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samedi, 04 octobre 2008

Un juste emploi des fonds publics

economies.jpgC’est le débat le plus important de l’année au Parlement, le débat budgétaire, parce qu'il définit la politique économique de la France.

Le projet du gouvernement prévoit aujourd’hui  un déficit du budget de l’Etat de 52 milliards d’euros. Rappelons en même temps que le déficit de la Sécurité Sociale devrait s’élever à 9 milliards.

Pendant la campagne présidentielle, nous nous sommes engagés à revenir à l’équilibre budgétaire en 2012 pour diminuer la dette, parce que nous refusons de la laisser porter par nos enfants et nos petits-enfants.

Certes, la conjoncture est particulièrement dure : hausse des taux d’intérêts qui augmente mathématiquement la charge de la dette publique à valeur constante, baisse des impôts qui suit la baisse de la croissance, hausse des charges avec l'emballement du cours du pétrole et des matières premières, ces trois paramètres sont indépendants de la volonté politique.

Certains, à l’intérieur de la majorité même, plaident pour un plus grand laxisme : il serait nécessaire d’injecter davantage de fonds publics pour relancer l’économie afin d’éviter la récession et le chômage. Il faudrait donc remettre à l’honneur les aides en tout genre pour les entreprises, les emplois aidés à tout crin et la dépense publique comme moteur de la croissance ? Je ne suis pas du tout d'accord ! Et je ne crois pas que le Président , le Gouvernement et le Parlement  écouteront ces sirènes du court terme.

Revenir à l’équilibre budgétaire par un juste emploi des fonds publics est toujours d’actualité : nous tiendrons nos engagements.

Il faut lire avec le plus grand intérêt les observations de la Cour des Comptes et de son président Philippe Séguin, dont la fonction est d’éclairer le Gouvernement et le Parlement sur le coût et l’efficacité des politiques publiques.

Cela permet de comprendre pourquoi nous devons cesser d’ajouter de la dépense à la dépense et changer profondément notre démarche budgétaire : il faut définir l’objectif pour ajuster les moyens.

Par exemple, les exonérations de charges sur les bas salaires ont coûté 20,6 milliards d’euros au régime général de la Sécurité Sociale en 2007 (en comparaison, toujours en 2007, les exonérations pour heures supplémentaires, votées à l’été 2007, se sont élevées à 614 millions). Ces exonérations de charges, après la loi Fillon de 2003, concernent tous les salaires jusqu’à  1,6 fois le SMIC. Or le SMIC a augmenté en euros constants de 23,5% entre 1998 et 2007, ce qui explique principalement le coût de ces exonérations aujourd’hui. La seule mesure qui consisterait à baisser le seuil des exonérations à 1,3 fois le SMIC (au lieu de 1,6)  permettrait de trouver 7 à 9 milliards de ressources supplémentaires… Est-ce que cela ne répondrait pas suffisamment au soutien de l'emploi non qualifié ?

C'est ce que la Cour des Comptes recommande dans son rapport de septembre 2008 sur les comptes de la Sécurité Sociale : « réduire sensiblement la plage actuelle des exonérations générales et déconnecter leur seuil de sortie des évolutions du SMIC, en l’exprimant en euros ou en pourcentage du plafond de sécurité sociale ».

Ces exonérations de charge ont été votées notamment pour maintenir l’emploi des personnes peu qualifiées face au risque de délocalisations dans les pays à faible salaire. Or, si l’on regarde de près, elles profitent essentiellement aux services de proximité (commerce, restauration, hôtellerie), pourtant non susceptibles d'être délocalisés, et seulement pour 15 % à l’industrie manufacturière qui, elle, est en concurrence avec les pays à bas coût salarial. La grande distribution à elle seule représente environ 40 % de ces allègements de charges.

La vraie question qui se pose à notre pays, c’est de savoir s’il faut préserver l’emploi peu qualifié ou développer la qualification des personnes peu qualifiées. Voilà l’enjeu de la réforme de la formation professionnelle qui est lancée.

Enfin ces allègements de charges ne bénéficient pas aux entreprises moyennes notamment industrielles, qui sont celles qui manquent le plus à notre économie, parce qu’elles emploient la plupart du temps des salariés bien formés : ce sont la compétence et l’innovation qui sont essentielles pour elles, pas le faible coût salarial.

Le Parlement a désormais, depuis la réforme constitutionnelle de l’été 2008, un véritable pouvoir sur la définition de la politique économique et budgétaire. Il est déterminé à s'en saisir dès cet automne, comme l'ont affirmé tant Jean-François Copé que Gérard Larcher aux journées parlementaires de l’UMP à Antibes .

Au Parlement comme à l’UMP, lieu de débats et « gardien des promesses », l’objectif reste la réduction de l’endettement  de notre pays pour une économie plus compétitive dans la mondialisation.

Commentaires

Monsieur Sur mon blog j'avais écrit une longue lettre à votre attention parce que je n'avais pas d'adresse e mail où j'aurais pu vous l'adresser.
Il semblerait que vous n'ayez pas eu l'occasion de la lire. Dommage !

Je vois que vous avez aimé L Gaudé... je vous recommande le tout dernier La Porte des Enfers... et pendant que j'y suis... tous les autres.
Et Nancy Huston, y avez vous goûté ? Un vrai bonheur.
Je n'aborde pas de sujet politique parce que nous ne naviguons pas dans la même barque... mais la lecture n'a pas de frontière.

Ecrit par : Françoise | samedi, 04 octobre 2008

Quelques infos qui nous viennent de l'UE :

**Une bonne nouvelle, tout d'abord, pour la France !

Le Commissaire au commerce, Peter Mandelson, doit retourner au Gouvernement britannique, car Gordon Brown remanie ce dernier en Gouvernement de crise. Comme Mandelson est "pair" et non "député" il est tenu d'obéir. A sa place, Gordon Brown désire envoyer la baronne Ashton d'Upholland, une pince sans rire de première classe selon un "proche" de Monsieur Brown...Qui a l'évidence est ravie de s'en débarrasser. Toutefois, la baronne pourrait ne pas avoir le même poste que Monsieur Mandelson (notamment pour les négociations à l'OMC) car la dame a surtout été choisi pour plaire à la commissaire à la communication...Qui au milieu de plusieurs homologues masculins réclamait depuis longtemps...Une "amie".

Si l'on en croit certaines rumeurs, dans les couloirs de Bruxelles..."quelqu"un" pourrait bien, en France, prendre la charge du commerce, et notamment les négociations à l'OMC. Ce "quelqu'un" pourrait être Monsieur Jouyet, qui désire depuis longtemps assumer des tâches de commissaire et qui...Opportunément?...A déclaré dans la presse récemment, avoir envie de quitter le Gouvernement. Très apprécié à "Bruxelles", Monsieur Jouyet a en effet quelques chances. Reste à savoir si Monsieur Sarkozy soutiendra sa "candidature"...Ou bien, si pour "plaire" à Messieurs Brown et Berlusconi (un "ami" de ce dernier voudrait bien le poste)...Le Président abdiquera.

**Harmonisation européenne

Les policiers des Etats de l'UE pourront bientôt interroger des suspects dans n'importe quel Etat membre. Europol, dont la base juridique sera renforcée pour devenir une agence Eu-financée, aura de nouvelles possibilités d'interroger les suspects qui ont été reconnus comme impliqués dans un crime affectant au moins deux Etats membres.

