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dimanche, 12 octobre 2008

Face à la crise et à l’urgence, l’Europe s’unit

bandeau_logo.pngLa crise, aujourd’hui mondiale, a éclaté aux Etats-Unis parce que des établissements financiers  américains ont émis massivement des créances immobilières douteuses, les fameux « subprimes », transformés en titres (d’où le concept de « titrisation »), parce que cela leur apportait de gros intérêts tant que le marché immobilier était en hausse.

Ces créances douteuses ont été recyclées dans l’ensemble du système bancaire international et la baisse du marché immobilier américain a enclenché un processus général de baisse des actifs et des résultats  de  toutes les entreprises financières.

Comme on ne sait pas très bien aujourd’hui qui possède ces créances douteuses, la méfiance est générale. Il en résulte une incapacité à se faire confiance entre établissements financiers et toute l’économie, qui repose sur le crédit, est affectée.

Face à cette crise, il faut d’abord un plan d’urgence coordonné entre les pays pour rétablir la confiance : les Etats-Unis d’abord, qui sont à l’origine de la crise ont adopté le plan Paulson ; l’Europe ensuite a travaillé toute la semaine et notamment ce dimanche ; enfin il faudra associer les grands pays en croissance  que sont le Brésil, la Russie, la Chine ou l’Inde.

Ce plan d’urgence, dont l’essentiel a été annoncé ce soir par Nicolas Sarkozy au nom de l’Union européenne, a 2 volets :

1)    assurer la solidité des banques en renforçant leurs fonds propres par des capitaux solides, publics s’il le faut, et conforter ainsi l’épargne des ménages.

2)    garantir les prêts interbancaires pour rétablir la confiance des banques entre elles, et donc la circulation du crédit aux entreprises et aux particuliers , pour soutenir l’économie « réelle ». 

Il ne s’agit pas de faire plaisir aux banques mais de répondre aux besoins des citoyens !

Mais, au-delà, il faut assainir durablement le système financier international et mettre au point une nouvelle réglementation pour  redonner confiance à tous, épargnants comme investisseurs : car le libéralisme ce n’est pas la loi de la jungle mais la liberté garantie par l’état de droit, et le capitalisme est fondé sur le travail et l’investissement, non sur la spéculation et le seul profit immédiat.

Ce pourrait être une nouvelle mission assignée au Fonds Monétaire International par les Etats. Cet assainissement passe bien sûr par de nouvelles règles de notation : les actuelles agences de notation privées ont démontré leur incapacité, c’est un nouveau système de notation public et indépendant qui doit leur succéder.

Enfin, tous les gouvernements doivent être attentifs à prendre les mesures conjoncturelles indispensables qui  aident l’économie réelle à se développer, en évitant les gaspillages.

La réponse solidaire de l’Europe à cette crise très grave a été mise en oeuvre à l’initiative de la présidence française de l’Union. Nous avons la chance d’avoir avec Nicolas Sarkozy un homme politique à la hauteur de la situation.

 

 

Commentaires

"Nous avons la chance d’avoir avec Nicolas Sarkozy un homme politique à la hauteur de la situation".

Vous avez le sens de l'humour Monsieur Devedjian.

Ecrit par : Antoine | dimanche, 12 octobre 2008

C'est normal Antoine,Mr Devedjian est une personne politique très sérieuse.
Et en plus, il nous balance plein de blagues. C'est trop top!

Ecrit par : sarkoshowbizz | dimanche, 12 octobre 2008

J'ai écouté l'émission de meyer l'esprit public ce dimanche...

On y parlait de la crise(avec gallo, bourlange, barnavi)....L'invité était vge j'ai été supris par son calme(son flegme)...Le pépère voit ça tranquillement ...Pour lui point besoin de s'affoler ce ne remet pas vraiment en cause un modèle qui en à connu bien d'autres...A peine si il ne disait pas en filigrame que sarko en faisait trop....

On à connu vge aigri par Mittérrand, puis par Chirac(son pire ennemi)....Le voila dans le dépit sarkozyste.....Ah c'est donc bien vrai que quand vge voit l"élysée il répète "maison" "maison"...

Ecrit par : alexou | dimanche, 12 octobre 2008

Pour comprendre ce qu’il se passe, il faut connaître les mécanismes de création monétaire, et pour mieux y aider, remontons quelques siècles avant, du temps où l’or était une monnaie.

Acte 1 : Au départ les banques recevaient des dépôts en or, et cet or était prêté à d’autres agents économiques. La banque vivait de la différence entre les intérêts perçus des débiteurs et les intérêts versés aux créanciers. Ainsi, dans ce système, les dépôts font les crédits (sans dépôt d’or, pas de prêts à d’autres agents, donc pas de crédits !)

Un tel mécanisme était très lourd, pouvait aller quand l’économie n’était pas développée, et que le troc restait le meilleur moyen d’échanges entre les agents ! Néanmoins, avec le développement, il est vite apparu désuet, d’où la nécessité d’évoluer et de créer des moyens d’échange de monnaie entre agents plus souples.

Acte 2 : Création de la lettre de change (grosso modo le chèque comme nous le connaissons aujourd’hui) : Avec la lettre de change les agents s’échangent toujours de l’or mais celui-ci n’est plus présent physiquement. C’est par un jeu d’écriture sur les comptes détenus par les banques que l’or change de main. Pour les banques, cela change tout : les agents n’échangeant plus d’or physiquement, mais seulement par des jeux d’écriture !

Acte 3 : Les banques accordent des prêts en s’affranchissant de la quantité d’or qu’elles ont en stock. Puisque les banques vivent de la différence entre les intérêts des prêts octroyés et ceux payés aux détenteurs d’or, et comme l’argent échangé devient dématérialisé (un simple jeu d’écriture), les banques ont intérêt à accorder plus de prêts que ce qu’elles ont de stock en or : elles engrangent davantage d’intérêts de la part de leurs débiteurs et elles paient peu d’intérêts (en fonction de la quantité d’or qu’elles détiennent). Dans un tel système, ce ne sont plus les dépôts qui font les crédits, mais les crédits qui font les dépôts !

Acte 4 : La masse monétaire augmente, n’ayant plus de lien avec la quantité d’or détenue. Tant que la confiance des agents est présente, pas de problème : les agents se payent entre eux par des jeux d’écriture, et tout tourne. Le problème, c’est quand la confiance s’effrite : les créanciers des banques s’apercevant qu’on n’échange que du papier, peuvent venir demander leur or aux banques. Si le cas est isolé, pas de problème, la banque peut fournir et la confiance demeure ! Maintenant, si le cas se propage, la banque qui a accordé moult crédits, se retrouve avec de nombreux créanciers qui tous demandent leur or. Et elle ne l’a pas ! La banque fait faillite, les créanciers sont floués et n’ont plus que leurs yeux pour pleurer !

Ceci dit, tout cela est bien beau, mais, aujourd’hui, l’or est démonétisé, et comment cela peut expliquer la crise actuelle ? En fait, il faut bien voir qu’il existe une hiérarchie dans les monnaies, hiérarchie étant la même que précédemment quand il y avait l’or : il existe la monnaie « banque centrale » celle émise par les Banques centrales (en Europe la BCE), que les banques commerciales ne peuvent créer, comme jadis l’or et que les particuliers ne peuvent avoir que sous forme de pièces et billets. (Aucun particulier n’a un compte directement à la BCE : dommage d'ailleurs !).

