responsabilise plus les élus !
Il va falloir que la classe politique finisse avec ses attitudes princières ! Peut être avez-vous vu le reportage sur la Finlande, dans « complément d’enquête ». Très instructif, c’est peu dire ! Il est temps que la classe politique française comprenne que désormais la France n’a plus de roi, et que les Français attendent une République vertueuse, c'est-à-dire une République où les élus ne se chamaillent pas pour avoir un logement de fonction gratuit ! Où les frais de bouche, pour les manifestations officielles sont payés, mais pas ceux qui se font dans un cadre plus quotidien (les Ministres, le Président, les élus, gagnent un salaire : ce salaire doit servir à payer les frais d’ordre privés. Pour quelles raisons les citoyens devraient ils payer les "petits déjeuners" du personnel politique? D'autant plus quand Monsieur Fillon ne reçoit pas les parlementaires pour leur parler de la France mais de poltique politicienne?)
Ecrit par : anita | lundi, 22 septembre 2008
Anita,voilà un laïus expansif qui va ravir ceux qui, dont nous sommes,auront bien assimilé la fonction antropophagique de notre caste politique....
Vos explications détaillées et argumentées autour d'un axe central portant sur la "crédibilité" sous tend le mien que je porte sur la "justice" qui est corrolaire,et en tous cas possédant les mêmes vertus finales.
La constance mise par nos élus à ne pas voir de telles évidences les rend inaudibles mais suspects de pratiques pas très "catholiques" comme nous disions jadis....
Cette rigolade qu'est la Cour des Mécomptes,constitue un déni de démocratie par le fait que ses avis n'ont aucune valeur,et,par conséquent son existence même est posée....une valseuse servant d'alibi à des trafiquants sans scrupules qui utilisent les rapports de cette inutilité pour servir de papier toilette....
Nous aurions pensé,avec quelque raison,qu'il pouvait être nécessaire,comme vous le proposez vous même,de disposser d'une instance décisionnelle visant au contrôle strict des fariboles de nos dirigeants....peine perdue....ils se contrôlent eux mêmes,c'est à dire pas du tout....
Je suis ravi d'avoir lu votre post, même si sa longueur est aussi importante que notre déficit et notre dette,mais nous devons tous "pousser" dans le même sens pour tenter de faire comprendre à nos élus de toute confession que le salut ne peut venir que par la participation de chacun...sans exclusive !
Ecrit par : laporte | lundi, 22 septembre 2008
Aussi farfelu que cela puisse paraitre, nous sommes précisément dans la même situation qu'avant 1789.
En effet, avec Louis XIV (comme avec le Général de Gaulle) se créèrent les bases d’un Etat moderne, non par l’autocratie ou l’envoi d’armées de fonctionnaires, mais par la fidélisation progressive des Grands, des clientèles ministérielles, par l’intégration des réseaux périphériques et de l’aristocratie au corps politique. La République, de son coté, "reprit la recette" avec notamment l'ENA, les fonctionnaires payés par l'Etat (donc "dociles"), les réseaux de grands écoles (polytechnique, les Mines, etc.) destinés à "renflouer" les serviteurs de l'Etat.
Le pouvoir royal n’était pas seulement le suprême régulateur des tensions sociales et des équilibres politiques. Une vigilance élémentaire l’incitait à contrôler son champ d’action, à délimiter sa sphère d’influence, afin d’empêcher l’empiètement des corps, voilà pourquoi, tout en étant rassembleur, il devait être aussi diviseur. C’était la condition de sa survie.
Avec ses fonctionnaires dévoués, salariés de l’Etat, le Contrôle Général était devenu une administration solide et efficace. Mieux secondés par les subdélégués, les intendants servaient le pouvoir central avec davantage de zèle et de rigueur.
Mais comme dans les « villages Potemkine » ces décors politiques de l’Ancien Régime n’étaient que des façades. L’Etat soumis au caprice des Grands, et des « Parlements » (comme aujourd'hui il est soumis à la finance, aux syndicats, à l'économie, à d'une certaine manière Bruxelles), l’Etat restait structurellement en situation de grande faiblesse. La loi subissait sur le terrain le même discrédit : minutieusement préparées au sommet de la pyramide, elle restait inappliquée à la base, faute de moyens, de volonté d’agir, ou tout simplement parce qu’elle était impossible à mettre en place. (Quelle ressemblance n'est ce pas avec l'époque contemporaine!)
Tout reposait en définitif sur le roi. La forte personnalisation de la monarchie sous Louis XIV, marquée par la suppression de la Fonction de Premier Ministre, se retournait contre elle, avec un successeur moins enclin à jouer son rôle. (C'est pourquoi il nous faut absolument conserver cette fonction, dans notre pays !! Tout le monde ne peut être Monsieur Sarkozy !) Faute d’autorité, les dissensions et rivalités se multipliaient dans les Ministères. Le caractère même du monarque expliquait la situation : Louis XV ne manquait ni d’intelligence, ni de bon sens, et encore moins de clairvoyance, mais où était son énergie, sa volonté de gouverner ?
L’union étroite des élites, crispées sur leurs prérogatives, formait un écran entre elle et le Peuple. La crise de l’Etat entraînait des réactions en chaîne de replis, de frustrations, de surenchères communautaires ou corporatistes. (Comme aujourd'hui, des replis régionalistes, ou des revendications éthniques ou corporatistes)
Devant une société en pleine mutation, la Cour, ankylosée dans une morosité oisive et parasitaire, éclatée en petites coteries (comme le sont les partis politiques) où macéraient de mesquines rancoeurs, cherchait sa raison d’être. Les modes, le bon ton, le bon goût, l’esthétique, les idées nouvelles, jaillissaient de la capitale, tandis que la Cour, qui avait perdu tout pouvoir d’attraction, était régulièrement stigmatisée comme un lieu de dilapidation et de dépravation, nouvelle Babylone servant d’abcès de fixation à l’imaginaire populaire. Mais ne dirait on pas l'image même que porte la classe politique, dans son ensemble, à tort ou à raison?
La reine, de son coté, nuisait à son image. Les acclamations des Parisiens devinrent plus tièdes. Ainsi que l’Impératrice l’avait prévu, les plumes, les pompons, les bijoux, les jeux de hasard, tout avait fini par se savoir dans le Peuple, et l’ont se mis à regarder la reine comme autrefois les maîtresses du Bien Aimé, qui gaspillaient l’argent de l’Etat. Mme Sarkozy devrait peut être faire attention, à ne passer pour une Marie Antoinette aux yeux des Français. L'A.N se rend t elle compte du tort qu'elle fait à son image, quand elle augmente les salaires des élus, alors même que la France est endettée? Quand elle ne respecte pas son réglement intérieur?
Le 29 juin 1777, Necker réunissait entre ses mains toutes les fonctions directrices des Finances, avec le titre de directeur général des Finances. Le lendemain, il s’installait. Il était suffisamment riche pour se passer de tout traitement. Il refusa de percevoir les 200 000 livres d’appointements, mais aussi les gratifications des pays d’états, dédaignant jusqu’aux pots de vin, auxquels il pouvait prétendre lors du renouvellement des baux de ferme et des traités de régie : cela produisit un excellent effet dans l’opinion. Necker savait soigner son image. C’était un vrai communicateur au sens moderne du terme.
C’était un homme austère qui se consacrait sans relâche à ses fonctions du matin au soir. Il ne travaillait avec le roi qu’en présence de Maurepas chez lequel il se rendait avec la crainte de voir balayer ses multiples projets.
Avec méthode, il s’attela à la réforme de la pléthorique administration des finances. En même temps que la suppression des intendants des finances, il remplaça les cinq offices, moins prestigieux, d’intendants du Commerce, par des commissions (ce qui en faisait des fonctionnaires révocables) et créa un comité de contentieux fiscal, composé de trois magistrats réputés. Il réduisit de 48 à 12 le nombre de receveurs généraux, chargés de la levée des impositions directes. En outre, les 12 survivants, au lieu de percevoir une ristourne sur le montant des impôts levés, ne touchèrent plus qu’un traitement fixe. C’était mettre fin aux nombreux abus dans le maniement des deniers publics auxquels s’étaient livrés ces officiers comptables. Necker diminua aussi le nombre des trésoriers particuliers des départements de la Guerre et de la Marine.
Son esprit d’économie se porta naturellement sur la Cour que n’avait pu réformer Turgot ou Malesherbes. En ce domaine, il agit avec prudence, sachant qu’il allait toucher des intérêts acquis très puissants. Les titulaires des principales charges, s’étaient emparés du droit de vendre des offices subalternes qui dépendaient d’eux. Un édit supprima quelques offices inutiles. A la place, fut institué un Bureau Général d’administration des dépenses, placé sous l’autorité conjointe du secrétaire d’Etat de la Maison du Roi, et du directeur général des Finances. Un mois plus tard, 406 offices du service de Bouche et du Commun, furent remboursés à leur propriétaire.
Trois mois après, le personnel de Chasse était réduit de 1300 titulaires. Comme on pouvait le deviner, ces multiples suppressions courrouçaient fort les intéressés, provoquant des concerts d’imprécations. On se lamentait sur la fin prochaine du Beau Royaume de France ! La meute affamée de courtisans faisait appel à la pitié du roi, invoquant la tradition, pour conserver ses privilèges. Heureusement pour Necker, le Roi soutenait sa politique réformatrice, envoyant les uns après les autres, les courtisans médusés de ne pas avoir fait faillir ce roi qu’on disait faible !
Parallèlement, Necker essayait de canaliser les grâces – pensions, appointements, gratifications extraordinaires – qui coûtaient très chers, mais que la reine, généreuse ! Donnait sans compter à sa coterie. Et ce que la reine voulait, le roi le désirait. Donc… Toutefois, Necker réussit quand même à obtenir moins de libéralités, permettant ainsi de réduire les nombreux doubles emplois, ou les versements indus. Malgré tout, s’il était possible de supprimer quelques galopins en cuisine, les plus onéreuses charges, résistaient victorieusement. Il est toujours plus facile de réduire les fonctionnaires "de base" que les hauts fonctionnaires !
Avec la même détermination, Necker s’attaqua à la réforme des fermes et régies, fort onéreuses pour l’Etat : la régie de la loterie royale, dont il supprima plusieurs postes d’administrateurs; la ferme des postes qu’il changea en régie directe ; la compagnie des étapes chargée de la fourniture des vivres et fourrages au troupe dont il réduisit le nombre de régisseurs. Il fusionna plusieurs régies des aides en régie générale des domaines, deux pierres en attente d’une réforme plus complète. Il en résulta de substantielles économies et l’élimination de quelques parasites de la finance.
La ferme générale restait le gros morceau. Necker attendit la fin du bail de cette « société » aux multiples « actionnaires ». Il devait la démanteler pour donner le gros du morceau à la régie générale. A la fin de l’année 1780, c’était fait et à l’administration générale des domaines, qu’il venait de créer. Les nouveaux fermiers (des sortes d’actionnaires) se virent libérer des croupes et pensions, mais ne perçurent plus qu’une rétribution fixe annuelle et ne furent intéressés au profit que si le produit de la compagnie dépassait largement le montant du forfait fixé au départ, la différence tombant dans les caisses de l’Etat. L’économie, une fois de plus, fut substantielle. Ce système, qui mettait fin aux gains exorbitants des financiers, se rapprochait ainsi de la régie. Il reçut de l’opinion un accueil extrêmement favorable au point que personne, jusqu’à la Révolution, n’osa y toucher.
Pour arriver à faire ces réformes, Necker avait été assez habile pour se concilier la reine, non en soldant ses dettes, mais en lui expliquant avec douceur et respect l’embarras du royaume et la nécessité de réduire le train de vie de l’Etat. Quand les Ministres, Président, parlementaires, participeront ils à l'effort commun? On se le demande !
Il fallait aussi se concilier le roi, pour qu’il élimine un opposant, qui plus est incompétent. Tel était Montbarrey, Ministre de la Guerre. Ce dernier préférait faire la fête avec sa maîtresse, plutôt que de s’occuper de ses fonctions ! Résultat, les commis dirigeaient à sa place. A peine le tenaient ils informé, ce qui était pour le moins fâcheux en période de guerre. (La France était engagée auprès des "Américains" contre les Anglais) Heureusement, ce mauvais Ministre ne dura pas longtemps, et fut remplacé par Monsieur De Ségur, homme courageux, à la rude franchise, plein d’énergie et de fermeté, imperméable aux intrigues de Cour, capable de remettre de la discipline dans les armées.
Evidemment, cette ascension prodigieuse lui fit beaucoup d’ennemis. Et au contraire du sieur De Ségur, Necker était d’une vanité maladive. Une flatterie ? Il était au Ciel ! Une piqûre ? Il voulait mourir !
Il s’en fit encore plus, mais cela était nécessaire pour lui assurer popularité et confiance, en publiant un compte rendu de la situation des finances publiques, qui eut un effet foudroyant. Dans ce compte rendu, Necker cherchait certes à se mettre en valeur, mais surtout révélait le chiffre des pensions, des grâces, des pots de vin, des intérêts dans les fermes et les régies, les marchés publics. En un mot, il s’attaquait aux vices de la Cour et aux rouages encrassés de la machine royale.
Le Peuple, qui jusqu’à là avait surtout observer le déroulement des séances des Notables, et leur bien maigre résultat « on remet çà à plus tard » en gros, pouvait désormais se faire une opinion sur la situation de la France. Tout le monde savait maintenant le délabrement des finances et l’incapacité du pouvoir central à y remédier seul. L’impuissance publique, reflétait sa détresse, prouvant ainsi aux Français la nécessité de faire venir une certaine «Assemblée » pour aider le roi dans sa mission.
Seul problème, ladite « Assemblée » ne pouvait, après les Notables, qu’être les Etats Généraux, or ces derniers fichaient une trouille incroyable à la monarchie, non sans raison. Mais, auprès des Français, les Etats avaient la légitimité pour parler en leur nom, et par conséquent, du fait de leur rareté, porteurs d’un immense espoir.
Ces Etats étaient d’autant plus désirés, que chaque jour on apprenait les dépenses faramineuses de la Cour, et que parfois sans vraiment vouloir mal faire, une certaine reine de France prouvait une fois sa frivolité en achetant « pour ses enfants » des domaines dont le coût, modeste pour la reine, ne pouvait qu’apparaître astronomique aux yeux de ses sujets. (Un certain Président de la République fait des vacances de luxe! Achète par caprice un Air Force One ! Pendant ce temps là nos soldats en Afghanistan sont mal équpés ! )
Le roi essayait de son coté de faire des économies. On réduisit ainsi le personnel de la Maison du roi (A quand la même chose à l'Elysée?), on fusionna la Grande et la Petite Ecurie, le nombre de chevaux fut réduit de moitié. Enfin, on se décida à tailler dans le vif du maquis broussailleux des pensions de la Cour, au désespoir de la haute noblesse privée de son argent de poche, et l’on décida même de vendre plusieurs châteaux, même si cette étape fut plus difficile à dire qu’à faire.
A la suite de Necker ("remercié" par Louis XVI sous l'impulsion de Marie Antoinette, et parce que la popularité de l'offieux "Premier Ministre" énervait le roi qui ne l'était pas autant) Brienne réforma l’administration centrale, fusionnant les finances avec le commerce, réduisant les bureaux. Rationalisation de l’Etat, donc.
En mars 1788, petite révolution administrative : le Trésor Royal n’eut plus qu’une seule caisse, au lieu des caisses autonomes affectés à diverses dépenses, ce qui avait rendu jusqu’ici impossible les péréquations. L’unité budgétaire naissait. Le compte rendu prévisionnel rendu aux Notables, comme promis, était clair, lisible, et surtout vrai. On sortait enfin des jongleries hasardeuses des précédents Ministres. Bref, le gouvernement devenait adulte, et cessait de cacher ses fautes. La France repartait donc dans le bon sens, même si évidemment la situation était loin d’être la panacée. En effet, après les efforts méritoires, destinés à redonner un peu confiance, et surtout à montrer que le roi se décidait à bouger, il fallait passer aux réformes. Ce qui est peu de dire, n’allait pas se faire sans problème.
Parce que pendant que les sujets du roi de France patientaient, attendant des signes de réformes, dans ce « Royaume de l’utopie » on passait son temps à se jalouser, à se distribuer les places, les ministères, les titres, les cordons bleus et rouges, les ambassades.
Il est vrai qu'en 1788, personne n'imaginait qu'un an plus tard, la France ne serait plus le "sage" Royaume, dont on vantait les mérites....
Ecrit par : odile | lundi, 22 septembre 2008
Bonjour Laporte,
Enfin, je retrouve votre humour.
Votre post a très bien souligné la "conviction d'injustice".
Comme vous, même constat concernant le post d' Anita.
Elle pointe la crédibilité de l'état dans tous les sens du terme.
Mais, ce que nous avons oublié, c'est que le gouvernement ne connait pas ce vocabulaire.
Il s'arrête au mot CREDIT. La République vit à CREDIT, l'état vit à CREDIT, vive la dette, le bonheur est à l'Elysée.
Tristement, ils s'auto-contrôlent, les ministères s'auto-contrôlent, l'EN s'auto-contrôle, les syndicats s'auto-contrôlent, le G7 s'auto-contrôle, les ministres dans leur splendide cacophonie s'auto-contrôlent. Donc, ils ne contrôlent plus rien.
Enfin, Fillon a élevé un peu la voix contre Borloo. Il remonte dans mon estime.
Mais qu'il fasse comme Mitterand, quand il a viré Rocard, qu'il le fasse taire.
Mais quand P Devedjian écrit :
"Nos concitoyens et nos amis nous répondent qu’on devrait pouvoir économiser la somme nécessaire au RSA sur les dépenses de l’Etat. Ils ont raison et c’est ce que nous faisons. Les chômeurs qui refuseront deux offres d’emploi raisonnables verront réduire leurs prestations sociales. "
Cette phrase ne peut que me faire grincer des dents. Monsieur Devedjian nous explique les moyens de contrôle mis en place sur les chômeurs, mais sur les dépenses de l'état et des collectivités, nada.
C'est bien de fusionner, mais CONTROLER et le faire savoir avec du concret, c'est mieux.
Qui va être contrôlé ? Le chômeur honnête anéanti et perdu par un chômage qu'il n'a pas demandé et n'a pas mérité. Et il sera mis au même rang que les chômeurs/Rmistes qui connaissent bien les ficelles du système. Et qui va contrôler les mairies, les régions, qui allouent ces alloc ?
On sait depuis des lustres, que le contrôle chez les fonctionnaires, n'est pas leur cheval de bataille.
Je ne parle pas du fisc, alors là, ils savent faire. Contrôler les PME, les artisans, les professions libérales, enfin ceux chez qui il y a de l'argent à récupérer. Ceux qui travaillent quoi ! Le privé.
Un ex : la super nouvelle concernant le prêt aux étudiants. L'Etat en sera caution. mais avec quel argent, le nôtre. Et le contrôle. Si c'est comme les bourses en fac, venir en TP, émarger et toucher. Ce sera facile. J'emprunte, je m'achète une voiture, un écran plat, 2 ou 3 books, je pointe et le tour est joué. 10 ans après, je ne peux rembourser, mais pas de soucis, l'état généreux avec l'argent du contribuable sera là.
Et encore une fois, seront pénalisés, les étudiants qui eux, veulent s'en sortir.
Je ne veux pas être machiavélique, mais, je n'ai absolument pas confiance dans ce système. Une annonce, non mesurée, encore une.
De plus, les prêts étudiants ne devraient être faits que par les banques. Mais aujourd'hui, nous avons l'état banquier pour les études. De mieux en mieux. Une dette abyssale, des cacahuètes, notre monnaie va devenir une monnaie de singe, mais c'est pas grave, la générosité d'abord, le social dans toute sa splendeur et ses dérives.
Bon, j'arrête là pour ce matin, patiente je l'ai été, aujourd'hui, c'est terminé.
Notre République est en train de vivre una novella dramatica à rebondissements.