**Travailler moins pour gagner plus : le "nouveau" credo des parlementaires européens

Volkskrant (presse) note qu'une note qui a "filtré" du bureau de la vice-présidente, Diana Wallis, du Parlement européen, prouve que plus de 60 parlementaires ont signé pendant des mois, sinon des années (le manège ayant apparemment commencé en 2002) un registre attestant de leur présence lors de la session mensuelle de PE à Strasbourg le vendredi. Problème...Depuis 2002...Le PE ne s'assemble pas le vendredi ! Le coût des "journées du vendredi" aurait couté 820.000 euros aux citoyens depuis 2002.

**Pacte d'immigration

Une partie centrale de plans de la présidence de l'UE de Sarkozy, le pacte d'immigration, aura peu d'effet selon l'analyse par l'économiste. La stratégie principale du pacte est de coordonner l'immigration et de mettre à une extrémité à l'amnistie des immigrants illégaux de différents Etats membres.

The Economist signale que le système à cartes bleu proposé, basé sur la carte verte américaine et conçu pour attirer plus fortement - les migrants habiles, serait inefficient de `et l'exécution des départs serait « lente et coûteuse ».

**La sur réglementation de l'UE plombe sa croissance. Et c'est l'UE qui le dit ! http://www.bbc.co.uk/blogs/thereporters/markmardell/2008/09/too_much_paperwork.html

Retour en France :

**La France en difficulté...

Hier, l’Insee a rendu publique sa nouvelle prévision de croissance pour la fin de l’année. Après un second trimestre à - 0,3 %, le troisième et le quatrième trimestre 2008 devraient enregistrer une baisse du PIB de - 0,1 %. La récession étant définie par les économistes comme deux trimestres consécutifs de croissance négative, si ces prévisions se confirment, rien ne sert de se voiler la face : la France est en récession.

Si le Gouvernement pouvait cesser de jouer sur les mots...Ce serait bien. Car plus on rend "tabou" un mot...Plus on panique ! C'est mathématique. C'est le phénomène de la peur. Une fois qu'on a identifié sa peur, et qu'on l'a nommé, il est beaucoup plus simple de faire face, car on connait celle ci, et on peut dès lors raisonner à comment ne plus en avoir peur.

**Le Gouvernement fait un budget sans compter l'UE...

L'UE, nous dit on en permanence, fait partie de notre vie. Ne serait il pas bon, dès lors, de la retrouver dans les finances de l'Etat ? On trouve bien la Francophonie ou le coût du développement des pays que nous "aidons" (en fait nous aidons surtout les "dirigeants" de ces pays, pas forcément démocratiques, à s'enrichir, mais bon...) pourquoi pas l'UE ?

Chaque année la France verse 19,3 milliards d’euros et en récupére 12,8 milliards. S’y ajoutent d’autres dépenses “européennes”telles que notre contribution au Fonds européen de développement (738,3 millions), les refus d’apurement des amendes communautaires infligés à la France – parce que ses dirigeants n’ont pas le courage politique de transposer les directives de Bruxelles résultant des traités qu’ils ont signés – (837 millions en 2008), ou les corps militaires européens permanents (11 millions), à l’utilité discutée

En plus de ces dépenses importantes, on peut noter que l’État est transposeur et exécuteur des quelque 175 000 pages de directives et règlements européens en vigueur. L’ensemble de ces tâches administratives représente un coût de 10 à 15 milliards d’euros par an. À quoi il faut ajouter la charge administrative induite par cette législation européenne pour les entreprises françaises : 37 milliards par an.

La politique européenne n'est pas à part, dans le budget de la France, et à ce titre, comme toute politique, elle se doit d'être analysée, étudiée, par le Parlement, et contrôlée par ce même Parlement...Puisque (merci les parlementaires de 1789 !) les parlementaires, comme les citoyens, se voient reconnaitre le droit de demander des comptes à tout "agent public" de son "administration". Comme les commissaires européens sont des "agents publics"...Le Parlement national peut à tout moment les interroger (comme il le fait pour les Ministres...Et on l'espère le fera encore plus, maintenant que les parlementaires semblent, enfin, s'intéresser à leur mandat)...Et poser des questions sur la "necessité de la dépense publique" à son égard...Comme (et on espère le voir de manière plus concertée) ils le font (rarement mais de temps en temps tout de même) sur les politiques publiques "nationales".

A quand une telle évaluation des politiques communautaires en France ? A l'heure où l'on cherche des fonds, ne serait ce que se poser la question de l'effiscience de certaines politiques publiques, qu'elles soient nationales ou européennes, sinon internationales, pourrait s'avérer très valorisant pour le Parlement, et preuve de sérieux...De la part du Gouvernement.

**Et les Français sont une fois de plus en contradiction avec eux mêmes...

Selon un baromètre Ipsos-20 Minutes, 61% des personnes interrogées estiment qu'elles sont mieux informées de l'actualité par la télévision, suivie de la radio (34%), la presse écrite (34%) et internet (16%).

Néanmoins,

60% préfèrent disposer d'une "information factuelle, afin de (se) forger ensuite (eux-mêmes) une opinion" contre 36%, qui préfèrent une "information déjà analysée même si elle peut parfois être orientée par l'opinion du journaliste"
82% juge important que les médias favorisent l'interactivité avec leur public
61% pensent qu'une "information que l'on obtient gratuitement est d'aussi bonne qualité que celle que l'on paye" (contre 28%).

**Et proclament leur amour de la France...

Selon un sondage publié par le mensuel Corsica, 89% des Corses ne souhaitent pas que la Corse devienne indépendante.
Parmi eux, 59% de sympathisants “nationalistes” sont également pour rester dans le giron français.

Et pour finir, le moment d'humour :

**Titre d’une dépêche de l’AFP :

"Les sourds manifestent à Paris pour le droit de téléphoner."

Non, ce n’est pas une blague.

**Petites historiettes :

Ce sont des policiers qui font des contrôles sur la route. Quant arrive le commandant desdits policiers qui attrape l'un des policiers qui tient un portable :
"il faut arrêter trafiquants, truants, dealers".
Le policier prend son portable :
"bougez vous ! Le chef veut qu'on arrête les trafiquants et les truants".
Le chef le coupe :
"les dealers".
Interloqué, le policier se tourne tout sourire vers son chef
"les trafiquants, les truants, j' leur ai dit chef !

Des policiers font des contrôles sur la route. L'un d'eux, qui doit s'absenter s'adresse à son collègue.
"il faut arrêter tous ceux qui ont de la cocaine, du crack, et de l'héroine".
Une demi heure plus tard, le policier qui s'était absenté revient.
"alors, vous en avez arrêté beaucoup"?
"non personne" lui répond l'autre.
"comment se fait il. C'est une route où on en prend beaucoup pourtant. Avez vous bien suivi mes consignes?"
"Ho oui ! On leur a demandé s'ils avaient de la cocaine, du crack ou de l'héroine. Mais ils avaient que du chit !"

Ecrit par : seb | samedi, 04 octobre 2008

Budget 2009 : les petites astuces du Gouvernement pour faire avaler la pilule au Parlement

1. Surestimer la croissance pour majorer les recettes :

Chaque année, le ministre de l’Économie en exercice nous annonce une belle croissance. Chaque année, la croissance effectivement constatée s’avère inférieure à celle annoncée. Il y eut une exception en 2004 : Bercy s’était tellement trompé au cours des années récédentes que, cette fois-là, il avait publié une prévision basse !
L’exercice 2008 en cours révèle un grand décalage avec l’hypothèse de croissance (2,5%) qui a guidé l’élaboration du budget de cette année. Le 15 juillet dernier, le ministre de l’Économie, Christine Lagarde, annonça une croissance « plus près de 1,7% que de 2% ». Le 7 septembre, elle rabaissa encore ses prévisions, situant la croissance « sans doute autour de 1% ». Elle met la dégradation de la conjoncture internationale en avant pour expliquer ce ralentissement économique. Au bout du compte, les contribuables paieront, une
fois de plus, le déficit supplémentaire, qui viendra gonfler la dette, c’est-à-dire les dépenses de demain.