Et il existe la monnaie scripturale (la monnaie qu’on a sur les comptes, monnaie créée par les banques commerciales quand celles-ci octroient des crédits à des particuliers). Or, un problème de liquidité se pose : Certaines banques commerciales ont aujourd’hui de nombreux clients insolvables (ou, ce qui revient au même, sont titulaires de créances qui ne pourront pas être recouvrées) et sont donc en difficulté : elles ne peuvent pas fournir en monnaie « banque centrale » leurs clients qui leurs demandent pièces et billets, et se retrouvent en faillite ! (comme précédemment certaines faisaient faillite car elles n’avaient pas l’or que venaient leur demander leurs clients !) Ceci déclenche une perte de confiance de l’ensemble des agents et pourrait mener à la faillite de l’ensemble du système (si tout le monde va chercher ses avoirs sous forme de billets !) A partir de là, que peuvent faire les pouvoirs publics ?

Scénario A : La banque centrale refinance massivement les banques commerciales

Nous l’avons vu, le problème actuel est un problème de liquidités (il manque aux banques commerciales de l’argent « banque centrale »). Certains peuvent se dire : facile ! Puisque ce n’est plus de l’or, les banques centrales n’ont qu’à mettre en marche la planche à billets, refinancer les banques commerciales et tout rentrera dans l’ordre (si les clients de ces banques viennent chercher des billets en masse, elles pourront fournir, pas de panique !).

Tout ceci est bien beau, mais aurait comme inconvénient de faire perdre confiance en la monnaie elle même ! (alors qu’aujourd’hui, c’est dans les banques que la confiance est perdue). En effet, comment pourrait-on croire que l’argent est « réserve de valeur » (une des propriétés que doit posséder l’argent) si on en émet autant qu’on veut, sans lien avec la richesse économique du pays ? En fait, ce scénario A est très inflationniste, et s’il était pratiqué à grande échelle, il y aurait des risques à ce que nous nous trouvions dans la même situation qu’au Zimbabwé (inflation de 100 000 % par an). La monnaie ne voudrait alors plus rien dire, et serait sans doute substituée par d’autres formes d’échange !

Par ailleurs, d’un point de vue politique, il est intéressant de constater qu’une telle décision ne pourrait être prise que par une personne non élue (M. Trichet, gouverneur de la BCE en Europe ou M. Ben Bernanke, président de la FED aux Etats Unis !). A la différence prêt que Monsieur Bush peut passer un savon au patron de la FED...Alors que pour l'UE, les élus ont beau poussé des cris ou s'agenouillé...Monsieur Trichet reste sourd !

Scénario B : Les Etats rachètent les banques

Si les banques ne sont pas refinancées par la banque centrale, une des solutions pourrait être celle utilisée jusqu’alors : les Etats eux mêmes rachètent les banques (en les nationalisant) et garantissent leurs solvabilités : Ainsi, les banques peuvent donner des billets aux déposants qui viennent chercher leurs dépôts puisque leur nouveau propriétaire (l’Etat) leur a donné des liquidités. D’un point de vue politique, cela pose un problème « éthique » : ce sont les contribuables qui vont éponger les faillites des banques ! Mais surtout ce scénario B n’est pas crédible car les Etats sont déjà eux-même hyper endettés. Ainsi, par exemple, la dette française atteint 1250 milliards d’euro au premier trimestre 2008, soit 63 % de son PIB ! Aux Etats Unis, la situation n’est pas meilleure : la dette fédérale atteint 10 000 milliards de dollars ! (Allez ! Réglons le problème : demandons aux USA de nous prêter 1000 milliards !)

Autant dire, on demande à un borgne atteint de cataracte de conduire l’aveugle ! Avec le risque que les Etats eux même ne puissent un jour rembourser leurs dettes et être eux même insolvables, avec toutes les conséquences que cela implique : les fonctionnaires, les retraités, non payés, les bons du trésor non honorés etc !

Scénario C : Rien n’est fait : situation de crédit crunch

Un autre scénario pourrait être celui où les pouvoirs publics ne font rien. On se retrouve dans ce cas dans la même situation que celle de 1929, connue sous le nom de crédit crunch et décrite par Irving Fischer : en laissant faire, les faillites bancaires se multiplient, et nombre de déposants sont floués ! La conséquence, c’est qu’une bonne partie parmi eux se trouvent insolvables, sans argent, et il y a un effet domino. En fait, dans cette situation tout le monde recherche des liquidités et pour cela est prêt à vendre ses biens : il y a donc, sur l’ensemble des marchés de très nombreux offreurs et très peu d’acheteurs : les prix dans tous les domaines s’effondrent (on est dans le cas contraire que dans le scénario A), personne ne veut acheter, les entreprises n’arrivent pas à vendre leur production.

CONCLUSION

La situation est bien délicate. Le principal problème est le fait que les Etats ne sont pas crédibles à cause de leurs dettes abyssales ! Sinon, la situation B serait la meilleure : Et si un jour les Etats (surtout si c’est le cas des Etats Unis) n’arrivent plus à lever des fonds pour financer leur déficit, la crise qui en résulterait serait peut être la fin du capitalisme !

"Nous avons la chance d’avoir avec Nicolas Sarkozy un homme politique à la hauteur de la situation."

A vrai dire...Nous avons de la chance d'avoir Angela Merkel à la tête de l'Allemagne ! Car sans "Angie"...Pas "d'union" possible. Quant à savoir si nous avons un "homme politique" (pardon pour cette question mais...Le but d'un "politique" ce n'est pas justement de faire...De la POLITIQUE ?) à la hauteur de la situation (on remerciera au passage les "conseillers" dudit Président? Oublieriez vous qu'ils ont peut être, sans doute, eu un rôle dans l'histoire ?)...Il faut peut être attendre de voir si...Les réunions G4, G8, G76 ! Porteront plus leurs fruits que les précédentes ! C'est à dire "rassureront" les "épargnants", les "investisseurs", et les "actionnaires".
Pour l'heure, nos banques sont beaucoup plus attentives à ce que dit Georges Bush ou le Congrès américain...Qu'aux palabres du Président Français ! Et de ses partenaires européens !

Et les Français...Eux...Font beaucoup plus confiance à la BCE ou au FMI...Qu'à l'UE en tant que telle...Et encore moins à Monsieur Sarkozy tout seul...Pour régler le problème !

Nicolas Sarkozy est extrêmement "à la hauteur" pour faire de la comm (combien de communiqués pour nous apprendre que le Président mange peu, dort peu, se lève tôt, mange des biscottes, à les yeux cernés, va faire une réunion à l'Elysée, une autre à NY, une autre à Washington, une autre à Bruxelles, etc.?) et çà, je crois que chacun peut lui reconnaître ce "talent". Est il "à la hauteur" pour juguler une crise, retourner une situation difficile, çà reste à voir.

Un peu d'humilité. Rien n'est fait. Vous pourrez crier victoire quand, il faut l'espérer, les choses iront un peu mieux.

Pour l'heure...Désolé de vous l'apprendre mais...Celle en qui les citoyens ont, pour le moment, le plus confiance, ce n'est pas Nicolas Sarkozy...Mais Mme Merkel.

Ecrit par : seb | dimanche, 12 octobre 2008

dimanche !!

la vaseline .. pour résumer ton document !

Dire que l'ont va 'sauvegarder' des veaux qui vont pouvoir continuer à se gaver..

Quel monde de c...s

Ecrit par : cMoi69 | lundi, 13 octobre 2008

**Famille en danger ?

On menace de faire baisser la retraite des cadres (AGIRC) pour les parents de famille nombreuse. Aujourd´hui les retraites AGIRC sont majorées de 8 % pour 3 enfants, 12 % pour 4 enfants, 16 % pour 5 enfants, 20 % pour 6 enfants, et 24 % pour 7 enfants ou plus. Les syndicats et le Medef s'apprêtent à plafonner cette majoration à 5 % quel que soit le nombre des enfants. L'affaire vient en débat entre les partenaires sociaux ces jours-ci.

