dimanche, 27 juin 2010
"Sycophantes" ?
Interrogé aujourd’hui à Radio J sur les violentes et injustes attaques menées contre Eric Woerth, j’ai déclaré :
"Je n’envisage pas que les délateurs, les imprécateurs, les sycophantes, cette population qui fait de la surenchère dans la diffamation, dans l’insinuation, puissent aboutir. Car ce serait assez grave pour notre pays que de déclencher une campagne ciblée contre un homme pour empêcher une réforme."
Les sycophantes, dans la démocratie athénienne, étaient des délateurs professionnels : ils tenaient le rôle du ministère public (le parquet, les procureurs dans notre système judiciaire) et lançaient des accusations au nom du peuple. S’ils remportaient leur procès, ils percevaient une partie de l’amende versée par l’autre partie. Ce n’est donc pas dans un pur esprit de civisme qu’ils lançaient leurs accusations, mais aussi dans le but de s’enrichir …
Nous vivons une drôle d’époque.
D’un côté, la morale est omniprésente grâce au « politiquement correct » tous azimuts : il ne faut pas dépasser la limite de vitesse, il ne faut pas fumer, ni boire, il faut manger au moins 5 fruits et légumes par jour, les incivilités de jeunes en difficulté doivent susciter notre compréhension, si les élèves s’ennuient en classe c’est que les cours ne sont pas intéressants, tous les logements doivent être adaptés à tous les handicaps, la parité est une vertu, l’écologie une obligation, la compassion internationale une évidence…
De l’autre, notre société se venge dans les faits : on ne pardonne pas le moindre écart de langage ni la moindre différence, la diffamation et la calomnie s’amusent à clouer au pilori presque pour l’éternité grâce à Internet et ce sans aucune preuve, les élites toute démocratiques qu’elles soient sont moquées, les beaux discours sur la solidarité sont peu suivis dans les faits, chacun recherche intervention et passe-droit…
Comment trouver le consensus républicain ?
La réforme des retraites est courageuse et indispensable. Nous voulons sauvegarder notre régime de répartition, et comme nous vivons beaucoup plus longtemps, il nous faut travailler plus longtemps, sinon, ce sont nos enfants qui vont travailler à notre place. Calomnier le ministre qui la porte est une indignité. Tant qu’Eric Woerth a été ministre du Budget, personne n’a rien trouvé à redire à sa situation.
C’est une campagne lancée par des gens opposés à la réforme des retraites qui, faute de pouvoir proposer eux-mêmes la moindre solution et la moindre critique véritablement fondée, font une attaque collatérale et basse pour essayer de casser cette réforme.
Non aux sycophantes !
23:13 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : eric woerth, retraites