2. Sous-évaluer la dépense pour mieux la faire accepter

Les objectifs de solde budgétaire et de progression de la dépense publique, que les parlementaires sont seuls habilités à fixer, ne sont jamais tenus. Le gouvernement sous-estime systématiquement le
montant de la dépense publique dans le projet de loi de finance qu’il soumet chaque année à l’approbation du Parlement. Les représentants de la Nation ne devraient pas voter une loi de finance fondée sur des estimations non sincères.
La loi de finance 2008 a prévu 271,8 milliards de dépenses. Rendez-vous à la fin de l’année pour mesurer le décalage avec la réalité.

3. Donner l’illusion d’une stabilisation des dépenses en les décentralisant

Depuis 1982, la décentralisation a bon dos : elle permet chaque année à l’État de transférer un nombre important de ses dépenses aux collectivités locales. Mais pour les contribuables, le problème reste inchangé. Une dépense engagée, c’est une charge à régler et
un impôt de plus à payer ! La preuve : entre 2004 et 2007, les dépenses des collectivités locales augmentèrent de 40,4 milliards
d’euros alors que les dépenses de l’État ne diminuèrent sur la même période que de 17,8 milliards d’euros. Et les dépenses de la Sécurité sociale ne cessent d’augmenter elles aussi. C’est aux contribuables qu’il incombe de payer la note, immédiatement ou plus tard (gonflée dans ce cas des intérêts).

4. Laisser présager qu’il n’y aura pas de création de nouveaux impôts.

Lorsqu’elle est devenue ministre de l’Économie, en juin 2007, Christine Lagarde a de facto accepté la feuille de route du président de la République : « Nous ne créerons pas de nouveaux impôts », avait promis Nicolas Sarkozy. Aussi, en juillet 2007, déclara-t-elle à l’Assemblée nationale : « Il faut que le travail paye. » Ce qui nécessite un allègement de cette pression fiscale outrancière qui prive
les travailleurs du fruit de leurs efforts.

Mais, depuis juin 2007, une quinzaine de nouvelles taxes ont été votées ou annoncées. En voici quelques-unes :

Votées :
• Contribution patronale sur les stocks-options (250 millions), pour
réduire le trou de la Sécu, grevant les stock-options distribuées
après le 15 octobre 2007.
• Taxe exceptionnelle sur les compagnies pétrolières opérant
en France (150 millions).
• Taxe sur les poissons, crustacés et mollusques (80 millions),
pour aider les marins pêcheurs.
• Taxe sur les ordinateurs et clés USB (30 millions) votée en juillet
pour défendre la propriété artistique, frappant les particuliers.

Annoncées :
• Cotisations retraite (1 milliard de plus par an jusqu’à atteindre
4 milliards en 2011), pour réduire le déficit de la Sécurité sociale.
• Taxe de 1,1% sur les revenus du capital (1,4 milliard d’euros),
pour financer le RSA.
• Taxe sur les mutuelles et les complémentaires santé (1 milliard),
pour réduire le déficit de la Sécu.
• Taxes sur les opérateurs de télévision, de téléphonie et
d’Internet, pour financer la suppression de la publicité sur les
chaînes publiques : dès 2009, 0,9% du chiffre d’affaires des
opérateurs de téléphonie mobile et des fournisseurs d’accès
à Internet (400 millions) seront prélevés, et 3% des recettes
publicitaires des chaînes privées (80 millions).

Les questions à se poser :

Un élu vraiment responsable (çà doit encore exister !) peut il accepter pour le vote du budget 2009, une croissance totalement hypothétique ?

Les élus vraiment responsables vont ils enfin prendre le contrôle de la dépense publique, au lieu de laisser l’administration n’en faire qu’à sa guise une fois de plus ?

Les élus vraiment responsables peuvent ils accepter d’être complices
de cette fausse maîtrise des dépenses ?

Réponse au moment du vote du budget. On saura à ce moment là (il reste un espoir!) si les élus se considèrent comme étant les représentants d'un Peuple Souverain, qu'ils doivent servir au mieux...Ou bien comme les membres d'une Chambre d'enregistrement...A la différence prêt que celle de 1788 était beaucoup plus rebelle que ne le saura jamais le Parlement de 2008.

Ecrit par : seb | dimanche, 05 octobre 2008

bonjour
le deuxiéme post de Seb est clair mais apporte peu de solutions. Je reste modeste, j'en ai peu aussi.
l'abattement sécu sur les salaires : réduire le seuil de 1,6 fois le SMIC, peut étre justifié mais attention aux changements permanents de seuils qui désorganisent la gestion des entreprises et nuisent à la crédibilité des ministres.
L'industrie touristique est elle "non délocalisable" ? bien sur que non, elle l'est tout à fait. Certes les hotels ne peuvent bouger mais les touristes font des choix basés aussi sur les couts et vont visiter d'autres pays. Notre industrie touristique ne donne pas tout ce qu'elle pourrait rapporter, pourquoi ? taxes d'aéroport exorbitantes, taxis introuvables, prix des transports aéroports-Paris déments, restaurant couteux par rapport aux autres pays et qualité à revoir. Monuments mal mis en valeur (les voitures traversent la cour du Louvre).etc.;
Smic à deux niveaux : il est urgent de créer un smic pour les départements à faible niveau de vie, c'est le seul moyen de dynamiser les secteurs agricoles à forte intensité de main d'oeuvre et les usines perdues dans les campagnes. On voit trés bien la carte de répartition des médecins : ils délaissent les zones rurales. Pourquoi est ce que les cadres des usines ne feraient pas de même ? Quel est l'avantage concurrentiel de la campagne perdue pour une usine ? au contraire, autour de paris, il y a les autres fournisseurs et l'énorme potentiel d'ingénieurs préts à bosser dans l'usine. Il en découle : Encombrement des transports, des logements etc..
Bonne nouvelle : le gouvernement veut délocaliser l'Insee à Metz. C'est urgent, il y a trop d'administrations à Paris. Pourquoi ne pas les privatiser ?

Ecrit par : Jérémy | dimanche, 05 octobre 2008

"Or le SMIC a augmenté en euros constants de 23,5% entre 1998 et 2007"

Si le smic a augmenté de 23.5 % c'est que l'indice dont il est rattaché a lui aussi augmenté de 23.5 %. NS travaille pour qu'il soit désormais attaché à une unique augmentation annuelle. Si l'inflation et l'indice ne galopaient pas, le smic ne ferait pas lui aussi des bons.

Sur les différences de traitement pas branche du smic, je rappelle quand même qu'il y a justement 17 smic en france pour pallier ce genre de souci. Beaucoup l'ignore, mais pas dans les cabinets comptables ou l'on s'arrache les cheveux. La multitude des conventions collectives et smics ont été créés justement pour rétablir les inégalités dont Mr Devedjian parle. Si effectivement ce système ne marche pas ou plus, le remplacer par un autre est une bonne chose, encore faut-il être certain que c'est l'emploi non-qualifié qui pose problème.

