dimanche, 17 janvier 2010

Enfin d'accord avec Jospin !

J'ai entendu avec sympathie sur Canal + tout à l'heure les propos de Lionel Jospin à l'égard de Mrs Robinson : il a su dire avec élégance d'abord qu'une femme pouvait être belle à 60 ans, ensuite qu'elle avait tout autant le droit d'avoir une relation avec un jeune homme, qu'un homme âgé et riche avec une jeune fille !

dimanche, 07 décembre 2008

Ministre

J’ai été nommé vendredi après-midi ministre chargé du plan de relance. La tâche est immense mais essentielle pour la France et pour les Français. J’y mettrai toutes mes forces. Je suis heureux de pouvoir être utile : c’est pour cela qu’on s’engage en politique.

Je quitte le secrétariat général de l’UMP avec le sentiment d’avoir accompli une mission difficile : faire passer notre mouvement de la culture de conquête à celle du soutien. Un grand parti, je l’ai souvent dit ici, est indispensable à la démocratie. Je reste un militant parmi les militants, et comme le soldat de l’Evangile, je vais là où l’on m’appelle pour remplir au mieux ma mission, parce que j’y crois.

Il y a beaucoup de militaires intelligents.

J’essaierai de continuer à tenir ce blog le plus souvent possible, mais le temps et la réserve ministérielle me limiteront sûrement.

Je vous lirai toujours : même si je ne réponds pas souvent, j’aime le ton libre de vos interventions et j’en fais un vrai profit intellectuel.

mardi, 26 août 2008

Rubans jaunes

Une belle initiative d'un des habitués de ce blog pour soutenir nos soldats en Afghanistan et leurs familles :

http://www.erebe.org/article-22206700.html

mercredi, 02 juillet 2008

Ingrid Betancourt est libre !

7c5684de9e9c60ea898234b8eadce68e.jpgC'est une grande joie !

Il ne faut jamais abandonner le combat pour la liberté.

La diplomatie française et Nicolas Sarkozy ont su le mener, en ayant plusieurs fers au feu, et ont permis de donner à cette inhumaine prise d'otages une dimension internationale.

Bravo au président Uribe pour la plus belle des issues à tant de cruauté, sans effusion de sang, sans compromission avec les FARC !

Viva la libertad !

samedi, 19 avril 2008

Hommage à Aimé Césaire

747bcf5b73b08df6fde5f616bec022b1.jpg« Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte... Et si je ne sais que parler, c'est pour vous que je parlerai».

Et je lui dirais encore :

« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. »

Et venant je me dirais à moi-même :

« Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle, car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »

(Aimé Césaire, Cahier d'un retour au pays natal  - Extraits)

Avec le Président de la République, je me rends aux obsèques nationales d'Aimé Césaire ce dimanche pour honorer celui qui a tant fait pour la dignité de chacun.

dimanche, 10 février 2008

Ah, la politique…

Nous sommes tous extrêmement exigeants à l’égard des hommes et des femmes politiques : ils doivent être intelligents, énergiques, sympathiques, avoir un moral d’acier, une attention continue aux problèmes d’autrui, du charisme, une vertu sans défauts, la modestie nécessaire mais la présence constante, une santé de fer, le don d’ubiquité, tout et son contraire…

Les difficultés de la campagne des municipales à Neuilly illustrent encore une fois les attentes immenses de la démocratie. David Martinon est un homme intelligent, travailleur, réfléchi et brillant. Il a l’opportunité exceptionnelle d’être tête de liste à Neuilly : il se lance avec fougue et détermination et rencontre cependant mille difficultés tant chez ses amis et soutiens que chez ses concitoyens qui se méfient de tout parachutage. Ce n’est pas sa valeur qui est en cause, mais son inexpérience.

François Mitterrand disait que la politique est un « métier », en ce sens que faire de la politique s’apprend, comme tout le reste. Et ce n’est ni à Sciences Po, ni à l’Ena, ni dans les grandes écoles, ni au barreau, ni dans l’entreprise, que l’on apprend ce « métier ».

Il faut certes travailler ses dossiers, proposer des projets bien sûr, savoir animer une équipe évidemment, mais surtout écouter sans cesse les attentes de ses concitoyens, apprendre tous les jours l’humilité, garder un esprit bienveillant …et continuer d’être profondément heureux : car c’est quand même, pour moi, le plus beau métier du monde.

jeudi, 27 décembre 2007

Benazir Bhutto assassinée

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Je salue avec une très grande émotion Benazir Bhutto qui vient d'être lâchement assassinée. C'était une femme courageuse, qui portait l'espoir de nombreux Pakistanais. Toute sa vie a été marquée par la tragédie : celle de sa famille comme celle de son pays.