Cette réforme est inique car, avec 5 enfants, un couple de cadres a déjà 25 % de retraite de moins que les autres. Ce sont pourtant les enfants des familles nombreuses qui paieront la retraite des autres ! En outre, pour élever ses enfants, l'un des parents (le plus souvent la mère) a probablement mis une croix sur sa carrière professionnelle, de sorte qu’il aura de faibles droits. Enfin, les familles nombreuses épargnent moins que les autres en raison des dépenses pour leurs enfants.

**A quoi sert le Conseil économique et social ?

A rien, selon Contribuables associés, qui propose de le supprimer (étude pdf, 24p). Le Conseil économique et social a été institué dans sa forme actuelle par la Constitution de la Ve République du 4 octobre 1958. En juillet dernier, il est rebaptisé Conseil économique, social et environnemental. Il a de nombreux clones : les Conseils économiques et sociaux régionaux, et le Conseil économique et social européen. Le Conseil économique, social et environnemental est une assemblée consultative auprès des pouvoirs publics, consultée moins de 5 fois par an, dont les avis n’obligent personne.

Les conseillers économiques et sociaux perçoivent de copieux émoluments (3708€ brut par mois plus un crédit de déplacement, un régime de retraite généreux) pour une activité presque inexistante. Ils produisent, à un rythme modéré, des rapports sans écho (à 1,4M€ l'un !). En 2008, le Conseil aura coûté 36,3 millions d’euros aux contribuables. Il constitue un moyen commode de récompenser des militants, de recaser d’anciens ministres, de consoler des candidats malheureux aux élections, d’émousser la pugnacité de certains opposants… Et il participe au financement des syndicats : près du tiers des sièges sont occupés par des syndicalistes – ils ne représentent pourtant, à l’échelle nationale, que 8,2 % des salariés – dont les indemnités échappent à l’impôt et sont reversées au Syndicat auquel ils appartiennent.

ALLEZ ON SUPPRIME ! (C'est un rêve mais bon...)

**L'ouverture le dimanche contre le commerce de proximité

La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) craint l'ouverture dominicale des grandes surfaces :

"Le commerce de proximité subit de plein fouet le ralentissement de la consommation. Il s'apprête à affronter la concurrence désormais pratiquement sans limite des grandes surfaces autorisée par la Loi de modernisation de l'économie adoptée par le Parlement. Prétendre libéraliser maintenant l'ouverture des commerces le dimanche, c'est prendre le risque de porter un coup fatal au commerce de proximité".

Du coté de l'UE :

**'On reparle d'un second référendum irlandais - précédé d'un "bombardement de propagande".
http://www.telegraph.co.uk/news/newstopics/eureferendum/3173967/EU-steps-up-pressure-on-Ireland-to-hold-second-Lisbon-Treaty-referendum.html

**Mandelson touchera 100.000 euros par an de l'UE après avoir quitté la Commission. Un conflit d'intérêts ?
http://blogs.telegraph.co.uk/daniel_hannan/blog/2008/10/13/is_peter_mandelsons_eu_payoff_a_conflict_of_interest

**Kathy Sinnott interroge le taoiseach sur le financement de la campagne du "oui" en Irlande (pdf).

Ecrit par : seb | lundi, 13 octobre 2008

Seb a raison : le CES y'en a marre.

Sarko entame la suppression des départements bravo, c'est du courage et il faudra du temps, mais le CES , ça peut étre réglé en 5 mn. Ce serait un geste fort pour montrer sa vraie volonté de nous faire faire des économies.
Au fait, pour les départements, si la ministre en charge expliquait aux français que ça va apporter le même service pour moins cher, ce serait malin pour booster la réforme. Mais MAM s'en garde bien, ce serait des ennuis avec les copains élus divers. Encore une ...
C Lagarde exécutée en 3 lignes dans un article du Monde : elle a réussi à justifier les pertes d'emploi d'aout par une crise économique qui s'est déclenchée en septembre alors que l'Allemagne , le même mois créait des emplois...
Pour étre ministre il faut un minimum de compétences.

Ecrit par : Jérémy | lundi, 13 octobre 2008

**Le budget de l'Elysée ne connaît pas la crise !

Le budget définitif de la présidence pour 2008 s'élèvera finalement à 110 millions d'euros et non à 100 millions comme prévu dans la loi de finances. Cette réévaluation concerne les cotisations retraites des personnels du ministère de la Défense ayant exercé à l'Elysée, à hauteur de 4,2 millions d'euros, et la facturation des moyens de transport aérien du chef de l'Etat à hauteur de 5 millions d'euros. La dotation budgétaire de la présidence s'élève pour 2009 à 112,3 millions d'euros, soit une progression de 2%.

Une fois encore...LES POLITIQUES pratiquent le "faites ce que je dis...Pas ce que je fais !" A quand la RUPTURE ? La "Démocratie irréprochable ? Changer les textes c'est sans doute bien...Mais un peu moins de comportements de courtisans...Ce serait mieux !

Crise : un parachute doré de 1700 milliards d'€

De Jean Cochet dans Présent :

"Après un mois de cavale, la confiance est brusquement revenue lundi. Mais à quel prix : 360 milliards d’euros ! C’est le montant du plan de secours aux banques adopté lundi lors d’un Conseil des ministres extraordinaire. [...] D’où vient tout cet argent ? Pour l’instant il est fictif. Il se résume dans la signature des Etats. En spéculant sur le fait que cette garantie va faire revenir la confiance. [...] Que se passera-t-il si l’Etat perd son « pari raisonnable » ? Il lui faudra alors concrétiser sa garantie en espèces sonnantes et trébuchantes. Où trouvera-t-il l’argent ? En utilisant bien sûr les deux canaux dont il dispose. Premièrement, plonger la main dans la poche des contribuables. Deuxièmement, augmenter toujours davantage la dette de la France. Une dette dont les intérêts, gigantesques, pèsent déjà, depuis un quart de siècle, de façon de plus en plus lourde et handicapante, sur l‘économie française. Ce sera donc à chacun de nous de régler, d’une façon ou d’une autre, ce « coût exorbitant ». Pris en vrille dans le « trou d’air » du krach mondial, les dirigeants des pays européens cherchaient un parachute pour sauter de l’avion déboussolé et atterrir en douceur. Ils ont finalement trouvé et ouvert ce parachute doré à 1 700 milliards d’euros. Mais si celui-ci se déchire, plus dure encore sera la chute. Notre chute."

Les entreprises font faillite ? Pas de problème. Les particuliers font faillite ? Pas de problème. La France trimballe une dette monstrueuse ? Pas de problème. Mais les banques font des conneries...C'est le contribuable qui paye ! Et c'est Monsieur Sarkozy qui ose parler de "capitalisme MORAL" ?

**Le travail du dimanche nuit à la famille

Xavier Bertrand a souhaité hier à Marseille :

"Les nouvelles crèches notamment, il faudra aussi qu'elles puissent être ouvertes sept jours sur sept quand il le faut. Parce que quand vous êtes commerçants, pourquoi vous n'auriez pas le droit d'avoir vos enfants à la crèche ?"

Il évoquait les conséquences sociales et familiales de l'extension du travail le dimanche.

Destruction du petit commerce et destruction du lien familial, le travail du dimanche créera un véritable tsunami sociétal.

