mardi, 29 novembre 2005

Notre pays crève du politiquement correct !

Laurent Lafforgue, jeune et brillant mathématicien médaillé Fields, a été nommé très récemment au Haut conseil à l'éducation. Dix jours à peine après son installation officielle, le président de ce HCE, Bruno Racine, lui a demandé sa démission. Pour quelle raison ? Pour la simple et unique raison que Laurent Lafforgue a écrit un mail, qui n'était d'ailleurs pas destiné à être rendu public, dans lequel il met en cause avec virulence les instances dirigeantes de l'éducation nationale. Son éviction me scandalise! Elle nous ramène à des chasses aux sorcières que je n'imaginais pas en France. Ainsi donc le HCE ne permet pas la liberté d'expression ! Quelle sera alors la valeur de ses conseils ? Laurent Lafforgue n'est pas le seul à s'alarmer de l'état de notre système éducatif. Nous sommes nombreux à penser qu'il est urgent de le réformer en rupture avec ce qui s'est fait depuis 40 ans, tous gouvernements confondus. Et pour ce faire, il nous faudra bien sortir de la pensée unique.

 

 

vendredi, 18 novembre 2005

Ne faisons pas de la polygamie le bouc-émissaire!

La polygamie est totalement incompatible avec notre état de droit, et constitue un vrai obstacle à l'intégration. Mais il n'est pas acceptable d'en faire le bouc-émissaire des émeutes de nos banlieues.

D'une part, elle est très minoritaire dans l'immigration, et en pratique, essentiellement le fait des familles maliennes où il y a peu de délinquance. D'autre part, la polygamie s'articule autour d'une autorité paternelle traditionnelle et forte qui encadre les enfants. Alors que trop souvent les enfants délinquants sont issus de familles sans père.

La polygamie est évidemment une institution qu'il faut décourager, au nom de la dignité des femmes. Mais il faut faire attention à ne pas stigmatiser celles qui en sont victimes.

Peut-être faudrait-il commencer par priver la polygamie de tout effet juridique sur le territoire français, et notamment en matière de regroupement familial ou de droits sociaux ?

mercredi, 16 novembre 2005

Discrimination positive sans le savoir ?

Le Président de la République ferait-il de la discrimination positive comme M. Jourdain faisait de la prose, sans le savoir ?

Je suis bien d'accord avec lui pour reconnaître que la diversité de la société française est une richesse et une force ! Moi, qui suis le premier français de ma famille, je me sens et me veux pleinement "fils de la République", comme dit notre Président.

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lundi, 24 octobre 2005

La loi de 1905 n'est pas une "vache sacrée"

Rappelons-nous d'abord que l'esprit de la loi de 1905, à l'époque, c'est un anti-cléricalisme militant et pas du tout le libre exercice de toutes les religions !

La loi de 1905 a été essentiellement une loi de confiscation des biens de l'Eglise catholique. Leur entretien a donc échu à l'Etat et aux collectivités locales, car il s'agissait aussi d'un patrimoine historique et artistique. En revanche, les lieux de culte édifiés postérieurement à la loi de 1905 ont été financés par des fonds privés et éventuellement subventionnés. Ils appartiennent  à des organismes privés.

L'Alsace et une partie de la Lorraine échappent à l'application de la loi de 1905 car elles n'étaient malheureusement pas françaises à ce moment-là. L'Etat y entretient le clergé de toutes les religions.

Dans l'armée, l'Etat entretient les aumôniers des principales religions (ils sont assimilés au grade de "capitaine"). les cimetières militaires prévoient depuis très longtemps un régime d'inhumation qui respecte les différences religieuses.

Qui ne voit que cette situation générale, qui est le fruit de l'histoire, comporte des inégalités et n'a pas nécessairement pour origine la volonté d'assurer le libre exercice du culte et la tolérance ?

La loi de 1905 peut donc parfaitement être revisitée sans mettre en péril le principe de laïcité mais au contraire pour le mettre en cohérence avec une situation religieuse qui n'a plus rien à voir avec celle de 1905.