De plus en plus de caissières, de vendeuses, de serveuses ont le bac +2 voire des licences, qui ne servent justement à rien dans l'activité de l'entreprise où ils travaillent et sont donc considérés non-qualifiés. Il m'a été donné de voir une vendeuse "Master" alors que sont patron n'avait même pas le BEPC. Est-ce l'emploi non qualifié qui est en cause ou notre "Bac à tout prix" de Mr Mitterand qui a planté les filières ??????? La répartition de nos emplois en fonction des filières de qualifications correspondantes sont à contrario en France. En France on continue toujours à former sur le tas pour une profession , ce qui arrange bien les patrons. Le développement des VAE à montrer aussi ces limites, pour 70 % des dossiers acceptés et validés en 2006 seulement 10 % ont obtenus une augmentations de salaires de par la reconnaissance de leur diplôme par le DRH respectueux de la Convention collective de l'entreprise.

Paradoxalement certaines Entreprises autodidactes qui ont eu une réussite fulgurante négocient des salaires au-dessus du smic dès l'entrée pour des emplois non-qualifiés.

Ecrit par : Maud | lundi, 06 octobre 2008

Ce blog est toujours aussi formidable et nos élus également...
Maintenant, on regarde s'il ne faut pas revenir sur les allégements de charge accordées aux entreprises. Ce n'est pas faux, il faut réflechir à l'efficacité des politiques publiques d'aide aux entreprises (qui nous coutent une fortune, soit dit en passant).
Mais si on regardait aussi les autres postes de dépenses, dont on SAIT qu'ils ne servent à rien... mais sont trop sensibles politiquement pour nos gouvernants dont le courage n'a d'égal que leur clairvoyance.

Ecrit par : CPM | lundi, 06 octobre 2008

Débat sur la riposte graduée :

Le Parlement européen a rejeté, très récemment la riposte graduée. Rappelons que la riposte graduée n'est rien d'autre qu'un dispositif de sanction aboutissant à la coupure de la connexion internet à la suite de 2 avertissements par émail dans le cas du telechargement du moindre MP3 par un internaute... Pour être mise en oeuvre , il est nécessaire de surveiller l'ensemble des internautes.

En Juillet dernier, cette tentative orwellienne de Malcolm Harbor de mettre en place un système de surveillance généralisé de tous les internautes, avait fait polémique.

Le tollé déclenché par cette affaire avait conduit de nombreux internautes à écrire à leurs Eurodéputés sur leurs craintes par rapport au viol manifeste que constituerait la mise en place d’un tel dispositif de contrôle de la vie privée. Ces derniers ont répondu favorablement en votant massivement un amendement ( le n° 138) garantissant cette liberté fondamentale du droit à la vie privée.

Toutefois fidèle à son fonctionnement la commission de Monsieur Barosso n’a eu aucune honte pour demander le retrait de l’amendement 138 a peine adopté.

On vient d'apprendre, par ailleurs, le voeu de Monsieur Sarkozy (qui n'est pas "Président de l'Europe" mais seulement Président du "Conseil de l'Europe") d'interférer sur la législation européenne...Une fois celle ci adoptée !

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/10/06/01002-20081006ARTFIG00495-sarkozy-prend-la-plume-contre-le-telechargement-.php

La Chine serait elle, désormais, le "modèle" à suivre ? Il est vrai qu'à défaut d'EDVIGE...La "riposte graduée" pourrait permettre de ficher tous les internautes ! Et cela sans leur consentement ! Et aux mépris des LIBERTES FONDAMENTALES DE LA DECLARATION DE 1789...Dont Monsieur Sarkozy semble oublier qu'il est...En principe...Le garant !!

Ecrit par : seb | lundi, 06 octobre 2008

la question d ela formation est mal posée:
La vraie question qui se pose à notre pays, c’est de savoir s’il faut préserver l’emploi peu qualifié ou développer la qualification des personnes peu qualifiées.
D'abord le mail de Maud ci dessus montre que le chomage n'est pas un probléme de formation mais de création d'entreprises. Ensuite c'est ni l'un ni l'autre mais l'un et l'autre qu'il faut former car il n'y a pas deux économies mais une seule.
Dans le programme de formation du 92, il manque les formations qualifiées et en particulier toutes celles liées à l'informatique et aux télécoms. Ce secteur évolue tellement vite qu'à 40 ans les acteurs ont besoin de remises à niveau sur tous ces outils. Le 92 s'est doté d'un remarquable programme de développement de la fibre optique mais il n'y aura pas le personnel pour le mettre en valeur.

Ecrit par : Jérémy | mardi, 07 octobre 2008

Un symbole qui passe inaperçu : lasse de voir ses clients attendre les taxis à la sortie des gares, la SNCF va créer à Paris une flotte de 200 taxis en rachetant des licences à des compagnies de taxis.
D'abord , la SNCF va racheter au prix fort des licences à de grandes compagnies, et on nous faisait pleurer sur les économies des petits artisans taxis !:
ensuite cela prouve bien l'énorme probléme économique que pose cette pénurie organisée au profit de quelques uns. Non seulement nous avons raté l'occasion de créer sans difficulté plus de 5 000 emplois mais en plus cette pénurie est bien un frein à l'activité économique des uatres secteurs.

Ecrit par : Jérémy | mardi, 07 octobre 2008

Luxembourg et autres paradis fiscaux
en Europe, chaque pays va devoir soutenir ses banques. Le Luxembourg en sera incapable. Tous ceux qui échappaient à l'impot dansce pays vont avoir trés chaud. Finalement la crise est plutot une bonne chose.
et je ne parle pas de Monaco et autres scandales économiques. On ne peut pas toujours gagner.
Merci Sarko de ne pas organiser de solidarité européenne.

Ecrit par : Jérémy | mardi, 07 octobre 2008

La dette du pib est présente depuis 1975......Ca nous ramène à VGE CHIRAC ET FOURCADE.......Je crois que Sarko ne fera pas beaucoup mieux que ses prédecesseurs même si la crise ne lui facilite pas les choses.......2012 c'est déja perdu pour la dette monsieur devedjian.

Ecrit par : alexou | mardi, 07 octobre 2008

Bonjour ,

Au moment ou la crise financière neutralise des hommes, femmes , jeunes et vieux , l'Afrique est malheureusement oubliée.

Pour la première fois, des économistes africains donnent leurs solutions concernant la dette africaine dans un ouvrage de référence pour qui s'intéresse à l'économie africaine.
Selon monsieur Désiré Mandilou la dette entre pays ne se rembourse pas ! Il le démontre dans sa contribution à l'ouvrage collectif
"LA DETTE AFRICAINE L'ÉTAT DES SAVOIRS par MANDILOU DÉSIRÉ".

http://www.myspace.com/desiremandilou


Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : patrick | mercredi, 08 octobre 2008

La situation actuelle se résume très clairement :

Quelques spéculateurs voraces ont mis la finance mondiale en danger. Ceux la ne seront jamais inquiétés et pourront continuer à jouer.

En revanche, les contribuables, qui n'ont rien demandé, vont payer les pots cassés.
L'état renfloue une banque privée, Dexia, à hauteur de 3 milliards d'euros, et l'état va privatiser la Poste....

Ce qui a été écrit sur ce blog est juste :
On privatise le profit au profit de quelques uns et on nationalise la dette payable par les contribuables.
Le bolchévisme n'aurait pas fait mieux.