Ecrit par : carole | lundi, 22 septembre 2008
Et une branlée pour l'UMP, une ! Tout va bien Mme la Marquise, Monsieur Devedjian !! ?
Lors du renouvellement d’un tiers du Sénat, hier, la gauche a gagné plus de plus de vingt sièges alors que le PS en espérait une dizaine. On note l’élection de Jean-Pierre Chevènement, contre le candidat PS.
Cela ne change rien pour le Sénat, où l’on attend maintenant l’élection du président, avec Gérard Larcher qui cherche à prendre la place que convoite Jean-Pierre Raffarin. « La "fraternelle du Sénat" – la franc-maçonnerie – pèse en sa faveur. Mais, au côté de Jean-Pierre Raffarin, un influent haut fonctionnaire fait également jouer ses amitiés maçonniques », écrit Le Monde.
Une primaire aura lieu mercredi pour départager les trois candidats UMP (car il y a aussi l’outsider Philippe Marini), c’est-à-dire pour choisir celui qui représentera le mieux la franc-maçonnerie.
La conséquence notable de ce scrutin d’hier est que Sarkozy aura désormais beaucoup plus de mal à réunir une majorité des trois cinquièmes au Congrès pour une réforme constitutionnelle.
Vue la quantité de "candidats" pour la présidence du Sénat à l'UMP...Et les changements intervenus par cette élection favorable à la gauche (en dépit du scrutin hyper favorable de la "droite")...Je sens que le Sénat va être présidé, au final, par un socialiste. C"est ce qui arrive quand il y a déperdition de voix.
Or comme l'UMP croit à son invincibilité, il est fort à parier que les "alliées" de l'UMP, vous savez le "centre" et une partie de la "gauche" que vous aviez amener à voter la révision constitutionnelle...Vont mal prendre que l'UMP se fasse une primaire entre amis, en croyant que tout est joué d'avance. L'ingratitude n'est pas précisément un let motiv pour les élus.
Avec un peu de chance, le PS pourrait bien convaincre certains "alliées" qu'il sera beaucoup plus "généreux" à leur égard, que l'UMP qui a force de mépriser ses soient disants alliées pourraient s'en mordre les doigts au final.
Résumons : nous avons deux candidats pour le PS, un pour les démocrates chrétiens, cinq pour l'UMP (les trois de la primaire + deux en dehors). Et the winner is...Christian Poncelet ! A moins qu'il ne se représente pas (dans ce cas, on a quatre candidats mais qui cherchent les faveurs de Monsieur Poncelet, du Président de la République...Et accessoirement de leurs "collègues")
Les démocrates chrétiens n'ont à l'heure actuelle rien reçu de l'UMP. Ceux du PS sont disposés à leur préter de l'intérêt. Notamment un certain Mercier, qui cherche désespéremment à "monter" en grade. Et hop ! Quelques voix pour le candidat PS. Après tout, pourquoi être l'alliée d'une formation politique si ingrate que l'UMP n"est ce pas?
Et the Winner is...Mélanchon !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : seb | lundi, 22 septembre 2008
Je constate que votre amour pour Marie Antoinette n'est pas probant...
Votre description de la royale France dans les ultimes années de ses règnes est tout à fait édifiante sur l'état de décrépitude financière dans laquelle se trouvait le Royaume...il aura fallu les compétences et le courage de De Ségur mais surtout l'excellence de Necker pour imposer l'ordre économique dans une France ruinée et pillée.....
Les turpitudes des nantis et le laisser faire de l'exécutif ont eu au moins le mérite de permettre aux autres d'instaurer l'ordre nécessaire à la restauration des finances.
La transposition des situations est osée car n'est pas Necker qui veut.....
Ecrit par : laporte | lundi, 22 septembre 2008
Seb,ne Mélanchon pas tout.....la cuisine du Sénat,qui m'a t on dit est une des meilleures en France,n'explique pas comment une majorité patente pourrait ne pas Présider l'illustre dortoir !
Le sénateur de l'Essonne franc parleur et un rien hableur, ne fera pas un score tel que pourrait le faire Raffarin,franc parleur et un rien hableur....à moins que Larcher,franc parleur et un rien hableur ne mette des oreillers sous les étiquettes des postulants à la chaise longue pour un départ de sieste canon.....
Vous savez,mon cher,n'est pas sénateur qui veut....çà ce mérite longuement, posément,tranquilement,peinardement,....
Le Sénat est le seul établissement où le vide sidéral existe......
Ecrit par : laporte | lundi, 22 septembre 2008
Carole,
Je partage votre avis sur tout, sauf sur les prêts étudiants : c'est ce qui se pratique dans tous les pays comparables au nôtre, et je pense que cette mesure est destinée à permettre l'air de rien et à terme que j'espère bref, une augmentation substantielle des droits d'inscription en Fac !
C'est bien les facs pour tous, mais avec des scolarités à 150 euros en moyenne en licence et 190 en Master, comment voulez-vous qu'elles ne soient pas misérables et qu'elles luttent contre la concurrence européenne ou américaine où l'année revient à 10 ou 15 000 euros minimum à un étudiant ?
Seule façon (avec des partenariats avec le Privé) pour que nos universités puissent enfin, et à nouveau, avoir les moyens de retrouver le rang qu'elles ont eu avant que Mitterand n'en fasse une voie de garage avant l'ANPE.
Avec ce ramassis d'étudiants qui n'ont rien à y faire...que foutre le bazar ou se "préparer" à une carrière politique chez les socialos-cocos pour les moins ineptes/inaptes...ou les plus dévoués.
Et une certaine sélection s'amorcera naturellement.
Ecrit par : Augustine | lundi, 22 septembre 2008
Augustine,
Concernant les prêts étudiants.
Cela se pratique, via les banques, pour les écoles de commerce ou d'ingé.
En ce qui concerne la fac, j'ai de gros doutes. Pourquoi :
1 parce les filières ne sont pas sélectives, pas de concours.
2 trop de filières sans issues
3 L'état n'a pas à se substituer à une banque. Vous vous souvenez que nos caisses sont vides.
4 Il aurait été préférable, de négocier avec des banques, taux par ex O,5%,1%, avec toutes les garanties néceesaires, et surtout sans caution.
Le retour sur investissement serait plus prudent.
Cela se fait à l'étranger. Le niveau de nos facs, hormis Dauphine, Assas et quelques autres autres, n'est pas comparable.
A l'étranger, c'est faculté. Et souvent leur renommée n'est plus à faire.
Imaginez un jeune qui emprunte, cursus socio, histoire de l'art, psycho, quelles sont ses perspectives d'emploi ? Aucune.
Pour votre info Augustine, en France, il y a des années d'études qui se paye aussi entre 13 000 et 15 000 euros/an, sans le gîte et le couvert. Et des jeunes empruntent, pour pouvoir suivre leur cursus.
Je suis pour le partenariat privé. Dans ce cas, faisons des partenariats privés avec les banques.
Je suis pour la sélection.
Je suis contre ce genre de prêt par l'état (surtout vu les normes de gestion quasi inexistantes).
Quant à la sélection, regardez l'ex de Sc-P, entrée sur concours, mais pas pour tous. On sait tous que le plus dur, c'est le concours. Donc, sur les prêts, on fera quoi, de la sélection positive ?
Non, j'ai l'impression que l'on va avoir le droit à un méli-mélo sur les prêts, les compétences et l'accès au cursus.
Après, vous me parlez de sélection naturelle, mais elle existe déjà en fac. Regardez les entrées en 1ere année et ce qui reste en 2e et 3e année.
Celui qui aura fait un prêt en 1ère année, et qui est éjecté, il fera comment avec son prêt. Parce que si on ne lui accorde pas de prêt, les gentils apôtres des droits de l'homme, ils vont faire quoi, d'après vous ?
Tout le monde n'est pas comme l'ex de l'UNEF, qui a traîné ses galoches sur les bancs de la fac, en bon redoublant, et qui travaille aujourd'hui avec Delanoé.
Je suis certaine qu'il n'a rien décroché comme diplôme.
La première mesure aurait dû être de mettre en place la sélection.
Moins hasardeux comme mesure.
Ecrit par : carole | lundi, 22 septembre 2008
Carole,
Je vous rejoins complètement sur la demi-réforme des universités, avec l'adoption - facultative ! - de leur autonomie sans sélection, ce qui est aberrant.
Je l'ai amèrement regretté ici dès juillet 2007.
Mais vous savez bien que cela aurait signifié un an de grève et de manifs, auxquels se seraient empressés de se joindre collèges et lycées, qui maintenant ont leurs syndicats... passons !
On balise : 10 000 entrants chaque année en STAPS pour quelques centaines de postes à pourvoir par an !! Mais c'est le syndicat d'Aschiéri qui est le patron de ce secteur, cette larve agonisante qui a 9 mots à sa disposition : "nous sommes pour la réforme, mais pas celle-là" !!
Certes le système choisi a les défauts que vous soulignez, mais cette mesure est la plus défendable de toutes celles annoncées depuis la rentrée. Et sans doute la moins onéreuse.
On peut espérer de plus qu'avant de contracter un emprunt, même couvert par l'Etat, de nombreux "étudiants" non motivés ou pas au niveau tout simplement, hésiteront ou seront habilement conseillés ?
Quand j'aurais un peu plus de temps, je vous répondrai concernant le totalitarisme écolo dans lequel nous sommes tombés à notre tour. Et comme d'hab, quand la France fait quelque chose, elle ne le fait pas à moitié...misère !!
Bonne soirée.
Ecrit par : Augustine | lundi, 22 septembre 2008
et bien non, je soutiendrais P Devedjian.
Pour une fois nous vançons. Bien sur ça pourrait étre mieux. Moi aussi je suis scandalisé par les professions qui profitent mais reco,nnaissons que l'art est difficile. Personne pour approuver le mouvement qui souffle. Alors encourageons car décourager ceux qui oeuvrent ne changera rien. Et arrétons la pusillanimité de Seb, le prix d'un avion qui durera longtemps qu'est cepar rapport à tout le reste ?
Il y a du mouvement, sachons le reconnaitre Anita. ce n'est pas en critiquant que vous avez mis en mouvement une équipe mais en ncourageant les mouvements déjà réalisés. Alors oui, cessons de raler.
Bon, quand même pour Borloo, qui met des mois à sortir une réformette et qui échoue dans sa communication, faut peut étre le virer dare dare ainsi que la Marie Antoinette des finances qui nous fait croire que son coup de tel à Bush a sauvé le monde.
Ecrit par : Jérémy | lundi, 22 septembre 2008
Augustine,
Qui nous prouve que cette mesure sera la moins onéreuse ?
La confiance me fait défaut en ce moment.
Cordialement.
Ecrit par : carole | lundi, 22 septembre 2008
Un ancien chef de corps du 8ème RPIMa sort de sa réserve :
Saint-cyrien et parachutiste, lieutenant à Diên Biên Phu, capitaine en Algérie sous les ordres de Bigeard, par la suite commandant du prestigieux 8ème Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine (Castres) puis chef d’état major des armées au moment de la guerre du Golfe (1990-1991), le général Maurice Schmitt sort de sa réserve et répond à Valeurs Actuelles.
Extraits :
(...) Que pensez-vous de l’embuscade tragique du 18 août?
Il est surprenant que cette "patrouille" n’ait pas été mieux préparée. Il s’agit d’ailleurs plutôt d’une "colonne" à quatre sections que d’une simple patrouille. Elle ne semble pas avoir disposé de moyens de reconnaissance aérienne ni d’appuis (hélicoptères armés, mortiers) nécessaires sur un terrain très difficile.
Que reprochez-vous à la composition de cette colonne ?
Ces quatre sections provenaient d’unités différentes. La mission aurait dû, me semble t-il, être confiée à une compagnie homogène. Les articulations dites "modulaires", déjà employées en Yougoslavie, peuvent convenir dans des opérations d’interposition. Elles deviennent inadaptées lorsqu’on veut reprendre le contrôle d’une zone à un adversaire que l’on sait déterminé et bien équipé.
Faut-il alors abandonner cette modularité ?
Il faut revenir à de véritables opérations menées de jour, et surtout de nuit, avec un ou plusieurs régiments disposant d’appuis immédiatement disponibles. Que le 8ème RPIMa ait été, dès son arrivée, amputé d’une compagnie détachée à 200 kilomètres du colonel en a étonné plus d’un.
(...) Qu’aimeriez-vous dire aux parlementaires lors du débat du 22 septembre ?
Trois choses: affirmer que notre présence en Afghanistan est légitime et nécessaire; rappeler que nos forces y défendent les intérêts de la France; obtenir du Gouvernement qu’il accorde la priorité aux équipements, à bout de souffle, en particulier dans le cas des hélicoptères de combat et de manoeuvre. Il faut accepter de retarder certains programmes lourds, mais pas indispensables, pour mener une contre-guérilla efficace.
Y a-t-il urgence ?
Oui. Si l’on s’y refuse, il faut renoncer à battre la campagne et se limiter à l’instruction de l’armée afghane.
Il aurait été intéressant de connaître l'avis du général Schmitt sur les nouvelles restructurations de nos armées et le Livre Blanc. Ces propos semblent plus proches de l'analyse du groupe Surcouf que du discours officiel. En clair, il faut augmenter les effectifs opérationnels (leur diminution engendre mécaniquement la modularité), faire effort sur les "petits" matériels qui font tellement défaut sur le terrain (treillis, attaches de casque pour appareil de vision nocturne, tourelleau téléopéré pour les VAB, lunettes à protection balistique, dotation supérieur en munitions pour l'entrainement...) et arrêter de dépenser des millions pour le plaisir et le profit des industries d'armement françaises (Leclerc, Numérisation de l'Espace de Bataille, VBCI...).
Retour aux fondamentaux comme diraient les militaires...
Défendrez vous auprès du Président cette "bonne utilisation" des fonds publics Monsieur Devedjian?
Ecrit par : seb | mardi, 23 septembre 2008
Jérémy,
Vous êtes scandalisé par les professions.................................
....................................................................................................
Vous continuez à soutenir. C'est louable.
L'essentiel, c'est de toujours croire en ses idées, et la critique est à mon sens, beaucoup plus utile, que de se comporter comme des carpettes.
Lisez l'article du Figaro, vous pourrez constater qu'enfin certains se réveillent, et c'est tout à leur honneur.
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/09/22/01002-20080922ARTFIG00717-alain-lambert-veut-arbitrer-entre-larcher-et-raffarin-.php
"laquais" tiens cela me rappelle le post d'Odile.
Ecrit par : carole | mardi, 23 septembre 2008
Carole
je ne lis sur ce blog que des critiques. Reconnaissons ce qui avance. Sinon, on aura des responsables politiques qui penseront que de toutes façons quoiqu'ils fassent tout sera critiqué et donc imposeront leurs solutions sans discuter. Alors prenons nos responsabilités et encourageons lorsque cela va dans le bon sens.
Mais donnez votre opinion sur les professions réglementées. Nombreux sont nos représentants qui pensent qu'elles doivent évoluer et attendent que l'opinion les encourage.
Alain Lambert et Ph Marini sont excellents et généralement courageux mais Raffarin aussi. Mais bon, au point où on en est fermons le sénat comme l'ensemble des organismes sans résultat. Conseil Economique et Social par exemple.
Ecrit par : Jérémy | mardi, 23 septembre 2008
Je vous rejoins Jérémy !
Il est de notre devoir d'aiguillonner le gvt et nos élus, mais aussi de reconnaître ce qui est fait et en cours : le chantier est tellement titanesque !
Et surtout pas de caricature qui ne fait pas avancer le schmilblick : Seb en est à 263% d'augmentation du salaire du Président ! Il s'est mis au niveau de celui du premier ministre, des autres chefs d'Etats européens et 140% est le chiffre annoncé et reconnu par l'opposition, et çà suffit.
Les observateurs des médias honnêtes (rares) reconnaissaient que ce salaire était ridicule et que les présidents précédents pompaient tout ce dont ils avaient besoin dans des caisses annexes, sans être déclaré donc non soumis à l'impôt !!
Ce qui m'inquiète, et toujours sur le sujet du RSA, c'est que le raisonnement de départ est mauvais : le problème est toujours abordé à l'envers ! On finance (par un prélèvement, un de plus !) une aide destinée aux RMistes qui "auront retrouvé" un emploi sans s'occuper avant de ce qui crée des emplois : les entreprises. (Car je suppose qu'on ne va pas embaucher des fonctionnaires.........????)
Or pour l'instant, elle déposent le bilan comme jamais depuis 10 ans !!
Alors que soit fait ce qui était promis dans le programme du candidat Sarkozy, le programme législatif, et sur lequel la majorité a été élue : libéralisation du travail (pas d'embauche sans licenciement facilité), arrêt de ces tracasseries et règlementations administratives insupportables (s'il n'y a pas plus d'heures sup' exonérées de charges, c'est souvent en raison de la complexité du système, une fois de plus !), ne décourageons pas toute vélléité de création de société par l'envoi de la note de l'URSSAF, des ASSEDIC et des impôts intimant "vous nous devez", à peine inscrite à la Chambre ou au Registre du Commerce !!
Et une directive du pouvoir politique à la Banque de France pour qu'elle n'étrangle pas nos entreprises !!
Savez-vous Mr Devedjian, qu'il suffit du report d'un effet à un fournisseur, (même de 500 euros, et même régularisé dans le mois !) pour qu'une entreprise soit inscrite sur la liste rouge, et pour une année ? Cela signifie que le banquier de cette entreprise, immédiatement informé, va réduire de 50 à 70% ses autorisations de découvert ou d'escompte, ce qui étrangle un peu plus une société viable mais en simple difficulté passagère !! Un deuxième "incident", et le robinet est coupé ! Et tout çà pour un an : c'est la clef sous la porte assurée, avec les licenciements que cela suppose.
C'est de la compétence de nos dirigeants politiques que ces pratiques cessent !
Et baisse des charges sur le travail !
Sans cela, les faillites vont se multiplier, le chômage repartira inéxorablement à la hausse et la taxe sur les petits et moyens épargnants remplira des caisses qui n'aideront sûrement pas les RMistes à retrouver un job mais à verser des allocs chômage...avant le RMI !!
Carole,
Le montant du prêt-étudiant est plafonné à 10 ou 15 000 euros, et non distribué en une fois ! Je n'ai pas été vérifié, peu importe : les sommes des emprunts qui ne seront pas remboursés par les étudiants en échec seront minimes, si elles existent : après tout, même si ce n'est pas dans la branche prévue à l'origine, ces ex-étudiants travailleront et l'Etat pourra toujours se rembourser de l'emprunt réalisé.
Et pour le reste, si cela permet aux universités d'être plus autonomes financièrement, les économies réalisées sur les injections d'argent public pour leur simple fonctionnement seront substantielles.
Vraiment, cette mesure me semble aller dans le bon sens.
Ecrit par : Augustine | mardi, 23 septembre 2008
La baisse des impôts est une contre vérité..
Selon le MEDEF, la balance entre les baisses et les hausses est négative....c'est à dire que les prélèvements sont supérieurs aux baisses....
Alors qui dit vrai ?
Ecrit par : laporte | mardi, 23 septembre 2008
Je crois qu’il est très important, quand on est un «politique », de voir et comprendre, les erreurs du passé, pour ne pas les commettre à nouveau.
Pourquoi s’interroger sur l’Ancien Régime ? Parce que l’Ancien Régime a semble t il laissé beaucoup de réflexes, qu’on retrouve aujourd’hui dans notre régime républicain, et il serait bon de corriger les erreurs, tout en préservant le « bon » de l’Ancien Régime (ex : l'unité du territoire, le "devoir" de bien servir la France, la "clé de voûte" du régime, la "certaine idée de la France", la sagesse capétienne, etc.), tout régime politique possédant en soi des bonnes et mauvaises choses.