Le travail du dimanche est une erreur politique et économique
Alain Griset, président de l’assemblée permanente des Chambres de métiers, s’oppose à l’assouplissement de la législation sur le travail le dimanche.

"Je m’interroge sur le profil des gens interrogés dans les sondages et qui se disent favorables au travail le dimanche. Sont-ils tous réellement concernés par le travail du dimanche ? Leur demande n’est-elle pas finalement de gagner plus d’argent ? J’ai trouvé le gouvernement très habile sur cette question car elle vise le petit commerce et la grande distribution. Mais pourquoi ne se poserait-elle pas aussi aux fonctionnaires ? Il faudrait que les préfectures, les banques, les services sociaux soient aussi ouverts le dimanche. Le gouvernement constaterait qu’il n’a pas les moyens de payer double ses agents.

L’ouverture le dimanche va juste changer le lieu d’affectation des dépenses vers la grande distribution au détriment de la relance du commerce au centre-ville. Ce n’est pas une bonne politique. Il n’y aura pas plus de pouvoir d’achat pour autant. Il faut savoir qu’à chiffre d’affaires égal, la grande distribution crée quatre fois moins d’emplois que l’artisanat et le commerce. On assiste à la financiarisation du commerce. C’est une erreur politique et économique. Après l’erreur du grand capital, voici l’erreur du grand commerce ! Le libéralisme sans règle, c’est le western. Or, il faut que la concurrence entre grandes surfaces et petits commerces soit loyale car les moyens ne sont pas les mêmes. Nous pensons que l’idée de favoriser le développement des grandes surfaces pour entraîner une baisse des prix est une erreur de vision. Là où la grande distribution a fait disparaître le petit commerce, les prix ont augmenté."

Je partage son avis. Laissez moi deviner...Monsieur Bertrand est allé une fois, zéro fois, dans un supermarché ? Et combien de "petits commerces" hors période électorale a t il visité ? Deux ? Zéro ?

Autre question : qui a le plus de chance de faire du lobbying efficace au Ministère et au Parlement ? Leclerc...Ou bien les petits commerces ? Le premier bien sur !

**124,5 milliards d’euros !

C'est la somme que la France aurait versé à l'Union Européenne de 2000 à 2006, en six petites années :

"La cotisation française se monte à plus de 19 milliards d’euros, près de 7 % des recettes françaises. Elle est passée de 4 milliards à plus de 18 milliards d’euros annuels depuis 1982. Le montant de cette contribution brute - telle que prévue pour l’année 2008 - s’élève à 18,4 milliards d’euros, 6,8 % des ressources fiscales nettes du budget de l’État (...) Débourser 124,5 milliards d’euros en 6 ans ; ne recevoir de l’U.E. que 2 milliards d’euros : ces chiffres parlent d’eux-mêmes".

Quand la France joue a qui gagne perd !

**Rendez nous NECKER !

Le plan de soutien français prévoit un plafond de 40 milliards d’euros pour la recapitalisation des banques, des sommes qui alourdiront la dette et les frais d’intérêt.

La ministre de "l’Economie", Christine Lagarde, notre Mme la Marquise officielle ! et le ministre du Budget, Eric Woerth (celui qui, selon Alain Lambert ne sait pas résister aux lobbies ! RENDEZ NOUS COLBERT !), avaient une tâche difficile hier : expliquer que le plan de soutien aux banques françaises de 360 milliards d’euros aurait un impact minime sur les finances publiques.

Or...Rien de plus faux !
http://www.lesechos.fr/info/france/4784630-la-recapitalisation-des-banques-va-faire-bondir-la-dette-publique.htm

Nouvelles de l'UE :

**Vous vous souvenez du "groupe des sages" obtenu par le président Sarkozy en échange de la poursuite des négociations d'adhésion avec la Turquie ? Sa composition devrait être approuvée au Conseil de cette semaine. On note les noms de Lech Walesa et Nicole Notat.
http://euobserver.com/9/26930

**Plus de précisions sur le "golden goodbye" de Mandelson de Bruxelles.
http://www.economist.com/blogs/certainideasofeurope/2008/10/mandelsons_golden_goodbye.cfm
A quand la fin des "parachutes dorés" pour les "Commissaires" et les "Ministres" ? Qu'on appelle, plus communément, en France, les "planques dorés" dont le CES n'est qu'un ex ?

**Euro : après les Tchèques, un report polonais ?
http://www.observatoiredeleurope.com/index.php?action=breve&id_article=1068525

Ecrit par : seb | mardi, 14 octobre 2008

La 4eme licence 3G est à 98% enterrée

&


"Les copinages de l’Elysée auront finalement eu raison du développement de la concurrence dans le mobile. C’est le Figaro qui le révèle, le plan numérique, que Nicolas Sarkozy présentera le 20 octobre prochain, devrait annoncer le partage de la dernière licence 3G entre les 3 acteurs déjà présents : SFR, Bouygues et Orange. Même si des modifications peuvent être apportées jusqu’au dernier moment, un proche du dossier affirme que «la 4e licence c’est à 98 % enterrée». Alors que tous, de l’ARCEP à l’UFC Que choisir en passant même par certains ministres du gouvernement, se sont prononcés pour l’arrivée d’un nouvel entrant dans le secteur du mobile, Nicolas Sarkozy aura donc privilégié ses amis, et en particulier Martin Bouygues, au détriment du pouvoir d’achat des français."

Ecrit par : Antoine | mercredi, 15 octobre 2008

Oops

http://www.universfreebox.com/article6306.html

&

http://www.lefigaro.fr/medias/2008/10/14/04002-20081014ARTFIG00713-mobile-la-e-licence-a-du-plomb-dans-l-aile-.php

Ecrit par : Antoine | mercredi, 15 octobre 2008

M. Devedjian,
Je suis triste de voir votre suivisme brejnevien. Vos posts sont sirupeux jusqu'à l'écoeurement et vous êtes la preuve vivante que l'engagement politique dans les partis "de gouvernement" détruit l'âme et la raison.
Finalement, votre blog n'a d'intérêt qu'en ce qu'il permet des commentaires libres, qui traduisent le plus souvent le fossé qui vous sépare des électeurs.

Ecrit par : phiconvers | mercredi, 15 octobre 2008

"Sirupeux"... "Détruire l'âme et la raison"...
Phiconvers, vous posez en fait la question du principe de réalité.
La politique, c'est l'art du possible : je garde mes convictions et je suis aujourd'hui plutôt content de la politique que conduit Nicolas Sarkozy dans cette conjoncture difficile.
Je le dis, et vous pensez que je perds mon âme. Mais finalement ce qui compte, c'est ce que chacun d'entre nous pense le matin en se regardant dans la glace, moi comme les autres.
Et je regrette que l' interlocuteur de qualité que vous êtes se laisse aller à ces facilités démagogiques sur le "fossé qui [me] sépare des électeurs"...
Je suis exactement comme vous, comme les participants de ce blog, comme les électeurs : la seule différence vient du mandat que j'ai reçu, librement consenti par des citoyens, et qui ne me donne aucune supériorité, juste des devoirs. Et en premier lieu celui de servir.
Bien sûr, l'homme est faillible, moi le premier, j'ai des défauts, des idées qui ne sont pas des vérités. J'agace et je suis contesté. Heureusement. Mais la démocratie c'est cela, on élit son représentant, on ne sacre pas un roi, on n'oint pas un saint.
C'est toujours une source d'étonnement pour moi de voir à quel point la démocratie, qui est un miracle dans l'histoire et dans la géographie, est tant décriée.
Peut-être parce que je suis d'origijne immigrée et que ma mémoire familiale a le souvenir d'autres régimes et d'autres malheurs.
J'aime effectivement bien que ce blog soit un lieu de commentaires, de sentiments.
Pour une fois, j'ajoute les miens.