Quant à Mr Sarkozy, il disait pendant la campagne que les français n'étaient pas assez endettés, pour dire l'exact contraire maintenant.

Aucune ligne de conduite, aucune éthique, comme le capitalisme qui se meurt.

Ecrit par : Pierre | mercredi, 08 octobre 2008

Monsieur Devedjian,
Par quelle perversion du raisonnement le Président a-t-il pû prendre cette décision (communiqué de l‘Elysée repris dans Le Monde) :
"Le chef de l'Etat a décidé de relever le plafond de ressources ouvrant droit à la garantie que l'Etat apporte aux crédits immobiliers des ménages via les "prêts d'accession sociale". Ainsi, 60 % des ménages contactant un crédit immobilier deviendront éligibles à cette garantie contre seulement 20 % aujourd'hui". Le communiqué ajoute "pour les banques, cette mesure permettra d’augmenter le volume des actifs de qualité éligibles à un refinancement à coûts bas".
Perversion ou ignorance de ma part d’une mesure qui serait inscrite dans la Constitution ou la Déclaration des Droits de L’Homme (chère à certains), et instituant l’obligation que chaque individu soit propriétaire de son logement ??

Alors que la crise financière a sa source directe - aggravée par des spéculations hasardeuses et incontrôlées - dans les errements de gouvernements américains ayant garanti depuis Carter des prêts souscrits par des clients à risque, à la limite de l’insolvabilité, nous nous apprêtons à en faire autant ?? En pleine crise ?
Marchons-nous sur la tête ? Avons-nous élu Nicolas Sarkozy pour qu’il fasse une politique d’ultra-gauche ?? Déjà, le droit opposable au logement…mais là, on dépasse vraiment les bornes !
Et je ne parle pas de cette autre décision ubuesque, de racheter 30 000 logements dont la construction n’a pas été lancée……faute d’acquéreurs potentiels !! Par ici les rossignols, les Français encore solvables (et corvéables), leurs enfants et petits enfants paieront.

Où est le libéralisme promis, où sont la bonne gestion et "le juste emploi des fonds publics" ??

A quand un Etat garant, édictant les règles et s’y conformant le premier et non pas un Etat gérant, s’immisçant dans tous les rouages de la vie des citoyens ?

Ecrit par : Augustine | mercredi, 08 octobre 2008

C'est la folie mondiale, la CONFIANCE a totalement disparu.
Les banques ne se prêtent plus entre elles, l'argent sale s'est infiltré partout.


Et chez nous,
LA DETTE CONTINUE D'ENFLER COMME UNE BAUDRUCHE !

Le déficit commercial français sur 1 an est de 51,319 milliards d'euros.
Le déficit commercial pour le mois d'août est de 5,379 milliards d'euros.

La stagflation est là : croissance ZERO + Chômage élevé (et ce n'est pas fini) + augmentation des prix = On va droit dans le mur.

Mais le plus incroyable, c'est que le gouvernement continue de perfuser avec l'argent du contribuable, des emprunts, des taux aléatoires.............. et on injecte des milliards de papier, pendant que l'assemblée nationale débat pour savoir qu'elle sera la meilleure "ficelle" pour financer le RSA.

N Sarkozy voulait la rupture, c'est le moment. Qu'il démine les les dépenses publiques. Et que l'on arrête de "pondre" tous les jours des lois d'état interventionniste et socialiste.

C'est drôle, j'étais en Patagonie, et sur les côtes, des milliers de pingouins, des centaines de lions de mer, j'ai tout de suite pensé à notre armée de fonctionnaires, de sénateurs et de parlementaires.

Basta.

Ecrit par : carole | mercredi, 08 octobre 2008

Augustine,
Nous avons posté en même temps, merci de m'apprendre les dernières news de plus en plus dramatiquement ubuesques.

Je ne sais ce qui se passe avec les conseillers de N Sarkozy, mais je crois qu'ils sont tous tombés sur la tête. Il y en a un qui doit se frotter les mains, c'est Besancenot !
Ah non, que l'on ne me dise pas, que l'ouverture irait jusque là !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : carole | mercredi, 08 octobre 2008

Bah... Carole !
Les conseillers ?
Je ne sais plus que penser : j'ai l'impression que l'interventionisme de l'Etat est une maladie génétique de nos gouvernants. Même quand ils abordent leurs mandats avec la volonté (que je crois sincère au départ) de libéraliser le carcan qui nous fait crever, ils se retrouvent quasi-bolchéviques en quelques mois. Un gri-gri dans l'air ?
Et la gauche qui continue à traiter ce gvt de néo-libéral : ce serait drôle si ce n'était pas mortel !
Je suis en ce moment, et après de telles déclarations, au-delà de la colère : fataliste. Je crois qu' il faut se résoudre à voir notre pays devenir cette incongruité planétaire, une réserve que les touristes viendront visiter en suivant les seuls habitants restant : les guides (fonctionnaires) qui n'auront pas fui !

Monsieur Devedjian,
L'Etat va aider (!) les TPE et PME à pouvoir obtenir du crédit pour fonctionner ? J'ai un exemple concret : refus absolu du banquier d'octroyer un modeste prêt, même avec une hypothèque sur le domicile du chef d'entreprise, ce bien immobilier étant pourtant entièrement payé.
Vous pourrez nous donner la marche à suivre (simple, je suppose, comme d'habitude en France), avant les milliers de faillites qui s'annoncent autrement ?

Ce serait plus urgent et intelligent dans un premier temps, que de permettre à 60% des particuliers d'obtenir un crédit garanti par l'Etat - ce mot commence à me donner des boutons - pour accéder à la propriété....et qui ne paieront pas lorsque leur entreprise aura coulé....
Mais "l'Etat" paiera pour eux, suis-je bête !

Ecrit par : Augustine | mercredi, 08 octobre 2008

@ Pierre
Non, ce ne sont pas quelques spéculateurs qui nous ont conduits où nous sommes. C'est un délire collectif, dans lequel les gens ont acheté à crédit des biens qu'ils n'avaient pas la capacité de payer. Le tort des établissements financiers est évidemment de leur avoir prêté, mais les individus ne comprenaient pas que payer 10.000€ le m2 à Paris, c'était n'importe quoi. Et si la banque ne leur prêtait pas, et bien ils en changeaient. Personne n'a jamais forcé personne à prendre un crédit, mais quand on commence à considérer que tout devient un droit, forcément on termine dans le mur... Dois-je rappeler les discours de NS sur les crédits rechargeables qui tuent en ce moment le Royaume-Uni ?
Alors voilà, la fête est finie, on range les cotillons et tout le monde se réveille avec la gueule de bois. Ceux qui se sont comportés comme des crétins vont manger des pâtes pendant la durée restante de leur crédit et c'est normal, je ne vais pas pleurer pour eux.
Ce qui me chagrine plus, c'est pour ceux qui n'ont, parfois en connaissance de cause, souvent par contrainte, pas pris part à ce délire collectif et qui vont probablement devoir s'acquitter de la facture comme les autres.

