dimanche, 06 avril 2008
Pour une communauté urbaine du Grand Paris
La nomination de Christian Blanc comme secrétaire d’état au développement de la « Région Capitale » rappelle un enjeu majeur de la politique nationale : quel est le destin de Paris dans le monde d’aujourd’hui ?
Paris est devenue une des plus petites capitales du monde en nombre d’habitants. La ville étouffe dans le corset de fer du périphérique. Elle reste cependant une ville très riche qui a accaparé les recettes fiscales économiques (la plupart des sièges sociaux y demeurent et on ne cesse d’y transformer des habitations en bureaux) sans pour autant arriver à respecter la loi SRU de solidarité urbaine puisqu’elle ne compte en 2006 que 14,3 % de logements sociaux.
Face aux grandes métropoles européennes et internationales que sont Londres, Berlin, Barcelone, Milan, Francfort…, Paris va-t-elle relever le défi du développement ou devenir une ville-musée seulement dédiée au tourisme et à la culture, avec un pourcentage de plus en plus fort d’inactifs ? L’attractivité de Paris entraînant celle de la région pour tous les investisseurs étrangers, que doivent faire tous les responsables politiques pour conforter le dynamisme intellectuel, culturel et environnemental, au sens le plus large, et recréer les conditions d’une technopole capable de séduire autant les chefs d’entreprises que les chercheurs, les artistes et les intellectuels que les jeunes ?
L’empilement administratif et sa confusion n’y aide pas, mais il ne faut pas y voir la seule raison de l’enlisement de Paris.
Les positions idéologiques de la Ville de Paris dans le dernier mandat en matière de transports et de logements ont retardé la coopération : le tramway des maréchaux (80 % des investissements transports de la Région) a encore privilégié les habitants des Paris, déjà bénéficiaires d’une offre de transports exceptionnelle et bon marché, alors que les franciliens des sept autres départements paient très cher des transports en commun bien plus rares et bien moins confortables. La politique de circulation du refus de la voiture individuelle, couplée à l’absence de construction de nouveaux parkings, et à l’engorgement des transports en commun, a rejeté les « banlieusards »de la capitale, et développé un ressentiment inutile. La commune est restée pour eux la seule administration protectrice et proche.
Pourquoi Bertrand Delanoé ne veut-il pas d’une communauté urbaine du Grand Paris ?
Paris est pratiquement la seule ville française importante qui ne se soit pas engagée dans l’intercommunalité. La loi sur l’intercommunalité (votée par la gauche en 1999, rappelons-le) prévoit précisément le processus pour l’instituer : rechercher le périmètre pertinent en concertation avec les communes limitrophes intéressées, soumettre les différentes hypothèses aux conseils municipaux et aux habitants, demander au préfet d’arbitrer. Les moyens du Grand Paris étant, comme ceux de toute intercommunalité, assurés par la taxe professionnelle unique. Tout ceci aurait pu être fait il y a déjà près de 10 ans. Mais l’actuel maire de Paris craint-il que cette communauté urbaine ne soit pas de gauche ?
Il a certes fondé une association-alibi, Paris-Métropole, qui se contente de concertation avec certaines villes riveraines et qui ne peut remplacer l’instance de décision qu’est l’intercommunalité.
Comme pour Lyon, Bordeaux, Marseille, Lille, Toulouse, les départements subsisteraient et continueraient de remplir leurs missions : 60 % en faveur de l’action sociale, et l’essentiel du reste pour la voirie et les grands équipements dépassant les moyens des seules communes ou intercommunalités.
Il est temps d’avancer pour que Paris reste une grande métropole internationale.
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samedi, 16 février 2008
"Elle s'appelait Sarah, elle n'avait pas 8 ans..."
Par mon histoire personnelle si liée au génocide des Arméniens, génocide si longtemps occulté et encore aujourd’hui nié par la Turquie, je suis particulièrement conscient de la nécessité du devoir de mémoire.
