dimanche, 09 septembre 2007

Pour un meilleur équilibre des pouvoirs

N’en déplaise aux inquiets et aux adversaires, la présence et le dynamisme de notre Président de la République répond aux attentes des Français.

C’est lui qu’ils ont élu sur un projet et c’est lui qu’ils veulent voir agir. Le gouvernement qu’il a nommé a un immense travail à faire sous sa direction, mais si le Premier Ministre continue à conduire la politique de la nation, ce qui n’est pas rien, c’est bien le Président qui la détermine. Ce fut d’ailleurs le plus souvent le cas, hors cohabitation : qui peut penser que ce n’était pas le général de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing ou François Mitterrand qui déterminait la politique ?

Mais la contrepartie de cette « présidentialisation » du régime, que Nicolas Sarkozy avait annoncée dans son projet présidentiel, c’est le renforcement du rôle du Parlement.

Notre Parlement est faible, trop faible : il n’est pas maître de son ordre du jour, contrairement à la quasi-totalité des parlements démocratiques ; il n’a que peu de temps pour examiner la loi et donc il la consent plus qu’il ne la décide ; il ne peut l’amender que si l’exécutif le veut bien en raison notamment de la procédure du « vote bloqué » et de celle du 49-3 qui l’oblige à passer sous les fourches caudines du gouvernement ou à le renverser par la motion de censure.

Comment s’étonner qu’un Parlement si faible soit souvent déserté dans les séances publiques ? Pourquoi venir des heures et des heures assister à un débat où l’on ne peut que lever la main, alors que le travail a eu lieu en commission, et qu’il y a, heureusement, d’autres façons d’être utiles (rapports, enquêtes, rencontres avec les électeurs…) ? Si l’on veut que les députés soient là, il faut leur donner quelque chose à décider !

Nicolas Sarkozy a ouvert des pistes importantes sur le rôle des commissions, l’ordre du jour, la publicité des travaux, l’audition publique des candidats aux grands postes publics, par exemple. Il faut que le Parlement redevienne le lieu du débat des grandes questions politiques : sinon le débat se tient dans la rue ou à la télévision, et ne gagne ni en sérieux ni en profondeur.

La commission Balladur composée de constitutionnalistes de droite, du centre et de gauche proposera, après avoir écouté toutes les forces politiques, ses solutions avant la fin du mois d’octobre. La réforme pourrait être votée en début d’année.

Il s’agit d’une réforme essentielle pour l’avenir de la démocratie dans notre pays : la dernière élections présidentielle semble avoir réconcilié les Français avec la politique, ils ont massivement participé à la campagne comme au vote. Ne laissons pas s’éteindre cette flamme !

dimanche, 24 juin 2007

Débattre pour agir

Ce n’est pas parce que nous avons gagné les élections que nous devrions nous reposer sur nos lauriers !

Nous le voyons déjà avec les polémiques naissantes sur le service minimum dans les transports, l’autonomie des universités, ou la TVA sociale : toute nouveauté suscite inévitablement des réactions d’inquiétude et de conservatisme. Or ces réformes font partie du projet sur lequel le Président de la République et la majorité de l’Assemblée nationale ont été élus.

Il faut donc sans cesse, comme le fait le Président de la République, expliquer l’objectif des réformes en termes clairs, rappeler les effets négatifs de la situation actuelle, et ne pas refuser de discuter ensemble les effets pervers que peuvent craindre les uns ou les autres.

C’est ce à quoi va s’attacher dès maintenant l’UMP : nous allons former des groupes de travail de parlementaires et d’experts qui auront pour mission d’écouter toutes les observations et critiques, de regarder les expériences déjà menées en France et ailleurs, d’être le lieu du débat et le relais de l’information entre les Français et le gouvernement.

Dès lundi, nous lançons le premier groupe de travail sur la TVA sociale sous la direction de Jérôme Chartier, député du Val d’Oise : qu’a apporté l’expérience danoise ? Quel effet sur la compétitivité des entreprises pour faire face à la délocalisation ? Comment empêcher la hausse des prix qui réduirait le pouvoir d’achat ? Les Français attendent des réponses pour se faire une idée de l’intérêt de cette mesure.

De même, il faut rapidement un autre groupe de travail, que pourrait mener Yves Jégo sur l’autonomie des universités : celle-ci est indispensable pour garantir de bonnes études supérieures, et conduire les jeunes vers les emplois très qualifiés qui pourront accroître notre compétitivité.

Le service minimum, les mesures pour favoriser le travail, la réduction de l’endettement sont autant de sujets qui vont aussi nous mobiliser.

Le grand parti politique qu’est devenue l’UMP a cette responsabilité nouvelle et essentielle, parce qu’il représente vraiment aujourd’hui les Français dans leur diversité et qu’il peut être à la fois la caisse de résonance des attentes de notre peuple et l’aiguillon dynamique de la réforme.

 

dimanche, 27 mai 2007

Que va devenir l’UMP ?