Quelques ex de ces "tics" qui reviennent toujours, et qu'il serait bon d'abolir :
Si Louis XIV avait réussi à faire des "frondeurs" des courtisans, à sa mort, les choses changèrent. Les officiers finirent par échapper à l’emprise du pouvoir royal. La vénalité, puis surtout la transmission héréditaire des charges, les rendirent indépendants et indociles. Pour des raisons fiscales, parce que la Monarchie d’Ancien Régime était constamment aux abois, le pouvoir, par un processus incontrôlé de fuite en avant, s’amputa de ses moyens d’action, se ligota, en dédoublant les offices, en vendant de nouvelles charges ou en concédant des privilèges sur lesquels il ne pouvait revenir.
Aujourd'hui, certes l'hérédité des charges n'existe plus en tant que tel, mais le "pantouflage" qui consiste à faire aller des agents du public vers le privé, et à les faire revenir dans le public, en cas d'échec, n'est il pas semblable à ce qui se passait dans le passé? En donnant la possibilité à ces personnes de "retomber sur leurs pieds" quelque soit l'issue de la gestion qu'ils ont faites de l'entreprise, ou du Ministère qui leur a été confié, n'a t on pas enlevé le sens de la responsabilité à ces "hauts fonctionnaires"? Et si la création de commissions, observatoires, qui ne sont jamais supprimés après utilisation, ou en cas d'innefficacité, ne montre t il pas une sorte de retour des "pensions" d'Ancien Régime?
Nombreux sont les commissions, observatoires, etc. qui mobilisent des ressources inutilement, mais également "ménage" parmi tous les hauts fonctionnaires qui n'exercent pas réellement leur fonction et l’ensemble des commissions. Peut on m'expliquer comment il se fait que Monsieur Lang touche 15000 euros par mois, pour diriger une Commission sans aucun membre ? Il est impossible de connaître le nombre exact de ces "machins" qui, vu leur nombre, doivent se faire retourner dans sa tombe Clémenceau.
D’après un article du Canard Enchaîné ils seraient aujourd’hui au nombre de "751 pour les commissions, conseils et comités nationaux en "pleine activité" (dont la plus bidon est, sans conteste, celle qui a été créée tout spécialement pour Luc Ferry où il est seul à siéger : 150 000 euros quand même de budget annuel…). Les instances départementales en compteraient quant à elles 10 000 !!!"
Dans le système de Cour, Antoinette avait introduit une triple rupture, menaçant l’équilibre de l’ensemble : jeunes contre vieux, petite noblesse contre vieille, vie intime contre vie politique. Sa société particulière créait un espace fermé, alors qu’une Cour, scène de théâtre par excellence, devait rester un lieu d’ouverture, d’émulation, de promotion. A quoi bon se trouver à Versailles, si l’on ne pouvait faire sa cour aux souverains ?
Or, si on regarde l'Histoire de la France, on s'aperçoit que loin de mettre pleins de nouveau dans le gouvernement de la France, les rois de France conservaient les "vieux" serviteurs de la Couronne à leurs services, et faisaient entrer quelques nouveaux, dont ils étaient sur d'avoir la loyauté. Le "spoil system" qui consiste à faire le ménage, dès qu'un nouveau Gouvernement arrive, est très néfaste.
C'est aussi une leçon pour les partis politiques. Pourquoi devenir adhérent, si la "promotion sociale" est inopérante?
Je crois qu'il est encore plus important que les partis politiques, et notamment l'UMP, prennent conscience de l'importance de "l'exemplarité" et de la place de la "morale" dans tout ensemble politique.
Pour cela, la destinée de Marie Antoinette est un exemple en soi, de ce qu'il ne faut pas faire.
Marie Antoinette…Une Reine qui ne songe pas à comprendre son époque, mais uniquement à passer le temps ; en s’amusant. Une reine qui s’empare de la couronne aussi insouciante que s’il s’agissait d’un jouet. Au lieu de tirer parti du pouvoir qui lui est échu, elle ne veut qu’en jouir.
Ce fut là le début de sa funeste erreur. Elle voulait vaincre comme femme, et non comme reine. Ses petits triomphes féminins comptaient plus que les grandes et vastes victoires de l’Histoire Universelle. Son esprit dissipé n’ayant pas su donner à l’idée monarchique un contenu, mais seulement une forme parfaite, la grande tâche qu’elle avait à accomplir se réduisait entre ses mains à un jeu éphémère, et la dignité de son rang, à un rôle théâtral.
Etre reine, pour Marie Antoinette, c’est, pendant les années d’insouciance, être la femme la plus admirée, la plus coquette, la mieux parée, la plus adulée, et avant tout la plus gaie de la cour. Une cour qui lui sert d’univers dans lequel évolué. Au cours de ces jeux et badinages, elle n’a pas de vrais partenaires, pas de véritable roi, pas de héros à ses cotés, rien qu’un auditoire de snobs et de blasés, payés pour l’applaudir, cependant que de l’autre coté de la grille dorée des millions d’hommes et de femmes espèrent en leur souveraine.
Mais cette femme, aveuglée n’abandonne pas son rôle, ne le lasse pas d’éblouir son auditoire blasé, et même lorsque le tonnerre de Paris retentit, menaçant, aux dessus des jardins de Versailles elle s’y cramponne encore. (
C’est seulement lorsque le jeu devient grave, que sa couronne lui est enlevé, que Marie Antoinette acquiert l’âme d’une reine. La faute de Marie Antoinette, cette idée, ou plutôt cette étourderie de croire qu’elle pouvait sacrifier si longtemps l’essentiel au superficiel, le devoir au plaisir, le difficile au facile, la France à Versailles, le monde véritable à son monde de plaisirs, cette faute historique est presque inconcevable.
Pour saisir cette absurdité, il suffit de prendre une carte de France et de voir dans quel cercle minuscule Marie Antoinette a passé vingt années de son règne. Pas une seule fois, Marie Antoinette n’a éprouvé le besoin de franchir, en fait ou en esprit, ce polygone ou la tenait enfermée le plus stupide des démons, celui du plaisir. Pas une seule fois, la souveraine de France n’a ressenti le désir de connaître son propre Royaume, de voir les provinces dont elle est reine, les paysages d'un pays si divers et si beau, qu’on nomme la France. Pas une seule fois, elle n’a ravi son plaisir, une heure, pour la donner à la visite de l’un de ses sujets, ou pour ne serait ce que penser à eux.
Tout ce monde réel, en dehors de sa sphère aristocratique, était pour elle, en effet, inexistant. Que derrière l’Opéra qui la comble d’applaudissements, se trouve tout un Peuple mécontent, que à quelques mètres de Trianon, les maisons de paysans s’effondrent, que tout autour d’elle un peuple travaille, souffre la faim, espère quand même, cela Marie Antoinette ne l’a jamais su. y
La destinée de Marie Antoinette montre bien la différence entre "faire" et "être" ce pour quoi on a été chois. Marie Antoinette croyait qu'il suffirait de "faire" reine au lieu "d'être" reine, pour être digne de sa fonction. Evidemment, cela ne suffisait pas.
Dans la société d'Ancien Régime, la familiarité de la reine nuisait à sa réputation, ses exigences ruineuses, ses goûts dispendieux, irritaient les mieux intentionnés : sa dissipation acheva de lui aliéner les esprits et de renverser l’opinion. Son refus du devoir et son besoin d’intimité alimentaient tous les fantasmes.
Personnage sacré, destiné à assurer la continuité dynastique, une reine de France ne se commet pas ainsi ! Elle doit rester au dessus de tout soupçon, comme de tout regard ! Or durant les trois premières années, non seulement elle ne parvenait pas à avoir d’enfant, mais elle s’amusait à des jeux jugés inconvenants. La reine de France croyait, naivement, que l'histoire d'amour commencée avec le peuple, durerait éternellement. Le fait de ne plus être acclamée par la Capitale, ne l'inquiéta pas plus que çà. Il ne fit que vexer son amour propre.
Et puisque la capitale ne voulait plus d’elle, elle ne s’y rendrait plus. Elle vivrait à Trianon. Acte de folie ! Comment une reine pouvait elle à ce point se couper du monde ? Trianon, ce doux royaume de l’imaginaire, devint, tout naturellement, aux yeux de l’opinion frustrée (car les Français avaient une idée très claire du "métier" de reine), un inaccessible lieu de fredaines et de libertinages.
Et puis tomba "l'affaire du collier". Un vrai scandale ! Une affaire d'Etat. Louis XVI, naif, eut moins de prudence que son ancêtre lumineux. Il mit l'affaire sur la place publique ! Un cardinal escroc, la reine impliquée dans une affaire de faux ! la faille que l’on avait vu apparaître entre la monarchie et la société allait devenir crevasse, la crevasse cratère, d’où allait jaillir un volcan de boue.
La reine avait essayé de retrouver du lustre, en prenant à témoin ses sujets. C'est ce qu'avait fait en son temps Blanche de Castille, ou l'épouse de Philippe Auguste. Toutes d'eux avaient reçu l'appui populaire. Mais Blanche, comme Isabelle, étaient "au dessus de tout soupçon". Marie Antoinette, elle, ne l'était pas.
On ne pouvait croire que la femme La Motte ait pu tisser pareil paquet d’intrigues. Tout cela acheva de jeter le discrédit sur Marie Antoinette. Dans cette montée de la haine contre la reine, ses plus petites étourderies, ses coquetteries de femme insouciante devenaient des crimes monstrueux, ses innocentes amitiés féminines passaient pour du saphisme, et ses moindres paroles étaient fielleusement déformées et retournées contre elle.
Et les questions fusaient : pourquoi la fille des Césars, frivole, dépensière, dilapidant l’argent du peuple et raffolant tant de la parure, n’aurait elle pas cherché à acquérir le collier en se servant du cardinal, avec qui elle aurait volontairement feint d’être au plus mal ? Ses frasques nocturnes ne rendaient elles pas tout possible : la contamination de Rohan ? La paternité des enfants royaux attribuée au Comte d’Artois ? Par contrecoup, le roi était présenté comme l’esclave de sa femme, comme un prince sans volonté, pire encore l’image du bon roi cédait la place à celle du roi tyrannique.
La bergère de Trianon porte sa part de responsabilité dans l’image déplorable qu’elle a donné d’elle, fruit de ses inconséquences, ses étourderies, ses imprudences. Elle et le roi éprouvaient la ravageuse puissance de la calomnie dont on connaît si bien aujourd’hui les effets médiatiques quand elle s’acharne sur une personne en vue. C’est un piège infernal qui se referme sur la victime. Arrivé à un certain degré d’aveuglement, le tribunal de l’opinion se déchaîne, cristallise les passions et les pulsions, concentre sa vindicte sur elle qui, quoi qu’elle dise ou qu’elle fasse pour clamer son innocence, ne fait que s’emmêler davantage dans le filet, comme une bête qui se débat, et dont tout le monde attend la mise à mort. Et chaque effort pour s’en sortir, apparaît comme autant de mensonges. Comme toujours, quand un Etat policier se met à poursuivre la littérature clandestine, on la croit davantage que l’information officielle.
Parce qu'elle refusait de se conformer à ses devoirs de reine, parce que son époux était incapable, de "gouverner" sa femme, les deux devenaient indignes de la France. La crise morale impliquait de la sorte la crise politique, accentuée par la crise financière, et les frustrations d'une aristocratie, plus prête à se battre pour sauvegarder ses privilèges, que pour aider le royaume à s'en sortir, en sacrifiant quelques menus intérêts. Dès lors, la Révolution était inévitable. D'autant plus inévitable que les "élites" refusaient de comprendre le sens de l'Histoire, les aspirations du Peuple. En reconnaissant les fautes de la royauté, Charles V avait réussi a évité une révolution, conduite par Etienne Marcel. Louis XVI, lui, s'y refusa. La différence étant que Charles V connaissait la France, et ses sautes d'humeur. Louis XVI lui ne pensait la France que comme Versailles.
De son coté, Calonne, victime de sa réputation de légèreté, tenu pour un courtisan ambitieux, gaspilleur et malhonnête, ne pouvait obtenir d’appui populaire. L’absence d’autorité morale, l’impopularité croissante de l’homme, rendait quasiment impossible la mise en œuvre des réformes. L’erreur de Louis XVI et de Calonne fut de ne pas s’être donnés les moyens d’imposer leur « révolution royale » par le haut. Ce n’est pas en consultant une Assemblée représentative du type de société que l’on voulait transformer que l’on pouvait abattre le mur de l’argent et des privilèges. Fallait il au préalable réformer la magistrature et domestiquer les parlements ? C’était peut être la voie à suivre. La monarchie manquait en réalité de relais dans l’opinion, comme l’avait prouvé l’échec de « l’appel au Peuple » du roi et Calonne.
Malgré ses efforts, Louis XVI ne se plaçait pas dans la position d’un réformateur, et n’arrivait ainsi pas à forger l’antique alliance entre le roi et le tiers, qui aurait été indéniablement la meilleure manière de mettre fin aux abus.
Etouffé par le clergé et la haute noblesse, le pouvoir royal souffrait d’un tragique déficit de communication. Lent et pataud, il n’avait pas su s’adapter au temps nouveau, conquérir l’espace politique public qui s’était ouvert dans la société des Lumières. Lucide et réformateur en certains cotés, il demeurait aveugle et rétrograde en d’autres. La situation nouvelle exigeait rapidité et flexibilité. Il n’y parvenait pas.
Il est vrai que communiquer n’est pas simplement transmettre, c’est aussi faire partager. Or la monarchie était plus que réticente à partager des domaines dont elle détenait jalousement le monopole, la politique. Certes, elle avait conservé le « goût » de Louis XIV, et en imposait avec ses « cérémonies de l’information » dont chaque détail était analysé, prévu, anticipé, mais ce style de « propagande » condescendante, qui servait davantage à éblouir qu’à convaincre, s’adressait à la Nation ordonnée et hiérarchisée, non à la foule atomisée des citoyens, où se forgeait « l’opinion ».
L’archaïsme de la société tout entière apparaissait au grand jour. Une lutte des Ordres commençait, qui ne prendrait fin qu’avec la suppression de ces derniers, en 1789. Un esprit nouveau s’emparait des citoyens : la philosophie des Lumières. Là encore, ce fut bien la « révolution royale » avec ses velléités de réformes audacieuses, et son impuissance à les appliquer, qui ébranla le mur déjà lézardé du vieil édifice et déclencha tout court la Révolution.
Les leçons à tirer de cet épisode de notre Histoire de France?
Qu'on ne peut demander à un Peuple de faire les efforts qu'on est incapable de faire soi même. Qu'un serviteur de la France, quelqu'il soit, ne peut réformer la France, s'il n'a pas pour l'aider, le soutien populaire, soutien qu'il ne pourra obtenir que s'il fait preuve, vis à vis de la morale, d'exemplarité.
Je suis toujours très étonnée de voir combien les leçons de l'Histoire sont occultées par les "politiques". Sans morale, une société ne garde pas longtemps son régime politique. Pourquoi le Directoire est il resté si peu de temps? Pourquoi la nécessité d'un Napoléon Bonaparte? Parce que les membres du Directoire ne se comportaient pas en élus respectables, mais en gamins roulant dans la fange. Etait ce digne de la France d'avoir un tel comportement? Certainement pas. Et tout ce qui pourrait remettre de l'ordre, du prestige, de l'honneur, de la morale, dans la société, serait le bienvenue.
Qui est le roi préféré des Français? Henri IV, mais aussi Saint Louis. Le premier parce qu'il était né en pays de France, et avait été éduqué comme un enfant de France, pas en petit seigneur, peu attentif au sort de ses sujets. Saint Louis parce qu'il fit preuve d'une exemplarité, et d'une moralité, dans tous ses actes, ce qui lui assurera, même pendant la Révolution, un prestige qui perdure, au moins dans nos livres d'Histoire.
Qui est le chef d'Etat préféré des Français? Charles De Gaulle. Pourquoi? Parce qu'il aimait la France, et surtout parce que contrairement à ses "successeurs", lui mettait à l'Elysée un compteur spéciale, qu'il payait de sa poche, et non sur les deniers publics.
Morale de l'Histoire? Tout régime vertueux, et qui se modernise avec le temps, à des chances de durer. Tout régime qui tombe dans la corruption, la fange, le deshonneur, voit son temps écourter. La morale est une chose très importante. D'autant plus importante que lorsqu'une période de "non morale" arrive, immédiatement après, on se trouve confronté à un régime très "moralisateur".
La Terreur n'est que la conséquence du laxisme de l'Ancien Régime et des aternoiements du roi. En se présentant en roi partial, Louis XVI insidieusement avait favorisé une crispation de la noblesse sur ses privilèges, et par conséquent le tiers réuni en Assemblée Nationale, s’était radicalisé. La première Constitution de la France montre cela. Elle séparait les pouvoirs mais ne parlait pas de leur relation. Que se passerait il en cas de conflits entre les pouvoirs ? Le roi ne disposait pas du droit de dissolution, et l’Assemblée Nationale n’avait d’autres moyens de censurer les Ministres qu’en les faisant passer devant la Haute Cour Nationale. Singulier mécanisme politique, qui à défaut de la Bastille, instaurait la Tour de Londres et l’échafaud pour les hommes politiques !
Ecrit par : odile | mardi, 23 septembre 2008
Interessante l'analyse d'Odile. Très interessante. Le tiers état, en 2008, est certainement comparable à d'autres périodes.
Sarkozy se comporte comme un monarque, l'élysée est devenu un gouffre à pognon pour le contribuable. On ajoute un palace volant destiné au président digne des avions des émirs capricieux du golfe persique. Et volia notre zorro président ( zorro en paroles seulement) qui se comporte comme une vierge effarouchée en façe des dégâts du néo-libéralisme aux USA.
Quant aux problèmes franco-français, notre président demande à des commissions de réfléchir. Chacun sait qu'un président réunit des commissions lorsqu'il a décidé de ne rien faire.
Bref, le très tonique président en campagne est devenu un spectateur inactif du monde moderne. certainement l'un des présidents les plus fanfarons mais aussi l'un des plus innefficaces de la 5ème république.
Ecrit par : Bernard | mardi, 23 septembre 2008
Non et non Sarkozy ne se comporte pas comme un monarque. Ce n'est pas parce qu'il est actif sur tous les fronts que c'est un monarque. Le monarque c'étrait J Chirac, que rien ne bouge ou l'empereur c'était Mitterrand, voir le nombre de suicidés de l'époque. Sarkozy veut faire bouger les choses, il prend un maximum de risques contrairement à ses prédécesseurs, ça n'est pas le signe d'un roi.
Et s'il ferme le conseil économique et social, je suis d'accord pour lui donner une prime d'une année de salaire car il aura fait gagner à la nation une fortune.
Ecrit par : Jérémy | mardi, 23 septembre 2008
Jérémy,
En ce qui concerne le salire du Président, il ne me choque en rien, je l'ai déjà écrit ici.
Quant à la flotte aérienne, je n'ai fait aucun commentaire, car voyageant souvent en avion, je peux vous dire que j'aime mon confort. Donc là aussi, pas de problème.
Rappelez-vous :
Le 29/05 au Havre, N Sarkozy avait insisté et dit "qu'il ne laisserait personne dénaturer son projet présidentiel".
Je trouve que ce projet, non seulement d'être aménagé, modifié, est si on peut parler ainsi, en surplus d'avenants au contrat initial". Et qui ne vont pas dans le bon sens.
Je vous ferai remarquer que si il n'y avait pas eu une fronde de critiques sur le RSA, la taxe Pique-nique, on en parlerait pas du tout.
Et aucun politique (droite/gauche) ne se serait exprimé.
J'ai voté N Sarkozy pour qu'il réforme ce pays, qu'il réduise la dette, qu'il agisse en toute transparence, qu'il réduise le nombre de fonctionnaires..............
Je ne l'ai pas voté pour qu'ils alourdisse les charge sur le dos du contribuable et des entreprises.
Ecrit par : carole | mardi, 23 septembre 2008
Laporte,
Le MEDEF
Ecrit par : carole | mardi, 23 septembre 2008
On aura beau chercher sous la période de la convention, des trente glorieuses, des maires du palais, ou les turpitudes de la guerre de 100 ans ...... famine, caisse vide, ou période d'occupation , quant çà va pas, çà va pas.