Je pense profondément que la seule façon de ne pas recommencer les erreurs et les crimes du passé, c’est de se souvenir en permanence que l’homme est capable d’horreurs. La Shoah, l’esclavage, le Cambodge, le Rwanda, les aborigènes d’Australie,… chaque fois que nous nous souvenons de ce que les hommes ont été capables de faire à d’autres hommes, nous regardons en nous-mêmes pour tenter d’éradiquer ce mal profond qui est en la nature humaine et qui ne disparaît pas.
Il me semble donc que la proposition du Président de la République va dans le sens de cette prise de conscience, indispensable à chaque génération. L’oubli vient vite, d’autant qu’il est pénible de se souvenir du mal qu’on a fait, mais c’est la seule façon d’éviter la récidive.A quel âge est –on capable de comprendre sans être détruit par l’insoutenable ? Je comprends Simone Veil qui dit que cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter pour un enfant de dix ans parce qu’elle a souffert au-delà de l’indicible. Je ne peux pas lire ces récits et voir ces films sans pleurer, mais je crois qu’il faut savoir, et qu’un enfant de 10 ans est capable de comprendre et de vivre avec cette mémoire qui nous rappelle le fondement de nos valeurs.
Je me souviens du petit garçon que j’étais à l’école communale de La Frette-sur-Seine et je crois vraiment que le rôle de nos maîtres, la façon dont ils nous parlaient du passé, de l’histoire, était profondément structurante. Ce qu’on apprend, ce qu’on fait dans ces jeunes années entre l’âge de raison et l’adolescence ne nous quitte jamais et structure notre vie d’adulte.
Alors quelle forme doit prendre cette transmission ? je fais confiance aux professeurs des écoles, à travers les livres, les témoignages, les documents et surtout l’enseignement et le dialogue pour faire passer ces valeurs.
Comme habitant d’Antony, je voudrais rappeler la mémoire de la petite Sarah Skowronski, qui habitait avec ses parents 37 rue Ricquebourg, très bonne élève de CM2 de notre école Paul Bert (sur son livret scolaire de juin 1942, il était écrit qu’elle était admise en 6ème au lycée Marie Curie de Sceaux...) et qui fut déportée à Auschwitz le 17 août de la même année par le convoi n° 20 à l’âge de 11 ans, ou celle de Serge et Monique Fertz, deux jumeaux également âgés de 11 ans, demeurant 43 rue de la Mutualité, déportés le 26 août 1942 par le convoi n°24, et encore celle de Rose Kozlowski âgée de 8 ans, demeurant rue de l’Aubépine, déportée le 28 août 1942 par le convoi n°25…
Nos enfants et nos petits-enfants ne doivent jamais les oublier.
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jeudi, 13 décembre 2007
Cachez ces gens que je ne saurais voir…
Retrouvez la tribune parue dans Le Monde daté du 14 décembre :
Nicolas SARKOZY n’a renié aucun des principes moraux qui guident son action diplomatique. Il a été le premier Président à mettre la défense des droits de l’homme au cœur de sa doctrine de politique étrangère ; il est le premier qui ait obtenu un succès aussi éclatant que la libération des infirmières bulgares ; le premier qui ait eu l’audace de s’adresser directement à Ingrid BETANCOURT et aux FARC. Dans chacune de ces circonstances, Nicolas SARKOZY a eu un courage dont peu d’hommes politiques ont fait preuve : il a mis en jeu sa parole, son crédit, sa réputation d’homme d’État. Pour remporter ces victoires, il n’a pas craint la possibilité d’une défaite.
Les esprits forts qui trouvent bon de parler de collusion quand la France prend langue avec des ennemis, des adversaires ou simplement des gens dont nous réprouvons les principes et l’action, confondent l’idéal et l’impuissance. Pour préserver leur vertu, ils se garderaient bien de la mettre à l’épreuve de la réalité poisseuse du monde contemporain : ils ont les mains blanches, mais ils n’ont pas de mains... Comment ne voient-ils pas, ces demi habiles, que c’est précisément au nom des grands principes que le Président parle avec des gens « peu ou pas fréquentables », afin de les faire évoluer ou, au moins, d’améliorer le sort des opprimés qui sont en leur pouvoir ?
