dimanche, 17 septembre 2006
Media et réalités
Qui a lu le texte de la conférence de Benoit XVI à l’Université de Ratisbonne le 12 septembre dernier ?
La première dépêche d’agence du mardi 12 septembre titrait :
"Benoît XVI, au quatrième jour de sa visite en Bavière, a invité les musulmans à s'engager dans un dialogue des cultures fondé sur le rejet de la "guerre sainte" et de la violence."
(Comment ne pas être d’accord sur un dialogue des cultures fondé sur le rejet de la violence ?)
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dimanche, 30 avril 2006
Clearstream : avons-nous tant de temps à perdre ?
Si ce qui est dit dans la presse est avéré, c’est une affaire grave et totalement déprimante.
L’objectif aurait été de déshonorer un homme politique de premier plan, Nicolas Sarkozy, par une machination pour faire croire qu’il aurait été corrompu par des commissions occultes sur un compte à l’étranger. Cette machination aurait été orchestrée à un très haut niveau de l’Etat.
Mais où vit-on ? Il y a d’autres urgences ! (voir la chronique, excellente, d’Eric Le Boucher dans Le Monde de ce week-end)
Si la lutte pour le pouvoir est inévitable, elle doit respecter les lois : il y a eu des progrès dans le financement des partis politiques, il faut qu’il y en ait dans les institutions.
Nous devons sortir de ce système monarchique qui entraîne tant de dérives : c’est un sujet majeur de débat dans la prochaine campagne présidentielle.
Pour ceux que cela intéresse, je renvoie à la convention de l’UMP (ma contribution est en page 12) sur les projets de réforme institutionnelle (oui, c’est aussi à cela que servent les partis politiques !).
16:24 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (84) | Envoyer cette note
vendredi, 28 avril 2006
Un jour ailleurs...
Je viens de passer quelques heures à Londres. Ecouter les jeunes Français qui y vivent. Pourquoi sont-ils partis ?
D'abord, disent-ils, parce que c'est plus ouvert : on ne vous y juge pas sur le diplôme ou sur l'expérience, mais sur tout votre potentiel et on vous laisse votre chance.
Et puis, on a l'impression que c'est à Londres que ça se passe, Paris est immobile...
La vie est chère, mais on gagne bien sa vie.
Ce sont de jeunes, célibataires pour la plupart, qui ne se posent pas pour l'instant de problèmes de protection sociale. Ils découvrent, inventent, travaillent, ils manquent à notre pays, on les a laissés partir sans y penser. Ce sont pourtant des gens comme eux qui peuvent contribuer à maintenir nos "acquis sociaux"....
Le monde entier bouge à toute vitesse, et j'ai le sentiment que la France s'enlise dans de faux débats, ratiocine à n'en plus finir.
00:20 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (109) | Envoyer cette note
lundi, 11 juillet 2005
La droite et le "social"
Je voudrais répondre à certains d'entre vous, Ali, Guillaume S., Sylvain ou encore Laure et Nicolas Lobin, qui veulent opposer la droite et le "social".
C'est vrai qu'on a mis le "social" à toutes les sauces et que le mot a une image langue de bois compassionnelle horripilante. Mais ma droite à moi, et à beaucoup je pense, est démocrate, républicaine et "aronienne". La liberté est formidable parce qu'elle donne à tous sa chance et qu'elle n'inscrit pas l'individu dans son milieu, sa religion, son pays. Elle est une source d'énergie irremplaçable : c'est à moi, à chacun de se bouger, et pas à la collectivité.
En même temps, la démocratie nous rend très profondément proche les uns des autres : un citoyen ne vaut pas plus qu'un autre, une voix c'est une voix, quelle que soit l'intelligence ou la richesse ou la notoriété. Et si mon voisin a son fils au chômage, si mon ami se fait insulter parce qu'il est d'origine étrangère, si un malade ne peut pas se faire soigner, c'est moi qui me sens visé. Et donc, j'ai envie de de faire quelque chose, et, fondamentalement, c'est pour ça que je fais de la politique...
Alors "supprimer la Sécu", ce n'est pas la bonne piste ! Mais sortir du "j'y ai droit" pour encourager financièrement ceux qui bougent, ne pas culpabiliser la réussite qui profite à la société (impôts, effet d'entraînement, etc.), c'est plutôt de ce côté que j'irai.
14:00 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
mardi, 28 juin 2005
Libéral contre social ?
Merci à Raphaël, Helder et Jean, lecteurs assidus du blog de Roxane Decorte de leurs commentaires, et merci à Roxane d'avoir fait connaître mon blog !
Pourquoi toujours opposer libéral et social ?
Notre ambition c'est justement de concilier la liberté (qu'est-ce que c'est qu'une vie d'homme et une société sans liberté ?) et la solidarité (sinon c'est la liberté du renard dans le poulailler !), non ?
13:45 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
mardi, 14 juin 2005
Modèle social français, de nouveau...
J'ai dit samedi de façon (trop ?) lapidaire que ce n'était pas un modèle puisque personne ne voulait l'imiter, qu'il n'était pas social puisqu'il excluait 10 % de chômeurs, et qu'il n'était pas français car contraire à l'égalité des chances et refusant la réforme.
Je rencontre hier un voisin menuisier : il a des commandes jusque fin 2006, il " ne se plaint pas " de la vie. Mais il cherche un jeune car son apprenti le quitte à la fin juin. Il a toujours pris des jeunes dont la plupart se sont installés avec succès : " il y a du travail pour tout le monde ! ".
La Chambre des Métiers lui dit qu'elle n'a à ce jour aucun jeune inscrit en menuiserie ... (et pareil, personne en maçonnerie).
Je lui demande à quoi cela tient.
- D'abord à la très faible rémunération de la première année d'apprentissage (200 euros), il faudrait au moins le double pour un garçon de 16 ans qui travaille autant qu'un ouvrier même s'il ne connaît pas encore le métier.
- Ensuite, il faut changer le regard des familles sur le métier manuel, passionnant et de plus en plus technique : bien sûr on subit les intempéries, mais le travail n'est plus aussi physique et on est fier de ce qu'on fait. Et on gagne bien sa vie !
Ce ne sont pas seulement les artisans du bâtiment qui manquent, me dit-il, mais tous les artisans (les bouchers par exemple, que les grandes surfaces s'arrachent à plus de 2 000 euros par mois dès qu'ils sont qualifiés).
Que devient la société sans eux ? Tout le monde se plaint de la disparition du commerce de proximité, mais qui veut y envoyer ses enfants ? trop d'heures de travail, trop de risques ?
J'aimerais bien avoir votre avis.
En revanche, mon voisin applaudit des deux mains au " chèque emploi service " pour les très petites entreprises : c'est une vraie simplification qui va permettre l'embauche pour les chantiers !
09:25 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
dimanche, 12 juin 2005
Le modèle social français
Vous trouverez à la suite de ce post le discours que j'ai prononcé hier à l'UMP à propos du modèle social français.
Je sais, c'est un peu long pour un blog (et surtout pour un premier post) mais je crois qu'il y a quelques idées qui meritent "débat".
En ce qui me concerne, je m'en tiens à la conclusion
"Pour que la France gagne, il faut commencer par y croire. Et nous avons toutes les raisons d’y croire !"
pour lire ce discours cliquez sur le lien suivant
19:20 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note