Nicolas Sarkozy a su faire de l’UMP ce grand parti populaire dont la vie politique française a besoin. Avec lui, le nombre des adhérents à triplé (340 000 aujourd’hui) et s’est considérablement rajeuni. Ces adhérents représentent les Français tant géographique que sociologiquement : c’est un atout formidable pour être à l’écoute de notre pays.
Avec Nicolas Sarkozy, s’y sont engagés sur tous les sujets des débats dans lesquels rien n’était tabou, où tous pouvaient prendre la parole, que les experts de tous bords venaient éclairer.
Cette force politique, cette ouverture, ce dynamisme, il nous faut les faire vivre.
Mais d’une autre façon.
Moralement, le Président de l’UMP reste Nicolas Sarkozy : c’est lui que nous, tous les adhérents, avons élu comme Président puis comme candidat, c’est son projet que nous avons soutenu. Je suis d’accord avec Jean-Pierre Raffarin : "Le leader naturel de l’UMP est Nicolas Sarkozy, une autre personnalité dans le parti ne saurait avoir une légitimité égale à la sienne dans l’UMP."
Pour autant, notre mouvement a un autre rôle à jouer, essentiel, bien au-delà des seules campagnes électorales : pour soutenir le projet du président et le gouvernement, il doit en être l’avant-garde.
Etre ce lieu de rencontres des compétences, d’écoute des attentes des Français, de débats et de réflexion, qui a fait que les adhérents s’y sentent écoutés et utiles. Nos centaines de milliers d’adhérents ont vocation à être des porte-parole indispensables des Français et des pédagogues du projet présidentiel.
La nouvelle organisation de la direction, qui doit faire toute sa place à la diversité des sensibilités de l’UMP sans pour autant diluer les responsabilités, doit aussi représenter les adhérents, en ayant à la fois cet indispensable lien direct avec le président de la République et le gouvernement, et le dynamisme que Nicolas Sarkozy nous a insufflé.
S’il n’est pas question d’élection, il me semble qu’il pourrait y avoir au moins ratification à bulletins secrets par tous les adhérents de cette nouvelle direction : l’UMP doit rester démocratique.

 

Conférence de presse à l'UMP le 28 mai:

vendredi, 25 mai 2007

Tous les pouvoirs ?

Hier au Zénith, François Bayrou a affirmé que l’UMP aurait « tous les pouvoirs » si la majorité présidentielle l’emportait aux élections législatives.

C’est exactement l’inverse : si le Président n’obtient pas de majorité à l’Assemblée nationale, il n’a aucun pouvoir.

Ce serait le retour à la cohabitation, style Chirac/ Jospin, pendant laquelle c’est le Premier ministre qui dirige la politique de la France.

Rappelons d’autre part que 20 régions sur 22 sont dirigées par la gauche, plus de la moitié des départements et de très nombreuses grandes villes comme Paris, Lyon, Lille, Rennes, Brest, Angers, Clermont-Ferrand, Mulhouse, Poitiers, Besançon…

François Bayrou se trompe-t-il de bonne foi ? On peut en douter.

mercredi, 25 avril 2007

Il s’agit de l’avenir de notre pays

Il s’agit de l’avenir de notre pays, de l’avenir de nos enfants.

Nous allons choisir celui ou celle qui conduira la politique de notre pays pendant 5 ans.

A un moment de l’histoire où la France est confrontée à une nouvelle donne mondiale extrêmement exigeante.

Nous avons deux atouts pour nous en sortir par le haut : notre capacité de travail et l’Europe.

Si nous n’engageons pas un nouveau dynamisme, si nous n’acceptons pas de travailler plus, de mettre toutes nos forces au service de la recherche, de l’éducation, de l’innovation pour apporter au monde un vrai progrès, notre place dans le monde se réduira inéluctablement.

Nous perdrons des emplois, nous perdrons de la richesse et nous ne pourrons plus assurer la protection sociale et la solidarité que nous voulons, qui fait partie de notre identité.

Pour moi, Nicolas Sarkozy est le seul capable de relever ce défi.

Lui seul a compris et dit haut et fort que le partage du travail est un leurre, qu’on ne distribue pas ce qu’on n’a pas, sauf à endetter les générations qui nous suivent.
Le partage du travail est une erreur historique : c’est l’activité qui crée l’activité.

L’assistanat est une fausse bonne idée : c’est la formation et l’accompagnement vers l’emploi qui aident les personnes en difficulté.

A un moment où l’Europe s’enlise, alors que l’union du continent est indispensable pour que nous soyons entendus, alors que la civilisation européenne et ses valeurs humanistes sont notre capital le plus précieux, seul Nicolas Sarkozy a proposé un processus efficace pour la relancer : un traité simplifié, renégocié rapidement avec nos partenaires sur la base d’un vrai consensus pour permettre le gouvernement à 27, et voté par le Parlement français.

Ce ne sont pas les tractations partisanes et les ralliements personnels qui suffiront à relever ce défi, c’est la vision et le courage du futur Président : Nicolas Sarkozy possède l’un et l’autre.