Économie, défense militaire, santé publique.... Un contrat bafoué est une paix sociale évanouie. On en est pas encore à compter les morts, pour voir pointer la révolution. Ce gouvernement est un gouvernement de continuité avec une différence "la machine à taxe". Louis XVII n'a pas payé que pour les extravagances de Madame, il a aussi payer les frais de Versaille qui avait ruiné le pays. Sarkosy, ne peut quand même pas à lui seul , être l'unique débiteur de nos propres choix débiles.
Serons-nous capables de le comprendre en 2012 pour ne pas continuer dans nos choix versatiles ? Si au moins on pouvait vendre notre débilité , nous ferions péter les cours de la bourse. Si les engagements de l'UMP ont le même avenir que les engagements du candidat NS à la présidentielle, je ne suis pas certaine que beaucoup signent le contrat......
Ecrit par : Maud | mardi, 23 septembre 2008
Chère Maud,chère Carole....il ne vous échappera pas que la réalisation d'un programme Présidentiel est d'abord temporel puisqu'il durera 5 années ! il faudra donc juger Sarkozy à cette aune...
Dans le cas où ses promesses initiales ne seraient pas tenues, il devra,alors expliquer pourquoi, sans truqueries ni mensonges.
Des arguments de type "c'est les syndicats, c'est l'opinion, c'est l'amorphisme français, ce sont les gènes pathologiques du peuple,le refus du changement, les corporatismes...etc " ne marcherons plus !
Si la France est incapable de suivre ceux des pays qui progressent,alors nous devons nous mêmes nous faire à l'idée que nous sommes devenus un sous pays sans avenir ni progrès....peut être d'ailleurs que la vérité est simplement là !
Lorsque l'on constate avec quelle âpreté les concons médiatiques s'emparent pour mettre en avant la position des sondés sur tel ou tel sujet, on dit alors que la démocratie est bafouée pour la bonne et simple raison que les sondages ne sont pas les outils habituels de la démocratie....c'est un dévoiement pur et simple.....
(l'ouverture du capital de la Poste devient la privatisation de la Poste refusée par la majorité des français, la participation de l'armée française en Afghanie devient le massacre des soldats français refusé par la majorité des français,le fichier Edwige présenté comme un ressussé Vichyssois est refusé par la majorité des français, .....etc)
Tout ceci par sondages idoines pilotés par l'opposition qui, n'ayant plus de légitimité électorale, use de cette ineptie que sont les sondages.....pour montrer où ce trouve l'opinion....la vraie bien sûr.....la leur...!
Insidieusement on voit une inflexion de la politique du pouvoir en considération de ces sondages manipulés...
Le pouvoir ne doit pas accepter que les manifs de rues,qui n'existent plus, soient remplacées par des sondages téléguidés de l'opinion par l'opposition pour infléchir ce pourquoi le pouvoir a été élu....
Ecrit par : laporte | mardi, 23 septembre 2008
Je viens de prendre connaissance du taux de participation de la grève à la Poste = 25%.....
Les syndicats en coeur " c'est un vrai succès".......voilà ou nous en sommes !
No comment !
Ecrit par : laporte | mardi, 23 septembre 2008
Les critiques sont les bienvenues lorsqu'elles sont argumentées, comme le dirait l'ami de Bernard, ce cher Jacky.
"Le palace volant", voilà l'argument massue qui va avoir sa place dans chacun de ses posts ! Le fanfaron a remplacé les fanfaronnades, super.
"Le plus inefficace de la 5ème" : s'il n'y avait que les réformes des cartes judiciaire, hospitalière, des armées et celle des Universités qui sont en l'état depuis la Libération, ce serait déjà le mandat le plus utile.
Il y a tout le reste en cours sans parler de la réforme des Institutions que chaque observateur s'est accordé à trouver comme la plus ambitieuse depuis de Gaulle, avec enfin, une reconnaissance de l'opposition et son organisation...que cette dernière n'a pas votée, naturellement, mais qu'elle va s'empresser d'utiliser.
Et on s'étonne du marasme de cette pauvre gauche et de l'opinion qu'en ont les Français !
Quant au néo-libéralisme des USA, soi-disant responsable de la crise des subprimes qui a entraîné le fiasco que l'on observe, il suffit de faire l'effort de lire l'histoire de cette crise pour se rendre compte que c'est l'interventionisme de l'Etat américain qui est en est le responsable originel.
J'ai donné le lien dans le fil précédent, qui explique de façon très claire l'engrenage des faits.
Encore faut-il vouloir s'informer et surtout ne pas avoir l'esprit complètement borné : c'est le plus difficile pour certains.
Et comme le dirait Laporte, ce n'est pas grâce à nos médias que l'on saura la vérité, souvent si contraire à ce qu'ils veulent nous faire rentrer dans le crâne !! Et ça marche...
L'histoire de Marie-Antoinette est sûrement passionnante, comme tous les posts historiques (politiques et des Institutions). Mais si interminables qu'ils n'ont pas forcément leur place ici, et qu'ils obligent à dérouler des pages et des pages avant de trouver un dialogue vivant.
Je conseillerais amicalement à notre expert aux innombrables pseudos (depuis ANNA et PHILIPPE avant l'été) d'ouvrir son propre blog, certains seront ravis d'aller lire sa prose chez elle-lui pour un petit rafraîchissement scolaire ou estudiantin.
Et l'Histoire ne repasse pas les plats, même si parfois elle peut être source d'inspiration.
Ecrit par : Augustine | mardi, 23 septembre 2008
Chère Maud,chère Carole....il ne vous échappera pas que la réalisation d'un programme Présidentiel est d'abord temporel puisqu'il durera 5 années ! il faudra donc juger Sarkozy à cette aune...
Ecrit par : laporte | mardi, 23 septembre 2008
Temporel, oui, mais vous savez qu'un nouveau gouvernement doit être "efficace" immédiatement.
C'est un paraître d'efficacité avec les réformettes.
Mais c'est du concret quand les nouvelles taxes tombent tous les mois. Et elles sont opérationnelles beaucoup plus vite que les réformettes.
Pour le reste de votre post, totalement d'accord.
Ecrit par : carole | mardi, 23 septembre 2008
Augustine, Laporte,
Concernant la crise des subprimes et l'interventionnisme américain, survolez le blog ci-dessous. Je le consulte depuis quelques années.
Je ne sais si vous le connaissiez.
Cela change de la cusine indigeste de nos fabuleux économistes.
http://www.jpchevallier.com/
Ecrit par : carole | mardi, 23 septembre 2008
Bonjour Augustine.
Pour le "bilan" il faudra en effet attendre 2012, comme vous le suggérer, pour pouvoir juger des actions de Monsieur Nicolas Sarkozy. Aucune nécessité, dès lors de traité de "l'utilité" ou de "l'unitilité" d'un mandat pour l'instant.
Il faut reconnaitre une chose à Nicolas Sarkozy : il s'attaque à beaucoup de domaines de la politique française. Cela nul ne peut le lui dénier. Reste que si le volontarisme du Chef d'Etat ne peut être nié, on peut avoir quelques difficultés à suivre la vision qu'il a pour la France - à partir du moment où il en a une - tout comme on peut s'interroger, si elle existe, sur celle ci - est elle conforme au message du candidat de l'UMP à la présidentielle? Et si non, quelles inflexions a t elle prise? - et dès lors répond bien tant aux attentes des citoyens qu'au besoin du pays.
Ce volontarisme peut lui même être perçu comme une bonne chose - enfin le Chef d'Etat réforme la France ! - que comme une mauvaise chose - réformer pour réformer est ce vraiment une bonne chose? - même si l'usage veut que bouger soit mieux que rester immobile.
Pour ce qui est des "réformes" engagées, on ne peut aujourd'hui pronostiquer sur leur réalité concrète. Par ex, le fait que de nombreux "observateurs" considèrent la révision constitutionnelle comme "la plus ambitieuse" de la V République, ne signifie pas pour autant que cela apportera de grands changements en pratique. Il y a plusieurs siècles, la France se dotait du texte le plus révolutionnaire jamais écrit - à savoir la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen - ce qui n'a pas empêcher de nombreux élus, hier, comme aujourd'hui, de considérer ce texte comme une déclaration d'intention, qui n'engageait personne.
Une preuve? Demander à n'importe quels élus de vous "rendre compte" de la "gestion" des "deniers publics" conformément à l'article 15 de cette Déclaration. Et vous verrez que le plus souvent vous n'obtiendrez qu'un "silence radio" sinon une réponse courtoise du genre "Monsieur truc est trop occupé pour se préoccuper de vos basses exigences".
On peut en dire tout autant des "réformes" soient disant sécuritaires. Par ex, vous souvenez vous de cette accident malheureux d'une jeune fille attaqué par un "chien dangereux". Ni une, ni deux, un projet de loi passait au Parlement qui le votait. Depuis...Les décrets d'application semblent s'être perdus !! Et comme nous en infome le "Canard" sur 45 textes votés...3 seulement disposent de décrets...Et encore pas conformes à "l'esprit de la Loi" !
Il est clair que cette affaire manque de sérieux. Et au fond, cela se comprends facilement quand on lit "un huron à l'Assemblée" de Monsieur Wauquiez ou encore "la France à contre emploi" de Monsieur Arthuis. Il conviendrait que l'Etat, avant même de faire des réformes, se dotent d'outils à même de "concrétiser" son action. Or aucun des acteurs de ce mirobolant Etat ne semble prêt à y consentir.
Par ex, le Parlement, depuis 1789 tout de même ! Peut créer n'importe quel organisme pour l'aider pour contrôler la dépense publique, cela en vertu de l'article 15 précité. Ou utiliser, sinon, la Cour des Comptes, à cet effet. C'est tellement vrai que les parlementaires de 1789 avaient formé une "commission" chargée de vérifier l'utilisation des fonds publics par le roi, la reine, les Ministres du roi, et "leurs gens". Et des "sanctions" étaient même prévues ! Elles étaient évidemment plus radicales que ce que nous pourrions connaître aujourd'hui : un "mauvais Ministre" pouvait ainsi se retrouver à l'échafaud !
On nous fait croire que le Parlement est faible. En réalité il consent à cette faiblesse. De trois manières : en ne prenant pas acte du temps nécessaire au contrôle ce qui aurait dû induire un encadrement plus strict du "cumul des mandats" à tout le moins ! La principale force du Président, c'est que lui...Se consacre à son seul mandat ! ; en se laissant "corrompre" par la "réserve parlementaire" : en gros les "parlementaires" sont "approchés" par les Ministres qui leur proposent d'inscrire dans le budget de leur Ministère leurs "bonnes oeuvres". Comment dès lors contrôler et pire encore, sanctionner un Gouvernement avec qui on fait commerce? Et cela est vrai tant pour la "majorité" que pour "l'opposition"; en l'utilisant pas les immenses pouvoirs que lui confère la Constitution.
Le Gouvernement n'est pas mieux, lui qui agit avec mépris à l'endroit des parlementaires, comme des citoyens, en ne respectant pas les engagements qu'il prend vis à vis des uns, comme des autres. Ainsi, théoriquement, le Gouvernement doit exposer, tous les six mois, l'avancée d'une Loi. Sur les douze demandes venues du Parlement...Un seul rapport...Sans lien avec la question des parlementaires ! Est sorti !
Résultat? On a des Lois votées. Mais pas de décrets. Ou quand il y en a, ces derniers ne sont pas dans l'esprit de la Loi ! Cela ne peut que nuire à l'action du Gouvernement et à au volontarisme présidentiel, puisqu'on se trouve dans une sitution où ce qui est fait "en haut" se retrouve inversé en "bas". La France se retrouve dans une situation d'insécurité juridique, qui explique que les citoyens honnêtes ne sont plus protégés par la Loi et que dans le même temps ceux qui ont la connaissance du "système" en joue, avec facilité puisque les Lois s'inversent, se contredisent.
Il suffirait pourtant de mettre quelques gardes fous. 1er garde fou : la Constitution. Puisque c'est notre Loi Fondamentale, il est juste que la Loi lui soit soumise. Il m'apparait nécessaire que pour tout texte de Loi, qu'il s'agisse d'un projet ou d'une proposition, le Conseil Constitutionnel décide de la validité du projet ou de la proposition, avant même que l'un ou l'autre arrive devant le Parlement. On éviterait ainsi tout le temps consacré aux "questions préalables".
Le Gouvernement devrait ainsi revoir son texte jusqu'à ce que juridiquement il soit en phase avec la Constitution. Cela l'obligerait à cesser de faire des textes dans l'urgence ou sous le feu de "l'émotion" et donc à travailler ses projets avant de les adresser aux deux Chambres.
De la même manière, avant le vote éventuel de la "Loi", c'est à dire une fois que le Parlement aura insérer tous ses amendements au texte, le Conseil Constitutionnel devra se prononcer sur le respect de ces derniers à la Constitution, et établir un diagnostic sur la "Loi" finale. En cas d'anticonstitutionnalité, la "Loi" est tout simplement supprimée. En cas de "oui", le Parlement se prononce sur le texte. Néanmoins, tout citoyen peut, même après la décision du Conseil, aller devant les tribunaux s'il estime que le Conseil Constitutionnel a failli dans son examen. Eventuellement, ce citoyen peut demander le "jugement souverain" c'est à dire celui du Peuple, par le biais du référendum. Si le Peuple s'oppose à la décision du Conseil, la "Loi" est supprimée.
Deuxième garde fou : des sanctions pour les Ministres ne respectant pas les six mois pour mettre en oeuvre les décrets d'application.
Autrement dit, imaginons que la Ministre de la Justice propose une réforme pénitenciaire. Six mois plus tard, le Parlement exige de la Ministre qu'elle leur "rende compte". La Ministre ne s'exécute pas. Le Parlement interdit, dès lors, à la Ministre de venir devant lui pour y présenter un éventuel projet de loi pendant deux mois. A l'issue des deux mois, la Ministre doit avoir mis en oeuvre les décrets de la réforme pénitenciaire, et les six mois suivant présenter au Parlement les avancées de sa réforme.
Si trois Ministres se retrouvent dans cette situation, le Parlement est en droit de geler les budgets des Ministères, et de bloquer par ailleurs le salaire des Ministres.
Troisième garde fou : le Parlement s'oblige, à chaque fois qu'un projet ou qu'une proposition lui est faite, à établir un récapitulatif des lois précédentes. Ceci pour supprimer celles qui sont devenus innefficaces ou inutiles. Mais aussi pour éventuellement faire un choix entre ce qu'on leur propose et ce qui existe déjà...Qui peut être, fonctionne déjà très bien. Dès lors, pourquoi légiférer?
Ecrit par : seb | mardi, 23 septembre 2008
Seb,
Je suis d'accord sur bon nombre de vos remarques. En particulier sur le non-contrôle du Parlement. Mais j'ai le sentiment que là aussi les choses bougent, que nombre d'élus ont compris leur rôle et leur intérêt au final, et la commission nouvellement créée qui sera présidée par Alain Lambert devrait s'atteler sérieusement au problème.
Comme pour ce qui est des lois sans décrets, donc inapplicables : jusqu'en 2007 + de 60% !! Mais soyez bien conscient que la plupart du temps, c'est l'administration - aux ordres des syndicats - qui fait échouer la volonté politique.
Lisez ou relisez "Le Mal français" de Peyrefitte...qui a bien trente ans et vous comprendrez à quel point le verrou est difficile à faire sauter, et nous avons eu Mitterand et Jospin depuis.... Inutile de vous faire un dessin sur le grippage total de la machine, surtout avec un gouvernement décidé à réformer et dit de droite.
Chez nous, ce ne sont pas les élus ou les ministres qui décident : ce sont les fonctionnaires. Il suffit qu'ils soient contre une réforme ou une mesurette pour que la machine se grippe !!
Un exemple ? F.Fillon à l'EN voulait faire passer les TPE (Travaux Personnalisés Encadrés) de Terminale en Première, pensant que l'année du bac, les programmes étaient suffisamment lourds : son collaborateur chargé d'élaborer la circulaire, opposé à un tel "énorme" changement, a refusé et fait jouer sa clause de conscience !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Total : une année de perdue…pour les lycéens !
Et on ne transforme pas un Etat bloqué comme le nôtre en 18 mois...
D'autre part, et concernant l'empilement des textes, c'est la mission que s’est fixée Jean-Luc Warsmann, Président de la Commission des Lois à l’Assemblée http://www.jlwarsmann.com/ et il s’y attèle avec courage et une volonté sans faille.
Carole,
Certes Alan Greespan n'est pas blanc-bleu non plus (proche de l'Etat américain ? Bernard et tous ceux qui vouent le capitalisme aux Gémonies (en le confondant allègrement avec le libéralisme...) vous diraient que non, bien sûr !).
Je remets le lien de l'historique de la crise, détaillée avec concision mais clairement ici :
http://www.objectifliberte.fr/2008/08/subprimes.html
Ecrit par : Augustine | mardi, 23 septembre 2008
Seb,
Un décret qui a été rapide, et pendant les vacances, augmentation des cotisations retraites (décret fin 07/2008).
Augustine,
OK, pour l'auto-gestion et le blocage des fonctionnaires, c'est ce que j'avais évoqué plus haut.
Merci pour objectifliberté, mais je l'avais dans mes favoritos.
Ecrit par : carole | mardi, 23 septembre 2008
Jérémy, Laporte et ( ou) Augustine
Parler ou gémir ne signifie pas agir.
Sarkozy parle, incante, mais n'agit pas. Il a un talent de tribun, un talent d'orateur, mais n'est jamais dans l'action.
Dénoncer n'est pas agir, pleurer n'est pas résoudre et s'agiter n'est pas agir.
Le jour ou vous aurez compris la stratégie habile mais totalement inneficace de ce président, vous aurez fait un pas.
La viierge effarouchée aux USA qui découvre les dégats du libélarisme ou le candidat qui découvre pendant la campagne les vertus de l'ouvrier est le même.
Du pipeau.
CQFD Continuez à vous bercer d'illusions, et 2012 sera le changement du pipeau vers l'action. Réveillez vous, naifs crédules
Ecrit par : Bernard | mardi, 23 septembre 2008
Bernard a raison. Sarkozy l'opportuniste caresse dans le sens du poil.
Il dénonce de manière stérile, aime à jouer avec l'opinion, alors qu'il a toujours été le chantre du libéralisme. Il se moque du monde.
privatiser le public qui marche, et nationaliser les pertes, voila ce qui est en route.
Vous verrez que Sarko va dénoncer, mot pour mot, ce que je viens d'écrire d'ici janvier. J'en fais le pari. On parie une caisse de champagne ?
Je suis certaine de gagner
Ecrit par : Julie | mardi, 23 septembre 2008
En la matière, on attend toujours la mise en oeuvre de la résolution médiatique et discursive de l'ex-ministre de l'Intérieur...
"Les vols à main armée contre les petits commerces à Paris ont augmenté de 76% pour les huit premiers mois de l'année, selon les chiffres de la préfecture de police : 141 vols à main armée contre les petits commerces ont été enregistrés, contre 80 pour la même période de 2007."
Mais à part ça, Madame la Marquise...
Ecrit par : phiconvers | mardi, 23 septembre 2008
gesticulation
pour avoir travaillé dans un ministére, je peux donner une réponse aux problémes de non applications des lois : les textes envigueur sont si complexes et si dispersés que les fonctionnaires ne savent plus comment rédiger les décrets d'application. pas plus mystérieux que cela. C'est dramatique pour eux personnellement car ils se sentent improductifs. Par ailleurs l'encadrement supérieur (énarques en particulier) a une toute puissance dont il abuse sans vergogne, il change les objectifs à la vitesse de ses nouvelles idées et contribue à la démotivation de ses équipes.
Pour la crise économique : Greenspan a provoqué cette énorme bulle spéculative, mais tout le monde était bien content que la locomotive américaine tire la planéte. Même les Chinois achetaient les créances américaines à tour de bras. Nous sommes tous couables !! sauf Trichet qui maintenanit contre vents et marées (y compris sarkoziennes) les taux hauts.