Ensuite, que dire des mesures prises par Sarkozy ?
Tout simplement qu'il ne comprend strictement rien à l'économie, qu'il n'en appréhende même pas les bases les plus éloignées, de même que tous ses conseillers d'ailleurs. Ma femme de ménage serait sûrement plus apte à prendre des décisions de bon sens.
L'idée même, comme le souligne Augustine, d'acheter 30.000 logements dont personne ne veut est d'une telle absurdité que même Brigitte Fontaine pourrait prétendre au Nobel d'Economie. Tout ca pour sauver des emplois à court terme qui ne demanderont qu'à disparaître dans 12 mois, puisqu'il n'y a strictement aucune demande économique réelle derrière... L'Etat se retrouvera propriétaire de villages fantomes dans la banlieue de Béziers ou de Périgueux pour sauver des promoteurs immobiliers qui ont ignoré les régles du bon sens. C'est de l'argent qu'on ne reverra JAMAIS... Il aurait encore mieux valu acheter des yachts de luxe et les couler afin d'en faire des récifs coraliens artificiels, au moins ça aurait fait des beaux sites de plongée...

Qu'on sauve les banques, ok, du moins en prenant part à leur capital et en diluant les actionnaires, puisque cela est nécessaire pour sauver le système. Mais le reste, c'est la règle du capitalisme. Les promoteurs ont pris des risques inconsidérés, alors je ne vois pas pourquoi mes impôts devraient les aider. Ils doivent mourrir et d'autres les remplaceront en temps voulu.

Ah... et sinon, bravo d'avoir insulté Trichet et de l'avoir forcé à baisser les taux aujourd'hui... C'est une grande réussite... comme d'habitude.
Heureusement qu'il était encore là pour tenir la baraque. La question, c'est pour combien de temps, vu qu'il ne plaît pas au prince...

Ecrit par : CPM | mercredi, 08 octobre 2008

Vous voyez finalement, Augustine, l'état s'engage garant pour tout et leur unique credo est : crédit, assistanat, abrutissement, insolvabilité, déresponsabilisation, sornettes, flopée de taxes vertes, tellement vertes que le cerveau de nos concitoyens est en mort cérébrale.

Je ne suis pas fataliste, je suis furieuse.
Récemment, j'ai rencontré 1 notaire, 4 ingénieurs, 2 architectes, 5 jeunes diplômés d'école de commerce, 1 pharmacienne, qui ont fait leurs valises. Plus aucune confiance en notre pays. Rien à attendre et à espérer. Sont allés voir ailleurs si l'herbe est plus verte.
Cela fait peine, mais je crois que l'ogre étatique que N Sarkozy est en train de construire, dans la continuité des gouvernements précédents, va en faire fuir plus d'un. Surtout quand je vois qu'il concocte une loi sur les stocks-options (vu l'état de la bourse en ce moment, il y a de quoi rire) et obligation d'intéressement pour les petites entreprises.

Il pouvait prendre des mesures sévères, il a manqué de courage, et la France va sombrer.
Finalement, le plus courageux c'est Fillon, qui a oser dire que les caisses étaient vides. En fait, vides pour l'investissement (la preuve avec les fonds de la CE), mais pour les fonctionnaires, aucun problème, l'hémoragie continue.

C'est quand même dingue, l'état fustige sans cesse l'argent, mais ne cesse d'en réclamer au pauvre contribuable.

Ecrit par : carole | mercredi, 08 octobre 2008

@ CPM

Conseillers ? J. Stiglitz

Je tousse...........................................


http://www.objectifliberte.fr/2008/10/stiglitz-embras.html

On n'est pas sortis de l'auberge !

Ecrit par : carole | mercredi, 08 octobre 2008

La promesse sur les fonctionnaires : revenir à leur nombre de 1981, avant Mitteux.
Ce qui signifie la suppression d'un million d'entre eux. La France d'alors n'était pas sous-administrée que je sache, et l'apparition puis la généralisation de l'informatique doivent largement compenser la croissance de la population (dûe aux seules Françaises de souche, rappelons-le surtout :-)).
Au final ? Aucune suppression de postes la première année du mandat, et 31 000 prévus en 2009 !!
A ce rythme, il faudra 40 années....Alors que tout le monde autour de nous se plaint de la mauvaise qualité du service public qui nous pompe plus de la moitié du PIB, quand la même fonction publique représente à peine le 1/4 des dépenses dans les autres pays comparables !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Moi aussi, il m'arrive encore d'être - mais très - en colère, et de faire trembler le clavier !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ;-)

Ecrit par : Augustine | mercredi, 08 octobre 2008

Magnifique en effet, Carole.
Cela ne me surprend pas plus que cela, car les modèles mathématiques employés en finance ont tendance à sous-estimer les occurrences des événements extrêmes (étant pour la plupart fondés sur la loi de Gauss...)
C'est d'ailleurs pour ca qu'on paye (cher) des polytechniciens à Londres... afin d'affiner les modèles notamment aux extrêmes...
Mais soyons honnêtes, je ne demande pas à NS de comprendre une loi de Gauss (bien que ca soit du niveau d'une terminale B de mon époque). S'il savait déjà faire des additions et des soustractions, j'en serais profondément heureux.

Ecrit par : CPM | mercredi, 08 octobre 2008

CPM,

Je ne sais s'il connait la loi de Gauss, s'il la connaît, il a dû s'arrêter à la sémantique loi de distribution.
Distribution à tout va, sans compter, c'est plus simpliste.

Vous voulez du magnifique, cette fois , du sérieux : je vous conseille le blog de J-M Chevallier. Là, ce n'est pas ce que vous pouvez lire comme anneries dans nos gazettes en déclin, elles aussi.

Bonne lecture.

Ecrit par : carole | mercredi, 08 octobre 2008

Non CPM, il sait faire des soustractions....pas des additions ! alors les courbes de Gauss ! ! mais il s'en gausse ! et, en l'occurence,il joue avec les extrêmes !
Ne vous cassez pas la tête , vous allez voir que tout va rentrer dans l'ordre juste.....juste un peu de patience...tous aux abris ! l'orage va se clamer....
Vous allez dire " pourquoi et comment"......eh bien parce que les experts ont dit que la situation allair s'aggraver et que les couvertures de liquidités ne servaient à rien......
Dormez en paix ......les experts veillent sur vous !

Ecrit par : laporte | mercredi, 08 octobre 2008

Tous à vos abris................................;;

Nucléaires, Laporte ?
Une petite guerre remettrait de l'ordre dans tout ça.
Et dire que l'on n'a qu'un porte avion, ouf, on a la bombe, grâce à de Gaulle !


Le RSA est voté, bravo les pingouins !
HlkhhOIYHGDGFVCV.NB LKJI%LHJNVBNCFSRYGFJK/N NCBGFJLIHL§KBJHCGDKUJGKJNBNVGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR

Augustine, je suis comme vous.

Ecrit par : carole | mercredi, 08 octobre 2008

oh augustine, qui parle des médias dans un précédent post :

"Je ne me contente pas de la bouillie pré-mâchée des médias français, à la botte de la gauche française (dinosaurienne)...."
Tu as oublié de cité TF1 et le Figaro à la botte de la droite française (sarkosienne).
Fait attention, tu devrais de faire soigner pour ces troubles de la mémoire. Je te conseille des cliniques privées car dans les hôpitaux tu risquerais de rencontrer de méchants fonctionnaires....

Ecrit par : sarkoshowbizz | mercredi, 08 octobre 2008

Sarkotruc,

http://psychotherapeute.blogspot.com/2008/10/pays-de-cons.html

je vous fais un petit cadeau, sans attendre la réaction d'Augustine.
Cela me fait vraiment plaisir.

Lisez, vous vous reconnaîtrez.

Ecrit par : carole | mercredi, 08 octobre 2008

Ce qui est incroyable, c'est le manque de "bon sens" ! Dans ce fichu Gouvernement !