Ecrit par : patrick devedjian | mercredi, 15 octobre 2008

pour Phiconvers, tout ce qui n'est pas d'extréme droite est mou. Comme toute l'extréme droite, il pense : l'urne est le trou du cul de la démocratie. Alors ...

Réformes : ça avance. Je viens de lire qu'Yves Jego voulait supprimer certains avantages des fonctionnaires à la retraite dans les dom tom. Bravo. Mille fois bravo. Nous critiquons assez dans ce blog pour féliciter lorsque ça bouge. Et Gaston Flosse en téte des manifestants, quelle plaie celui là.
Bon , si sarko liquidait le CES maintenant ? ça serait gentil.

Ecrit par : Jérémy | mercredi, 15 octobre 2008

Monsieur Patrick Devedjian !!

Admettez, que la révélation sur le train de vie de l' Elysée, de la révélation des 'réajustements de salaires des collaborateurs de monsieur Sarkozy' !! 20% + 25% , jettent un froid sur la 'bonne politique' de notre Président..

Admettez que cette crise sans précèdent, devraient amener des discours et des plans plus carrés et que finalement ce n'est qu'un sauvetage de vos environnements , pas celui du , des peuples...

Bon courage à vous.. d' avalez tant de couleuvre .. vous êtes méritants et une Légion d' Horreur vous attend..

Ecrit par : cMoi69 | jeudi, 16 octobre 2008

**Des "garanties" pour rien !

Dans le sillage de New York, qui a connu mercredi sa pire séance en plus de 20 ans, la Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de plus de 11,41%, la deuxième plus forte de son histoire.

Le CAC ouvre à près de -3 %.

L’entreprise de communication du gouvernement qui coutera potentiellement 400 milliards d’euros aux Français n’aura fait illusion sur les marchés que deux jours !

Quelques raisons, cependant, de se réjouir de la crise ?

--La crise affaiblit moralement et financièrement l’hyperclasse mondiale cosmopolite. [...]

--La crise fragilise le paradigme idéologique dominant opposant une bonne gouvernance (la gouvernance à l’anglo-saxonne des entreprises multinationales) à une mauvaise gouvernance (celle des Etats nations sur le « modèle français »). [...]

--La mondialisation est mise en échec.

--[...] Surtout, la crise souligne les différences entre les économies et les comportements des différentes nations [...] l’heure est à la mise en valeur des différences culturelles et au retour des solutions nationales, plus ou moins bien cordonnées par l’urgence et les nécessités.

--L’Amérique impériale voit sa situation fragilisée.

--[...] le transfert de la dette privée (les créances insolvables des banques et des compagnies d’assurance) vers la dette publique va porter l’endettement de l’Etat américain à 80% de son PIB et le déficit annuel de son budget à 10%. Cela ne manquera pas d’affaiblir le crédit des Etats-Unis dans le monde [...]. Le règne du roi dollar approche de sa fin !

--Ces mouvements géopolitiques s’accompagneront aussi de changements dans l’économie réelle conduisant à un retour vers les fondamentaux économiques.

--[...] La crise rappelle aussi que la richesse des nations ne vient pas des artifices financiers mais de l’innovation et du travail [...].

--La crise rappelle qu’un système économique, fût-il libéral, ne peut durablement fonctionner sans une colonne vertébrale de valeurs.

--[...] l’argent ne peut tout réguler. Comme l’ont déjà montré Schumpeter et Hayek, l’économie a aussi besoin de valeurs transcendantes que l’humanisme classique et le christianisme ont longtemps apportées aux nations européennes.

--L’affaiblissement de la financiarisation est une bonne nouvelle pour les jeunes actifs et donc à terme pour la natalité des pays européens.

--[...] La chute des Bourses a une autre conséquence : diminuer le patrimoine, sinon les revenus, des propriétaires individuels d’actions et des fonds de pension [...] il ne faut pas oublier l’avers de la médaille : faire cesser la surexploitation des actifs par les rentiers, cause majeure d’une baisse des revenus relatifs des jeunes ménages en âge d’avoir des enfants [...] cette situation était l’une des causes, la cause économique et sociale en tout cas, de la dénatalité des nations européennes. [...]

--La chute des prix de l’immobilier : une bonne nouvelle pour les familles !

--[...] ce retour au réel fera des gagnants : les jeunes et les familles qui pourront plus facilement accéder au logement sans avoir à prélever pour cela plus de 30% de leurs revenus disponibles. Là aussi, c’est potentiellement une bonne nouvelle pour la natalité européenne.

--La crise contribuera au ralentissement de l’immigration.

--[...] le ralentissement économique qui commence à s’accompagner d’une montée du chômage rendra moins justifiable l’immigration de travail plus ou moins « choisie ». De même l’aggravation des difficultés financières des Etats conduira tôt ou tard (demain ou après-demain) à réexaminer les politiques de redistribution sociale et à arbitrer entre le tiers-monde et le quatrième âge.

--D’autres bulles, médiatiques, idéologiques, artistiques, craqueront. [...]

---La bulle médiatique : [...] Déjà les gouvernants commencent à souffrir de l’excès d’annonces : quand il y a trop d’annonces, les effets d’annonce n’ont plus d’effet. [...]
---La bulle artistique [...] a connu sa première crise : A Hong Kong, le 4 octobre, Sotheby’s n’a pu écouler plus d’un tiers des productions quelle a mises en vente. [...]
---La bulle de l’idéologie dominante, devenue idéologie unique, est, elle aussi, fragile. Le dogme des bienfaits de la mondialisation est désormais controversé. [...] L’éclatement de ces bulles n’est pas probable, il est certain. La seule question qui se pose, c’est : quand ?

--L’histoire revient au galop [...] sur les ruines du monde traditionnel détruit par la première guerre mondiale, quatre idéologies s’étaient développées : le communisme, le fascisme, le national-socialisme et le mondialisme américain. Le fascisme et le national-socialisme ont disparu en 1945. Le communisme s’est effondré en 1989. Idéologie devenue unique, le mondialisme américain a cherché à faire croire à « la fin de l’histoire » (Fukuyama). [...] Il n’est pas certain que le XXIe siècle ait commencé le 11 septembre 2001 ; il peut tout aussi bien avoir débuté le 15 septembre 2008 avec la mise en faillite de Lehman Brothers.

Ecrit par : seb | jeudi, 16 octobre 2008

Aujourd'hui, journée mondial contre la faim.

On voit toute l'hypocrisie et l'indifférence du monde entier qui trouve de l'argent pour compenser les erreurs de terroristes financiers alors que pour sauver des vies, il n'y a plus personnes.

Allez, que vive le fric et que les personnes qui cautionnent ce capitalisme et libéralisme se sentent tranquille. En effet, comme le dit Mr Devedjian : (Mais finalement ce qui compte, c'est ce que chacun d'entre nous pense le matin en se regardant dans la glace, moi comme les autres.)

Ecrit par : sarkoshowbizz | jeudi, 16 octobre 2008

La roulette russe, les marchés "jouent" au yoyo. Le coma artificiel va durer un certain temps, à moins d'un grand plongeon.
Les dérivés pourris ont créé un cimetière bancaire. Aujourd'hui QUI, est sain ou contaminé ?

La morale, si on peut la nommer ainsi, de toute cette catastrophe :
Les banques clonées (FC FM) au statut privé avec garantie public, étaient dangereuses. La garantie de l'état a plombé la rigueur du marché. Ces deux banques s'en sont servie. Le profit à court terme est dévastateur.