Ecrit par : Jérémy | mardi, 23 septembre 2008
Lu dans "Marianne" :
"La ministre de l'économie et des finances (elle préfère « le » ministre) avait accepté à l'avance les montants exorbitants des indemnités versées à Bernard Tapie et son épouse. C'est ce qui ressort de l'audition de Christine Lagarde par la commission des finances de l'Assemblée nationale mardi 23 septembre. La ministre était interrogée par le socialiste Jean-Pierre Balligand : « Madame, lorsqu'a été décidé le principe d'un arbitrage entre le CDR (dont l'Etat est actionnaire à 100%, NDLR) et la partie adverse, des montants maximaux d'indemnités ont été définis. Avez-vous donné des instructions sur ces sommes ? », demande le député.
La question est importante, puisque les montants maxima en question, 295 millions d'euros pour le préjudice économique et 50 millions pour le préjudice moral, sont gigantesques. Dans un premier temps, Christine Lagarde répond « Non. Je n'ai pas donné d'instruction sur les montants ». Puis, un peu plus tard, se ravise : « lorsque j'ai donné pour instruction aux représentants de l'Etat d'accepter le principe de l'arbitrage, les montants maxima étaient fixés ». C'est donc en connaissance de cause que la ministre a donné ses ordres.
Le résultat final est certes légèrement inférieur : 240 millions pour le préjudice économique (qui va servir à rembourser les dettes du couple Tapie et de ses sociétés), et surtout 45 millions d'euros pour « préjudice moral », plus les intérêts. Le député Jérôme Cahuzac s'indigne : « Savez-vous, Madame, quelle est le montant qu'on a versé à Patrick Dills, condamné à tort pour assassinat et qui a fait 10 ans de prison ? 1 million d'euro ! Croyez vous que le préjudice de Monsieur Tapie soit 45 fois supérieur à celui de Patrick Dills ?». La ministre n'a pas répondu. Selon elle, recourir aux tribunaux de droit commun aurait constitué « un risque bien supérieur pour l'Etat ».
Reste le devenir de cette transaction. Pour les députés UMP, Gilles Carrez en tête, « elle est définitive », puisque l'Etat n'a pas cherché à la faire annuler, sur décision là encore de Christine Lagarde qui affirme « ne pas avoir reçu d'instruction » du président de la République. Le député Nouveau centre Charles de Courson a, de son côté, annoncé un recours en Conseil d'Etat, contre les décisions du gouvernement. « Ce sera une oeuvre de salubrité pour l'avenir. » Il est temps."
C'est fantastique cette propension de Mme Lagarde a donné de l'argent public que nous ne possédons pas (l'Etat ayant "emprunté"...Au crédit lyonnais!) On savait que Mme Lagarde ne connait rien à l'économie, qu'elle nous prend pour des cretins finis...Mais on ne faisait que soupçonner sa grande générosité à l'égard de Bernard Tapie...Reçu qui plus est par le Président de la République. Faut il lier cet acte généreux à...L'appel dudit Tapie pour le soutien de la candidature de Monsieur Sarkozy? On peut se le demander.
Tiens...Si on virait l'incompétente Mme Lagarde?
Merci Jeremy pour ton témoignage.
Ecrit par : seb | mercredi, 24 septembre 2008
Sur l'individu warsmann :
http://europepuissance.blogspot.com/2008/07/jean-luc-warsmann-tratre-notre-heimat.html
Ecrit par : Alceste | mercredi, 24 septembre 2008
Jérémy, vous écrivez :
gesticulation
pour avoir travaillé dans un ministére, je peux donner une réponse aux problémes de non applications des lois : les textes envigueur sont si complexes et si dispersés que les fonctionnaires ne savent plus comment rédiger les décrets d'application. pas plus mystérieux que cela. C'est dramatique pour eux personnellement car ils se sentent improductifs
Ecrit par : Jérémy | mardi, 23 septembre 2008
Au regret de vous décevoir, mais les fonctionnaires sont improductifs. Ils n'ont pas à "se sentir", ils le sont.
Ils font partie des services non-marchands. ils n'envoient jamais de facture.
L'état s'en charge par le biais des prélévements obligatoires.
Les fonctionnaires rendent un service à l'état, mais sans gratuité, puisque ce sont les prélévements obligatoires qui les financent.
Un fonctionnaire ne vend rien, donc pas de CA.
La valeur de production est inconnue.
De ce fait....................................
Triste n'est-ce pas, mais ce n'est que vérité.
Quant au verrouillage des énarques, le pouvoir total.
Vive les françionnaires
Ecrit par : carole | mercredi, 24 septembre 2008
Improductifs n'est peut être pas le mot juste. Impuissants me semble peut être plus censé pour expliquer votre situation Jérémy.
Après, il ne faut pas tout généraliser. Les fonctionnaires ne sont peut être pas "productifs" dans le sens où ils ne "produisent" pas de produits ou services. En revanche, ils servent la France. Cela je pense que c'est au moins un point commun entre tous les fonctionnaires. Sur la puissance des syndicats, je pense qu'il y a de l'exagération : il n'y a pas 100% de syndiqués ! Par contre, est ce qu'on a des Ministres courageux, capables, éventuellement de débattre et si nécessaire de s'imposer? Et bien...Je n'en suis pas sur.
J'ai lu un très bon livre dernièrement, en SF, qui s'appelle le "Royaume Désunie". En gros, c'est une réécriture de l'Histoire. L'Angleterre se trouve complètement désunie, sans Etat, et avec l'hostilité de la "communauté internationale".
Il en résulte que faute d'Etat, il n'y a plus de police, plus de justice, plus de lois, et donc plus de "protection" contre les mafias et les gangs.
De la même manière, comme il n'y a plus d'Etat, il n'y a plus d'écoles donc plus d'élèves.
Comme il n'y a plus d'Etat, il n'y a plus non plus d'Administrations, donc de personnes pour s'occuper des routes du pays, des aéroports, enfin bref des transports en général. Il en résulte que peu à peu les supermarchés, le commerce, disparaissent, et que les gens sont isolés car il n'y a plus ni préfet, ni maire, ni de Gouvernement et de représentants élus.
Tout cela pour dire que nous avons besoin d'un Etat, mais d'un Etat fort, pas impuissant comme il l'est actuellement. Et de fonctionnaires consciencieux, qui servent avec plaisir notre pays.
Pour les énarques...Il serait bon de supprimer l'ENA. 50% au minimum, travaillent réellement pour l'Etat. Résultat? Les ciitoyens payent à des personnes qui vont aller travailler dans le privé, une école onéreuse ! Beaucoup de pays se passent bien d'avoir une école spéciale pourquoi pas la France?
Ecrit par : seb | mercredi, 24 septembre 2008
Lu sur "le Post" :
"Un monde nouveau est en train de naître" a osé le président français à la tribune l'ONU.
Attention....Coeur fragile, s'abstenir. Le Président veut la Révolution !!!!
"--L'ONU et le G8, club de riches!
"Le G8 et l'ONU, ça date du siècle dernier!" Il faudrait ouvrir le conseil de sécurité (le groupe des cinq pays qui ont un droit de veto) à d'autres pays (l'Inde, le Brésil...), idem pour le G8. "Un monde nouveau est en train de naître" a conclu Nicolas Sarkozy. Ca ne vous fait pas penser à "un autre monde est possible", le slogan des altermondialistes?
--Un Soviet entre pays pour régler cette crise financière
"Le devoir des chefs d'Etat et de gouvernement des pays est de se réunir avant la fin de l'année pour réfléchir ensemble aux leçons à tirer de la crise financière qui est la plus grave qu'ait connue le monde depuis celle des années 30." On ne sait pas encore quand, où, avec qui et comment cette réunion aura lieu mais qu'importe, la révolution est en marche!
--Les banques, suppôts du capitalisme débridé
Sur la crise financière, tout le monde en prend pour son grade, à commencer par les banques, "qui doivent financer le développement économique et pas alimenter la spéculation." Une phrase qui fait écho à son discours hier devant la fondation Elie Wiesel."Que ceux qui sont responsables de la crise financière soient sanctionnés" Pendre le dernier patron avec les tripes du dernier curé? C'était pas dans le programme de l'UMP ça...
--La révolution est pour bientôt?
Il a conclu sur ces mots: "Le temps presse, le monde ne peut pas attendre." Le grand soir non plus!"
Autre info d'importance :
"Le drapeau tricolore incendié, son mât plié en deux, des inscriptions à caractère injurieux et raciste… Voilà ce qu’ont découvert, ce 22 septembre au matin, les enseignants de l’école maternelle du quartier de Pracomtal, à Montélimar.
Depuis le début de l’année, c’est la 3e fois que ce type d’incident se produit. Depuis plusieurs années, dans la cité X, le maire tient à ce que le drapeau français, symbole de la République, figure sur le fronton de chaque école publique. Atterrés, les enseignants de l’école ont pris hier à témoin les parents d’élèves.
Ceux-ci, toutes origines confondues ne cachaient pas leur colère de voir écrit “nike la France” (sic) sur le drapeau à moitié consumé.
La directrice de l’établissement tout comme l’adjoint au maire s’entendent sur un point : le drapeau doit être remplacé. C’est ce qui a été fait dans l’après-midi, une nouvelle fois. La municipalité de Montélimar a également déposé plainte auprès de la police nationale."
Etrange, je n'ai pas entendu Darcos s'en émouvoir. Pourtant, il y a de quoi. C'est la France qu'on insulte tout de même. A défaut de Darcos...Où est passé le Ministre de l'identité nationale?
Ecrit par : seb | mercredi, 24 septembre 2008
La situation financière actuelle ne provient pas d'une quelconque crise du capitalisme ou du libéralisme...l'affirmer est une abjection !
Dire également qu'il faut réguler les marchés et les opérations financières relève aussi d'inexactitudes platoniques....
Je rappelle qu'il existe toute une armada de textes nationaux et internationaux (Code des Banques, Pratiques Bancaires Internationales Standard Bâle II....)
Le problème vient en fait de la non application de ces Règles pour la raison que les organismes chargés de les appliquer ne le font pas avec l'efficacité nécessaire....aux USA notamment !
Greenspan n'a pas fait son boulot pas plus que Strauss Kahn...ils doivent être virés....comme étant les responsables de l'échec de la régulation......voilà la question !
Faute de celà, des zozos ont développé des pratqiues très dangereuses comme les niches de rentabilité, la vente à découvert de produits financiers.....le dépassement des quota de titrisation...
Bien sûr, les organismes bancaires, de crédit...n'ont pas,non plus été suffisamment attentives aux dérives de ces pratiques...ils sont aussi responsables...!!
En résumé, les instruments de régulation existent,il faut les appliquer avec rigueur pour évitre la prise inconsidérée de risques financiers...c'est le boulot des Administrations, des Banques Centrales, des Organismes Internationaux....
Pour le drapeau de Seb...bof ! la France est Nikée depuis longtemps,toutes tendances et obédiences confondues...elle n'existe plus, elle est plurielle et singulière...bouffée par le multiculturalisme !
Point !
Ecrit par : laporte | mercredi, 24 septembre 2008
X.Darcos prend l'avion pour aller voir, de ses yeux voir, les tags "nique les arabes" sur les murs d'un collège d'Agde ( le recteur de l'Académie ne suffisait pas) ! Mais se déplacer pour un drapeau français brûlé...
"Atterrés les enseignants " ? Elle est bonne ! Ils récoltent ce qu'ils ont semé, avec l'abandon dans leur vocabulaire des mots "respect", "patrie" ou "nation", soi-disant connotés extrême-droite.
Et quand ils montrent l'exemple en brûlant des montagnes de livres, fussent-ils de leur ministre-philosophe, ils n'ont plus qu'à pleurer en silence sur les conséquences de leurs turpitudes.
Amen.
Ecrit par : Augustine | mercredi, 24 septembre 2008
Crise financiére
Laporte a raison, tout existe. Mais les régulateurs américains n'ont pas fait leur boulot en remontant les taux assez tot. Merci Trichet et la BCE de l'avoir fait. Mais Sarko était bien le premier à critiquer Trichet et la BCE pour leur faire baisser les taux, dés son élection il stimulait le marché de l'immobilier contribuant ainsi à la hausse et aujourd'hui il donne des leçons à l'ONU. En plus il oublie de parler des banques françaises qui ont acheté des créances américaines. Merkel a encore du rigoler, elle ne cause pas mais elle bosse et applique les remédes, fussent ils douloureux. Et l'automobile allemande envahit nos rues.
Ecrit par : Jérémy | mercredi, 24 septembre 2008
Seb : pour les fonctionnaires
faire son boulot avec application ne prouve pas que cela serve, seulement que les fonctionnaires sont occupés.
Vécu au ministére : Une secrétaire qui fait une note de frais en trois exemplaires papier et les fait signer avec application à trois chefs de service perd son temps... et notre argent. Mais c'est la responsabilité de son encadrement (les énarques) d'analyser la valeur du travail et de l'organiser. Ceci dit, cela arrangeait bien la secrétaire de faire un petit boulot pas compliqué et bétement répétitif.
cerise : une note de frais pour chaque mission évidemment, donc un dizaine par mois et par fonctionnaire. dans le privé on en fait une par mois !!
Ecrit par : Jérémy | mercredi, 24 septembre 2008
TENIR NOS ENGAGEMENTS EN ÉCONOMIE ET FINANCES.
Avec la mega- crise en cours, dont on ne fait qu'entrevoir les développements, ce n'est faire injure à personne que de considérer le cas de Christine Lagarde. Dans la phase passée, elle a su mettre son expérience de chef d'une grande firme internationale d'avocats d'affaires au service d'une bonne compréhension avec les partenaires de la France, et de discours apaisants en direction des Français.
Mais le temps s'est durci.
Nous avons désormais besoin d'un leader de grand savoir, à fort caractère et d'intelligence aigüe; ayant de longue date l'expérience des hautes responsabilités de l'État; et à qui les coups durs n'ont pas été épargnés.
J'en aperçois un qu'il faudrait arracher de force à l'affection de ses concitoyens d'une grande ville du Sud- Ouest. ...
Qu'en pensez-vous?
Ecrit par : yves | mercredi, 24 septembre 2008
Notre Président fait la morale aux capitalistes, sur les défaillances bancaires à NY
Très drôoooooooooooooole. Mais si on s'occupait enfin de la DETTE !
http://www.linternaute.com/savoir/classement/pays-endettes.shtml
Quand même, bonne nouvelle, il a précisait à Carla, qu'il était bien de droite, ce qui en a fait rire plus d'un. Il y a des passages sympa.
Maintenant, qu'il prouve VRAIMENT qu'il est de droite. Et qu'il mette l'état en cure d'amaigrissement, qu'il le rende efficace, et qu'il arrête l'interventionnisme.
Mauvaise nouvelle, encore une taxe de 2% sur l'intéressement.
Les patrons n'en peuvent plus, et le MEDEF s'arrache les cheveux.
Je n'avais pas entendu, dans le programme présidentiel, que l'on voulait pousser les entreprises hors de France. Cela a dû m'échapper.
Ecrit par : carole | mercredi, 24 septembre 2008
Pas besoin que les parlementaires perdent leur temps avec le RSA.
On peut le financer sans taxer les économies du con-tribuable.
http://www.nicerendezvous.com/FR/NICE-ERIC-CIOTTI-COMMISSION-D-ENQUETE-SUR-LES-ENSEIGNANTS-SANS-AFFECTATION-n-4241.html
Ecrit par : carole | mercredi, 24 septembre 2008
Celui auquel vous pensez n'a en son temps trouvé d'autre réponse que d'augmenter les impôts...
Personne ne niera qu'il est intelligent, mais qu'il soit qualifié pour le job, c'est un autre sujet... Notez bien cependant que je ne vois personne à l'horizon qui le soit...
Quant à Christine Lagarde, elle n'est pas vraiment ministre de l'économie, elle est plutôt porte-parole en charge de l'économie. Donc on ne peut même pas vraiment lui en vouloir....
Ecrit par : CPM | mercredi, 24 septembre 2008
Pardon de ne pas avoir précisé, mais mon message s'adressait à Yves évidemment.
Ecrit par : CPM | mercredi, 24 septembre 2008
Yves lorgnerai t il du coté de Bordeaux...par exemple ?
Alors il doit abandonner son rêve avant que nous vivions un cauchemar.....on a déjà donné !
Les Français n'ont pas besoin d'être "apaisés",ils doivent être responsables et savoir où ils vont....ils ont besoin de confiance,de vérité et de justice....pas de câlins ni de caresses....et de reniements.
Bien sûr le portrait type du leader serait...Merkel...elle est allemande...domage.....mais encore une fois c'est à nous de nous déterminer......si nous le voulons.
Bien sûr Augustine, deux poids deux mesures.....les enseignants gauchiques ont ce qu'ils méritent et ce qu'ils ont semé....ce n'est pas fini pour eux de prendre des raclées et des injures.....mais pas de policiers pour les aider...çà ne ce fait pas dans leur monde normalisé à la mesure des doctrines liberticides auxquelles ils se réfèrent....mieux vaut prendre les coups et dire merci au nom de l'égalité des chances....chacun son monde !
Ecrit par : laporte | mercredi, 24 septembre 2008
Chez nous, dans notre belle France :
Que des bons mots ! Du président Sarkozy à François Fillon en passant par Madame Christine Lagarde : la crise ? Presque un mirage, derrière nous !
Des propos à chanter sur l’air de « Tout va très bien, Madame la marquise… »
« Je suis convaincu que ces mouvements de marché ne sauraient affecter durablement la croissance de notre économie qui est robuste »
Nicolas Sarkozy le 16 août 2007
« La crise de l’immobilier et la crise financière ne semble pas avoir d’effet sur l’économie réelle américaine »
Christine Lagarde Europe1, le 5 novembre 2007
« Le crédit continue à progresser en France : près de 12% en juin, notamment pour les entreprises. C’est le signe de la vitalité de notre appareil productif : c’est le signe qu’il n’y a pas de crédit-crunch »
François Fillon, le 18 août 2008
« Je pense qu’on a le gros de la crise derrière nous »
Christine Lagarde, BFM, le 20 août 2008
(Revigorante lecture dans La Tribune du 17 septembre 2008)
Il est vrai que nos ministres, entraînés par un président fier d’être surnommé «l’Américain », ne sont pas poussés à la rigueur de la pensée.
Il y a peu, le candidat McCain affirmait : « Il est essentiel de nous assurer que les Etats-Unis resteront le marché financier dominant dans le monde… les fondamentaux de notre économie sont forts »
Et hésitait par la suite jusqu’à ne pas pouvoir répondre à la question : «Combien possédez-vous de résidences ? » :« "Je pense... Euh! Mon équipe pourra vous répondre »
Du côté de Monsieur Obama, ce n’est guère mieux en matière d’économie…
Tout va bien Mme la Marquise, tout va très très bien !!!!
.......................
Et à "Bruxelles" au fait, que se passe t il en attendant?
Alors que notre ministre de l’agriculture, Monsieur Barnier, faisait le joli cœur… en lançant son plan pour une réduction de l’utilisations des pesticides ,« si possible », la Commission européenne - toujours à l'écoute des préoccupations des citoyens, et en premier lieu des consommateurs - adoptait des limites maximales de résidus de pesticides dans notre alimentation.
Il est vrai que la France occupe la première place dans le peloton des utilisateurs de pesticides en Europe. Nous serions même troisième à l’échelle mondiale. Tentant de faire valoir les conclusions du « Grenelle environnement », Monsieur Barnier souhaiterait une réduction de nos pesticides de 50% d'ici 10 ans. Ambition forte mais louable.
Point besoin d’être grand clerc pour imaginer la réaction de l’Union des industries de la protection des plantes. Pour Jean-Charles Bocquet, directeur général de ces amoureux, le plan «Barnier » est irréaliste, sauf si on considère que la France n’est plus un pays agricole et que nous serions obligés d’importer des produits agricoles de base »
Et de faire valoir que les volumes des pesticides utilisés ont baissé de 40% entre 1999 et 2006. Oubliant de préciser que si les volumes baissent, la qualité des produits est toujours plus puissante…De son côté, la courageuse FNSEA s’accroche au « si possible » ministériel...Pascal Ferey, vice-président du syndicat agricole, n’en doutons pas, la main sur le cœur, précise : « Il est hors de question d'accepter que le ministère prenne le risque d'handicaper économiquement (...) les filières végétales françaises ».