Parler avec ces gens, ce n’est pas adopter leurs valeurs : Nicolas SARKOZY n’a jamais dit que le régime libyen, russe ou chinois était son idéal constitutionnel ; il n’a jamais dit qu’il remettrait la Légion d’honneur à Manuel MARULANDA !
Naturellement, tout serait tellement plus facile si l’on pouvait ne négocier qu’avec des gens qui pensent comme nous, confortablement assis dans un fauteuil club, autour d’un verre de cognac ! Hélas ! le monde n’est pas à cette image. Il faudra que les contempteurs de Nicolas SARKOZY acceptent l’idée que, pour corriger les injustices, on doit s’adresser d’abord à ceux qui les commettent.
19:55 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
dimanche, 28 octobre 2007
Une "passion singulière"
Pourquoi s’y engager ? Cet engagement est totalitaire, il exige l’essentiel de ma vie, il m’empêche de donner autant de temps que je le voudrais à d’autres passions et à ma famille. Il est continuellement mis en doute, attaqué, ramené par l’opinion à des envies mesquines de confort matériel ou de vanité. Il suscite une agressivité constante de la part des adversaires et une demande inassouvissable des partisans.
Et cependant, c’est pour moi un des plus forts engagements, un des plus intéressants, un des plus utiles à la civilisation que l’on puisse prendre, parce que c’est la volonté de servir le bien commun qui nous anime. La conquête et la conservation du pouvoir pour le pouvoir est une caricature commune de l’action politique, malheureusement souvent illustrée par les comportements.
L’honneur de la politique, c’est le refus de la fatalité, l’héroïsme de la volonté, cette virtù qui entend infléchir le cours des choses au rebours des désabusés et des faux sages.
J’emprunte l’esprit de cette définition à Machiavel, dont il faut cesser de confondre la pensée avec la doctrine primaire (« la fin justifie les moyens ») qu’en ont tirée « les disciples infidèles » dénoncés par Raymond Aron, alors qu’il est l’un des philosophes qui ont le plus réfléchi sur le pouvoir moderne et le vrai fondateur de la laïcité.
La politique est toujours en action : elle impose tous les jours, avec humilité et énergie, d’apprendre et de comprendre, d’écouter et de communiquer, pour servir le bien commun, loin des petits arrangements et de la bonne conscience.
Car « on ne réforme pas la société par décrets » a dit Michel Crozier il y a déjà 30 ans, la politique ne s’apprend pas dans les écoles, fussent-elles prestigieuses : il est indispensable de faire partager les réformes pour qu’elles soient mises en œuvre, tout y apportant une connaissance approfondie, de l’habileté et de la détermination, et une exigeante vision de l’avenir, sinon c’est la seule gestion des affaires courantes qui guide à l’aveugle l’action quotidienne.
La politique est une passion qui entraîne vers le meilleur de soi-même, une ascèse, un domaine où l’on apprend toute sa vie, comme elle peut engluer dans la médiocrité. Faites de la politique, c’est l’avenir de la démocratie !
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mardi, 24 juillet 2007
L’opinion et les réformes
Autonomie des universités, travail le dimanche, fin des 35 heures, modernisation des institutions, service minimum… La mise en œuvre du projet présidentiel de Nicolas Sarkozy a commencé.
Il ne s’agit pas d’appliquer une idéologie, contrairement à ce que les prises de position du parti socialiste et d’autres organisations « de gauche » veulent faire croire. Il s’agit de l’avenir de notre pays.
Il s’agit de permettre à la France d’être à nouveau un lieu d’innovation et de croissance, qui apporte un « plus » à toute la planète et qui permette à ses habitants de produire et de bien vivre.