Subprime, la bonne idée, hahaha, une véritable démagogie sociale
Sub/sous Prime/premier
Prêter sous 0 à moins, moins, moins .......... jusquà explosion + arnarque colossale au nom du social et sur le dos de naifs citoyens.
Les emprunteurs à -0 sont lâchés par ceux qui leur ont fait la promotion soldée de devenir propriétaires. Le social incontrôlé conduit à la faillite. ATTENTION en France, nous n'en sommes pas loin.

Finalement, la garantie de l'état a autorisé les paris insensés des mafieux (l'état est garant, trop top).
Adieu la morale, la rigueur et le discernement.

Monsieur Devedjian, vous parlez de nouvelle réglementation, mais cela existe déjà. Il faudrait simplement ajouter les valeurs de prudence et de confiance.
Vous savez très bien que plus il y a de textes et de lois, moins elles sont appliquées. Les mécanismes trop complexes permettent de rendre aveugle.

Pour moi, l'état ne devrait être qu'un régulateur complémentaire. UNIQUEMENT.


La confiance se bâtit, monsieur Devedjian, elle ne se décrète pas.
Aujourd'hui la confiance est volatile, comme les marchés.
Cette nuit, à Tokio, ouverture à -9, fermeture à -11.
La chute, la chute......................

Tant que l'on ne saura pas comptabiliser les actifs pourris, tout s'effondrera.
Il faut assainir et surtout arrêter de faire croire qu'en Europe on est à l'abri du désastre.

Ecrit par : carole | jeudi, 16 octobre 2008

Monsieur devedjian,

Je suis suffisament critique avec le pt sarkozy pour ne pas reconnaitre que comme pt de l'union.....Il à sur deux dossiers important(Géorgie, et crise internationale)...Eté un assez bon président....Il à su faire preuve d'une certaine pédagogie et à été à l'écoute de ses partenaires(même si gordon brown doit aussi être salué)....Je crois qu'il est juste de le reconnaitre.

Ecrit par : alexou | jeudi, 16 octobre 2008

Le Président n'a pas seulement "été à l'écoute", il est celui qui a donné l'impulsion et auxquels finalement, tous les autres se sont ralliés (Merckel et Brown, opposés au départ). Il a fait preuve de pragmatisme, même si parfois j'aimerais lui voir un peu plus d'idéologie, par exemple libérale...?
Mais il n'a fait que répéter ici les thèses qu'il avait toujours défendues.
Ce qui n'empêche pas des maladresses, pour le moins, ou des décisions prises dans l'émotion et l'urgence qui risquent de nous coûter très cher par la suite. Comme ce rachat de 30 000 logements invendables ou le relèvement du plafond permettant à 60% des Français d'obtenir un crédit garanti par l'Etat !!!!
Quelle folie : on crée FC et FM chez nous, initiés par Carter, développés par Clinton et qui nous explosent à la figure maintenant, n'en déplaise à certains : il faut souvent du temps, et des concours de situations néfastes pour que des décisions se révèlent catastrophiques.

Concernant la mondialisation, elle n'est pas prête d'être mise en échec ! Simplement, les outils de régulation et de contrôles ne sont plus adaptés et n'ont pas suivi le phénomène ultra-rapide, restant au niveau des Etats voire des régions. C'est cette transformation qu'il faut réaliser très vite, ainsi que l'adaptation des organismes internationaux, complètement dépassés : FMI, Banque Mondiale etc...

Ecrit par : Augustine | jeudi, 16 octobre 2008

Sarkotruc,

Vous devez quand même savoir que la crise bancaire, va plomber durablement notre économie. Si les banques ferment les robinets (ce qui est le cas), les entreprises vont couler, ou être rachetées pour une poignée de cacahuètes par des investisseurs bien éclairés.
La bourse, tu paries, tu gagnes ou tu perds. C'est la loi du marché.
Le pb le plus grave, c'est le manque de prêt pour les entreprises. Si l'argent ne circule plus, fermeture de sites, les fonctionnaires et les retraités seront les premiers touchés. Plus de salaires. Suivra le privé.


JOURNEE CONTRE LA FAIM
Quant à la journée contre la faim, cela me fait rire, des milliards de dollars distribués allègrement à des gouvernements corrompus et ceci sans résultat.
Sur TV5 Monde, réunion d'ONG devant des plateaux d'alimentation bien garnis, et cerise sur le gâteau, des bouteilles de vin. Minable.
Comme si les pauvres africains ou les pauvres argentins dans le Chaco (eh oui l'Afrique existe aussi en Argentine) pensaient à boire du vin dans un verre à pied. Les nappes, ils ne connaissent pas. La terre battue et l' eodeme de la faim, ça oui.
C'est de la fanfaronade toutes ces journées.

FOOT & SIFFLEMENTS
A quant une journée en France pour le respect du drapeau et de nos valeurs.
N Sarkozy devait nettoyer au karcher. Le bobo/Besson, avocat des cités, a du apprécier le feu de joie sur ses petites voitures. Les journaleux commentent. Evidemment, brûler une voiture de riche bobo, cela n'a pas le même impact que de brûler la voiture d'un smicard. Pour le smicard on est habitués.
Il serait urgent d'arrêter de parler du malaise des cités, ces zonards refusent tout simplement les valeurs françaises, eh bien oust, dehors ! Punaise, ils n'ont pas de job, mais sont habillés en marque (tombées du camion) et ils peuvent se payer un ticket d'entrée au parc des princes pour insulter ouvertement la République.
Ras le bol de l'assistanat médiatique avec la couverture de quelques assos au nom des droits de l'homme et de la démocratie.

Tout n'est pas perdu, Borloo va peut-être inventé la taxe-éco-sifflet............

Ecrit par : carole | jeudi, 16 octobre 2008

La pauvreté, sarkomachinbidule ?
Quelle plaie que nous n'ayons pas un pouvoir coco pour inviter tous les pauvres de la planète à venir partager notre plantureux repas !
Nous en avons déjà beaucoup pourtant, et avec quelle gratitude ils nous remercient de les avoir accueillis...

Ecrit par : Augustine | jeudi, 16 octobre 2008

Un autre grain de sel supplémentaire;

PETRALLA;
Au nom de quoi les médecins italiens n'étaient pas capable de prendre en charge cette femme.
La UNE des journaux en France, on mélange tout et on dérive, comme les dérivés pourris bancaires.
On garde au chaud une terroriste sous prétexte médical et avec passe droit de la soeur de la femme du Président.
Je suis scandalisée.

On a eu droit au couplet des Farcs, on a le droit en permanence au facteur qui est un véritable danger, je ne reconnais pas la droite que j'ai votée.
Sauf votre respect monsieur Devedjian, je suis de l'avis de Philippe.
Me faire avaler du sucre, quand c'est de l'acide, je ne m'en remets pas.

Servir, monsieur Devedjian, c'est être aussi critique envers son propre camp, et ne pas tout accepter sous prétexte de la communauté.
Par ailleurs un grand merci pour la LIBERTE de parole accordée sur votre site.