Concernant les "achats" (à crédit?) de logements, il est tout de même stupéfiant que personne (à l'Elysée comme à Matignon) ne se dise :
1) Je suis acheteur...Je vais donc attendre que la mesure passe...Pour que le prix baisse !
2) Je suis vendeur...Je vais donc attendre que la crise financière passe...Pour que le prix augmente !
3) Je suis l'Etat...Je vais donner du fric pour rien...Puisque je devrais revendre des logements, qui vont devoir être entretenu...A un prix moins avantageux !
4) Dans tous les cas, c'est le contribuable, qui pardonnez moi l'expression, se fait "baiser" !

Quant à la soit disant "aide" aux entreprises...Quelle blague ! Le Gouvernement veut aider les banques, point barre.

Sinon pourquoi serait il "normal" d'aider les banques quand elles se plantent...Et "normal" de ne pas le faire quand...A cause desdites banques idiotes et peu prévoyantes...Les petits artisans ou les particuliers...Eux...En prennent plein la figure ?

Au lieu d'injecter de l'argent aux banques...Qui de toute manière ne "prêteront" pas (car elles sont désormais méfiantes...Et puis au nom de quoi feraient elles du bénef sur l'argent public ?) Ne serait il pas mieux d'aider directement les entreprises et les particuliers ? En baissant, au prorata de la somme qu'on souhaitait consacrer à ces "générosités"...La pression fiscale ou bien le prix de l'essence (la majorité du prix provient de la TVA + TIPP ! Et là "Bruxelles" n'est pas en cause !) ?

Monsieur Sarkozy a annoncé un plan d'aide de 22 milliards d'euros (étrange...D'où sort cet argent...Qu'on ne trouvait pas pour financer le RSA ou bien encore la politique sociale de la France? Sans parler du financement des équipements de nos soldats (lesquels se font gentiment tirés dessus! En attendant!)) pour soutenir le financement des petites et moyennes entreprises ?

Il est clair que ces milliards providentiels et sortis de nulle part (à pardon...Issus de l'épargne des Français, lesquels ne sont pas "assez endettés" selon le Président de la République? Quand on ne taxe pas le Peuple on le pressure...C'est mieux!) posent des questions.

D'abord, d'où sort ce chiffre de 22 milliards ? Pourquoi pas 10, 15, 20, voire 30 ou 50 ?
Qui seront les heureux bénéficiaires de ce "soutien" de l'Etat ? Et comment seront elles distribuées? Réparties ? En fonction de quels critères ?

Comment se fait il que le Parlement, qui depuis 1789, en principe, est le seul à pouvoir déterminer de la "nécessité de la dépense publique" et donc est seul à pouvoir dire si oui ou non cet argent sera dès lors bien employé...Ne soit ni associé, ni informé des "manoeuvres" d'un Président oublieux sans doute que la France est une République et non...Une Monarchie...Et encore moins un Empire (en dépit des voeux d'Henri Gaino, un non élu...Qui n'a dès lors pas à parler dans les journaux à tort et à travers !)

Ainsi donc...Le Parlement américain, qui n'a pas tellement de compétences (en raison de la situation "fédérale" des USA)...Peut voter un "plan" pour les banques...Et le Parlement français...Lui, devrait se contenter du rôle du Parlement de 1788...Les "humbles remontrances" en moins ?

Quelle finalité...Aussi...A cette dépense ? Quelle efficacité en attendre ? Croit on sincèrement que les banques bénéficiaires vont utiliser cet argent pour alimenter "l'économie réelle" c'est à dire pour offrir des crédits aux particuliers et aux entreprises ?

C'est mal connaître les banques...Et leurs actionnaires ! La première chose qu'elles vont faire avec ces 22 milliards (merci le contribuable !!!) c'est recapitaliser leur situation boursière, pour pouvoir "manger" leurs concurrentes et restaurer la confiance avec les actionnaires ! (C'est simple : dans une banque on se préoccupe en premier lieu de l'actionnaire, ensuite des gros clients (qui ne sont pas les PME et encore moins les particuliers), et enfin, dans la dernière ligne, on songe (un peu) aux acteurs de l'économie réelle...Et éventuellement...Aux salariés (lorsqu'ils ont un intéressement...Et des parts dans la banque))

Pourquoi ne feraient elles pas cela ? Parce que rien ne les obligent d'abord à s'intéresser aux PME et aux particuliers, ensuite parce qu'il n'y a aucun contrôle de l'utilisation de ces sommes, et enfin parce que...Puisque l'Etat se porte garant (une fois, deux fois, trois fois) de leur "financement"...Pourquoi tireraient elles des leçons de la crise traversée?

Ecrit par : seb | mercredi, 08 octobre 2008

Pourquoi ne pas saisir le kaïros de la crise, pour ainsi dire, afin d'assainir les finances de l'Etat une bonne fois pour toute, en France et en Europe ?
Abolition du fonctionnariat, abolition de toutes les allocs, expulsion de tous les clandestins en A400Ms, abolition du SMIC, effacement des départements, taxation radicale des familles de délinquants & criminels de droit commun, des européens non-procréateurs, du cannabis et de la prostitution légalisés et régulés, des fast-foods et de tous les produits hyper-caloriques, des importations extra-européennes, des voyages vers les destinations nuisibles (Maghreb, Afrique noire, Turquie, Arabie...), saisie de tous les avoirs islamiques (en remboursement du parasitage quant aux ressources naturelles), extension du bouclier fiscal jusqu'à 30% (à l'exclusion de la taxation démographique), imposition d'indépendance à 90% des territoires et des personnes des DOM-TOMs, abolition des impôts sur les entreprises, et cetera.

Ecrit par : Alceste | jeudi, 09 octobre 2008

Des banques sans capitaux(les français vont devenir actionnaires des banques par le biais de leurs dépôts) OUPssssssssssssss
Un état cousu de dettes,
Le petit écureuil qui vient au secours des entreprises,
La confiance à l'état de reliques.............................................................;;;

Bon, j'espère qu'en + du méli-mélo actuel et vorace de nos gouvernants, ils ne vont pas avoir idée de mettre en application le rapport Milhaud ci-dessous :

BANQUES, MIGRANTS & INTEGRATION

http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_la_une/toute_l_actualite/ministere/archives/rapport-milhaud/downloadFile/attachedFile/Rapport_Milhaud.pdf?nocache=1160049564.27

Bonne lecture Alceste

Ecrit par : carole | jeudi, 09 octobre 2008

"oh augustine,

"Je ne me contente pas de la bouillie pré-mâchée des médias français, à la botte de la gauche française (dinosaurienne)...."
Tu as oublié de cité TF1 et le Figaro à la botte de la droite française (sarkosienne).
Fait attention, tu devrais de faire soigner pour ces troubles de la mémoire. Je te conseille des cliniques privées car dans les hôpitaux tu risquerais de rencontrer de méchants fonctionnaires....

Ecrit par : sarkoshowbizz | jeudi, 02 octobre 2008 "

Voilà ma réponse à sarkotruc : mercredi 8 octobre, jeudi 2 octobre dans le fil précédent...on savait qui avait besoin de soins hospitaliers ici. Non seulement il est creux et indigent, mais l’Alzheimer progresse !