Cela ne se fera pas en restant frileusement accroché à nos privilèges et en espérant que le reste du monde nous paie notre protection sociale et nos retraites. Mais, comme l’a dit et redit notre Président pendant toute sa campagne, en travaillant plus, en démultipliant nos capacités de recherche, en répondant avec imagination et intelligence aux demandes de produits et de services nouveaux de tous les pays du monde.
La France a choisi d’élire un homme qui ne compte pas sa peine et qui a foi dans l’énergie de ses concitoyens. Les premières réformes annoncées sont engagées au Parlement, et les frilosités et les conservatismes apparaissent immédiatement pour tenter de les empêcher.
Comme l’opinion publique a gagné l’élection présidentielle, ignorant les apriori et les préjugés qui diabolisaient Nicolas Sarkozy comme son projet, aujourd’hui encore, c’est l’opinion qui confortera les parlementaires et les corps intermédiaires dans la nécessité de la réforme : il est donc essentiel de l’éclairer dans la transparence. Ces réformes sont complexes, difficiles à élaborer pour qu’elles n’engendrent pas d’effets pervers, et ne se résument pas à des slogans.
16:35 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (56) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
jeudi, 31 mai 2007
Pour un Parlement renforcé
En revanche, il nous faut maintenant trouver un meilleur équilibre entre le pouvoir exécutif et le Parlement qui n’a d’autre choix aujourd’hui que de se taire ou de renverser le gouvernement.
Le projet présidentiel et celui de l’UMP ont avancé plusieurs propositions fortes qui pourront être mises en œuvre dès la prochaine législature si la majorité présidentielle l’emporte.
D’abord le Parlement deviendra un véritable lieu de débat : la modernisation de la procédure parlementaire (ordre du jour, droit d’amendement notamment) lui permettra de débattre des projets du gouvernement et de les modifier. Il doit aussi pouvoir proposer ses propres textes.
Ensuite, il aura les moyens d’exercer sa fonction de contrôle aussi bien de l’administration que des politiques publiques grâce à la création d’un organisme d’audit sur le modèle britannique ou canadien.
Il sera par ailleurs davantage associé à la détermination des politiques européenne, étrangère et de défense et les parlementaires pourront adopter des résolutions politiques sur ces sujets.
Le pouvoir de nomination aux plus hautes fonctions exercé par le Président de la République sera soumis à la ratification de commissions parlementaires après auditions publiques des personnes pressenties.
Parce que c’est à la façon dont est traitée l’opposition qu’on juge une démocratie, nous voulons aussi renforcer son rôle : elle aura une participation déterminante au contrôle des nominations. Elle présidera également une des six Commissions permanentes. De plus, une dose de proportionnelle au Sénat permettra que tous les partis politiques soient représentés au Parlement.
Enfin, puisque la responsabilité du Président de la République dans la conduite de la politique est décisive, celui-ci pourra venir s’expliquer directement devant le Parlement.
Nos concitoyens ont démontré par leur participation exceptionnelle à l’élection du Président de la République qu’ils voulaient être davantage associés à l’action politique : le Parlement, qui les représente, doit être le premier lieu où s’exerce transparence, pédagogie et amélioration de cette action.
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lundi, 09 avril 2007
L’inné et l’acquis : un débat complexe
On débat de l’inné et de l’acquis depuis des millénaires. On ne sait qu’une chose, c’est qu’ils sont intimement mêlés. Mozart avait sûrement des dons extraordinaires en naissant mais, sans sa famille si musicienne, serait-il devenu ce génie ?
Dire que si des jeunes se suicident « ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés, mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable », ce n’est ni une condamnation, ni un refus de soin tout de même !
Des personnes dépressives, nous en connaissons tous : est-ce que cela empêche de les aimer, de les aider et de les soigner le mieux possible ? Est-ce qu’il ne faut pas soutenir leurs familles plutôt que de jeter la suspicion sur leur éducation ?