 
Interview exclusive patrick Devedjian
envoyé par jl_nasa

lundi, 23 avril 2007

Résultats définitifs du 1er tour de l'élection présidentielle

Voici les résultats définitifs du 1er tour de l'élection présidentielle, sous réserve de validation par le Conseil constitutionnel:

Inscrits   : 44.472.867
Votants   : 37.255.846
Abstention: 16,23%


Nicolas Sarkozy              11.450.011          31,18%

Ségolène Royal                9.501.214       25,87%
François Bayrou                6.820.882       18,57%
Jean-Marie Le Pen            3.834.996       10,44%
Olivier Besancenot            1.498.780         4,08%
Philippe de Villiers               818.645         2,23%
Marie-George Buffet            707.294        1,93%
Dominique Voynet               576.740         1,57%
Arlette Laguiller                   487.940         1,33%
José Bové                           483.062         1,32%
Frédéric Nihous                    420.759         1,15%
Gérard Schivardi                  123.577          0,34%


Pour les résultats détaillés dans la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine et dans le 92, résultats_présidentielle_1er_tour_13ème_et_hauts-de-Seine...

dimanche, 01 avril 2007

Sécurité : les Français n'ont confiance qu'en Sarkozy

Parmi les candidats à l’élection présidentielle, auquel faites-vous le plus confiance pour garantir la sécurité des personnes et des biens ?

Nicolas Sarkozy  : 43 %

Ségolène Royal : 15 %

François Bayrou : 14 %

Jean-Marie Le Pen : 8 %

(Sondage IFOP pour le Journal du Dimanche, réalisé du 29 et 30 mars).

dimanche, 04 mars 2007

Tout ce qui est excessif est insignifiant

Par hasard, j’entends ce dimanche vers midi, à la télévision dans un « talk show », Dominique Barella, magistrat, conseiller justice de Ségolène Royal, expliquer qu’il soutient cette dernière parce que Nicolas Sarkozy est un danger pour la démocratie !

Je ne peux m’empêcher de penser à De Gaulle : c’était la même tentative de disqualification, et le général avait répondu : « Croyez-vous que c’est à mon âge que je vais commencer une carrière de dictateur ? ».

Nicolas Sarkozy aime la liberté, croit à l’Europe, veut donner sa chance à chacun et assurer la sécurité de tous : quel programme pour un dictateur ! Tout ce qui est excessif est insignifiant.

Le programme de la gauche est si faible que faire peur de l’adversaire devient leur argument principal.

vendredi, 02 mars 2007

Le club du Net AOL - interview de Karl Zéro

J'ai été interviewé par Karl Zéro dans son émission "le Club du Net AOL".
Pour visionner la vidéo: http://actualite.aol.fr/karlzero/patrick-devedjian-le-mal...

 

dimanche, 18 février 2007

Bayrou : ni droite ni gauche ?

Je viens de voir François Bayrou sur M6.

Une grande raison de l’engouement qu’il suscite vient de son refus apparent du clivage droite/gauche.

C’est un rêve souvent caressé de croire que l’on peut rassembler tous les hommes et les femmes de « bonne volonté » pour faire avancer ensemble le pays. Cela ne s’est produit qu’à de rares occasions dans l’histoire : peut-être en 1958 derrière De Gaulle, qui avait un passé personnel exceptionnel.

Mais sinon, dans toutes les démocraties du monde, c’est l’alternance droite/gauche parce qu’elle permet un choix entre deux politiques et deux équipes, qui fonde une véritable liberté.

François Bayrou, s’il était élu Président, que ferait-il et avec qui ?

Lire la suite

jeudi, 18 janvier 2007

Marianne.fr

Pour écouter l'interview que j'ai donnée à Marianne.fr sur le discours d'investiture de Nicolas Sarkozy
http://www.marianne2007.info/Patrick-Devedjian-Nicolas-Sa...

dimanche, 14 janvier 2007

Une épreuve de vérité

Nicolas Sarkozy a fait un très beau discours cet après-midi. D’aucuns diront : "encore des paroles... " J’ai la faiblesse de croire que le verbe engage et même précède l’action.

Au-delà du programme, (important, et dont nous aurons l’occasion de reparler !), deux idées m’ont particulièrement frappé.

"Ma France, c’est celle de tous les Français sans exception" : vouloir dès le départ rassembler tous les Français, d’où qu’ils viennent et quoi qu’ils pensent, parce que c’est le pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, cela me touche profondément, moi qui suis aussi, comme Nicolas, et c’est aussi une raison forte de notre amitié, un "petit Français au sang mêlé "

Et puis le travail : "Longtemps la droite a ignoré le travailleur et la gauche qui, jadis, s’identifiait à lui a fini par le trahir. " Enfin on dit la valeur du travail qui permet non seulement de se nourrir, de se loger et de vivre, mais aussi de créer, de se sentir partie prenante de la société, de progresser soi-même et d’aller plus loin.

Je voudrais que cette campagne soit vraiment le moment de retrouver ensemble ces valeurs. Le moment où nous cesserons un tout petit peu de ne penser qu’à nous pour préparer l’avenir de nos enfants et de ces bébés à qui nous voulons laisser autre chose que des dettes et des retraites à payer.