La pendaison de son père en 1979 après le coup d'état militaire qui l'avait évincé du pouvoir, puis les années d'emprisonnement qu'elle avait subies, ne l'avaient pas détournée de l'action politique. Premier ministre du Pakistan à 35 ans, et première femme à occuper un tel poste dans ce pays, elle dut faire face aux accusations de corruption et aux dissidences violentes jusque dans sa propre famille.

Le Pakistan est un grand pays, en proie à de graves déchirements. Que les élections du 8 janvier prochain se déroulent dans ce climat de terrorisme et de violence est très inquiétant, la communauté internationale doit veiller avec la plus grande vigilance à ce que le peuple pakistanais choisisse librement ses représentants et le chemin de la paix. (photo AFP)

dimanche, 23 décembre 2007

Julien Gracq vient de mourir

70497b9dcf2d28d9f3024811e6406e82.gifJulien Gracq était sans doute le plus grand écrivain français vivant.  

Fuyant la gloire, la mode et les conformismes, il disait : "en art, il n’y a pas de règles, il n’y a que des exemples ". Ecrivain de l’imaginaire, du sensible et de la mémoire, évoqués d’une écriture précise et travaillée, il aura sur sa génération et sa postérité une influence inavouée mais profonde.

La littérature française vient de perdre un de ses plus illustres talents mais son œuvre demeurera.

http://www.jose-corti.fr/auteursfrancais/presentation-gra... 

samedi, 30 juin 2007

Un dérapage verbal privé aussitôt regretté publiquement

Mardi 26 juin sur la place du Palais-Bourbon, j’ai dit, en privé, une grossièreté détestable à l’égard d’Anne-Marie Comparini. Je n’imaginais pas une seconde qu’elle serait rendue publique. Certes, ce n’est pas une raison pour l’avoir proférée, mais il arrive aux hommes politiques comme à tout le monde de se laisser aller, stupidement.

Dès que j’ai appris que ces propos avaient été diffusés à mon insu, jeudi 28 juin dans la soirée, j’ai immédiatement fait un communiqué pour m’excuser publiquement et j'ai appelé personnellement Anne-Marie Comparini pour lui dire tous mes profonds regrets et mon estime personnelle. J’ai réitéré des excuses publiques le lendemain.

Je voudrais dire trois choses :

Tout d’abord cette grossièreté ne correspond en rien ni à mes convictions ni à mon comportement à l’égard des femmes en général, des femmes politiques en particulier. Je ne suis ni machiste ni sexiste : pour moi l’égalité des hommes et des femmes est évidente et, en politique, j'ai instauré la parité dans mon exécutif municipal bien avant la loi et je me suis toujours battu pour la cause des femmes et la parité. Je ne crois pas qu’aucune femme, de mon parti ou d’un autre, puisse le contredire.

Ensuite, il s’agissait d’une conversation dans laquelle on évoquait la volonté des candidats Modem de se maintenir au 2ème tour s’ils le pouvaient. J’ai fait une interjection, totalement déplacée je le reconnais, qui soulignait la tension qu’il y avait eu avec le Modem pendant les législatives.

Enfin, la façon dont mes propos ont été diffusés et visionnés par des millions d’internautes pose quand même un vrai problème : si plus rien n’est privé, si tout doit être totalement transparent, le totalitarisme n’est pas loin et la liberté individuelle vraiment menacée. Et, au-delà d'une indignation que je crois sincère chez certains, il y a chez d'autres une exploitation politique qui a peu de choses à voir avec les bons sentiments évoqués.

dimanche, 21 janvier 2007

Le négationnisme tue

L’émotion est immense : en Turquie, on continue à tuer des Arméniens parce qu’ils sont Arméniens.
L’assassinat est le fait d’un jeune fanatique, passé par un camp islamiste d’Azerbaidjan.
La preuve est faite que le négationnisme tue, il prolonge le génocide.
Cet acte démontre que cette société si intolérante et si violente est éloignée des valeurs de l’Europe et n’y a pas sa place.
Mais des journalistes turcs courageux des quotidiens Radikal et Daily News, ont écrit des paroles qui ouvrent peut-être une espérance : "ceux qui ont suscité des sentiments nationalistes en Turquie ont alimenté un monstre, à tel point qu’il y a dans les rues de nombreux jeunes qui ne jugent pas suffisant (…) le nationalisme d’Etat et sont prêts à appliquer la loi eux-mêmes ", et encore "Hrant Dink symbolisait la tolérance. Ceux qui l’ont abattu ne se doutent pas qu’ils ont aussi abattu la Turquie."
Je laisse la parole à Orhan Pamuk, prix Nobel de littérature, poursuivi lui aussi, comme Hrant Dink pour avoir évoqué le génocide arménien, et qui est venu lui rendre hommage ce dimanche :
"Nous sommes tous responsables de sa mort d’une certaine façon (…) mais par-dessus tout, je crois que ce sont ceux qui défendent le 301 qui sont responsables de sa mort ", en évoquant l’article 301 du code pénal turc sur le dénigrement de l’identité turque.

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