Dire « j’incline à penser qu’on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions pas gérer cette pathologie », est-ce que c’est le refus de la responsabilité ? ou plutôt chercher à comprendre l’incompréhensible ?
Les propos de Nicolas Sarkozy ont bien évidemment été sortis de leur contexte : une discussion philosophique et intime avec le philosophe Michel Onfray, avec lequel il n’est pas d’accord, discussion qui dure et qui ne se ramène pas à ces bouts de phrases.
« Donnez-moi deux lignes de n’importe qui et je le ferai pendre », a dit le Président de Harlay, un grand magistrat respecté de la fin du XVIIème siècle, qui voulait ainsi souligner le danger des citations abusives….
22:40 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (219) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
dimanche, 11 mars 2007
Identité nationale : un gros mot ?
Parler d’identité, c’est parler de la France : comment est-il possible de l’aimer sans savoir ce qu’elle est ?
Ségolène Royal juge que c’est « ignoble » de lier l’identité nationale et l’immigration, François Bayrou critique vivement en affirmant « L'identité nationale, ça se prouve, ça se vit, mais on n'en fait pas un ministère »…
Peut-être l’un et l’autre ne sont-ils pas confrontés aux problèmes que rencontrent les immigrés ?
Ce n’est pas facile de quitter son pays, ce n’est pas facile non plus de s’intégrer à une nouvelle culture, d’apprendre une autre langue, de pratiquer de nouveaux modes de vie. Et la confrontation entre habitants et nouveaux arrivants a périodiquement entraîné des réactions de crainte et de xénophobie. Les Italiens, les Polonais, les Arméniens, les Algériens, les Africains subsahariens… tous ont rencontré les uns après les autres des difficultés d’intégration et parfois du racisme.
Et ce n’est pas l’angélisme, le refus de voir la réalité, qui résout le problème, mais bien la volonté d’intégration et les efforts de tolérance des deux côtés.
Notre identité nationale ne tient ni à la race ni à la couleur de la peau mais aux valeurs de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité.
17:45 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (131) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
dimanche, 03 décembre 2006
"Un nouvel avenir pour l’école de la République"
J’espère que tous ceux qui se posent des questions sur ses valeurs liront ce discours et seront non seulement rassurés mais intéressés ! http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discou...
Que nous dit-il sur ses engagements ?
Le premier fondement de l’éducation, c’est la confiance dans les enseignants : Tous, nous avons croisé dans notre enfance un maître qui nous a marqué, un maître auquel on doit quelque chose de notre vie et de notre histoire…
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dimanche, 05 novembre 2006
Comment rendre la démocratie aux citoyens ?
C’est une vraie question. Je ne suis pas d’accord avec la proposition de Ségolène Royal de tirer des jurys citoyens au sort pour contrôler les élus, mais je m’inquiète comme tous de la méfiance et du désintérêt d’une partie des Français à l’égard des élections et du travail de leurs élus.
Tous les maires savent que, même s’ils sont élus pour 6 ans, ils ne peuvent faire n’importe quoi. Ils s’efforcent d’abord d’apporter des solutions aux problèmes de leurs électeurs. Ils les consultent ensuite fréquemment par le biais de réunions de quartiers comme dans leurs permanences, avant d’engager des changements importants. Le problème de la "démocratie de proximité", c’est qu’elle devient assez vite une "démocratie de militants" et que les plus déçus en restent toujours aussi loin.
Au sein du Collectif de la Rupture (sorte de brain-storming sarkozyste), nous avons proposé l’idée du "veto populaire" : une pétition sur une loi ou un décret, si elle était signée sur Internet par 10 % des inscrits (on peut débattre du pourcentage bien sûr), obligerait l’Etat à organiser un référendum sur le sujet avant d’aller plus loin. Dès lors qu’une majorité de personnes voterait non, le pouvoir serait contraint de retirer son texte.
C’est une idée, il peut y en avoir d’autres…
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