Dans la douce musique de ses déclarations, l’Europe, elle, travaille ! La Commission a en effet écoute Monsieur Barnier, les associations...Et les lobbies. Résultat? La belle et grande Commission a harmonisé les normes quant aux résidus d'herbicides, fongicides et pesticides afin que toute la belle famille des 27 soit enfin unie !
Aussi, grâce à cette « harmonisation » devrait-on trouver sur les agrumes, des taux 40 fois supérieurs de Fénoxycarbe (qui stoppe le développement des larves d'insectes)et la tomate aura droit à 10 fois plus de son herbicide favori (le Cléthodime). Longue est la liste… Envolées nos normes nationales ! Et un cadeau de plus à de puissantes industries…Mais bien sur cela n'aura aucune incidence tant sur notre agriculture, notre santé, sinon sur l'environnement en général !
Une association regroupant environ 900 médecins français n’a pas manqué de réagir en dénonçant, dès vendredi 12 septembre 2008, les nouvelles normes européennes en matière de pesticides dans les aliments, refusant ces «plafonds toxiques qui peuvent compromettre la santé humaine ».
« Les décisions européennes concernant l'harmonisation des taux de pesticides semblent issues de la politique du nivellement par le bas. Nous, médecins de terrain, refusons ces plafonds toxiques qui peuvent compromettre la santé humaine » (Association santé environnement France).
Ces médecins rappellent que les pesticides, « outre la toxicité aiguë pouvant conduire à des décès, ont des effets chroniques avérés » (anomalies congénitales ou des troubles du système immunitaire).
Ai je précisé que, sans doute pour ne pas être isolé? Monsieur Barnier a accepté de signer cette charmante directive...Contraire pourtant, à ce qu'il prétendait, il y a encore quelques temps, défendre?
Sur qu'au moment de l'adoption de cette directive, le Ministère de l'Agriculture, en la personne de Monsieur Barnier, s'insurgera contre celle ci...Ou bien, comme souvent, invoquera la "contrainte" de "Bruxelles"...Pour mieux duper et les parlementaires (qui semblent ignorer qu'ils peuvent rejeter une directive!) et les citoyens dans le même temps.
Résumons. Nous avons une Ministre incompétente à l'économie. Une Ministre qui a triché sur ses diplômes à la Justice. Une Ministre encore plus incompétente à l'Intérieur. Un Ministre de la Défense qui s'insurge qu'on puisse parler de "guerre" en Afghanistan et s'indigne des questions soulevées sur le manque de moyens de nos armées...Mais un Jean François Copé, qui lui parle bien de "guerre" et un François Fillon qui reconnait qu'il n'y a pas assez de moyens, comme le prouve sa décision récente de renflouer notre armée. Comprendre qui pourra.
Quant à Michel Barnier...Pourrait on avoir, pour une fois, des Ministres de l'Agriculture qui disent la même chose à Paris et à Bruxelles?
Quand vire t on toutes ces personnes? Qui...Rassurez vous Monsieur Devedjian...N'auront pas, elles, à se décider sur une "offre raisonnable" d'emploi.
Ecrit par : seb | mercredi, 24 septembre 2008
Fausse réforme et cocorico ministériel : le classement de sortie de l'ENA est supprimé. La belle affaire ! Quel est l'objectif recherché : ne pas discriminer les moins bons au profit des meilleurs, ne pas permettre à ceux qui ont cravaché et ont montré la supériorité de leurs capacités de choisir leur corps ?
Absurdité totale. On peut ne pas aimer l'ENA, regretter les choix faits par les meilleurs, contester les critères d'évaluation à l'ENA, mais comment prétendre que les meilleurs accepteront d'aller au ministère de la jeunesse et des sports plutôt quà l'Inspection des Finances ?
Que cherche-t-on ?
Supprimons l'ENA pour organiser des concours spécifiques à chaque ministère, en fonction de ces besoins, si l'on considère que l'ENA ne satisfait plus aux besoins de l'Etat.
Vouloir supprimer le classement au mérite est anti-républicain et propice à toutes les dérives.
Bêtise sarkozyenne. Une de plus.
Ecrit par : phiconvers | mercredi, 24 septembre 2008
Phiconvers
Vous n'avez jamais passé d'entretien d'embauche sans doute ? et visiblement vous n'en n'avez tiré aucune conclusion. Vous croyez qu'une réussite sur des écrits scolaires est suffisante pour choisir une personne dans un poste à responsabilités, à risques ? vous connaissez mal les hommes.
Effectivement dans l'armée on est sélectionné par concours pour rentrer à St Cyr et ensuite tout est terminé.
Ecrit par : Jérémy | jeudi, 25 septembre 2008
LA COMMISSION EUROPEENNE VEUT S'EN PRENDRE AUX BLOGS :
"Marianne Mikko, député estonienne de centre-gauche au Parlement européen, veut s'en prendre aux blogs :
http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/3059617/Euro-MPs-to-vote-on-anonymous-blog-ban.html
"La blogosphère a jusqu'ici été un havre de bonnes intentions et de traitement relativement honnête. Toutefois, avec des blogs de plus en plus répandus, des personnes ayant moins de principes veulent les utiliser".
Mme Mikko a proposé que les blogueurs soient obligés de s'identifier et que certains blogs populaires doivent contenir une déclaration d'intérêts.
"Nous n'avons pas besoin de connaître l'identité exacte des blogueurs. Nous avons besoin de certains pouvoirs, une marque de qualité, une certaine divulgation de qui est en train d'écrire et pourquoi. Nous avons besoin de ceci pour être en mesure de faire confiance et de pouvoir nous fier à la source".
Chris Heaton Harris, député européen conservateur et britannique, a rejeté toute tentative visant à "réglementer et limiter les sources de médias indépendants".
http://www.heatonharris.com/
"Mme Mikko ne comprend évidemment pas que les blogs sont devenus le sang vivifiant d'une démocratie vivante. J'espère que ces propositions seront évincées".
Nous l'espérons aussi. Maus un rapport interne récent de la Commission européenne, qui a fuité, a constaté que l'UE était en train de perdre la bataille pour les cœurs et les esprits en ligne. On y lisait notamment :
http://www.lemondedublog.com/2008/09/les-blogs-et-les-lois-europeennes.php
"L’activité des blogs reste largement négative".
Et pour cause : on leur attribue les victoires du non en 2005 en France et en 2008 en Irlande."
De là à penser que les blogueurs ont un peu trop milité pour le Non au traité de Lisbonne, contrairement à tous les autres médias, et que cela gêne certains eurodéputés...Qui en réaction voudraient bien pouvoir "contrôler cet espace de libre expression, qui tendance à trop s'exprimer" (sic) !
Quand le Parlement européen s'attaque à nos grands principes !
Art. 11. -
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.
Art. 5. -
La Loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n'est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.
Vous saviez, vous, que l'expression libre des citoyens...Etait "nuisible" à la "Société"?
Heureusement...Parait il..."L'union européenne respecte l'identité de chaque Etat membre, et recherche pour tous la plus grande expression" !
Comme la Chine?
Ecrit par : seb | jeudi, 25 septembre 2008
Notre St Nicolas, vierge effarouchée devant les dégâts du néo-libéralisme, dénonce le capitalisme sauvage à Toulon.
De qui se moque t'il ? C'est quoi cette pantalonnade ?
Lui, qui s'est augmenté de 200 % aux frais du contribuable, qui passe ses soirées mondaines au Fouquet's en compagnie de ses amis artistes bobo-sarkozo, lui vient nous donner des leçons d'altruisme ?
Sarko qui cause du besancenot, ça devient grave la france.
Repentez vous, naifs crédules qui avez voté pour ce monsieur, repentez vous.....
Ecrit par : Bernard | jeudi, 25 septembre 2008
Ma réponse à Jérémy, dûment rédigée ce matin, a été engloutie par des hoquets techniques de l'hébergeur...
Je la retranscris à peu près.
Je ne vois pas trop ce que Saint-Cyr vient faire dans l'histoire. Cela étant dit, dans cette grande école publique comme ailleurs, les élèves sont évalués sur plusieurs critères et choisissent leur arme en fonction de leur classement de sortie. La Gendarmerie, la "colo" et la "légion" pour les premiers, le matériel ou le train pour les derniers.
A l'ENA, l'évaluation ne dépend absolument pas "d'un écrit", comme le signale Jérémy en manifestant, de facto, sa grande ignorance ou sa profonde mauvaise foi. Les énarques sont évalués sur leurs performances académiques, leurs stages (qui représentent plus d'n tiers des 27 mois de scolarité), leurs capacité managériales etc. Et force est de constater que les meilleurs préfèrent le Conseil d'Etat, la Cour des Comptes, l'inspection des Finances ou le quai d'Orsay plutôt que le ministère de la jeunesse et des sports.
Doit-on les priver des fruits de leurs efforts ? En termes de légitimité de la sélection initiale, je préfère le concours à toutes les autres options, ne faisant aucune confiance aux politiques de quelque bord que ce soit pour recruter en fonction des intérêts du pays plutôt que de leurs intérêts partisans ou personnels. Et le grand oral de l'ENA vaut largement un entretien d'embauche de cadre dans une grande boîte française.
Halte à l'étalage de jalousie et d'anti-étatisme primaire. Quand la la majorité des grandes boîtes privées recrute tous ses cadres sup. dans quelques grandes écoles ciblées plutôt qu'à la fac, elle ne fait pas autre chose que l'Etat avec l'ENA et tout le monde trouve ça normal. Alors merci d'être honnête, si vous en êtes capable.
Il y a mille façons légitimes de critiquer l'ENA, mais certainement pas le concept de classement.
Ecrit par : phiconvers | jeudi, 25 septembre 2008
Ah, les pros sarko et les pros libéraux de 2007 qui ont votés pour lui se sentent bien floués. Et bien c'est bonne nouvelle.
En effet, le libéralisme n'est pas une bonne chose et on voit actuellement ses effets sur le monde économique.
Alors, c'est sûr que des personnes (augustine, carole, Beber,...) pro libéral trouveront sur des sites internet pro capitaliste des informations comme quoi, par exemple, l'origine de la crise économique aux Etats-Unis est liée à une intervention de l'état américain sur l'affaire des subprimes. C'est un peu comme trouver une information sur l'avantage des 35 heures dans le journal de l'humanité.
Entendre de la bouche de Sarko que les salaires des patrons des grands groupes devront être cadrés (soit par la profession ou soit par l'état) et bien, cela me fait plaisir. Le MEDEF doit bien faire la gueule. Entendre que le capitalisme doit être encadré et que les responsables doivent être sanctionnés, quelle plaisir!
Lorsqu'on est candidat à la présidence de la république et que l'on balance des propagandes ultra-libéral c'est facile mais après au poste du président, ce n'est plus la même chose. En effet, la France ne sera jamais un pays capitaliste à fond et dont le libéralisme est le roi.
Pour les déçus, c'est leurs problèmes.
Ecrit par : sarkoshowbizz | jeudi, 25 septembre 2008
Nicolas Sarkozy : candidat du PC ou du NPA aux prochaines élections?
J'ai écouté le discours du chef de l'Etat. A mon corps défendant, aurais-je envie de dire, tellement ce fut une litanie de lieux communs, de vulgate socialiste et d'astuces pour masquer sa propre incurie et la faiblesse de son bilan.
Côté ridicule, cet appel, la main sur le coeur, à ne pas repousser à demain les décisions qui s'imposent. Il ne s'agissait pas évidemment, malgré la pression d'une réalité hurlante, d'une référence au train de vie de l'Etat. De ce coté là, soyons tranquille : le Président ne prétend pas montrer l'ex. Les Français serrent la ceinture. Le Chef d'Etat aurait plutôt tendance à la rallonger.
Fustigeant la rémunération des patrons, qui n'a rien à voir avec la crise des subprimes, Mr. Sarkozy se présenta ce soir comme le grand manitou d'un barnum néo-socialiste où l'Etat doit reprendre sa place, les patrons rougir de honte, et le monde admirer les produits et le savoir-faire français. Reste que la compétitivité française est en berne, et que nos exportations traversent une crise sans précédent. La situation économique de la France s'érode, et chaque règlementation nouvelle, taxe supplémentaire, chaque impôt ou charge qui s'ajoute à la barque érode un peu plus le potentiel du moteur de l'économie France, qui n'est plus qu'une deux chevaux. On disait il y a quelques années que la France était une F1 avec un frein serré au maximum. Désormais, elle en a deux ! Un machin sympathique, dont on est collectivement fier mais qui ne nous mènera pas bien loin.
Reste un sentiment diffus, celui d'un président, aux convictions économiques floues - aujourd'hui totalement déboussolé, et ne sachant pas quelle direction imprimer à son action. Ce trouble se résume à cette formule du chef de l'Etat :
" je crois à la croissance durable ". Plus langue de bois, tu meurs !! Parce que la "croissance durable"çà...N'existe pas.
En tout cas, cette seule phrase marque l'impuissance du Président. On peut traduire son "message" très simplement. Moi Nicolas Sarkozy ne sait plus comment faire pour présider la France. Peut être commencer par virer quelques personnes?
Si ce discours avait l'ambition de redonner le moral aux Français, c'est raté. Avoir le discours de Besancenot, quand on n'est pas Besancenot...Ce n'est pas çà qui va faire remonter en flêche la cote du Président...Ni faire redémarrer la France.
Ecrit par : seb | jeudi, 25 septembre 2008
J'attire l'attention de tous, dont vous M. Devedjian, à l'odieux fait suivant :
"Taisez-vous, Philippe Vardon !
Communiqué du 23 septembre 2008
La cour d’appel d’Aix-en-Provence a rendu son verdict dans les procès opposant Philippe Vardon à SOS-Racisme, au MRAP et - surtout -au procureur de Nice, Eric de Montgolfier.
Pour un tract distribué à l’entrée d’un lycée niçois et intitulé ” Ni Voilée - Ni violée ” et considéré comme ” islamophobe ” :
5 000 euros d’amende pour Philippe Vardon et 4 mois de prison avec sursis, coupable d’avoir rédigé le tract
3 000 euros d’amende pour un lycéen, coupable d’avoir distribué le tract
3 000 euros d’amende pour un adulte, coupable d’avoir distribué le tract.
5 000 euros d’amende et 4 mois de prison avec sursis pour un adulte, coupable d’avoir distribué le tract, et d’avoir refusé de se faire arracher les tracts des mains et tabasser par des “jeunes”.
Au total, pour ce tract, 16 000 euros d’amende !
Devant ce même tribunal, les Jeunesses Identitaires étaient poursuivies pour le délirant motif de ” reconstitution de ligue dissoute “, considérées par le Parquet comme étant une résurgence d'un groupement dissous il y a plus de six ans. La cour d’appel a fait droit à cette poursuite lancée par le procureur de la République de Nice, le MRAP et SOS-Racisme.
La condamnation est la suivante :
30 000 euros d’amende pour les Jeunesses Identitaires dont 10 000 pour Philippe Vardon au titre d’ancien président, plus 1 100 euros pour le MRAP et SOS-Racisme. Pour faire bonne mesure et être sûre de n’avoir rien oublié, la cour d’appel a ajouté 2 ans de privation de droits civiques et (à nouveau) 4 mois de prison avec sursis pour Philippe Vardon. Pour la route, comme on dit!
Au total, ce sont donc prés de 50 000 euros d’amende que la cour d’appel d’Aix vient d’infliger à Philippe Vardon et aux Jeunesses Identitaires. Paradoxalement, les Jeunesses Identitaires qui ne sont nullement dissoutes ne peuvent continuer à s’exprimer, au risque de se voir condamnées à chaque tract, chaque affiche, chaque autocollant.
Lors du procès, le Procureur de la République avait dit dans son réquisitoire : ” Ne jouez pas aux victimes ! Nous ne voulons pas vous empêcher de faire de la politique “. Ouf ! C’est sans doute la raison pour laquelle ce magistrat n’a pas demandé la déportation de Philippe Vardon à Cayenne !
Cette condamnation est un acte de franchise du Système : 50 000 euros d’amende, une privation de droits civiques, de la prison avec sursis pour un responsable politique de premier plan. Aucun mouvement politique de gauche ou de droite n’a subi de telles condamnations depuis fort longtemps. Il s’agit ici de frapper au portefeuille le mouvement identitaire. Il s’agit clairement d’empêcher Philippe Vardon de mener une liste identitaire aux Régionales de 2010 en région PACA et d’être candidat aux élections partielles qui auront lieu dans les mois qui viennent à Nice. Il s’agit de réduire au silence un mouvement de résistance à l’Islamisation de la France et de l’Europe.
“Nous ne voulons pas vous empêcher de faire de la politique” disait le Procureur. Simplement vous assécher financièrement, vous empêcher de participer aux élections, vous menacer d’un emprisonnement si vous osez encore dire la vérité dans un tract ou un discours…
Mais d’ores-et-déjà, la contre-offensive s’organise.
Judiciaire d’abord. Un recours devant la cour de cassation a été déposé dès vendredi. Il vise essentiellement la pseudo ” reconstitution de ligue dissoute “.
Politique et financière ensuite. Il est interdit en France de lancer un appel pour payer des amendes. En revanche, rien n’interdit de montrer son soutien à un homme, à un mouvement, à un courant d’idées.
Nous pourrions vous expliquer pendant des lignes et des lignes combien tout cela est injuste, dégueulasse même. Mais nous savons que le combat que nous avons engagé contre le système est un combat à mort, le système le sait aussi bien, et nous pensons que vous en êtes tout aussi conscients. Dans ce combat, nos ennemis ne nous attaqueront pas en respectant les règles de la chevalerie…
Alors, face à l’injustice, soyez solidaires et soyez-le concrètement. Permettez à Philippe Vardon de poursuivre son action. Aidez les Jeunesses Identitaires à continuer leur combat. Ceux qui militent en première ligne ont besoin de vous qui nous lisez. Maintenant !
Envoyez vos dons à: Soutien VARDON - 4 rue du Lycée 06 000 Nice / chèques à l’ordre de VARDON.
De nombreuses initiatives - solidarité, soutien, riposte - auront lieu dans les jours et semaines à venir, répondez présents.
Faites tourner ce communiqué à vos proches.
——-
Soutien VARDON - 4 rue du Lycée - 06 000 NICE"
Ecrit par : Alceste | vendredi, 26 septembre 2008
Phiconvers
on va pas encombrer le blog avec le management du personnel mais...
vous n'avez sans doute jamais eu sous votre responsabilité une titulaire d'un DEA d'informatique (donc de nombreuses compétences) qui a "choisi" un poste de responsable de maintenance comme fonctionnaire dans un ministére. Incapable de sortir de son bureau et de se remettre en cause, elle s'occupait en fauisant ds mails. Bien sur impossible de s'engueuler avec elle, elle est tout à fait consciente de son statut qui la protége. J'ai du patienter deux ans qu'elle obtienne un autre poste. Elle n'oublie tout de même pas de partir toujours à l'heure et de bénéficier des avantages divers.
Voilà les ravages de l'amphi garnison. et du pseudo égalitarisme républicain.
Ecrit par : Jérémy | vendredi, 26 septembre 2008
Alceste
Tous les trucs pseudo identitaires me dégoutent profondément. Rien à dire de plus.
Ecrit par : Jérémy | vendredi, 26 septembre 2008
Figure toi que tu aurais même pu dire moins, jérémy.
Ecrit par : Alceste | vendredi, 26 septembre 2008
La postion de la France vis à vis de pierre péan...EST LAMENTABLE...Un des rares journalistes à avoir défendu l'honneur notament de nos soldats français ......Seul bernard debré et védrine ont eu le courage de le défendre....
On prend une petite parti de son livre(effectivement contestable) pour le dénigrez on à été jusqu'à comparez son livre à "mein kamft"....Tous cela est lamentable....Sarko et Kouchner croivent en faisant ça faire plaisir à kagamé...