Ecrit par : carole | jeudi, 16 octobre 2008

Et oui, il n'y a pas que la crise économico/financière.
Pendant ce temps-là, sur les conseils de sa femme et le forcing de sa belle-sœur, avec le soutien de l’ensemble de la gauche et de l’extrême-gauche françaises, un Président soi-disant de droite et opposé au droit de grâce présidentiel rejette la demande d'extradition des Italiens du membre d’un groupe terroriste qui a tué nombre de leurs compatriotes dont Aldo Moro et un procureur, excusez du peu …pour raisons humanitaires...
Ah bon ? L'Italie serait-elle une dictature sanguinaire ? Ou n'aurait-elle pas d'hôpitaux susceptibles de soigner cette indésirable sur ses deniers ?
Avec cette décision incompréhensible et totalement incohérente, le Président a-t-il décidé de se mettre définitivement tout son électorat à dos ?
Evidemment, un(e) terroriste d'extrême droite n'aurait jamais bénéficié de la même mansuétude.
http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2008/10/encore-et-toujours-cette-mansu.html

Monsieur Devedjian, lisez les commentaires, ils sont édifiants.
Je ne peux pas croire que vous souteniez ce genre de décision et la façon dont elle semble avoir été prise.
Et d'autres doivent bien vous rester en travers de la gorge, vous qui désiriez l'ouverture, oui, mais aux sarkozystes.
Je pense que vous n'aviez pas tort...Reste F.Fillon qui est pour moi le gage, tant qu'il est là, que les réformes libérales sont en cours et non remises aux calendes grecques, comme celle de la fiscalité par exemple, celle-ci devant être entièrement mise à plat avec détaxation du travail fissa pour relancer notre économie en rendant nos entreprises concurrentielles !!!

Ecrit par : Augustine | jeudi, 16 octobre 2008

Tant que j'y suis :
- Un très bon point à notre ami B.Laporte qui a dit tout haut ce que tant de vrais Français (droits ET devoirs) pensent tout bas ; l'absence de langue de bois, si rafraîchissante, reste trop souvent l'apanage des non-politiques.

Et pour rire un peu,
- Un grand merci à Tata Yoyo du Poitou pour son apport à la crise financière, ayant affirmé : "il faut une VERITABLE banque publique adossée à la Caisse des Dépôts".
Elle nous avait bien dit qu'elle ferait hier soir une déclaration pour apporter sa pierre à la résolution de la crise !

Ecrit par : Augustine | jeudi, 16 octobre 2008

Lors de la conférence sur les nouveaux équilibres du média global organisée par NPA et Le Figaro, Laurence Franceschini, directrice de la direction du développement des médias (DDM) a révélé que la loi Création et Internet serait examinée au Sénat du 29 au 31 octobre. Une date avancée par rapport au calendrier initial afin que le débat au parlement français ne soit pas prisionnier de l'amendement voté par le parlement européen qui précise que «toute atteinte du droit fondamental des internautes ne peut se faire que par une intervention judiciaire». Cet amendement complique l'instauration du système de la riposte graduée prévu par la loi. Intervenant également lors de la conférence, Jean-Eric Cokborne, chef d'unité chargé de la politique audiovisuelle et média de la commission européenne a expliqué que l'amendement du parlement européen n'empêchait pas les législateurs français d'instaurer la riposte graduée sous la houlette de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) mais qu'il était encore réservé sur l'opportunité de couper la connexion d'un internaute pirate récidiviste.

Nos dirigeants devraient parfois se souvenir d'une chose simple: la royauté a disparu depuis 1789.

Le fait du prince ne doit pas redevenir la règle de notre société au seul motif que le "prince" a été élu, un jour.

L'affaire de la constitution européenne a ouvert une brèche dramatique: ce que le peuple ne veut pas peut désormais être imposé par le prince et sa cour !

C'est exactement ce qui se passe pour ce texte: le peuple européen ne l'a pas voulu, et alors? Les parlementaires européens ont massivement rejeté la création d'une justice privée (juge et partie) et alors? Barroso et Reding refusent de retirer l'amendement souverainement voté et alors?

Résultat probable :

un loi qui sera contraire au droit européen, et la France va se prendre un condamnation de plus à Bruxelles.

Non mais, c'est pas vrai çà ! Et je suppose que cela ne va géner personne à l'UMP, après avoir bafoué le vote souverain des Français, de bafoué les parlementaires européens...Alors même que les parlementaires Français de l'UMP sont allés voter des deux mains des transferts de souveraineté extravagants !

Heureusement toutes les associations de consommateurs, les Fournisseurs d'accès internet, les entités d'état concernées (CNIL ..), les bonnes centaines de milliers d'usagers d'internet qui savent de quoi il retourne, ont signalé le danger de cette loi politicienne ! Mais comme le Président n'écoute que les amis de sa femme, de sa tante, de sa belle soeur...Si la terroriste de gauche est contre la "riposte graduée"...Il changera peut être d'avis ?

La plupart des "politiciens" sont ignorants ("Ah c'est donc ca que vous appelez une souris") et n'écoutent que les voix des majors qui leur explique que si tout va mal, c'est à cause du piratage (comme si chaque téléchargement était une vente manquée).

On oublie souvent que si tout est prévu pour attraper les méchants pirates (adresse IP), quid des "vendeurs de contenu artistique" qui ferment leur serveur de DRM laissant leurs (honnêtes) client dans la panade ?

La licence globale était une très bonne solution: de l'argent directement versée aux artistes et ayant droits (c'est peut être ca qui gène... les majors ne touchant rien) et je suis sur que les sommes ainsi collectées seraient bien supérieures à ce que les gens dépensent en bien culturels. (Personnellement je n'achète aucun CD, ni ne pirate: j'écoute la radio) mais je serai prêt à payer ces quelques euros mensuels pour avoir le droit de récupérer tout ce que je veux.

Je sais c'est un peu contradictoire, mais c'est comme la téléphonie mobile illimitées: Si on doit payer à la communication, on téléphone peu. Mais si on paye un forfait pour de l'illimité, on appelle pour un oui ou un non.

Là les gens pourraient télécharger tout et n'importe quoi (vu qu'ils auraient payé un "forfait", ce qui au final distribuera plus de culture au plus grand nombre.)

Qui peut être contre cela ?

Ha oui...Les majors.

Il reste un espoir : Monsieur Sarkozy connait Monsieur Loic le Meur, un "bloggeur" de référence. Qu'il lui parle, un peu pour voir. Après tout, c'est peut être un de ses "amis" !

Au passage, puisque vous êtes aussi un des "amis" du Président...Vous pourriez lui rappeler qu'il préside le Conseil de l'Europe ? Et qu'à ce titre, les citoyens aimeraient bien qu'il cesse d'insulter notre pays, et de le ridiculiser, en faisant des "lois" qui ont toutes les chances d'être récusées par la CJCE ? (Laquelle reconnait au droit européen une supériorité sur le droit national) Et par le Conseil Constitutionnel ? (Le Président ignore t il ce qu'est la Déclaration des Droits ? Et que lesdits droit sont INALIENABLES ?...Et non facultatifs!)

Ecrit par : seb | jeudi, 16 octobre 2008

Le fait que Laporte ait dit tout haut ce qui se dit au comptoir du bistrot à l'heure de l'apéro n'a rien de reluisant. On attend un minimum de recul et d'analyse de la part des ministres.

Il faut dire que notre président bateleur, enchainant les effets de manche et les fanfaronnades ne donne pas l'exemple. Lui qui a claironné depuis 2002 qu'il allait mettre fin à la violence dans les stades n'a pas eu de résultat probant.


Jacques

Ecrit par : Jacques | jeudi, 16 octobre 2008

Pour les sifflets de la Marseillaise, c'est inamissible.
C'est un peu comme les allusions anti-musulman et anti étranger qu'on certaines personnes sur ce Blog. Hein Augustine et Carole.... C'est dégueulasse.

Ecrit par : sarkoshowbizz | jeudi, 16 octobre 2008

oui, c'est imbécile de siffler un hymne. Comme je viens de le lire, Sarkozy n'a pas eu les résultats promis, puisque le problème est toujours existant.