Carole,
Je vois que nous avons les mêmes lectures et blogs en favoris !!
A l'attention de Cmoi69 qui nous fait croire que les enfants français meurent de faim en raison du prix de l'alimentation, je souhaitais lui donner une bonne recette, pas chère :
http://psychotherapeute.blogspot.com/2008/10/recettes-de-crise-la-soupe-la-hobo.html

Ecrit par : Augustine | jeudi, 09 octobre 2008

UE :

**Diplôme d'européisme pour Mme Ashton ?

Dans le cas de Catherine Ashton, confirmée aujourd'hui par le Conseil des ministres, la conviction fédéraliste semble tenir lieu de compétence - d'après le communiqué du Conseil :

"Elle possède une vaste expérience des affaires européennes, puisque c'est elle qui a mené le traité de Lisbonne jusqu'à sa ratification par la Chambre des Lords."

Ce qui...Assurément...Est une compétence suffisante pour s'occuper du Commerce européen et pour négocier avec les USA, la Chine, le Japon, etc !
http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/08/1466&format=HTML&aged=0&language=fr&guiLanguage=fr

Dans notre belle France :

**Une grande nouvelle ! Ll'Institut pour la Justice "découvre" la dérive de notre système judiciaire :

L'Institut pour la Justice, dont le président du Comité d'Organisation est le colonel Philippe Schmitt (le père d'Anne-Lorraine, assassinée dans le RER le 25 novembre 2007), a lancé en juillet dernier un référendum sur la justice.

Le but de ce référendum est de recueillir des milliers voire des millions de réponses pour alerter les politiques et faire évoluer le système judiciaire afin de " mettre fin à la manière irresponsable dont on traite aujourd'hui les criminels dans notre pays".

Dans une lettre jointe au questionnaire et envoyée en septembre, Philippe Schmitt écrit :

"Ces réponses seront adressées aux médias, aux parmementaires et à Nicolas Sarkozy. Il nous a déjà reçu, mais nous voulons pouvoir revenir avec 500 000, 1 000 000 ou même, si c'est possible, 5 000 000 de référendums (...)

(...) avant la mort de ma fille Anne-Lorraine, je ne m'étais moi-même pas du tout aperçu de cette dérive de notre système judiciaire. Aujourd'hui, je réalise les conséquences aveugles de ces peines, qui ont entraîné tant de tragédies qui auraient du être évitées (...)"

Ces propos sont particulièrement étonnants de la part d'un officier supérieur ayant eu des responsabilités lourdes au sein de l'Armée de Terre notamment dans le domaine de la communication. Ces propos sont révélateurs d'un manque de connaissance de la réalité de la part de nos élites. Qui peut en toute bonne foi dire qu'il ne savait pas ?

On pourra sans doute appliquer le même raisonnement à la montée de l'islamisme en Europe et en France en particulier. Certains diront qu'ils ne s'étaient pas rendus compte mais il sera alors trop tard !

2012 : De Villiers président ?

**Et l'école renoue avec son jargon pédagogique incompréhensible !

Monsieur Xavier Darcos dès son arrivée a pris pour priorité la réforme des programmes de l’école primaire, qu’il voulait « recentrer » sur les disciplines fondamentales (le français et les maths) et simplifier pour qu’ils soient compréhensibles par tous, bon nombre de parents n’entendant plus rien à ce qu’apprennent leurs enfants.

C’est chose faite dans les instructions officielles : les programmes sont clarifiés. Reste que l’édition scolaire n’a pas encore suivi ce mouvement et que la lecture des manuels en circulation laisse pantois.

Un exemple ? Manuel des cours Préparatoire de cette année. Méthode Super Gafi CP, accompagnée d’un cahier d’exercices. Un extrait de l’avant-propos de ce cahier : « Les premiers exercices des pages de gauche entraînent à l’automatisation de la prise d’indices auditifs et visuels élémentaires : discrimination de sons et de lettres, reconnaissance de combinaisons de base, maîtrise de la combinatoire, développement de la lecture par voies indirecte et directe… Ces activités vont du simple au complexe puisqu’elles partent du rapport lettre/son pour aller au mot et à la phrase. Elles permettent aux élèves d’atteindre une maîtrise du son telle qu’ils peuvent s’en libérer pour privilégier le sens ».

Si quelqu’un y a compris quelque chose, qu’il soit assez gentil pour m’expliquer le sens de ce jargon…

Ecrit par : seb | jeudi, 09 octobre 2008

d'accord avec CPM et Augustine
la crise n'est pas due à des spéculateurs mais auxc imbéciles prets à acheter n'importe quoi à n'importe quel prix. Dois je payer pour aider mon nouveau voisin qui s'est connement endétté jusqu'au cou ? NON
Pierre
on n'a pas nationalisé les pertes de Dexia. Dexia est restée la chasse gardée;des fonctionnaires. Son ancien président français a toujours été fonctionnaire. Par qui a t il été nommé ? des fonctionnaires.
il en va de même des caisses d'épargne et de banques pop, toutes ces mutuelles ont des managements opaques trés liés à la fonction publique. Comme si elles étaient publiques en fait. Et elles ont des problémes avec leur filiale Natixis.

Ecrit par : Jérémy | jeudi, 09 octobre 2008

Jérémy !
Si vous faites le lien de vos propos,au demeurant pertinents,avec le déficit global de notre pays,vous constaterez facilement comment les prêts accordés aux collectivistes locaux auront participé à l'explosion de ce déficit....on prête sans retenue à des communes dont les ressources fiscales,ou autres, ne permettent pas de couvrir les frais de fonctionnement ou autres..! 70% de communes,en France sont en dehors de leur capacité fiscale....alors on appelle l'état,et les banques qui fnancent les collectivités, au secours......
Quand aura t'on lecourage de dire stop aux roitelets qui multiplient ronds points,stades,écoes,garderies,piscines,assos et clubs en tous genres,logements sociaux impayables et impayés,aides pour tout et pour tous,subventions et gratifications,emplois réservés.....les réelections sont à ce prix...alors on paye.....nous sommes impayables ! aujourd'hui on trinque !
A la notre !

Ecrit par : laporte | vendredi, 10 octobre 2008

Il n'est pas sûr que celui qui est endetté paiera plus que celui qui a épargné "jusqu'au cou".
En effet, la crise actuelle va d'abord toucher les épargnants et les plus petits d'entre eux.....toutes les valeurs placées le sont sur les marchés financiers qu'ils fussent actions ou obligations...proportionnellement, les petits épargnants vont perdre plus que les gros investisseurs.....
N'oublions pas le "bas de laine" qui va fondre comme neige au soleil.....
Le marché des valeurs industrielles ou commerciales est encore plus dégradé....l'activité est en recul partout,même en Chine....
La panique qui s'installe dans tous les milieux est significative de l'état des économies réelles...le crédit aura tout dévoré.....attendons qu'il n'est plus rien à manger.....

Ecrit par : laporte | vendredi, 10 octobre 2008

Pour préciser un peu plus ce que disent laporte & Jeremy au sujet de l'endettement des communes et de Dexia, j'ai lu que celle-ci avait distribué des crédits structurés à 30% des villes de moins de 100.000 habitants...
Comme il est évidemment certain que ces villes disposent des experts nécessaires pour comprendre ce que sont des produits structurés, nous avons encore là une jolie bombe à retardement...

Pour en savoir un peu plus :
http://www.lesoir.be/actualite/economie/banques-20-de-la-dette-2008-07-30-621666.shtml

Bref, non seulement nos élus nous endettent pour des réalisations souvent inutiles, mais en plus ils prennent des risques...
Félicitations à eux !
Plus que 3 jours à attendre pour le nobel d'economie, je pense qu'ils ont une bonne chance de le remporter !

Ecrit par : CPM | vendredi, 10 octobre 20