Mais celui si s'en moque...Il veut que la France s'agenouille version willi brandt par rapport à la shoah...Il veut que la France arrète le mandat brugière et celui de l'Espagne....
Pour l'instant sarko tiens sur ces deux points...Mais qu'il fasse attention kagamé est pret à tout...Y compris mettre dans le rapport du criminel de guerre muykio(mis en cause au congo) un document d'archive disant que sarko comme ministre du buget aurait en 94 laissé detourné un milliard de franc pour financer en arme des génocideurs hutus...
Et oui monsieur devedjian meffiez vous de kagamé...Il est pret à tout.
Ecrit par : ALEXOU | vendredi, 26 septembre 2008
Quand des gens comme péan ou plus modestement des internautes n'auront plus envi de défendre l'honneur de la France(et notament de ses soldats français)...Dégoutés par les manipulations du fpr et des idiots utiles français.....
Il sera temps que les politiques(kouchner et sarko) prennent leur responsabilités....Et disent...NON A KAGAME....Tous n'est pas permi.....
Mais à ne pas voir son visage...A essayé de faire copain avec ce criminel...Vous n'obtiendrez rien de bon.....Que cela soit dit...Et qu'on en reparle dans 3 OU 4 ans quand la politique suivi aura montré ses désastreux effets....Que ceux qui défende la ligne sarko kouchner n'oublient pas....Moi je n'oublierait pas...Je garderais tout en mémoire.
Ecrit par : ALEXOU | vendredi, 26 septembre 2008
RSA : lu sur "le Monde"
"L'Assemblée nationale a - enfin - commencé à débattre, jeudi 25 septembre, du projet de loi instaurant le revenu de solidarité active (RSA). S'il fallait une indication des innombrables réserves que suscite ce texte dans la majorité, c'est Nicolas Sarkozy qui l'a fournie. Recevant à déjeuner le bureau du groupe UMP de l'Assemblée, jeudi, le chef de l'Etat a invité les députés à ne pas "dénaturer" le projet de loi et a prévenu qu'il en serait le "défenseur acharné".
Pour les convaincre de le voter, il n'a pas hésité à brandir le spectre de la "crise sociale" qui viendrait s'ajouter à la "crise économique" et des risques d'explosion qui s'ensuivraient. "Faites attention ! Nous sommes en France, et la France est le pays où on a non seulement décapité le roi, mais où on a aussi décapité la reine !", a-t-il expliqué à des élus quelque peu médusés."
Le Président compte t il, sincèrement, "persuader" sinon "convaincre" les députés de voter le projet de loi sur le RSA, avec ce genre de menaces?
Monsieur Sarkozy semble oublier que le "monarque" de la France - c'est en tout cas de cette manière qu'on nous le présente généralement - c'est lui. Il ferait mieux de se soucier de sa propre tête plutôt que de menacer les parlementaires de perdre la leur.
Et puis, quel est ce raisonnement : décapiter une reine serait symboliquement plus "lourd"?
Les fraudeurs : les “profiteurs” ne sont pas toujours ceux que l’on croit…
Lu sur anegir.com
"Le modèle social français : un refuge pour les traders
Les Français Traders travaillant à la City à Londres qui se retrouvent au chômage touchent une allocation chômage maximale de 75€ par semaine, rapidement dégressive. Alors ils s’arrangent pour réintégrer le régime français d’assurance-chômage, auquel ils n’ont pourtant jamais cotisé. Pour accéder au statut très envié de chômeur en France payé sur la base de sa rémunération de trader anglo-saxon (hors bonus), il faut -subtilité importante- avoir retravaillé plus d’un jour et moins d’un mois en France.
Un conseiller des Assedic précise :
“Surtout pas davantage, sinon l’allocation ne sera plus calculée sur la base du salaire anglais, mais sur celle de la nouvelle paie française.”
Les traders, qui connaissent la combine, optent le plus souvent pour un petit job au McDo ou dans une agence d’intérim. Et c’est le jackpot ! Car les Assedic vous versent alors pendant 23 mois l’équivalent de 57,4% du salaire que vous auriez touché en France pour le job que vous exerciez à l’étranger. Quand on sait que Jérôme Kerviel touchait 100 000 euros par an de salaire hors bonus, on imagine ce que les Assedic retiennent comme base de calcul pour un cador de la City."
Liberté d'expression des juges :
Source Le Post
"Maître Georges-André Hoarau ne devait sûrement pas s’attendre à de telles conséquences quand, pour défendre un client accusé de production de faux documents, il a évoqué dans sa plaidoirie l’affaire du “faux” diplôme de la ministre de Justice, Rachida Dati.
Voici la phrase pour laquelle Maître Hoarau a été poursuivi par le parquet: “un procès qui n’aura jamais lieu, c’est celui de notre grand chef à tous, madame Rachida Dati, qui utilise un faux, un MBA.”
Devant la polémique, lancée par L’Express, Rachida Dati a expliqué qu’elle avait eu tous les modules de son MBA, mais qu’à cause d’un différend avec l’admnistration, elle n’avait pas eu son diplôme de MBA. Et a affirmé que, si elle est entrée à l’Ecole nationale de la mgistrature sur dossier, c’éait sans “tricherie”.
Jeudi, une certaine tension a entouré l’audience, selon Clicanoo, un journal de La Réunion: une cinquantaine d’avocats de l’île s’est déplacée pour assister au procès de leur confrère, élu bâtonnier du Tribunal de Grande Instance de Saint-Denis de la Réunion. Ils se sont plantés derrière le bâtonnier pour contester le procès, ce qui est normalement interdit en correctionnelle.
“Notre mobilisation aujourd’hui va bien au-delà du simple soutien à un confrère”, a lancé Isabelle Lauret, l’ex-bâtonnier qui a remplacé Maître Hoarau provisoirement “empêché” d’exercer sa fonction, citée par Clicanoo. Elle a rappelé que les avocats étaient libérés de la tutelle de l’Etat depuis le ministère Badinter depuis 1982: “Nous sommes là pour défendre des principes fondamentaux. Les poursuites pour diffamation engagées contre Georges-André Hoarau alors qu’il plaidait pour un client, comportent un enjeu de taille : le respect de notre immunité de parole. C’est à sa liberté d’expression qu’on apprécie vraiment la solidité d’une démocratie.”
Georges-André Hoarau, a estimé quant à lui n’avoir “jamais dit que Rachida Dati utilise un faux… j’ai employé un temps passé: a utilisé, en référence à un article de presse dont le titre était ‘L’Élève Rachida Dati’. Le mot élève se suffit à lui-même pour situer l’action dans le passé. Si les avocats ont maintenant des comptes à rendre sur leurs arguments de plaidoiries, alors… “
Le procureur a requis 5000 euros d’amende."
Le jugement sera rendu le 3 octobre prochain."
Aussi loin que je me souvienne la plaidoirie de l’avocat est libre ;c’est un des fondements de la démocratie. Non?
Ecrit par : seb | vendredi, 26 septembre 2008
Nicolas Sarkozy change de discours et d'attitude en fonction des événements.
Voici quelques mois, il insistait sur le fait que les caisses de l'état étaient vides et qu'il ne pouvait rien faire.
Hier, il a dit et répété que l'état allait se substituer aux banques pour qu'aucun français ne soit lésé.
Donc, c'est du pipeau en permanence, un jeu de scène, une comédie permanente, du discours caméléonesque.
L'homme joue en permanence, dit ce que l'auditoire veut entendre.
Les naifs crédules qui ont voté pour lui en pensent quoi ?
Ecrit par : Bernard | vendredi, 26 septembre 2008
Tu as raison, Sarkoshobizz, les Augustine et autre, persuadés que leur idole allaient remettre la france sur les rails sont déconfits.
Sarkozy combat aujourdh'ui un système libéral qu'il soutient depuis 30 ans.
Plus c'est gros, plus ça marche. Sarko se rend compte en 2008 que le capitalisme fait des ravages........
Elle est pas belle la vie sous Sarko ?
Ecrit par : Jackie | vendredi, 26 septembre 2008
Retour sur le discours à Toulon du Président :
Sans doute parce qu'il s'est souvenu du mot de BENOÎT XVI lors de son récent passage à Paris, le présiden a donné en substance ce conseil aux Français : "N'AYEZ PAS PEUR, JE SUIS LA !".
Je doute que cela suffise. Même si, sans doute inspiré à Toulon par le souvenir de Bonaparte qui s'était illustré là pour la première fois lors d'un siège mémorable, mais aussi par De Gaulle ("la France a perdu une bataille, mais..."), par MITTERRAND ("argent sale, l'argent qui corrompt...") et même par CHURCHILL (la "sueur et les larmes..."), il a tenu des propos aux mâles accents, pour dénoncer les spéculateurs... Jeter en pâture des financiers (ils le méritent, certes !) en oubliant que ceux-ci ont agi sous les regards bienveillants, et mêmes admiratifs des principaux gouvernants de la planète, il fallait le faire.
C'est plus facile que de faire son mea culpa sur la mal-gouvernance des gouvernements tant "UMP" que "PS" qui, en trente ans d'alternance au pouvoir, ont mis les finances de la France dans un état catastrophique en gérant avec une rare incompétence (dixit Alain LAMBERT, ancien ministre du Budget !) les "mille milliards d'euros" prélevés sur le dos des contribuables. Ou même, tout simplement de promettre - seulement "promettre", ce qui n'aurait engagé que ceux qui reçoivent le propos -que, désormais, le Gouvernement mènerait une politique financière rigoureuse. Notamment, en faisant des économies drastiques, en supprimant tous les privilèges étatiques, en adoptant un budget en équilibre (le contraire a été annoncé ce matin !), et en s'y tenant...
La crise financière internationale, même si elle tombe au plus mauvais moment pour une France à la balance commerciale résolument déficitaire, au chômage reparti à la hausse, au pouvoir d'achat en berne, etc. etc. tombe à pic pour le Gouvernement. Désormais, on peut s'y attendre, ce sera la faute aux "dérives du capitalisme financier", au "marché qui (n'a pas) toujours raison", à tous ceux qui "ont trahi l'esprit du capîtalisme" (et la confiance des gouvernements qui étaient à sa botte ?), etc.
Mais, n'ayons pas peur, ayons confiance, le Président a promis à tous les petits épargnants que l'on s'apprête à plumer un peu plus avec le RSA, que leur dépôt en banque ne courait aucun risque. Foi de président, c'est un ETAT virtuellement en faillite, qui vous le promet... Et si, en bon orateur qu'il est assurément, Nicolas SARKÖZY a eu hier des accents qui ont pu abuser certains, il lui aura manqué une phrase kennedyenne qui aurait peut-être incité tous ceux qui attendent tout de l'Etat, à se dire que le temps était venu, tout simplement, de ne plus rien attendre de l'assistanat, et ne ne plus compter que sur soi-même. Il lui eût suffi de reprendre ce mot fameux : "Ne vous demandez pas ce que la Nation peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour elle.". Et d'annoncer que, désormais, ç'en serait fini de l'assistanat et, pourquoi pas ? du "bouclier fiscal" ?
Il faut que le Président comprenne que ce que veulent les gens veulent ce n'est pas des "super discours" mais des actes et des résultats. Et ce n'est pas avec de la communication ou en se transformant en Besancenot, que les Français reprendront courage.
Il faudrait expliquer au président que la campagne électorale est terminée depuis longtemps. Finies les promesses et les incantations en tous genres, maintenant il faut agir car il est au pouvoir.
Il a les instruments pour cela. La position de la France peut lui servir...S'il cesse, un instant, de la ridiculiser. Il est important que le Président cesse de "faire" Président. Il est nécessaire qu'il le soit !
N'est ce pas un certain Nicolas Sarkozy qui devait aller chercher le ppoint de croissance supplémentaire avec les dents? Chiche !
Ecrit par : seb | vendredi, 26 septembre 2008
Sarkotruc,
Mais non, le libéralisme n'est pas une bonne chose. Oui c'est cela, allez revoir vos cours d'éco, si toutefois vous savez ce que c'est.
Je vous conseille l'hyper-learning, cela vous aidera pour mémoriser.
C'est vrai, c'est mieux l'état interventionniste qui pique tout, qui conforte dans l'assistanat de la pensée et du travail et qui évite de se remettre en question. C'est vrai que l'idéologie en guise de réveil matin évite de se poser des questions.
A vous et aux autres guignols, ils se reconnaîtront.
Oui, j'ai voté Sarkozy pour un programme précis. Oui, je n'ai pas voté pour les girouettes sans consistance qui le suivaient. Oui, je n'ai aucun regret. et aucun complexe. Il a démarré son mandat avec une énergie et la mise en place de certaines réformes qui se sont allégées, c'est la mode en ce moment le light.
Je n'ai pas changé sur mes idées de droite, sauf que je suis en droit de critiquer ce qui ne me correspond pas et qui va continuer à engloutir le pays.
Je suis contre une fiscalité à perte et sans contrôle. je suis contre les taxes qui ne se font que dans la panique. Plus d'argent dans les caisses, alors les écolos-coco, quelle aubaine pour le bas de laine des français.
Il ne faut pas rêver, les entreprises du Cac, elles sont déjà ailleurs, quand il ne restera que des miettes, vous ferez quoi ? Je suis navrée, mais les fonctionnaires ne rapportent rien, ils sont payés par l'état, et tout ce qu'ils dépensent rentrent dans les caisses de l'état (les vases communiquants). La richesse d'un pays ne vient pas d'eux. Je n'ai rien contre les fonctionnaires, mais en quantité acceptable et raisonnée. Quant aux entreprises, on les étouffe, on met les PME à l'agonie, notre commerce extérieur est inexistant.
Voilà ce que je vois.
Chavez est chez vous en ce moment, j'espère qu'il ne va pas donner l'idée au Président de tout étatiser et faire une statue en l'honneur des farcs (marulanda), comme à Caracas. Ah non, j'oubliais, il y a des mines intéressantes pour Bolloré en Bolivie.
Si vous n'en avez rien à cirer, pensez à vos enfants !
Ecrit par : carole | samedi, 27 septembre 2008
Ah avec la carole, c'est le fric qui compte.
C'est votre droit.
Ecrit par : sarkoshowbizz | samedi, 27 septembre 2008
beaucoup de remarques ci dessus des critiques de Sarkozy sont justifiées, Seb a largement raison dans son analyse mais Carole tire la bonne conclusion. La vision de l'économie de Sarkozy est aussi approximative que celle de Mitterrand et il s'oriente vers un interventionnisme à "la Mitterrand" qui nous a couté trés cher en 82 et 83, ça a même était le début réel de notre lourde dette publique.
Mais au PS, il y a pire et de beaucoup. ça c'est la conclusion de Carole et là c'est imparable.
Et puis il y a quand même le virage: cap sur l'efficacité, une vraie révolution culturelle. Finies les justifications théoriques de Martine Aubry, vive le concret de NS. C'est quand même positif. Avec pas mal de réformes (carte des tribunaux, etc..)
Ecrit par : Jérémy | samedi, 27 septembre 2008
Jerémy,
C'est la thèse de jean peyrelevade(sarkozy l'erreur historique) il estime que Sarkozy est aussi depourvu de culture économique que Mittérrand et Chirac....Il estime que la situation de la France est aussi degradé(voir davantage même l'euro nous protège un peu) qu'en 82/83.....Il estime que sarkozy n'a pas encore fait son tournant de mars 83...
On peut sans doute contesté cette thèse(trop rigoureuse pour les français) mais elle le mérite de la cohérence intellectuelle.
Ecrit par : alexou | samedi, 27 septembre 2008
Seb,
Il est vraiment dommage que vous ayez construit votre premier argumentaire à charge sur la base d'une phrase que N.Sarkozy n'a pas prononcée : en effet, il n’a jamais dit qu'il croyait dans la "croissance durable", mais dans le "développement durable", ce qui n‘est pas exactement la même chose…ou me trompe-je ?.
Vous qui avez écouté ce discours si attentivement (à votre corps défendant, bien sûr), vous avez dû avoir une absence à ce moment-là...
Le reste (Dati, les propos trouvés dans Le Monde..) sont du niveau caniveau : ne tombez pas dedans pour rester crédible. Critiquer oui, mais sur des sujets qui en valent la peine. Et les avocats sont totalement libres dans leurs plaidoiries pour autant qu’ils respectent la loi, eux aussi, et c’est bien le moins. Diffamer, comme tenir des propos racistes par exemple, leur est-il autorisé sous prétexte qu’ils sont avocats ? Cela vaut pour tout un chacun.
Cordialement
Ecrit par : Augustine | samedi, 27 septembre 2008
"Il n'y a pas plus sourd...".
Le président n'a à aucun moment critiqué le capitalisme en tant que tel, il en a même fait le seul système capable de créer des richesses, à l'exclusion de tout autre !
Ce qu’il a fustigé, ce sont les dérives d'un capitalisme financier, spéculatif et sauvage, né de la mondialisation rapide, et la perversion qu'il représente par rapport au capitalisme réel.
Exemple, quand la seule valeur prise en compte n’est plus que le taux du profit et qu’Adidas arrête d'investir en Chine parce que les employés commencent à être trop payés, ce n'est pas le capitalisme traditionnel qui est fautif, mais le capitalisme financier et sa course au profit.
Le profit est nécessaire, c'est un indicateur qui prouve que le système qui l'a généré tourne correctement.
Mais on quitte le domaine de la saine gestion économique quand on se lance dans une course éperdue vers le profit pour lui-même, en oubliant les réalités humaines.
Il n'a cessé de faire l'éloge de l'entrepreneur et de l'économie de marché ! Comme il a toujours dénoncé les scandales des parachutes dorés, qui évidemment procèdent de la même dérive.
Il a également dénoncé les valeurs artificielles des monnaies, qui faussent la concurrence. Cela participant également de la dérive du capitalisme spéculatif.
Dans la situation mondiale actuelle, la France serait en meilleure posture si, comme tous les autres pays européens et de nombreux occidentaux, Jospin n'avait pas fait l'inverse de ce qu'il fallait faire, et si Chirac avait eu le courage de commencer les réformes qui sont en cours.
C'est sans doute aux responsabilités de son camp que pense Rocard lorsqu'il déclare :
L'ex-Premier ministre Michel Rocard (PS) voit en Nicolas Sarkozy le représentant d'"une droite réformatrice et intelligente"
"C'est un homme de droite ouvert. La crise est suffisamment grave pour qu'on respecte ce qu'en dit le président sans y voir, en plus, de la manœuvre politicienne", déclare M. Rocard après le discours du chef de l'Etat à Toulon.
Que des hommes politiques de droite "se rendent compte qu'il y a une erreur d'aiguillage du capitalisme n'en fait pas des hommes de gauche pour autant, mais cela rend des convergences possibles", ajoute-il.
"S'il y a un sommet mondial, comme il (le chef de l'Etat) le demande, il y a aura sûrement des gouvernements de gauche qui y participeront", assure-t-il.
L'ancien Premier ministre juge aussi que "la composition du gouvernement" montre que le président "n'est pas un homme sectaire". »
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/09/26/01011-20080926FILWWW00402-rocard-seduit-par-sarkozy.php
Alors dans une crise comme celle que nous traversons, un peu de pudeur...
Ecrit par : Augustine | samedi, 27 septembre 2008
En conclusion, les erreurs historiques de la France sont Mitterand 81/83 et Jospin 97/02.
Le pays ne s'en est jamais relevé, également par manque de courage de celui qui a représenté "la droite" entre-temps.
Quant à l'autre, celui d'Alex, c'est la référence suprême, celle qui ferait bien de la fermer et d'éviter de donner des leçons d'économie.
"Jean Peyrelevade à été condamné dans le cadre de l'Affaire Executive Life à une peine de 500.000 $, 5 ans de mise à l'épreuve et 3 ans d'interdiction d'entrée sur le territoire américain pour avoir fournie à la FED de fausses déclarations. M Peyrelevade avait plaidé coupable dans l'affaire."
Quelle équipe de bouffons, se permettant de critiquer Sarkozy !!