Alors, il sur-réagit, et enjoint ses ministres de faire de même, histoire de nous montrer que ça ne va se passer comme ça. Un peu léger et un peu enfantin.
Et c'est effectivement aussi imbécile de siffler la marseiilaise que de casser du fonctionnaire et de l'étranger, comme le fait régulièrement notre aimable Augustine.

Les imbéciles sont dans les 2 camps. La preuve par ce forum et par le match d'avant hier.

Ecrit par : Antoine | jeudi, 16 octobre 2008

Tu as raison, Sarkoshow, chaque fois que je viens sur ce blog, je lis les diatribes anti-étrangers d'Augustine avec ses bons français par ci ou là.
Je ne sais ce qu'est un "bon français".

Ce serait bien qu'Augustine étaye un peu son propos.

Ecrit par : Bernard | jeudi, 16 octobre 2008

sarkotruc,

Je vais être claire. Je ne suis ni anti-étranger, ni anti-musulman.
Vous extrapolez constamment. Vous êtes pitoyable !

Etes-vous déjà aller vivre à l'étranger ?
Je suis désolée, mais lorsque je suis dans un nouveau pays, la première chose que je fais, c'est de m'adapter aux us et coutumes. Et je dois le respect aux autres pays où je vis. Je ne sens aucun droit.
Ex : Porter le foulard en Iran, pas de jupe aux abords de mosquées, retirer ses shoes avant d'entrer à l'intérieur, respecter les traditions............... cela pour les musulmans. D'ailleurs ce qui est toléré chez nous serait passible de sanctions sévères chez eux.
Autre ex : manger avec des juifs : kasher, ne jamais serrer la main à un homme, ne pas inviter le vendredi, .............
Autre ex : j'ai vu à Oaxaca au Mexique, des français qui s'étaient mêlés des manifs, l'article de la constitution mexicaine (49) a été appliqué et OUST, dehors.
Autre ex : puisque je suis une immigrée, dans un autre pays, les étrangers payent le prix fort pour l'avion, l'hôtel et tout le tintouin, et les locaux payent un tarif réduit (étranger = 1 tarif, national = 1 autre tarif).
Je pourrais vous en citer d'autres.

C'est trop dur à comprendre, que dans les autres pays, le drapeau et l'hymne se respectent. C'est trop dur à comprendre qu'ailleurs qu'en France, il y a des lois où les étrangers, s'ils se mêlent de politiques ou insultent les fondamentaux, ils sont immédiatement expulsés.
C'est quand même désolant de voir votre réaction.
C'est dégueulasse, dites-vous, eh bien, moi je dis que c'est dégueulasse de s'essuyer les pieds avec notre drapeau.
Et les larmichettes des bien-pensants, je m'en moque.

Quant aux autres, les français qui rejettent notre pays, mais en profitent bien, qu'ils aillent voir ailleurs si l'herbe est plus verte. Ils comprendront vite fait ce que veut dire : RESPECT.

Ecrit par : carole | jeudi, 16 octobre 2008

Seb,

Il me semble que Le Meur est aux US maintenant.

Ecrit par : carole | jeudi, 16 octobre 2008

M. Devedjian,

C'est très bien de m'avoir répondu, et je suis sensible au temps que vous avez pris. Il est bon que le propriétaire de ce blog manifeste parfois sa présence dans les débats qu'il héberge.

Je vais donc vous rendre la politesse et détailler un peu :

1/ mon propos était délibérément vif et vous devez comprendre que la politique suscite chez ceux qui la suivent des passions ou des réactions fortes, à la mesure de la confiance que certains d'entre nous continuent d'entretenir à l'égard de l'action publique et de ses moyens. Je fais partie de ceux qui ne rechignent pas par principe au paiement d'impôts importants. Je crois en l'Etat et je ne m'identifie pas aux libéraux qui considèrent que l'individu se suffit à lui-même et que l'entreprise et le marché s'autorégulent. En d'autres termes, ma sévérité pour le pouvoir politique est à la mesure de la responsabilité qui, de mon point de vue, lui est confiée, et des moyens importants qui lui sont concédés, en premier lieu quelques millions de fonctionnaires souvent dévoués, que le Président et certains de ses séides méprisent manifestement, avec une injustice qui me laisse pantois.

2/ Compte tenu de ce qui précède, je condamne fermement les faiblesses de l'Etat, ses renoncements et la liberté qu'il prend avec ceux qui l'ont mandaté. J'ai été scandalisé, à différentes échelles, par le viol démocratique de la ratification par un Parlement de godillots du traité de Lisbonne (même si, à ce stade, on peut encore penser que "bien mal acquis ne profite jamais"), par la lâcheté de réformes de l'Etat qui évitent les vrais problèmes et les vraies gabegies, par la collusion écoeurante du président avec une oligarchie économique mondialisée qui ne se soucie pas plus de la France que des dégâts sociaux et environnementaux qu'elle cause allègrement, par l'attitude lamentable de la France à l'égard de la Colombie, par le scandale de la non-extradition de la terroriste Petrella, pour les beaux yeux de Carla Bruni, une bobo qui incarne la déchéance morale d'une certaine élite, etc.

3/ La politique est l'art du possible, dites vous. Mois je veux croire que c'est plutôt le sens du service ou, pour aménager votre citation, l'art de rendre possible ce que l'on a promis.

4/ Si vous ne voyez pas péril en la demeure en matière électorale, si vous ne sentez pas croître depuis maintenant plusieurs dizaines d'années la défiance du peuple à l'égard de ses dirigeants, je suis inquiet M. Devedjian. Ma prétendue démagogie contre votre aveuglement.

Voilà, je répète que je ne vous hais point et que j'apprécie l'espace que vous laissez à vos contradicteurs, espace qui constitue l'attraction principale de votre blog. Puisse la maturité ne pas vous faire glisser vers un néant consensuel mais vous aider à aider le pays que vous servez, sans renier vos idéaux de jeunesse.

Phiconvers

Ecrit par : phiconvers | jeudi, 16 octobre 2008

J'ai suivi un débat avec Monsieur Vanneste et quelques participants, débattant sur les "causes" des huées contre notre pays.

Je constate avec dépit qu'encore une fois on nous refait l'inéluctable débat sur la colonisation et ses conséquences! C'est incroyable çà ! Et qu'on nous refait, par ailleurs, la division entre les Français : de "souche", "d'origine", de la "première génération", de la "deuxième génération" etc.

Arrêtons de culpabiliser la France ! Je suis moi même Français. Si j'en crois l'arbre généalogique de ma famille, je suis le descendant par ma mère, d'une famille anoblie par Louis XIV et qui dès lors a laissé quelques plumes sous la Révolution, mais dans le même temps par mon père, d'un bourgeois qui lui a profité au maximum de ladite Révolution !

La Révolution a contraint la famille de ma mère a s'exilé dans ce qu'on nomme aujourd'hui "les DOM TOM", notamment aux Antilles et aux Caraibes.

Mon arrière grand mère était une esclave et mon arrière grand père un fils de la noblesse d'épée ! Il a été deshérité quand il a épousé mon arrière grand mère. Situation d'ailleurs explosive car la famille de mon arrière grand père comportait quelques esclavagistes.

De la même manière, je sais que du coté de mon père, mon grand père sauva, pendant la guerre, plusieurs centaines de "juifs" mais aussi de Français qui s'étaient engagés dans la Résistance. Mais que son frère, lui, était un soutien du Maréchal Pétain.

On fait grand cas de la question coloniale...Mais que devrais je dire moi, qui suis le descendant de personnes qui ont,