Ecrit par : Augustine | samedi, 27 septembre 2008
Chavez à Paris :
La France ne s'honore pas en recevant plusieurs fois par an ce clown dangereux et triste. Sarkozy fait du chiraquisme à tout crin et révèle jour après jour ce que j'ai toujours pensé qu'il était, à savoir un opportuniste totalement dépourvu de substance.
En l'espèce, il donne une légitimité aux outrances anti-américaines (et non pas seulement anti-Bush) et pro-iraniennes de ce mauvais caudillo. Lequel laisse inaugurer une place portant le nom de feu le terroriste Marulanda à Caracas...
Ecrit par : phiconvers | samedi, 27 septembre 2008
Augustine
d'accord sur Mitterrand en 82, mille fois d'accord sur Jospin le trop oublié qui avait l'opportunité historique de redresser les comptes et je partage ton opinion sur Peyrelevade pour Executive life.
Mais pas d'accord sur le "capitalisme financier" car cela ne veut rien dire. Il y a toujours des investissements financiers à réaliser pour tout systéme et on en a besoin.
Reste que Sarko fait comme Mitterrand en pronant une relance de la consommation (qu'il appelle Pouvoir d'achat) et on a vu ce que ça donnait.
Ecrit par : Jérémy | samedi, 27 septembre 2008
Jérémy,
D'accord, enlève "financier" et garde spéculatif et sauvage, sans aucune prise avec les réalités du marché :-).
On oublie Jospin, les 35 heures, le non-allongement de l'âge du départ à la retraite, l'embauche massive des fonctionnaires et l'absence de réformes structurelles quand tous les autres faisaient le contraire, tout simplement parce que grâce à la croissance générale, les effets de sa politique inique et assassine pour l'économie française, n'ont commencé à se faire sentir que fin 2001 avec la forte reprise du chômage.
Il était en fin de mandat, et les socialistes ont pû faire croire que son passage à Matignon avait été une belle réussite. Et continuent de le faire croire...comme ils continuent de faire croire que l'on répare en un an, et en pleine crise, les conséquences d'un tel désastre programmé.
Sarkozy n'a pas beaucoup de marges de manoeuvre, et s'attaque aux réformes de structure, longues et onéreuses dans un premier temps, devant nous permettre d'être prêts à démarrer lorsque la croissance sera de retour.
Ce qui ne l'éxonère pas de certains manquements, naturellement !! Nous en avons déjà discuté ici, et nous sommes d'accord (plus grande libéralisation du système en général, TVA sociale, non-remplacement de fonctionnaires plus massif, privatisation de secteurs dont l'Etat n'a pas à s'occuper, baisses des charges et simplifications administratives pour les entreprises etc etc).
Pour ce qui est des fonctionnaires, il faut noter quand même qu'entre 95 et 2005, la hausse a été de 4,5% pour la fonction publique (et Jospin est passé par là), mais de ....31,5% pour la Territoriale détenue très majoritairement par la gauche.
Sauf règlementation nouvelle et sur ce plan, N.Sarkozy ne peut pas grand chose.
Ecrit par : Augustine | samedi, 27 septembre 2008
Sur le budget de 2009 :
Force est de constater qu'il n'y a aucun changement. On augmente les déficits donc ipso facto on réduit encore les marges de manoeuvres, on maintient les prélèvements à leur ancien niveau (augmentés de l'inflation) et on continue de bloquer le pouvoir d'achat. Autrement dit, on reconduit ce qui a toujours été fait depuis que les socialistes ont trouvé le joint, cad sous-estimer volontairement les dépenses pour augmenter dès septembre de l'année budgétaire le déficit.
Ceci dans un seul but : gagner année après année du temps, en vue de gagner les prochaines élections, et laisser le pays se "démerder" avec l'accumulation des dettes pour les générations futures. Pendant ce temps les politiques peuvent profiter de leurs deux ou trois retraites d'élus, et transmettre le flambeau à leur progéniture avec le mode d'emploi.
On demande, quel changement ! Encore des sacrifices aux Français. Dans le même temps, on ne voit rien sur la réduction du train de vie de nos ministres. Sur des sanctions financières (ponction sur salaire) en cas d'absentéisme des députés et sénateurs + réduction de leurs rentes à vie et autres avantages en nature (logements...). Ni sur la limitation des commissions assez gourmandes en deniers publics. Monsieur Sarkozy peut bien parler de supprimer un échelon administratif, il sait très bien que les parlementaires, qui sont à 85% des élus locaux, qui dès lors sont pour le statu quo, refuseront de voter un quelconque projet de loi. Il pourra ainsi se dédouaner, au moment voulu, de la responsabilité de l'échec sur le Parlement, et notamment sur "l'opposition" et ses "alliés" puisque le Sénat a perdu sa majorité absolue. Monsieur Accoyer, de son coté, laisse entendre qu'il va sanctionner l'absentéisme. La bonne blague ! Il considère (normal puisqu'il cumule) le cumul des mandats comme une "justification" d'absence. Encore une fois, on prend les Français pour des idiots que nous ne sommes pas.
Rien ne change donc. Le serrage de ceinture c'est toujours pour les mêmes à qui on fait croire que tout nos maux sont le fait de l'Europe, puis de la crise financière, sans aucune remise en question de nos politiques économiques nationales.
Chacun sait pourtant, dans le pays, que si nous n'agissons pas à la racine du mal, en nous attaquant à l'excès de dépenses publiques et à toutes ces rentes de situation qu'elle crée inéluctablement, pour relancer la croissance, la vraie, nous ne pourrons pas nous redresser. Cela fait plus de 25 ans que ça dure et il serait temps de dire la vérité aux Français et de faire enfin le nécessaire, pour les générations présentes et futures et le bien de l'immense majorité des gens de du pays... C'est de toute façon une question de survie.
En ces temps de récession qui s'installent durement, il faudrait penser à abolir certains privilèges scandaleux, unique au monde dans une démocratie, dont jouissent nos politiques.
Le Président est lassant. Il promet d'agir sur des choses sur lesquelles il ne peut peser. Ou vouer à l'échec.
Pour les bonus et parachutes dorés, par ex, la parade est facile pour ces groupes internationaux pour qui il suffirait de passer par des holdings hébergées dans les paradis fiscaux qui sont en fait le maillon central de ce système financier pourri. Sans parler des sommes astronomiques qui échappent à l'impot en toute légalité. Réguler en légiférant oui et fortement. À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle et dommage qu'il faille attendre une catastrophe planétaire pour réaliser les problèmes du capitalisme libérale.
Mais cela ne pourra se faire qu'au niveau européen...Dans un premier temps, puis au niveau international.
Mais pour cela, Monsieur Sarkozy devra remettre en cause les traités européens.
Celui de Maastricht pour commencer :
Traité de Maastricht article 104. Depuis cet article les États ne doivent plus emprunter à la Banque Centrale qui leur prêtait sans intérêt. Mais à des banques privées qui leur comptent des intérêts. D'où l'explosion des charges de l'État.
Pour ce faire, il a deux possibilités : 1) Parler avec ses partenaires européens. Bonne chance pour convaincre Mme Merkel. 2) Faire un référendum abrogatif sur le traité dit de Maastricht. De cette manière, Monsieur Sarkozy pourrait aller devant ses partenaires avec le soutien du Peuple Souverain de France.
La Charte de l'UE d'autre part :
Celle ci fait figurer en bonne place, comme "valeur" de l'UE...La "circulation des capitaux" selon des règles qui ont permis la crise financière d'aujourd'hui.
Ecrit par : seb | samedi, 27 septembre 2008
Venez commenter, avec le sourire, l'actualité politique sur :
http://revuedepresse2anes.m6blog.fr/
Le blog de La Revue de Presse des 2 ânes, émission diffusée chaque mois sur Paris Première.
Ecrit par : PARIS PREMIERE | samedi, 27 septembre 2008
La dernière émission est-elle accessible quelque part sur le net ?
Ecrit par : Alceste | samedi, 27 septembre 2008
Augustine,
Le problème est dans la sémantique utilisée par N Sarkozy.
"Les dérives du capitalisme financier" : il y a capitaux et finances, et systèmatiquement le bon peuple hurle contre les patrons et les banques.
Les dégâts dans la pensée commune sont immenses.
Beaucoup de personnes confondent spéculation de papier et finances.
Que NS parle des parachutes dorés, OK, mais il oublie que ce sont les actionnaires qui autorisent ces fameux parachutes outranciers.
La question à se poser : jusqu'où l'état peut il intervenir ?
Ce qui m'agace, se sont les socilos/cocos qui piétignent de joie de la crise monétaire aux US. ils ne se rendent même pas compte de ce qui va nous arriver en pleine face. Les US ont mal aux pieds et c'est le monde entier qui est malade. Mais le poulailler rose et Rouge étant de sortie, leur rengaine est : vive l'état interventionniste. L'état est déjà trop présent, mais pas assez à leur goût.
Il n'y a qu'à écouter Aubry, un véritable carnage s'ils reviennent aux affaires.
Strauss-Kan qui donne des leçons, mais franchement il n'est pas payé pour un rôle de prévention et d'observation ?
Je suis assez sceptique sur les marges de manoeuvre de N Sarkozy !
Bonsoir.
Ecrit par : carole | dimanche, 28 septembre 2008
Ah avec la carole, c'est le fric qui compte.
C'est votre droit.
Ecrit par : sarkoshowbizz | samedi, 27 septembre 2008
Sarkotruc,
Relisez moi, à moins que cela soit trop difficile.
Mais je vous comprends, vous devez êtes socialistes, vous êtes hanté par l'argent.
Ecrit par : carole furiosa | dimanche, 28 septembre 2008
Et non carole, j'ai voté Chirac deux fois.
Mais cette fois voté Sarko, cela voulait plutôt dire voter extrême droite.
Cela me gène.
Et puis toujours ramener les débats à l'argent comme critiquer à tout va les fonctionnaires (salut l'augustine).
Il en faut et c'est grâce à eux que vous êtes soignée à l'hôpital, que les enfants sont éduquer dans notre pays. Peut-être que cette éducation ne vous plait pas et que les enfants de maternelle devraient plutôt jouer avec des billets vert et jouer au patron qui licencie ces employés?
Ecrit par : sarkoshowbizz | dimanche, 28 septembre 2008
Les commentaires à propos des difficultés financières du moment me navrent ! Pourquoi ?
On entend : "il faudra règlementer "...c'est déjà fait,
"Il faudra punir les spéculateurs abusifs".....c'est posible actuellement,
"Il faudra abolir les stocks options" ,
"Il faudra intervenir pour les monnaies et leur valeur réelle"
"Il faudra sanctionner les entreprises qui délocalisent indûment"
Vous remarquerez que j'utilise les termes "règlementer,punir,abolir,intervenir et sanctionner" : un vrai catalogue que le NPA ne renierait pas !
En fait, tout ceci n'est pas absurde....mais alors une question importante se pose : "COMMENT FAIT ON ?"
Tout le monde s'excite pour rien car personne ne possède la clé idoine.
Le capitalisme est un bloc cohérent qui est,parfois affecté de dérives qui sont propres au système....c'est une fatalité imparable,car les autres systèmes n'existent pas... aucun aussi compact, aussi efficace, aussi productif, aussi juste.....(çà va faire sauter)
Alors il n'y a pas de question ?
Si ! une :
"Qui contrôle les dérives et comment procède t on pour les sanctionner ?"
Répondre est résoudre le problème....mais je n'entend rien de ce côté là...
Vous verrez que tout va rentrer dans l'ordre dès que les niveaux de reconstitution des stocks d'argent frais seront injectés dans l'économie...tout recommencera...comme avant !
A l'ouest rien de nouveau, pas plus qu'à l'est, au sud ou au nord.....
Pourquoi tout ce tintamarre ? devinez ?
Ecrit par : laporte | dimanche, 28 septembre 2008
La madone au Zénith......un grand moment d'anthologie....
"Fraternité" voilà le mot majuscule lâché.....qu'elle pitié...on en souffre pour elle.
Il y Bernadette dans la grotte et maintenant Ségolène dans la crotte....
Ségoshowbiz et bling bling.....une icône nous est donnée....prosternez vous mes frères l'immaculée contraception est apparue....Benoît XVI c'est trompé de direction,il se devait d'être au Zénith,pas à Lourdes !
Au fait qui paye ces fantaisies ? Bergé bien sûr !
La bergère et le Bergé ! on en redemande !
Ecrit par : laporte | dimanche, 28 septembre 2008
Bonjour Monsieur Devedijan..
Votre avis sur le scandale qui de se déroule actuellement...
le sauvetage de la spéculation , des escrocs banquiers , des retraités chapeau, de tout ce gros m....ier ..
les Etats américains, anglais et probablement bientôt français volant au secours de ces pauvres ... cela vous laisse de glace ?? moi cela me débecte et je suis sidéré de voir qu'aucun politique ne se soit offusqué de ces manières de faire. "libéralisme" ???
Ou est la Droite qui se voulait contre l' Etat social, protecteur..
celui qui dilapide son argent à faire fonctionner la Sécu, les caisses de chômages et autre..
Est t 'il plus juste de protéger le Peuple ou de protéger les hautes sphères.. complètement déconnecter de nos réalités..
Que tout vous pètent dans les doigts... c'est tout ce que je souhaite...
PLQ
Ecrit par : cMoi69 | dimanche, 28 septembre 2008
à Cmoi69
la réponse à votre question est dans le mail de Carole un peu au dessus.
Il est archi faux de dire que les Etats volent au secours des actionnaires des banques. Lorsqu'ils arrivent, elles ont perdu 95% de leur valeur, donc les actionnaires (les ignobles capitalistes) ont bien perdu leurs économies. Mais alors qui a gagné dans l'opération?
et bien tous les promoteurs immobiliers qui avec les lois de défiscalisations (pour stimuler la construction !! ) ont fait investir les gogos dans des logements autour des villes. Le marché de l'immobilier est plein de belles constructions autour des villes de taille moyenne avec aucun locataire dedans. Et les investisseurs à qui on promettait des locations se retrouvent avec leurs constructions sans locataire donc sans valeur.
Voilà comment l'Etat a perturbé le marché immobilier et ruiné des épargnants parce que des "bien pensants généreux" prétendaient qu'il y avait crise du logement. Oui, on ne peut pas loger tout le monde en plein centre de Paris. Triste constat mais pas de quoi en faire une crise du logement.
Ecrit par : Jérémy | dimanche, 28 septembre 2008
Crise : mais alors qui a gagné ?
certes les promoteurs ont vendu leurs maisons aux investisseurs mais se sont ils enrichis ? ils ont fait bosser beaucoup d'entreprises de construction (le batiment était en surchauffe ces derniéres années) qui ne trouvaient pas de personnel donc augmentaient leurs prix et salaires d'où petite inflation et grosse activité économique. Et tout le monde finalement était content, chacun vendant à l'autre.
Et Nicolas qui cherche désespéremment qui a gagné : un peu tout le monde finalement, certains un peu plus que d'autres mais ils sont au chomage maintenant que la machine est grippée.
A qui la faute ? à ceux qui ont encouragé une activité économique artificiellement c à d les députés et gouvernements qui pensaient qu'il fallait pousser la construction en défiscalisant. Vont ils se faire hara kiri ? dire à Nicolas qu'ils sont aussi coupables que les traders ? angoisse.
Ecrit par : Jérémy | dimanche, 28 septembre 2008
Jérémy, nous avons des traders au gouvernement, mais de pacotille.
Ecrit par : carole | dimanche, 28 septembre 2008
C'est assez comique de lire Augustine..et quelques autres.
Sarkozy fait de la politique depuis 30 ans, a été vice 1er ministre pendant 5 années et est aux plus hautes fonctions depuis 1 an 1/2.
Mais il n'est pas responsable du désastre économique français...Non, c'est même devenu un farouche défenseur des petits épargnants et il tire à boulets rouges sur les vilains capitalistes.
Comme Chirac accusait l'europe de ne pouvoir obtenir de baisse de TVA aux restaurateurs comme promis, Sarkozy, qui a longtemps soutenu Bush et sa politique, va utiliser la crise mondiale, comme il sait utiliser la peur pour tenter de manipuler l'opinion.
Augustine, tu dois comprendre que la fonction publique qui est rentable sera privatisée et que celle qui n'est pas productive ne le sera pas.
C'est à dire que la dette sera absorbée par le bon peuple français, pendant que les bénéfices des secteurs qui marchent seront aux mains de quelques uns.
Ton idéal de pensée qui consiste à répéter à l'envi qu'il y a trop de fonctionnaires, d'étrangers, de chômeurs etc... ne tient lus la route 1 seconde.
Sarkozy est beaucoup plus fin et manipulateur que ça.........
Ecrit par : Bernard | dimanche, 28 septembre 2008
Nicolas Sarkozy cherche à masquer son iincompétence derrière la crise internationale qu'il grossit à dessein.
On voit que le discours de Toulon a été bien ressenti par les retraités et les rentiers, mais très mal par les jeunes et les actifs.
Chercher à faire peur, pour tenter de rassurer ensuite est une vieille tactique que nos grands philosophes ont toujours dénoncé au cours de l'histoire. Spéculer sur la peur, ça marche..
Un peu comme l'affaire de Papy Voise en 2002, largement relayée par TF1 et qui a fait passer Lepen au second tour.
Ecrit par : Simon | dimanche, 28 septembre 2008
Bonne lecture :
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/la-crise-financiere-fait-fondre-le-fonds-de-reserve-des-retraites_163661.html
Ecrit par : carole | dimanche, 28 septembre 2008
AUGUSTINE,
Peyrelevade n'est pas de mon bord(et je ne suis pas forcément d'accord avec sa cure d'austérité)...Cependant dans l'affaire executife life n' à t'il pas été un bouc émissaire DE L'état français????On voit que françois pinault(qui à insisté sur le dossier) s'en est mieux sorti??...
Pour les politiques de relances....Les 3 dernières ont échoué(celle de vge, chirac fourcade en 75.....Celle de Mittérrand maurois en 82/83.......Et celle de sarko en 2007/2008......Cependant c'est surtout sans doute à chaque fois du à une conjoncture qui ne s'y prête guère....
Ecrit par : alexou | lundi, 29 septembre 2008
Nos nations subissent actuellement un tsunami financier, mais qui sont les coupables ?
Ne jouons pas le gens étonnés, nous les connaissons ce sont les banquiers , les grands groupes financiers et tous ceux qui ont trafiqués avec les économies des travailleurs, mais aussi les pouvoirs successifs et ceux qui depuis une quarantaine d'années ont soutenues le système du capitalisme libérale.
Le plus important à présent est d'exiger une refonte totale de notre constitution, nous devons imposer un vrai pouvoir démocratique, comprenant la responsabilité gouvernementale et l'abolition des privilèges, ainsi que la levée de l'immunité parlementaire. Devant la gravité de la situation et pour ne plus ne être victime de règlements et d'opérations injustes, le peuple devra pouvoir participer à ce changement fondamental de politique par voix de référendum.
http://leveil.skyrock.com/9.html
Ecrit par : PierreP | mardi, 30 septembre 2008
LE RSA : une fausse bonne idée ? C'est en tout cas ce que suggère Monsieur Luca.
"RSA : Un Revenu Supplémentaire d'Assistance pour un sous-salariat précarisé.
3 raisons majeures de s'y opposer :
1 L'interaction avec les minima sociaux qui va le transformer en « trappe à SMIC » entrainant un tassement spectaculaire et supplémentaire des salaires.
2 Une transformation profonde de notre droit social qui va créer une nouvelle catégorie de travailleur précaire assisté, véritable sous-salariat déguisé dualisant ainsi le marché de l'emploi dans la logique du SMIC jeune ou du CPE.
3 Un financement qui pénalise la France du travail active et retraitée qui a épargné au moment où la récession économique met à mal les revenus de la bourse, de l'assurance-vie et de l'immobilier.
Le RSA est une fausse bonne idée qu'aucun pays n'envisage de copier. comme les 35 h ! Cherchez l'erreur !...
Ecrit par : seb | dimanche, 05 octobre 2008
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